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Uweinkair [PV Nobuatsu Saji]


Jeu 27 Déc 2018 - 22:58
Île principale - Mizu

Du haut de ses vingt ans, Shitekka était aujourd'hui excité comme un enfant à l'idée de partir. Cela faisait plusieurs mois qu'il avait intégré Kiri, mais jamais depuis il n'eut l'opportunité de quitter l'enceinte de la Cité des Brumes. Confiné dans cette cage invisible, le Kaguya souffrait chaque jour de ce manque de liberté. Il ne pouvait plus vagabonder dans les forêts, chasser à sa faim. Mais par chance, l'intervention d'un certain Nobuatsu Saji permit au balafré d'alléger ses peines. De par leur relation de professeur à élève en matière d'écriture, les deux hommes s'étaient rapprochés, si bien que Saji eut vent des capacités de son élève.

En sa qualité de Chûnin, il proposa alors au Kaguya de l'aider à s'entrainer sur la sensorialité, un domaine qu'il maitrisait étant lui-même doué de cette capacité recherchée parmi les shinobis. Depuis son arrivée à Kiri, Shitekka stagnait dans son contrôle de ce don qui autrefois sommeillait et coexistait en même temps en lui. Sa mère lui ayant confié l'utilité d'un tel don, il s'enquerra donc de demander conseil auprès du Sabreur muet qui accepta alors de le former. Mieux qu'un apprentissage, ce fut un stage sur le terrain que proposa le Nobuatsu à son camarade de riichi. Le bâtard Kaguya ne put qu'accepter la perspective de s'échapper provisoirement de Kirigakure no satô.

Après arrangements et quelques préparations, il fut convenu que les deux hommes devaient se rejoindre à l'entrée sud-ouest de la ville. Ce poste de frontière donnait vers des marécages et des marais salants dominant l'océan. Un endroit reculé, idéal pour s'exercer à l'abri des regards indiscrets. Pour l'occasion, l'Urumi avait préparé ses affaires en conséquence. Lors des discussions avec Saji, il avait mis un point d'honneur à jouer le rôle de cuisiner de l'expédition, aussi bien pour argumenter en faveur d'une expédition à l'extérieur qu'en gage de remerciement pour la décision de son second sensei.

Ce fut ainsi que Kaguya Shitekka attendit son instructeur à proximité des grandes portes de la sortie sud-ouest, tout son attirail de survie sur le dos. En cette journée de printemps, le temps semblait clément pour les deux Kirijins. La brume s'était dissipée en début de matinée, alors que l'aurore chassait les derniers écrans de brouillard de ses flèches d'or. Patientant contre sur un banc, le Genin bouillonnait à l'idée de partir. Ses jambes s'apprêtaient à le faire bondir tout droit vers la sortie pour s'évader de Kiri en toute légalité, avec l'arrivée imminente de Saji comme signal de départ.


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Ven 28 Déc 2018 - 19:23
Malgré l’accumulation des responsabilités, le chuunin sans visage faisait de son mieux pour se rendre disponible auprès du village. Un devoir qu’il doit non seulement auprès de ceux qui ont accepté d'accueillir un étranger – cachant son visage qui plus est, mais aussi auprès des genins qui sont de plus en plus nombreux, et toujours plus prometteurs. Un enthousiasme général qui ne peut faire que du bien pour Kiri tant les enjeux d’aujourd’hui sont important, un contexte politique et de tension avec les autres villages qui n’est plus utile de mentionner davantage.

Que l’on soit chuunin ou genin, chacun apporte sa pierre à l’édifice. D’une façon ou d’une autre. En participant aux missions qui détermination de la construction de l’Académie, ou en se rendant à l’extérieur pour faire face à la menace des prisonniers de Wasure no Kuni. Il ne faut cependant pas négliger l’importance de former les grands shinobis de demain. Parmi ceux-ci, Saji a notamment identifié un descendant de la tribu Urumi, un certain Shitekka.

Même si leur première rencontre s’était achevée sur une note alcoolisée, donnant lieu à une scène des plus hilarantes, le muet et le balafré ont continué de se voir lors de séances régulières afin d’initier l’analphabète à l’art de l’écriture. L’un travaillant sa résistance à la douleur, l’autre sa lecture et son écriture, ils ont réussi grâce ou malgré les épreuves à se rapprocher, tissant alors une relation de mentor-disciple avec une pointe d’amitié.

Saji était très intrigué à la fois par la culture et l’histoire de l’aborigène. Sa culture étrangère à la civilisation telle qu’on la connaît, des coutumes animistes et un sens de la communauté encore plus fort, et surtout, un lien très fort avec la nature qui leur a permis de s’en faire maîtres. Son histoire, celle d’un fils à la recherche d’un remède pour sa mère a beaucoup joué sur la sympathie du sabreur muet, lequel ne peut que saluer la sincérité et la conscience morale du jeune homme.

Pour toutes ses raisons, il a proposé à l’Urumi de le rejoindre dans un voyage en plein air, dans lequel ils vont traverser un paysage de marécage et de marais salants. Le chuunin n’est équipé que du juste nécessaire dans un sac en tissu, contenant des objets qui serviront plus tard pour l’entraînement, ainsi que son fidèle katana. Une gourde d’eau et quelques aliments secs en cas de faim.

Une fois arrivé devant Shitekka assis sur son banc et trépignant d’impatience à l’idée de sortir du village et se rapprocher de la nature, Saji le salue de la main et fait quelques signes avant de partir.


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Dim 30 Déc 2018 - 14:38
Alors que le Kaguya patientait difficilement l'arrivée imminente du Sabreur, ce dernier fit finalement son apparition. Toujours vêtu de son sempiternel shôzoku de jais, le Nobuatsu semblait en grande forme et vint saluer de quelques signes son collègue de Riichi. En prenant le risque de partir seuls explorer l'île principale de Mizu, c'était également pour Shitekka et Saji l'occasion de travailler leur communication sans pouvoir se reposer sur une quelconque aide. Les deux hommes avaient fait leur rencontre dans un contexte assez particulier, ne nécessitant dans un premier temps pas de réel besoin de parler. Puis lorsque l'un révéla sa condition de muet et l'autre d'analphabète, le besoin de se comprendre se manifesta soudainement. Pour palier à leurs différences, les deux hommes avaient appris à se connaître: Saji enseigna l'art de l'écriture à Shitekka, qui lui-même s'initia au langage des signes.

Cette journée serait donc l'occasion idéale de parfaire leurs acquis, tout en étendant leurs horizons. Face à cette perspective, le Genin se leva, ayant grande hâte de travailler aux côtés de l'escrimeur silencieux, et acquiesça à ses mots de quelques signes. Les deux hommes se mirent alors en route. Sans aucune once de nostalgie, alors qu'ils étaient à présent en dehors des enceintes de la ville, Shitekka tourna la tête vers les barrières de Kiri. Ça y est, il était enfin dehors, après plusieurs mois en captivité à tenter de rassembler des sommes inconcevables pour sa mère. Il esquissa un sourire en sentant la liberté s'emparer de lui.

Peu à peu, le tandem de Kirijins s'éloigna de Kiri, qui disparut progressivement dans de vastes écharpes de brume. Autour d'eux la civilisation s'effaça à son tour, laissant place à une flore envahissante et une humidité croissante. On pouvait entendre au loin le ressac porté par les vents marins. Cette brise apaisa l'Urumi qui apprécia le calme des lieux, absent de l'agitation des ruelles du port. Néanmoins, malgré ce sentiment de légèreté propre à cette balade en nature, Shitekka resta conscient des raisons de cette sortie exceptionnelle. Il était là pour apprendre et s'entrainer et non flâner. Afin de faire montre de cet engagement, il se tourna vers son homologue Kirijin et l'interpella.

— Saji, vous pouvez me rappeler où est-ce qu'on va exactement ? Vous m'avez parlé de marais salant, mais ça sera la première fois que j'en vois. C'est comment ?
Malgré leurs préparations, Shitekka tenait à s'informer de ce qui allait l'attendre. Il connaissait vaguement le thème de l'exercice qui l'attendait, mais comme il l'annonça, il n'avait jamais eu l'occasion auparavant de voir de ses propres yeux des marais salants. Chez les Urumi, la culture du sel existait ici, et rendait cette matière aussi précieuse qu'un médicament. Pour autant, les siens n'avaient jamais soumis la nature pour qu'elle produise le précieux or d'albe sous l'action des rayons du soleil.

Après avoir passé un pont, ils poursuivirent une heure durant leur chemin avant d'arriver vers un paysage inédit. La brume s'était dissipée, et le soleil reprenait ses droits sur la voûte céleste. Le chemin offrait deux environnements distincts. Côté océan, de larges étendues opalescentes, tantôt immergées, se dessinaient à perte de vue le long de la mer. Les marais n'avaient de marais que le nom, tant l'organisation géométrique rappelait la domination anthropique sur les éléments naturels. Shitekka distinguait des parcelles rectangulaires bien alignées. L'autre côté était plus sauvage et des étangs disposés aléatoirement faisaient place aux marais salants. Quelque chose de plus familier, songea le Kaguya.

