Derniers sujets
Partagez | 

Chp 1 - Première excursion [PV: Metaru Kira]


Ven 14 Juil 2017 - 11:26
Une nouvelle journée qui commence. Encore le même cauchemar où le vieux pervers ne voit rien et où ma tante me dévore entièrement. Je ne vais pas vous dire que je m'y suis accoutumé, ce serait vous mentir. Mais il est probable que je commence à me lasser de cette situation. Que je prenne des médicaments ? Du genre petites pilules magiques ? Sachez que c'est pire. J'ai essayé trois traitement.

Le premier me faisait dormir tellement longtemps que les cauchemars se répétaient plusieurs fois dans la même nuit. Next. Le deuxième m'a fait vivre sans sommeil pendant six jours. Haha. Next. Le troisième me rendait mielleux, presque dépendant d'autrui,chose qui m'insupporte plus que tout. Vous êtes mes outils et non l'inverse. J'ai donc décidé de poursuivre ma vie avec mes problèmes nocturnes... Où en étais-je déjà ? Ah oui...

Ce jour là, on me donna une mission assez particulière. Ou plutôt, un chunin me délégua son travail en m'annonçant qu'ils assigneraient un autre genin, plus expérimenté que moi. Un certain Metaru Kira, cru-je comprendre. Un spécialiste du métal, en d'autres termes. Cela allait être intéressant: je n'en avais jamais observé. Bref. Nous devions nous rendre aux bases cardinales (nord, sud, est, ouest) ett vérifier qu'il ne manque rien en terme d'armement. On m'avait confié l'inventaire, puis l'on m'indiqua le point de rendez vous, non loin de l'Arche Grise. Soit. Une note à mon égard stipulait :

Chunin a écrit:
Peu importe ce qu'il atteste, il n'est qu'un genin, ton égal. Réfère toi à son expérience mais sans lui laisser le contrôle de la situation. S'il te met en danger, refuse.

C'était bizarre. Mais bon. Nous devions partir sur une journée, une et demi grand maximum. Je mis donc la note dans ma poche puis, déjà sur les lieux, je vis un homme, assez grand quoiqu'un peu moins que moi, le regard dur et les cheveux noirs. Ce devait être lui. Je me suis donc dirigé vers lui, relativement souriant -
disons que je n'avais pas une attitude hostile. Une fois à son niveau, je plantais mon regard froid dans le sien en disant :

Hotaru Köda. Genin. Je vais faire équipe avec toi pour le coup. Voilà nos directives.

Puis je lui tendis le parchemin d'où j'avais ôter la note, histoire de commencer du bon pied. Cela me serait probablement utile mais pas pour l'instant. Il fallait patienter un peu. Tout vient à point à qui sait attendre.

Prêt pour la journée ?

Toujours s'enquérir de l'état de ses partenaires.
Il ne s'agit pas de bonté d'âme... Mais de constater comment ils vous répondent. On peut en apprendre beaucoup au travers de la réponse à un simple "Ça va ?".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t493-hotaru-koda-finie http://www.ascentofshinobi.com/t615-equipe-4-meian-kumo http://www.ascentofshinobi.com/t557-hotaru-koda-les-peregrinations-d-un-avide

Sam 15 Juil 2017 - 17:28

Haaaa les mission des Genins... Si elles oscillent entre l'ennuyant et le ridicule, il arrive néanmoins de temps à autre qu'elles vous offrent également une certaine forme de tranquillité. Aussi, alors que j'aurais pu me retrouver à monter la garde une bonne partie de la journée aux portes du village ou dans un endroit moins animé, me voici chargé de faire l'inventaire de différents stocks. Une occupation qui n'a rien de passionnant, je vous l'accorde. Mais qui aura au moins l'avantage de monopoliser une majorité de mes heures de service quotidiennes. Autrement dit? Je vais pouvoir glander sévère! Et ça, c'est toujours bon à prendre!

Le seul soucis c'est que je devrai m'accommoder de la présence d'un autre Genin à mes côtés. Ce qui, si je me fie à la dernière mission que j'ai du remplir avec l'un d'eux, n'est pas forcément gage de sérénité. Je ne connais pas le jeune homme en question mais je sais que j'ai de bonnes chances de tomber sur l'un de ces bleus qui cherche avant tout à épater la hiérarchie. Comment? Et bien en obéissant au doigt et à l'oeil avec un aplomb qui frôle souvent le ridicule. Je ne peux pas leur en vouloir: j'étais pareil. Mais l'expérience que j'ai accumulée et les épreuves endurées m'ont permis d'évoluer. Toujours est-il qu'il faudra composer avec la présence d'un camarade que j'imagine déjà réprobateur quant à mes actions.

J'attends donc mon coéquipier en fumant une habituelle cigarette, dos contre le métal de l'Arche grise, une jambe relevée en appui contre cette dernière. Mon regard vagabonde entre les différents civils qui ont vaincu l'épreuve des marches qui mènent à l'entrée du village et les nuages qui parsèment le ciel. Je pressens un violent orage aujourd'hui. Un orage dont cette région montagneuse à le secret. Il faudra compter avec une visibilité réduite qui ne posera cependant pas de problèmes vu ma connaissance du terrain. Peut-être même que je pourrai en profiter pour fausser compagnie à mon homologue Genin.

