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La plume et l'esprit ∞ Arata


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Ven 4 Jan 2019 - 1:00
Calmement, Ren se déplaçait à travers les ailes de la bibliothèque, presque félin dans ses mouvements tant semblait-il être chez lui en ce lieu. Combien de ces lires avait-il déjà lu ? Beaucoup, et ce sans compter tous ceux de la petite bibliothèque privée de sa famille contenant nombre de sagesses au sujet de son propre clan comme de Hi no kuni. Aujourd’hui, il était à la recherche de rien de particulier. Si lire était un loisir plus qu’autre chose pour lui, c’était également un pan entier de sa routine d’exercice et d’entraînement, de « remise en forme » comme il commençait à l’appeler. Les matins, il s’entrainait physiquement en essayant de suivre – ou plutôt de survivre à – une fraction ne serait-ce que de la routine que lui avait préparé Keitei, et s’il s’estimait fier initialement de ne pas mourir sur le champ face à tant d’exercice physique… Force est de constater qu’une certaine fierté s’était installée maintenant qu’il commençait à voir les résultats de cette dernière.

Après, il s’exerçait avec ses insectes aux différentes techniques qu’il maîtrisait ou tentait de maîtriser. S’il s’était toujours estimé doué en Ninjutsu et plus particulièrement encore à la maîtrise de son essaim, il réalisa rapidement qu’il s’était lourdement trompé. Ce qui devait être l’une des deux parties agréables de la journée était, finalement, la plus éreintante et ardue de toutes. Il y avait une précision à obtenir, une sagesse à avoir pour utiliser au mieux possible tout le potentiel de ses compagnons, et s’il pensait l’avoir, il était bien moins évident de l’appliquer dans le vif de l’action. Car oui, apprenant la résolution nouvelle de leur fils à enfin faire quelque chose plutôt qu’attendre le bon moment afin de s’activer, ses parents avaient naturellement offert de l’aider durant ses exercices. Initialement, l’idée lui avait semblé ridicule – il n’avait guère l’envie de les déranger dans leurs propres routines, et il pensait candidement avoir déjà maîtrisé ce qu’ils avaient à lui transmettre… Plus jamais il ne penserait la même chose. Ils avaient plus d’un tour dans leur sac encore et, surtout, possédaient quelque chose qu’il ne pourra jamais obtenir seul – de l’expérience pure et dure. En tout temps, ils le reprenaient, lui expliquaient les défauts plus ou moins grands de ses réalisations de jutsus. Ils lui enseignaient, et c’est en suant mais le sourire aux lèvres qu’il acceptait ce savoir fraîchement offert.

Dans l’après-midi, il passait une partie de son temps au dojo, généralement à s’entraîner aux pièges mais pas seulement. Enfin, il terminait à la bibliothèque afin d’aiguiser son esprit de façon calme, tout en le nourrissant de théories et stratégies nouvelles. Selon Ren, chaque livre avait quelque chose à apporter – même un livre pour enfant avait une morale pour le côté humain et une solution trouvée aux problèmes pour le côté pratique, il fallait seulement en disséquer le contenu avec un œil avisé, et aujourd’hui il était en chasse. A sa ceinture, deux rouleaux de parchemin – un vierge si de nouvelles idées venaient, un portant déjà les ébauches de la veille. C’était une habitude qu’il avait prise, toujours se laisser le champ libre pour de nouvelles théories tout en gardant avec soi celles qui n’étaient pas achevées. Passant chastement son doigt sur les différents livres, il s’arrêta sur deux d’entre eux qu’il délogea poliment de leur étagère et qu’il prit avec lui, faisant juste signe à la bibliothécaire avant de se rendre à l’étage, comme tous les jours depuis… Quelques jours seulement en réalité, il lisait calmement chez lui avant. Gravissant les marches sans efforts – quelle folie après ces jours où il lui fallait lutter contre la douleur de ses courbatures – il constata d’un simple coup d’œil le vide relatif qu’il y avait à l’étage, scrutant une à une les salles d’études pour voir dans laquelle il choisirait de s’installer avant de se lancer dans un tourbillon de travail.
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Ven 4 Jan 2019 - 13:19
Arata rentrait d'une session d'entraînement avec l'un de ses senseïs n'étant pas encore affilié à une équipe officielle le jeune genin profitait de cet état de fait pour piocher conseils et enseignements auprès de différents jônins et chûnins. Tous n'acceptaient pas de s'entraîner avec lui, mais certains se laissaient convaincre par le petit bonhomme plein d'envie.
Pour persuader celui-ci Arata avait dû ruser, il était venu souvent sur les terrains d'entraînements de Kirigakure no sato et avait remarqué qu'un jônin était toujours là lorsqu'il arrivait, mais qu'il partait dès que quelqu'un d'autre utilisait le terrain. La femme devait être très matinal, car la plupart du temps Arata investissait les lieux aux premières lueurs du soleil. Dès que le jeune arrivait la vieille partait sans un mot, malgré les tentatives d'approche du genin.

Un jour le Meikyū s'était levé plutôt qu'un autre et c'est deux heures avant les premiers rayons qu'il était arrivé sur le terrain d'entraînement vide. Cinq minutes plus tard, la kunoichi était arrivé s'était arrêté et l'air surprise, mais pas nécessairement gênée commença son entraînement.

Tu es obstiné, avait-elle fait remarqué.

Un silence s'était installé et Arata avait commencé à mimer la routine matinal du jônin. Il avait ainsi commencé à renforcer son corps, son esprit par la détermination. Petit à petit Rinon de son prénom, corrigea ses positions, lui apprit à prendre soin de ses appuis et profiter de son centre de gravité plutôt bas. Elle était un maître en taïjutsu et lui devenait avec le temps son élève, l'équilibre était selon elle la base la plus importante au corps-à-corps. Passons...

En tout cas sa matinée d'entraînement l'avait éreintée et en entrant dans son petit appartement du centre-ville son premier plaisir était de sauter dans la douche, après une bonne demi-heure sous l'eau chaude il lui fallait une sieste...

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En fin de journée, il était bien décidé à étudier et s'est donc en toute logique qu'il s'était dirigé vers l'un de ses endroits favoris au village caché de la brume, la bibliothèque. Il salua prestement la gardienne des lieux qui avait pour ainsi dire l'habitude de le voir dans ces heures-là. Puis se faufila bien vite dans son rayonnage favoris qui regroupait la grande majorité des ouvrages sur le fuinjutsu, depuis qu'il avait découvert la bibliothèque il n'avait de cesse de dévorer les livres quelle contenait. Son désir d'en apprendre plus sur son clan d'origine l'avait conduit à se documenter sur le fuinjutsu et ses applications. Arata avait d'ailleurs des prédispositions dans ces arts mystiques que tous les shinobis ne pratiquaient pas.

Pressé de se mettre à sa lecture, Arata montait quatre à quatre les escaliersmenant au deuxième étage et aux salles d'études, une demi-douzaine de livres dans les bras masquant son champ de vision, il ne vit pas l'obstacle et bouscula quelqu'un...