Ils marchèrent encore quelques minutes, avant d'arriver à une petite cabane qui faisait office de halte pour les voyageurs. La route se divisait en quatre à cet endroit: en plus des deux voies proposés par le chemin de base, un chemin linéaire coupait à travers les marais salants, tandis qu'un sentier sinueux serpentait péniblement vers les marécages. Ce fut à cet endroit que les deux hommes posèrent leurs affaires pour la journée. L'endroit était abrité du vent, et le soleil offrait une chaleur incomparable au froid humide de Kirigakure no satô. Si tôt installé, Shitekka se tourna une nouvelle fois vers Saji pour s'informer sur le programme de la journée.

— Alors, que faisons-nous maintenant ?

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Lun 31 Déc 2018 - 11:43
Direction les marais salants. Réputés pour être difficilement praticables à moins de bien connaître le chemin. Heureusement pour le chuunin masqué, il commence à connaître les environs, à la différence du genin qu’il a accepté de prendre avec lui. Saji a beau être de nationalité kaminarijine, il s’est familiarisé avec cet environnement brumeux et marécageux à force de le côtoyer, notamment grâce à ses missions qui lui ont donné l’occasion d’explorer les alentours, ou bien son année à sillonner l’île l’année dernière pour sa quête personnelle liée à son frère.

Au milieu de leur marche, et après avoir traversé les Marécages Brisés, lesquels constituent une barrière naturelle contre l’envahisseur, le Kaguya se tourne vers son tuteur en l’interrogeant sur leur destination. Le professeur muet effectue alors quelques signes à l’adresse du genin en ne l’informant pas encore du lieu d’entraînement, préférant lui faire une présentation du paysage qu’ils sont sur le point de traverser. Il utilise alors des mots simples pour ne pas le perdre.




Ils passent devant les marais salants

Plus tard, les y voilà justement. De son doigt, le muet indique les monticules de sel qui défilent alors qu’ils passent devant les marais salants découpés dans des formes géométriques afin de mieux organiser l’extraction du sel. L’aborigène n’étant probablement guère familier avec ce système de culture de cette île, étant donné qu’il repose sur les avantages naturels qui lui sont propres et que la tribu Urumi est installée, à la connaissance de Saji, sur des paysages de forêts de montagnes, plutôt que de marécage. Après le point culture, quelques mots pour enrichir le vocabulaire de son protégé.

Saji a écrit:
« Les sauniers sont les cultivateurs du sel. Les champs d’eau sont des carreaux. La culture du sel s’appelle la saliculture. »

Laissant le bout de papier dans les mains de son élève d’écriture en guise d’aide-mémoire, il reprend le chemin. Ils arrivent au croisement et à la cabane servant de point de repère pour le chuunin puisque c’est à cet endroit-même qu’a lieu le croisement vers les marais salants, et l’autre vers un paysage plus sauvage dominé par des marécages.

Les deux Kirijins profitent de cette étape pour se reposer et faire le point sur le programme de la journée qui s’annonce très productive pour l’Urumi. Ce dernier devant à la fois cuisiner pour son professeur mais aussi apprendre une technique requérant un certain niveau de maîtrise dans le domaine de la sensorialité et qui constitue la base élémentaire de tout Kanchi Taipu (感知タイプ)



Des questions qui paraissent évidentes mais qui valent la peine, afin de se replonger dans les concepts fondamentaux et développer son savoir. Car l’apprentissage passe tant par la théorie que par la pratique, Saji entame son enseignement en faisant réfléchir son élève sur l’importance de la détection, les problématiques auxquelles pourrait être confronté un ninja sensoriel tel que lui. Certainement, Shitekka rencontrera des obstacles, des entraves à sa détection une fois sur le terrain. Il peut néanmoins être préparé à y faire face en se posant les bonnes questions au préalable.

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Jeu 10 Jan 2019 - 19:22
Le dépaysement était total pour Shitekka. Il espérait retrouver la nature qu'il avait connue sur son île natale, et le voilà en terra incognita. Perdu entre marécages et marais salants, dont la nature avait été précédemment expliquée par son instructeur, il découvrait un monde nouveau. Un calme apaisant planait autour de la petite cabane qui faisait office de point de halte pour les deux Kirijins. Ils s'y étaient installés, déballant leurs affaires à l'intérieur à l'entrée, se préparant à passer une grande journée en dehors de Kiri. Curieusement, l'Urumi qu'était Shitekka appréciait ce spectacle particulier. Il se reposait contre l'un des murs de la cabane, observant le chemin séparant deux mondes distincts en apparence mais pourtant liés. A sa gauche, les monts opalescents salins qui se dressaient sous l'action de l'homme, du vent et du soleil. A sa droite, des étangs entourés d'une verdure sauvage encore indomptée par la main de l'homme. Bien que préférant d'ordinaire le second panorama, l'équilibre presque artistique des deux paysages convenait plus que de raison au Kaguya.

Sous ce cadre à priori idéal pour s'entrainer aux côtés du Sabreur muet, Shitekka fut alors rapidement interrogé par ce dernier. Une première approche pour que les deux shinobis puissent avoir une vision commune sur laquelle s'entendre au cours de la journée. Il était ici question de sensorialité. Un sujet que Shitekka avait apprivoisé de manière assez légère. Ce n'était qu'en quittant Saroruncasi qu'il avait vraiment réalisé ses dons de détection de chakra. Auparavant, il utilisait inconsciemment cette capacité, au même titre que ses autres sens. Il ne connaissait pas l'étendue, ni la fréquence avec laquelle ce sens se manifestait. Ce ne fut seulement que lorsqu'il quitta les siens et rejoignit le village ninja qu'il put réaliser qu'il ressentait l'énergie de personnes, et plus particulièrement des autres shinobis.

À cet égard, le Kaguya avait malgré tout tenté quelques recherches, mais il fallait bien avouer que ses préconceptions sur le chakra différait quelque peu de sa représentation dans le monde shinobi. C'est en tout cas ce qu'il s'efforça de justifier auprès de son sensei d'écriture.

— J'avoue que je maîtrise mal le concept de chakra… chez les Urumi, on a une notion similaire, le ramut. C'est l'énergie vitale qui habite toute chose: homme, animal, arbre, environnement. Et même après la mort, elle continue de subsister.
Il se décrocha du mur contre lequel il s'était installé, tout en restant les bras croisés. Son regard essayait difficilement de chercher celui de Saji, alors dissimulé par son imposant masque à la visière de métal.
— J'ai toujours vécu baigné dans le ramat, sur Saroruncasi. Mais maintenant, je ne ressens plus vraiment ça… Je dois me concentrer davantage pour ressentir l'énergie, et lorsque je détecte quelque chose, c'est plus faible. Je ressens même mon chakra qui s'épuise en me concentrant. J'imagine que c'est là la réponse que tu attendais, plus ou moins.
Saji espérait certainement une réponse plus scolaire, structuré comme une récitation d'un cours ou du chapitre d'un livre portant sur le sujet qu'il espérait. Shitekka ne faisait qu'utiliser ses propres mots, ses expériences sensorielles, pour décrire la sensorialité. Car c'était toujours ainsi qu'il avait vécu: loin des écrits, en pleine communion avec la nature.
— J'ai en tout cas pu apprendre à exploiter ce don qu'est la sensorialité en mission. Lorsque les autres sens font défaut, elle reste un bon allié pour débusquer des cibles, ou les suivre. Mais là où la vue s'étend aussi loin qu'elle le permet, que l'oreille perçoit les sons qui viennent à elle, la sensorialité est limitée à une certaine distance, et au chakra qui est investi pour le perçevoir
A la suite de quoi, il lâcha un bref sourire, et se tut, préférant prendre la suite en signant sommairement.
« Mais j'imagine qu'on est là pour repousser le plus loin possible cette limite ? »
Honorant le handicap de son instructeur, Shitekka en avait également profité pour exhiber ses progrès. Les leçons d'écriture avec Saji s'étaient enchainées depuis plusieurs semaines, et maintenant des mois. Pour palier au silence imposé des bibliothèques, faciliter les échanges, et comprendre mieux son second sensei, il avait assimilé sa langue, tout comme qu'il avait depuis sa tendre enfance été immergé à la lingua franca qui s'était imposée dans tout le Yuukan. Aujourd'hui, au milieu des marais, il était disposé à approfondir une autre langue: celle du chakra.

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Sam 12 Jan 2019 - 0:41
Dans le confort rafraîchissant des marais salants, l’élève et son maître ont entrepris de s’arrêter un instant afin prendre du repos avant de débuter l’entraînement physique. Car une étape préliminaire de l’apprentissage d’un Kanchi Taipu consiste en premier lieu à être conscient des limites de la pratique sensorielle, un art à part entière qui exige une certaine rigueur afin qu’elle soit maniée de la façon la plus efficiente possible. Contrôle du chakra, acuité des sens, réflexion intelligente, connaissance du terrain. Une combinaison de facteurs qui font du ninja sensoriel un élément indispensable de toute équipe d’élite.

