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Rendez-vous à domicile [Pv Chiaki]

Nozomi Ryû
Nozomi Ryû

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Ven 28 Déc 2018 - 19:55
La lettre arriva sans prévenir. Cela faisait quelques jours depuis que Chiaki lui avait appris à dresser un mur en bois. Une technique qui lui serait utile, tôt ou tard. Mais là, ce n'était pas le sujet. La lettre précisait une envie de rencontrer le jeune homme ... chez elle, pour "tout mettre à plat". Ce moment devait arriver, depuis qu'il était parti de manière assez précipitée la dernière fois, après lui avoir dit entre deux mots qu'il y avait une histoire bien plus longue derrière ses multiples personnalités. Il devait lui avouer bien plus, mais l'endroit le gênait, bien qu'il ne sache pas pourquoi, au fond. Lui parler de tout impliquerait Hana, le groupe de gamins, les animaux à divers endroits... Devrait-il aussi parler de ses parents ? Hatsu en était responsable, il ne pourrait pas mettre ça sur le dos de Yokka, donc il faudrait choisir d'en parler sans mensonges et sans détours ou de ne pas en parler du tout...

Dans son appartement, il avait passé le temps à réfléchir, tourner en rond, se demander s'il devait répondre à l'invitation, depuis la réception de la lettre. Son sommeil fût très agité et c'était compréhensible, pour lui la situation dans laquelle il se trouvait pouvait être comparée au fait, pour une personne normale, d'avouer son plus grand secret, ou un crime grave (pour lui se serait littéralement en fait)...

L'heure était assez avancée dans la matinée, le lendemain, lorsqu'il arriva dans la rue de la jeune femme, mais le Nozomi ne savait pas s'il devait y aller, finalement ... La lettre l'invitait à venir, mais il ne pouvait s'empêcher de penser que les choses allaient tourner d'une manière étrange s'il passait le pas de la porte. Selon la tournure de la discussion, il pourrait perdre Chiaki, et ne savait pas pourquoi cela lui paraissait si difficile à imaginer, il la connaissait à peine... et pourtant, il avait l'impression de la connaître depuis une éternité. Elle pourrait lui sauter dessus et l'écraser de ses mains comme une brindille. Enfin, si elle tentait de le tuer, il ne pourrait pas résister, elle était plus forte, et l'envie de la blesser ne lui viendrait pas... Si Yokka prenait sa place, il se défendrait du mieux qu'il pourrait, les deux autres aussi d'ailleurs, en vain. Mais elle, est-ce qu'elle le voyait de la même façon, comme une raison de se battre, une raison d'avancer, une personne à protéger même au prix de certains sacrifices ? Mais ce que lui voulait, ce n'était pas ce que ses parents avaient fait. Le protéger de tout et lui pardonner ses crises, ses crimes, c'est ce qui l'avait poussé à les retirer de l'équation.

Il était assis sur un banc pendant qu'il pensait à cela, mais alors que ses idées s'embrumaient, il se secoua la tête violemment, comme pour chasser l'idée qu'elle puisse être aussi mauvaise que ses géniteurs. Il ne connaissait pas grand chose d'elle, mais son analyse de la brune lui permettait de dire qu'elle n'était pas aussi mauvaise pour protéger un meurtrier. En fait, dans le cas de ses parents, il s'agissait surtout d'amour, même si pour Hatsu aucun amour ne pardonnait de camoufler les méfaits d'un monstre. Qui pouvait juger que la personne qu'une personne que l'on aimait avait le droit de continuer à vivre aux dépens d'une autre vie, une autre personne aimée par des parents, une famille ?

Il était impossible de démêler une réponse fixe sans y aller, foncer dans le tas et entrer dans la demeure de la Sentetsu. Beaucoup de questions, aucune réponse réelle. Un casse tête insolvable. Une voix émergea, elle le faisait toujours autant enragé, mais il avait une bonne intuition sur les gens, même s'il avait tendance à la fausser en partant en paranoïa. Cette fois-ci, son analyse calma l'esprit de Hatsu, et c'était ... beaucoup trop étrange.

"Tu ne sais pas quoi faire ? Vas-y. Moi j'ai pas confiance, mais elle sait pour nous, ne prends pas le risque qu'elle ne te fasse plus confiance et aille balancer ce qu'elle sait. Si elle t'invite à venir parler de toi, chez elle, seul à seul, c'est qu'elle veut d'une certaine manière t'aider et surtout te protéger. Personne d'autre qu'elle ne t'entendra là-bas, elle ne veut pas que tu sois dans la merde, ça crève les yeux. Je ne sais pas ce qu'elle te trouve, mais elle doit vraiment bien t'aimer ..."

Toujours aussi énigmatique dans ses propos, tantôt disant qu'il ne voulait pas lui faire confiance, tantôt traduisant les actes de Chiaki pour le naïf Hatsu. En tout cas, cela avait eu pour effet de remettre les idées en ordre dans la tête du premier. Il avait retenu ce qui l'intéressait : elle devait bien l'aimer, et elle voulait l'aider sans arrières pensées... à priori ? Il était temps d'arrêter d'hésiter.

Il s'était décidé, il était déjà devant la porte, et il était en train de stresser, parler de toute son histoire, à une inconnue ... qui ne l'était plus au final, elle était celle qui connaissait son secret, mais est-ce que lui allait connaître les siens ? En avait-elle au moins ? Il était temps de voir ce que cela allait donner, il frappa à la porte et attendit une réponse. Ryû n'était pas serein, lui qui aimait tout calculer, tout prévoir, il allait entrer dans l'inconnu ... Le temps lui parut des heures, son cœur battait rapidement, après la porte, il ne resterait que Chiaki et lui, lui et elle, seuls pour parler de ... tout.

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Sentetsu Chiaki
Sentetsu Chiaki

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Sam 29 Déc 2018 - 14:34

Rendez-vous à domicile.

Allongée dans son lit, ses prunelles sont fixées sur le plafond. Le silence est la seule présence qui l’accompagne. La maison est vide, ses parents sont partis travailler tôt ce matin et ils ne reviendront pas avant tard ce soir. La voilà seule, face à la fin de sa convalescence ; seule face à ses nouvelles responsabilités. Chûnin, Chûnin. Un grade qui la surprend, mais qui la touche. La voilà maintenant présente dans l’Institut, en chirurgie et aussi dans l’échelle ninja. C’est beaucoup. Pour une personne qui est passée à quelques mètres de la mort, qui s’est frottée aux plus grands dangers d’une vie, être ainsi récompensée est … Normal, en fait. Pourtant … Cela donne naissance à de nouvelles responsabilités qui la perturbent.

Une lettre … ça aurait pu n’être que ça. Ça aurait pu se limiter à quelques mots couchés sur le papier. Une invitation. Un besoin de parler. Mais parler de quoi ? Chiaki se tourne, blottie sous ses draps, pensive. Comment lui dire, maintenant, qu’ils ne seront plus juste amis, mais professeur et élève ? Alors qu’il l’a fuie la dernière fois ? Comment aborder le tout sereinement ? Sa main serre le drap plus fort. Cette situation lui fait autant plaisir qu’elle la gêne. Comment réagir face à tout ça, finalement ? L’accueillir à bras ouverts et lui dire que tout ira bien ? Qu’il ne risque rien avec elle ? Comment en être sûre ? Alors qu’elle ne sait pas tout de lui ?

L’apprivoiser, le connaître. Grandir avec. Grandir à deux. Une vraie équipe ? Chiaki soupire et fait voler les draps, avant de se lever. Elle se saisit d’une robe blanche, basique, puis se dirige vers la cuisine. Là, la brune entreprend de faire du thé au jasmin. Une bonne façon d’accueillir son invité du jour, non ?

Les heures défilent à toute vitesse. Le nez plongé dans ses livres de chirurgie, la brune réagit à peine quand les coups résonnent sur la porte. Elle hésite, puis réalise. Rapidement, elle se lève et quitte sa confortable place sur le canapé pour aller ouvrir. Pas de surprise, l’invité est tout trouvé. Quand la porte s’ouvre, ses prunelles croisent Ryû. Naturellement, un grand sourire étire ses lèvres, avant de s’effacer aussi vite. Paradoxe de voir l’un de ceux qu’elle apprécie le plus au village … Sans vraiment vouloir le voir.
« Salut, Ryû. »
Un coup de marteau. Sa voix est sombre, lointaine. Chiaki se racle rapidement la gorge pour rectifier le tir. Hors de question de créer un malaise. Pas tout de suite, pas maintenant, pas comme ça. Elle se recule un peu et l’invite, d’un bras.
« Viens donc, tu vas pas rester dehors ! »
La voix est plus claire, déjà. Plus avenante. Son sourire se réinstalle progressivement. Une fois Ryû entré, Chiaki ferme doucement la porte derrière lui et passe devant lui.
« Désolée, pour la lettre. J’ai des choses à te dire ; des choses que je ne peux pas te dire avec un bout de papier … Et il me semble que toi aussi, n’est-ce pas ? »
La brune dépose une main douce et délicate sur l’épaule du bleu. Elle penche la tête.
« T’en fais pas ! Rien de grave. Tu repartiras ici en un seul morceau. »
En théorie. Rien n’est sûr, leurs deux histoires vont se croiser, se heurter … Comment cela finira-t-il ? Personne ne le sait. La main de Chiaki exerce une légère pression avant de retomber doucement.
« Bien ! Installe-toi, j’ai fait du thé. Désolée pour les livres, aussi … »
Le champ de bataille de la chirurgienne est … Un champ de bataille à ses yeux, mais une pièce particulièrement ordonnée pour les autres. Il y a juste deux livres ouverts sur la table, aux côtés d’autres livres, fermés et bien rangés. Rien d’autre ne dépasse. Elle va chercher le thé, rapidement, puis revient, guillerette.
« Alors, déjà … Comment vas-tu depuis la dernière fois ? »
Un premier pas. De petits pas en petits pas, à force, ils se retrouveront sur le même chemin, pour avancer ensemble. L’espoir est grand.

I know you’ll see,
We’ve just got to believe,
In you, in me,
We make our own destiny.
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Nozomi Ryû
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Dim 30 Déc 2018 - 0:20
Quelques instants d'attente, beaucoup trop long, laissant le temps à Hatsu de ressasser les derniers évènements, sa "fuite", son départ précipité alors que la brune l'invitait à continuer sur un petit entrainement. Mentir ? Être honnête ? Il faudrait faire un choix, elle ne le laisserait pas partir sans des raisons. Enfin, peut être que le jeune homme se faisait des idées, et qu'elle l'avait juste contacter pour savoir ce qu'il voulait lui dire, et puis le laisser partir ensuite. Elle finit par ouvrir, vêtue d'une robe blanche mise en valeur par sa chevelure d'ébène, une analyse rapide, puis des regards qui se croisent. Sa voix semble différente, elle l'avait invité, mais elle semblait ... distante. Il s'était donc fait des idées, elle n'était qu'une instructrice, pas une amie ? Peut-être que tout cela serait mieux pour les deux. Encore des questions, plus de questions, pourquoi tout questionner ? Sa vie n'avait été que mensonges et réponses, mais depuis ces derniers mois, il ne restait que vérités et questions. Il avait choisi cette voie, mais le regrettait ou le regretterait... à terme ?