Oh pardonne-moi, j'aurais dû faire attention, expliqua le genin en ramassant prestement ses bouquins. C'est tout moi, quand je suis impatient de me plonger dans mes lectures rien d'autre ne compte, ah ah.

Devant lui se tenait un jeune homme plus âgé de quelques années au moins, aux cheveux clairs qui lui rappelaient ceux de sa mère. Le garçon était un peu plus grand aussi et très fins, il semblait être un habitué des lieux son regard brillait d'intelligence, Arata remarquait ces choses-là. Un grand sourire aux lèvres, le jeune genin tendit une main amicale vers son interlocuteur:

Je suis Arata, Arata Meikyū, s'exclama le shinobi avec entrain !
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Ven 4 Jan 2019 - 15:19
Il l’avait entendu. Avec l’absence de quelconque effort pour être discret, il n’y avait pas d’autre solution. Pourtant, Ren, perdu partiellement dans ses pensées déjà, s’était persuadé lui-même que l’inconnu l’éviterait et continuerait sa route, tout au plus en lui lançant un regard noir car il devait certainement gêner le passage. Quelle ne fut pas sa surprise, donc, de sentir quelque chose contre son corps puis de sentir ce dernier partir vers l’avant sous l’effet du choc. Instinctivement, il écarta un peu les jambes et en fit passer une devant l’autre, stabilisant ainsi sa silhouette avec un geste qui avait bien plus de grâce qu’il ne l’aurait espérer – nouvel avantage à sa routine qu’il ne manqua pas de relever. Se redressant rapidement, l’Aburame fit un demi-tour pour voir qui lui était rentré dedans, le regard indifférent : c’était bien sa faute s’il était en plein milieu du passage, et à voir la quantité de livres renversés au sol, il était compliqué de croire que leur propriétaire pouvait voir quoi que ce soit devant lui. Sans quitter le Kirijin des yeux, il hocha calmement la tête, le regard doux mais quelque peu absent, comme s’il était déjà dans ses réflexions intimes. Et toujours sans le quitter des yeux, il se baissa pour l’aider à ramasser un livre ou deux, ne s’égarant que quelques brefs instants pour voir les titres de ces derniers. Fuinjutsu. Intéressant – et son sourcil se haussa de lui-même comme pour signaler cet avis avec son corps entier.

Shhhht. Tu n’aimerais pas être mis dehors pour faire trop de bruit. Aburame Ren.

Si ses premiers mots avaient tout d’une leçon de morale, ils étaient bien plus protecteurs qu’acerbes et moralisateurs. Dans la foulée de sa – brève – présentation, le blond attrapa la main qui lui était tendue et la serra poliment, avant que ses yeux ne se perdent une fois de plus sur la quantité phénoménale de livres concernant le Fuinjutsu qu’avait le jeune garçon. Dire qu’à côté, il avait un livre sur les bases des stratégies militaires ainsi qu’une comptine pour enfant. S’empêchant de soupirer, il ancra son regard sur Arata puis, d’un geste entendu et lourd, le fit basculer vers une des salles de travail vide – accessoirement, celle où il comptait s’installer. Immédiatement après, il se dirigea vers la salle en question, sans même prendre la peine de vérifier qu’il était suivi.

C’est des lectures… Intéressantes pour le moins qu’on puisse dire. Pourquoi donc le Fuinjutsu ? C’est bien moins… Populaire que d’autres sortes de techniques.

Et s’il ne pratiquait guère cette spécialité, Ren n’en connaissait que trop bien les louanges ainsi que la subtilité. Pour certains, elle était le maître mot de la stratégie car se basait presque exclusivement sur cette dernière. L’Aburame, de son côté, n’avait jamais vraiment eu l’occasion de se faire une idée concrète à ce sujet, bien qu’il ne désespérait pas. D’autres questions lui taraudaient l’esprit que de savoir s’il serait bon en Fuinjutsu, et si la discussion était engagée probablement qu’il n’avancerait guère trop ses stratégies militaires à lui… A moins de ne trouver un égal intellectuel dans l’adolescent.

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Ven 4 Jan 2019 - 17:47
Réprimandé Arata accepta l'avertissement comme un conseil duquel il était reconnaissant, c'est vrai que son côté turbulent avait été plus d'une fois sujet de discorde dans cette bibliothèque. Heureusement, une fois qu'il était au travail, à la lecture le Meikyū ne se laissait pas déconcentrer et était d'un calme olympien quoique...

Le jeune homme en face de lui était un membre du célèbre clan Aburame, Arata avait lu des choses sur eux ont leurs prêtes des pouvoirs surnaturelles et un don avec la nature, particulièrement avec les insectes. Si le peu qu'en avait lu le shinobi comportait ne serait ce qu'une part de vérité, ce clan était fascinant. Le garçon l'avait aussi aidé à ramasser quelques livres et le regard de celui-ci s'était irrémédiablement porté sur le titre des ouvrages. Sans dire mot, Ren l'Aburame prit la direction d'une des salles d'études et sans vraiment savoir pourquoi Arata lui emboîta le pas. L'Aburame interrogea son cadet sur le fuinjutsu invoquant l'impopularité de cet art shinobi comparé à d'autres.

Certes, le fuinjutsu est souvent boudé par les shinobis et pas seulement de mon âge ou de mon grade, sans doute parce que c'est une matière plus complexe que les autres. Enfin... complexe n'est pas le mot disons qu'elle demande plus de temps et de pratique, mais pour peu que l'on s'y intéresse elle est accessible à tous, expliqua Arata sur un ton presque narratif.

Ren venait de lancer le genin sur un sujet qui le passionnait pauvre gars, il ne savait pas dans quoi il mettait les pieds. Si Arata ne le bassinait pas pendant des heures, il aurait bien de la chance.

Pourquoi le fuinjutsu, sans doute en partie parce que mon nom de famille est Meikyū et parce que j'ai pour ainsi dire des prédispositions dans ce domaine. Cependant, c'est surtout parce que l'art des sceaux donne accès à un éventail de possibilité quasi illimité pour peu de prêter au sujet un intérêt. Et aussi sans doute pour des raisons plus personnelles qui sont comme leur nom l'indique personnelles et n'appartiennent donc qu'à moi, précisa-t-il sans animosité et sans froideur.

Le regard d'Arata migra jusqu'au titre du livre sur la stratégie que portait à la main son interlocuteur, lui aussi s'intéressait à ses sujets, excellent pensa le genin. Le second livre était plus original encore, une comptine pour les minots.

