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Uweinkair [PV Nobuatsu Saji]


Jeu 27 Déc 2018 - 22:58
Île principale - Mizu

Du haut de ses vingt ans, Shitekka était aujourd'hui excité comme un enfant à l'idée de partir. Cela faisait plusieurs mois qu'il avait intégré Kiri, mais jamais depuis il n'eut l'opportunité de quitter l'enceinte de la Cité des Brumes. Confiné dans cette cage invisible, le Kaguya souffrait chaque jour de ce manque de liberté. Il ne pouvait plus vagabonder dans les forêts, chasser à sa faim. Mais par chance, l'intervention d'un certain Nobuatsu Saji permit au balafré d'alléger ses peines. De par leur relation de professeur à élève en matière d'écriture, les deux hommes s'étaient rapprochés, si bien que Saji eut vent des capacités de son élève.

En sa qualité de Chûnin, il proposa alors au Kaguya de l'aider à s'entrainer sur la sensorialité, un domaine qu'il maitrisait étant lui-même doué de cette capacité recherchée parmi les shinobis. Depuis son arrivée à Kiri, Shitekka stagnait dans son contrôle de ce don qui autrefois sommeillait et coexistait en même temps en lui. Sa mère lui ayant confié l'utilité d'un tel don, il s'enquerra donc de demander conseil auprès du Sabreur muet qui accepta alors de le former. Mieux qu'un apprentissage, ce fut un stage sur le terrain que proposa le Nobuatsu à son camarade de riichi. Le bâtard Kaguya ne put qu'accepter la perspective de s'échapper provisoirement de Kirigakure no satô.

Après arrangements et quelques préparations, il fut convenu que les deux hommes devaient se rejoindre à l'entrée sud-ouest de la ville. Ce poste de frontière donnait vers des marécages et des marais salants dominant l'océan. Un endroit reculé, idéal pour s'exercer à l'abri des regards indiscrets. Pour l'occasion, l'Urumi avait préparé ses affaires en conséquence. Lors des discussions avec Saji, il avait mis un point d'honneur à jouer le rôle de cuisiner de l'expédition, aussi bien pour argumenter en faveur d'une expédition à l'extérieur qu'en gage de remerciement pour la décision de son second sensei.

Ce fut ainsi que Kaguya Shitekka attendit son instructeur à proximité des grandes portes de la sortie sud-ouest, tout son attirail de survie sur le dos. En cette journée de printemps, le temps semblait clément pour les deux Kirijins. La brume s'était dissipée en début de matinée, alors que l'aurore chassait les derniers écrans de brouillard de ses flèches d'or. Patientant contre sur un banc, le Genin bouillonnait à l'idée de partir. Ses jambes s'apprêtaient à le faire bondir tout droit vers la sortie pour s'évader de Kiri en toute légalité, avec l'arrivée imminente de Saji comme signal de départ.


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Ven 28 Déc 2018 - 19:23
Malgré l’accumulation des responsabilités, le chuunin sans visage faisait de son mieux pour se rendre disponible auprès du village. Un devoir qu’il doit non seulement auprès de ceux qui ont accepté d'accueillir un étranger – cachant son visage qui plus est, mais aussi auprès des genins qui sont de plus en plus nombreux, et toujours plus prometteurs. Un enthousiasme général qui ne peut faire que du bien pour Kiri tant les enjeux d’aujourd’hui sont important, un contexte politique et de tension avec les autres villages qui n’est plus utile de mentionner davantage.

Que l’on soit chuunin ou genin, chacun apporte sa pierre à l’édifice. D’une façon ou d’une autre. En participant aux missions qui détermination de la construction de l’Académie, ou en se rendant à l’extérieur pour faire face à la menace des prisonniers de Wasure no Kuni. Il ne faut cependant pas négliger l’importance de former les grands shinobis de demain. Parmi ceux-ci, Saji a notamment identifié un descendant de la tribu Urumi, un certain Shitekka.

Même si leur première rencontre s’était achevée sur une note alcoolisée, donnant lieu à une scène des plus hilarantes, le muet et le balafré ont continué de se voir lors de séances régulières afin d’initier l’analphabète à l’art de l’écriture. L’un travaillant sa résistance à la douleur, l’autre sa lecture et son écriture, ils ont réussi grâce ou malgré les épreuves à se rapprocher, tissant alors une relation de mentor-disciple avec une pointe d’amitié.

