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[Mission libre B] LA SÉCURITÉ DANS LES PETITS VILLAGES (feat Shitekka)

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Dim 21 Avr 2019 - 16:55
Profitant paradoxalement de l’attente pénible imposée par la visite médicale de Shitekka, les deux Kaguya purent récolter des informations sur des attaques récurrentes de pirates dans la région. Si Shitekka initia la conversation, ce fut Wutu-Fuku qui assura aux marins venus panser leurs blessures que ce calvaire prendrait bientôt fin. Preuve de cette confiance en ses capacités, le marginal du clan aux os de guerre récupéra les coordonnées d’un quai où il pourrait partir à la chasse aux flibustiers. Laissant seul par là même son acolyte. Le balafré à l’attelle en question patienta une bonne heure avant d’accéder à la salle de soins en présence du docteur Myōji.

Au cours de cette heure d’attente, le Genin se força à interagir avec les habitants de Tsugaru. À défaut d’être sur le terrain aux côtés de son supérieur, Shitekka se résigna à être un homme d’action pour en apprendre davantage sur la ville. Il apprit ainsi que l’activité de la ville était sujet à de nombreux troubles. La désertification médicale en était l’exemple le plus concret. La faute, selon plusieurs sources, revenait au besoin croissant en médecins dans la ville de Kiri. Les batailles faisaient leur office, et la mobilisation ne cessait de croître. Appauvrissant dès lors les cités civiles de leur corps médical.

À défaut d’être en mesure d’apporter de l’aide à un problème dont la cause était issue de son propre village, Shitekka continua d’enquêter. Conscient du besoin de main d’œuvre pour la construction de la caserne, il interrogea tout naturellement par la suite l’assemblée de blessés et de malades sur la présence de personnes mobilisables. Une fois encore, le Kaguya se heurta à un hic : la recrudescence des attaques de pirates sur les côtes de la ville impactait également la main d’œuvre. Les chantiers navals étaient débordés, que ce soit pour les réparations, ou dans le pire des cas, la construction de nouveaux navires. Il fallait ajouter à ça le recrutement prématuré de quelques ouvriers de la ville pour le compte de Kiri, et Tsugaru se trouvait une nouvelle fois surchargé de travail. La dite cité ne constituait en aucun cas un vivier exploitable de ressources pour les intérêts de la Brume.

Devant ce cuisant échec, le Genin fut tiré de ses pensées par la généraliste, la doctoresse Myōji. Son tour arrivait enfin. Sans plus tarder, le chasseur suivit la dame, une quarantenaire qui tirait davantage vers la cinquantaine, et dont les mèches de cendre retombant sur son front s’accentuaient avec la blancheur de sa blouse. Là, Shitekka put recevoir des premiers soins : ses blessures furent désinfectées, pansées là où elles pouvaient l’être. Si les contusions et plaies au bras ne furent pas sérieuses, la doctoresse inspecta avec une plus grande attention le torse du Kaguya, oscillant alors entre le rouge et le cyanosé. Elle prit grand soin d’ausculter la présence d’épanchements, de décollement de la plèvre ou autres signes difficiles à traiter de l’extérieur. Par chance, l’impact avec le reptile de glace fut sans impact interne sur l’organisme de Shitekka. Ce dernier reçut tout de même un traitement pour alléger ses douleurs et limiter tout risque d’infection. Et surtout, un mot d’ordre : du repos. Une directive qui n’était pas vraiment du goût du Kirijin, qui quitta la salle de soins sur ces mots :

« Si vous croyez que je vais m’amuser à me tourner les pouces, en pleine mission, vous vous trompez. »
Ce fut donc orné d’une attelle et de bandages au bras, ainsi que de pansement sur le torse que Shitekka quitta le cabinet médical de Myōji. À défaut de savoir si Wutu-Fuku était déjà en route à la chasse aux pirates, le Kaguya décida de le rejoindre malgré tout à l’adresse indiqué par le marin précédemment. S’il ne tombait pas sur son acolyte apparenté, il pourrait malgré tout investiguer sur les chantiers navals afin de trouver un moyen de les alléger de leur imposante charge de travail.

