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Looking for a place [Seikatsu]


Dim 30 Déc 2018 - 18:40
Depuis la fenêtre de son étroit appartement, Zô observait le mouvement incessant de la foule des passants, dans la rue. Le flux des marcheurs semblait ne devoir jamais prendre fin. Il commençait aux premières lueurs de l'aube pour ne s'interrompre que dans les dernières heures de la journée. Même là, alors que la plupart des gens avaient regagné leur foyer, certaines échoppes ouvraient seulement leurs portes, tirant dehors leurs guirlandes de lanternes rouges. Une toute autre troupe déambulait alors sur cette longue scène pavée. Une troupe d'hommes seuls, en mal de divertissements, plus ou moins alcoolisés, et de femmes, belles, portant des couleurs vives ondulant derrière elles avec légèreté. Plusieurs fois, déjà, Zô avait pu observer le manège de cette routine. Il ne parvenait pas encore à cesser de s'étonner de la monotonie d'une telle vie. Et il ne comprenait pas comment l'on pouvait se plaire à vivre ainsi.

Mais ce jour-là, alors que les derniers rayons du soleil dardaient encore leur lumière entre les toits les plus hauts, d'autres pensées agitaient l'esprit du jeune homme. Il pensait à ses marionnettes, ces pantins-là qu'il avait volés à son propre père avant de fuir les siens. Et il se demandait comment il pourrait bien perfectionner son maniement de ces machines complexes. Où ? Avec quels moyens ? Déjà, il n'avait réussi à desceller que l'un des deux pantins, parce que le sceau lui était connu. Mais le second restait muet, malgré les tentatives de Zô. Il n'avait donc, jusqu'à nouvel ordre, qu'une de ses deux prises à sa disposition pour son entraînement, et, surtout, pour le combat. Mais son plus gros problème résidait dans le fait qu'il n'avait aucun endroit à sa disposition pour s'adonner comme il l'aurait voulu à sa pratique du Kugutsu.

Il descendit dans la rue, toujours plongé dans ses pensées. Il ne remarqua même pas que, déjà, l'atmosphère avait changé. Des lueurs écarlates se promenaient le long des maisons, et les élégantes battaient déjà le pavé, l'oeil avide derrière leur fin maquillage. Il ne vit pas les premiers groupes d'hommes aux carrures massives, mais au regard infiniment triste, qui s'approchaient des courtisanes, portant déjà la main à leur bourse. Même le calme qui s'était emparé de la rue ne parvint pas à altérer sa concentration. Il se contenta de déambuler au milieu de ces oiseaux de nuit, son regard baissé ne voyant que les pavés et restant fermé aux chairs généreuses qu'on lui offrait.

L'idéal aurait été qu'il ait à sa disposition un atelier, suffisamment vaste pour qu'il puisse à la fois créer, bricoler, et mettre ses créations à l'essai. Mais il craignait de faire une telle demande aux autorités officielles. Sans doute la lui refuserait-on, et il préférait rester discret quant à ses capacités. Certes, il avait été contraint de les dévoiler quand il avait choisi de s'enrôler, mais à présent il préférait les taire autant que possible. Ce n'était que prudence: il ne connaissait à Kiri rien ni personne, et il aurait été bien idiot d'être le premier à crier sur tous les toits qu'il était le détenteur d'un savoir rare et précieux, de même que de deux superbes marionnettes de combat venues d'un autre pays. Non, il valait sans doute mieux qu'il ne passe pas par la voie officielle s'il tenait tant à se trouver un terrain d'expérience. Il devrait le trouver par lui-même, en explorant le village et ses environs.