L'un d'eux s'approche d'ailleurs de moi et se présente sommairement. J'apprécie les discussions sobres, purgées d'informations qui ne servent à rien sinon à satisfaire le besoin de parler. Et sur ce point il semblerait que le jeune homme et moi avons un point en commun. C'est toujours ça de pris. Après cette entrée en matière relativement efficace, il me tend un morceau de papier contenant les données de notre mission. J'observe le "présent" quelques instants avant de relever les yeux pour croiser le regard de mon camarade:
"J'ai une vague idée des grandes lignes de notre mission, merci..."
Moins j'en sais et mieux je me porte. J'ai juste eu le temps de parcourir les quelques lignes du papier pour connaître ce qu'il me faut connaître. C'est une mission comme on en fait tant... Et que j'ai déjà eu l'occasion de remplir. Ce qui m'irrite le plus c'est cette impression de tourner au rond, d'être revenu au point de départ. Même si c'est en partie à cause de moi - enfin, si je me fie aux explications ayant justifié mon emprisonnement - ça ne rend pas pour autant ce constat agréable...
"Et oui, je suis prêt! Je le suis toujours!" dis-je en réponse à l'interrogation de mon partenaire. "Faire des inventaires, c'est mon dada..."
L'ironie est parfaitement perceptible. Je ne cherche pas à la cacher. Je jette un regard aux gardes présents puis m'écarte de la paroi pour commencer la descente des marches. Le tout en prenant bien évidemment le temps de savourer le paysage. Rien ne presse. Plus nous prendrons notre temps et plus nous éviterons de nouvelles tâches sans envergures pour clore cette journée.
"Je suppose que tu ne vois pas d'inconvénient à compter le matériel seul?" que je le questionne, un sourire au coin des lèvres. "J'ai toujours été nul en math alors je me contenterai de noter tes résultats sur la feuille d'inventaire. Je crois que c'est plutôt équitable non?"
Pas du tout! Mais bon... Je tourne à nouveau le regard dans sa direction comme pour le dissuader d'émettre un avis contraire. J'ai déjà dépensé trop de ryos pour convaincre d'autres Genins de me foutre la paix. Peut-être que celui fera preuve de bon sens. Nous avons le même grade, certes. Mais nous mettre au même niveau relève de l'erreur la plus élémentaire. Mon passé et mes états de service devraient de temps à autre jouer en ma faveur. Est-ce le cas ici?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Lun 17 Juil 2017 - 11:22
Alors voilà pourquoi la note n'est ce pas ? A peine me répondait-il que déjà je sentais qu'il essayait de prendre le contrôle. Quelle drôle d'idée. En d'autres circonstances, si la personne en face de lui n'avait pas été moi, peut-être aurait-il eu une chance ! Ohoh le regard de dissuasion... Pas mal ! Très bel essai ! Manque de bol, ma grande tante m'a un jour lancé le même regard alors que ses canines déchiraient la chaire de mon abdomen. Cela n'a vraiment plus beaucoup d'effet sur moi. Surtout s'il s'agit d'un genin, peu importe l'expérience qu'il semble avoir.

Et ce Metaru avait quelque chose de particulier. Alors que nous descendions les marchés de Kumo, je remarquai cet espèce d'assurance que, malgré tous mes efforts, je n'avais pas encore. Pas aussi puissamment. Ce type n'était pas juste un genin. Soit il avait été rétrogradé, ce qui était possible quoiqu'excessivement rare, soit il avait été Shinobi sans bannière jusqu'à peu et, de ce fait, n'aurait de Genin que le titre. Intéressant. Je lui souris.

C'est absolument hors de question.

Mon ton s'était voulu doux, appréciable, à la limite de la condescendance tout en restant dans le domaine de la politesse. J'adorai faire ça. Je repris après avoir marqué une brève pause, histoire qu'il put digérer ma réponse. Je lui devais bien cela. Non ?

Que je fasse notre travail à tous les deux ? Haha. On peut en faire deux chacuns si tu ne veux pas que je te traîne dans les pattes, mais quatre pour moi ? Haha, laisse-moi rire.

Je ne doutai pas du fait qu'il puisse s'énerver face à une telle impudence. Mais cela ne me dérangeait pas. Dans le pire des cas ce serait une mission qui se ferait dans un silence de mort. J'avais déjà vécu cela, avec une fille trop fragile s'étant prise pour une caïd. Une de plus une de moins.

Au bout d'une quinzaine de minutes, deux chemins s'ouvraient sur l'extérieur de notre route. Dans le sens de notre choix, nous partirions d'un côté et reviendrions de l'autre. Je me tournai de nouveau vers lui et, pour calmer son éventuelle frustration, car c'est ainsi qu'il faut procéder pour prendre l'ascendant sur une personne, je lui laissai l'opportunité de choisir.

De ce fait, tu préfères commencer par le camp ouest ou le camp sud ?