Saji était très intrigué à la fois par la culture et l’histoire de l’aborigène. Sa culture étrangère à la civilisation telle qu’on la connaît, des coutumes animistes et un sens de la communauté encore plus fort, et surtout, un lien très fort avec la nature qui leur a permis de s’en faire maîtres. Son histoire, celle d’un fils à la recherche d’un remède pour sa mère a beaucoup joué sur la sympathie du sabreur muet, lequel ne peut que saluer la sincérité et la conscience morale du jeune homme.

Pour toutes ses raisons, il a proposé à l’Urumi de le rejoindre dans un voyage en plein air, dans lequel ils vont traverser un paysage de marécage et de marais salants. Le chuunin n’est équipé que du juste nécessaire dans un sac en tissu, contenant des objets qui serviront plus tard pour l’entraînement, ainsi que son fidèle katana. Une gourde d’eau et quelques aliments secs en cas de faim.

Une fois arrivé devant Shitekka assis sur son banc et trépignant d’impatience à l’idée de sortir du village et se rapprocher de la nature, Saji le salue de la main et fait quelques signes avant de partir.


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Dim 30 Déc 2018 - 14:38
Alors que le Kaguya patientait difficilement l'arrivée imminente du Sabreur, ce dernier fit finalement son apparition. Toujours vêtu de son sempiternel shôzoku de jais, le Nobuatsu semblait en grande forme et vint saluer de quelques signes son collègue de Riichi. En prenant le risque de partir seuls explorer l'île principale de Mizu, c'était également pour Shitekka et Saji l'occasion de travailler leur communication sans pouvoir se reposer sur une quelconque aide. Les deux hommes avaient fait leur rencontre dans un contexte assez particulier, ne nécessitant dans un premier temps pas de réel besoin de parler. Puis lorsque l'un révéla sa condition de muet et l'autre d'analphabète, le besoin de se comprendre se manifesta soudainement. Pour palier à leurs différences, les deux hommes avaient appris à se connaître: Saji enseigna l'art de l'écriture à Shitekka, qui lui-même s'initia au langage des signes.

Cette journée serait donc l'occasion idéale de parfaire leurs acquis, tout en étendant leurs horizons. Face à cette perspective, le Genin se leva, ayant grande hâte de travailler aux côtés de l'escrimeur silencieux, et acquiesça à ses mots de quelques signes. Les deux hommes se mirent alors en route. Sans aucune once de nostalgie, alors qu'ils étaient à présent en dehors des enceintes de la ville, Shitekka tourna la tête vers les barrières de Kiri. Ça y est, il était enfin dehors, après plusieurs mois en captivité à tenter de rassembler des sommes inconcevables pour sa mère. Il esquissa un sourire en sentant la liberté s'emparer de lui.

Peu à peu, le tandem de Kirijins s'éloigna de Kiri, qui disparut progressivement dans de vastes écharpes de brume. Autour d'eux la civilisation s'effaça à son tour, laissant place à une flore envahissante et une humidité croissante. On pouvait entendre au loin le ressac porté par les vents marins. Cette brise apaisa l'Urumi qui apprécia le calme des lieux, absent de l'agitation des ruelles du port. Néanmoins, malgré ce sentiment de légèreté propre à cette balade en nature, Shitekka resta conscient des raisons de cette sortie exceptionnelle. Il était là pour apprendre et s'entrainer et non flâner. Afin de faire montre de cet engagement, il se tourna vers son homologue Kirijin et l'interpella.

— Saji, vous pouvez me rappeler où est-ce qu'on va exactement ? Vous m'avez parlé de marais salant, mais ça sera la première fois que j'en vois. C'est comment ?
Malgré leurs préparations, Shitekka tenait à s'informer de ce qui allait l'attendre. Il connaissait vaguement le thème de l'exercice qui l'attendait, mais comme il l'annonça, il n'avait jamais eu l'occasion auparavant de voir de ses propres yeux des marais salants. Chez les Urumi, la culture du sel existait ici, et rendait cette matière aussi précieuse qu'un médicament. Pour autant, les siens n'avaient jamais soumis la nature pour qu'elle produise le précieux or d'albe sous l'action des rayons du soleil.