Justement, le fuinjutsu m'intéresse aussi pour un sujet qui se rapproche de ce que tu as entre les mains, dit-il en montrant du doigt l'ouvrage traitant de stratégie. Que tu t'intéresses à la stratégie ne m'étonne pas plus que cela même si cela m'intéresse, mais cette comptine qu'y trouves-tu ? Moi, je les trouve aussi instructive qu'un ouvrage de philosophie, mais nous sommes peu à les lire encore une fois passé le stade de l'enfance. Oh et après, il faut que tu me parles un peu de ton clan, enfin je m'égare et si tu ne m'arrêtes pas je vais te poser mille questions auxquelles tu n'auras pas le temps de répondre, se calma le shinobi. J'ai tendance à m'éparpiller, mais je retrouve toujours mon chemin au bout du compte.
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Dim 6 Jan 2019 - 10:47
Bavard. C’était la première constatation qu’avait fait l’Aburame concernant l’adolescent en face de lui. Cependant, contrairement à d’autres qui ne faisaient que parler pour parler, Arata semblait avoir des choses à dire – point positif. Et il semblait à avoir des choses à garder privées, ce qui était d’autant mieux car éviterait certainement des montagnes de justifications pour ne pas révéler telle ou telle chose. Réprimant un sourire aussi vif que léger, Ren continua d’écouter patiemment jusqu’à arriver dans la salle d’étude et s’y installer, invitant d’un geste de la main clairement inutile le jeune kirijin à s’assoir. Rien que durant sa tirade, le jeune garçon avait déjà révélé des choses intéressantes à son sujet – premièrement, il était bien un membre actif du clan Meikyu. Si l’on pouvait s’en douter avec son nom de famille, Ren ne savait que trop bien que cela ne présageait parfois de rien : preuve étant faite, une partie des Aburame de Kiri étaient des « arrivés » au clan, des gens que sa famille avait recueillis ou récupérés de façon maritale. Ils n’avaient que le nom d’Aburame, et leur proximité avec les insectes se limitait généralement à quelques vivariums récréatifs - bien qu’ils étaient considérés comme des membres à part entière du clan. Deuxièmement, il pratiquait le Fuinjutsu et ce n’était pas là une passion livresque simple.

Oh, je ne vouais absolument pas dénigrer le Fuinjutsu, bien au contraire. Je trouve que c’est un art passionnant et extrêmement utile, combien même il ne corresponde pas réellement à… mes prédispositions pour reprendre tes mots.

Même s’il pensait sincèrement que son interlocuteur l’avait compris, Ren se sentit quelque part obligé de justifier devant la qualité de réponse qui lui avait été fournie. Ainsi, comme il l’avait espérer, c’était bien quelqu’un recherchant l’érudition et non un amateur ayant pris tous les livres qui lui passaient sous la main dans le seul but de se faire mieux voir ou, pire encore, les lire de façon mécanique sans prêter la moindre attention à leur subtilité et délicatesse innée. Il lui adressa un sourire amusé.

Tant que tu retrouves ton chemin, je n’ai pas à m’inquiéter.

D’un geste sec mais délicat, il posa ses livres sur la table – ne remarquant que maintenant qu’il lui avait toujours dans les mains – puis tourna son attention intégralement vers le jeunot. Peut-être les louerait-il aujourd’hui ? Si cela ne dépendait pas uniquement de l’Aburame, il s’avouait ne pas être particulièrement dérangé par l’idée. Combien même il avait des amis et connaissances à travers le village – maintenant car ce n’était guère le cas dans sa jeunesse - et qu’il lui arrivait de sortir… Il était compliqué de compter sur la majorité d’entre elles pour parler d’un bon livre ou de réelle stratégie. Une sorte de solitude, bien que beaucoup moins aigre que les précédentes.

La comptine ? C’est… Une bonne question. L’étude des stratégies militaires est quelque chose qui me fascine, je fais partie de ces personnes qui admettent que la meilleure victoire est celle que l’on peut obtenir sans combat. Cependant, tout doit être remis en question, étudié de façon approfondie et, force est de constater, en tant que Genin je n’ai pas beaucoup de loisirs militaires stratégiques. C’est pourquoi la comptine.

Il marqua une courte pause, comme pour laisser à Arata de quoi comprendre ce qu’il voulait dire, puis continua.

Outre les regards moraux et éthiques que l’on peut y porter – et auxquels on nous éduque dans l’enfance – il y a également de la stratégie camouflée en elles. Confronté à une situation, le protagoniste se doit de trouver une façon de résoudre son problème afin d’arriver au dénouement et, combien même je doute sincèrement que tous les auteurs voient la chose ainsi, il applique des stratégies militaires plus ou moins élaborées pour réussir. Moi, je dissèque, j’analyse, je recherche les points faibles et corrige les défauts. C’est… Une sorte d’ersatz d’application directe. Et c’est bien plus léger que les grands livres d’histoire que je me garde pour quand je me serai fait la main.

Il inspira calmement à la fin de son explication, constatant fièrement que sa voix ne s’était guère trop enflammée durant sa tirade, parvenant à vendre seulement une douce passion. Souriant de plus belle, il estima qu’ayant répondu aux questions du jeune homme, il était juste qu’il en pose également. Cependant, il préféra le laisser parler, voir toutes celles qui lui étaient posées avant de rendre la pareille.

Que veux-tu savoir concernant les Aburame ? Je ne garantis pas pouvoir ou vouloir répondre à toutes tes questions, secrets de famille obligent.

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Mer 9 Jan 2019 - 1:39
Le shinobi, interlocuteur et aîné d'Arata semblait trouvé le sujet d'étude de son cadet captivant et c'était tant mieux, cela leur faisait un nouveau point commun. Que cela ne soit pas le domaine de prédilection du lecteur n'avait pas d'importance finalement seul comptait l'intérêt porté au sujet. Par exemple, Arata était un féru de genjutsu pour autant, il n'avait jamais pratiqué, ni même tenté le moindre jutsu en la matière. Cet art lui semblait passionnant, pourtant il n'avait pas le temps de se spécialiser dans ce domaine pour en privilégié d'autres...Ainsi, les justifications de Ren Aburame amusèrent le Meikyū qui n'avait absolument pas prit cela pour un quelconque dénigrement de son art. Au contraire, Arata commençait à bien aimer les interventions de Ren, il le trouvait fin et intéressant. La suite de leur discussion allait donner raison à cet avis précoce...

Intéressant, le shinobi et genin de surcroît avait un avis similaire à celui d'Arata relatif à l'idée que l'on peut se faire d'une victoire. Lui qui voulait absolument la paix du Yuukan, il entrevoyait un camarade qui pensait comme lui dans un village qui avait la réputation de surtout faire la guerre. Même si le gamin comprenait l'importance de la guerre du moins celle qui allait dans le sens de la paix, il exécrait la faire.

Fascinant.. en réalité tu es en train de me dire que tu appliques la stratégie dans tous les instants de ta vie. Ces comptines reflètent bien souvent, les affres et joies de la société, de la vie de tous les jours, de petites aventures du quotidien, parfois de manière détournée avec de la fantaisie et des choses de l'ordre de l'imaginaire. Pourtant, elles traduisent bien nos histoires et nos vies. Si tu trouves une certaine analogie entre un problème donné dans une comptine à une stratégie militaire qu'elle soit élaborée ou non, alors tu admets que tout au long de notre vie nous usons de cette même stratégie pour résoudre nos problèmes, faire des choix et avancer dans nos vies. Brillant, c'est brillant et je partage ce point de vue s'il est bien aussi le tien et que j'ai bien su comprendre ton propos.