Ce ne serait pas une tâche aisée. Il ne connaissait encore presque rien du village, et ne pouvait pas s'aventurer hors de ses murailles. Lui qui avait cherché, en fuyant les siens, à libérer son esprit, il se trouvait, assez ironiquement, prisonnier de barrières bien plus matérielles. Au moins, cela avait pour mérite de limiter son champ de recherche. S'il devait ne rien trouver, il ne le saurait que plus vite. Et s'il devait trouver quelque chose ... Eh bien, là encore il ne pouvait qu'espérer être plus rapidement satisfait. Il n'avait plus qu'à trouver par où commencer ses recherches. Il privilégierait sans doute les endroits peu fréquentés, pour être le moins possible dérangé. Il lui faudrait quelque chose comme une cabane abandonnée, mais de dimensions suffisantes pour lui permettre de se livrer à ses activités sans être gêné par l'espace. L'idéal aurait été d'aménager une grotte souterraine, mais où trouver une grotte dans le village ?

Son épaule heurta celle d'un homme. Il s'excusa, et son bandeau -qu'il portait au bras gauche- sembla dissuader l'autre homme de toute forme de protestation. Zô reprit sa marche, et tourna dans une ruelle sombre et déserte. Peut être pourrait-il s'aventurer dans les égouts du village ? Quelque chose lui disait que ce n'était pas la meilleure idée qu'il puisse avoir ... Il lui faudrait sans doute se rendre dans les zones les plus déshéritées du village pour trouver satisfaction. Là où personne d'autre que la crapule de bas étage ne s'aventurait. Mais, à vrai dire, il ne savait pas où trouver de tels lieux. Sans doute était-ce de notoriété commune pour tous les autres shinobis du village, mais pas pour un primo-arrivant comme lui. Devait-il pour autant renoncer à ses recherches pour ce soir ?

A nouveau, son épaule en percuta une autre. Perdu dans ses pensées, et à moitié aveugle dans l'obscurité pesante qui régnait dans la ruelle, Zô n'avait même pas remarqué qu'il n'était pas seul.

"Désolé. Je ne vous avais pas vu ..."
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Lun 31 Déc 2018 - 7:15
Je gambadais dans les ruelles sombres de Kiri. La foule ambiante ne m’intéressait guère. Je ne comptais pas me faire d’amis. Seuls les hauts gradés m’intéressaient. C’était eux qui pouvaient me mener vers le haut. Aucune envie de me mêler à des personnes n’ayant aucun poids au village.

Les luminaires du village n’étaient autres que des torches allumaient de part et d’autres. Entre ces deux lumières, l’obscurité la plus totale. Je m’étais arrêté à cet endroit précis pour éviter que l’on me repère et que l’on vienne m’emmerder avec des formules de politesse que je ne connaissais – de toute façon – pas. Le plus étrange, était que je m’étais habitué à la présence des deux surveillants qui scrutaient le moindre de mes gestes. Ils n’étaient pas réellement chiant – pour autant je savais que je ne pouvais pas faire ce que je voulais.

J’avais cependant une soif de défiance. Etait-il si fort que ce qu’ils prétendent ? Avait-on réellement l’obligation de me coller des Shinobi de rang A ou S pour surveiller un amnésique qui ne se rappelle de rien ? J’imaginais que non. Aussi, alors qu’ils étaient en train de m’observer, je décidai de disparaître ! Comment ? Je donnais une rapide impulsion pour arriver sur les toits de maisons miteuses du village. Surpris – sans plus – ils décidèrent de me suivre. J’avais pris un peu d’avance mais je les voyais derrière moi. Je continuai de sauter de toit en toit pour tenter tant bien que mal de les semer. Ils n’étaient pas loin de moi mais je savais que je pouvais faire mieux.

Feintant d’aller à droite, j’allai finalement à gauche. Sauf qu’en allant à gauche, je décidai de m’enfouir dans les ruelles plus sombres que les précédentes et je sprintais pour rajouter de la distance entre eux et moi. J’avais gagné la bataille, mais pas la guerre. Aucun doute qu’ils allaient continuer de me traquer, et aucun doute que j’allais passer un mauvais quart d’heure. Et de toute façon, s’ils ne me trouvaient pas – ce qui serait un miracle – je me rendrais de moi-même. J’avais juré obéissance et fidélité en échange d’une haute surveillance quelques temps, je devais quand même jouer le jeu.