Après avoir passé un pont, ils poursuivirent une heure durant leur chemin avant d'arriver vers un paysage inédit. La brume s'était dissipée, et le soleil reprenait ses droits sur la voûte céleste. Le chemin offrait deux environnements distincts. Côté océan, de larges étendues opalescentes, tantôt immergées, se dessinaient à perte de vue le long de la mer. Les marais n'avaient de marais que le nom, tant l'organisation géométrique rappelait la domination anthropique sur les éléments naturels. Shitekka distinguait des parcelles rectangulaires bien alignées. L'autre côté était plus sauvage et des étangs disposés aléatoirement faisaient place aux marais salants. Quelque chose de plus familier, songea le Kaguya.

Ils marchèrent encore quelques minutes, avant d'arriver à une petite cabane qui faisait office de halte pour les voyageurs. La route se divisait en quatre à cet endroit: en plus des deux voies proposés par le chemin de base, un chemin linéaire coupait à travers les marais salants, tandis qu'un sentier sinueux serpentait péniblement vers les marécages. Ce fut à cet endroit que les deux hommes posèrent leurs affaires pour la journée. L'endroit était abrité du vent, et le soleil offrait une chaleur incomparable au froid humide de Kirigakure no satô. Si tôt installé, Shitekka se tourna une nouvelle fois vers Saji pour s'informer sur le programme de la journée.

— Alors, que faisons-nous maintenant ?

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Lun 31 Déc 2018 - 11:43
Direction les marais salants. Réputés pour être difficilement praticables à moins de bien connaître le chemin. Heureusement pour le chuunin masqué, il commence à connaître les environs, à la différence du genin qu’il a accepté de prendre avec lui. Saji a beau être de nationalité kaminarijine, il s’est familiarisé avec cet environnement brumeux et marécageux à force de le côtoyer, notamment grâce à ses missions qui lui ont donné l’occasion d’explorer les alentours, ou bien son année à sillonner l’île l’année dernière pour sa quête personnelle liée à son frère.

Au milieu de leur marche, et après avoir traversé les Marécages Brisés, lesquels constituent une barrière naturelle contre l’envahisseur, le Kaguya se tourne vers son tuteur en l’interrogeant sur leur destination. Le professeur muet effectue alors quelques signes à l’adresse du genin en ne l’informant pas encore du lieu d’entraînement, préférant lui faire une présentation du paysage qu’ils sont sur le point de traverser. Il utilise alors des mots simples pour ne pas le perdre.




Ils passent devant les marais salants

Plus tard, les y voilà justement. De son doigt, le muet indique les monticules de sel qui défilent alors qu’ils passent devant les marais salants découpés dans des formes géométriques afin de mieux organiser l’extraction du sel. L’aborigène n’étant probablement guère familier avec ce système de culture de cette île, étant donné qu’il repose sur les avantages naturels qui lui sont propres et que la tribu Urumi est installée, à la connaissance de Saji, sur des paysages de forêts de montagnes, plutôt que de marécage. Après le point culture, quelques mots pour enrichir le vocabulaire de son protégé.

Saji a écrit:
« Les sauniers sont les cultivateurs du sel. Les champs d’eau sont des carreaux. La culture du sel s’appelle la saliculture. »

Laissant le bout de papier dans les mains de son élève d’écriture en guise d’aide-mémoire, il reprend le chemin. Ils arrivent au croisement et à la cabane servant de point de repère pour le chuunin puisque c’est à cet endroit-même qu’a lieu le croisement vers les marais salants, et l’autre vers un paysage plus sauvage dominé par des marécages.

Les deux Kirijins profitent de cette étape pour se reposer et faire le point sur le programme de la journée qui s’annonce très productive pour l’Urumi. Ce dernier devant à la fois cuisiner pour son professeur mais aussi apprendre une technique requérant un certain niveau de maîtrise dans le domaine de la sensorialité et qui constitue la base élémentaire de tout Kanchi Taipu (感知タイプ)



Des questions qui paraissent évidentes mais qui valent la peine, afin de se replonger dans les concepts fondamentaux et développer son savoir. Car l’apprentissage passe tant par la théorie que par la pratique, Saji entame son enseignement en faisant réfléchir son élève sur l’importance de la détection, les problématiques auxquelles pourrait être confronté un ninja sensoriel tel que lui. Certainement, Shitekka rencontrera des obstacles, des entraves à sa détection une fois sur le terrain. Il peut néanmoins être préparé à y faire face en se posant les bonnes questions au préalable.

