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Psycho ▬ Solo


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Dim 30 Déc 2018 - 22:05
Lieu : Pays du Rempart.
An : Aux alentours de ???.

. : Psycho : .



Tu sais Deku, quand tu seras un grand garçon, tu comprendras ! 

Comprendre quoi ? La bêtise humaine et la naïveté de l’existence ? Le Pays du Rempart est et restera un pays mineur dont les finalités politiques n’intéressent personne, et encore moins à l’époque où les villages Ninja n’existaient pas encore. Les Clans se mouvaient encore en troupeau tels des animaux sauvages, échappant au guerre de territoire, harponnant la Violence comme la seule source de vérité ultime. Jôheki No Kuni, perdu entre l’imposant territoire du Feu et le plus léger bien que très important territoire de l’Eau.

Tu sais Deku, ces hommes aux pouvoirs mystiques, ils sont là pour nous aider ! 

Les premiers monstres militaires apparaissaient de temps en temps, parfois sauvant la veuve et l’orphelin, parfois posant les pieds sur la table, parlant de cette pseudo-supériorité génétique qui, il fallait bien le dire, n’avait rien d’exceptionnel au travers de tes jeunes prunelles de mineur. Mais on te disait de dire mot et de les servir humblement, toi qui n’avait, pour le moment, aucune affinité à disposition. La maitrise de ces arts maudits ne t’aurait jamais traversé l’esprit. Humble bambin encore frêle, ta crinière opalescente était le signe d’une pureté encore à toute épreuve.

Tu sais Deku, ce sont des êtres supérieurs, nous devons… Les servir ! 

Bien avant la fameuse période et cette année 195 qui marque le commencement des métropoles militaires, les différents Clans et vagabonds se formaient plus ou moins en alliance. Alliance ne signifiant pas pour autant une positivité exacerbée, bien au contraire, de tes yeux tu avais perçu pillages et désolation. Le Pays du Rempart, au vu de sa position géographique pouvait se tenir plus ou moins aisément au courant de l’avancement des travaux de la Cité de la Brume et donc s’organiser en fonction, malgré l’échec cuisant de ce pays à continuer la course à l’armement.

Tu sais Deku, un jour, nous ne pourrons plus te protéger… 

Il fallait être honnête avec soi-même, des simples humains, qui plus est des civils sans formation militaire ne pouvait strictement rien faire si une guerre éclatait au coeur du Pays du Rempart, l’amour éternel des parents était dans l’incapacité de sauvé qui que ce soit, cela restait des histoires pour enfants, la réalité était toute autre malheureusement. Une étreinte, aussi forte soit-elle ne protégeait qu’une seule et unique fois contre le Kunai perçant de l’ennemi. De la colère ? De l’insatisfaction ? Le fait de vivre dans une peur constante, le sentiment étouffant d’avoir cette foutue épée de damoclès constamment au dessus du crâne…

Tu sais Deku, nous t’aimons, et nous serons avec toi, dans ton coeur… 

Plus facile à dire qu’à faire, de ce que tu te souviens de ta jeunesse au coeur du Pays du Rempart, il serait hargneux de dire qu’il y avait eu des débordements au sein de ce territoire lorgné par le Rempart Millénaire. L’horrible monstre hargneux que tu es devenu ne trouve apparement pas sa source dans le berceau familial, qui, des rares brides restantes de ton esprit semblaient être doucereuse et appréciable.

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Lun 31 Déc 2018 - 11:15
Lieu : Pays du Rempart.
An : Aux alentours de ???.

. : Psycho : .



Eh gamin, rempli moi cette gamelle ! 

La supériorité militaire par rapport à la civilisation basique se retrouvait dans toutes les strates de la société, et lorsque le civil aussi simplit soit-il, tente de gagner humblement sa vie, il existe toujours deux-trois veaux pour faire comprendre cette différence. Le Rempart Millénaire amenait du tourisme qui était bon pour les affaires, que cela soit les commerçants, les institutions naissantes administratives bien que déjà suffisamment stables, mais aussi les enseignes de restauration traditionnelles. Oui, Jôheki voyait du monde, c’était une certitude.