Je continuai donc de sprinter jusqu’à ce que je me prenne l’épaule de quelqu’un. En un rien de temps, je commençais à perdre l’équilibre tandis que les deux surveillants me tombèrent dessus et me tenait fermement les bras en m’écrasant les jambes pour que je ne puisse me mouvoir. Ventre au sol, la gueule écrasée par ces deux enflures, je ne pouvais absolument rien faire. J’avais cru entendre derrière moi, la personne m’ayant bousculé s’excuser de ne pas m’avoir vu. Il était quand même la cause de ma situation actuelle… Mais je ne lui en tiendrais pas rigueur.


« Putain, bande d’enflure ! Lâchez-moi ! » Dis-je tout en continuant de me débattre pour expliquer la situation – sans aucun effet.

Ils me levèrent avec fermeté tandis qu’un des deux gardes me donna un puissant coup dans l’abdomen me faisant cracher une quantité non négligeable de sang. Je tombai à genou tandis qu’un des gardes me murmura à l’oreille qu’il s’agissait d’un premier et dernier avertissement. Je me relevai en me tenant l’estomac tout en laissant goutter de ma bouche un filet de sang. Un sourire aux lèvres, je répondais à l’obstacle que je venais de rencontrer.


« T’excuses pas. J’ai joué au con, j’assume ! » Dis-je tout en essuyant le sang de ma bouche. « Je ne pensais pas croiser quelqu’un ici… » Je me retournai pour désigner les deux chiens de garde du menton. « Fais pas gaffe à ces enflures… Il y a une explication rationnelle à tout ça… »
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Lun 31 Déc 2018 - 12:52
Zô resta dans l'hébétude la plus totale. A peine s'était-il excusé que le pauvre homme tombait sous les coups de deux nouveaux venus. Et pas des moindres, les coups. Même dans la pénombre, Zô put voir distinctement les reflets carmins d'un filet de sang, qui jaillit de la bouche de l'homme à terre. Aussitôt, il se glaça. Il pouvait très bien avoir mis les pieds dans une des ruelles les plus malfamées du village, et s'être mis dans de beaux draps sans même le vouloir. Mais à l'instant, il n'en avait même pas conscience. La seule vue de cet homme passé à tabac sans qu'il puisse même se défendre avait suffi à faire tomber sur ses yeux un voile d'amertume. Il avait mis les pieds dans la grande civilisation, hm ? Il attendait un peu mieux que ça en terme de moeurs civilisées.

Sans même écouter les paroles de l'homme à terre, Zô s'avança d'un pas décidé en direction des deux gorilles, et posa une main ferme sur l'épaule de l'un d'eux. Il s'efforça d'afficher le sourire le plus bienveillant possible, mais ses yeux étaient en désaccord total avec le rictus qui tordait ses lèvres.

"Bonsoir messieurs. Peut-on savoir quel crime a commis ce pauvre diable pour que deux gaillards comme vous le rouent ainsi de coup ? Certainement quelque chose de la plus haute importance, à en juger par l'ardeur que vous avez mise à l'ouvrage ..."

Zô baissa les yeux vers les pavés, maculés d'une tâche de sang sombre. Il retira sa main de l'épaule qu'elle avait saisie, et reporta son regard sur les deux hommes.

"J'ose espérer que vous ne ferez pas connaître le même sort à un pauvre hère innocent, qui ne fait que passer ? Et, à vrai dire, j'ai bien du mal à comprendre ce qui a pu vous pousser à vous en prendre ainsi à cet homme-là, mais, bon ..."

Il n'allait pas prôner la non-violence -ç'aurait été absurde- ni tenter de faire la leçon à deux inconnus dans une ruelle sombre. Après tout, rien ne lui garantissait qu'il n'allait pas lui-même recevoir sa propre volée de coups. Peut être même avait-il eu de la chance de pouvoir parler aussi longtemps sans être interrompu par un poing venant se ficher dans sa mâchoire. Mieux valait ne pas tenter le diable. Mais sans doute pouvait-il porter quelque aide à l'homme roué de coups, encore à terre. Zô s'accroupit, et tendit une main amicale en direction de l'inconnu:

"Je vous demanderais bien comment vous allez, mais je pense pouvoir me faire une assez bonne idée de la réponse sans avoir à poser la question. Et j'ai bien peur qu'il n'y ait pas d'explication suffisamment rationnelle pour me convaincre, désolé. Après tout, on ne passe pas à tabac quelqu'un en prétendant agir raisonnablement, non ?"