Le jeune Kaguya souhaite en apprendre plus sur l’art académique de la sensorialité, ayant lui-même une maîtrise primitive de celle-ci grâce à son affiliation à la tribu Urumi. Une communauté tribale ancrée dans la nature et l’apprivoisement de la faune et de la flore, pour chasser et survivre dans des conditions difficiles, au milieu d’un milieu hostile peuplé de créatures sauvages et d’aléas naturels potentiellement dangereux pour la santé.

S’agit-il d’une des raisons pour lesquelles la mère du balafré est en état de convalescence, une infection rare en l’absence de médecine avancée ? Le sabreur masqué n’a pas osé lui demander, ne veut pas que son disciple se sente obligé de se confier à lui et préfère ne pas faire en faire mention, de peur de troubler son intimité.

Après tout, le sujet d’aujourd’hui n’est pas de bavarder autour d’un verre d’alcool ou bien de lui prodiguer des cours d’écriture comme il le fait régulièrement. Le thème de la journée est bien plus difficile et bien plus conséquent, plus que tout ce qu’il ait pu lui enseigner jusqu’ici. Une première question en guise d’entrée en matière, afin de cerner la connaissance actuelle de Shitekka sur la détection du chakra.

Sans surprise, lui et sa tribu donnent un autre nom à cette énergie naturelle, et l’appellent ramut, plutôt que chakra. Les mots employés par l’aborigène sont inspirés de sa propre expérience et des concepts de sa culture, il est donc logique qu’il ne s’exprime pas exactement dans le langage académique, forme sous laquelle on l’enseigne dans les écoles shinobi. Il faut donc revenir aux fondements des théories canoniques pour que son élève comprenne mieux ce qu’il « ressent » quand il « se concentre »

Saji a écrit:
Le chakra (チャクラ chakura) est l’essence qui nous permet de produire les techniques ninjas, elle se compose à la fois d’énergie physique, via ton travail du corps, et d’énergie spirituelle, via ton activité intellectuelle. Si tu travailles ces deux composantes, tu te garantis d’augmenter ton niveau de chakra. Tout est question d’équilibre.

Après que Shitekka ait fini de lire la première fiche, Saji lui en passe une deuxième qu'il avait préparé à l'avance.

Saji a écrit:
Le contrôle du chakra (チャクラコントロール Chakura kontorôru) est davantage une question de dosage et de concentration. Un ninja disposant d’une réserve importante de chakra n’est pas assuré de la maîtriser, il est même probable qu’il en soit moins capable. Il existe des exercices spécifiques pour que tu apprennes à manier ton énergie, ce qui te permettra plus tard de lancer des jutsus de plus haut niveau.


Etant donné la prédisposition de l’Urumi à la sensorialité, Saji n’a pas vraiment d’inquiétude quant à sa capacité à ressentir les sources de chakra. Mais pour atteindre un stade supérieur de la technique, il lui faudra une connaissance plus pointue, et un dosage plus intelligent de son chakra. C’est ici que les choses se compliquent. L’avant-propos étant terminé, il se lève, sort de la cabane, et pointe un groupe d’arbres au loin vers lequel ils commencent à marcher. Il est temps pour le genin d’explorer les fondements de la maîtrise du chakra.


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Dim 27 Jan 2019 - 0:10
Après l'explication empirique de Shitekka, Saji s'attarda à donner des bases plus théoriques sur les concepts de chakra et son contrôle. Dans le monde moderne, il n'était pas simplement question de se reposer sur ses instincts, ses sensations. Elles étaient autant une aide précieuse dans des situations d'urgence que l'homme, dans son état le plus primitif, avait appris à gérer, qu'un piège pour la raison. Le genre humain était doué pour prendre des décisions rapides, des raccourcis cognitifs qui parfois entrainaient des erreurs. La connaissance, et le savoir scientifique plus spécifiquement, avait permis de palier à ces défauts de conception en consolidant les bases des ninjas.

Le maître des mots invita son disciple à lire deux fiches, sur lesquelles figuraient des explications concrètes sur les origines du chakra et sa maîtrise. L'approche sensorielle de Shitekka était proche des informations données par son nidaime sensei: il y avait une notion d'énergie spirituelle interne aux individus qui entraient dans l'équation du chakra. Cependant il fallait également prendre en considération l'énergie physique, produite par l'activité musculaire du corps. Le Kaguya découvrait également la possibilité d'influencer sur la quantité de chakra qu'un être pouvait emmagasiner, par l'entrainement tant physique que mental.

Une seconde note explicita les modalités de contrôle du chakra. L'homme à la combinaison aile-de-corbeau spécifia que certains exercices permettaient d'affûter la gestion de son chakra. C'était précisément ce type d'exercices dont Shitekka avait besoin. Sa pratique du ninjutsu était très rudimentaire. Il avait appris malgré lui le Shikotsumyaku, grâce à quelques conseils de sa génitrice. Mais cet apprentissage relevait plus d'une aide pratique pour la chasse, et surtout pour ne pas faire de son pouvoir un fardeau au quotidien. Il était temps pour le Genin qu'il était de perfectionner cette maîtrise.

La partie théorique abordée, il ne restait plus qu'à passer à la pratique. Saji désigna un bosquet vers lequel il invita son élève à le suivre. Délesté de ses affaires, l'aborigène emboita le pas aux côtés du Chûnin, curieux de découvrir quel exercice il lui réservait. Une légère brise accompagna la marche des deux hommes, soufflant un vent de liberté sur l'urumi. Cette journée, bien que placée sous le signe de l'entrainement et de la dévotion militaire pour la Brume, était des plus agréables pour Shitekka.

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Dim 3 Fév 2019 - 0:29
Un décrassage théorique, et de simples rappels pour dégrossir les fondements du chakra à l’attention de l’élève prodigue, ils se redressent pour rejoindre la futaie à plusieurs mètres des marécages, où ils pourront aborder enfin, la partie la plus intéressante et décisive pour l’apprenti ninja. Avec un exercice relativement académique, dont la difficulté est légèrement supérieure à celle attendue d’un élève en dernière année d’Académie, à savoir, le contrôle du chakra.

D’un pas tranquille, ils défient les quelques courants d’airs embaumés du parfum champêtre, avant d’arriver à l’orée du bois. Se reportant vers son disciple, le muet effectue quelques signes pour lui indiquer l’exercice à reproduire. En premier lieu, la malaxation du chakra. Rien de plus élémentaire pour tout ninja digne de ce nom.

Joindre les mains pour composer un mudrâ, mêler ensemble l’énergie physique et l’énergie spirituelle afin de former un tout harmonieux, appelé chakra, l’essence-même du ninjutsu. Dans un deuxième temps, il sera requis de la part de l’apprenti de marcher sur la surface d’un des arbres devant lui, transférer l’ensemble de son énergie en un point, à la plante des pieds afin de pouvoir s’y accrocher.

Un exercice qui, ainsi formulé, peut paraître très simples pour ceux qui ne l’ont jamais entrepris. Il n’est pas rare que les genins se voient échouer à de multiples reprises avant de finalement aboutir à une maîtrise plus affinée de leur énergie. En général on considère que ce n’est qu’au bout de cette initiation qu’un shinobi est suffisamment mûr pour pratiquer des techniques de plus haute volée. Tel est le but de cette première étape : permettre à Shitekka de débloquer son potentiel à lancer la technique de détection que le muet compte lui enseigner.

Arborant une posture solennelle, il exécute un mudrâ, s’avance vers le tronc de l’arbre colossal et grimpe, défiant la gravité et s’élance, son corps droit et positionné à l’horizontale. Les mouvements simples et légers, il ose quelques pas plus en amont, avec une aisance qui trompe l’œil inexpérimenté, se retourne pour montrer à son élève le résultat qui est escompté.

D’une inclination sobre de la tête, il signe à l’Urumi la fin de la démonstration, et le début du travail pratique, dans une position peu confortable et en équilibre, invitant le genin à reproduire ce qu’il vient de voir, tandis que Saji lui se tiendrait ainsi pour mieux l’observer en hauteur, les bras croisés contre son torse. Telle une statue d’ébène il se fige, et regarde la performance à venir.

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Lun 4 Fév 2019 - 18:04
Une fois installé sur l’aire d’entrainement, principalement entouré d’arbustes et de hautes herbes, Shitekka put commencer réellement l’apprentissage. Son instructeur du jour, le mystérieux Nobuatsu Saji, lui avait expliqué les bases du contrôle du chakra. Il était dorénavant temps de passer à la pratique afin que le Kaguya puisse à son tour être en mesure de maîtriser son énergie à des niveaux digne d’un ninja senseur. Pour cela, le Sabreur fit la démonstration de l’une des techniques – si ce n’est l’une des bases – du monde shinobi : l’art de marcher sur les arbres.

Pour le Kaguya, une telle technique relevait comme toujours du mystique, lui qui avait grandi au sein d’un peuple animiste baignant dans le
ramat et les mythes sacrés. Même après avoir passé plusieurs mois au sein du village ninja de la brume, et en ayant quelques jutsus sous la main, il restait stupéfait de l’ingéniosité extraordinaire des shinobis. Ainsi, bien qu’il observa la démonstration les bras croisés, son regard attentif couvait la flamme de la curiosité et de la stupéfaction. L’escrimeur de la brume condensa son chakra sur la surface de la plante de ses pieds. Plus que concentré, Shitekka ne manqua pas de faire usage de ses dons bruts de sensorialité pour essayer de percevoir le flux de chakra que Saji déployait.