"Bonjour, Chiaki !"

Il y mit plus d'entrain, se disant peut-être qu'elle ne savait pas comment jongler avec lui depuis son départ. Une vraie starlette, partir de manière si dramatique, ça ne lui ressemblait pas non plus. Dix-huit ans à se moquer de ce que les gens pensaient de lui pour qu'importe ce que pensait cette seule brune ? Une bonne blague. Tu es une blague, Hatsu, tu critiques mon passe-temps, mais si le tien c'est d'être un fragile, je pense que la demoiselle préfèrerait notre côté tueur ! Son passe-temps ? Torturer, mutiler, faire souffrir, tuer. Non, du fond de son cœur, il pouvait ressentir qu'elle n'était pas comme ça. Tu dois te dire qu'elle n'est pas comme ça ! Je lis en toi comme dans un livre ouvert, que sais-tu d'elle ? J'ai tenté de la tuer, et au lieu de nous tuer ou de nous emprisonner comme l'aurait fait tout bon ninja, elle a préféré nous accorder une grande confiance. Soit elle est raide dingue de toi, soit elle est dingue tout court ! Trop, c'en était trop. Serrant sa main, il aurait tenté de se frapper le crâne si la Sentetsu ne s'était pas raclé la gorge et ne l'avait pas interrompu dans son "dialogue" mental. Elle l'invita à entrer, et il la suivit. Il ne regarda pas vraiment les alentours, la situation aurait dû le mettre mal à l'aise, ne s'étant jamais retrouvé seul chez une femme. Encore une partie de sa vie due à son renfermement. Mais non, il avait autre chose à penser qu'une éventuelle gêne de ce type, il ne savait pas de quoi il allait en retourner, il était stressé, c'était le bon mot.

Il constata quand même une chose: sa voix était plus naturelle, ou en tout cas plus "comme d'habitude", se forçait-elle ? L'effort, s'il en était, enchanta quand même le Nozomi. Elle retrouva un peu le sourire, par la même occasion. C'était Chiaki, cela réchauffa le cœur de Ryû, qui sourit bêtement, comme si tout ce qu'il y avait eu avant n'avait pas existé. La tentative de meurtre de Yokka, son secret révélé, sa fuite incompréhensible... Lorsque la porte se ferma, que la main de la brune se posa sur son épaule, il retourna à la réalité, mais cela lui avait permit de se décider.

*Je ne lui mentirai pas. Pas seulement aujourd'hui, mais aussi longtemps qu'ils seraient amis. Chiaki est quelqu'un de bien, quelqu'un de confiance. Le genre d'amie à qui l'on peut se confier.*

Le vif du sujet arriva: la lettre. Assez évasive, elle expliqua simplement qu'elle avait des choses à dire qu'elle ne pouvait pas coucher sur le papier. Elle ? Parler ? Le Nozomi était étonné, pensant qu'il était le seul à avoir des choses à dire. D'un côté, cela piqua sa curiosité et le rassura, cela serait moins gênant qu'un monologue. D'un autre côté, cela l'avait surpris, il n'avait pas idée de la teneur des propos à venir de la part de la Sentetsu. Celle-ci lui assura qu'il allait repartir en un seul morceau, il avait certes quelques doutes, mais l'entendre de ses jolies lèvres lui fit quand même froid dans le dos. La main quitta l'épaule du bleuté, et Chiaki s'excusa pour les livres. Eh bien, tout était relatif à ce niveau, chez Ryû, les livres traitant de tout et n'importe quoi, histoire, géographie, guerres, arts ninjas, relations sociales et bien d'autres, étaient éparpillés partout. Lui aimait lire, de tout, mais en regardant brièvement, le type de littérature de la brune n'était pas le sien. Il n'avait jamais rien lu ayant rapport de près ou de loin à la chirurgie. Un peu de médecine basique, mais pas du niveau de ce que faisait son amie. Il s'installa comme imposé par la chirurgienne, et le moment fatidique arriva... Enfin, pas encore tout à fait, mais la discussion, elle, avait débuté. Comment allait-il depuis la dernière fois ? Comment, hein ?


"Je vais bien... Disons que je n'ai pas eu de crise comme lors de notre entrainement."

"Comme". Oui, il en avait eu une cela dit. Rien ne c'était passé, pas même une attaque, mais une tentative évidente. Ne pas mentir, il se tiendrait à sa promesse personnelle, quoi qu'il en coûte.


"Yokka a pris le contrôle une nuit, je n'étais pas ... pour le mieux. Il a failli s'en prendre à une jeune Genin, mais un civil c'est interposé et j'ai réussi à l'arrêter."

Il ne mentionna pas le fait que le civil en question avait eu de sérieux doutes sur tout ça, ni même ne mentionna que tout c'était relativement bien fini, sans doute ? Mais il avait à parler. Parler de ce qu'il c'était passé avant son départ. Commencer par des excuses était une bonne chose.

"Je tenais à m'excuser de mon départ précipité, tu n'as rien fait qui m'y ait poussé, c'était plutôt ... Hinoe."

Prononcer son nom était toujours aussi compliqué, lui et lui seul, le pire, l'enflure, le monstre. Il y avait Yokka, aux yeux du monde entier il serait le pire, mais pas dans le cœur de Hatsu. Égoïsme incroyable ou naïveté exceptionnelle, il considérait la vie d'Hana plus précieuse que toutes celles que Yokka avait prises. L'amour, quelque chose de compliqué. Enfin, il continua, dire les raisons était sans doute essentiel, parce que simplement donner le nom d'une de ses personnalités pour expliquer son comportement ne suffirait pas toujours.


"Ce... Il ... M'a fait comprendre que si je devenais ami avec toi... "

Il s'arrêta. S'il finissait sa phrase ainsi, il lui mentirait, parce que les termes employés n'étaient pas sur l'amitié. Mais s'il lui disait les vrais propos du troisième, il créerait un malaise, très certainement. Au fond, il ne s'agissait de rien, des élucubrations de Hinoe, mais les dire à voix haute, c'était autre chose. Ne pas mentir. Alors il employa les vrais mots.

"Il m'a fait comprendre que si je me rapprochais trop de toi, il te tuerait d'une façon ou d'une autre."

Il l'avait dit d'une traite. Elle allait le railler, lui dire que de toute façon tout cela ne risquait pas d'arriver, sans doute. Lui le pensait aussi. Mais si elle prenait cela pour une sorte d'aveu camouflé, la situation deviendrait encore plus gênante pour lui. C'est pourquoi il préféra prendre les devants.


"Mais il n'y a pas à s'inquiéter, il de pourra rien te faire, déjà parce que tu es forte mais aussi parce que je ne le laisserai pas faire."

Bon, là, les propos étaient stupides, et Yokka ne manqua pas de le faire remarquer. Mais qu'il est con ! Fallait lui dire que ça craignait rien parce que tu ne la considérais que comme une amie ! Là, tu vas encore plus dispenser le doute... Vraiment, les relations sociales n'étaient pas son fort, pour que même le psychopathe soit plus calé sur ça que lui. En voulant bien faire, il avait surtout raté une occasion de mettre fin au malaise qu'il avait créé lui-même. Parfois, la vie pour Ryû serait mieux si le petit naïf de Hatsu n'était pas aux commandes...

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Sentetsu Chiaki
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Dim 30 Déc 2018 - 18:31

Rendez-vous à domicile.

Fermer les yeux, écouter. Ne plus réfléchir, mettre de côté tout ce qui la tracasse pour se focaliser uniquement et entièrement sur Ryû. L’objet de toutes ses pensées actuelles. Il se lance, il lâche prise et commence à parler. Des choses et d’autres. Ryû va bien. Ou presque. Il est toujours sujet à toutes ses crises, à ses propres doutes. Rien de nouveau sous le soleil, rien d’incontrôlable. Yokka s’est manifesté. Un Yokka monstrueux, terrifiant, qui s’en prend à une enfant au beau milieu de la nuit. Rien d’étonnant venant de lui, à vrai dire. Chiaki ne peut réprimer un sourire. Ce personnage va lui donner du fil à retordre, mais il semblerait … Il semblerait qu’il ne soit pas le pire de tous, à vrai dire.

Les aveux prennent un peu plus d’ampleur, vont plus loin dans l’intimité. Hinoe. Chiaki ne connaît pas Hinoe, tout comme elle ne connaît pas le dernier … Nibanme ? Quelque chose comme ça. Ryû bute. Ryû hésite. Le cœur de Chiaki s’accélère. Comment ça, Hinoe ? Qu’est-ce qu’il veut ? Un meurtre ? Au fond de son être, son propre monstre hurle. Un monstre grandissant, dévorant, caché derrière toute sa douceur et ses jolis sourires. Le monstre de la femme ninja. Celle qui est capable de réduire à néant toute menace pour sa propre vie. Son cœur manque un battement. Tuer Ryû ? Non … Non, elle ne peut pas tuer Ryû. Pas lui. Elle s’apprête à lui répondre et enchaîner quand une autre phrase retient son attention. Hinoe ne la tuera pas … Parce qu’il … Non … Parce qu’elle est forte et qu’il l’en empêchera. Chiaki penche la tête, hésite.

Sa première réaction est de ne rien dire. Elle invite Ryû à s’installer sur le grand canapé, face à la petite table. D’une main adroite, la chirurgienne ferme ses livres et met la théière ainsi que les gâteaux et les tasses plus près d’eux. C’est une première étape. Par la suite, Chiaki n’invite plus, ne demande plus. Elle saisit la main du bleu et le tire doucement pour que ses fesses viennent sur le canapé. À partir de là, ses prunelles émeraudes se mêlent aux siennes. Que doit-elle lui dire ? En réalité, Chiaki n’en sait rien. Il a mis en elle un doute profond, perturbant, étrange. Son être se débat de toutes ses forces pour réussir à sourire, à ne pas se laisser embarquer par ses sentiments. Tenir bon. Être droite. C’est son professeur, maintenant. Faire des efforts. Ne rien laisser dépasser. Sourire.