Il avait dit ces derniers mots en tournant le regard vers les deux hommes. Il se surprenait lui-même du ton de défi qu'il avait trouvé dans sa voix, et de l'audace qui le poussait à agir ainsi, à tenter d'apporter un peu d'aide à cet homme qu'il connaissait à peine. Il n'aurait su dire ce qui le poussait à agir ainsi, à braver sa timidité naturelle. Peut être était-ce l'air de la ville qui lui faisait tourner la tête ? Si c'était bien ça, alors il trouverait sans doute quelques vertus à cette atmosphère si peu familière, finalement. Si elle le poussait dans les retranchements de ce qu'il connaissait de lui-même ...
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Dim 6 Jan 2019 - 13:44
Je commençais à peine à me remettre du violent coup que j’avais chopé à l’abdomen par ces gardes pourries jusqu’à l’os. Je me relevais essuyant à nouveau un filet de sang coulant le long de ma bouche tandis que la personne que j’avais bousculé semblait vouloir parler avec les deux surveillants. Ceux-ci se remirent en place, droit comme un manche à balai fixant le moindre de mes faits et gestes. Ils ne semblaient pas destinés à ouvrir leur gueule… Tant mieux d’un côté. Ses dernières paroles m’étaient destinées. D’après lui, pas d’explication suffisamment rationnelle pour justifier d’une telle violence devant lui… Je ne comptais pas lui raconter ma véritable histoire. Après tout, personne n’y croit… Alors brodons un mensonge autour de cette vérité pour tenter d’être crédible aux yeux de cet homme.

« Je suis sous surveillance après un passage aux geôles. Je dois simplement faire mes preuves et prouver que je ne suis pas un danger. C’est pour ça que j’ai ces deux gardes au cul. » Je levai les yeux au ciel tandis que je sortais un cigare de ma poche. Rapidement, je l’allumais et aspirer une bouffée. Je repris la parole en expirant la fumée sur mon interlocuteur. « On ne me fait pas confiance… Pourtant je n’ai causé du tort à personne… »

Je passai mes mains dans les cheveux en réfléchissant à ce que j’aurais pu faire de mal… Mise à part avoir été envoyé aux geôles sans aucune raison si ce n’est souffrir d’une amnésie… Ma réaction face au premier mec que j’ai rencontré dont le nom ne me revient pas était tout bonnement justifié au vue de la situation… Bref, je ne voyais absolument pas ce que j’avais fait de mal… Soit, reprenons.

« En fait, j’ai juste essayé de m’enfuir cinq minutes pour avoir un peu d’intimité… Le plaisir de la vie tel que boire un coup dans un bar, seul, est un privilège dont je ne jouis pas actuellement… » Dis-je en pointant du doigt mes deux chiens de garde. « Mais sans surprise, ils sont un tantinet plus fort que moi… » J’haussai les épaules. « Je ne sais pas encore combien de temps je vais les avoir sur le dos, mais j’ai hâte de m’en débarrasser. »

Raclant ma gorge telle un beauf sortit tout droit d’un film campagnard des années 10, je crachai un mollard teinté de sang juste devant les deux surveillants que je méprisais plus que tout… Aucun respect pour ces énergumènes… Oui, ils ne faisaient que leur taf… Mais un peu d’empathie ne ferait pas de mal… Je m’essuyai la bouche d’un revers de manche et me dirigeai vers mon interlocuteur tout en lui tendant ma main.