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Jeu 10 Jan 2019 - 19:22
Le dépaysement était total pour Shitekka. Il espérait retrouver la nature qu'il avait connue sur son île natale, et le voilà en terra incognita. Perdu entre marécages et marais salants, dont la nature avait été précédemment expliquée par son instructeur, il découvrait un monde nouveau. Un calme apaisant planait autour de la petite cabane qui faisait office de point de halte pour les deux Kirijins. Ils s'y étaient installés, déballant leurs affaires à l'intérieur à l'entrée, se préparant à passer une grande journée en dehors de Kiri. Curieusement, l'Urumi qu'était Shitekka appréciait ce spectacle particulier. Il se reposait contre l'un des murs de la cabane, observant le chemin séparant deux mondes distincts en apparence mais pourtant liés. A sa gauche, les monts opalescents salins qui se dressaient sous l'action de l'homme, du vent et du soleil. A sa droite, des étangs entourés d'une verdure sauvage encore indomptée par la main de l'homme. Bien que préférant d'ordinaire le second panorama, l'équilibre presque artistique des deux paysages convenait plus que de raison au Kaguya.

Sous ce cadre à priori idéal pour s'entrainer aux côtés du Sabreur muet, Shitekka fut alors rapidement interrogé par ce dernier. Une première approche pour que les deux shinobis puissent avoir une vision commune sur laquelle s'entendre au cours de la journée. Il était ici question de sensorialité. Un sujet que Shitekka avait apprivoisé de manière assez légère. Ce n'était qu'en quittant Saroruncasi qu'il avait vraiment réalisé ses dons de détection de chakra. Auparavant, il utilisait inconsciemment cette capacité, au même titre que ses autres sens. Il ne connaissait pas l'étendue, ni la fréquence avec laquelle ce sens se manifestait. Ce ne fut seulement que lorsqu'il quitta les siens et rejoignit le village ninja qu'il put réaliser qu'il ressentait l'énergie de personnes, et plus particulièrement des autres shinobis.

À cet égard, le Kaguya avait malgré tout tenté quelques recherches, mais il fallait bien avouer que ses préconceptions sur le chakra différait quelque peu de sa représentation dans le monde shinobi. C'est en tout cas ce qu'il s'efforça de justifier auprès de son sensei d'écriture.

— J'avoue que je maîtrise mal le concept de chakra… chez les Urumi, on a une notion similaire, le ramut. C'est l'énergie vitale qui habite toute chose: homme, animal, arbre, environnement. Et même après la mort, elle continue de subsister.
Il se décrocha du mur contre lequel il s'était installé, tout en restant les bras croisés. Son regard essayait difficilement de chercher celui de Saji, alors dissimulé par son imposant masque à la visière de métal.
— J'ai toujours vécu baigné dans le ramat, sur Saroruncasi. Mais maintenant, je ne ressens plus vraiment ça… Je dois me concentrer davantage pour ressentir l'énergie, et lorsque je détecte quelque chose, c'est plus faible. Je ressens même mon chakra qui s'épuise en me concentrant. J'imagine que c'est là la réponse que tu attendais, plus ou moins.
Saji espérait certainement une réponse plus scolaire, structuré comme une récitation d'un cours ou du chapitre d'un livre portant sur le sujet qu'il espérait. Shitekka ne faisait qu'utiliser ses propres mots, ses expériences sensorielles, pour décrire la sensorialité. Car c'était toujours ainsi qu'il avait vécu: loin des écrits, en pleine communion avec la nature.
— J'ai en tout cas pu apprendre à exploiter ce don qu'est la sensorialité en mission. Lorsque les autres sens font défaut, elle reste un bon allié pour débusquer des cibles, ou les suivre. Mais là où la vue s'étend aussi loin qu'elle le permet, que l'oreille perçoit les sons qui viennent à elle, la sensorialité est limitée à une certaine distance, et au chakra qui est investi pour le perçevoir
A la suite de quoi, il lâcha un bref sourire, et se tut, préférant prendre la suite en signant sommairement.
« Mais j'imagine qu'on est là pour repousser le plus loin possible cette limite ? »
Honorant le handicap de son instructeur, Shitekka en avait également profité pour exhiber ses progrès. Les leçons d'écriture avec Saji s'étaient enchainées depuis plusieurs semaines, et maintenant des mois. Pour palier au silence imposé des bibliothèques, faciliter les échanges, et comprendre mieux son second sensei, il avait assimilé sa langue, tout comme qu'il avait depuis sa tendre enfance été immergé à la lingua franca qui s'était imposée dans tout le Yuukan. Aujourd'hui, au milieu des marais, il était disposé à approfondir une autre langue: celle du chakra.