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Ven 3 Mai 2019 - 22:38
L’arrivée du Kaguya au port ne passe pas inaperçu. Les marins qui y travaillent quotidiennement son attentif aux nouvelles têtes dans une situation de ce genre. Heureusement, Wutu-Fuku désamorce rapidement toute potentielle tension en se présentant comme un ninja de Kiri. Une surprise pour les habitants de Tsugaru, qui n’aperçoivent que rarement des représentants shinobis de la brume. Quelques commerçants et autres fonctionnaires pour les transactions, tout au plus. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur ces fameux pirates. Ce ne sont pas des bandits de pacotille : ils disposent de plusieurs navires et tout laisse à penser qu’ils ont une base dans les environs. Une flotte alimentée par les navires qu’ils arrivent à subtiliser parfois.

Détruire les quelques bateaux croisés par hasard sur les mers ne résoudra rien : ils pourront en dérober de nouveaux. Il faut donc frapper à la source. Une ébauche de plan commence à se dessiner dans l’esprit du chûnin. Il va devoir obtenir d’une manière où d’une autre la localisation du camp de base ennemi. Se faire capturer est une option, mais visiblement les pirates ne font pas dans la prise d’otage. Ils ne s’intéressent qu’aux ressources matérielles. Aucun marin n’accepte d’ailleurs d’emmener le Kaguya au large : bien trop risqué. Obtenir cette information par la force ? Peut-on vraiment faire confiance à un pirate…

Finalement, Wutu-Fuku a une nouvelle idée. Se cacher dans un tonneau sur un radeau plein de vivres, puis se laisser transporter jusqu’au camp de base des bandits. Une fois sur place, il pourra agir. Les marins acceptent d’aider le Kirijin dans sa démarche. Ils retrouvent doucement l’espoir d’être débarrassé de ces voleurs. Plusieurs hommes s’affairent autour d’une barque tandis que le chûnin rentre dans un tonneau tandis qu’on remplit le reste de l’espace avec des pommes. C’est à ce moment que Shitekka arrive, avec une attelle au bras. L’Urumi peut voir son supérieur dans une situation plutôt insolite : roulé en boule dans un tonneau tandis qu’on lui déverse des pommes dessus.

-Ah, Shitekka, tout va bien ?

Dit-il, avec un flegme qui ne prend pas en compte la situation.

-Je vais essayer d’infiltrer la base de ces pirates. En raison de tes blessures, tu comprendras que je préfère y aller seul…

Et puis, ils auront du mal à cacher deux hommes adultes dans ce que peut contenir une barque. Shitekka est un jeune homme astucieux, il trouvera un moyen de mettre à profit le temps qu’il a à sa disposition à Tsugaru.

L’un des marins retire les nœuds qui attachent la barque au ponton et lui donne un coup de pied. L’embarcation commence donc à dériver, tandis que Wutu-Fuku attrape le couvercle du tonneau pour s’enfermer dedans. Commence donc une longue attente pour le chûnin, qui se maudit de ne pas posséder une technique de camouflage visuel, ce qui lui aurait évité de se retrouver dans une situation aussi peu glorieuse. Le bruit des vagues et l’ondulation de l’océan poussent peu à peu le Kaguya dans le sommeil, malgré l’inconfort supposé de sa situation…
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Jeu 9 Mai 2019 - 22:22
Qu’il était ironique de voir un Kaguya en attèle, songeait Shitekka. Lui qui avait subi les foudres d’un prisonnier pervers en fuite, se voyait à présent mis sur le banc de touche en pleine mission. Par son manque d’attention et d’expérience sur le terrain, il se retrouvait comme puni, incapable d’assister Wutu-Fuku dans sa chasse aux pirates. Si sa charpente pouvait se ressouder d’elle-même, au gré de sa volonté, son enveloppe charnelle, cependant, ne bénéficiait pas des bienfaits du Shikotsumyaku.