Sourire. Sourire. Sourire. Chiaki sourit. Mais Chiaki n’en a plus rien à faire. Ses mains se saisissent de celles de Ryû et le ballet entre leurs yeux se lance, à toute vitesse. Il happe tout, brûle tout sur son passage. Chiaki n’est plus la douce petite ninja qu’il a connue quelques jours plus tôt. Chiaki est Chiaki. La chirurgienne. L’adulte. La responsable. Son cœur se met à battre plus vite, plus fort, mais dans une régularité presque perturbante.
« Pour Yokka, je suis fière de toi. Si tu as pu le calmer, c’est que tu progresses. Il va falloir penser à rendre ça plus régulier, cela dit. Ne le laisser apparaître que lorsque tu es d’accord. Pas autrement. »
Elle fronce les sourcils et raffermit la pression exercées sur les mains de Ryû.
« Oui, toi, Yokka. Je te vois. Je sais que tu écoutes. J’espère que tu sais que mon rôle ici consiste à t’apprivoiser. Je sais que tu as terriblement envie de me détruire, mais que je suis encore trop forte pour toi. Ne t’en fais pas … Je continuerai à devenir plus forte, pour ne jamais me laisser rattraper … Et un jour, tu verras. Je ne suis pas un réel danger. »
Un sourire carnassier étire ses lèvres. Yokka est la personnalité de Ryû que Chiaki a rencontrée, une fois, un jour. Une personnalité terrifiante pour certains, particulièrement affriolante pour d’autres. Oh, non, la brune n’a pas peur. Oh, non, elle ne veut pas qu’il reste caché. Mais pour le bien de Hatsu, son réel protégé, Chiaki ne lésinera sur aucun moyen pour faire taire Yokka. Aucun. Elle penche doucement la tête.
« Quant à Hinoe … »
Ses joues rougissent brusquement. Son cœur accélère encore davantage. Chiaki déglutit un instant. Inconsciemment, ses mains serrent toujours un peu plus celle du bleuté.
« Je … »
Elle baisse les yeux. Eh bien, quoi, Hinoe ?
« Je … »
Hinoe ne la tuera que s’ils sont trop proches, n’est-ce pas ? Hinoe … Hinoe ne fera rien pourquoi ? Parce que Hatsu l’en empêchera. Mais … Y a-t-il des raisons à cette peur ? Est-elle fondée ? Est-ce que cela signifie qu’il y a davantage ? Qu’il pourrait y avoir davantage ? Qu’ils ne sont pas uniquement professeur et élève ? Chiaki serre un peu plus fort les mains de Ryû, au point que ses doigts prennent une teinte doucement plus blanche. Elle prend son courage à deux mains et s’approche. Seuls quelques centimètres les séparent. Chiaki a la tête près de l’oreille de Ryû, le corps presque collé contre le sien. Son souffle peut caresser le lobe du jeune homme. Elle inspire profondément et finit par trouver le courage de l’affronter.
« Je n’ai pas peur d’Hinoe. Si … » Inspiration. « Si quelque chose doit arriver, alors, ça arrivera. »
Chiaki recule doucement. La proximité s’est effacée, leurs prunelles reviennent à la danse brûlante qui les liait au départ. Ses mains, qui jusque-là ne faisaient que serrer celles de son élève, finissent par s’y entremêler. La chirurgienne les lève doucement, pour qu’elles arrivent entre leurs yeux.
« Je prendrai soin de toi. En tant que Chiaki, en tant qu’amie, en tant que professeure. Et si un jour je deviens davantage qu’une amie, alors qu’à cela ne tienne. Hinoe devra apprendre à faire avec. »
Elle fait retomber les deux mains liées l’une à l’autre.
« Aujourd’hui, je suis ta Sensei. Tu m’as été attribué en tant qu’élève, officiellement. Notre collaboration commence aujourd’hui et nous mènera … où elle nous mènera. J’ai confiance en toi, Ryû. Je sais que tu as des secrets, de lourds secrets ; mon rôle aujourd’hui est de faire en sorte que ces secrets, quels qu’ils soient, ne soient jamais réitérés. Pas de meurtre inutile, pas de sang versé sans raison. »
Ses prunelles quittent le contact établi entre eux. Elle réfléchit. Nouvelle inspiration, puis Chiaki revient à la charge. Les émeraudes face aux yeux vairons.
« Je garderai tes secrets si tu veux que je les garde. Ma perception de toi ne changera pas, mais mon travail à ce sujet, oui. Il faut seulement que … Que tu te souviennes que je n’ai pas peur de toi. Que je n’ai pas peur d’Hinoe, ni de Yokka. Que je n’ai peur de rien. »
Chiaki ne sait pas si cette façon de s’en approcher est la bonne, mais c’est la plus sincère qu’elle ait en stock. Un sourire passe sur ses lèvres.
« Désolée, hein ! Tu pensais être débarrassé … Toi aussi, Hinoe, peut-être … Mais non. Vous voilà coincés avec moi pour encore … longtemps. »
Une ombre s’immisce dans son regard. Une ombre terrifiante. Une sorte d’avertissement adressé aux deux personnalités les plus violentes du jeune homme.
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Nozomi Ryû
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Lun 31 Déc 2018 - 0:09
C'était dit, il ne pouvait plus rien faire. Si encore il avait "tout" dit, mais rien que sur une partie peu dangereuse pour sa personne, il était parvenu à créer une situation gênante... Bien sûr, il n'était pas seul dans la conversation, et tout devint encore plus bizarre après. Les contacts physiques, c'était assez nouveau pour Ryû, ainsi, il ne savait pas vraiment comment y réagir. Chiaki l'invita à s'assoir, et après avoir fait un peu de rangement, elle attrapa la main du jeune homme pour l'entrainer. Cela le choqua un peu, elle n'avait dit aucun mot à cet instant, c'était bien plus direct. La proximité était assez faible, entre les deux, et les regards étaient plongés l'un dans l'autre, aucun livre n'expliquait comment se comporter lorsqu'une amie agissait ainsi, alors le Nozomi resta attentif, fixant les prunelles émeraudes de la brune, la laissant lui saisir les deux mains, l'écoutant parler.

Yokka, elle commença par parler du monstre sanguinaire. Elle était fière de la résistance dont avait fait preuve le Genin, ce qui eût pour effet de le faire sourire, un bref instant, car la situation n'était pas pour le mieux, en fait elle était très gênante, même s'il n'arrivait toujours pas à pointer du doigt les raisons... C'était peut être juste une réaction normale que de sentir son cœur accélérer lorsque quelqu'un nous tenait les mains, dans cette position très ... rapprochée. La Sentetsu lui affirma qu'il devrait réussir à contrôler les sorties de Yokka, pour qu'il n'apparaisse qu'à sa demande, d'une certaine façon. Elle a l'air de croire que je suis ton chien ! Dis-lui que c'est moi le boss, le génie, celui qui nous tire des mauvaises situations ! Situations créées par qui ? Bref, Ryû l'ignorait, comme souvent. Il était d'accord sur le fait de devoir lui résister, il ne devait pas se laisser faire, cela demanderait beaucoup de travail sur lui. La pression était plus forte sur ses mains, et il le sentait bien. Pourquoi l'augmenter ? Colère ? Devenait-elle anxieuse, ou ... était-ce autre chose ? Impossible à discerner pour lui, il était tellement inculte en matière de relations sociales.

Changement dans le dialogue, car Chiaki s'adressait maintenant directement au quatrième, dans la tête de Hatsu... L'apprivoiser ? C'était une bonne motivation, mais pour y arriver, elle devrait apprendre à le connaître autant que le connaissait le premier. En fait, il était presque impossible de le comprendre sans avoir un esprit aussi perverti que le sien. Une phrase rassura un peu Ryû, lorsque la jolie brune parla de ne pas se faire rattraper par lui, en terme de puissance. D'un autre côté, le génie autoproclamé s'insurgea... J'accepte le défi ! Elle va moins se la raconter quand elle verra ses propres tripes ! Ouais, on verra si elle peut se recoudre avec une entaille de son cou jusqu'à son bas-ventre ! Sale p... Le regard vacillant, Hatsu avait mentalement interrompu le monologue du fou furieux, ne souhaitant pas l'entendre insulter son amie, encore moins du terme qu'il allait employer... Déjà, les détails de ce qu'il espérait lui faire étaient de trop. La réaction du jeune homme ne serait pas passée inaperçue, tant il avait dû blêmir l'espace d'un instant... Comme lorsque ce psychopathe avait raconté ce qu'il réservait à Yahiko et Shimi.

Puis vint le tour d'Hinoe. Peut-être que le bleu repensa au malaise créé, parce qu'il se sentait de nouveau très inconfortable, d'autant plus que la brune avait tenté de parler, mais parut avoir beaucoup de mal, serrant les mains du Genin de plus belle, et il commençait à ressentir un peu de douleur, à ce stade. En plus ... elle s'était mise à rougir. Alors Yokka ne se trompait vraiment pas. Hatsu avait peut être commis une erreur, il ne savait pas comment le définir, mais dans tous les cas, il avait réussi à créer ce malaise tant redouté, et ce n'était que le début à priori. Elle bégaya, puis... écrasa encore plus les mains de Ryû, avant de s'approcher, trop rapidement, cela surpris le Nozomi de toute évidence, parce que son cœur battait à tout rompre, il n'avait jamais ressenti cela... en fait si, douze ans auparavant. Mais ça, il ne s'en souvenait pas, heureusement, il aurait pu faire de grandes découvertes sur ses propres sentiments dans le cas contraire, sentiments qu'il ne lui fallait surtout pas comprendre pour le bien de tous.

Lui soufflant les mots au plus proche de de l'oreille, elle prononça la phrase la plus ambigüe possible. Hatsu resta figé, il ne comprenait pas. "Si quelque chose doit arriver". Mais, qu'avait dit Hinoe déjà ? Il avait parlé de tomber amoureux. L'un comme l'autre aurait pu utiliser une phrase simple, une tournure assez facile, un clair et net "Il suffit qu'il ne se passe rien.", mais pourquoi aucun des deux ne l'avait fait ? La réaction fût directe de la part du troisième. Votre petit jeu ne va pas durer longtemps. Je t'ai prévenu. Elle n'a pas peur de moi ? Je ne suis pas Yokka après tout. Je ne suis pas là pour faire peur, moi, mais pour nous protéger. Un jour, elle baissera sa garde et elle le regrettera amèrement, tout comme le fait de t'avoir accordé sa confiance et ... La phrase était incomplète. Hatsu, qui ne voulait habituellement même pas l'entendre, était pourtant curieux de la fin de cette palabre. Ce "et", que voulait-il dire ? Que pourrait-elle lui accorder de plus que simplement de la confiance ? Il était vraiment naïf, et comment pouvait-il être aussi innocent avec toute la culpabilité qui l'accablait ?