Digne de lui-même, le muet ne fit pas dans la démesure. Il s’élança calmement vers l’arbre qui lui faisait face et posa un premier pied sur le tronc. Le miracle se produisit par la suite : le Nobuatsu marcha à la verticale sans aucun mal, comme si de rien n’était. Suite à cela, d’un signe de la main, le Sabreur invita le Kaguya à le rejoindre. La proposition du Chûnin paraissait bien ambitieuse pour le bâtard. Il acquiesça cependant de la tête, avant de rester immobile et pensif un temps.

Il était temps pour Shitekka de passer à son tour à la pratique. Pour commencer, il essaya de malaxer son chakra, afin de le ressentir et d’en avoir le contrôle, plus ou moins. Il ferma les yeux, abandonnant son sens de la vue pour gagner en concentration. Le bruit de la brise marine s’intensifia dans ses oreilles, tandis qu’il fit le vide dans son esprit. Bientôt il pouvait ressentir circuler en lui des flots d’énergie, comme autant de rivières s’écoulant en son for intérieur et aux nombreuses ramifications. Ceci fait, il s’attela à rediriger son chakra à ses pieds, avant d’affiner l’exercice jusqu’à la plante de ces derniers. Ses yeux fermés l’empêchèrent d’observer un halo bleuté illuminer faiblement le contour de ses pieds. L’instant d’après, il se dirigea sereinement vers la base d’un autre arbre pour faire ses premiers pas. Sa semelle épousa la surface de l’écorce, avant qu’il ne s’essaie à l’exercice de la marche sur les arbres. Ses jambes, arquées comme une équerre, restèrent bloquées ainsi pendant quelques longues dizaines de secondes avant qu’il ne trouve le bon moment.

Shitekka essayait tant bien que mal de doser son chakra à ses pieds. Tant qu’il n’adhérait pas à la surface de l’arbre, il essaya encore et encore jusqu’à s’élancer. Fort de l’expérience de son premier pied, il réitéra l’expérience avec le second en ajustant la quantité de chakra qu’il avait évalué sur son autre pied. Sa concentration fut alors mise à rude épreuve ; il était difficile pour le Kaguya de maintenir une telle quantité de chakra à ses pieds de manière aussi subtile et précise. L’épreuve fut si ardue qu’il suffit de quelques foulées supplémentaires pour faire choir le novice de son perchoir. La chute de deux mètres fut par chance amortie par les bras de Shitekka qui se retrouva dans un lit de terre et de hautes herbes écrasées. Il soupira, et fixa son sensei toujours suspendu, bien déterminé à le rejoindre vers des sommets encore jamais atteints.

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Mar 5 Fév 2019 - 15:18
Le dos parfaitement droit, les bras croisés contre son torse, le sabreur masqué observe depuis sa position à la verticale son élève tenter de reproduire ce qu’il vient de lui démontrer, le ba-ba de la maîtrise du chakra. Aux premiers efforts, répondent les premières difficultés. Très vite, l’Urumi réalise malgré sa maîtrise brute de ses techniques sensorielles maîtrisées de façon empirique, qu’il n’est pas aisé d’affiner son chakra de telle sorte qu’il soit parfaitement ajusté à un endroit précis du corps, et avec la densité suffisante pour plus d’efficacité.

C’est justement pour cela que le Nobuatsu a pris le soin d’expliquer à son disciple quelques concepts élémentaires du ninjutsu en prélude à l’exercice de la marche sur les arbres. La maîtrise du chakra est le fruit d’un dosage précis de ce mélange entre énergie physique et énergie spirituelle, et pour apprendre à canaliser cette énergie, il n’y a aucun secret : il faut travailler, échouer, et répéter. Avec acharnement, sans baisser les bras et en gardant en tête que le chakra n’est pas une essence innée, mais acquise avec l’entraînement à la fois physique et mental.

Personne ne nait avec une masse colossale de chakra. Personne. On peut seulement avoir de meilleures prédispositions pour en accumuler au fil de ses exercices. Un peu comme le métabolisme. Certains combleront leurs lacunes génétiques avec davantage d’ardeur dans leurs efforts, d’autres auront à peine à se dépenser pour arriver à l’objectif escompté. Une brève divagation qui fait réfléchir Saji. De quelle catégorie fait partie l’Urumi ?

Nul doute ne traverse l’esprit du Nobuatsu qui se laisse tomber de l’arbre pour rejoindre le genin, et lui donner un petit conseil afin de mener à bien cet entraînement, escalader cette montagne sylvestre qui semble insurmontable. Sur un registre philosophique voire énigmatique, il lui explique : plus on regarde l’arbre d’en bas, et plus on se sent petit, faible, incapable d’arriver au but. Un peu comme toute tâche ardue que l’on s’impose. L’essentiel est seulement d’y croire avec ferveur, considérer l’obstacle sous un angle différent.

Si le genin se laisse décourager par la taille de l’arbre, et son retard dans la maîtrise du chakra par rapport à ses pairs, très vite il risque de s’enfermer dans une spirale implacable, pour enfin le noyer dans un flot de négativité et de peur. Peur de réussir, peur de prendre des risques et de se challenger. C’est pourquoi la marche sur les arbres est d’autant plus symbolique, dans la mesure où elle montre l’ascension du jeune ninja vers sa voie, son nindô.

C’est donc dans ce sens-là que l’on considère, que tout commence par la maîtrise du chakra.

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Mer 6 Fév 2019 - 9:20
Assis à même le sol, Shitekka contemplait malgré lui la cime des arbres qui l’entourait. Les feuillages s’agitaient au gré de la brise marine, tandis qu’il resta immobile dans sa contemplation. Au souffle du vent se mêla de manière indiscernable un léger soupir. Le Genin était habitué à cette vieille rengaine, où il devait fournir plus d’efforts que les autres pour consolider des bases qu’il n’avait jamais acquises.
« Osoma »
Il se releva, las de ce constat. Son sensei de lettre l’observa, le rejoignant à son tour sur le plancher des vaches. Nobuatsu Saji, sans pour autant interrompre son mutisme, exprima par ses mains l’énigme que devait résoudre Shitekka. Bien qu’ayant baigné dans une atmosphère spirituelle dès sa plus tendre enfance, l’Urumi n’était guère adepte des adages et autres réflexions philosophiques. Il était à la fois quelqu’un de pieux, mais surtout un chasseur, un homme d’action. Malgré tout, le ninja novice remercia son instructeur de son précieux conseil. Après tout, aussi insignifiants et faibles soient-ils, même les insectes parvenaient à grimper aux arbres. Il n’en tenait qu’à Shitekka de trouver le moyen de soumettre les forces de la nature à son ascension verticale.

Dans une profonde inspiration, il apposa la paume de sa main contre l’écorce de l’arbre sur lequel il essaya de marcher. Ses pupilles fauves purent déceler les quelques marques de pas s’enfoncer sur la surface de l’être sylvestre. Un autre regard porté en direction cette fois de l’arbre de Saji put observer en revanche l’absence de ces mêmes marques. Shitekka en vint alors à penser que le dosage de son chakra était encore trop brut, pas assez précis.

Ce fut guidé par cet axe d’amélioration que le shinobi poursuivit à plusieurs reprises son entreprise. Comme précédemment, il répéta la même opération, tâchant d’ajuster au mieux son chakra. Chaque fois, la distance marchée fut plus grande, la chute le fut d’autant. Mais le Kirijin restait persuadé qu’il progressait à chaque tentative. Face à lui, l’arbre conservait la marque du progrès du Kaguya : ce dernier décida de signer d’un coup de kunai la distance qu’il parvenait à atteindre par le biais de sa marche vers les cimes.

Impossible pour le bâtard du clan aux os guerriers de dire combien de temps il avait passé à répéter inlassablement ce même exercice. Pourtant, des dizaines de minutes, plusieurs heures même, après avoir commencé, le voilà au sommet de l’arbre, perpendiculaire au sol. Il était particulièrement essoufflé, et son front suait à grandes gouttes. Mais quand bien même il avait besoin de s’appuyer de son mieux pour que l’emprise de la gravité n’épuise pas le reste de son corps, Shitekka l’avait fait.

« Saji-sensei ! J’ai… enfin réussi… à arriver tout en haut ! … haleta le Genin »
Le résultat n’était pas totalement parfait. Nul doute que Shitekka aurait besoin pour les fois à venir d’un temps avant de marcher aux arbres du premier coup. Mais ce temps serait réduit grâce à ses efforts lui ayant permis d’obtenir une maîtrise plus pointue de son chakra. Fier de cette réussite personnelle, l’aborigène s’accorda une pause panoramique en contemplant la vue des marais salants, tandis qu’il attendait la suite des instructions de son nidaime sensei.