Avec tout ça, Arata en avait presque oublié que Ren lui avait gentiment proposé de poser ces questions en rapport avec son clan. Et pour le coup, le jeune utilisateur de fuinjutsu ne savait pas trop comment se lancer. Par où commencer, le clan Aburame était si mystérieux et si passionnant à étudier. Que voulait-il absolument savoir ?

Hum.. d'accord, première question, est-il vrai que dès l'enfance vous laissez entrer puis vivre en vous des centaines voir des milliers de petits insectes se nourrissant de votre chakra ? Comment faites-vous pour être sûr que les insectes ne vont pas dévorer tout votre chakra ? A quel point pouvez-vous communiquer avec eux ? Y en a-t-il plusieurs sortes ? J'ai appris d'un autre shinobi que certains avaient des insectes si spéciaux qu'il ne pouvait pas toucher un autre être vivant sans l'empoisonner voir même le tuer ? Est-ce dût à des insectes plus difficiles à contrôler que d'autres ?

Les questions du genin s'enchaînaient et s'enchaînaient, il semblait insatiable et voulait apprendre un maximum de choses. Arata se laissait peut-être même un peu trop emporter, Ren allait sans doute le trouver indiscret et impoli.

Tu les sens à l'intérieur de toi ? Est-ce que cela fait mal ? Et vous n'avez aucun problème de maladie ou d'infection avec les pores de votre peau à vif quasiment pour les laissez sortir ?

Excité comme une puce le Meikyū ne se rendait pas compte, qu'il n'avait laissé à Ren le temps d'en placer une et d'un coup il se tut, respectueux des réponses qu'allait pouvoir lui apporter cette nouvelle connaissance. Et surtout un peu gêné de s'être autant emballé...
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Jeu 10 Jan 2019 - 18:09
Ren écoutait avec un doux regard l’entrain – presque maladif mais tellement semblable au sien – dont faisait preuve le Genin en face de lui. Il voyait les pupilles se dilater, les yeux scintiller de mille feux, tout comme ses siens le faisaient à l’époque – car triste était-il de dire mais avec le temps, la surprise et la folie devant une découverte nouvelle prenait un goût fade et amer, comme si malgré la nouveauté d’anciens schémas se faisaient voire ou pire encore – comme s’il fallait sacrifier une partie du passé inscrite dans la mémoire pour libérer la place à de nouvelles données. Un frisson douloureusement lent et glacial traversa sa colonne vertébrale. Il ne voulait pas savoir quelle partie de lui avait raison. Non, clairement pas. Cependant, la question qui lui avait été posée en tout premier lieu l’amusa doucement, laissant certainement une étincelle de vivacité d’esprit échapper dans son regard, tandis qu’attentivement il continuait d’écouter ce que lui disait le Meikyû, notant soigneusement dans son esprit les différentes questions qui lui étaient posées. Malgré l’attitude désemparée qu’il arborait – un coude sur la table, le visage lâchement soutenu par la paume de sa main tandis que la seconde s’occupait de parcourir, chaste, les rainures du bois à la recherche d’une réponse qui ne s’y trouvait pas – personne ne pouvait avoir le moindre doute que l’Aburame était au summum de son attention, sa langue tapant parfois contre son palais comme pour marquer une brève pause dans ses réflexions, tandis que ses yeux demeuraient vide, comme mis en repos pour que ses oreilles puissent faire plus encore que ce qu’elles ne peuvent. Lorsqu’il eut la certitude qu’Arata avait terminé, il lui jeta un regard à moitié amusé tandis que sa bouche fit une moue tout aussi amusée.

Peut-on réellement dire que j’applique la stratégie à chaque moment de ma vie ? Nous le faisons tous un peu, je pense, de manière intuitive et naturelle. Et ce qu’il s’agisse de stratégie militaire ou même commerciale – après tout, les stratèges sont humains également. Ce que je recherche peut-être, à disséquer ainsi ces livres, c’est une façon d’appliquer ces stratégies dans ma vie de façon plus facile encore, jusqu’à me passer de réflexion ?

Il haussa les épaules calmement.

Ou alors, j’essaye de disséquer ce monde, l’observer calmement comme on observe des poissons dans un aquarium, à la différence près d’être capable de prévoir les mouvements de mes sujets. Qui sait ?

Lui-même n’était pas sûr d’avoir l’exacte réponse à cette question. Peut-être un peu des deux, peut-être juste de la curiosité liée à une appétence pour l’apprentissage ? Il esquissa un nouveau sourire innocent au jeune garçon, prouvant par la même occasion qu’il n’y avait aucun piège ou supposition morbide dans sa réponse. Loin de là. Se redressant un petit peu, il fit craquer l’une de ses phalanges, basculant l’intégralité de sa vivacité sur cette dernière avant de se recentrer sur Arata. Un sourire discret mais férocement prédateur traversa son visage.

On ne le laisse pas vraiment faire. C’est un rituel complexe où les insectes de nos aïeuls prennent foyer dans notre corps, sous le contrôle soigneux de leurs propriétaires, puis se reproduisent en celui-ci. Les premiers que nous avons savent déjà contrôler leur consommation en Chakra, et une partie de cette connaissance est transmise aux générations suivantes. Ensuite, s’ils venaient à tout manger ils iraient mourir de faim, et je les protège autant qu’ils me servent. C’est une symbiose tacite. Nous avons plusieurs sortes d’insectes oui, mais aucun de ceux que tu ne cites à ma connaissance. Dans ma famille au moins.

A la fin de cette première série de réponse – aussi vastes puissent-elles être – le visage de Ren pris une teinte un peu plus triste, moins teintée de curiosité et plus peinte par la vie telle qu’elle était vraiment, qu’on le veuille ou non.

Petit, je les sentais beaucoup. Maintenant, seulement quand ils veulent que les sente, mais jamais de façon douloureuse. De même, notre corps s’habitue à les sentir sortir si bien que cela ne nous fait plus rien. Et non, nous prenons soin de notre peau avec de nombreux onguents et huiles pour s’assurer ne rien avoir, combien même les insectes font énormément pour qu’on ne tombe pas malade. Comme un second système immunitaire. Le plus douloureux, si je peux me permettre une disgression, c’est le regard qu’on nous porte. Maintenant j’en fait fi, mais lorsque j’étais plus jeune…

Il arrêta de jouer avec les rainures du bois pour passer sa main, lascivement, sur la couverture de la comptine pour enfant.

C’est peut-être pour ça que j’aime la compagnie des livres. D’autres questions ?