Il ne serait probablement pas simple de faire de ce Kira un outil docile. Mais étant moi-même une bête pugnace, l'idée de devoir batailler me plaisait énormément.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t493-hotaru-koda-finie http://www.ascentofshinobi.com/t615-equipe-4-meian-kumo http://www.ascentofshinobi.com/t557-hotaru-koda-les-peregrinations-d-un-avide

Mar 18 Juil 2017 - 21:53

Il est rare qu’on me résiste. Certains iraient jusqu’à dire que c’est un exercice périlleux. La plupart parlent d’expérience et d’autres se contentent de se baser sur des récits dont il est difficile de vérifier l’exactitude. De ce point de vue la réaction de ce Köda est plutôt rafraîchissante. J’apprécie les gens qui savent ce qu’ils se veulent et qui sont prêts à se battre pour l’obtenir. Mais si le comportement de mon camarade est surprenant il n’en reste pas moins amusant.

J’émets un léger rire moqueur pour lui signaler sans la moindre ambiguïté qu’il ne sortira pas vainqueur de ce petit jeu-là. Mes preuves, je les ai déjà faites par le passé. Au contraire de ce Genin qui a encore tout à prouver. Et si nos grades sont identiques ils ne sauraient en aucun cas trahir une forme d’égalité à ce niveau-là. Il souhaite donc un juste partage des tâches, hein? Voyons voir s’il est aussi détaché face à la menace des autorités qu’il l’est face à moi.
Et pourtant je t’assure que tu les feras les quatre… Dis-je avec certitude. À moins que tu préfères expliquer aux autorités pourquoi toi, jeune Genin visiblement à peine sorti de l’académie, tu n’as pas réussi à mener ta mission à bien ou dans les temps?
Je me fous pas mal des conséquences. Rien ne pourra être pire que la sentence que les responsables militaires m’ont déjà infligée. Lui, il a sans doute un dossier vierge. Tient-il vraiment à l’entacher? Compromettre ses chances de gagner du galon pour une bête histoire de fierté? J’ai déjà tutoyé les sommets de la hiérarchie militaire et c’est une expérience que je ne tiens pas forcément à renouveler.

Je m’adosse donc une nouvelle fois à la paroi qui délimite les deux chemins qui s’offrent à nous, peu décidé à faire un choix autre que celui qui me convient. À lui de choisir par où il souhaite commencer. Après tout c’est bien lui qui se tapera tout le sale boulot, comme je l’ai décidé. Et si nous devons aller jusqu’à nous faire expulser de l’armée, je serai toujours un Metaru. Lui, qu’est-il sinon le membre d’un clan inférieur? Quel avenir peut-il espérer? Je ne le connais pas mais nos noms respectifs suffisent à me donner une idée sur la question...
"Je consens toutefois à te laisser une chance!" dis-je en déverrouillant un sceau qui libère une barre métallique. "Tu vois ça? C'est de l'acier Metaru! Le meilleur au monde! Brise-la et je consens à te donner un coup de main. Qu'en dis-tu? C'est plutôt... honnête comme marché, non?"
Autant dire que je ne risque pas grand chose. Ce que je lui présente comme une opportunité n'est rien de plus qu'une autre façon de remporter la mise. Car je doute vraiment qu'il puisse ne serait-ce qu'amocher un peu ce métal-là...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Jeu 20 Juil 2017 - 23:00
Autant le laisser faire son speech et déballer son numéro qui avait l'air plus ou moins rôdé. On est pas habité à se faire tenir tête n'est-ce pas ? Forcément, l'air sombre, dur, détaché, le ton relativement sec ... Toutes ces armes, je les utilisais aussi, quotidiennement. JE les avais aiguisées pour en faire des lames acérées, rapides, presque nerveuse. Saviez vous que lorsque l'on finit la toute première discussion avec une nouvelle personne, on a déjà instauré une hiérarchie mentale entre elle et nous. Très généralement, cela implique une personne en pleine position de force, qui sera généralement perçue comme un mentor, un genre de professeur dans un domaine plus ou moins absurde ; et une autre ayant le rôle de l'apprenant, du faire valoir. Les rares personnes que l'on considère comme nous étant égales finissent bien souvent par devenir de "vrais amis". C'est probablement pour cela que je n'en ai pas. Certains sont meilleurs et d'autres moins bons que moi. Et cela s'arrêtait là, à l'époque tout du moins. Ce qu'il en est aujourd'hui ? Eh bien ... Vu le chemin qui a été parcouru, il va falloir que vous m'écoutiez encore un peu avant que je vous parle de mon présent. Peut-être que dans trois ou quatre carnets, on pourra en reparler.

Une fois qu'il eut fini son petit numéro, je m'arrêtai, observant la barre de fer. Quel qu'il soit, un Kumojins pourra toujours attester de la solidité de l'acier Metaru. Sans du Taijutsu ou un Ninjutsu approprié, il était tout bonnement impossible de le briser. On a tous essayé. Plusieurs fois. Et on savait bien que les petits Metaru se servaient de leurs jutsus pour le faire, même s'ils clamaient le contraire.