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Sam 9 Fév 2019 - 19:08
Puisant dans ses ressources énergétiques et mentales, le genin affiche une détermination féroce dans son regard, maîtrisant sa respiration pour mieux canaliser ses efforts. Retourné au sol, le muet n’ajoute pas d’autres mots que ceux exprimés déjà pas la voie des signes, attendant désormais une évolution de la part de l’Urumi. Ce dernier examine avec attention la surface de l’arbre devant lui, puis la compare à celle escaladée par son nidaime senseï.

Il en conclut de lui-même qu’il lui faut mieux doser le chakra dans la semelle de ses pieds, sans quoi impossible pour ceux-ci d’adhérer et de surcroît se maintenir en équilibre à la verticale. Grâce à cette remarque perspicace, il prend alors soin de modérer son usage de chakra. Une hypothèse qui porte ses fruits au fil de ses tentatives répétées, avec des échecs qui au lieu de le décourager, le renforcent encore plus.

Une flamme en lui le pousse à monter plus haut, à se surpasser. Le Nobuatsu n’a aucun doute sur le fait que sa condition de bâtard du clan Kaguya a eu un impact sur sa résolution, et sa fierté en tant qu’héritier de la culture Urumi souhaitant percer dans le monde shinobi, position qui fait de lui un Rastignac de l’âge féodal japonais. En le voyant s’élever ainsi, le sabreur muet se demande jusqu’où l’emmènera son ascension à Kiri. A moins qu’il n’ait pas d’autres ambitions que d’aider sa mère à guérir, et se faire reconnaître par son clan.

A peine le sabreur a-t-il terminé sa pensée que son élève a complètement disparu de son champ de vision. Ne restant de lui que les empreintes de pas sur le bois. En levant les yeux, il s’arrête sur la mine satisfaite du balafré, le souffle presque coupé, il annonce haut et fort qu’il a enfin réussi l’épreuve que le muet lui a imposée. Soulagé par la performance de son disciple, soulagement néanmoins dissimulé derrière son apparence flegmatique et sa combinaison ébène, il incline simplement la tête en faisant signe à Shitekka de le suivre pour le prochain exercice.

Après plusieurs heures d’effort, le chuunin juge plus sage de permettre à son élève de se reposer, aussi a-t-il pris soin de l’emmener au bord d’un lac entouré d’une épaisse futaie, paysage clairsemé et tranquille où ils pourront poser leurs affaires de nouveau et se reposer. Ainsi le cuistot de Kiri aura l’opportunité de cuisiner s’il le souhaite, le temps qu’ils se restaurent, avant de reprendre l’exercice suivant…

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Sam 9 Fév 2019 - 22:39
Si jusqu’à présent la journée de Shitekka se profilait plutôt comme une ballade de santé en dehors de Kiri, la sueur qui perlait du front de ce dernier réfutait cette vision idyllique. Au prix de plusieurs échecs et de chutes, il était parvenu à côtoyer la cime des arbres au moyen de son chakra. Cette réussite était d’autant plus grande que le Kaguya avait comblé un retard considérable par rapport à ses pairs. Tout comme lorsqu’il apprenait à écrire, le simple fait de maîtriser les bases constituait une source de satisfaction importante pour l’aborigène. Pour autant, Shitekka était quelqu’un de strict envers lui-même. Malgré ses réussites, il s’imposait d’aller toujours plus loin. Pour sa mère, il ne devait pas se contenter du minimum : il devait viser le plus loin possible pour parvenir à ses fins. Ainsi, il ne tarda pas à finir d’apprécier la vue panoramique des marais et se concentra à nouveau sur la suite des évènements. Son sensei du jour ne manqua pas d’appuyer cette intention d’un signe discret de la tête.

Tout comme il était parvenu à atteindre le sommet de l’arbre, le chasseur emprunta de la même manière le chemin vers le sol, afin de poursuivre au maximum l’exercice. S’il était parvenu à l’objectif escompté, en éternel insatisfait qu’il était, Shitekka préféra affiner autant que possible sa maîtrise du chakra au niveau de la plante de ses pieds. Quitte à choir à nouveau et faire s’écrouler comme un château de cartes l’ensemble des essais qui lui permirent de susciter l’approbation de Nobuatsu Saji.

Par la suite, le tandem de Kirijins gagna un endroit à l’abri du vent, proche d’un lac. Sur place, le sabreur muet proposa à son élève intérimaire de prendre une pause afin de se restaurer. Tout en faisant étalage de ses dons de cuisinier, c’était également l’occasion pour Shitekka de se reposer. Pour parvenir à marcher verticalement aux arbres, il avait dépensé une certaine quantité de chakra, ce qui n’était pas sans le fatiguer. Une manière assez brutale de mettre en pratique la notion d’alchimie entre énergies physique et mentale nécessaires à la création du dit chakra.

Le balafré installa ses affaires au bord du rivage et songea au repas qui pourrait combler la panse des deux ninjas de la Brume. Cependant, à proximité des eaux troubles de l’étang marécageux, les sens de l’Urumi se mirent en alerte. Une présence commença à générer des remous à la surface de l’eau, avant de sortir sa tête de l’eau. Imposant et menaçant, c’était un crocodile qui observait attentivement Shitekka. Il ne fallut guère longtemps au reptile pour sortir de l’eau et foncer sur le Kaguya pour essayer d’en faire son propre repas. Le shinobi répliqua à son tour, le bras et la paume tendus vers le prédateur. Avec le peu de chakra qui lui resta, le Genin tira une lance d’os de sa main, laquelle se figea en pleine tête du monstre.

Le choc fut violent mais bref. Alors sur le point de bondir sur sa proie, l’animal fut figé sur le rivage. La lueur qui animait son regard draconique s’éteignit tandis qu’un linceul de vermeil s’étendait sur son crâne écailleux. Essoufflé de plus belle, le Kaguya retrouva une posture plus détendue, les bras le long du corps. Il se tourna alors vers son nidaime sensei.

« Je crois que je viens de trouver notre repas pour aujourd’hui… »
Si son sourire narquois semblait souligner son sarcasme, Shitekka n’était pas ironique pour autant. Grand adepte de viandes diverses et variées, allant du cerf jusqu’au phoque en passant par la loutre, il n’avait aucune hésitation quant à l’idée de déguster la chair de son prédateur d’il y a quelques instants. Le Genin s’approcha alors de la bête dorénavant inoffensive et retira d’un coup sec l’arme qui calma définitivement ses ardeurs. Il jaugea son épaisse peau écailleuse, et riva son regard à nouveau vers le Sabreur, ses pupilles reptiliennes particulièrement intéressées par le katana de ce dernier.
« Je risque d’avoir besoin de ton aide en revanche pour dépecer cette bestiole. À deux on en aura fini bien plus vite pour manger. Je vais préparer un feu, je te rejoins pour aider dès que j’ai fini les préparatifs ! »
Aussitôt annoncé, le cuisinier Urumi tira la bête pour la laisser complètement au sol à la merci de l’escrimeur, tandis qu’il s’attela à côté à préparer un feu pour faire cuire l’imposante créature des marais.

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Lun 11 Fév 2019 - 1:51
Le lac blotti au centre de la clairière sera parfait pour se reposer, se dit le chuunin en invitant son élève à le rejoindre dans ce paysage clairsemé, havre à l’abri des vents aléatoires du temps printanier. En silence, ils s’installent sur l’herbe légèrement humecté par la bruine matinale, leurs pieds s’enfoncent dans le confort de l’herbe épaisse amortissant leurs pas. Les effluves de l’air forestier finissant de plonger les deux visiteurs dans un état de sérénité, propice au repos et à la relaxation des muscles tirés par l’exercice. Surtout l’Urumi, qui s’est largement dépensé pour enfin parvenir à marcher sur les arbres.

Rien qu’à le voir ainsi s’entraîner avec entrain, cela a suffi à donner faim au Nobuatsu qui désormais n’a qu’une hâte en ce milieu de journée, prendre une pause et se délecter d’un mets exotique préparé par les soins du cuisinier. Car après tout, c’est ce qu’il lui a promis en contrepartie de l’apprentissage, non pas qu’il aurait refusé en l’absence d’une telle récompense, mais il faut avouer que la curiosité du sabreur masqué quant à la culture tribale du balafré est sincère et l’incite à se renseigner davantage. Et quel meilleur moyen de se cultiver, qu’en rendant l’initiation plus agréable ?

La détente au bord du lac tourne à la partie de chasse, quand soudain, le prédateur reptilien fait son apparition, surprenant le Kaguya mais pas suffisamment pour le désarçonner, au contraire, en voyant sa réaction, on dirait même qu’il s’y attendait. Son instinct de chasseur sûrement, son côté Urumi vivant au milieu de la nature qui revient au galop. Ni une ni deux, c’est donc par réflexe qu’il transperce la bête menaçante d’une lance en os jaillissant furieusement de sa main, une étonnante technique, parfaitement adaptée à la situation.

Levant le sourcil, intrigué, son regard reste braqué sur Shitekka qui semble tout à fait dans son élément. Et pour cause, le professeur a pour habitude de voir son élève dans toutes sortes de situations difficiles voire déconcertantes pour l’aborigène, qu’il s’agisse de l’écriture ou de la maîtrise du chakra. Ses efforts laborieux pour s’adapter au monde shinobi civilisé font parfois oublier à quel point il est expert dans son art coutumier hérité de sa tribu d’origine. Il suffit d’être témoin de son talent à la chasse pour se rendre compte qu’une grande part Urumi réside en lui.