Lorsque la proximité des corps ne fût plus, Ryû cessa d'être figé, reprenant de légers mouvements imperceptibles à l’œil nu, des clignements réguliers de ses paupières, une respiration presque normale, même son cœur reprenait un rythme assez lent. La brune finit par entremêler ses doigts avec ceux du Nozomi, et leva les quatre mains ensemble, comme pour faire une promesse... Et un mot, dans cette déclaration, fit tilter Hatsu, quelque peu. "Professeur" ? Cela avait été le cas, à deux reprises, pendant deux jours, mais pourquoi l'inclure comme une évidence ? La fin était encore meilleure, car le troisième enragea instantanément. Si, plus tôt, elle n'avait pas nié la possibilité, cette fois, elle la confirma carrément. C'était peut être cette fois, après trois mentions presque consécutives, que le cerveau du bleu sembla réagir. Et si Hinoe n'avait pas définitivement tué cette fameuse partie de son âme, douze ans en arrière ? Il voudrait terminer le travail cette fois ? Oui, "plus que de l'amitié", et si ce n'était pas qu'une possibilité pour lui... ? Et pour elle ? Maintenant, il était clairement mal à l'aise. Lorsque leurs mains se séparèrent, il décida de laisser ce sujet de côté, refoulant le plus possible son propre malaise. Ils avaient du temps devant eux et contrôler ses crises était la priorité, déterminer la teneur de ses sentiments, c'était ... une autre histoire.

Sa sensei ? Cette phrase eût un double effet. Joie, bien sûr, il l'appréciait, il aimait sa pédagogie, il la trouvait formidable et il avait accepté son aide. Tout cela tombait à pic, presque trop. Mais il ressentait aussi quelque chose de mauvais là-dedans, il était heureux parce qu'ils pourraient être souvent en contact, mais cela ne donnerait-il pas de moments à Yokka et Hinoe pour imaginer des plans sordides ? Il faudrait alors vite apprendre à placer ce verrou mental, peu importe la façon de le faire... Chiaki mentionna ensuite le fait qu'elle lui faisait confiance. Il l'avait compris avant, mais l'entendre de sa bouche était assez réconfortant, bien qu'il ne sache pas vraiment comment elle pouvait faire confiance à un individu aussi complexe. Plus de sang versé inutilement ? Hatsu était du même avis, tout leur travail ensemble aurait d'abord cet objectif, c'était évident. Elle réitéra ses propos sur son absence de peur, vis à vis des intrus, puis termina en s'excusant, de manière sarcastique, du fait que "Ryû" ne serait pas débarrassé de Chiaki. Oh, le premier en souffrirait, si elle se détournait de lui, plus maintenant qu'avant leur discussion, mais si cela devait arriver, alors ça arriverait. Nibanme était totalement absent de la conversation, mais les deux autres pestèrent, parlant en même simultanément, de manière incompréhensible...

Le Nozomi se racla la gorge, il avait beaucoup écouté, tout c'était enchaîné si vite, mais cela lui avait paru des heures. Non, à peine quelques minutes étaient passées, et maintenant, il fallait qu'il réagisse à tout ça. Il décida tout d'abord de prendre en compte l'information la plus joyeuse de tout cela...

"Je dois avouer être agréablement surpris d'être ton élève. Il sourit. J'ai beaucoup à apprendre de toi, et dans beaucoup de domaines, sans parler de ton aide pour contrôler les sorties de mes ... colocataires."

Un terme assez étrange, étant donné qu'il en détestait ouvertement deux, et qu'il n'appréciait pas particulièrement le dernier, pour la simple raison qu'il était là, parce qu'au fond il n'avait rien fait de mal jusqu'ici. Maintenant, que devait-il dire ? Saute-lui dessus, j'ai bien envie de voir la réaction d'Hinoe ! Ahah ! Bon, peut être que Nibanme n'était pas le pire, mais ses blagues tombaient en général au mauvais moment. Parce qu'à la prononciation de cette phrase, et pour une raison inconnue, Hatsu regarda le corps de la Sentetsu dans son ensemble, avant de revenir fixer ses yeux. Forcément, cela le fit rougir, et même si le coup d’œil était rapide, s'il avait été remarqué, alors il passerait pour une sorte de pervers. Enfin, il se frotta le dessus du crâne, arborant un sourire, fermant ses yeux sur le moment. Il faisait vraiment n'importe quoi, mais beaucoup agiraient de la même manière avec des personnes louches parlant constamment dans sa tête.


"Maintenant que la raison de mon départ précipité a été expliquée, il est temps que je sois totalement honnête sur Yokka et Hinoe."

Le moment était finalement arrivé. Parler des deux indésirables et de leurs atrocités. Il allait entrer dans un long monologue, et parler de choses dont personne de vivant n'avait connaissance à part lui. Oui, son secret, des aveux qui pourraient lui valoir la prison, ou la peine de mort. Il débuta.


"Je vais commencer par Hinoe. Son histoire est plus courte, et ... bien plus... douloureuse."

Oui, il avait encore du mal à en parler, même aussi longtemps après, même pour une première fois. Sa première fois à parler de cela, le tournant de sa vie, celui en particulier qui l'avait affecté. La mort d'Hana.


"Lorsque j'étais âgé de six ans, il y avait cette fille... une camarade classe. Hana."

Il marqua une pause. Dire son nom était presque plus dur que de s'imaginer son visage. Il ne l'avait pas oubliée, il se souvenait de tout, jusqu'à la façon dont...


"Je ne vais pas entrer dans les détails de notre rencontre, mais nous avons fini par ... tomber amoureux. J'étais heureux, à l'époque, alors que je connaissais déjà Yokka..."

Oui, il avait découvert son problème vers ses cinq ans, mais il ne connaissait alors qu'une seule personnalité. Les deux autres s'étant déclenchées à peu près à cette époque. Il continua son récit.


"Un jour, alors que nous... étions assez rapprochés, Hana en a profité pour ... m'embrasser. C'est à cet instant que Hinoe c'est manifesté pour la seule et unique fois de ma vie. Je ne m'en suis aperçu que trop tard, lorsque ... la pauvre.. elle ne méritait pas ça."

Il était adulte, mais il avait vraiment du mal à contenir sa peine. S'il avait été seul, il se serait sans doute laissé aller aux larmes, mais il restait un shinobi, et qui plus est devant son sensei, il ne pouvait faire un tel aveu de faiblesse. Il retint ses larmes pour de bon, mais son visage montrait une profonde détresse, cela l'affectait encore après toutes ces années.

"Elle est morte dans mes bras. Elle était si jeune, et n'avait rien demandé. Je ne peux pas lui pardonner."

Il s'arrêta là, toujours ému, mais soulagé, d'une certaine façon, que son histoire soit finalement dévoilée... Enfin, cela n'était que la partie Hinoe... Avant de continuer, il voulait voir le visage de Chiaki, entendre sa réaction... Après tout ce qu'elle avait dit, changerait-elle d'avis pour cet acte de pure cruauté et d'une atrocité sans nom ? Tuer une enfant, quand bien il était lui même un enfant, c'était le pire crime, non ?

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Sentetsu Chiaki
Sentetsu Chiaki

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Mar 1 Jan 2019 - 19:45

Rendez-vous à domicile.

Espoirs entremêlés de terreur. Une hésitation douloureuse, qui fait plonger progressivement dans les abysses, pour ne jamais relâcher les victimes. Décider, comme ça, de se lancer dans le fossé d’une âme, à la recherche du pire ou du meilleur, sans savoir ce qu’on y trouvera. Est-ce une bonne chose ? Les mains se démêlent, mais les âmes ne se séparent pas. Chiaki continue de fixer Ryû avec un très grand intérêt. Les autres personnalités sont au courant : sa présence, désormais, n’est plus optionnelle. Ils ne pourront plus l’effacer par caprice, ou simplement pour des peurs complètement irrationnelles. Ils sont coincés avec elle, tout comme … elle est coincée avec eux. Une situation particulière, un peu étrange, mais Chiaki n’en a pas grand chose à faire. Au contraire. Être coincée avec Ryû … Peut-être … Peut-être n’est-ce pas si mal, au fond. Peut-être que ce monstre qui sommeille en lui, cette créature coupable de bien des choses n’est pas si horrible à vivre ? Peut-être qu’elle peut encore être sauvée ? Beaucoup d’espoirs. Beaucoup de peurs. Beaucoup d’hésitation. Chiaki se contente de lui sourire. Il est heureux. Heureux d’être son élève. C’est un premier pas.

Les prunelles émeraudes ne cessent de détailler le bleu, elles ne fuient jamais, combattent incessamment ce regard. Regard qui fuit. Qui la détaille. Elle rougit. Il ne l’a pas regardée comme une Sensei, là. Ni comme une chirurgienne. Il l’a regardée comme la femme qu’elle est. Que doit-elle faire ? La jeune femme rompt le contact oculaire un instant pour calmer son cœur qui s’accélère. Pour trouver le calme, ne serait-ce qu’un instant. Après une profonde inspiration, la brune revient, plus timidement. Ne pas fuir. Ne pas le mettre mal à l’aise. C’est un peu son rôle, aussi, non ?

Et là … L’histoire commence. La dégringolade. Chiaki sent la pression qui s’abat sur les épaules du jeune homme. Elle sent cette faiblesse. Cette possibilité qu’il craque, tout simplement. Qu’il défaille et se brise. Non, il ne faut pas. Elle ne sait pas comment s’y prendre, à part le laisser évacuer sa culpabilité. Le laisser parler, mettre cette histoire sur la table. La chirurgienne a entendu ou lu – elle ne se souvient plus – que le fait de parler d’un problème permet de le mettre à distance. Plus on en parle, plus on l’évacue et plus il perd de sa force. On ne l’oublie pas, on le regarde simplement de loin. Avec du recul. Mais comment avoir du recul dans ce cas ?