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Ven 11 Jan 2019 - 19:11
Dingue, l'intérêt de la discussion aux yeux d'Arata allait crescendo, il était comme un enfant en bas dans une échoppe des jouets multicolores ou bien une confiserie emplie d'une multitude de bonbons aux formes, couleurs et goûts divers. L'Aburame était un formidable interlocuteur et converser avec lui revenait à naviguer sur un long fleuve tranquille aux berges foisonnante de savoir et de culture. C'était un plaisir pour le genin de trouver une sorte d'ami de la lecture et qui plaçait le savoir ainsi que l'érudition sur un plan importent si ce n'est primordial.

Le garçon avait été éduqué au goût de la lecture source de culture et de connaissance par sa mère du temps où elle avait assez de force pour lui apprendre encore des choses. Même au début de sa maladie, Tomomi avait à cœur de continuer aussi longtemps qu'elle le pourrait de faire cours à son enfant. Arata lui rendit bien du temps de sa vie comme après sa mort, alors qu'il fit de son mieux pour compléter sans cesse ses connaissances. Curieux de tout, il n'oubliait pas que c'était sans doute grâce à l'opiniâtreté de sa mère qu'il pouvait tenir ce genre de conversation avec autrui. Cependant, sa pauvre mère se retournerait littéralement dans sa tombe de le voir ainsi bafouer les règles de la politesse en posant des questions si indiscrète à son nouvel ami. "La curiosité est une qualité à nul autre son pareil, mais aussi un vilain défaut, il faut en user avec discernement." disait-elle toujours. Hors, le genin avait visiblement blessé son camarade avec ces questions intimes sur la relation de Ren avec ses insectes. D'un coup en voyant la réaction physique et émotionnelle de l'Aburame, Arata se sentit mal et en oublia presque son intérêt pour les réponses que Ren avait à lui donner...

Oh pardonne-moi, Ren, exprima piteusement le jeune garçon. Je ne voulais pas te blesser ou te rappeller de mauvais souvenirs. C'est courageux de suivre la voie de son clan ainsi et de respecter les traditions, affirma-t-il.

Le Meikyū espérait avoir un peu adouci l'humeur tourmenté du shinobi en réparation face à ces questions cruelles pour ainsi dire. Maintenant, lui aussi était peiné d'avoir mal agi.

Quant à mes questions, elles peuvent bien attendre. Nous sommes tous les deux kirijins et cette rencontre est une des plus belles que j'ai faite depuis que je vis ici. Quant à moi je t'envie d'avoir ce savoir sur ton propre clan, lorsque l'on sait que je ne connais pas un seul autre Meikyū. Bien que je crois savoir qu'il y en a quelques-uns à Kiri, je n'ai jamais eu la chance de les rencontrer. Et je crois que rare sont les Meikyū expatrié qui en connaissent assez sur notre clan pour étancher ma soif de savoir, expliqua le garçon à la tête brune.

C'est véridique à dire vrai, Arata ne savait rien sur son clan la seule chose dont il se souvenait était qu'il avait un père et que c'est de lui qu'il tenait son pouvoir des sceaux ancestraux cet art héréditaire. Tout ce qu'il avait pût récolter d'information sur son clan était retranscrit dans des livres manuscrit pour la plupart sans savoir si ses sources étaient dignes de confiance. Et même en les prenants au mot certaines se contredisaient sans compter que les informations sur les Meikyū étaient très peu nombreuses. L'un de ses objectifs dans la vie était d'ailleurs d'en apprendre plus sur son histoire et celle de son clan ainsi par ce biais il retrouvera peut-être la trace de son père le Meikyū.

Le genin n'avait même pas souvenir du visage de son géniteur, il n'avait que le souvenir de son prénom que lui avait un jour confié sa mère, Arada...
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Sam 12 Jan 2019 - 22:39
Ren soupira doucement, amusé, en voyant la réaction confuse et oh combien désolée de l’autre Genin, avant de lui adresser un sourire un peu absent et faire un geste de la main évasif, indifférent presque – signant avec une empreinte physique à quel point cela ne le dérangeait pas. S’il ne pouvait dire que parler de ce genre de sujets ne lui faisait ni chaud ni froid, il était tout aussi certain que cela faisait plus de froid que de chaud. Une froideur à la frontière du cruel. Après tout, c’était des choses entérinées, qui ont été là et qui seront toujours là – lui seul pouvait agir, faire quoi que ce soit pour en diminuer l’impact. Et force étai de constater, l’armure de science et relativisation qu’il s’était forgée à grands coups de livres fonctionnait à presque merveille, tout du moins assez pour qu’il ne s’en plaigne pas.

Ne t’inquiète pas, si je t’en voulais de raviver de tels souvenirs je me serai abstenu de répondre. C’est du passé, tout au plus…

L’était-ce vraiment ? Non. Il comprenait le dégoût qu’on puisse éprouver, la peur même ; mais peu à peu tandis qu’il progressait c’était de l’attention positive – bien qu’il n’irait pas jusqu’à dire de l’admiration – qu’il voyait dans les yeux d’autrui. Chaque nouveau tour, nouvelle technique appris avec ses insectes et se prouvant utile était comme une petite médaille qui s’accrocherait à même la peau sur son torse. On l’estimait pour ses capacités plus qu’on ne se dégoûtait de leur origine. Secouant doucement la tête, il se reconcentra sur la discussion, écoutant Arata – ne manquant pas un petit sourire amical de réciprocité lorsqu’il évoqua la qualité de la rencontre. Ainsi, ce dernier ignorait-il tout ou presque sur les traditions de son clan ainsi que son histoire : l’Aburame nota soigneusement cette information dans son esprit, tâchant de ne pas dévier sur ces points qui pouvaient être particulièrement douloureux selon les personnes.

Penses-tu vraiment que ce soit le cas ?

Ren se redressa soudainement lorsque l’autre genin termina de parler, une étincelle de curiosité enflammant brusquement son regard. Malgré sa voix calme et tempérée, il n’en était pas moins excité devant un potentiel défi.

Tu ne devrais pas rayer tes options aussi facilement. Peut-être que l’un des autres Meikyû au village sera justement la source de savoir que tu recherches. Parfois, les livres sont insuffisants et c’est auprès d’autres personnes qu’il est le plus confortable de se renseigner. Outre la possibilité de faire de nouvelles rencontres.

Il porta la main à sa bouche, hésitant un bref instant sur les frontières de curiosité qu’il pouvait outrepasser, mais conclu finalement que sa question était loin de ces dernières.

Votre… Votre pouvoir héréditaire, si j’en crois mes maigres connaissances, permet de libérer le pouvoir de sceaux antiques donnant un large éventail de possibilité, non ? N’y en a-t-il point un qui puisse t’aider à retrouver les tiens ? Il y a une… Une sorte de curiosité intellectuelle à échanger avec des gens possédant les mêmes capacités – chaque discussion avec les autres Aburame me permet d’apprendre plus encore grâce à leurs expériences, et étoffer les miennes par la même occasion, riche de leurs erreurs et réussites.