Suite à la demande du cuistot de Kiri de l’aider à dépecer la bête, le manieur de la lame naturellement acquiesce et se rapproche de la dépouille du crocodile, dont le sang encore chaud s’écoule entre les interstices de son armure écaillée. Le Nobuatsu étant fils de forgeron, pas de braconnier, il craint de ne pas avoir ne serait-ce que les bases pour découper la chair de la créature sans l’abîmer. L’appel d’un plat goûteux aidant, il se résout à planter sa lame biseautée sous la couche d’écailles et insufflant du chakra dans l’acier, fait descendre l’hasaki sur toute la longueur, afin de créer une première incision. Il fait de même de l’autre côté pour en créer une deuxième.

Avec persévérance, il finit par décoller la peau écaillée du reste de la chair rose saignante, son katana maculé du vermeil de la bête découpée, il crée une nouvelle incision dans le ventre, relâchant depuis l’intérieur des miasmes faisant dresser l’avant-bras du sabreur contre son nez. Peu enclin à souiller ses gants, il les enlève pour étriper la bête de ses mains nues, se retenant de vomir à l’odeur nauséabonde se dégageant des entrailles encore chaudes. C’est avec impatience qu’il attend que le maître de survie le rejoigne pour terminer le dépeçage, quitte à ce qu’il emprunte son katana.

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Mer 13 Fév 2019 - 23:12
Si la fatigue accablait Shitekka, la perspective de manger le maintenait debout sans grand mal. Après s’être dépensé pendant presque des heures, et avoir dépensé en un éclair son chakra par la forme de la danse de l’Aconit, le Kaguya avait besoin de repos. Les kamuys lui avaient proposé semblait-il de trouver le repos par l’intermédiaire de la cuisson du reptile qui se présenta à lui. C’était pour l’Urumi la première fois qu’il se retrouvait nez à nez avec pareil animal. Dans son île septentrionale, le biome n’était guère propice aux crocodiles. Aussi fut-il surpris aux premiers instants de sa découverte, suffisamment pour laisser ses os répondre à sa place d’une lance dans le crâne.

Dorénavant, c’était la curiosité qui dominait les actes du convalescent. Enfant d’une culture riche gastronomiquement, Shitekka exploitait au maximum ses sens, et le goût ne faisait pas exception. Les Urumi, tout en respectant la nature, en tiraient le meilleur, quitte à consommer divers animaux. Développant ainsi chez le Kaguya un goût prononcé pour les expériences culinaires. Au vu de l’épaisse peau écailleuse et du gabarit imposant du monstre reptilien qui lui faisait face, il était plus question ici d’un challenge qu’une simple envie.

Le chasseur laissa un instant son camarade muet s’occuper de dépecer la créature. De son côté, il se dépêcha de préparer un feu de camp pour rôtir la bête. Les gestes étaient précis et pourtant spontanés. Puisant dans la nature comme à l’accoutumée, le Genin constitua un tas de bois qu’il alluma assez rapidement avant de préparer le pot en fer qui servirait de réceptacle à la viande exotique que préparaient les deux hommes.

« J’ai fini de mon côté, j’arrive t’aider Saji ! »
Tout guilleret à l’idée de cuisiner un plat inédit, Shitekka étouffa son enthousiasme une fois face à la carcasse équarrie par le sabreur. Il n’avait jamais auparavant plongé dans les entrailles de pareille créature, et pour extraire la précieuse viande, sa concentration allait être mise à l'épreuve. Sentant le contrecoup de sa gourmande utilisation de chakra s'atténuer peu à peu, il vint se saisir d'un kunai et termina le travail initié par le Nobuatsu. Comme attendu, la peau offrait une résistance bien supérieure à celle d'un poisson, d'un mammifère ou d'un oiseau. Ce fut donc avec précaution mais insistance que procéda le cuisinier Urumi.

Un silence de maître régnait à présent. Concentré, Shitekka décortiquait le crocodile comme si de rien n'était, alors que la gueule hérissée de crocs de l'animal était non loin de ses pieds. Peu ragouté par l'odeur viscérale que dégageait le corps, le Genin termina de retirer la peau du dinosaure. Face au toucher rugueux mais intéressant de la mue d'émeraude, le Kaguya s'interrogea des diverses applications qu'il pouvait obtenir à partir d'une telle peau. Bien plus solide que les écailles de saumon qui constituaient ses bottes, il songea à emporter plus tard la carapace du crocodile.

Cette réflexion faite, Shitekka commença ensuite à éviscérer la bête, toujours insensible au fumet agressif que dégageait les organes de la bête. Quelques coups de couteau ninja plus tard, reposa sur une serviette les muscles de la bête, et les entrailles de l'autre. Si les abats ne dérangeaient pas l'Urumi, il ne savait guère en ce qui concernait Saji et ne voulait pas le mettre dans l'embarras à ce sujet. Il limita donc ses expérimentations à la chair et découpa en morceaux épais la viande avant de la verser dans la marmite en fer. Il ne restait plus qu'à exposer le récipient au lit de braises ardentes pour que la magie de la cuisson prenne effet.

« 'reste plus qu'à ce que ça cuise maintenant. Je sais pas encore combien de temps ça prendra, mais si tu me parlais du programme de cet après-midi en attendant ? »
La question se prêtait plutôt bien à l'occasion. Installé à même le sol, Shitekka invita son comparse de village à faire de même pour profiter de la vue qu'offrait l'étang et ses alentours, tandis que le crocodile commençait doucement à cuire dans l'huile de la marmite. Si le Kaguya s'extasiait intérieurement à l'idée du goût qu'aurait l'animal, il n'en restait pas moins lucide à l'idée de la suite des évènements.

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Dernière édition par Kaguya Shitekka le Jeu 21 Fév 2019 - 17:05, édité 1 fois
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Dim 17 Fév 2019 - 10:48
Les vapeurs pestilentielles s’exhalant de la bête n’ont de cesse d’agresser les sens développés du sabreur masqué, lequel colle son avant-bras contre son nez. Fétide, l’odeur des organes encore fraîches du reptile ne semble pas décontenancer l’Urumi, lui qui est accoutumé à ce genre d’exercice. L’équarrissage, une étape essentielle avant de mettre les pièces de viande à la cuisson.

Rassuré de voir que son élève a décidé de prendre le relais, le Nobuatsu se rapproche avec hâte de la source d’eau stagnante afin d’y plonger ses mains sanguinolentes, et les frotte pour se défaire des maculations vermeilles de la bête reptilienne dont il a exploré l’anatomie avec un dégoût infini.

Les mains retrouvant leur couleur naturelle, il se relève de sa position accroupie pour revenir vers l’Urumi qui est sur le point de finir l’opération chirurgicale à l’aide de son kunaï. Sa dextérité de ses doigts et l’impassibilité qui se lit sur les traits de son visage tandis qu’il découpe la bête écaillée impressionnent le Kaminarijin, qui observe pour la première fois un travail de dépeçage de ses propres yeux.

Lui vivant dans la civilisation urbaine, dans des villages où les aliments sont déjà préparés voire transformés, il est fasciné de voir par quel procédé les chasseurs ont pour habitude de préparer la viande à la consommation. Une maestria qui n’est pas sans lui rappeler la façon dont son père forgeait les armes avec une virtuosité, laquelle il n’a jamais hérité malgré ses nombreuses années d’observation. Moins par manque de compétence que par manque de motivation, ses pays l’ayant emmené sur la voie du sabre.

Encore quelques coups de couteau guidés par l’habileté manuelle de l’Urumi, celui-ci termine le dépeçage, annonce avec un certain enthousiasme qu’il est maintenant temps de passer à la cuisson. Un pouce levé de la part du sabreur masqué, il se sèche ensuite les mains en les secouant de façon énergique, puis les retrousse dans ses gants en cuir, tandis que le cuistot ajoute les épais morceaux de viande dans la marmite déposée sur les braises crépitantes.

A la question de son élève au sujet du reste du programme d’aujourd’hui, le Nobuatsu s’assoit à ses côtés, face à l’étang, et lui répond avec des signes. L’exercice suivant consistera à approfondir sa maîtrise du chakra en marchant à la surface de l’eau plutôt que sur les arbres. Ce qui requiert un niveau bien plus élevé de concentration et de dosage du chakra, une étape élémentaire souvent enseignée à l’académie voire aux genin fraîchement promus.

Sans cette condition, les techniques de très haut rang seront inaccessibles à Shitekka, ainsi est-il nécessaire pour lui de prendre cette marche sur l’eau comme un passage fondamental dans la progression du ninpō – la discipline du ninja. Afin de motiver son élève, le chuunin lui confie qu’il lui réserve une technique surprise à lui apprendre, si jamais il parvient à accomplir l’épreuve avec succès. Cinq minutes devraient amplement suffire, si on imagine le temps approximatif que prendrait un combat rapide.