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Sam 12 Jan 2019 - 0:41
Dans le confort rafraîchissant des marais salants, l’élève et son maître ont entrepris de s’arrêter un instant afin prendre du repos avant de débuter l’entraînement physique. Car une étape préliminaire de l’apprentissage d’un Kanchi Taipu consiste en premier lieu à être conscient des limites de la pratique sensorielle, un art à part entière qui exige une certaine rigueur afin qu’elle soit maniée de la façon la plus efficiente possible. Contrôle du chakra, acuité des sens, réflexion intelligente, connaissance du terrain. Une combinaison de facteurs qui font du ninja sensoriel un élément indispensable de toute équipe d’élite.

Le jeune Kaguya souhaite en apprendre plus sur l’art académique de la sensorialité, ayant lui-même une maîtrise primitive de celle-ci grâce à son affiliation à la tribu Urumi. Une communauté tribale ancrée dans la nature et l’apprivoisement de la faune et de la flore, pour chasser et survivre dans des conditions difficiles, au milieu d’un milieu hostile peuplé de créatures sauvages et d’aléas naturels potentiellement dangereux pour la santé.

S’agit-il d’une des raisons pour lesquelles la mère du balafré est en état de convalescence, une infection rare en l’absence de médecine avancée ? Le sabreur masqué n’a pas osé lui demander, ne veut pas que son disciple se sente obligé de se confier à lui et préfère ne pas faire en faire mention, de peur de troubler son intimité.

Après tout, le sujet d’aujourd’hui n’est pas de bavarder autour d’un verre d’alcool ou bien de lui prodiguer des cours d’écriture comme il le fait régulièrement. Le thème de la journée est bien plus difficile et bien plus conséquent, plus que tout ce qu’il ait pu lui enseigner jusqu’ici. Une première question en guise d’entrée en matière, afin de cerner la connaissance actuelle de Shitekka sur la détection du chakra.

Sans surprise, lui et sa tribu donnent un autre nom à cette énergie naturelle, et l’appellent ramut, plutôt que chakra. Les mots employés par l’aborigène sont inspirés de sa propre expérience et des concepts de sa culture, il est donc logique qu’il ne s’exprime pas exactement dans le langage académique, forme sous laquelle on l’enseigne dans les écoles shinobi. Il faut donc revenir aux fondements des théories canoniques pour que son élève comprenne mieux ce qu’il « ressent » quand il « se concentre »

Saji a écrit:
Le chakra (チャクラ chakura) est l’essence qui nous permet de produire les techniques ninjas, elle se compose à la fois d’énergie physique, via ton travail du corps, et d’énergie spirituelle, via ton activité intellectuelle. Si tu travailles ces deux composantes, tu te garantis d’augmenter ton niveau de chakra. Tout est question d’équilibre.

Après que Shitekka ait fini de lire la première fiche, Saji lui en passe une deuxième qu'il avait préparé à l'avance.

Saji a écrit:
Le contrôle du chakra (チャクラコントロール Chakura kontorôru) est davantage une question de dosage et de concentration. Un ninja disposant d’une réserve importante de chakra n’est pas assuré de la maîtriser, il est même probable qu’il en soit moins capable. Il existe des exercices spécifiques pour que tu apprennes à manier ton énergie, ce qui te permettra plus tard de lancer des jutsus de plus haut niveau.


Etant donné la prédisposition de l’Urumi à la sensorialité, Saji n’a pas vraiment d’inquiétude quant à sa capacité à ressentir les sources de chakra. Mais pour atteindre un stade supérieur de la technique, il lui faudra une connaissance plus pointue, et un dosage plus intelligent de son chakra. C’est ici que les choses se compliquent. L’avant-propos étant terminé, il se lève, sort de la cabane, et pointe un groupe d’arbres au loin vers lequel ils commencent à marcher. Il est temps pour le genin d’explorer les fondements de la maîtrise du chakra.


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