Eh gamin, tu sais pas où j’pourrais me nettoyer le manche un p’tit coup ? Ta daronne là… 

Malheureusement, le monde n’avait pas cette même beauté que l’unique rempart qui découpait Hi et Jôheki ; il y avait toujours cette strate inférieure de la population, que cette dernière soit extérieure ou intérieure au territoire qui grognait et amenait un léger pourcentage de malhonnêteté humaine. Personne n’est parfait et peut-être que, avec un léger recul sur la situation de ta jeunesse à être obligé de côtoyer ces monstres, tu en es devenu un à ton tour, sans t’en rendre compte, sans comprendre pourquoi, sans savoir pourquoi.

Eh gamin, nettoie moi cette trace, là, mon compagnon à vomi sur la table, ahaha. 

Servir avec honneur pour le ravissement de tes géniteurs ; il fallait bien pouvoir manger, se nourrir d’une soupe par nuitée au goût âcre, acerbe et venimeux. Il y avait aucune gloire dans ce que tu faisais, bien au contraire. Dès ton plus jeune âge, tu avais compris que ta destinée se trouvait dans l’ombre des Supérieurs, à servir humblement un message qui n’était certainement pas le tien. Une chimère ayant grandi peu à peu en toi, plantant ses larges et épaisses griffes au creux de tes reins, s’accrochant à toi et se délectant des soucis journaliers d’une vie honnête, à la solde de belliqueux guerriers et bourgeois à la panse trop pleine.

Eh gamin, mon cheval a besoin qu’on lui torche l’arrière-train, votre eau est mauvaise ! 

Les tâches étaient, certes, plutôt ingrates mais tu ne pouvais faire autrement. Tes géniteurs le savaient pertinemment et tu te refusais d’émettre le moindre questionnement sur votre position sociale et encore moins sur les tâches que tu effectuais. Bien entendu, tu ne faisais pas cela pour toi mais pour ta propre survie et celle de ta famille, ta crinière restait opalescente mais ton coeur semblait se noircir intérieurement, nourrissant non pas une haine de l’espèce humaine, mais une tristesse acide.

Eh gamin, je refuse de payer pour ça…! 

Les yeux qui hurlent l’espoir, même dans un regard primitif, tu ne l’apercevais jamais. Ô grand jamais tu n’apercevais du bonheur, tu ne percevais que la haine, la violence, le mécontentement malgré l’envie, le désir d’offrir, le sourire commerçant et l’hardi travail de tes ascendants. La seule et unique chose qui grimpait peu à peu dans les tours du Pays du Rempart était la désolation des civils face à la montée en puissance des villages militaires en construction.

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Lun 31 Déc 2018 - 17:52
Lieu : Pays du Rempart.
An : Aux alentours de ???.

. : Psycho : .




Dis moi petit… Quel est ton prix ? 

Après les militaires, il y avait bien entendu les hautes instances bourgeoises et politiques qui naviguaient au travers du pays, en long, large et en travers. À la différence des militaires, ces derniers avaient plus de pseudo gentillesse envers les gamins encore jeunes et innocents que les antiques et les personnalités adultes. Il existait un monde où les abominations n’avaient leur place non pas dans le coeur des hommes mais plutôt dans une chambre fermée à double tour pour quelques piécettes. Certains parents n’hésitaient pas lorsque le tourisme et les récoltes se faisaient maigre. Ce n’était pas ton cas.

Dis moi petit… Cela serait-il possible de mettre ta veste sur cette flaque ? Je n’ai pas envie de mouiller mes souliers ! 

La notion du matérialisme mais aussi celle de la logique envers les autres êtres humains était quelque chose d’assez vague pour les Princes et les Rois des autres mondes. Ne comprenant que trop peu les différents rangs de la hiérarchie bourgeoise et tes parents dans l’incapacité la plus totale de te le faire comprendre de façon simple et limpide, tu restais donc sur les termes : Roi / Reine / Prince / Princesse que tu appliquais rigoureusement à quiconque semblait avoir un peu de pouvoir d’achat et, au moins, un sourire bienveillant. Le client n’est-il pas Roi, après tout ?