La réalité tombe comme un couperet. Une brutale réalité, amère. Difficile. La mort. La mort causée par l’amour. Un terrible sort réservé à une petite fille, simplement parce qu’elle a embrassé l’objet de son amour. Enfin, à cet âge, c’est encore autre chose, mais … Justement. N’est-ce pas encore pire, dans ce cas ? Est-ce que la brutalité de l’acte n’est pas encore renforcée ? Chiaki baisse les yeux, réfléchit. Ryû semble fondre doucement, face à elle. Exorciser cette histoire … N’est-ce pas aussi la rendre réelle ? Lui donner cette force qu’on ne veut jamais offrir aux histoires ? Après tout … Cette histoire, désormais … N’est plus une histoire. C’est la réalité. La vraie réalité, celle qu’une autre personne partage. Une autre personne la connaît. Le voilà face à son crime. Face à son amour perdu, perdu par sa faute, même si ce n’est qu’une seule personne parmi les quatre. Le paradoxe d’une vie. Témoin de sa propre culpabilité … Sans être réellement coupable.
« Ryû … »
Chiaki ne sait pas quoi lui dire. On ne peut pas gommer ce genre de blessures. On ne peut pas les rendre moins douloureuses. On peut vivre avec, mais c’est tout. Il n’y a rien à dire, au fond. Non, on ne peut rien dire pour améliorer ce genre de blessures. Elle prend son courage à deux mains, va chercher au plus profond de son être et parvient à trouver la force. Ses bras passent autour de la nuque de Ryû. La proximité se réduit entièrement, jusqu’à ce que leurs deux êtres soient collés l’un à l’autre. Chiaki pose la tête au creux de son cou et le serre doucement.
« Je suis désolée pour toi. »
L’étreinte se resserre lentement, sans pour autant étouffer le bleu. Leurs odeurs se mêlent, leurs souffles aussi. Ryû. Fragile Ryû. Ou plutôt … Hatsu. Fragile Hatsu, face aux débordements de ses congénères. Elle maintient le contact qui les lie.
« Nous nous occuperons de bloquer Hinoe. D’abord, nous lui montrerons que tous les êtres ne méritent pas de mourir parce qu’ils s’approchent de toi. Je m’en occuperai personnellement, d’ailleurs. »
Un sourire presque carnassier étire ses lèvres. L’une de ses mains remonte doucement dans les cheveux de son élève, tandis que Chiaki le maintient toujours contre elle. Rassurer … C’est comme ça, qu’on fait, non ? Est-ce que, finalement, elle ne se rassure pas aussi ? Une forme de béatitude s’empare d’elle. Une sensation terriblement agréable. Le confort. La sécurité ? Une forme de sécurité, oui. Alors qu’elle se trouve dans les bras d’un homme qui a tué, probablement plusieurs fois, pour des raisons qu’on ne peut pardonner. Mais … Mais elle est bien. Vraiment bien. Son pouce caresse doucement la peau de Ryû.
« Il devra apprendre. Hinoe devra apprendre à taire ses pulsions meurtrières par peur. La peur n’est pas un bon moteur, ce n’est pas une bonne raison. Et tu devras apprendre à être plus fort qu’eux … »
Chiaki inspire doucement, expire. L’odeur de son élève lui caresse les narines. Une odeur douce. Sucrée. Agréable. Une odeur qui lui rappelle que Ryû n’est pas un monstre. Il n’a pas tout ce sang sur ses mains. Il n’est pas la brute qu’il imagine être. Non, il ne peut pas l’être. Il n’est que la victime de ses autres personnalités.
« Nous ne pouvons pas effacer les crimes qui ont déjà eu lieu. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Ce que nous pouvons faire … »
La brune se détache doucement de Ryû, pour lui faire face. Ils sont toujours très proches, leurs visages à quelques centimètres. Son sourire devient plus doux.
« Ce que nous ferons, est de rendre l’avenir meilleur. De calmer ces pulsions et d’empêcher les meurtres. »
Les prunelles émeraudes se mêlent aux yeux vairons.
« Seulement … Si tu me fais confiance. Et si tu es d’accord. »
Deux paires d’yeux, l’une dans l’autre … Et le silence. Un silence aussi agréable que pesant. Une sensation étrange, à vrai dire. Mais Chiaki ne se sent pas mal. Étonnamment, elle va bien. Mais Ryû … Comment va-t-il ?
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Nozomi Ryû
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Mar 1 Jan 2019 - 21:02
Chiaki ne sembla pas réussir à trouver de mots après avoir entendu cette histoire. Voir quelqu'un se livrer sur un tel évènement, surtout lorsque ce-dernier était à deux doigts de s'effondrer, ce n'était forcément pas facile. Elle tenta de dire quelque chose, mais finit par opter pour un geste. Anodin ? Dans un type particulier de relation, oui, mais entre un élève et son professeur, c'était autre chose. Un peu gênant, se serait probablement le cas dans une situation normale, pour une personne normale, mais Ryû n'était pas comme ses semblables, et le moment était assez ... émouvant. Pour toutes ses raisons, lorsque les bras de la brune, qui entouraient maintenant la nuque du Nozomi, réduisirent l'écart des deux corps jusqu'à l'annuler totalement, il ne sut pas comment réagir. Sa tête maintenant au contact du cou de la jeune femme, il avait presque totalement oublié la raison de son mal-être d'à peine une seconde avant. Il pouvait sentir la chaleur du corps contre lequel il était serré, simple spectateur de cette action. Trop naïf, un vrai enfant, il ne se souvenait pas avoir été aussi ... proche du corps d'une femme dans sa vie, à part la fois où cela avait coûté la vie à une innocente. Oui, ce n'était pas un baiser cette fois, mais une telle proximité couplée aux violents à-coups dans la poitrine du bleu suffit à pousser la rage d'Hinoe à son paroxysme. Être vivant, c'était à peu près le ressenti du jeune homme à ce moment, comme si sa vie arrêtée des années auparavant reprenait son cours. Cela ne durerait sans doute pas, il se faisait des idées, elle n'agissait que par amitié, peut être même par morale, elle pensait sans doute qu'elle devait l'aider, et il ne comprenait pas vraiment pourquoi. De son côté, une telle considération commençait à le mettre dans une position inconfortable, un moment où il ne savait plus ce qu'il ressentait. Les mots de sa sensei lui réchauffait le cœur.

Il ne savait pas quoi faire, dans cette situation, peut être devait-il à son tour enlacer la jeune femme ? Mais s'il avait mal compris l'instant, est-ce que cela ne menaçait pas de générer l'effet inverse ? Il n'eût pas le temps de trop se questionner car le troisième commençait à bouillir de rage. Dégage-toi de ses bras ! Elle pourrait aussi bien te poignarder dans le dos ! Je vais la tuer ! Elle est morte ! Oh oui, il était furieux. Les pulsions dans la tête de Hatsu lui provoquaient de violents maux de tête. Alors que la Sentetsu continuait de le rassurer, il n'entendait presque plus ce qu'elle pouvait dire. Le brouhaha dans sa tête était incessant, il ressentait également comme une sensation d'écrasement sur son cerveau. Il n'avait jamais résisté aussi longtemps à une de ses crises. Lorsque la brune relâcha son étreinte, et acheva son discours rassurant, Ryû conserva la tête inclinée. Tout ce qu'avait pu dire ou faire la Chûnin, les moindres contacts, il n'avait rien pu percevoir, tant son duel interne était intense. Il faisait de son mieux pour résister, et inconsciemment sa main c'était saisie du bras de Chiaki, le serrant assez fort... En fait, cette force aurait peut être suffit à casser le bras d'un enfant, heureusement qu'elle n'en était pas un.

La tête se relevant brusquement, il avait fini par céder, il n'était pas de taille pour l'instant. L’œil indiquait "3", cela n'était pas arrivé en douze ans. La seconde main du jeune homme attrapa l'autre bras de Chiaki, allait-il tenter de la tuer, chez elle, sur son propre canapé ? Il n'en avait pas la force, comme quoi lui aussi pouvait se faire aveugler par la rage. Une voix assez étrange, un peu fluette, qui déraillait quelques peu, un timbre très irritant pour tout dire, avait émergé de la bouche du bleu.


"Tu crois pouvoir me bloquer ? Tu ferais mieux de nous tuer maintenant, tu ne prendras aucun plaisir à devoir être sur tes gardes avec nous à tout instant !"

Il divaguait ? Non, il avait raison, la pauvre ne pourrait jamais faire totalement confiance à "Ryû", Hatsu c'était probable, mais les autres ... Aucun contrôle, elle finirait par le haïr, elle n'avait aucun compte à lui rendre après tout, elle n'était si sa mère, ni sa sœur, aucun lien de parenté, d'aucune façon. Quel ami accepterait de subir cela jour après jour ? Quel sensei garderait sa patience avec un élève instable, victime de lui-même ? Le premier croyait aux propos du troisième, il n'avait pas de raisons de croire que quelqu'un pourrait faire ça pour lui. Mais il n'en resta pas là, il continua son monologue.


"Tu crois en Hatsu ? Tu ne le connais pas ! Si tu étais restée une simple amie, juste sa sensei... Maintenant, je vais faire en sorte que tu nous tues, et si je n'y arrive pas, tu le détesteras et j'aurai gagné !"

Une désagréable sensation de froid dans le dos submergea le réel maître du corps. Une seule chose lui venait en tête, le seul acte dans sa vie qui pourrait faire changer d'avis à la brune le concernant. Le seul crime qu'il avait lui-même commis, et pas des moindres. Peu importe ses excuses, il avait lâchement accompli cet acte, personne ne l'y avait poussé, personne ne l'avait menacé. Oui, il l'avait aussi en lui, ce côté destructeur.


"Il ne te l'a pas dit, ça ! Parler de la petite conne c'est une chose, mais pourquoi crois-tu qu'il se garde de parler de la mort de ses parents !"

Il en avait finalement trop dit. Les tentatives de reprendre le dessus finirent par fonctionner. Hinoe s'en moquait, finalement, il savait qu'il ne pourrait pas la tuer... Il avait opté pour bien plus cruel, détruire cette relation naissante, cette possible grande amitié. Le "1" était de retour, l'étreinte des bras c'était relâchée. Le regard de Hatsu était ... comment le définir ? Horrifié ? Désolé ? Apeuré ? Le paranoïaque n'avait rien dit de plus, mais le fait de mentionner la mort de ses parents allait être suffisant. Il ne restait que deux options au jeune homme: prendre son courage à deux mains et achever la révélation du numéro trois, ou fuir. Dans un cas comme dans l'autre, cela mettrait à mal leur relation de professeur à élève, et tout autre type de relation que l'esprit naïf du Nozomi avait pu imaginer. Il se releva et recula d'un pas. La fuite, c'était sa grande amie...


"Je ... Je vais partir. Je n'aurais jamais dû te demander de l'aide. Je suis venu ici, et pourtant je savais que je devrais te mentir. Ce n'est pas juste, désolé."

Il avait avoué sans vraiment le faire. Avoué qu'il avait fait quelque chose d'horrible, et qu'il comptait le cacher. Un égoïsme immense, il le savait, mais il c'était dit que son histoire pouvait être réduite au principal. Ne pas mentir à Chiaki ? Foutaises. Dès le départ, il avait bien choisi quoi dire, malgré son stress, son hésitation, le fait qu'il soit perdu. Il n'avait jamais prévu de parler de ce soir d'hiver 202... Maintenant, il restait une chance qu'elle ne le laisse pas partir, pas comme la dernière fois. La curiosité ? Le sens du devoir de tout bon shinobi ? Elle avait au moins deux raisons valables de l'obliger à parler. Aucune échappatoire, cette amitié fût brève.

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Sentetsu Chiaki
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Mer 2 Jan 2019 - 0:14

Rendez-vous à domicile.

Une erreur. Un échec. Une faiblesse. Le contact physique n’a pas fonctionné. Il a tout cassé. Il a mis toute cette situation en bordel. Ou pas ? Et si, en fait, c’était une victoire ? Et si, finalement, le fait de câliner Ryû, de se laisser aller à cette douceur, a créé précisément l’effet voulu ? Non, non, Chiaki n’a pas voulu que ça éclate. Mais voilà, ça a éclaté. Hinoe a montré son visage. Hinoe. Cette personnalité un peu étrange, qui craint tout et règle ses problèmes en tuant tout ce qui le menace. La pression sur son bras, cette forme de haine qui émane de lui, qui déforme la voix et le visage de Ryû … Ces petites choses. Impossible de le nier. Impossible de passer à côté. Voici Hinoe. La tête paranoïaque de la troupe. Un sourire étire les lèvres de la brune.