Sentant le fumet de la viande friser ses narines, il n’a qu’une envie, passer à table afin de satisfaire son appétit gargantuesque.

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Jeu 21 Fév 2019 - 18:02
Envoutés par les vapeurs enivrantes de la viande grillée, les deux Kirijins s’étaient installés sur le bord de la rive. Ils discutèrent notamment de la suite du programme pour l’après-midi. Après avoir appris à marcher à la verticale sur des arbres, Shitekka devrait ensuite accomplir un exploit dans la même veine. Toujours avec la gravité pour adversaire, l’épreuve consistait cette fois à marcher à la surface de l’eau. Comme à son habitude, le Kaguya fut galvanisé de l’exploit à accomplir, bien que ce même exploit relevait du basique dans le monde shinobi. Il se doutait en parallèle que la tâche de son côté serait rude, et nécessiterait toute son attention pour mobiliser efficacement son chakra.

Mais pour l’heure, c’était l’estomac des deux Kirijins qui allait être mis à contribution. Poète de la gastronomie, Shitekka avait su transmuté la viande de crocodile en un met délicieux. En attestait l’attente venant de son nidaime sensei, son odorat entièrement mobilisé envers le plat de fer. Si précédemment la chair exhalait des relents organiques propres aux entrailles, le Kaguya avait su opérer l’alchimie nécessaire pour donner ses lettres de noblesse à cette viande exotique. Pour réaliser un tel exploit, le cuisinier Urumi avait fait mijoter la viande dans une sauce à base d’épices diverses, sublimant ainsi le goût de la viande en retirant ses imperfections. Ce qui relevait de l’expérimentation osée pour certains devenait pour Shitekka un jeu d’enfant, lui qui avait appris à cuisiner depuis sa tendre enfance.

Quelques longues minutes plus tard, l’horloge interne du Kaguya alerta ce dernier que le repas était prêt. Il vérifia dès lors le contenu de la marmite, et retira cette dernière du feu. De son sac, il ramassa deux bols en bois laqué, un héritage remontant aux échanges commerciaux entre Urumis et Mizujins. Il ne restait plus qu’à servir deux portions de ce ragoût de crocodile, dans sa sauce aux herbes et épices Urumis, accompagnés de quelques légumes. En s’exposant aux vapeurs odorantes de sa création culinaire, Shitekka se retenait difficilement de saliver comme un chien enragé, tant la faim l’assaillait. Outre le plaisir de cuisiner selon ses envies, le Genin gardait à l’esprit que ce repas devait lui redonner l’énergie nécessaire à la suite de la journée.

Ce fut donc dans l’optique de se remplir la panse pour être opérationnel ensuite qu’il servit son instructeur et lui-même. Après lui avoir proposé de longues baguettes propres aux Urumis, il marqua un moment de silence, les yeux rivés sur le contenu de son bol.

« Poronnoipeyan. »
Les formalités prononcées, Shitekka put attaquer son bol. Son premier reflexe fut de saisir d’un morceau de crocodile pour en apprécier la saveur inédite. Son palais fut alors inondé de flaveurs qui lui rappelèrent son île natale, tout en le plongeant dans un monde inconnu. La viande du reptile évoquait à ses papilles l’arôme du poulet, avec un attrait plus sauvage, plus ferme. Tandis qu’il se délectait de cette agréable surprise, son regard dériva vers le visage masqué de son supérieur. Au-delà de l’envie de profiter de ce déjeuner pour découvrir ce qu’il se cachait derrière la visière mystérieuse de Saji, Shitekka s’assura que le Sabreur appréciait également le repas.

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Sam 2 Mar 2019 - 9:39
Si les effluves organiques de la bête fraîchement dépecée ont manqué de peu de le faire régurgiter, le fumet épicé de la viande cuisinée émanant du bol en bois tendu par son élève lui fait immédiatement passer le souvenir désagréable imprimé par son odorat. Par un tour de prestidigitation, un savoir-faire gastronomique impénétrable par le Nobuatsu qui n’est pas accoutumé à la cuisine en général – encore moins à la cuisine Urumi, il est impressionné par la façon dont l’aborigène est parvenu à sublimer cette viande sauvage en un rien de temps et sous ses propres yeux.

Recevant volontiers les baguettes d’une main, et le bol de l’autre, le sabreur est donc équipé pour manger. Avant de s’exécuter, emporté par son appétit, il en oublie presque de retirer son masque, du moins en relever une partie comme il a l’habitude de le faire en présence de témoins oculaires à proximité. Au top départ du Kaguya souhaitant probablement un Itadakimasu version Urumi à son nidaime senseï, ce dernier débute les hostilités en retroussant son masque à moitié, inspirant l’arôme délicieux du plat porté à ses narines.

Pinçant un des émincés de crocodile et le portant à sa bouche, il s’arrête de mâcher un instant, son palet assailli par le mélange inédit de saveurs. Verdict : Oishii ! Profitant de son plat en silence, le muet termine le reste de son bol comme un mort de faim avant de se resservir. Il revient s’asseoir près du cuistot, semble hésiter un instant avant d’adresser ses compliments au chef d’un « OK » en langage des signes.

L’estomac rassasié, le muet très intrigué par cette culture étrangère tente aussi de nourrir son esprit en demandant à l’Urumi s’il existe d’autres plats ou viandes aussi étonnants que celui qu’il vient de lui concocter. S’il n’aurait pas dit non à se remplir la panse toute la journée et discuter de la cuisine de la tribu dont est issu l’aborigène, le chuunin se résout à poser son bol de nouveau terminé en un éclair et propose au genin de reprendre l’entraînement où ils l’ont laissé. Revigoré par ce déjeuner en plein air, le sabreur se relève et époussète le bas de sa combinaison de cuir avant de s’avancer jusqu’au bord du lac.

Faisant couler le chakra jusqu’à la plante de ses pieds, il fait un premier pas à la surface de l’azur et marche jusqu’à atteindre le centre de la surface stagnante, de laquelle n’émerge nul crocodile, du moins pour l’instant. La main sur la poignée de son sabre, il est prêt à dégoupiller son arme. Des remous se dessinant autour de sa position, le dos écaillé de l’un des reptiles vient le saluer et s’approche à vive allure, avec des intentions qui ne sont sûrement pas amicales.

Bondissant de l’eau et la gueule grande ouverte, le Sabreur use de ses réflexes pour poinçonner le haut et le bas de sa mâchoire féroce, tel un bâtonnet perforant les rangées de pain d’un club sandwich. Vaincu avant-même de pouvoir refermer ses crocs sur sa proie, le prédateur relâche un grondement de douleur, le sang s’égouttant de ses dents acérées. La bête retombe lourdement sur la surface de l’eau stagnante et continue de flotter tandis que le chuunin plonge sa lame afin de la rincer.

Un signe de l’index pour demander à Shitekka de le rejoindre, Saji lui conseille également de retirer les vêtements qu’il ne souhaiterait pas tremper. Ajoutant au passage qu’il est possible que d’autres reptiles se manifestent pour tenter leur chance, mais qu’il sera là pour veiller à ce que tout se passe bien. Marcher au-dessus d’un lac truffé de crocodiles ? Une idée assez saugrenue de la part du maître des mots souhaitant mettre à l’épreuve les nerfs de son disciple, et le dissuadera sûrement d’échouer à de trop nombreuses reprises… C’est seulement une fois que le genin aura réussi à marcher jusqu’à lui, que l’étape finale de l’apprentissage pourra enfin commencer.

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Lun 11 Mar 2019 - 23:22
Le déjeuner se prolongea dans un silence digne d’une conversation entre Shitekka et son instructeur muet. Les deux hommes avaient appris à se comprendre au-delà des mots. Le Kaguya se rappelait de sa première rencontre avec le Nobuatsu, au détour d’une partie de mahjong riichi organisée par des yakuzas. À cette époque, le balafré ne maîtrisait ni la langue des signes, et encore moins l’alphabet, ce qui constituait une sévère contrainte pour le muet qui s’appuyait sur ces deux modes de communication pour outrepasser son handicap. Le temps avait passé, les sessions d’apprentissage du Kaguya auprès du Nobuatsu défilèrent au gré des jours et des semaines, permettant aux deux hommes de mieux se connaître et de se comprendre.

Cette journée en dehors de Kiri en était l’illustration parfaite : le muet et l’analphabète en repentir parvenaient à coopérer dans le cadre d’un stage d’apprentissage en pleine nature, sans compter sur l’assistance d’un interprète. La preuve de cette entente fut illustrée à nouveau par la démonstration suivante de Saji à l’attention de son élève du jour. Après un repas apprécié avec succès par l’instructeur du Kaguya, ce dernier se posta au bord du rivage avant de marcher sur l’eau. Une nouvelle fois, si ce fait était d’une banalité sans nom pour n’importe quel shinobi qui se respectait, Shitekka restait émerveillé devant pareille offense aux lois de la nature. L’homme à la combinaison aile-de-corbeau était là, debout à la surface de l’eau, défiant la gravité de tout son poids.