En payant le prix de sa blessure, Shitekka fut forcé de laisser son supérieure prendre le large, seul. Une étrange scène se tenait d’ailleurs sous ses yeux las de son incapacité. Si jusqu’à présent, le Genin avait une haute estime de son cousin Wutu-Fuku, tout changea lorsqu’il vint surprendre ce dernier se crapahuter dans un baril pour se cacher sous un tas de pommes. Il lui était difficile de conserver tout le sérieux et le calme qui caractérisaient son supérieur, quand ce dernier recourait à une ruse assez particulière pour se dissimuler en voulant rejoindre le repaire des bandits.

« C’est… un camouflage original, que voilà. »
Ce fut son premier commentaire, devant ce spectacle peu anodin. Wutu-Fuku l’interrogea ensuite, et Shitekka répondit aussitôt.
« J’ai connu mieux. Mais bon, c’est rien de grave. »
La morosité sous-jacente à ses propos, et qui s’accentuait dans son intonation, ne faisaient que souligner sa hantise de paraître inutile à ce stade de la mission. Cette peine s’illustrait parfaitement, alors que le duo se séparait pour le bien de la mission : l’un quittait le port pour affronter la menace qui pesait sur Tsugaru, alors que l’autre était forcé de rester à quai et de s’occuper comme il pouvait.
« Si j’ai pas le choix… tant pis. J’éviterai d’être un boulet pour pas que l’infiltration foire. Bon courage. »
Le balafré assista, impuissant, au départ de son supérieur, dissimulé dans une barque à destination de l’île au trésor. Il s’était retenu jusqu’à présent, mais Shitekka poussa un long soupir une fois seul. Il détestait sa propre faiblesse. La même qui, avant son arrivée à Kiri, faisait de lui un pécore, un Kaguya sans Ninjutsu. Il avait un but à remplir, en tant que soldat de la Brume. Et son incompétence l’en empêchait pour l’heure.

Sur les quais, Shitekka décida donc d’investir son temps libre pour servir la cause de sa mission. Lors de son attente dans le cabinet médical du docteur Myōji, il avait compris que Tsugaru souffrait de son absence d’effectif dans le chantier naval. Sa proximité avec le dit lieu l’incita dès lors à s’y rendre pour apporter son soutien. Au bout de plusieurs minutes de marche, Shitekka rejoignit donc un des entrepôts où plusieurs ouvriers travaillaient à la construction d’un squelette de bois pour un navire. Il ne fallait pas longtemps à l’écorché pour comprendre la pénurie qui frappait Tsugaru.

Les hommes se tuaient à la tâche. Le sous-effectif se faisait ressentir, tant les efforts excessifs forçaient à l’épuisement quiconque s’investissaient de la mission de travailler dans cet endroit. Mais ce qui marquait le plus ce sanctuaire de l’acharnement, c’était la ressource employée pour bâtir le navire : des épaves, en partie, d’autres bateaux. Ces mêmes navires, à défaut de pouvoir être réparé, étaient démantelés pour servir de matière première à de nouveaux. La pénurie était donc double : en hommes, mais aussi en bois. Un matériau, qui, au vu des paysages marécageux bordant la cité portuaire, n’abondait ni en quantité ni en qualité dans les alentours. La tâche semblait donc ardue pour le Kaguya, qui avait tout aussi bien à faire à Tsugaru que son homologue sur les mers.

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Jeu 30 Mai 2019 - 15:07
La petite embarcation dérive durant de longues minutes sur les eaux cotières de Mizu. Balloté par les flots et poussé dans un sommeil profond, le Kaguya n’entend ni sa barque être accostée, ni l’individu portant le tonneau dans lequel il est dissimulé, qui se retrouve à se plaindre du poids de la marcandise, peinant à la soulever.

-Bordel, qu’il est lourd ce tonneau !

Un rire gras se fait entendre derrière lui.