Eh bien ... Disons que dans la présente situation, je ne suis pas celui qui doit être menacé. Pour ne raison qui m'échappe, l'administration t'a à l'oeil. Et le temps de cette mission, ils sembleraient qu'elle veuille que je sois son oeil. Du coup, je te propose de te calmer un peu et de reconsidérer ma question : de quel côté tu préfères partir ?

Ton neutre, regard vide, léger sourire en coin. Les enfants de mon école me surnommèrent l'enfant à corne à cause de cette stratégie. Pour une raison que j'avais, enfant, bien du mal à expliquer, la plupart des gens ont toujours été perturbés par cet manière de m'exprimer. Je ne l'ai compris bien plus tard : en faisant cela, je mettais trois expression contradictoires sur mon visage. Sympathie par le sourire, agacement par le regard et jemenbatslescouillesdetonavis par le ton. A partir de ce point là, les gens, enfin la majorité, commencent à avoir du mal à me gérer et ne savent plus vraiment comment me répondre. J'espérais bien le voir batailler un peu, pour la forme et pour le jeu.

D'après mes estimations, nous en aurions pour une heure et demi de marche avant le premier camp, peu importe celui que nous choisirions. Ils étaient tous équidistants du village et de l'un vis-à-vis de ceux adjacents : trois heures de marche entre chaque, deux depuis le coeur du village. Cela pouvait paraître un peu stupide comme stratégie, de mettre des camps aussi proches de l'enceinte même du village ... Mais en même temps, seuls les Kumojins connaissaient réellement le massif rocailleux environnant et la proximité permettait un déploiement, ou une retraite, efficace.

Brisons ce silence. Qu'est-ce que tu as fais pour mériter qu'un genin visiblement bien moins expérimentés que toi se retrouve à te surveiller ?

JE mentais, d'une certaine manière. Je n'étais pas censé le surveiller, simplement l'empêcher de trop faire le malin. Mais, au final, si l'on y réfléchit bien, c'était un peu la même chose. Vu l'aura générale dégagée par le personnage se trouvant à mes côtés, je pariai mentalement sur l'insubordination. Probablement à un jonin ou, pire, à l'ordre de mission lui-même. Avait-il tu la mauvaise personne ? Gracié au final parce qu'il avait de bons états de service ? Avait-il laissé l'un de ses camarades mourir ? S'était-il endormi alors qu'il devait accompagner une personne influente d'un point A à un point B ? Une myriade de possibilités existaient, et tant qu'il ne parlait pas, mon esprit distrait ne faisait qu'en formuler de nouvelles, plus ou moins tordues.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t493-hotaru-koda-finie http://www.ascentofshinobi.com/t615-equipe-4-meian-kumo http://www.ascentofshinobi.com/t557-hotaru-koda-les-peregrinations-d-un-avide

Mar 25 Juil 2017 - 21:55

L'impasse dans laquelle nous nous trouvons ne semble pas prêt de s'écarter de notre route. Il est vrai que mon seul mauvais caractère n'explique pas mon absence de bonne volonté. Pour une raison qui m'échappe encore, j'apprécie cette petite joute verbale et le jeu qui semble en découler. Nous nous contentons de nous heurter à l'autre sans qu'une solution semble se dessiner. D'ordinaire on me témoigne plus de respect. Surtout les genins qui me connaissent et qui savent que ce grade n'est pas en adéquation avec mes compétences. Et pourtant le fait que l'un d'eux se dresse face à moi avec un tel toupet m'amuse. C'est tellement rare que ça en devient intéressant. Et puis d'une certaine façon je me retrouve en cet inférieur à la langue bien pendue.

Dans les faits, cependant, je continue de fumer tranquillement ma clope. Il n'a pas été assez bête pour tomber dans mon piège et je fais donc quelques signes qui animent la barre de métal de mon clan. Elle commence à ramper dans me direction comme un serpent jusqu'à venir se glisser au creux de ma main libre. Elle reprend alors sa forme initiale et je n'ai plus qu'à la ranger dans le sceau duquel je l'ai extirpée. Pendant ce temps mon coéquipier évoque ma condition et le traitement spécial que me réserve l'administration. Il va même jusqu'à m'avouer qu'il est là pour me surveiller. Une version dont je doute. J'exprime d'ailleurs mon scepticisme par un sourire en coin avant de lui répondre avec ce ton indifférent que je me plais à employer:
"Toi? Me surveiller? Ben voyons..." dis-je avant de m'autoriser une nouvelle bouffée sur ma cigarette. "Si l'administration voulait garder un oeil sur moi elle aurait envoyé quelqu'un d'autre qu'un simple Genin, tu peux me croire. Mes capacités se sont sûrement amoindries lorsque j'étais en détention mais pas au point de ne plus être capable de fausser compagnie à un bleu si l'idée me venait à l'esprit. Si tu veux mon avis la sacro-sainte administration à aussi une dent contre toi pour qu'elle en vienne à te mettre en binôme avec moi! Tu n'aurais pas irrité ton instructeur à l'académie, par hasard?"
Ce qui pourrait expliquer pourquoi on me l'a mis dans les jambes. Finalement nous pourrions tout deux être la cible d'une punition. Qu'a-t-il fait qui puisse justifier sa position peu enviable? Est-il aussi du genre à se rebeller contre l'autorité? Ses méthodes sont-elles jugées trop... efficaces? Mon intérêt est éveillé. Malheureusement pour moi c'est lui qui me prend de vitesse en me demandant ce que j'ai fait.