C’est parti.

Une première main, puis une autre. Une très forte pression sur ses bras, comme s’il tentait de les écraser. Une façon pour lui de la mettre à distance, de lui faire peur. Peur ? Chiaki n’a pas peur. Elle n’a jamais eu peur. Elle n’aura jamais peur. Tout ira bien. Ou alors, ça n’ira pas bien, mais ça se réglera. La foi de la chirurgienne en son élève grandit, gonfle, éclate. Il faut le sauver. Il faut le sortir de cette situation où quatre têtes se partagent le contrôle. Il faut faire en sorte que le verrou existe. Que Hatsu ait le contrôle. Pour ne plus … Pour ne plus …

Son cœur rate un battement. La petite fille, puis les parents de Ryû. Les trois sont morts de la main de l’Homme. De la main du bleu. Chiaki le regarde, cligne des yeux à répétition. Elle n’est pas sûre. Il … Ment-il ? Non. Si ? Non … Non, il ne ment pas. Hinoe est le plus paranoïaque des quatre. Il réfléchit à tout, voit le mal partout. Il est le plus dangereux car il a une certaine perception du monde. Une perception à la lumière de ses craintes, ou plutôt aux ténèbres qui le rongent. Certes, c’est faux, la réalité n’est pas souvent comme il l’imagine, mais … Les faits sont les faits. Hinoe est comme ça. Ryû s’est relevé, cette fois le chiffre « 1 » brille dans son œil. Hatsu est de retour. Il est là. Il est témoin. Il n’a vu que ça. La révélation. Chiaki inspire profondément. Elle ne sait pas quoi faire.

Quels sont les mots à employer dans cette situation ?

La brune le regarde se lever, se préparer à partir. Il va fuir. Encore une fois. Il va recommencer. Mettre un terme à tout, disparaître. Alors que, cette fois, il y a plus de choses qui les relient. Le secret. Le fait qu’elle soit son Sensei de façon officielle. La réalité derrière toutes ces futilités – qui ne sont pas si futiles, malheureusement. Et ça. Cette sensation étrange quand elle est dans ses bras. Ces rougeurs sur ses joues quand il la regarde. Ces choses étranges qui naissent, qui prennent petit à petit de la place entre eux, contre toute attente. Tous ces petits détails qui existent, qui ne peuvent plus être ignorés. Chiaki prend son courage à deux mains et se lève, à sa suite. Les marques sur son bras sont le signe que quelque chose s’est passé, marques physiques d’une réalité impossible à effacer.

Rapidement, la brune traverse la distance qui la sépare de Ryû et elle attrape sa main. Elle l’attrape et la serre brusquement. Juste la main, pour l’instant.
« Non. »
Quels sont les mots à employer dans cette situation ? Chiaki ne les trouve pas. Chiaki ne sait pas. Mais Chiaki s’en fout. Elle ne veut pas trouver de mots, elle ne veut pas qu’ils viennent, là, qu’ils soient artificiels. Il n’y a rien à dire. Pour l’instant, rien ne lui vient. Alors la chirurgienne décide de tirer doucement sur la main qu’elle tient, avant de s’approcher de Ryû. Son autre main passe autour de sa taille et se pose sur son ventre. Elle lâche la première et pose sa tête contre son dos.
« Non, je te dis. »
Chiaki inspire profondément, hésite. Quels sont les mots à employer dans cette situation ? Que pense-t-elle de tout ça, avant toute chose ? Après tout, il a tué ses parents. Et une petite fille. Que doit-elle faire à partir de là ? Que penser ? La chirurgienne soupire.
« Je t’interdis de partir. Je ne sais pas quoi te dire par rapport à tout ça, c’est trop soudain. Mais tu ne partiras pas. »
Chiaki serre Ryû contre elle.
« Hinoe, pas Hinoe. Je ne peux pas te détester. Même si c’est horrible, même si une part de toi a commis un crime, même si ces crimes sont horribles … Je ne peux pas te détester. Nous commettons tous des crimes. Nous en commettrons tous. Parricide, matricide ou simple meurtre, nous finirons tous par tuer quelqu’un. Nous sommes des meurtriers par essence, nous sommes ninjas. Moi aussi, je finirai par tuer, un jour. D’ailleurs, je l’ai déjà fait. Pourtant … Je suis toujours là et tu ne me détestes pas. »
Sa tête revient contre son dos. Elle hésite. Inspire. Expire. Ne sait pas. Ferme les yeux.
« Je ne peux pas te détester pour ce que tu es. Vous êtes quatre personnes dans ta tête ? Soit. Alors je ferai en sorte d’apprendre à connaître ces quatre personnes. Je ferai en sorte de les apprivoiser. Même si Hinoe me déteste, même si Yokka veut qu’on se batte comme des brutes, peu importe. Je ne te détesterai jamais pour être ce que tu es. Surtout quand je sais que tu aimerais que ça aille mieux. Quand tu aimerais contrôler. »
Prendre soin de lui. En tant que professeure … Professeure, professeure, professeure …
« Tu imagines, Ryû ? Si je devais te détester ? Alors que je suis ton Sensei, maintenant ? »
Chiaki pouffe doucement, puis le relâche, pour le mettre face à elle. Ses prunelles grimpent jusqu’aux siennes et établissent le contact. Un vrai contact. Pas de peur, pas d’envie de fuir.
« Ne t’en va pas. S’il te plaît. »
Rien. Juste une folle envie de le garder, là, près d’elle. Aussi longtemps que possible.
« Je ne te ferai jamais de mal. Jamais. Je sais que Hinoe, au fond, te répète que je peux te tuer sans prévenir, mais non. Ça n’arrivera jamais, Ryû. Je te le promets. »
Elle ferme les yeux et inspire profondément. Quand Chiaki ouvre de nouveau les prunelles, le contact se refait naturellement.
« Que ce soit 1, 2, 3 ou 4, peu importe. Ce n’est pas Hatsu, Nibanme, Hinoe ou Yokka en eux-mêmes que je veux apprendre à connaître. C’est Ryû. Ryû en entier. En tant que professeur, mais aussi en tant que moi. En tant que Chiaki. Même s’ils ont peur de moi. Même s’ils veulent me faire tomber. Même s’ils veulent me faire te haïr. Je tiendrai bon. »
Une promesse. L’utilisation du futur. Une réalité. Parce que Chiaki y croit. Il y a cette chose, cette étincelle en elle qui lui dit qu’il n’y a pas moyen de le laisser partir. Plus maintenant. Plus jamais.
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Nozomi Ryû
Nozomi Ryû

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Mer 2 Jan 2019 - 16:44
Cette fois, elle ne laissa pas partir si facilement. Une pression sur sa main, le jeune homme cessa aussitôt d'avancer. Un ordre ? Une supplication ? Une demande banale ? Chiaki ne voulait pas que Ryû fuit. Elle semblait avoir compris, assimilé qu'il avait tué lui-même ses parents, et pourtant elle refusait qu'il parte. Voulait-elle le conduire en justice elle-même ? Si c'était le cas, alors pourquoi ... s'était-elle approchée, pourquoi avait-elle posé une main sur le ventre du Nozomi avant de se coller à son dos ? Il l'avait encore sous-estimée, elle était forte, intelligente, elle savait passer outre tous les détails... En tout cas, elle réussissait à le laisser paraître. Elle ne savait pas quoi dire, qui le saurait dans une telle situation ? Maintenant, le plus obscur était révélé, il n'y avait rien à ajouter. En l'espace de quelques jours, le jeune homme avait beaucoup voyagé entre espoirs et abandons, il en avait assez, il ne savait plus quoi penser. C'était un souci, pour quelqu'un d'aussi réfléchi, de se retrouver dans une impasse. Lorsqu'il s'agissait de "ce" genre d'histoires, il ne fallait pas laisser parler son cerveau, le mieux était encore d'utiliser son cœur. Mais depuis quand était-il une espèce de monstre sans cœur ? A demi-mots, la Sentetsu semblait presque lui pardonner des crimes dont elle n'avait pas connaissance, ou en tout cas pour lesquels elle ne connaissait pas le détail. Oui, Hatsu était le coupable dans le double parricide commis par "Ryû", et quoi qu'il puisse en dire, cela ne changerait rien à l'acte.

Comme pour excuser les actes passés du Genin, Chiaki mentionna le métier de shinobi... Tuer dans le cadre d'une mission et tuer de sang froid, il s'agissait de deux choses différentes. Non, il ne pourrait de toute façon jamais la détester, d'ailleurs, pourquoi vouloir la détester ? Jusqu'ici, il était le seul qui avait apporté des problèmes sur la table, "il" était le meurtrier, "il" était le malade, "il" était celui qui avait tenté de la tuer. "Il" était celui qui avait emporté une jeune femme fière et courageuse dans une spirale infernale. La voix de la sagesse émergea de son esprit. Nibanme, le seul ami de Hatsu, s'il en existait un parmi les trois. Il était le plus à l'aise socialement, le plus posé et sans doute le plus rationnel. Tu comptes te laisser faire par ces deux tocards ? Si elle ne voulait pas t'aider, tu crois que tu serais là ? Gentille ? Elle ? Non, elle ne ressent aucun devoir envers toi... Enfin, pas avant qu'elle n'apprenne qu'elle était ton professeur. J'observe en silence depuis le début, je peux t'assurer que son intérêt pour toi n'est pas proportionnel à ce qu'elle sait de toi. Je dirais plutôt exponentiel, plus elle en apprend et plus elle semble t'apprécier...

La jeune femme tenta de le rassurer. Encore et encore, il n'était bon qu'à se faire rassurer ? Non, il fallait que ça change, qu'il prenne confiance en lui, et qu'il n'oblige plus sa Sensei à devoir le rassurer sans cesse. Elle voulait unifier les quatre, alors même que Yokka et Hinoe étaient totalement dévoilés ? Elle ne le détesterait pas pour ce qu'il est ? Elle avait confiance et savait qu'il souhaitait gagner son combat personnel ? Pour ce que ça vaut, on est au moins deux à l'apprécier ici... Enfin, toi, tu ressens plus que ça, pour ma part je trouve juste qu'elle est géniale et je ferais en sorte de t'aider à lutter, je ne viens pas du même endroit que les deux autres après tout... Une phrase pleine de mystère, mais cela ne faisait pas un bon point ? Même s'il était colérique, Nibanme était une valeur sûre, le plus simple à rendre docile, il ne fallait juste pas l'énerver... Mais que voulait-il dire par "ne pas venir du même endroit" ? Les trois semblaient en savoir plus sur lui-même qu'il n'en savait.