-Bwahaha ! Alors, tu faiblis ? C’est que des pommes pourtant, j’ai regardé !

Le premier homme gromelle dans sa barbe tandis qu’il transporte tant bien que mal le tonneau sur sa propre embarcation. Les deux hommes attachent également la barque à leur propre navire, plus grand.

-Pourquoi tu te fais chier à récupérer ce vieux raffiot ?

-T’as bien entendu le chef non ? On ramène chaque embarcation qu’on trouve.

Tandis que la discussion sur l’utilité d’une telle barque se poursuit, les deux hommes se remettent en route, sans se douter du chargement spécial qu’ils transportent.

***

-Mais bordel c’est qui ce gus ?

Wutu-Fuku entrouve les yeux alors qu’il vient d’heurter le sol, jetté à terre sans ménagement en même temps que les pommes qui l’entouraient jusqu’à il y a quelques instants. Son regard se perd sur les environs. Il est dans une crique, certainement sur une des nombreuses petites îles de l’archipel de Mizu no Kuni. Des îles trop petites et nombreuses pour être répertoriées sur toutes les cartes. L’endroit idéal pour se cacher. La crique est aménagée en une sorte de petit port dans lequel mouillent des navires de différentes tailles. Mais plus que par le paysage naturel très harmonieux, c’est les hommes en armes qui l’encerclent qui attirent l’attention du chûnin. Certains, qui portent un sabre à la ceinture, ont la main sur la garde, prêts à dégainer au moindre geste suspect. Un grand type barbu s’approche et brise le cercle.

-Qu’est-ce que tu pouvais bien foutre dans un tonneau, toi ? Si ton histoire me fait assez rire, peut-être que j’éviterais de t’égorger. On a bien besoin de larbins ici pour faire les repas et vider les pots de chambr…

L’homme ne finit pas sa phrase. Il regarde aux pieds de Wutu-Fuku et ouvre grand les yeux. Le Kaguya regarde à son tour. Son bandeau frontal est tombé de l’intérieur de son kimono. C’est donc pour cela que personne n’a encore attaqué… les pauvres, ils ne s’attendaient pas à tomber sur un shinobi de Kiri. Mais c’est bien là l’intérêt de cette mission : rappeler à qui il le faut l’existence de Kiri et son devoir envers la population de Mizu no Kuni.

-Les potes de chambres, hein ?

Dit Wutu-Fuku en se frottant les yeux, encore un peu fatigué. Ils les relèvent ensuite et pose son regard dans celui de l’homme barbu, qui semble être le chef, ici.

-Bon, on fait comment ? Vous vous rendez où je dois m’y mettre ?

L’assurance que le Kaguya provoque l’abandon de plusieurs individus, qui retirent la main de leurs armes et détachent le fourreau pour le jetter au sol. L’homme barbu se retourne pour hurler, une veine palpitant sur son front.

-Bande de lâches ! Il est seul, on peut bien se le faire, même si c’est un shinobi !

Dit-il en dégainant son épée, un large sabre incurvé.

***

Le lendemain matin, un navire arrive au port de Tsugaru. Quelques marins pourront reconnaître l’un des navires qui avaient été dérobés par les pirates. Pirates qui sont à bord, d’ailleurs, ficelés comme des cadeaux d’anniversaires. Wutu-Fuku, lui, est à la barre, un gus ligoté à côté de lui afin de lui indiquer le chemin.
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Sam 8 Juin 2019 - 20:54
Malgré la bonne volonté de Shitekka, il était difficile pour lui de ne pas admettre que la tournure que prenait cette mission le lassait. Il avait su jusqu’à présent mettre de côté sa joie de quitter le carcan que représentait l’enceinte de Kiri. Il se retrouvait maintenant à devoir jouer les négociants pour relancer une économie locale, régler le problème du désert médical, de l’insécurité… bref, tout un programme digne d’une campagne électorale riche en promesses. Pour autant, quand l’Urumi avait exprimé son souhait de s’engager auprès de la Brume, ce n’était pas de la sorte qu’il envisageait de vivre en tant que ninja.