Pour quelqu'un sensé me surveiller, il est très peu informé. En général on évite de désigner une personne à filer à un shinobi sans auparavant lui avoir donné des informations à son sujet. Simple question de bon sens dans un monde ou l'information peut sauver des vies ou en condamner d'autres. Soit l'administration l'a envoyé ici sans même le préparer à ce qui l'attend soit il est tout simplement en train de mentir. Chose qui, dans le fond, ne me dérange pas vraiment. Nous aimons tous adapter la réalité à nos besoins. Ne serait-ce que pour avoir l'impression qu'on peut l'influencer de temps à autre...
"J'ai tué un Genin!" dis-je avant d'observer une pause de quelques secondes. "Enfin... Si je me fie aux conclusions de l'administration en tout cas! De mon côté je préfère dire que j'ai mené à bien une mission au prix d'une perte négligeable! Question de point de vue, je suppose..."
Je termine mon explication d'un haussement désinvolte d'épaules. J'ai l'impression que je devrai répondre à des questions sur le sujet pendant le restant de mes jours. À croire que la perte d'un shinobi est inacceptable. Ou un événement tellement rare qu'il mérite qu'on s'y attarde constamment.

Je finis par m’asseoir et déverrouille un second sceau qui révèle diverses victuailles. Il n'est évidemment pas question de partager avec mon coéquipier. Je n'ai pensé qu'à mon propre estomac en préparant cette mission. Et puisque que quelque chose me dit que nous ne sommes pas prêts de bouger de cet endroit je suppose qu'il n'y a rien de mal à s'installer. En réalité je regrette surtout de ne pas avoir pensé à prendre une chaise longue ou, du moins, un coussin.
"Et toi alors? Tu m'expliques ce qui t'a valu une mission si... prestigieuse? J'imagine que tu n'es pas tout blanc non plus?"
Je le reconnais: je serais déçu d'apprendre qu'il est l'un de ces shinobis aussi blanc que la neige. Il doit bien avoir fait quelque chose! Mais quoi? J'attrape une boulette de riz entre mes baguettes de métal et la glisse dans ma bouche. Et bien au moins je ne mourrai pas de faim, c'est déjà ça. Reste à savoir si j'ai emporté assez de victuailles avec moi. Car la mission est toujours au point mort et l'heure, contrairement à nous, continuent d'avancer...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Mer 26 Juil 2017 - 21:44
Il n'avait visiblement pas l'habitude qu'on lui tienne tête. Sa manière de me répondre me le confirmait. Mais en même temps, il n'avait pas tord. Même si mes états de service n'étaient pas aussi sales que les siens, j'avais tout de même quelque taches sur belle page bien blanche. Mon instructrice s'était opposé à mon passage au rang de genin à cause de mon mental. Instable, avait-elle osé dire. Mais bon, mes résultats avaient été trop bons pour me recaler simplement pour cela. J'avais prévu le coup dés ma première rencontre avec elle. Je lui souris. Comprenez que cet individu me plaisait bien. A cause d'erreurs passées, qu'il ne tarda pas à me révéler, nous étions sur le même plan et de, ce fait, même s'il pouvait beaucoup parler, autant que faire ce peu, nous étions tout de même égaux sur le papier. Quelle tristesse pour lui, tomber sur une bête enragée comme moi, incapable de lâcher du terrain au premier incapable venu. Car, soyons honnêtes, ne pas être capable de ne pas se faire recaler, ça craint.

Il savait jouer sur les mots, présenter sa version sous un angle plus appréciable ... Il avait parlé de détention un peu plus tôt, pour m'effrayer peut-être, qu'importe ; et c'était probablement grâce à de bien jolies phrases, enroulées dans un jolis papier rose bonbon avec un noeud dessus, qu'il avait pu en sortir. Laisser un camarade mourir, surtout un genin dont on a la responsabilité, et foutrement mal vu par les grands pontes de la foudre. Dans le fond, j'étais terriblement d'accord avec lui. Un genin n'est rien. Cela m'aurait beaucoup embêté de mourir le lendemain, mais mon esprit me dictait que si cela devait arriver, lors d'une mission, mieux vaudrait moi qu'un jonin se prenant un coup mortel pour sauver la future génération que je représentais à l'époque. Enfin, vous devez comprendre le raisonnement je suppose, puisque vous êtes là à m'écouter vous raconter ma vie.

Eh bien ... J'ai été décris comme instable par mon instructrice. Pourquoi te demandes tu probablement ? Eh bien elle a compris que j'étais l'instigateur de tout les conflits ayant eu lieu dans ma classe à l'époque. DE ce fait, pour elle, je n'étais pas prêt à entrer dans le monde Ninja, si l'on considère qu'être genin est une véritable entrée en matière, là où je vois plus les rôles de Jonin ou, soyons fous, Chunin.