Il s’arrêta un moment, laissant le temps au jeune homme de prendre en considération ses paroles ainsi qu’en peser les conséquences. Ce n’était pas une chose évidente à faire déjà au sein d’une même famille – les gens étaient relativement réticents à partager leurs échecs et préférant se contenter de leurs succès – alors cela devait l’être d’autant plus avec des… Inconnus, car c’était ce qu’étaient les autres Maikyû pour Arata à en croire ses paroles. Voulant pousser son interlocuteur vers le progrès et une meilleure maîtrise de ses pouvoirs, Ren s’abstint cette fois encore de poser les multiples questions qui commençaient à lui brûler la langue. Chaque chose en son temps.

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Mar 15 Jan 2019 - 12:40
Soulagé de ne pas avoir vexé ou blessé son nouvel ami le jeune Meikyū était très heureux de voir reprendre la conversation sous la forme d'un autre sujet. Cette fois-ci semblait-il, elle porterait sur lui et son clan, force est de constater qu'il avait tendu une perche à Ren pour l'interroger sur son passé. Les rôles s'inversaient, logique retour des choses.

L'un des autres Meikyū la source des réponses qu'il se posait ? Peut-être, mais faut-il encoure qu'ils acceptent de parler à un adolescent du clan orphelin et sans attache. Arata n'avait pas une superbe vision du clan, il l'imaginait comme un clan individualiste et loin les uns des autres. Pratiquant des arts mystiques et incompris de beaucoup, il se représentait ses membres comme de vieux sages plus portés sur l'idée de pouvoir que d'ouverture aux autres. Le genin était sans doute très influencé par ses lectures qui décrivaient le clan comme des traditionalistes en guerre philosophique avec les Uzumaki et les gens comme sa mère qui refusaient ces idées-là. La longue période de solitude qu'il avait passé avec sa mère malade dans les marécages de Mizu no kuni l'avait peut-être plus marqué qu'il ne l'imaginait. Cette page de sa vie lui avait sans doute laissé un goût amer et il s'était senti abandonné par son clan, son père aussi sans aucun doute.

Faudrait-il que j'ai la force de leur parler, je crois que je n'ai pas une très bonne image de mon clan, expliqua Arata avec une pointe de désillusion dans la voix. Je n'ai jamais eu de contact avec l'un d'eux et aucun d'eux n'a essayé de me contacter. A mon arrivée à Kiri, aucun ne s'est présenté à moi qui était seul au monde dans un village d'inconnu, dit-il avec amertume. J'ai sans doute un peu de rancœur de ce point de vue là, mais peut-être qu'un jour je trouverais la volonté de les interroger.

L'Aburame semblait avoir la même quête de connaissance qu'Arata et il s'intéressa subitement aux pouvoirs héréditaires Meikyū.

Oui c'est vrai, le keikkei genkai ancestral Meikyū permet de relâcher un pouvoir antique aux multiples possibilités. Cependant, chaque Meikyū semble avoir des pouvoirs différents selon la lignée dont il descend. A ma connaissance je n'en connais qu'un seul celui que je possède, les applications des sceaux ancestraux appartenant à d'autres membres du clan ne sont retranscrites nulle part ou bien je ne les ai pas encore trouvées. J'aimerais que mon pouvoir permette de retrouver ma famille, mais malheureusement ce n'est pas le cas. On dit que les meilleurs membres du clan sont capables de trouver dans leur a.d.n la trace d'autres gênes appartenant à des ancêtres moins évidents de leur arbre généalogique et donc à se découvrir d'autres facultés ainsi que d'autres sceaux ancestraux. Peut-être que l'un d'eux saura m'aider dans ma quête.

C'était la première fois qu'Arata en disait autant sur lui et ce n'était pas désagréable de partager ses motivations et ses questions avec quelqu'un d'autre. Visiblement, il se sentait en confiance et éprouvait le besoin de parler à quelqu'un.

Il n'y a qu'avec l'entraînement que je pourrais découvrir mes autres ancêtres. Ren, je crois que tu as raison, la prochaine étape de mon enquête me mènera vers d'autres membre de mon clan, il va falloir que je prenne mon courage à deux mains et que je m'ouvre à eux comme je viens de le faire avec toi.
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Mar 15 Jan 2019 - 16:11
Ecoutant soigneusement la réponse d’Arata, Ren ressenti une légère pointe d’amertume, de tristesse même, lorsque ce dernier parla de son clan. Ainsi était-il seul à Kiri – une note mentale que s’empressa de créer le blond – et si une curiosité saine et naturelle voulait en savoir un peu plus, la raison et l’éthique s’opposèrent sans trop de mal à ça. Il y avait probablement là des souvenirs douloureux, des plaies qui ne s’était pas encore refermées – si tant est donné qu’elles se referment un jour. C’était un pan personnel et intime de la vie du jeune garçon et il le partagerait s’il en avait envie, mais certainement pas en réponse à des questions potentiellement mal placées. Surtout que, rapidement, le Meikyû tourna sur un sujet bien plus académique, expliquant l’origine des pouvoirs de son clan ainsi que, grossièrement, le fonctionnement de ce dernier. L’Aburame esquissa un sourire devant un parallèle cruel qui s’imposa à lui – dans son clan aussi l’origine faisait beaucoup, chacun héritant à la naissance de l’essaim de ceux qui voulaient le partager, puis le laissait évoluer et se soumettre aux pressions biologiques dans son propre corps afin de le transmettre à son tour. Une sorte de cycle éternel, de théorie de l’évolution appliquée de façon pratique – bien que, toujours, il était règle de garder les taxons les plus primitifs et de les transmettre, dès fois qu’une impasse se produise et qu’il soit nécessaire de recommencer depuis le début.

Content de voir que la discussion ainsi que l’effort personnel de réflexion aient mené Arata vers une envie d’en savoir plus, de découvrir, Ren obligea avec une remarque qui, pensait-il, l’aiderait à rester motivé. Il leva sa main droite puis plia ses doigts, ne laissant que l’index de levé, comme pour signaler à quel point ce qu’il allait dire serait pointilleux.

Tu as bien raison mais concernant ton clan… Je vais te dire ce que ma famille, du moins la branche ayant migré à Kiri, m’a dit lorsque nous sommes arrivés. « Tu n’es plus un Aburame désormais, tu es un Mizujin. » Nous sommes arrivés avant que Kiri n’existe. « N’oublie pas d’où tu viens, mais sache à qui vont tes allégeances. Si tu croises un autre du clan, regarde d’abord à qui il prête serment. Ton propre sang pourra être ton ennemi. »

Il marqua une courte mais lourde pause, laissant Arata s’imprégner de ces paroles – conscient qu’il était probable que le brun comprenne où il voulait en venir.

Si tu vas voir d’autres Meikyû à Kiri, considère-les comme des frères d’armes, et non des frères de sang. De même si tu en croises en dehors du village, considère-les comme des adversaires. Si je trouvais la leçon particulièrement sévère lorsque j’étais adolescent… Avec beaucoup de recul et de connaissances militaires nouvelles je me rends compte que c’est probablement la chose la plus riche et intelligente que l’on m’ait enseigné.