Dis moi petit… Sais-tu s’il serait possible d’obtenir une chambre… Plus grande ? 

La perception et les demandes lubriques et burlesques de certains hauts dignitaires avaient le don de faire hausser quelques sourcils à certains. La logique des passeurs et des voyageurs étaient en inéquation avec la petite population du Pays du Rempart. Plus les villages Ninjas commençaient à devenir des institutions sortant de terre et plus les petites villes passaient voir de nombreuses diligences, cortèges de travaux. Des guerriers qui avaient les compétences nécessaires pour faire sortir des temples du sol et construire en un rien de temps des maisons pour accueillir des familles nombreuses.

Dis moi petit… Pourrais-tu de me cueillir des Verveines blanches et des Myosotis violacées ? Je ne peux dormir qu’avec ce parfum…. 

Les hauts gens ne comprennent que très rarement les problèmes des petits, des maigres et des pleureurs sociaux. On n’y pouvait rien, il y avait déjà trop de distance il y a de cela plusieurs années entre les différentes strates sociales. Alors tu effectues les tâches, au petit matin, les mains boueuses et crasseuses, creusant la terre à la recherche du moindre écusson d’or qui pourra faire sourire tes parents. Chaque tâche réalisée était une chance en plus d’obtenir les bonnes grâces des supérieurs.

Dis moi petit… Depuis quand as-tu pris un bain ? Ohoho… Les autochtones, alors ! 

Oui, on ne pouvait pas faire grand chose face à ça. Lorsque l’on dormait dans une prison dorée, la liberté grisâtre était une chose qui ne plaisait guère aux différentes personnalités. C’était la servitude d’un homme, la servitude d’un gamin à la crinière opalescente et au regard aussi sanguin que l’âme d’un futur tueur en série. Le cumul. L’overdose. De ce monde où être libre est payant.

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Lun 7 Jan 2019 - 10:19
. : Psycho : .



Garçonnet, viens donc là ! Sers moi de guide et arrête de geindre. 

Les étrangers avaient le goût de l’aventure, dans une certaine mesure, le Pays du Rempart étant assez stable économiquement mais surtout socialement, les activités touristiques se concentraient presque exclusivement sur la restauration, les jeux d’argent, les prostituées maussades et parfois, quelques expéditions visant à parcourir le Rempart Millénaire. Parfois quelques grottes et crevasses, un lac ou deux mais rien d’impressionnant dans sa généralité. Oui, les gens étaient friands, la foi était souvent source de force.

Garçonnet, viens donc là ! File moi une avance, je vais faire un tour dans les tournois de cartes ! 

Car là où il y avait pas de gêne, il y avait que du plaisir. Et souvent, malheureusement, les clients et les personnalités passant au travers de l’établissement de tes géniteurs ne se gênaient point. Lors de tes plus jeunes années, énormément de clients ne se gênaient nullement pour se servir de toi dans n’importe quelle situation. Eux, savaient, tes géniteurs, qu’ils ne pouvaient malheureusement pas faire grand chose. Pourquoi ? Car un gosse sans éducation restera un gosse sans éducation, il n’existait nulle institution scolaire et encore moins de sage au sein du léger village où tu commenças ta vitalité.

Garçonnet, viens donc là ! Monte mes valises et les affaires de mes demoiselles, la charrette se trouve à l’entrée du village. 

Soit honnête avec toi-même, tu ne connaissais rien du Savoir que tu possèdes aujourd’hui. Tu ne connaissais nullement la destinée que Jashin t’a laissée entrevoir. Nullement au courant des nombreuses possibilités pour un homme maitrisant son chakra. Simple homme, simple humain, petit être misérable qui n’avait d’éloquent seulement son esprit et sa bouille encore angélique. Parfois, quelques hommes de Sciences passaient par là, te regardant avec une certaine lueur d’espoir, percevant alors la vitalité de la jeunesse à devenir autre chose que simple servant. Mais tu n’y croyais pas, ou peut-être que, finalement, tu ne le comprenais pas.

Garçonnet, viens donc là ! Hum… Non, en fait, retourne faire tes corvées, je t’appellerai tout à l’heure. 