Les genins n'étaient pas des shinobis. Nous ne représentions que des stagiaires à temps plein qui cherchent désespérément à tirer de leurs ainés titulaires le secret de leur réussite et le moyen de signer un contrat. Je le vis s'asseoir mais ne fis pas de même. J'étais bien, debout. Je pris une gourde dans mon sac et y bu deux ou trois gorgées d'eau. Chaque avant-poste avait des réserves d'eau dans lesquelles nous pourrions puiser, selon l'ordre de mission, pour continuer notre tache. D'un autre côté, je n'avais pas faim. Vraiment pas le moins du monde. Je le regardais donc se sustenter. D'un certain point de vue, notre situation était puérile, nous n'arrivions pas à nous mettre d'accord comme deux enfants dans une cour de récréation ou autour d'une dernière part de gâteau qu'ils refusent de couper de manière équitable. C'était assez amusant à vivre, même si je ne laissais pas cette ... joie ? transparaître sur mon visage qui se voulait neutre, platonique. Une question survint alors :

Dis moi, qu'est ce que ça fait d'avoir une mort sur la conscience ? De se dire que, si cela n'avait pas été toi, ce bout de viande serait toujours en vie ?

La réponse m'intéressait. J'étais un Kumojins, et pas des plus propres, si vous voyez ce que je veux dire. Je finirais par tuer, nécessairement. Je me destinais à cela. Alors s'il pouvait me donner un avant goût de tout cela, j'étais preneur. Je fis par regarder un instant les deux chemins qui s'ouvraient devant nous. Nous n'avions toujours pas bougé. Nous ne bougerions probablement pas avant un moment me dis-je.

Je vais être moins hyperbolique, cette fois. Ils t'ont bel et bien à l'oeil. Et, vois tu, s'il ne s'agît pas sincèrement de te surveiller, bien que je m'attende à ce qu'il me demande un rapport maintenant que j'en sais un peu plus sur toi, leur dernier ordre, dont j'ai reçu la notification ce matin, me somme de ne pas accepter les tiens. Complexe n'est-ce pas ? Je suppose qu'ils ont peur que tu m'amènes à clamser dans un ravin puis que tu cris partout que j'étais un abruti incompétent et, qu'au final, le monde est plus beau sans moi ... Ce qui ne serait peut-être pas si faux que ça. Bref. On y va ? Et puis au pire, ils m'ont filé un moyen de les prévenir si tu fais trop de merde dans cette pauvre mission de rang ... pittoresque, dirons nous ?

J'avais posé une carte de plus sur la table. L'un de mes atouts. Il n'avait simplement pas besoin de savoir que c'était un chunin qui m'avait noté ça sur un papier. Je voulais le laisser croire qu'il s'agissait d'un ordre venant du plus haut qu'il puisse imaginer. J'avais soigneusement choisi mes mots pour cela et j'attendais qu'il me réponde avec une hâte que vous ne sauriez quantifier : j'avais l'occasion de jouer avec autre chose qu'un bout de viande prémâché, préformaté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t493-hotaru-koda-finie http://www.ascentofshinobi.com/t615-equipe-4-meian-kumo http://www.ascentofshinobi.com/t557-hotaru-koda-les-peregrinations-d-un-avide

Ven 28 Juil 2017 - 5:45

Je lui glisse un sourire lorsqu'il m'explique sa situation et l'instabilité supposée que les instructeurs ont détectée chez lui. Oui, ça m'amuse. Mais ce n'est pas de la moquerie. Du moins pas envers mon coéquipier. Les formateurs ont sûrement une vision bien différente de la nôtre sur ce que doit être un shinobi. Une vision qui n'est pas adaptée à la réalité du terrain et qui se base sur des concepts déjà dépassés. L'important, ce n'est pas de prendre soin de ses camarades. C'est de gagner. Peu importe le coût. Et cette différence fondamentale est à la base des divergences que j'ai avec les autorités. Autrement dit je ne considère pas le Genin qui me tient tête comme un dérangé mais plutôt comme une personne de bon sens.