« Et aujourd’hui déjà, je n’aurais pas le moindre scrupule à tuer un membre de mon clan s’il menace Kiri » ajouta-t-il mentalement, estimant que le jeune garçon n’avait pas à savoir dès la première rencontre le rapport oh combien étrange que les membres du clan Aburame avait avec la vie et la mort, ne voyant ces dernières que comme un cycle naturel, combien même quelqu’un viendrait précipiter les faits – c’était de la sélection, purement et simplement. Afin de faire redescendre l’atmosphère tendue qu’il avait créé, Ren s’empressa d’ajouter.

L’un des Mizukage était un Meikyû, tu pourrais peut-être trouver des informations dans l’histoire écrie du village ou, mieux encore, dans les archives de ce dernier.

Il haussa les épaules, léger.

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Mer 16 Jan 2019 - 15:33
Plus un Meikyū, Arata voyait le problème d'un autre point de vue, lui n'avait jamais été un Meikyū et aujourd'hui il tentait de se rapprocher du clan. Il espérait peut-être devenir un Meikyū justement ou peut-être pas, du haut de ses quinze ans le jeune homme était sans doute un peu perdu. En discutant avec Ren, il entrevoyait un début de réponse, un chemin vers lequel se tourner. D'aussi loin qu'il se le rappelle Arata n'avait que très peu de souvenirs de son pays d'origine Kaze no kuni, il était très jeune lorsqu'il l'avait quitté. Par conséquent, il n'avait jamais eu aucun mal à se considérer comme un mizujin puis un kirijin à son arrivée au village. Ainsi donc, s'il croisait son père un jour lors d'une mission ou d'un voyage, il devrait s'en méfier malgré son besoin de réponse. Lui qui espérait un jour visiter le pays du vent et se rendre auprès des origines du clan, il allait devoir revoir ses plans peut-être n'irait-il pas seul par sûreté. Cependant, pour cela il lui fallait des compagnons des personnes à qui il ferait pleinement confiance, des amis...
Quant aux autres Meikyū de Kirigakure no sato, il irait les voir c'était décidé en partie grâce aux conseils de son camarade du clan Aburame. Des frères d'armes, c'est vrai après tout l'ensemble des kirijins et mizujins étaient une sorte de grande famille pour lui à présent. Donc Ren aussi était un frère d'arme et cette idée réchauffa le coeur du genin l'espace d'un instant.

A l'évocation du sandaime mizukage, Arata sourit à son interlocuteur, c'est vrai qu'il était un membre du clan Meikyū. Quelqu'un de puissant, mais Arata n'avait pas trouvé beaucoup d'information sur ses techniques de combats. Les techniques dans le monde shinobi sont des secrets plutôt bien gardé, seule quelques-unes communes ou bien rares, mais rendue populaire par leurs éminents inventeurs sont connues de tous.

Oui le sandaime mizukage était un Meikyū, je suis au courant, Yamamoto Meikyū. Un puissant shinobi dont les techniques du clan sont restés assez secrète ou bien plutôt discrète ici à la bibliothèque, mais j'irais aussi faire un tour aux archives du village tu as raison, répondit le jeune shinobi.

Arata se plongea dans le silence, il réfléchissait aux mots de son homologue kirijin notamment concernant le fait que son plus riche enseignement était ce conseil prodigué par sa famille au village.

Pardonne moi, mais tu penses que la fermeture d'esprit aux membres de ton propre clan extérieur à Mizu no kuni est le meilleur conseil que l'on t'a apporté, demanda de manière rhétorique le genin ? Loin de moi l'idée de te juger, mais tu ne trouves pas cela un peu extrême ? Il y a bien sûr une part de vérité dans ton discours, je suis loin de m'imaginer que le monde dans lequel nous vivons est un monde en couleur. Bien sûr le Yuukan n'est ni blanc ni noir, il est gris, mais ne penses-tu pas la paix possible ? Je ne parle pas de tous s'aimer, mais au moins de se tolérer. Et si de ton côté même les membres de ton clan ne trouvent pas grâce à tes yeux, nous sommes loin d'atteindre ce niveau de tolérance acceptable pour vivre en paix, avança l'adolescent.

Un silence pour mieux apprécier le sens des paroles du jeune Arata, puis celui-ci reprit de plus belle:

Pour ma part à la lumière de ce conseil, je serais certes plus prudent envers les membres du clan des sceaux, mais j'aurais à coeur de leur laisser une chance de m'apporter quelque chose et j'essaierai de leur rendre en retour, affirma Arata d'un ton neutre.
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Mer 16 Jan 2019 - 18:13
Ren hocha la tête lorsqu’Arata lui confirma vouloir aller aux archives. Il y avait quelque chose de plus secret, de plus intime dans ce lieu qui n’était pas accessible de tous dans toutes ses parties. C’est avec plaisir même qu’il irait accompagner l’adolescent, pour l’aider en grande partie mais pour assouvir une certaine curiosité de l’autre. Lorsque le brun arriva au sujet du clan et du rapport que Ren avait avec ce dernier, il haussa les épaules dans un geste des plus désinvoltes avant de lancer à son interlocuteur un sourire presque prédateur, surtout lorsqu’il écouta la suite de son argumentaire.

J’ai dit que je les considérerais comme adversaire, je n’ai jamais sous-entendu même que j’accueillais chaque adversaire avec l’intégralité de mon arsenal Aburame. C’était une façon de dire les mêmes choses que tu dis – se méfier, prendre de la distance et garder un esprit calculé, froid. Ce n’est pas « vraiment » de la famille, aussi les diverses émotions… Surtout qu’une chose est sûre, ils auront l’absolue même mentalité en face, peu importe ce qu’ils laissent croire. C’est au premier qui montrera une faille qu’adviendra le rôle du dévoré.

Il s’approcha doucement du jeune homme, baissant le ton de sa voix d’une façon intimiste presque afin de gagner le peu d’effet que voulait avoir sa phrase suivante.

Et nous avons des techniques qui peuvent dévorer un corps humain. Crois-moi.

Se repoussant de la table avec ses deux mains, Ren remit une distance raisonnable entre le jeune brun et lui-même, laissant un rire cristallin s’échapper. SI sa remarque était vraie, la tension créée pour l’annoncer était certainement des plus futiles et il en convenait, mais la discussion allait de si bon train qu’il fut tenté de faire la petite farce.

Mais trêve de plaisanterie, Arata. Je suis sincère dans ce que je dis, méfie-toi de tous dans ce monde où règne la soif de sang, et trois fois plus encore de ceux qui ne viennent pas de ton village. Nous ne le voyons pas ici, à Kiri même, mais le monde est bien plus animal que ce qu’on veut s’imaginer. Les cicatrices de mes parents en sont témoins.

Il sembla réfléchir un instant, puis il craqua une phalange.