La brune prononça une phrase logique, ou alors totalement absurde. Elle ne pouvait pas le détester parce qu'elle était sa professeure ? Qui avait imposé qu'un Sensei doive aimer son élève ? Ce n'était pas d'une logique imparable pour le bleu, mais il s'en moquait, il n'avait plus aucun doute. Alors que la Sentetsu l'avait fait pivoter, il se retrouva à nouveau face à elle, et son regard ne se détourna pas le moins du monde. Il la fixait dans les yeux, et se retrouva comme absorbé dans cette immensité émeraude. Il l'avait fixée plusieurs fois de cette façon, qu'est-ce qui avait changé ? Le doute. Il c'était envolé, il pourrait foncer au milieu d'une horde de ninjas ennemis si c'était elle qui lui ordonnait. Il la respectait, et lui vouait une confiance totale, elle savait tout maintenant, et elle avait brisé ses doutes et son désespoir vieux de douze ans. Il pouvait maintenant entrevoir dans les prunelles de la brune un avenir pavé d'espoirs. Pour elle, pour ce village qu'il n'avait jamais vraiment pris en considération jusqu'ici, il voulait avancer et faire de "cette" faiblesse une force. S'il la gommait avec l'aide de Chiaki, alors il ne lui resterait qu'un point faible. Elle.


"Merci. Pour tout. Le passé ne se reproduira plus. Essayer de l'oublier était stupide, je ne faisais que leur donner plus de force en me voilant la face."

Il marqua une pause, comme si le fait de parler trop vite allait le priver de ce contact visuel, cet instant qu'il voulait voir durer éternellement. Il fût également prit d'un grand courage, ou alors quelque chose était revenu en lui, pour l'instant c'était faible, mais il réussissait presque à se laisser guider par son cœur, oubliant de réfléchir à ses actes. Il posa ses mains là où Hinoe avait saisit la Chûnin, plus tôt, et les caressa doucement.

"Je suis désolé pour ça, j'espère que ça disparaitra vite... Et je t'assures que tu ne crains plus rien, ma première résolution est que je ne serais pas responsable de tes blessures une fois encore..."

Bien sûr, dans le cadre d'un entrainement, c'était autre chose. Mais la jeune femme devait l'avoir compris, il parlait bien de violence dans un cadre ... intime ? Ou peu importe comment ce genre de moments pouvait s'appeler... Son regard se détacha des marques, et sans vraiment réaliser ses actes, il la fixa dans les yeux et ses bras enlacèrent la brune, délicatement, rapprochant les deux corps, effaçant toute distance. La position était inversée, cette fois c'était la tête de Chiaki qui se retrouvait contre le cou de Ryû, qui posa sa tête sur celle de la Sentetsu. Rien d'ambigu... Ou presque. A cet endroit, la jeune femme sentirait certainement que le cœur du Nozomi battait la chamade, il avait agit par instinct, c'était une première pour lui, le moment semblait propice, mais il était maintenant coincé, que faire ensuite ? Il la serrait doucement, et comme la distance entre les deux était faible, il n'eût qu'à murmurer...

"Tu es forte, tu n'as pas besoin de moi pour te protéger, mais j'assurerai tes arrières, aussi longtemps que je pourrai respirer et que mon cœur battra. Je ne fuirai plus, en tant qu'élève, en tant qu'ami, en tant que ... "

Il n'avait pas fini sa phrase, que voulait-il dire de plus ? Sa phrase était déjà assez ambigüe, il l'avait prononcée sans réfléchir. Il relâcha la brune, ces quelques secondes étaient suffisantes, il ne savait pas ce qu'il faisait, et comptait laisser la compréhension de tout ça à sa professeure, même si au fond de lui il savait pertinemment que ce qui lui était revenu n'était pas que son cœur. Mais alors c'était quoi déjà ?

*C'est ça ? L'amour ?*

Une question, mais la réponse, comment la trouver ?

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Sentetsu Chiaki
Sentetsu Chiaki

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Mer 2 Jan 2019 - 18:09

Rendez-vous à domicile.

Battement de cœur. Un regard que Chiaki maintient en permanence habituellement, qui ne brise aucune barrière. Un contact qui se fait naturellement, simplement, comme un réflexe. Et pourtant … Pourtant, là, dans ses yeux, il y a une étincelle. Cette étincelle. Celle que la chirurgienne est presque sûre d’avoir dans ses propres prunelles. Celle qui dit que tout va bien. Que l’objet de leur attention s’est déplacé. Cette lueur dans le regard qui signifie tout. Chiaki ne sait plus quoi faire. Ne sait plus quoi dire. Son cœur s’accélère doucement, jusqu’à ce que les mots de Ryû brisent le silence. Un silence pesant, lourd, qui cesse et libère la demoiselle de ses craintes, mais achèvent de faire grimper son rythme cardiaque.

« Merci ». Chiaki se rend compte à quel point elle sous-estime le pouvoir de ce petit mot. Cinq lettres. Habituellement, des patients qui lui disent merci, la brune en voit environ une dizaine par jour. À force, le mot est devenu une forme d’automatisme, c’est même étrange lorsqu’il n’est pas prononcé. Pourtant, là, il y a quelque chose dans ce remerciement. Quelque chose de plus fort. Une progression, d’abord. Mais aussi … Une promesse ? Une réalisation ? Chiaki ne parvient pas à mettre le doigt dessus. Avant qu’elle ne puisse y réfléchir, les mains de Ryû posées sur sa peau la ramènent brusquement sur la terre ferme. Ses yeux suivent leur parcours. Pas de peine, pas de tristesse, rien. La chirurgienne ne se sent pas mal par rapport à tout ça. Pourtant, quand il les caresse, elle ne peut s’empêcher de rougir. Il a établi le contact. Cette fois, c’est lui. C’est lui qui l’initie. Et les mots … Tous ces mots … Ses joues s’empourprent de plus belle.

Les prunelles émeraudes viennent chercher celles de Ryû, encore une fois ; sempiternelle recherche de certitudes, de réconfort. Elles ne décèlent rien de mal, simplement … Une nouvelle promesse. Un autre pas, posé vers l’inconnu, mais posé ensemble. Posé, main dans la main. Son cœur bondit, explose. Serrée contre la poitrine du bleu, la chirurgienne réalise que leurs cœurs battent probablement à la même vitesse. Un marathon aussi agréable que terrifiant. Les sentiments qui altèrent leur métabolisme. La force de ce qui les relie. Pourtant … ça aurait pu n’être rien. Ça aurait pu s’arrêter quelques instants plus tôt. Ça aurait pu … Ne jamais avoir lieu. Sous l’impulsion de cette pensée, Chiaki dépose ses mains dans son dos et le serre un peu plus. Juste un peu plus fort. Pour ne pas qu’il parte. Pour le sentir, là, contre elle. Pour réaliser que ce n’est pas juste un rêve. Qu’il est là. Il n’est pas parti, il ne partira plus. Il ne sera plus responsable de ses blessures. La chirurgienne inspire profondément.
« Ryû … »
Un murmure, rapidement étouffé contre son torse. Un murmure qui s’échappe, mais s’essouffle aussi vite. Chiaki voudrait faire durer ce moment une éternité. Que jamais il ne s’arrête. Et … Jamais il ne s’arrêtera. Le futur. Il emploie aussi le futur. Ces quelques mots, qui ont l’air si innocent, mais qui signifient tout. Son élève, son ami, son … Son quoi ? Il la relâche. Leurs prunelles se greffent les unes aux autres, encore une fois. Le cœur de la chirurgienne semble au bord de l’explosion. Elle ne sait pas quoi lui dire. Faut-il seulement dire quelque chose, dans leur situation ? Y a-t-il des mots spécifiques à employer ? Ce n’est pas quelque chose qu’on apprend en chirurgie … Ni en médecine tout court. Alors, que fait-on ?

On laisse l’instinct prendre les rênes.

Battement de cœur qui implose, qui explose. Sa main grimpe le long de son torse, lentement. Elle termine sa course sur sa joue.
« Ryû. »
Chiaki rougit de plus belle, ces petites rougeurs aux coins des joues, qui signifient qu’elle ne sait pas trop où elle va mais, pour une fois, la chirurgienne n’a pas peur d’y aller. Poser un pied devant l’autre, en lui tenant la main. Ce sera comme ça, à partir de maintenant. Pour l’instant, pour toujours. Jusqu’à ce que le souffle de l’un s’arrête. Un sourire se glisse sur son visage, étire ses lèvres innocentes. Une joie intense s’empare de la Chûnin. Son pouce commence de légers mouvements de caresses sur la peau de son élu.

Là, face à elle. Contre toute attente. Contre toute logique. Il est là, il s’ouvre à elle, il s’offre. Deux âmes liées par le secret, liées par leurs rôles respectifs, mais surtout, deux âmes liées par la force des sentiments qui naissent au creux de leurs cœurs.
« Je crois en toi. Je n’ai jamais cessé d’y croire. »
Sa parfaite imperfection. Un être perturbé, perturbant. Capable de passer d’un visage à l’autre, de devenir un être sadique, puis un être plein de douceur. Si certains l’appellent le monstre, alors il sera le sien. Sa créature terrifiante. Chiaki sent son cœur tambouriner contre sa poitrine, comme s’il allait s’échapper. Elle s’approche. Un premier pas, qui réduit à néant la distance qui les séparaient. Elle lève la tête pour pouvoir le regarder. Son monstre. Sa faiblesse. Sa force. Son espoir. Son Ryû.
« Je … »
Non, pas encore. Pas maintenant. Pas ça. Pas tout de suite. Chiaki déglutit. Que dire, là, maintenant ?
« Je veillerai sur toi autant que tu veilleras sur moi. Nous y arriverons. Quel que soit l’obstacle. »
Est-ce que c’est tout ? La brune inspire profondément. Non, ce n’est pas tout. Il y a autre chose. Que sont les mots, dans ce cas ? Y en a-t-il vraiment, finalement ? Quels sont les mots à employer dans cette situation ? Cette éternelle question qui ne cesse de revenir … Et qui ne trouve pas de réponse. Chiaki ne sait plus quoi dire. Son cœur matraque ses pensées, les écrase, les fait fuir. Son cœur domine. Son cœur envoie une seule information. Une seule chose à faire.