De mon côté je n'ai pas eu la... chance de fréquenter l'académie. À l'époque les clans seuls se chargeaient de former les leurs. Ce qui n'était peut-être pas plus mal dans le sens où ils sont sans doute les plus aptes à former les membres de leurs propres familles. Certains mettent en avant l'avantage de mettre en commun les différentes capacités des shinobis. Il est vrai que ce n'est pas totalement idiot. Mais ça reste un détail. Un bon guerrier saura exploiter les faiblesses de l'adversaire et ses propres forces en toutes circonstances. La stratégie ou le bon sens ne s'apprennent pas. C'est inné. Du moins est-ce ainsi que je vois les choses.
"T'étais un fouteur de merde, quoi!" dis-je pour simplifier ses propos. "Mais je ne te jette pas la pierre. Si j'avais été à ta place je crois que j'aurais fait pareil pour tromper l'ennui..."
Voir peut-être pire. D'une certaine façon c'est sûrement une chance que je n'aie pas suivi l'académie. J'aurais été viré relativement rapidement. Et ma famille aurait eu davantage de raisons de se plaindre de moi qu'une simple histoire de mort de Genin. L'autre revient d'ailleurs à la charge sur le sujet et me demande comment se porte ma conscience. Là encore je me fends d'un sourire qui n'a rien de feint. C'est la première fois qu'on me pose la question. Qu'est-on sensé ressentir lorsque l'on est responsable de la mort de quelqu'un?
"Ce que ça fait? Absolument rien du tout!" dis-je avec le plus grand des sérieux. "La mort fait partie intégrante de notre travail. C'est une réalité qui échappe encore à beaucoup de monde mais qui ne tardera pas à s'imposer avec le temps. Les faibles, ceux qui s'embarrassent d'une conscience pour les torturer, n'ont pas leur place parmi les shinobis!"
Mais cela va au-delà du simple bon sens. Il est vrai qu'il vaut mieux séparer travail et conscience lorsque l'on décide d'embrasser une carrière comme la nôtre. Mais en ce qui me concerne je ne ressens littéralement rien du tout. Il est mort, oui. Et alors? Ce n'était qu'un outil que j'ai su utiliser à mon avantage. Et qui se soucie de la perte d'un outil? Ça se remplace. Et aisément qui plus est. Pourquoi serais-je affecté d'une quelconque manière par une mort que j'estimais nécessaire?

Pour autant je ne suis pas un tueur sociopathe. Si je me fiche pas mal des gens qui m'entourent je ne vais pas pour autant les tuer sciemment. Sacrifier un coéquipier sur le terrain est une chose. Tuer aveuglément en est une autre. D'autant plus qu'il est clairement plus difficile de justifier la mort d'un camarade en dehors du contexte d'un combat. Ainsi lorsque Köda m'expose les inquiétudes de nos supérieurs, ou du moins ce qu'il considère comme telles, je lâche un rire amusé.
"Comme si j'étais assez stupide pour tuer un autre Genin alors que je sors à peine de prison. Cette administration me fera toujours rire je crois. Et c'est peut-être son seul avantage après tout..." dis-je sur le ton de la confidence. "Ils t'ont réellement donné un moyen de les prévenir?"
Je n'attends pas vraiment de réponse de sa part sur la question. Après tout je ne vois pas en quoi c'est pertinent. J'imagine juste le Genin tomber dans le ravin et trouver malgré tout le temps d'envoyer son signal au lieu de tenter de préserver sa vie. Le simple fait que nos supérieurs croient qu'il aurait le temps de les avertir si j'avais décidé de le tuer prête à sourire. Ils me sous-estiment. Et c'est peut-être mieux ainsi, non?
"Bon! Puisque nous avons tous les deux quelques problèmes avec nos chères autorités je suppose qu'il est dans notre intérêt commun de mener à bien cette mission, finalement. Nous n'allons tout de même pas leur donner une raison supplémentaire de nous emmerder, hein?"
ça tombe sous le sens. "Ouvre le chemin!"
Je ne crois pas que j'arriverai à lui faire entendre raison. Et l’oisiveté, dans ce cas, n'aura rien de bien passionnant. D'autant plus que cette discussion commence à être intéressante. Je commence à mieux cerner ce Genin. Et plus j'en apprends plus sur lui et plus je me dis que nous partageons davantage de points communs que je l'avais pensé de prime abord. Une chose suffisamment rare pour être soulignée. Voir exploitée.
"Qu'est-ce que tu as fait pour créer des conflits dans ta classe! Raconte-moi! Et n'omet aucun détail! Les bonnes histoires se font rares ces temps-ci et puis nous avons pas mal de temps à tuer!"
Et oui! Car avec le retard que nous avons pris ça ne m'étonnerait pas que le soleil soit déjà couché lorsque nous passerons à nouveau l'Arche Grise...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Ven 28 Juil 2017 - 11:17
De l'importance d'avoir une conscience ... Un essai avait été rédigé par un Konohajin à ce sujet, essai récupéré par les miens après l'avoir assassiné pour Shitaderu. J'avais lu le texte ... Un ensemble de balivernes insinuant que si l'on avait le choix entre tuer et laisser vivre, lors d'une mission, il valait mieux laisser vivre. Tss. Son point de vue, à Kira, était autrement plus intéressant. La conscience n'avait pas lieu d'être dans le monde shinobi et je pouvais le concevoir. A l'époque, je savais déjà qu'une fois un véritable assassin pour le compte de ma nation, j'aurai probablement pour mission d'éliminer des ennemis internes. Des ennemis pouvant être très proches de moi. Je ne pouvais donc pas m'embarrasser d'une conscience futile à ce niveau là et, d'une certaine manière, devenir une arme lors de mes missions. Et puis, après tous, les ninjas ne sont que des armes maniées par leur supérieur alors autant s'y faire le plus vite possible. Sous un certain angle, j'étais assez heureux d'être tombé sur un Kumojins ayant une telle mentalité. Ce serait très formateur.