« Je m’appelle Seikatsu. Récemment promu au rang de Genin du village, et ancien prisonnier des geôles – injustement enfermé par ailleurs. »

Aurais-je la chance de bénéficier d’un geste amical ? Ou cette histoire puait littéralement trop la merde pour avoir une once de gentillesse de la part de cet homme ?
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Lun 7 Jan 2019 - 18:47
Zô n'était pas certain d'éprouver de la sympathie pour cet homme. C'était plutôt une forme de pitié qui le poussait à l'aider, mais certainement pas de la sympathie. Il n'aimait pas ses manières, en premier lieu, et surtout ... Cette façon qu'il avait de considérer avec tant de légèreté le fait qu'il était sous la surveillance de deux gardiens détachés spécialement pour le suivre ... Zô ne pouvait pas l'approuver. Il ne pensait pas que l'homme aurait dû se sentir obligé de rester dans les clous, de ne pas faire d'écart, d'être un parfait citoyen - loin de là. Au contraire, Zô réprouvait cette invasion dans la vie de quelqu'un, ancien prisonnier ou non, au plus haut point. Mais il pensait justement que, parce qu'il s'agissait d'une si grande intrusion, il fallait l'évaluer à sa juste valeur, et ne pas y voir un simple empêchement.

"Je crois que je vous comprends, en un sens. J'ai eu mon père sur le dos pendant de longues années, et, même s'il n'était pas aussi pénible que vos gardiens, sans doute, il était tout de même assez dérangeant ..."

Zô s'efforça de sourire. Il aurait peut être tendu une main amicale à serrer à cet homme, ce Seikatsu, puisque c'était là le nom qu'il venait de lui donner, si sa sympathie à son égard avait été plus grande. Mais il s'abstint. Il se contenta d'une expression moins démonstrative de sa sollicitude. Parler et échanger peut être quelques sourires était bien suffisant, à ses yeux.

"Tiens, j'ai moi aussi été promu Genin il n'y a pas longtemps. Enfin, je me suis engagé, et c'est le grade qu'on m'a attribué automatiquement ... Je m'appelle Zô."


Le jeune marionnettiste n'avait pas ignoré l'histoire d'enfermement de son interlocuteur. Simplement, il n'y avait pas prêté grande attention. A quoi bon ? Qu'est-ce qui aurait pu lui arriver de mauvais ? La véritable nuisance, c'était la présence de ces deux gorilles, qui empêchaient d'avoir une conversation normale. Ce personnage avait attisé la curiosité naturelle de Zô. Il avait envie d'en savoir un peu plus sur la raison de son enfermement, et surtout sur les conditions si singulières de sa libération. Quel genre de prisonnier flanquait-on de deux gardiens privés sinon un prisonnier qui représentait des enjeux particuliers ? Il voulait en apprendre plus sur son compte.

A nouveau, il se tourna dans la direction des deux gardiens, restés stoïques, et les toisa du regard. Il ne s'approcha pas d'eux, mais, quand il reprit la parole, s'adressant à Seikatsu, il garda le regard fixé sur ces deux silhouettes massives, cachées dans l'ombre. Il prit également bien soin de mettre en avant son bandeau de shinobi, noué en brassard à son bras gauche, étincelant sous les reflets de quelque lointaine lumière.

"Je vous proposerais bien de poursuivre cette discussion, mais je n'aime pas trop l'idée que des gens qui n'y sont pas invités nous écoutent. Peut être pourrions-nous laisser un quartier libre à vos gardiens ? Est-ce qu'il serait envisageable qu'ils vous laissent à mes bons soins le temps d'une promenade, par exemple ? Quitte à nous suivre de loin ... Mais, je dois dire que j'apprécie particulièrement le plaisir d'une conversation en tête à tête."

Il doutait que sa requête soit reçue avec un grand enthousiasme. Il n'aurait même pas été étonné que les deux gorilles ne réagissent pas. Mais, s'il y avait une occasion d'en savoir un peu plus sur cet homme et, pourquoi pas, de lui poser quelques questions sur les environs, il aurait été bête de la rater. Après tout, Zô était lui-même en quête de quelque chose, ce soir, autre que du simple divertissement. Et, s'il partait de zéro dans ses recherches d'un local d'expérimentations, il venait de trouver une possible source d'informations potentielle. Il aurait été bien idiot de ne pas saisir l'occasion ...

Ce soir, il se sentait dans une veine toute particulière. Il osait des choses dont il aurait été bien incapable en plein jour.
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