Je suis le premier à vouloir croire que tout est gris, mais mieux vaut prévenir que guérir, n’est-ce pas ? Tu es kirijin. Garde ça à l’esprit en tout temps… Il est simple de se faire considérer comme traître.

Le village étant militaire, il était d’une certaine cohérence que tout secret relatif à ce dernier soit jalousement gardé afin d’en assurer l’épanouissement comme la défense. Et les Aburame étaient un clan réputé pour avoir pléthore de secret, aussi était-ce là une approche qui lui semblait des plus naturelle. Il attendait le jour où on lui prouverait tort d’avoir cette mentalité. Prenant une courte pause dans la discussion, il toisa la salle, vide sinon eux, du regard. L’horloge affichait une heure proche de celle de la fermeture de la bibliothèque tant la discussion avait entrainé les deux participants, mais personne n’était venu leur faire la moindre remarque, Ren haussa juste les épaules.

Si jamais tu en viens à fouiller les archives pour en savoir plus sur les tiens… N’hésite pas à demander de l’aide. J’avoue sans scrupule que je me ferai un plaisir de pouvoir lire cette version plus précieuse de notre village.

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Mer 23 Jan 2019 - 17:42
La réponse de Ren était plus acceptable que l'interprétation qu'en avait faite Arata finalement, le genin avait été hâtif et avait mal jugé le propos de son interlocuteur. Une leçon intéressante que lui avait donné là son camarade rapport à la teneur de son argumentaire, mais aussi rapport à l'interprétation prématuré que le Meikyū pouvait faire parfois. Le concept paraissait encore étrange à Arata de se méfier ainsi des membres de son clan même s'il admettait le bien fondé de telles mesures. La nature profondément gentille du jeune garçon l'empêchait encore de se projeter comme un shinobi efficace qui laisse de côté ses sentiments pour mieux survivre dans un monde en proie à la guerre. Après tout, le genin n'était genin que depuis peu et il en avait encore trop peu vue pour se targuer d'avoir raison face à la sagesse, plus terre-à-terre de son aîné.
Pour la première fois depuis le début de la conversation Arata ne se sentait plus son égal et réalisa qu'il avait à apprendre de tout le monde même de ses homologues du même grade. Il n'était pas pédant, mais avait tendance à sortir de grandes phrases et de grands mots en pensant être dans le vrai. Alors que parfois, il restait l'adolescent qu'il devait être et l'expérience des plus vieux lui rappelait qu'il avait seulement quinze ans. Le Meikyū n'avait rien connu, mais il voulait connaître, il voulait apprendre, il voulait évoluer, progresser et surpasser.

Une ambition qui ne lui était pas inconnu venait de nouveau lui titiller les sens, l'idée d'effectuer des missions à l'internationale ne le quittait plus depuis qu'il avait été promu genin. Jusqu'ici on lui avait toujours refusé, il était intelligent et sa marge de progression était énorme, mais il manquait de techniques. L'adolescent était un genin sans équipe, un rôle très difficile à tenir pour quelqu'un qui veut progresser. Les genins ayant des équipiers se stimulent les un les autres et surtout un senseï chuunin ou juunin les encadre et leur fait exprimer leur véritable potentiel. Arata se débrouille toujours pour apprendre des anciens comme avec Rinon qui le fait souvent progresser en taïjutsu, mais ce ne sont pas des juunins instructeurs. Il lui fallait une équipe et enfin, il partirait en mission à l'extérieur de Mizu no kuni...

Tandis qu'il réfléchissait, Arata manquait a tous ses devoirs et avaient un peu négligé son partenaire de débat. Ce qu'il se reprocha en pensée. Encore heureux que le garçon ait une mémoire auditive assez développé, il avait pu entendre et comprendre l'essence du discours de l'Aburame:

Je serais prudent, mais pour avoir ta sagacité à ce sujet, il faudrait que je puisse découvrir le monde. Voir tout ceci de mes propres yeux, j'espère être vite affecté à une équipe de genin pour pouvoir évoluer plus aisément, exprima avec envie le shinobi.

Arata sourit.

Quant à ta mise en garde, je garderais ça à l'esprit ne t'en fais pas Mizu est ma patrie et Kiri mon foyer, je suis un enfant de l'eau quoi qu'on en dise, affirma l'adolescent. Eh j'accepte avec plaisir l'aide que tu m'apporteras si je dois farfouillé dans les archives du village.

Le Meikyū remarque le regard de son camarade traîné sur l'horloge et comme lui sans doute que l'heure était bien avancée, d'ailleurs la bibliothèque n'allait pas tarder à fermer ses portes.

Je n'ai que trop abuser de ta patience, je pense que je vais emprunter ces livres étant donné que je n'ai pas eu le temps d'en lire ne serait ce que la préface. Encore merci et à une autre fois Ren, exprima Arata en tendant la main à son camarade.

Et sur ces mots, il quitta la pièce puis la bibliothèque.
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Lun 4 Fév 2019 - 17:33
Ren adressa un sourire sincère à l’adolescent lorsque ce dernier sembla enfin considérer ses paroles et exprimer un semblant d’accord avec ces dernières. Ce n’était pas une leçon facile, encore moins évidente – il le concevait entièrement. Néanmoins, c’était une leçon nécessaire. Il n’avait pas voyagé, lui non plus – c’était un point où Arata avait tort. Il était juste entouré de gens qui l’avaient fait à sa place et qui lui amenaient la sagesse de ces explorations. Quelque part, l’Aburame se sentait presque coupable de colporter ces sagesses qui n’étaient pas les siennes initialement, mais l’intérêt profond de ces dernières lui donnait l’envie déchirante de le faire… Envie à laquelle il cédait sans trop se cacher.

Lorsque le jeune brun lui confirma qu’il accepterait son aide pour les archives du village, il hocha fermement la tête, prenant cette phrase au mot. Il espérait sincèrement que son interlocuteur trouverait dans ces dernières ce qu’il recherchait et, s’il était prêt à aider, il contait bien profiter d’aller dans ces lieux pour découvrir de nouvelles originalités, des parchemins et stratégies dont il n’a jamais rien lu ni vu. Loin du goût de l’interdit dans lequel il ne s’aventurerait pas, il y avait un goût d’exploration livresque, de dissection presque du village à travers son histoire, ou du moins les parties rendues publiques de cette dernière. Un jour, il aurait accès à ce qui était caché. Il venait de se le promettre.

Enfin, ils se serrèrent la main en guise d’adieu – non, d’aurevoir. Et si Arata, sous le regard amusé de Ren, s’empressa de ramasser sa pile de livre afin de l’emprunter, le blond lui se contenta seulement de remettre les livres à leur place. Il serait là demain encore, ainsi que nombre des jours à venir. A quoi bon se presser après une après-midi aussi divertissante que celle-ci ? Mettant ses mains dans ses poches, il salua la bibliothécaire – qui devait sincèrement commencer à le connaître plus qu’elle ne le voulait – avant de prendre le chemin de l’impasse Aburame.

HRP:
 

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