La folie des hommes. La folie de croire que, il était aisé d’obtenir ce que l’on souhaitait à l’aide de l’argent. C’était souvent le cas et encore aujourd’hui, la chose n’avait pas réellement changé au sein du village d’Iwa la commerciale. Peut-être s’agissait-il de la suite logique ? Un enfant continuellement plongé par les manoeuvres économiques depuis son plus jeune âge, travaillant finalement au sein de la plus grande cité économique de la région ?

Garçonnet, viens donc là ! …Mais regarde toi petit goret, comment veux-tu satisfaire tes clients avec une attitude pareil ! Viens ici et plus vite que ça. 

Car quand le petit garçon grandi un minimum, il commence à geindre de plus en plus. Il grogne aussi, il devient plus hargneux avec les mauvais clients. Il s’occupe toujours aussi bien des clients mais l’attitude n’est plus angélique, les gestes sont moins naturels, le père gronde ; la mère se désole. Mais la finalité reste la même : Servant un jour, esclave toujours.

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Mar 8 Jan 2019 - 10:12
. : Psycho : .


Votre enfant… Il nourri une haine viscérale, elle ne tardera pas à s’exprimer. 

Comme déjà dis, il arrivait que certains érudits passent nonchalamment par là, des sages ou des prêtresse des Arts Ninja, capable de ressentir un certain pouvoir se mouvant à l’intérieur de soi-même. De façon personnelle, tu avais clairement du mal à y croire et encore aujourd’hui, malgré la folie qui gangrenait ton esprit, tu refuses de l’admettre. Un enfant se perdant peu à peu au sein d’un côté malveillant. Tu aurais souhaité que l’on te comprenne mais cela ne fut point le cas.

Votre enfant… Ne demande qu’à apprendre à maitriser cette haine, intérieure.  

Malheureusement, les écoles n’étaient pas légion et même les puissants sages ne se démenaient nullement pour prendre un apprenti sous leurs ailes, il y avait mieux à faire au sein des villages militaires. Les Puissants, les Érudits et même les Fous ne souhaitaient s’attarder au sein d’un petit village de quelques habitants, ces hommes et femmes n’étaient que de passage, leur tracée professionnelle les menaient plus long que le Pays du Rempart, au delà des petites institutions et des montagnes. La gloire appelle les grandes villes et certainement pas les petits gens.

Votre enfant… Doit partir de Jôheki No Kuni, développer son Art.  

Sensible au chakra, sensible à des forces qui dépassaient tes géniteurs. Des voix qui commençaient à parvenir au sein de ta conscience sans véritablement comprendre ce qui se passait. Depuis le commencement, Ils étaient là, dans l’ombre. Raclant la paroi mentale de ta vertu et de ton honnêteté pendant des années jusqu’à attendre le moment fatidique, le moment de révélation intense bien des années plus tard. Pour tes parents, il ne s’agissait là, pendant un long moment, de folie pure, d’incompréhension et d’illogisme. Mais aussi et certainement, par besoin naissant d’avoir une main d’oeuvre… Gratuite.

Votre enfant… Trouvera sa voie dans la perdition des Autres.  

Mauvais sage ou simple alcoolique demandant des bouteilles supplémentaires, la frontière était souvent bien mince. Sûrement pour cela que tes géniteurs n’y prêtaient nullement attention. À contrario de ta propre personne, les dires des clients te cognaient dans le crâne et plus tu grandissais et plus l’importance que tu attachais aux propos de certains devenaient grandissant. Qui plus est, les villages cachés commençaient à devenir des institutions plus ou moins stables et non des repères à malfrats avides de guerre, de sang et de bataille comme beaucoup pouvaient le croire.

Votre enfant… Est dans la capacité de faire le Bien comme le Pire, surtout le Pire.  

Ces phrases généralistes qui ne faisaient certainement pas avancer beaucoup les choses. Pas grand monde y comprenait quelque chose mais te concernant, cela restait dans un coin de ton crâne. Et à chaque action, à chaque sortie, à chaque entrainement personnel, tu avançais, tu continuais, un jour tu regardas au-delà du Rempart Millénaire.
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