Sa frustration fut d’autant plus que grande que son atèle limitait encore plus sa liberté d’action. Il aurait pu assister Wutu-Fuku et mettre en déroute le réseau de piraterie à ses côtés. Mais son inexpérience au combat lui couta l’usage temporaire de son bras, support de plusieurs de ses jutsus.

Dans un énième soupir qui aurait poussé n’importe qui à implorer Shitekka d’arrêter de se plaindre même en silence, l’aborigène se décida finalement à passer à l’action. Après de longues heures passées à observer le fonctionnement du chantier naval, et à discuter avec ses différents acteurs, il devait agir à son tour. Divers problèmes assaillaient l’endroit. Pour le Genin, il était clair qu’il ne pouvait pas couvrir tous les fronts, tant par manque de moyens que de temps. Il fallait donc cibler l’essentiel, et se soustraire du superflu. Un manque de personnel ? La ville manquait aussi de médecins. Et les besoins urgents de Kiri dans l’optique de parachever la construction du complexe militaire n’aideraient en rien. Les réparations incessantes ? Pour ça, Wutu-Fuku était sur le coup. En détruisant le réseau de piraterie, les bateaux de Tsugaru pourraient mouiller en paix.

Il restait donc le problème de la pénurie en bois, précieux matériau de construction. Un problème embêtant, sur lequel s’attarda le Genin. Pour se faire, il s’adressa au contremaître, profitant d’un rare moment de pause pour le déranger. Les deux hommes avaient déjà discuté précédemment. Le Kaguya ne s’attarda donc pas sur les banalités pour se présenter en tant que shinobi de Kiri, et préféra aller à l’essentiel.
« Excusez-moi, d’habitude, vous vous le procurez où le bois ?
Not’ bois vient de l’île de Kaiba, mon gars. Enfin, ça c’était avant que ces foutus pirates viennent squatter les voies commerciales… maintenant on se contente de miettes. Tu parles d’un comble, nos fournisseurs ont grandi avec des pirates jusqu’à la Grande Purge, et pour trois marins d’eau douce, y a plus personne ! »
Shitekka acquiesca à la situation du contremaître. Il se rappela du peu d’informations qu’il avait au sujet de l’île de Kaiba. Il s’agissait de l’île la plus septentrionale de l’Archipel de Mizu. Si Shitekka connaissait bien son importante forêt, son île jouissant de la même proximité géographique et environnementale, il ignorait en revanche que ce bois était massivement exploité dans des chantiers navals. Ces mêmes chantiers servaient à la construction des navires destinés au village caché de la Brume.
« Le ninja qui était avec moi est en cours de route pour s’occuper du problème des pirates. Je pense que demain, le souci sera réglé. Ça vous laisse amplement le temps de contacter vos fournisseurs pour les inviter à commercer à nouveau avec vous.
Vraiment ? Putain, ça serait génial ! Eh, vous avez entendu ça les gars ? »
L’espace d’un instant, les ouvriers arrêtèrent de discuter entre eux pour prêter attention à l’annonce de Shitekka. Un maigre vent de soulagement traversa le chantier. Avec ses deux mains, le contremaître empoigna le bras valide du Kaguya et le remercia chaleureusement. Son activité, alors en péril, pourrait prochainement connaître un soupçon de stabilité. Face à une telle nouvelle, le contremaître profita de sa maigre pause pour la prolonger, le temps de griffonner un message à l’adresse de ses fournisseurs. Il serait, demain à l’aube, les premiers informés de la libération de la baie de Tsugaru. De quoi les inciter à reprendre leurs activités dans les parages.

Comme une bonne nouvelle n’arrivait jamais seule, le contremaître tendit le courrier si tôt rédigé entre les mains du Kaguya. Il avait beaucoup de travail malgré tout, et n’avait clairement pas le temps de transmettre son message. Il invita donc très cordialement, peut-être un peu trop à son goût, le Kaguya à faire office de messager pour s’assurer que la lettre arrive dans les délais sans embûches. Faute de mieux pour s’occuper, l’Urumi consentit avec un sourire forcé à accomplir cette missive…

… du moins, ça c’était ce qu’il déclara devant le contremaître. En réalité, Shitekka passa le plus clair de son temps à trouver un larb- un passant qui se dirigeait à tout hasard vers l’île de Kaiba pour transmettre son courrier. Sans savoir à quel moment Wutu-Fuku reviendrait, il lui paraissait mal avenu de changer d’île. Qui plus est, sa mission risquait fort de toucher à son terme : les deux hommes avaient fait le tour de l’île principale en remontant jusqu’au Nord. La plupart des soucis rencontrés relevait surtout de l’ordre du problème humain. Il semblait donc nécessaire de rentrer au plus vite pour faire part de cette pénurie de main d’œuvre dans différents secteurs, plutôt que de s’acharner à constater le même problème sans pouvoir agir à travers l’île.

Ce fut dans cette optique, qui fit prétexte d’excuse que Shitekka parvint finalement à trouver un marchand itinérant qui justement devait quitter Tsugaru pour rejoindre sa famille à Kaiba. L’occasion rêvée pour lui de se débarrasser de ce fardeau de papier. Ainsi, le Kaguya passa dès son temps restant à flâner, à l’abri des regards indiscrets. Il avait promis après tout de se mettre en route pour Kaiba. Il devait donc faire profil bas pour ne pas décevoir le contremaître.

Le lendemain, après une longue nuit de repos, Shitekka choisit de retourner sur les quais pour vérifier si son équipier était revenu ou non. Qu’importe s’il se faisait reconnaître par les ouvriers du chantier. Au cours des heures passées à l’auberge, le balafré avait songé à une nouvelle explication à sa potentielle livraison express. À défaut de se faire dévisager par un des membres du chantier, ce fut à l’inverse la silhouette de Wutu-Fuku que Shitekka put reconnaître au loin. Le Chūnin venait de débarquer, et avec lui une bande de malfrats attachés peinait à avancer à cause de leurs blessures. Un nouveau soulagement général, tant pour les habitants de la ville, que pour l’Urumi qui sentait la fin de son séjour ici approcher.

Alors que les autorités s’occupèrent en premier lieu d’appréhender les pirates, et de discuter avec Wutu-Fuku, l’inévitable arriva. Le contremaître, attiré par l’attroupement de gardes et de civils, reconnut le visage parsemé de cicatrices de son bienfaiteur. Il se dirigea vers lui d’un pas léger mais assuré.
« Vous, ici ? Vous n’étiez pas censé amener ma lettre à Kaiba ?
Je m’en suis déjà occupé hier, assez fac(il)e(ment) d'ailleurs, vous savez.
Déjà ? Il faut un certain temps pour finir de traverser l’île avant de franchir le bras de mer qui la sépare de Kaiba…
Vous oubliez que je suis un ninja, monsieur. »
Argument imparable. Après tout, les ninjas sont capables de miracles, n’est-ce pas ?
« Oui, c’est vrai…
Vous oseriez en douter ? insista d’un ton plus agressif le Kaguya.
Non, non, bien sûr que non ! Jamais je n’oserai douter de l’efficacité des ninjas de Kiri ! … Merci encore pour votre aide, Kaguya-san !
Tout le plaisir était pour moi, monsieur (non). »
Suite à cette discussion, l’affaire était pliée. Le contremaître pourrait bientôt poursuivre ses activités avec du bois, au lieu de désosser les navires à la recherche de ressources. Les deux hommes se séparèrent, et Shitekka retrouva Wutu-Fuku pour lui faire part de ses avancées, à savoir : se reposer entièrement sur son travail. Ce n’était pas en ces mots qu’il développa sa journée de la veille, mais l’Urumi y songea fortement. Le défiguré se contenta de conclure, assez sommairement :
« Je pense qu’on va pouvoir rentrer à Kiri. On peut pas faire grand-chose de plus ici, à part évoquer le manque de corps de métier dans les environs au palais du Mizukage. »
Pour la première fois de sa vie, Shitekka avait hâte de retourner dans le village caché de la Brume.

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Dim 9 Juin 2019 - 0:43
Le retour du chûnin au port de Tsugaru est triomphal. Les quelques marins qui ont affronté les pirates reconnaissent parfois un visage, une silhouette, qu’ils ont rencontrés en mer… mais sans laisser un bon souvenir pour autant. Plutôt une cicatrice ou un os cassé… ils sont donc très satisfaits de voir les brigands des mers en aussi mauvaise posture. La situation commence même à dériver à la limite de l’émeute, les marins souhaitant profiter de la situation pour se venger. Les quelques gardes de l’armée régulière ont bien du mal à contenir la foule en colère, qui a bien envie de se faire justice dès maintenant. Si Wutu-Fuku n’a aucune vergogne à taper sur des bandits, il en a beaucoup plus quand il s’agit de savater le père de famille. Dans un sens, il comprend la volonté de vengeance du peuple. Il ne peut pas leur reprocher cette volonté. Mais d’un autre côté, si la situation dégénère, ça risque bien de lui retomber sur le coin de la gueule. On lui reprochera de n’avoir rien fait alors qu’il était présent. Autant jouer la carte de l’honnêteté. Sa main droite s’imbibe d’une quantité importante de chakra Fûton, avant d’abattre son bras d’un mouvement vertical vers la mer, provoquant un fracas assez puissant qui calme tout le monde. Et encore, le chûnin n’a pas tout donné, sinon il était bon pour fendre la mer nette. Essayer d’argumenter n’aurait malheureusement rien donné face à une foule en colère. Seule la démonstration de force permet de revenir à une situation de calme dans un cas pareil. Et ça ne manque pas : les gens ne hurlent plus au lynchage, on entendrait les mouches voler.

-Chers habitants de Tsugaru… je comprends votre colère. Néanmoins, je me dois de vous interrompre avant que cela ne dégénère car j’aurais probablement des problèmes si la situation se transforme en émeute. Alors, en tant qu’humble shinobi de la brume, et à l’origine de la capture du groupe de pirates qui vous martyrisait depuis quelques temps déjà, j’apprécierais qu’une conséquence de mon action ne soit pas une sanction hiérarchique à mon encontre. Je ne demande pas de récompenses, juste… je ne veux pas me faire passer un savon en rentrant.

Et ça fonctionne. Les gardes ne laissent pas passer l’occasion d’embarquer les pirates maintenant que le calme est revenu. Wutu-Fuku, lui, s’éclipse, non sans se faire attraper par un garde au passage qui le remercie d’avoir rétablit le calme. Finalement, le Kaguya tombe enfin sur son semblable, toujours blessé.

-Alors Shitekka, ça va mieux ?

Demande-t-il par politesse. L’urumi évoque quelques tâches réalisées en son absence, avant de conclure par une volonté de rentrer à Kiri. Ce que le chûnin ne peut qu’acquiescer. Ils ont fait ce qu’ils avaient à faire. De plus, continuer avec Shitekka dans cet état est contre-productif.

-Bien, nous repartirons à Mizu demain. En attendant, j’ai bien envie de passer une nuit dans un vrai lit, après avoir profité du confort spartiate offert par un tonneau plein de pommes.

Il en a bien besoin. Le reste de la journée est dédié à la rédaction du rapport de mission. Le duo a pu discuter et aider les citoyens Mizujins à plusieurs reprises et ces actions contribueront certainement à rapprocher les civils des Kirijins. Quelques artisans ont été recrutés, conformément à l’ordre de mission. On peut dire qu’à défaut d’avoir été palpitante, la mission aura permise à Wutu-Fuku de faire connaissance avec un autre Kaguya marginal.
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