Comme une punition envoyée par les cieux, le lac laissa un crocodile se jeter sur Saji pour son affront envers la nature. Néanmoins, le reptile n’eut guère autant de succès que le précédent : faisant montre de ses talents d’épéiste, le muet réduisit le prédateur au silence d’un coup d’estoc finement exécuté. Impressionné par cette double performance, le chasseur n’en démordait pas pour autant. Son œillade d’ambre indiqua à son homologue à la visière qu’il accepta l’exercice qui lui était proposé, tandis qu’il s’approcha à son tour du bord du lac.

« À mon tour de défier le domaine de la Waka-ush-Kamuy, se lança-t-il pour se donner du courage. »
Derrière cet encouragement presque ironique, Shitekka se demanda si cette provocation ne risquait pas au final de lui attirer le mauvais sort, au risque d’attirer des crocodiles supplémentaires dans son sillage. Puis il décida de faire le vide dans son esprit pour éviter de perturber le flux de chakra qui allait alimenter la plante de ses pieds. Là encore, le contrôle de son énergie allait être la clé de la réussite. Grâce à son repas, le Kaguya avait pu récupérer des forces. Mieux encore, ses réflexes de l’exercice précédent étaient encore frais, lui permettant de s’échauffer plus rapidement.

Après plusieurs minutes de préparation, où le Kaguya jaugea à nouveau son chakra au bout de ses pieds, il se lança avec la même minutie que lors de son ascension sylvestre. Son pied droit effleura l’onde. Puis, appliquant une légère pression sur la surface, le Genin se prêta au jeu de l’expérimentation progressive. Un œil extérieur aurait cru voir un aborigène jauger la température de l’eau du bout du pied avant de rentrer dans le bain, mais un œil plus avisé pouvait quant à lui reconnaître un aspirant en train de s’essayer avec parcimonie à la technique de la marche sur l’eau.

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Mar 12 Mar 2019 - 23:55
Pure coïncidence, le sabreur muet aussi se remémore ses aventures passées avec son élève Shitekka, jeune homme de vingt ans, un outsider au potentiel encore caché et qui se découvre en défiant les handicaps qui se sont dressés devant lui. A commencer par son analphabétisme, et son origine tribale. Et pourtant. Son retard par rapport aux autres, son état d’esprit… Le Nobuatsu reconnaît l’ardeur de son disciple, et même s’identifie à lui.

La force de volonté palliant au talent, l’ingéniosité se substituant à la force, une qualité de discernement comme on en trouve rarement chez des genin de sa promotion. Sûrement la recevra-t-il prochainement, une drôle d’idée étant donné que l’Urumi maîtrise encore à peine ces techniques académiques requises pour tout ninja digne de ce nom.

La technique de marche sur l’eau a ceci de particulier qu’elle demande davantage de contrôle sur le flux de chakra condensé à la hauteur des pieds. Une maîtrise qui se veut donc bien plus ardue que la marche sur les arbres, puisque le fût et l’écorce sont solides et plus stables, tandis que le fil de l’eau demande de la part de l’utilisateur un dosage bien plus concentré afin de ne pas pencher au rythme d’éventuelles vagues, ondulant la surface qui peut être mouvante en fonction des circonstances. Nombreuses seront ces dernières, en situation de combat par exemple.

Aussi est-il impératif que le disciple sache manier le chakra à un point tel qu’il puisse poser son pied et se mouvoir avec légèreté, tout en gardant l’équilibre dans le cas où des ondes viendraient faire bouger l’eau stagnante. Ce n’est pas une question de poids, ou de talent d’équilibriste – comme Mysto et ses acrobaties sur ses fils, mais seulement de maîtrise de chakra.

Croisant les bras, le bretteur masqué aussi droit qu’un poteau se tient au centre du lac, manifestant une parfaite égalité d’âme. Et ce malgré son intervention musclée face à la bête reptilienne qui a eu la témérité de l’attaquer afin d’en faire son déjeuner. Noyé dans les eaux qu’il a toujours habitées, le crocodile disparaît au-delà du reflet de la surface bleu verdâtre, dans les tréfonds mystérieux du lac, logé dans cette région non éloignée des Marécages Brisés.

Pour l’instant, le calme le plus complet. Est-ce la crainte d’affronter ces prédateurs écaillés sur leur propre domaine, ou d’échouer à l’exercice et se faire dévorer par ces créatures reptiliennes – ce qui revient au même ? Un geste timide, le balafré de la pointe du pied tente pour la première fois d’adhérer à la surface aqueuse en essayant de ne pas s’y enfoncer. Une mesure de prudence qui convient tout à fait au sabreur muet, peut-être serait-il préférable de changer de lieu pour l’initier à cette technique.

Mais l’encouragement de ne pas se faire déchiqueter par les crocs des reptiles devrait suffire à favoriser l’apprentissage. Sur le qui-vive, l’homme au shôzoku de jais est prêt à intervenir en cas d’approche hostile. C’est intentionnellement qu’il se tient en évidence au-dessus des crocodiles afin de servir d’appât tandis que le genin pourra sereinement exécuter sa technique de marche sur l’eau.

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Dim 17 Mar 2019 - 16:10
Sous l’œil attentif de Saji, Shitekka put poursuivre son entrainement. En quête de la maîtrise de son chakra, l’apprenti du Nobuatsu redoubla d’efforts pour se hisser au niveau de ses confrères Genin. Après avoir grimpé aux arbres avec succès, le ninja du clan Kaguya apprenait dorénavant à se tenir à la surface de l’eau, tel un messie. La tâche n’était pas aisée. Si le balafré parvenait à se concentrer pour interagir son flux d’énergie, le mobiliser pour lui donner un écoulement particulier, un rythme spécifique, s’avérait être une toute autre affaire. Si la terre et les arbres étaient des corps solides, ancrés dans leur milieu, l’eau était insaisissable. Elle bougeait, évoluait sans cesse. Même si en apparence elle restait calme, ses flots étaient en perpétuel mouvement, imperceptible pour l’œil humain.

C’était cette dynamique invisible à laquelle le chakra de Shitekka essayait de s’adapter pour tenter de résoudre l’énigme de la marche sur l’eau. Avec sa démarche de goutteur d’eau à la piscine, le shinobi n’avait pas fière allure et pourtant. Il travaillait d’arrache-pied à la recherche de l’équilibre parfait entre sa semelle et la surface du lac. Si la crainte de se faire assaillir à tout instant par un reptile, ou une quelconque autre menace semblable avait parasité l’esprit du Kaguya, il pouvait compter dorénavant sur la présence du Sabreur. Rassuré, le Genin poursuivit ses expérimentations dans le plus grand des silences. Au loin, la brise marine portait avec elle le roulis des vagues et leur parfum salin. Dans ce cadre idéal, Shitekka put davantage se concentrer sur son chakra, et mieux le manifester à la pointe de son pied.

Les minutes défilèrent, et le shinobi progressa à son rythme. Peu à peu, le miracle prenait effet. Son pied adhérait à la surface de l’eau, comme à une paroi solide. Malgré cette réussite, le Kaguya retint son enthousiasme grandissant pour rester focaliser sur la suite. Après avoir gagné en stabilité sur le lac, le Kirijin s’essaya à mettre un second pied. Il n’y avait pas beaucoup d’eau à l’endroit où Shitekka essaya de marcher. Le succès fut donc plus mitigé lorsqu’il parvint, quelques minutes plus tard, à se tenir debout sans soucis sur le lac. Face à cette réussite, il fixa son sensei intérimaire pour qu’il témoigne à son tour de l’exécution de la technique. D’un pas chancelant, Shitekka avança en direction du Sabreur. Chaque foulée générait une infime vague dans son sillage, et pourtant ce simple mouvement constituait un véritable fardeau pour l’apprenti-ninja.

À plusieurs reprises, dans sa marche digne d’une rééducation, l’Urumi manqua de sombrer dans les eaux fangeuses de l’étang. Mais pour contrebalancer, le chasseur s’appliqua à redoubler d’efforts pour stabiliser sa consommation de chakra, mieux maîtriser son flux sous ses semelles et regagner son équilibre. Les quelques mètres qui le séparaient à présent du Sabreur furent marqués par des enfoncements puis des retours à la normal à la surface de l’eau, avant de rester stationnaire. Le Genin se tenait maintenant devant le muet, essoufflé, éreinté, mais fier d’avoir rattrapé tout son retard. S’adresser auprès de l’épéiste en signant s’avéra être une tâche beaucoup plus complexe que prévue, mais Shitekka releva le défi de s’exprimer ainsi auprès de son vis-à-vis.

J’ai-enfin-réussi-Saji-sensei.
Péniblement, mais sûrement, Shitekka se tenait debout de manière stable face à Saji. Si précédemment le Genin était plongé dans l'effort, dédiant toute sa concentration à la réalisation de cette marche sur l'eau, il réalisait dorénavant son exploit. Un sentiment étrange parcourut l'entièreté de son corps, un frisson en découvrant qu'il était capable d'accomplir des prouesses dont il pensait que seuls les grands kamuys étaient capables. Admiratif envers le Ninjutsu, il s'impatientait à présent de découvrir ce que lui réservait Saji.

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Uweinkair [PV Nobuatsu Saji]

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