La pression exercée par sa main sur son visage se raffermit, tandis qu’elle fait doucement baisser sa tête. Lentement, Chiaki monte sur la pointe de ses pieds. Battement de cœur. Courage. Espoir. Peur. Envie. Contact. Ses lèvres se déposent doucement sur celles de Ryû. Ses joues rougissent comme jamais. Sa main libre grimpe sur son torse, qu’elle serre sans réelle force. Une façon de se maintenir sur terre, de ne pas défaillir. Un baiser chaste, délicat, qui finit par dévoiler un sourire. Chiaki le rompt petit à petit. Pas envie de partir. Jamais. Sa tête reste face au torse de Ryû, ses pieds redescendent.
« Tout ira bien. Je ferai de mon mieux. »
Un nouveau murmure. Quelques mots, lâchés là, pour souligner l’évidence. La chirurgienne a foi en son partenaire. En son élève. En son propre monstre. Ryû. Trois petites lettres, assemblées pour créer une entité ravageuse pour son esprit, son cœur. La main qui serrait le torse le serre un peu plus fort.
« Jusqu’à ce que notre souffle s’arrête. »
Oui. Jusque-là. L’esprit rationnel de Chiaki à l’épreuve des sentiments. Elle ne sait plus où se mettre, mais … Pour la première fois depuis très longtemps … La chirurgienne est pleinement et sincèrement heureuse. Contre toute attente, contre toute logique, grâce à celui qui prend le titre d’élève … Non. Grâce à Ryû.
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Nozomi Ryû
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Jeu 3 Jan 2019 - 15:25
Finalement, laisser parler et agir son cœur était la chose à faire. Alors qu'il s'attendait à la faire fuir par ce mouvement trop soudain, elle l'avait serré également, mais le plus étonnant était à venir. Chiaki semblait peiner à dire des mots, de son côté Ryû avait agi de manière trop inhabituelle pour être capable d'émettre un nouveau son, il n'était que spectateur de la suite des évènements... Les gestes innocents, les contacts sans arrière pensées... Il le pensait jusqu'ici, mais maintenant la brune lui caressait le visage, lentement, il se disait que c'était différent. Les propos de la Sentetsu étaient bien assortis aux siens, tout aussi explicite, peut être tout aussi révélateurs. Puis vint une promesse, elle aussi employa le futur, elle allait veiller sur lui autant qu'il veillerait sur elle ? Au fond de lui, les paroles de la Chûnin avait eu un effet apaisant, il se sentait assez fort pour vaincre n'importe quel adversaire, à cet instant, mais le suivant fût encore plus... spécial. Lorsque la brune réduisit la distance de leurs deux visages, en se mettant sur la pointe des pieds, en attirant celui du Nozomi, jusqu'à ce que leurs lèvres s'unissent. C'était différent des contacts précédents, et bien plus importants. Une accolade ou un câlin pouvait être un geste tout à fait amical, un geste de réconfort, mais un baiser... sur les lèvres, c'était déjà bien plus que du simple réconfort. Dans sa tête, une voix hurlait des menaces de mort à tue-tête, mais bizarrement cette fois il ne parvenait pas à prendre le dessus, pourtant Hatsu était au plus faible, il était à nu, à découvert, complètement prit au dépourvu... Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que c'était Nibanme qui bloquait d'une façon ou d'une autre le troisième... Il ne mentait pas quand il disait qu'il avait accepté la brune, il serait un allié de taille, tant que personne ne l'énerverait.

D'abord choqué, le jeune homme finit par fermer les yeux, oubliant les voix dans son esprit, saisissant également le visage de Chiaki, profitant de cet instant, ce moment de pure intimité, qu'il n'aurait jamais soupçonnée avant. La dernière fois qu'il avait vécu cet instant, il était trop jeune pour en comprendre la totalité, et le moment fût interrompu bien trop vite et de la pire des façons. C'était la première fois qu'il avait l'occasion de rendre le baiser que lui donnait une personne chère... non, la personne qu'il aimait. La réponse était venue, son cœur battait si fort, ce sentiment était unique, un bonheur inouï le submergeait. D'abord la jeune femme lui avait ôté ses doutes, puis lui avait donné de l'espoir, et maintenant elle lui offrait l'amour. Même s'il n'arrivait pas à l'entendre, Hatsu se disait que Hinoe allait finir par mourir avec autant de rage en lui. Une rage proportionnelle aux sentiments que portait le premier à sa professeure. Non, à cet instant il n'y avait pas de Sensei ni d'élève, ici, pas de ninjas, pas de combats, juste Chiaki et Ryû, et ce baiser...

Le moment finit par s'interrompre, ils étaient toujours très proches, le bleu revint peu à peu à la réalité, les battements dans sa poitrine étaient toujours rapides, même s'ils commençaient à ralentir, petit à petit. Il laissa la brune parler, elle lui promis que tout irait bien, qu'elle ferait de son mieux, jusqu'à ... ce que "leur" souffle s'arrête ? Une promesse, concernant le problème du Nozomi, évidemment, et il était de son devoir de lui assurer la même chose, il n'avait pas besoin de se forcer, d'ailleurs.


"Je ne relâcherai pas mes efforts, je voulais les faire disparaître, mais tu m'as montré une autre voie, je sais que ça peut marcher."

Il marqua une pause, il voulait dire quelque chose, après ce qu'il c'était passé, il pouvait vraiment dire ce qu'il avait sur le cœur, mais au fond de lui il hésitait. Le penser était une chose, le dire en était une autre. Il renonça, pour l'instant, finalement il était encore un peu trop réfléchi pour laisser parler cette "autre" voix en lui, pas Yokka, ni Hinoe ou Nibanme, plutôt la cinquième voix, qui dépassait la raison. Il opta plutôt pour un constat sur l'instant passé, en éludant volontairement l'acte, un peu trop gênant encore à son goût...


"Juste avant, j'ai réussi à retenir Hinoe avec l'aide de Nibanme... Je ne sais pas vraiment comment, mais on dirait qu'il y a une possibilité pour que je les contrôle véritablement."

"Juste avant", pour ne pas dire "Lorsque nos lèvres étaient unies, lorsque nos sentiments l'un pour l'autre ont éclaté et que nous avons décidé d'être plus que de simples amis"... Oui, il lui faudrait encore un peu de temps et de pratique pour agir comme un adulte à ce sujet, il avait fait un bond en avant, passant d'enfant à ... adolescent, dans sa façon de réagir, mais cette journée avait été importante. Elle l'avait guéri, ou plutôt elle avait commencé une guérison, qui le rendrait presque normal à terme. Que faire maintenant ? Beaucoup de rebondissements et d'émotions, cette journée avait été folle, il était temps, malheureusement, qu'elle ne s'achève. Il n'y avait plus rien à dire pour l'heure, les deux avaient probablement besoin de réfléchir à tout ça, comme souvent lorsque les cœurs parlent et que les esprits observent. Le jeune homme arborait un large sourire, un vrai pour une fois, un qui ne pouvait être adressé qu'à elle, qui voulait tant dire et si peu à la fois, il avait aussi récupéré ça dans le processus, alors il n'aurait plus à se forcer pour voir des gens ? Non, c'était un peu présomptueux de le penser. Néanmoins, il ressentait le besoin de la remercier à nouveau, et il l'aurait probablement embrassée, si son cerveau n'avait pas commencé à le faire souffrir... Trop de voix pour aujourd'hui, et en général quand une personnalité prenait le pas après qu'il ait résisté, il avait aussi besoin de repos, il sentait la fatigue monter, si ça n'avait pas été le cas jusqu'ici, c'était pour des raisons bien évidentes...


"Je te remercie encore pour tout. Je vais mieux, grâce à toi, j'ai compris beaucoup de choses... Mais pour l'heure, je vais devoir te laisser, je suis un peu fatigué de cette agitation en moi, je n'ai pas l'habitude qu' "ils" soient aussi énervés. Je dois rentrer..."

Il aurait aimé rester avec elle, dormir contre son corps, cela aurait été bien plus reposant, bien mieux, mais ce n'était pas une option, il allait retrouver son lit, et probablement beaucoup penser à ... tout ça, avant de s'assoupir. Avant de partir, il aurait aussi bien pu dire ouvertement ce qu'il pensait, mais il préféra le penser fortement en l'observant, d'un regard qui en disait long...


*Je t'aime, Chiaki.*

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Sentetsu Chiaki
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Dim 6 Jan 2019 - 21:32

Rendez-vous à domicile.

Une main posée sur sa joue. Juste une main. Celle de l’élu. Il accompagne le baiser. Un baiser chaste, plein d’innocence, qui pourtant porte en lui une signification gigantesque. Une véritable promesse. Une promesse concrète, palpable. Les lèvres de Chiaki sur celles de Ryû. Cet échange venu du cœur, désiré de tout son être. Avoir le courage de le réaliser est une des plus grandes fiertés de la chirurgienne, qui est désormais prête à se tenir aux côtés du son partenaire. Avancer avec lui, sur une même voie, pour évoluer ensemble. Grandir. Chiaki lui sourit. Il progresse. Il acquiesce, il change déjà de trajectoire. Une première réussite ?

Les mots ne croisent pas les actes, mais les mentionnent. Une mention lointaine, mais mention quand même. Un sourire étire les lèvres de la demoiselle. Nibanme. La personnalité que Chiaki n’a jamais rencontrée. La voilà qui s’incruste, se présente pour empêcher Hinoe d’interférer. Une autre de ces entités que la chirurgienne va devoir apprendre à connaître, mais elle l’aime déjà. Le héros du jour, celui qui leur a permis d’aller au bout des choses, malgré les craintes du troisième. Nibanme a permis à leur relation d’éclore. De devenir une vraie relation, même si aucun mot n’a encore été posé dessus. Aucune réalité verbale, seulement des gestes. Mais … Ces gestes ne sont-ils pas explicites ? Ne veulent-ils pas tout dire ?

Le désenchantement. La redescente raide, brutale. Il doit partir. Il a lutté contre lui-même et, désormais, il doit s’en aller. Chiaki grimace. Même si elle comprend – ou du moins, tente de comprendre – la brune ne veut pas qu’il s’en aille. Elle aimerait qu’il reste encore, qu’ils ne soient pas séparés. Que leur cocon prenne doucement forme, à son rythme … Mais elle ne le peut pas. En tant que médecin, elle sait pertinemment que l’empêcher de partir pour se reposer serait une façon de le fatiguer d’autant plus. De le forcer. Et ça n’aurait pas de sens. Tant pis pour les sentiments, il faut agir en adulte. La chirurgienne chasse la grimace sur son visage et lui offre un adorable sourire.
« D’accord, Ryû. »
Néanmoins, avant de le raccompagner pour le laisser partir, Chiaki ne peut s’empêcher de prendre sa main et la caresser doucement.
« Prends soin de toi, d’accord ? »
Il faut désormais accéder à sa volonté. Le raccompagner. À contrecœur, la brune l’emmène jusqu’à la porte. Son cœur implose, lui demande de le retenir, de ne surtout pas le laisser partir, comme s’il n’allait jamais revenir. Sa raison, à l’inverse, lui dit de le laisser faire. Qu’il n’y a rien à craindre et qu’il reviendra. Que tout ira bien. Lequel des deux croire ? La raison ? Le cœur ? Ou simplement faire confiance à Ryû ? Son instabilité est-elle un facteur de doutes ? Ou, au contraire, une raison qui accentuera le fait qu’il reviendra ? Chiaki caresse la main de son élu du bout des doigts. Il faut lui faire confiance.
« J’ai déjà hâte de te revoir … »
Des rougeurs s’immiscent sur son visage, tandis que la chirurgienne accepte enfin de le laisser partir. Son Ryû. Son protégé. Celui qui reviendra pour toutes les prochaines fois. Il n’y a rien à craindre. Non, il n’y a rien à craindre quand on deux personnes sont amoureuses, n’est-ce pas ?
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