Souriant, je me contentais de hausser les épaules quand il me demanda si j'avais bel et bien un moyen de les prévenir.

Qui vivra verra comme on dit, sans mauvais jeu de mot. Enfin, bien bonne idée, allons y.

Je me mis donc en marche une fois qu'il eut remballé ses quelques affaires. J'avais finalement eu raison de lui tenir tête. Ce genre de spécimen a tendance à aimer les défis et, s'ils vous trouvent un intérêt, ou bien s'ils ont l'impression que vous leur ressemblez, ils deviennent plus amicaux. Comment ça je suis fait du même bois ? Je vous signale que ce qui coule dans les veines d'un Metaru ce n'est pas du bois ni même du sang mais de l'acier trempé. Ils sont, comme tous les clans très identitaires, assez peu comparables aux autres. Enfin, c'est ce que j'ai pu contacter. Quoiqu'il ne seront jamais aussi secteur que les sabreurs de Kiri. Comment je les ai connus ? Encore une autre histoire, soyez patient, nous n'en sommes qu'au début de ma vie.

Lorsqu'il me demanda comment j'arrivai à créer des conflits, je pris quelques instants pour choisir par où commencer ? La meilleure anecdote ? La plus extraordinaire ? La fois où j'ai monté toute ma classe contre une remplaçante partie à l'hopital psychiatrique de ce qui était encore Shitaderu à l'époque ? Non ... Je devais commencer par la méthode. Ce serait plus compréhensible après cela.

Vois-tu, la plupart des gens sont assez ... Simples. Que ce soit dans leur manière de penser ou dans leurs réactions physiques fasse à une information. Mon clan étant spécialisé dans la traque, l'espionnage et l'assassinat, on m'a inculqué l'attrait pour les détails. Et tu n'imagines pas comme une classe regorgent de détails en tous genre. Regards, conversations étouffées, petits mots échangés, gestes à moitié faits etc. Il suffit de les observer un peu, de trouver les "petites broutilles" que n'importe qui laisserait se tasser et de les faire bouillir.

Je pris une légère inspiration, juste de quoi faire une pause. Qu'il digère l'information. Honnêtement, je savais que je ne pourrais plus exercer ce genre de talents dans mon travail avant un moment. Le seul moyen était de partir dans la voie de la diplomatie et elle ne m'intéressait pas le moins du monde. Quoi ? L'école, l'académie, représente le travail des étudiants. Ils y passent tout leur temps, dans l'espoir d'une promotion, et ils sont sans cesse jugés par leurs camarades, leurs supérieurs et même les rares êtres leur étant inférieurs (c'est à dire les sans-chakra). Osez me dire que cela ne correspond pas au monde du travail que je ris un peu. Comment ? Auto-entrepreneur ? Personne au dessus ni en dessous ? Haha ... Il y aura toujours un inspecteur pour venir remarquer vos pratiques frauduleuses. N'est-ce pas pour cela que vous êtes ici, très cher ? Tiens, vous rougissez, j'ai dû voir juste. M'enfin revenons à quelqu'un de plus intéressant qu'un monticule de crasse : Metaru Kira. Je repris mon récit alors que nous abordieons un sentier relativement escarpé.

Lors de ma première année, j'ai remarqué que le garçon le plus populaire était ... Enfin ... A voile et à vapeur. Tu vois ce que je veux dire ? Et je n'ai jamais eu de problèmes avec ça, chacun fait ce qu'il veut de son cul. Mais l'individu est un jour venu me chercher des noises à moi, le "livide aspirant aux cheveux de vieux" - ce sont ses termes. A l'époque, il sortait avec une fille. Je suppose qu'il s'agissait là d'une couverture comme il s'agissait du fils d'un homme assez influent. Du seul fils. De ce fait, j'ai fait en sorte que le seul autre ... A voile et à vapeur de la classe remarque les tendances de notre ami commun et je l'ai fortement incité à lui déclarer sa flamme. Ca a marché, dans le plus grand secret, mais ça a marché. Puis j'ai invité sa petit copine, un sacré morceaux de mémoire, dommage qu'elle soit morte depuis, à aller se balader près de la Cascade Rouge, tu sais, au nord du village. Nous devions travailler notre aptitude à marcher sur l'eau. Tu ne devineras jamais qui nous avons trouvé sur place et qui étais dans qui. Ca a été la guerre pendant un bon mois dans ma classe.

Ce n'était pas l'histoire la plus intéressante. Mais c'était la première de toutes, j'avais fait mes armes sur ses trois là et, d'une certaine manière, pour un premier année, j'étais plutôt fier de moi. De ce moi passé.

_________________
« Un farm de qualité pour un RP saint ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t493-hotaru-koda-finie http://www.ascentofshinobi.com/t615-equipe-4-meian-kumo http://www.ascentofshinobi.com/t557-hotaru-koda-les-peregrinations-d-un-avide

Chp 1 - Première excursion [PV: Metaru Kira]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kaminari no Kuni, Pays de la Foudre
Sauter vers: