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La recherche des patients disparus [Mission libre C]


Ven 4 Jan 2019 - 16:19
Une fois encore, Zô s'était perdu dans la contemplation de la rue sur laquelle donnait la fenêtre de son petit appartement. Il semblait ne jamais devoir se lasser des mouvements incessants de la foule, de ses remous toujours si étrangement peu semblables aux précédents, de son flux et de son reflux. Toute cette masse grouillante de gens se mouvait dans une sorte de danse étrange, sans aucune élégance et pourtant pas dénuée d'une certaine beauté. Et tous ces gens grouillaient, chacun dans leur direction, et pourtant tous de concert. Comme s'ils s'adonnaient à un ballet savamment répété chaque jour, qui n'avait besoin d'autre orchestre pour l'accompagner que des bruits de la ville. Cris, bruits de pas, brouhaha de la foule, quelques chocs métalliques, de temps à autres. Et c'était tout. Dans cet environnement musical minimaliste, ces valseurs qui s'ignoraient évoluaient sur leur scène pavée, et donnaient toujours à voir à Zô un spectacle qui l'amusait. Après tout, ce banal moment de vie urbaine ne l'était pas tant pour lui, qui n'avait jamais connu que l'isolement d'Hayashi no Kuni.

Il fut interrompu dans sa rêverie par un cognement sec contre le bois de sa porte. Il faillit sursauter. Il ne s'attendait à aucune visite. Et il ne connaissait pour ainsi dire personne, personne à qui il avait donné son adresse, en tout cas. Qui pouvait bien lui rendre visite ? Il se retourna lentement vers la porte, et s'en approcha à pas feutrés. Les coups redoublèrent, plus forts, cette fois. Zô glissa la main sous sa tunique, et sortit d'une petite sacoche un kunaï à la lame effilée. Il tendit la main vers la poignée de la porte, brandit son arme de l'autre. Il attendit une seconde, sur ses garde. Puis, d'un coup sec, il ouvrit la porte: prêt à frapper, il leva son kunaï - la lame étincela dans un reflet, alors qu'elle allait fondre sur sa victime.

"A ... Arrêtez !"

Zô arrêta son geste brusquement. Il avait reconnu au front de l'homme, qui se tenait dans l'encadrement de sa porte, le bandeau si reconnaissable des shinobis de Kiri. L'homme tremblait comme une feuille.

"J-Je viens pour ... Mission ..."

Il ne parvint pas à en dire plus. Il laissa simplement tomber un petit rouleau sur le pas de la porte, et disparut. Zô n'avait pas bougé. Il était hébété. Il resta ainsi, immobile, pendant un instant, son kunaï toujours brandi, le regard dans le vide.

"AH."

Il déambulait à présent dans son salon, faisant les cent pas. Pour la troisième fois, il relisait l'ordre de mission, s'imprégnant de chaque mot, pour être sûr de bien avoir compris ce qu'on attendait de lui. La tâche semblait claire: il s'agissait de retrouver des patients de l'hôpital en fuite. Au service de gériatrie. Des petits vieux, donc. Zô frémit. Non pas à cause des vieux, mais plutôt à cause de l'hôpital. Il ne s'y était rendu qu'une seule fois, depuis son arrivée à Kiri, mais cette unique visite avait été suffisante pour qu'il puisse se rendre compte qu'il n'aimait pas cet endroit du tout. Là-bas, il avait vu se réveiller en lui des sensations et des intérêts qu'il ne soupçonnait même pas, au contact de la maladie et de la mort. Il n'avait pas vraiment hâte d'y retourner, à vrai dire. Mais peut être que, l'esprit focalisé sur l'objectif de sa mission, il serait moins enclin à dériver vers de funestes pensées ? Et puis, il devait être entouré de deux coéquipiers. Même s'il ne connaissait pas leurs noms -qui n'étaient d'ailleurs pas mentionnés sur l'ordre de mission- il était probable qu'il ne les connaissait pas encore. Il connaissait si peu de monde, ici.

Il glissa un rouleau à sa ceinture, laça ses bottes, et sortit de chez lui. Descendu dans la rue, il prit la direction de l'hôpital, tentant de rendre son pas assuré. Il était très nerveux. Et il craignait que sa nervosité ne soit que plus propice à l'irruption de sombres pensées dans son esprit, une fois arrivé sur place. Il serra les poings, et essaya de se distraire en pensant plutôt à l'objectif de la mission. L'ordre mentionnait des patients relogés à l'hôpital, temporairement. Zô n'aurait pas eu besoin d'une autre raison pour tenter de s'enfuir, mais il doutait que ce soit suffisant pour qu'on considère sa mission accomplie. Il faudrait déjà se renseigner sur l'identité de ces fuyards. On n'aurait certainement pas missionné trois shinobis si les enjeux dépassaient la seule sécurité de citoyens lambdas. Après, il faudrait aviser en fonction. Il était sans doute superflu de trop s'avancer, sur la base de simples hypothèses. Il faudrait voir sur le moment.

Zô était arrivé devant l'hôpital. Comme lors de sa première visite, il était resté debout, immobile, devant l'entrée, n'osant pas pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Il sentait déjà toutes les effluves nauséabondes de maladies et de mort s'échapper par toutes les portes et les fenêtres pour venir l'assaillir. Il frémit. Ses deux coéquipiers ne devaient pas être arrivés, encore.

Il était seul.
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Ven 4 Jan 2019 - 16:48
Comme une petite habitude que je prenais en ce moment, j'étais sur le terrain d'entraînement à l'extérieur du dojo. Mais je ne faisais pas que m'entraîner, car je prenais très au sérieux ce que m'a dit il y a peu Ren, c'est-à-dire lire tout en m'entraînant. C'était assez facile de faire ces deux choses en même temps, car s'entraîner physiquement comme je le fais est presque devenu quelque chose mémorisé dans mes muscles, donc même avec mon esprit vacant, mon corps réagissait tout seul.

Face aux obstacles et parcours du premier terrain d'entraînement, mes jambes bougeaient avec mon corps pour me tenir en équilibre afin d'avancer sur ceux-ci. Pas de problème, même si je manquais de tomber de temps en temps à cause du livre. Mais ce livre restait néanmoins intéressant, parlant d'un des sujets les plus mystérieux et les plus intéressants et profonds du monde. Sur la couverture du livre il y avait marquer "Comment muscler son corps efficacement" avec marqué en bas à droite "-Par Mr. Muscle".

Il était clair que cet homme était un des plus grands génies que ce monde n'ait jamais connu, peu de gens pouvaient lui arriver à la cheville en terme de connaissances aussi profondes, j'en étais certain ! Enfin, ahem, peut-être que ce que j'aimais personnellement me brouillait la vue, mais peu importe pour l'instant. Tout ce qui importe, c'est que j'aimais cet ouvrage. Mais mes pensées et mon entraînement furent rapidement arrêtés pendant un instant car un homme que je ne connaissais pas tenter de m'interpeller.

Au départ je préférais l'ignorer, pensant qu'il me prenait pour quelqu'un d'autre. Mais après, il semblait exactement savoir qui je suis, et est venu exprès pour moi. J'aurais sûrement continué à l'ignorer si ce n'était pour le rouleau qu'il avait dans les mains ainsi que le bandeau sur son front. Je descendais de mes obstacles en un bond agile, atterrissant devant lui.

"-Ouais, c'est pour quoi ?", tout souriant.

"-Un ordre de mission qui vous a été attribué. Vous devriez y aller, le plus tôt possible."

"-Très bien, merci à vous."


Je lui souriais encore plus. J'avais de la chance, il ne semblait pas impatient ou quoi que ce soit, juste poli. C'était cool, j'avais de la chance ! Je récupérais l'ordre de mission de sa main, et le lisait calmement avant de me rendre compte que je devais me rendre à un endroit précis, où je serais réuni avec deux autres personnes qui participaient aussi à la mission. C'est pourquoi, sans plus tarder, je me rhabillais entièrement des habits que j'ai jeté sur le côté pour ne plus être en "habits d'entraînement".

Je portais une sorte de pantalon ninja noir remonté jusqu'à mes ninjas ainsi qu'un pull et une veste de la même couleur. Rien de bien extravagant ou qui me démarquerait du lot, si ce n'était pour les bracelets plutôt gros que j'avais autour des poignets et des chevilles. Une fois fait, je me rendais à l'endroit démarqué où une personne m'attendait déjà, à l'hôpital. J'étais certain que ce soit lui, sinon il n'attendrait pas ici sans bouger, et je finissais ma démarche vers lui en le saluant avec ma main.

"-Ah, salut ! T'es un des deux avec qui je vais faire cette mission ? Enchanté, je m'appelle Keitei ! J'espère qu'on travaillera bien ensemble !"

Je ne savais pas qui serait la dernière personne, mais je m'étais dépêché pour venir ici comme j'ai couru, alors je ne me considérais pas comme en retard, ni la personne avant moi comme en avance. J'espérais juste que cette dernière personne ne serait pas en retard !
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Dim 6 Jan 2019 - 9:05
Il avait baillé lourdement dès son réveil, annonçant clairement que cette journée n’allait pas être la sienne. Suivant ce qui était devenu sa nouvelle routine à la lettre comme tous les jours, l’Aburame ne pouvait se priver de voir qu’il était… Il n’avait aucune explication concrète. Il n’était pas moins vif, il n’était pas moins rapide ni ne ressentait-il une quelconque différence dans la maîtrise de son chakra. Pourtant, le constat était là, indélébile : il était moins efficace et performant aujourd’hui que sa moyenne sur les autres jours. Et quand l’ordre de mission arriva, sans se surprendre, il jura intérieurement. Lui qui voulait se mettre en avant, se montrer de la meilleure façon qui soit, voilà qu’il recevait une mission précisément le jour où tout ce qu’il entreprenait était voué à l’échec – autant dire qu’il espérait vraiment que les deux autres shinobis anonymes seraient dans une meilleure passe que lui.

Une fois le messager parti – ce dernier ayant attendu bien quelques secondes gênantes et silencieuses comme s’il espérait que Ren ouvre le parchemin devant lui – l’Aburame se décida enfin à lire ce qu’on lui demandait, tout de même heureux d’avoir une opportunité nouvelle pour faire ses preuves. Et ceci malgré le fait qu’aujourd’hui n’était pas un bon jour pour lui. Enfin, c’était ce qu’il se disait jusqu’à ce qu’il ne lise l’ordre de mission, qui eut pour effet de le faire passer de « naturellement pâle » à « livide » en l’espace de quelques mots. L’hôpital. De tous les lieux dans ce village il fallait que ce soit l’hôpital général de Kiri. Il soupira calmement avant d’aller se chercher à boire, vite.

Il n’avait aucun problème avec les médecins. Aucun problème avec les hôpitaux. C’était le mantra qu’il se répétait durant son chemin vers la bâtisse, mais il lui sonnait doucement faux, aussi reconsidéra-t-il la réflexion – une astuce qu’il avait trouvée dans l’un des nombreux livres qu’il avait lu. Pour commencer, pourquoi avait-il une mauvaise journée ? Certainement car il avait veillé tard hier, tellement plongé dans son livre qu’il ne vit guère le temps passer. Le fait que ses parents aient décidé d’inviter sa famille par-dessus pour une soirée mondaine arrosée de bière – probablement l’alcool préféré des siens – n’avait pas contribué à son hygiène de sommeil.

Une réponse de trouvée…

Soupira-t-il doucement sur sa route. Pourquoi l’hôpital le dérangeait tant maintenant ? Il soupira de plus belle. Etant habité par un essaim d’insecte, il était plus ou moins évident que, malgré le monde shinobi, il demeurait une curiosité médicale. Combien de fois voulait-on l’examiner à outrance, comme pour essayer de percer les secrets de son corps. Poliment, il refusait toujours – instruction de sa mère – et lorsqu’il tombait malade, ce n’était guère plus facile. Il respectait la profession médicale, contrairement à ce que laissait croire ses premières justifications, mais leur entrain à comprendre tout du corps humain et à l’analyser en long, large et travers était parfois… Excessif. Surtout lorsque leur vivacité d’esprit – avec laquelle il était persuadé pouvoir rivaliser – était piquée à vif. Ensuite… Existait le problème de sa tante. Aburame elle aussi, elle avait choisi la voix de l’Iroujutsu et travaillait, entre ses missions de shinobi, dans l’enceinte de l’hôpital. C’était très confortable pour la famille, d’avoir un médecin dédié à la maison, et Ren supposait parfois qu’il y avait une part de pression sociale dans ce choix de carrière, mais il ne la respectait guère moins pour autant. Elle était… Impressionnante. C’était le mot. Et par tous les dieux espérait-il qu’elle soit en mission plutôt que présente à l’hôpital aujourd’hui, bien qu’il doutait qu’elle ne s’occupe des patients gériatriques.

C’est en trainant doucement des pieds, perdu dans ses réflexions plus qu’à l’usuelle, que Ren arriva devant l’hôpital, ne remarquant qu’ici la présence de Keitei – un sourire réflexe fendit ses lèvres, comme s’il venait d’apercevoir un potentiel sauveur. Il lui adressant un hochement de tête chaleureux, se rendant progressivement compte que s’il était déjà là… Il secoua la tête avant de passer son regard sur l’autre genin, l’évaluant d’un regard ascenseur qui n’avait rien d’impoli.

Salut Keitei ! Et bonjour à toi également ! Aburame Ren, enchanté.

Solennel sans pour autant être froid, il tendit ensuite sa main à l’un puis à l’autre afin d’échanger les poignées de main de convenance.

Vous avez déjà réfléchi à un plan d’approche pour la mission ?

Lui l’avait fait, tant bien que mal à travers ses discussions internes houleuses, mais préférait ne pas les mettre trop en avant, incapable d’en estimer la qualité ce jour.

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Dim 6 Jan 2019 - 23:43
Zô vit arriver ceux qui devaient être ses coéquipiers pour cette première mission. Tous deux semblaient bien jeunes. Mais sans doute n'en étaient-ils pas moins expérimentés. Il les salua, tour à tour. Ils semblaient déjà se connaître. C'était sans doute un bon point. Ils rameraient moins, ainsi, pour collaborer facilement. Même s'il risquait lui d'être un peu à la masse ... Mais ce n'était qu'une question secondaire d'équilibre du groupe, et il n'y avait pas à se préoccuper de ça pour l'instant. S'ils agissaient tous en professionnels, ce qui devait être le cas, normalement, tout se passerait sans anicroche et ils pourraient mener à bien leur mission efficacement. C'était tout ce que Zô souhaitait. En finir au plus vite, pour fuir cet endroit ...

"Content de vous rencontrer, tous les deux. Je suis Okubo Zô. Je compte sur vous pour qu'on travaille bien, tous ensemble."

Il s'efforça d'adresser à ses deux camarades un sourire, mais il semblait si peu naturel qu'il ressemblait plus à une grimace qu'à un véritable sourire. Il le réalisa, et effaça ce semblant de rictus de son visage. Inutile de chercher à cacher son angoisse, si ce n'était que pour la rendre plus visible. L'équilibre du groupe primait, et, s'il n'avait aucune expérience du terrain, il savait cependant de ses nombreuses lectures d'ouvrages stratégiques que la confiance des différents membres en les autres membres d'une même faction était essentielle pour qu'ils puissent mener à bien leur dessein. Il était donc plutôt dangereux d'inquiéter ses camarades en leur laissant voir une quelconque faiblesse.

"Je me suis dit qu'on pouvait commencer par interroger les infirmières du service en question, et fouiller un peu dans les documents de l'hôpital, histoire d'apprendre qui sont ces hommes qui se sont échappés. Je vous explique ma théorie, qui m'est venue sur le chemin: si on nous demande à nous, trois genins, de partir à leur recherche, c'est qu'ils doivent avoir une certaine importance, ou représenter une menace. Mieux vaut en savoir le plus possible à leur sujet, dans ce cas, pour ne pas trop avancer à l'aveuglette."

Il s'interrompit un instant. Une faille venait de lui apparaître dans son plan, qui en compromettait la réussite. Une faille qu'il faudrait combler, potentiellement en tentant de la forcer. C'était quelque chose à tenter, en tout cas.

"Le seul problème, c'est que le personnel de l'hôpital pourrait refuser de nous donner certaines informations au sujet de leurs patients, même s'ils se sont échappés. Ils sont soumis au secret médical, non ? Ou à quelque chose comme ça ... Peut être qu'ils ne voudront pas répondre à nos questions, ni nous laisser accéder à leurs dossiers. Dans ce cas ..."

A nouveau, sa parole s'éteignit. Il n'avait pas vraiment d'alternative en tête. Aucune ne lui venait à l'esprit spontanément, en tout cas, simplement en énonçant ces obstacles potentiels à son plan. Il restait pourtant convaincu du bien-fondé de sa démarche: il était nécessaire de savoir qui ils recherchaient avant de partir à leur recherche, au risque d'être plongé dans une quête sans queue ni tête. Mais comment s'informer sur leurs cibles, si les médecins refusaient de leur prêter main forte ? C'était la dernière faille, celle qui menaçait tout l'édifice, mais qui permettrait à toute la structure, une fois comblée, de tenir, solide, stable.

"J'avoue que je sèche. Des idées ?"

C'étaient sans doute là les vertus du travail d'équipe. Des vertus que Zô ne demandait qu'à apprendre. Et il semblait déjà que, en compagnie de ses deux coéquipiers du jour, son angoisse d'être dans la proximité immédiate de l'hôpital s'atténuait.
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Lun 7 Jan 2019 - 19:30
Je saluais d'un air totalement enthousiasmé mon meilleur ami Ren ! Qui aurait crû que lui aussi serait dans la mission ! Je serrais sa main, bien que je n'en avais pas l'habitude, et pour enlever cette sensation gênante qui me dévorait l'estomac, je lui tapais fermement l'épaule en riant à grande voix. C'était plaisant de savoir que mon coéquipier était quelqu'un que je connaisse. Pas que je doute de l'autre genin, mais je ne le connaissais pas. Je n'allais pas ne pas lui faire confiance pour autant, après tout j'étais certain que tout le monde avait son utilité dans ce groupe ! Par exemple, moi j'étais les muscles ! Les grands et puissants muscles ! Bon, pas que ça nous servirait ici, mais j'avais quelques autres atouts cachés hehe.

"-Salut Ren ! Content de voir que t'es en forme pour aujourd'hui !", je rigolais en disant ces phrases.

C'était évidemment une pique, moi qui connaissait Ren depuis des années j'avais l'oeil pour remarquer sa fatigue. Je ne connaissais pas réellement la raison derrière, mais c'était suffisant. Je me moquais gentiment de lui et me retournait ensuite vers notre autre camarade. Je hochais la tête à sa remarque, après tout une cohésion d'équipe était obligatoire si nous voulions construire quelque chose. Une mauvaise cohésion donnerait beaucoup de problèmes, surtout si nous nous marchons tous sur les pieds.

"-Hm, pareil. J'espère qu'on travaillera bien et efficacement !"

Je n'avais pas de doute pour Ren, car après tout nous nous complétions plutôt bien. Puis j'écoutais attentivement le plan de cette personne. Interroger les infirmières ne semblait absolument pas un mauvais plan, bien au contraire. C'était tout à fait logique. Mais quelques points me chiffonnaient, donc je préférais le corriger sur certains points. Je ne voulais pas le froisser ou quoique ce soit pour autant, le reste de ce qu'il disait me semblait parfaitement logique, c'est pourquoi je lui souriais chaleureusement et amicalement.

"-Hm, je ne pense pas qu'ils soient si importants que ça. Après tout, nous sommes souvent demandés pour chercher un chat perdu, faire des courses ou ce genre d'affaires communes ! Mais on ne peut pas vraiment écarter ce que tu dis non plus, je ne dénigre en rien tes idées ! Après tout, une mission peut se voir changer de rang abruptement à cause de variables."

Et pour le fait que les infirmières ne nous écoutent pas ? Disons que j'avais ma propre solution à ce problème. Après tout, je venais souvent dans cet hôpital à cause des blessures que mon corps porte à cause de mon entraînement, et j'ai parlé avec au minimum 90% des infirmières dans tout l'hôpital, si ce n'est pas toute ! Et disons qu'avec ma musculature et mon sourire radieux, j'avais une certaine côte avec ces femmes. Pourquoi ne pas en jouer ? Toutes les armes sont bonnes pour un shinobi ! Enfin, même si je me considérais plus comme un guerrier que comme un shinobi, je n'allais jamais me jouer de leur sentiments, j'allais simplement demander poliment.

"-Pour les infirmières, je peux m'en charger moi-même. Je les connais sûrement toutes, j'ai passé énormément de temps dans cet hôpital", je pointais sur les cicatrices de mon bras en relevant une manche pour les montrer.

Ensuite je semblais réfléchir profondément, jusqu'à même ce qu'un bruit de "Gnnnn.." s'échappe de ma gorge. J'avais un certain mal à trouver ces choses, mais j'essayais de faire de mon mieux depuis que Ren m'a proposé de lire.

"-Après pour le reste, comme tu as proposé on pourrait se séparer pour qu'un aille chercher dans les documents des archives, et le dernier pourrait fouiller les alentours de l'hôpital à la recherche d'indice. Qu'est-ce que vous en pensez ?"

J'étais assez timide sur le coup, et je riais et souriais d'un air totalement embarrassé. Après tout je n'étais pas assez confiant sur mes talents de stratégiste pour croire que c'était réellement les meilleurs choix, c'est pourquoi je préférais leur demander ce qu'eux en pensaient avant de faire un réel choix.
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Mar 8 Jan 2019 - 18:16
Ren roula doucement des yeux devant la pique gratuite de Keitei, bien qu’il n’en était pas moins amusé. Ou qu’il le serait, dans un contexte différent d’une mission. Se retenant de soupirer, il focalisa son attention sur Zô, retournant les politesses adéquates. Il serait être fou que d’espérer que la coopération flanche, et si elle ne devait pas être non plus parfaite – elle ne l’était jamais, se corrigea-t-il – il y avait une réelle plus-value à ce qu’elle soit des meilleures. Tout comme il existait un accord tacite, selon lui, pour qu’elle le soit. Croisant par la suite ses bras, il écouta calmement les idées exposées, relevant les points qu’il trouvait comme fort, arquant çà et là un sourcil interrogateur devant les plans évoqués. Il était loin de critiquer, combien même si son côté scolaire omniprésent mourrait d’envie de rédiger thèse antithèse et synthèse au pourquoi du comment telle idée était bonne ou mauvaise. C’était juste qu’il fallait arriver à quelque chose qui prenne également en compte les connaissances et caractéristiques personnelles des participants, combien même espérait-il sincèrement réussir à se passer de ses insectes sur ce genre d’intervention. Outre l’avantage sélectif très important qu’ils fournissaient, voir l’hôpital infiltré de centaines d’insectes n’était certainement pas quelque chose de positif. Que ce soit pour l’image du lieu ou de son clan. Lorsque et Zô et Keitei eurent fini de parler, il inspira calmement, se préparant pour son intervention tel un enfant récitant un poème devant tout le monde en classe.

Savons-nous qui est le commanditaire de la mission ? Si c’est l’hôpital ils devraient être naturellement enclin à nous aider, et ce même sans briser le secret médical.

Tante Hanaki le tuerait tout bonnement et simplement si elle apprenait qu’il essayait de pousser des employés de l’hôpital à briser le secret médical. Il n’en doutait pas la moindre seconde – c’était une femme aussi ravissante qu’aimable tant qu’on n’allait pas à l’encontre de ses principes, et c’était bien le plus important de tous que les deux autres voulaient bafouer.

On sait qu’il s’agit de personne hébergées après les dernières destructions à Kiri, à priori pas des malades qui plus est. La tâche devrait en être simplifiée d’autant plus. Et s’ils ne sont pas malades…

Il laissa filer cette pensée telle une toile fine qu’il espérait rejoindre avec les esprits de ses deux camarades. Il avait déjà eu l’occasion d’être à l’hôpital et, même en étant réellement patient, il n’y avait rien de pire que de rester allongé à regarder le plafond en priant chaque jour que le médecin autorise une sortie. S’ils vivaient dans des conditions semblables, expatriés de chez eux où ils pouvaient mener la vie qu’ils voulaient… Ren ne pouvait que compatir et comprendre leurs escapades. Bien que ça ne les justifiait en rien et qu’il résoudrait cette enquête. Tout au plus sera-t-il peut-être plus tendre dans son rapport en fonction de ce qu’ils trouveront… Il secoua doucement la tête, il n’en était pas là.

Je peux fouiller les alentours sans trop de difficulté s’il le faut. Mais je propose déjà que l’on se présente à l’hôpital et qu’on prévienne de notre mission. Ils n’ont aucun intérêt à nous faire obstruction, et nous pourront peut-être connaître l’identité des résidents se permettant des escapades, voire d’autres informations. Surtout que d’après l’ordre de mission, ils reviennent à chaque fois.

Il adressa un sourire innocent mais déterminé à ses deux autres camarades. Cela pouvait sembler enfantin, mais il croyait en l’infrastructure de la santé à Kiri. Certainement car il y était exposé deux soirs par semaine lorsque sa tante passait à la maison pour tuer le temps sur des repos de garde. Il soupira gentiment, son regard passant de Keitei à Zô puis à Keitei de nouveau. Quelque part, son « mauvais état » s’évaporait doucement au fur et à mesure qu’il s’investissait. Jusqu’à ce que ses entrailles frissonnent, sans que son corps ne trahisse la moindre chose. Un insecte qui n’appartenait pas aux siens venait de grimper sur lui. Semblait-il qu’Aburame Hanaki était bien là aujourd’hui. Et qu’elle savait déjà qu’il était là. Merde.

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Jeu 10 Jan 2019 - 17:47
Une sorte de saine émulation avait pris le groupe, s'était emparée de lui et avait commencé à agiter tous ces neurones pleins de fougue pour qu'il en jaillisse de premières idées. Elles semblaient intéressantes, ces idées-là, et Zô écoutait attentivement toutes les réponses à ses propres suggestions. Aucune obstruction n'avait été faite à son plan. Simplement, il comprit qu'il s'était peut être un peu avancé en estimant naturellement qu'on leur demandait de partir à la recherche de personnes qui devaient avoir une signification particulière. Il ne savait rien des missions qu'on confiait en temps normal aux shinobis, et ignorait qu'il pouvait être appelé pour des tâches aussi banales que la recherche d'un chat perdu. Il en était étonné -pas forcément en bien- mais n'excluait tout de même pas sa première intuition, et la prudence qui allait avec, naturellement.

"Je suis d'accord pour qu'on aille se présenter. Pas besoin d'agir dans l'ombre pour l'instant. Mieux vaut tenter d'avoir le concours des médecins, en premier lieu. Sinon, on est sûr de s'en fait des ennemis s'ils nous trouvent à faire des choses qui leur plaisent pas trop ... Je m'occuperai d'aller fouiller les archives pendant que tu interrogeras les infirmières, donc, Keitei, et que tu fouilleras les alentours, Ren."

C'était une répartition des tâches qui semblait parfaite. Chacun était à sa place, dans un élément qui lui était familier: de toute évidence, Keitei avait une certaine affinité avec les lieux, et commençait à être un habitué. Rien de mieux pour tenter de soutirer des informations au personnel. Ren, quoique Zô n'en sache encore rien, avait une capacité parfaitement adéquate pour la recherche d'indices. Et Zô, de son côté, était un habitué des longs moments passés seul dans une salle de lecture, avec pour unique compagnie une pile de documents poussiéreux.

Zô se dirigea vers l'entrée du bâtiment. Il inspira un bon coup, s'efforça de chasser les derniers relents de révulsion que sa distraction n'avait pas réussi à chasser, et pénétra dans l'hôpital. Il trouva face à lui un bureau de réception. Il s'en approcha d'un pas qui se voulait décidé, s'efforçant de mettre en évidence le bandeau de shinobi qu'il portait au bras gauche. Il adressa un sourire léger à l'infirmière qui tenait le bureau, et se présenta:

"Bonjour, mademoiselle. Je suis Okubo Zô, Genin détaché auprès de votre hôpital dans le cadre d'une mission officielle, de même que mes deux camarades, Aburame Ren et Tashida Keitei."

L'infirmière resta interdite. Difficile de savoir si elle n'avait pas entendu, ou si l'information la laissait simplement de marbre. C'était à peine si elle avait esquissé un hochement poli de tête quand Zô l'avait saluée. Un peu déconcerté, Zô poursuivit:

"J'aimerais savoir s'il nous serait possible de visiter vos archives et d'interroger votre personnel. Notre mission porte sur des patients de votre hôpital dont la disparition a été reportée, et nous voudrions en savoir plus sur eux, et trouver quelques premières pistes de recherche dans les environs. Nous y autorisez-vous ?"

Un instant, l'infirmière resta muette. Son regard figé, inexpressif, semblait sonder les tréfonds de l'âme de Zô. Puis, ses yeux se posèrent sur le bandeau de shinobi entouré en brassard. Elle sortit d'un tiroir de son bureau un papier, qu'elle parcourut rapidement du regard. Finalement, elle releva les yeux et dit d'une voix trainante:

"C'est d'accord. Vous pouvez vous rendre aux archives, et poser les questions que vous voudrez. Mais ne vous attendez pas à des réponses de tout le monde ... C'est un hôpital, ici, pas un moulin ... Si vous croyez que le personnel n'est pas assez débordé pour en plus courir après les patients qui se font la malle ..."


Ce fut tout ce que Zô entendit. Ces quelques mots prononcés, l'infirmière retomba dans un mutisme profond, dont il était sans doute inutile d'essayer de la tirer. Mais peu importait, Zô avait eu ce qu'il voulait. Il se tourna vers ses deux camarades:

"Bon, on a carte blanche, a priori. Je vous laisse, je vais aller trouver les archives. On se retrouve ici dans une heure, pour faire le point sur nos recherches ?"
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Sam 12 Jan 2019 - 22:17
C'est vrai ça, j'ai oublié l'ordre de mission et le fait qu'ils reviennent à chaque fois, c'était quelque chose qui m'était totalement sorti de la tête. Heureusement que Ren était là avec ce genre d'informations, sinon je pense que sans lui je serais totalement perdu. Mais je notais dans ma tête de faire plus attention aux détails dans le futur. Mais pour l'instant, il y avait quelque chose de plus pressant que mon amélioration personnelle, et c'était de finir notre mission au plus vite ! J'avais déjà envie de partir m'entraîner, mais je ne pouvais pas les planter après l'ordre de mission que j'ai reçu. Mais à l'idée de Zô d'aller se présenter, je riais d'une manière assez vide. J'ai déjà été attaqué par cette femme de l'accueil. Pas physiquement, mais mon égo en a prit un coup. Après tout, l'art d'ignorer les gens de cette femme a atteint des sommets..

"-Ahah, tu devrais faire attention à la femme de l'accueil. Disons qu'elle n'est pas très.. bavarde."


Je riais d'un air totalement gêné et embarrassé. Je n'aimais pas parler mal dans le dos des gens, mais ça ne devrait pas compter ? Non, je ne pense pas. Mais ça me laissait un goût bizarre dans la bouche ceci dit. Peut-être un trauma de ma première expérience avec elle ? J'en avais encore des séquelles. Et à peine arrivé, c'était comme je me l'étais imaginé. J'avais mal pour ce pauvre Zô. Mais je préférais ne pas remuer le couteau dans la plaie, il devait sûrement être assez gêné comme ça, alors autant ne pas trop l'embarrasser. Je toussotais doucement, tournant ma tête sur le côté pendant qu'il lui parlait, faisant mine de ne rien entendre même si j'écoutais attentivement. Puis quand il proposait qu'on se séparer j'acceptais directement.

"-Très bien ! On se retrouve ici dans 1h les potes ! A tout à l'heure !"


Et tel le vent, je disparus rapidement. Je ne courais pas dans un hôpital cependant, je ne voulais pas me faire réprimander pour un rien et je ne voulais pas causer de troubles pour le personnel travaillant dans ces lieux. Donc je marchais juste.. rapidement. Et je disparus dans un dédale d'escaliers pour rejoindre la zone que je voulais, là où les vieux devaient résider, histoire de tenter de parler à certaines infirmières. Et évidemment, je trouvais une que je connaissais, et j'allais directement la voir pour avoir mes questions. Tout en souriant comme à mon habitude, é-vi-de-mment !

"-Hey, salut Meimei, comment ça va ?"

"-Bien et toi ?", tout en riant doucement.

"-Encore mieux depuis que je t'ai vue ! Dis, ça te dérange pas si je te demande un service ?"


"-Bien sûr que non, tu m'aides souvent après tout !"


Je riais doucement. C'est vrai que j'étais serviable en général et que j'ai déjà pas mal aidé de monde ici, mais c'était une histoire à part.

"-Très bien, alors qu'est-ce que tu pourrais me dire sur les vieux qui disparaissent souvent d'ici ? Des informations ?"


"-Hmm, pour être franche, je ne sais pas grand chose, ce n'est pas moi qui m'occupe d'eux en général, et ils ont l'air normal la journée, enfin avant de disparaître.."

"-Hmm, je vois, merci beaucoup !"

Je la saluais, décidant de partir vers ma nouvelle "cible" pour avoir encore plus d'informations. Mais tout ça était vraiment, vraiment bizarre. J'en prenais note mentalement, me demandant ce qu'il va réellement se passer quand on les rencontrera ces vieux ?

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Dim 13 Jan 2019 - 8:53
Ren hocha doucement la tête devant la décision qui venait d’être prise et suivi le groupe à l’intérieur, laissant Zô s’occuper des présentations. Le blond resta de marbre devant la froideur de l’accueil de l’hôpital, ne connaissant que trop bien l’attitude naturelle de cette femme – tout comme il connaissait sa dévotion au métier ainsi que l’attention sincère qu’elle portait aux patients de l’hôpital, malgré son allure fermée et peu bavarde. Il fallait de tout pour faire un monde, n’est-ce pas ? L’insecte de sa tante, de son côté, s’était arrêté vers le milieu de sa cuisse, étant passé doucement sous ses habits. Des tonnes – c’était le poids que lui attribuait l’Aburame. Sa tante le cherchait-elle ? Probablement que non : ses insectes l’avaient déjà trouvé et elle ne s’était pas manifestée pour le moment. Il soupira calmement, acceptant d’un nouveau geste de la tête l’heure donnée des retrouvailles. Inutile de dire qu’il était certain de finir bien en avance avec ses méthodes inorthodoxes, cependant il se priva de commentaire et regagna les pourtours de l’hôpital aussi vite que possible – espérant vainement que ce geste ferait diminuer le poids de l’insecte sur sa cuisse.

Se mettant à l’abri des regards, Ren soupira et plia ses genoux avant de composer quelques mudras et, enfin, de plaquer ses deux mains à même le sol. En l’espace d’instant, une masse importante d’insecte quitta son corps et s’éparpilla doucement en très fin filet à travers les alentours de l’hôpital, fouillant et cherchant les informations qu’il leur avait tacitement demandé. Passant les données de l’un à l’autre, les insectes lui rapportaient tout ce qu’il y avait à savoir – le nombre de personnes se promenant actuellement autour de l’hôpital, la cadence de leurs pas, leur organisation, les fleurs et arbres qui poussaient dans les environs, le cri de quelques bonnes femmes innocentes en remarquant les insectes et ainsi de suite. C’était… Enivrant et particulièrement fastidieux à la fois, nécessitant une gymnastique mentale conséquente pour éliminer ce qu’il y avait de normal dans leurs descriptions et ce qu’il y avait de curieux. Ce n’est qu’après deux bonnes minutes qu’ils lui rapportèrent un lieu étrange dans un parc juxtaposé à l’hôpital. N’ayant eu d’autre piste jusque-là, il interrompit sa technique pour s’y diriger, admettant qu’au pire des cas il la relancerait de là-bas.

Force était de constater que ses insectes ne s’étaient pas trompés. Entre les buissons qui faisaient office de frontière avec le lieu de soin se trouvait quelques bouteilles vides, deux jeux de cartes bien tassés ainsi que quelques mégots de cigarette. D’un coup d’œil rapide, Ren constata quelques infrastructures de jeu pour enfant dans le parc qui demeurait vide pour le moment. D’un geste de la main, il libéra quelques insectes pour qu’ils jugent de la situation, goûtent à ce qu’il y avait à goûter. Les bouteilles vides contenaient diverses variétés de vins, allant des plus aigres au plus fruités – tous de bonne qualité. De même, les mégots de cigarette gardaient une odeur douce de feuilles de menthe mêlée à celle d’un tabac cruellement froid mais de bonne qualité. Concernant le jeu de carte, c’est lui-même qui le prit et l’observa : il n’avait rien de particulier sinon, lorsqu’il compta les cartes, l’absence de trois des quatre as. Enfin, il y avait près de ces objets de vils effluves de chakra, des restes inconsidérés qui montraient l’absence de maîtrise de ce dernier – un enfant ne le maniant pas encore ou un âgé la perdant progressivement, impossible de dire. Il laissa cependant ses insectes se délecter de cette dernière avec leur appétit vorace. Ils avaient bien mérité ça.

Considérant que l’association d’objets était bien trop adulte pour le parc, Ren décida de faire un bref tour de ce dernier. Levant la tête vers l’hôpital, il put voir à travers les arbres l’aile gériatrique de ce dernier – information qu’il nota sagement dans son esprit. Faisant le tour des infrastructures, il remarqua sur certaines d’entre elles de petites traces circulaires ressemblant à des brûlures, ainsi que quelques restes de cendres de cigarette çà et là. Il claqua sa langue contre son palet, hésitant un instant. Il s’agissait de potentielles preuves quant à, peut-être, l’affaire qu’ils élucidaient, aussi il était sage de ne pas y toucher en attendant des réponses. Cependant… Il s’agissait d’un lieu de jeu pour enfant et ils risquaient de se blesser devant l’inconsidération qui était faite du danger de ces objets. Il soupira calmement avant de choisir la meilleure des solutions : d’un mudra, il libéra un nuage important d’insectes auquel il demanda d’occuper le parc afin de rebuter toute entrée. Si cela semblait ridicule, c’était hélais d’une efficacité fulgurante et il ne le savait que trop bien.

Considérant qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait devant l’absence de nouveaux éléments intéressant sur une nouvelle toile d’insectes, il rentra à l’hôpital et s’installa calmement, croisant les jambes, sur les sièges présents à l’accueil et servant à faire patienter les familles. D’un regard las, il observa l’horloge. Encore quarante minutes d’attente avant que les autres ne viennent.

Ren ! En voilà une surprise.

Il se crispa doucement avant de se retourner, saluant chaleureusement sa tante qui n’avait, tout compte fait, pas manqué de le croiser.

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Sam 19 Jan 2019 - 17:26
Zô descendit les quelques marches qui conduisaient aux archives de l'hôpital. Il semblait que tous les conservatoires de savoir devaient se trouver en sous-sol ... Pourquoi donc ? Par manque d'espace à la surface ? Réservait-on l'air de l'extérieur aux seuls vivants ? Mais les livres vivaient aussi, comme les hommes: ils respiraient, exhalaient leur odeur si particulière, et pourrissaient faute de soins. Comme les hommes, ils s'accommodaient de lumière, mais sans excès, au risque de faner leurs pages et leurs belles illustrations. Comme les hommes, ils renfermaient derrière une couverture épaisse et rigide plus de complexité que le monde ne pouvait donner à en espérer. Comme les hommes, on pouvait lire dans leur âme simplement en la parcourant des yeux ... Mais ce n'était pas de ces ouvrages-là que Zô espérait trouver dans les archives de l'hôpital. Il avait eu suffisamment à en fréquenter de cette espèce dans son enfance pour encore apprécier à sa juste valeur leur contact.

Il arriva à un guichet, derrière lequel se tenait un réceptionniste. C'était un homme âgé, chétif, portant une longue barbe pointue qui semblait composée d'un entremêlement de mailles et de fils de fer. Il leva un regard tremblant vers Zô, derrière de petites lunettes rondes.

"Bonjour monsieur. Je suis Okubo Zô, shinobi missionné par le village pour enquêter sur les récentes disparitions dans votre hôpital. Je souhaiterais avoir accès à vos archives pour en apprendre plus sur les personnes disparues. Voudriez-vous bien me guider dans mes investigations ?"


Le vieillard considéra un instant Zô du regard. Le jeune homme avait la certitude d'être analysé par ces yeux pétillants de vie derrière ces verres si froids. Finalement, les fines lèvres du réceptionniste s'étirèrent en un mince sourire, et il parla d'une voix qui semblait forcée tant elle était peu naturelle.

"Je vais vous renseigner, mon garçon. Laissez-moi seulement un instant ..."

Et il disparut par une petite porte située derrière lui dans ce que Zô imagina être les réserves d'archives de l'hôpital. Il y eut un instant de calme, de silence absolu, où le jeune shinobi resta seul dans la petite salle de réception des visiteurs. Machinalement, Zô tordait ses doigts dans ses poches. Puis, le vieil archiviste revint, les bras chargés de lourds dossiers.

"Attendez, laissez-moi vous aider ..."

Zô délesta les vieux bras fatigués de leur fardeau.

"C'est bien aimable ... Si vous vous intéressez aux disparitions, il vous faudra ces quatre dossiers médicaux. Ce sont ceux des personnes s'étant enfuies. Je crains ne pas pouvoir faire beaucoup plus pour vous aider, jeune homme. C'est toute la documentation que nous sommes en mesure de vous fournir sur nos patients.
-Je pense que je devrais pouvoir m'en contenter. Merci infiniment, monsieur."

Zô sourit au vieillard, et s'installa sur une petite table posée là. Il ouvrit le premier dossier, et se mit au travail immédiatement.

La plupart des informations qu'il croisait n'avaient guère grand intérêt dans le cadre de ses recherches. Il s'agissait de relevés sanguins, d'examens de santé divers ... Au moins, il avait pu apprendre les noms des quatre disparus, leur sexe, et quelques informations sur leur passé. Mais ils semblaient n'avoir aucun lien entre eux ... Il s'agissait de deux hommes et de deux femmes. Un homme avait été un shinobi, mais les trois autres étaient des civils à la retraite: un fleuriste, une ouvrière et une ancienne courtisane. C'était toutes les informations que Zô semblait pouvoir récupérer sur leur passé à partir des dossiers médicaux. Mais il put également apprendre qu'ils étaient en parfait état de santé au moment de leur disparition. S'ils séjournaient à l'hôpital, c'était seulement comme une solution temporaire avant qu'ils retrouvent un foyer. Ils n'avaient donc aucune raison qui les poussait à rester à l'hôpital, sinon l'obligation du village d'y loger en attendant qu'ils trouvent une maison ...

Zô donna un rapide coup d'oeil à l'horloge de la salle. Une heure et dix minutes s'étaient déjà écoulées depuis qu'il avait laissé ses camarades. Il était plus que temps d'aller les retrouver. Il referma le dernier dossier, et porta la lourde pile sur le comptoir.

"Encore merci pour votre coopération, monsieur."


Le vieillard sourit. Zô fit volte-face, et remonta la volée de marches qui conduisait à l'accueil de l'hôpital.

Ses camarades étaient déjà là. Et ils n'étaient pas seuls ...
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Sam 9 Fév 2019 - 16:33
Au final, je me dirigeais de femmes en femmes, demandant quelques questions basiques, mais étrangement, aucun moyen d’attraper l’infirmière qui s’occupait d’eux, à croire que le travail qui devait leur être fourni était délégué à d’autres personnes à chaque fois. Et au final, c’était vraiment quelque chose de dérangeant. Je n’avais que le même discours qui m’était donné, et à chaque fois je soupirais tellement je l’entendais. C’était dérangeant, c’est sûrement cette négligence qui les poussait à fuir cet établissement. Mais de ce qu’on m’a conté, ils n’ont pas l’air de si mauvais bougres le jour, alors pourquoi toute cette histoire ? Je soupirais une énième fois, désabusé et ne sachant comment procéder. Je décidais de demander à une dernière personne, peu satisfait des réponses que j’ai eues. Comment ne pas l’être après tout ?

« -Hey, salut. Comment vous allez ? Vous passez une bonne journée j’espère ? »


-Pour l’instant oui haha. Et vous ?

« -Très bonne journée, mais j’ai une question. Est-ce que vous êtes celle qui s’occuper des vieilles personnes qui s’échappent ? »


-Hmm, non, désolée je ne sais rien. Mais je les voyais partir par l’arrière de l’hôpital des fois, mais je n’avais pas le temps de vérifier ce qu’ils y faisaient. Vous devriez vérifier par là je pense ?

« -Ahah, merci de l’indice. C’est très apprécié, passez une bonne journée ! »


Je lui faisais un simple clin d’œil avant de repartir dans les couloirs, pour revenir là où mes coéquipiers devraient être au bout d’un moment. Tout était compliqué, je n’avais pas réussi à avoir de vrais indices, si ce n’était que ces vieux allaient souvent dans l’arrière de l’hôpital, mais rien de plus. J’étais dépassé, et j’étais certain que parmi tous mes coéquipiers, j’allais être celui avec le moins d’informations. J’étais presque empli de trop de culpabilité, mais il me fallait les rejoindre à l’heure prévue..

~-~-~-~-~-~-~

Arrivé avec tous mes coéquipiers, j’étais arrivé en premier, puis Ren, puis la dernière personne que je rencontrais aujourd’hui. Forcément que j’étais premier, j’étais parti un peu en avance. Je toussotais une fois qu’ils étaient tous là pour attirer l’attention envers moi et commencer à parler.

« -Alors, les gars, j’ai pas trouvé beaucoup d’infos. Tout ce que je sais, c’est qu’aucune des infirmières ne voulaient s’occuper d’eux, et j’en sais pas plus. Et les personnes qui disparaissent vont souvent derrière l’hôpital. Et c’est tout ce que j’ai réussi à trouver, désolé ahah.. »

Je me grattais l’arrière de la tête, assez gêné de ne pas avoir pu donner plus d’infos à mes coéquipiers. Je n’étais pas vraiment utile, et ça me rongeait presque de culpabilité tout ça..

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Lun 25 Fév 2019 - 23:15
Zô écouta les quelques maigres informations que Keitei avait à fournir sur leurs cibles. Visiblement, il n'en savait pas beaucoup plus ... S'il n'était pas parvenu à récolter des informations plus riches auprès des infirmières, ce devait être que les patients en question étaient vraiment des plus discrets, ou alors des plus indésirables. Qui pouvaient-ils être, au juste ? Qu'est-ce qui les distinguait du reste des patients, et surtout qu'est-ce qui les avait poussé à quitter l'hôpital, du jour au lendemain, sans laisser d'autre trace que leur souvenir ? Toute cette affaire était bien curieuse, et une sorte d'intuition disait à Zô qu'elle ne trouverait pas de solution conventionnelle ... Son dénouement ne pouvait qu'être inattendu.

"Je n'ai pas pu récolter beaucoup plus d'information dans les archives de l'hôpital. Je sais seulement que nous avons affaire à deux hommes et deux femmes, mais un seul d'entre eux est un ancien shinobi. Pour les autres, ils ont exercé des métiers communs, sans lien avec l'armée ou avec quelque projet vaguement militaire que ce soit. Vraiment, on dirait qu'on à affaire aux malades les plus lambdas de l'hôpital, du point de vue de leur dossier."

Et pourtant, ils devaient être tout sauf banals. Il y avait toujours ce facteur qui les distinguait du reste des patients, qui les faisait ressortir du lot comme des résidents hors norme de l'hôpital. Ce devait être une évidence, ça y ressemblait en tout. Pourtant, elle restait bien mystérieuse aux yeux de Zô. Il était loin d'y voir clair, et tous les schémas les plus improbables se dessinaient dans son esprit, et finissaient tous par s'entremêler maladroitement et de mélanger confusément.

"C'est tout de même bizarre: ils n'ont laissé aucune trace de leur passage, aucun signe particulier, ni dans les archives ni dans la mémoire des infirmières, d'après ce que tu en as rapporté, Keitei. Pourtant, ils sont là depuis un moment. Et personne n'a cherché à nouer des liens avec eux ? C'est curieux ... Et ces escapades à l'arrière de l'hôpital ... Si c'est la seule piste qu'on a pour l'instant, j'imagine que nous devrions l'exploiter. Allons-y, et on verra si on peut trouver des indices."

Comme pour diriger la marche, Zô fit volte-face et se dirigea vers les couloirs de l'hôpital. Il redoutait d'avoir à les traverser, à faire face à tous les maux de la terre qui semblaient réunis là, entre ces murs froids. Mais il s'efforça d'adopter une démarche résolue, et de garder le regard fixe. Pourtant, il pâlit un peu, sans qu'il puisse le réaliser.

"Dis-moi Keitei, profitons du trajet pour réfléchir un peu, hm ? Qu'est-ce qui pourrait relier ces quatre personnes, d'après toi ? Pour ma part, j'ai l'impression que c'est l'évidence même, qu'on cherche trop compliqué alors qu'on a la réponse juste sous le nez. Pourtant, je n'arrive pas à trouver le lien. Je ne peux pas m'empêcher de les voir comme des cibles de mission, pas de simples civils. Et je crois que c'est justement ça que nous devons considérer, si nous voulons percer les secrets de cette énigme. Qu'est-ce que tu en dis ?"

Ils arrivaient au bout d'un long couloir aux murs couverts de céramique carrelée. Parler à son partenaire de mission avait empêché Zô de trop se concentrer sur les malades dont il discernait fugacement la silhouette et les cris au hasard des portes entrouvertes. Mais l'odeur, elle, était inévitable: un mélange âcre, pénétrant, enivrant de tous les parfums les plus lourds que l'on puisse imaginer. Zô en avait la nausée. Il avait hâte que cette mission se termine. Plus vite ils auraient mis la main sur les quatre vieux en fuite, plus vite il pourrait rentrer chez lui et essayer d'oublier ce nouveau passage désastreux à l'hôpital. Ce serait sans doute pour le mieux ...
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Ven 1 Mar 2019 - 18:03
J'écoutais calmement en laissant retomber le long de mon corps mon bras après m'être gratté. Le fait que je n'avais pas pu réussir à avoir beaucoup d'informations n'a pas l'air d'énormément déranger. Alors tant mieux, n'est-ce pas ? Même si je m'en voulais un peu, mais autant réussir à faire ce qu'on doit faire avec le peu que nous avons. Ce serait sûrement quelque chose de très difficile pour nous, et surtout pour moi, qui n'avait pas l'habitude de faire ce genre de choses, mais je ferais de mon mieux afin que nous menions à bien cette mission. Je devais le faire principalement pour mes coéquipiers afin de ne pénaliser personne.

"-Je pense aussi qu'ils sont des patients normaux. Après tout, c'est rare que des vétérans fassent ce genre de choses. Je pense que ce qui les différencie est sûrement leur envie de sortir. Mais dans ce cas on saura pas ce qui les pousse à sortir pour l'instant ?"

Puis je venais à murmurer calmement à mon collègue tout en riant afin qu'aucune personne du personnel ne puisse m'entendre.

"-ça se trouve, c'est à cause de la bouffe immonde d'ici, même moi j'ai du mal à la supporter haha !"


Personnellement, je pensais que ces vétérans ne voulaient que se divertir. Enfin, faire quelque chose de leur vie plutôt que de rester toute la journée cloitrer dans ces murs. Après tout, c'était rapidement la même routine ennuyante que de ne rien faire ici. J'avais déjà vécu ça. Rester allongé toute la journée, ou même aller à la cafétéria ou je ne sais quoi. Tout était rapidement chiant. A peine un jour passé ici que je voulais déjà faire des pompes ou des exercices quelconques pour me sentir mieux mentalement et physiquement. C'est d'ailleurs étrange qu'à chaque fois les infirmières et médecins paniquent et me forcent à rester dans mon lit. Mes blessures ne sont rien, ce ne sont que quelques muscles qui se déchirent après tout..

"-Hm, peut-être qu'ils ne sont pas tant sociables que ça ? Difficile de savoir, uh ! Mais ouais, j'suis d'accord, on devrait au moins aller voir là-bas pour être sûr qu'il ne se passe rien d'étrange !"

Mais en marchant à ses côtés, je le voyais pâlir en voyant l'hôpital. Je ne pouvais pas m'empêcher de rire à pleins poumons, jusqu'à être stoppé par une infirmière non loin qui me chuchotait "Shhh". Frappant l'homme dans son dos avec ma grande main, je riais doucement.

"-Hey, faut pas devenir si blanc ! C'est qu'un hôpital. Tu verras, t'auras l'habitude plus vite que tu le penses. Il suffit de sourire et de gonfler son torse, tu te sentiras mieux !"

Je le laissais nous diriger à travers les couloirs, le suivant sans aucun problème. Il fallait qu'on marche à travers ces couloirs pour sortir et aller derrière l'hôpital après tout ! Mais sa question me faisait légèrement rire -et réfléchir-, alors je décidais d'y répondre en utilisant ma propre sauce, comment je répondrais normalement. Et ce dont j'étais aussi évidemment bien sûr !

"-ça se trouve ces personnes sont des amis, et ils veulent sortir afin de passer du temps entre eux. Peut-être que tu réfléchis d'une manière trop compliquée en pensant qu'ils sont des membres très importants du village vu qu'on nous a confiés cette mission.Mais même s'ils ne l'étaient pas, j'aurais quand même accepté cette mission. Nous devons protéger tout le monde comme il se le doit après tout ! Enfin, je suis certain de ça moi. Je veux pouvoir rentrer la tête haute chaque jour pour respecter mes principes comme ça."

Puis je me rendais compte que je suis parti trop loin dans ma réflexion, souriant d'une manière gênée tout en me grattant la tête. C'est pourquoi je préférais conclure doucement.

"-Enfin, tout ça pour dire qu'ils sont sûrement un groupe de potes et qu'ils veulent fuir cet endroit, au moins l'histoire de quelques temps. J'imagine ?"

Puis je commençais à marcher à travers les couloirs pour partir de l'hôpital le plus vite possible et marcher en direction de l'arrière de l'hôpital, là où nos recherches vont enfin nous mener afin de pouvoir rechercher ces vétérans. A vrai dire, je les respectais, car ils avaient cette expérience dû à leur âge. Et écouter leurs histoires me plaisaient. C'est pourquoi je suis devenu ami avec quelques personnes ici -des vétérans-, que je venais visiter de mon plein gré de temps en temps.

"-Allez, dépêche-toi Zô, faut qu'on aille derrière l'hôpital !"

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Ven 1 Mar 2019 - 23:18

Zô sentit ses os craquer quand Keitei lui tapa dans le dos. En tout cas, il était presque certain que ce bruit sinistre qu'il entendit était le cri de douleur de son squelette. Il s'efforça de rire, nerveusement, tout en se massant l'épaule. Il avait foutrement mal. C'était fou ce qu'on donnait à manger aux jeunes, de nos jours ... Il voulait quoi, lui démettre l'épaule ? En tout cas, il avait presque failli repartir avec une omoplate de Zô en cadeau-souvenir. Mais au moins, il avait fait oublier l'espace d'un instant ses préoccupations au jeune marionnettiste. Et Zô avait retrouvé quelques couleurs.

Zô s'arrêta un moment, après le monologue de héros de shonen de Keitei. Il pensait commencer à cerner son partenaire, mais ne pouvait s'empêcher d'être étonné devant tant de pureté de coeur. Il ne réagit pas, mais sourit légèrement.

"Oui, tu as raison ... Une bande de potes ..."

Et ils reprirent leur marche vers l'arrière de l'hôpital.

Cette partie-là du bâtiment était réservée aux vétérans. Ils peuplaient littéralement tous les recoins des vastes chambres qu'on pouvait discerner depuis les couloirs. La plupart avaient des mines patibulaires, qu'on leur adresse des sourires aimables -comme Zô tenta de le faire pendant deux minutes avant de s'apercevoir de l'inutilité du geste- ou qu'on se contente de les ignorer. Certains étaient mutilés. Tous étaient d'un certain âge. Peut être que cela expliquait l'espèce d'odeur âcre de chou-fleur rance qui flottait dans l'air. A moins que ce ne soit ce bac plein de ce qui ressemblait à des couches sales que Zô distingua du coin de l'oeil dans un coin d'un local de service ... Frisson d'effroi ...

"Excusez-moi monsieur, pourriez-

-Va chier.

-O ... Oui, d'accord."

Un accueil de qualité. Zô s'y reprit à trois fois auprès des différents patients du service, mais reçut à chaque fois le même genre de réponse. Impossible de savoir si les patients d'ici avaient quelque information que ce soit à leur donner au sujet des quatre qui avaient disparu. Zô commençait à être découragé.

Alors, comme une sorte d'ange arthritique descendu sur terre, une vieille dame à l'air affable s'approcha de lui, avec un air bienveillant. Même s'il lui manquait clairement un bon nombre de ses dents, elle avait l'air nettement plus sympathique que le reste des grabataires. Zô la regarda approcher avec un sourire plein d'émotion. Mais il sentit ses zygomatiques se crisper après une minute trente de sourire ininterrompu. Elle était pas vive, la vieille. Finalement, quand elle fut arrivée à portée, elle lui dit:

"Vous vous renseignez sur les quatre patients disparus, n'est-ce pas ?

-Oui ! Vous savez quelque chose à leur sujet ?

-Hmmm ..."

Elle sembla hésiter un instant, puis, tout d'un coup, explosa.

"HYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !"

Elle donna à Zô le plus gros coup-de-pied-au-mauvais-endroit qu'il ait jamais reçu, avec une vigueur digne des plus grands.

"DISPARITION NINJA !"

Il y eut un bruit sonore, qui ressemblait trop à celui d'un énorme pet pour ne pas en être un, et la vieille prit la fuite d'un bond spectaculaire. Zô, maintenant effondré à terre, s'efforçant de faire abstraction à la fois de la douleur intense, des larmes qui coulaient sur ses joues et de l'odeur nauséabonde qui flottait déjà dans l'air, se tourna vers Keitei:

"S- Suis la vieille. CETTE GROSSE PUT-"

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Sam 2 Mar 2019 - 11:52
Après avoir arraché l'épaule de Zô sans le vouloir, n'ayant fait de mon point de vue qu'un geste amical, je restais à ses côtés afin de marcher là où nous devions à présent nous rendre. Du coin de l'oeil je voyais mon coéquipier qui avait reprit des couleurs, et ça c'était quelque chose de bien. Peut-être qu'il avait une peur bleue de l'hôpital ? J'en savais rien, et je préférais ne pas le gêner en lui posant cette question fatidique. Ou peut-être qu'il était tellement content de devenir mon ami que son coeur a failli lâcher quand je suis à côté de lui ? Heureusement que je lui ai tapé le dos pour qu'il se sente mieux alors !

J'arrivais dans la partie réservée aux vétérans, à tous ces vieux, à l'arrière de l'hôpital. Je venais de temps en temps ici pour écouter leurs histoires, les accompagner. C'était agréable pour eux, car certains ne voyaient pas souvent leurs familles vous savez. Un bien triste sort pour des personnes qui ont juste vieillies et sont considérés comme presque inutiles par certains. C'est pourquoi je venais afin d'apporter de la compagnie. Et les histoires de certains étaient réellement intéressantes ! Puis mon regard se tournait vers Zô qui venait de se faire salement dégager par quelqu'un. Je riais doucement.

"-Alors, t'es pas très sociable, Zô ? T'as besoin d'aide haha ?"

C'est pourquoi je le laissais leur parler. Certes, c'était peut-être blessant pour lui de se faire dégager à chaque fois, mais au moins pour moi c'était quelque peu drôle. Je ne lui voulais pas de mal, mais c'était amusant. Je commençais à croire qu'il avait du mal à discuter avec les gens. Je devrais lui donner des cours à mon pote pour qu'il se fasse encore plus de potes ! Après tout, la vie était bien plus amusante entourée de gens que l'on connaît et apprécie. Mais sous mes yeux ébahis, Zô venait maintenant de se faire blesser non pas au sens figuratif, mais bien au sens réel. Un coup de pied placé au bon endroit l' avait mit à genoux, accompagné d'un "Oof" de ma part, m'imaginant la douleur qu'il pouvait ressentir.

Ignorant l'odeur nauséabonde qui attaquait mes narines, je pourchassais la vieille directement dès qu'elle prenait la fuite, et à peine fit-elle quelques pas, que je l'avais déjà attrapé par l'arrière de son haut pour la lever, la regardant droit dans les yeux en riant d'une manière gênée.

"-Allons madame, on veut juste savoir quelque chose, on vous veut pas de m-.."

"ATTAQUE DU DENTIER NINJA !"

Et en un crachat, son dentier se retrouvait dans mon visage, me mordant presque au passage. La relâchant par réflexe, elle commençait à fuir aussi vite qu'un lapin. A croire qu'elle était encore bien entretenue pour une vieille, hein ! Je me retournais rapidement en faisant signe à Zô de me suivre.

"-Dépêche-toi, faut y aller Zô !"

Puis je me mettais à la chasse de cette femme à travers les couloirs, cherchant à savoir pourquoi elle voulait nous semer comme ça plutôt que de parler. Après tout, on ne voulait pas les arrêter, juste savoir ce qu'ils faisaient à disparaître.

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A fighter enjoys the thrill of battle and the taste of blood. He fights for pleasure, not out of pain.
You live for battle. You thrive on glory. You need nothing else, for what else is a warrior but the sum of his battles.
You continue your path. Known by many names, but mostly known by what you leave behind.
In your wake is nothing. You know no family. Your joy is the clash of steel, the spray of blood, the carnage of killing.
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Sam 2 Mar 2019 - 14:54

Zô se releva avec peine. Il avait très, très, TRES mal. La noble lignée des Okubo risquait bien de s'éteindre avec lui. Quelle tragédie ... Tout ça à cause de la vigueur excessive d'une vieille qui aurait déjà dû bouffer les pissenlits par la racine depuis longtemps. Ses mains crispées comme jamais, il s'efforça d'adopter un rythme de course. Mais ce n'était pas un foudre de guerre, et il ne parvint à arriver au niveau de Keitei qu'au prix d'un certain effort. Il parla alors d'une voix anormalement aiguë:

"Je suis sûr que c'est une des quatre qu'on cherche. On va l'attraper cette vieille conna-"

Il n'eut pas le temps de terminer son insulte: un petit vieux, surgi de nulle part, lui avait sauté dessus et attrapé au niveau du col par derrière.

"Qu'est-ce que ...

-ETRANGLEMENT NO JUTSU !"

Zô sentit bien les doigts du vieillard se crisper nerveusement autour de sa gorge, et s'agiter fébrilement, mais il resta stoïque, le regard plongé dans le vide. Il était à peu près certain d'avoir senti une tache humide au niveau du pantalon chez son agresseur. Oh ....

Une minute plus tard, le petit vieux était changé et ligoté dans un coin du couloir. Zô, se passant une lingette sur les mains, avait repris du poil de la bête. De sa voix de castra, il lança à l'adresse de Keitei:

"Plus que trois ! On va les attraper ces vieux saligauds."

Il se lança pour sa part à la poursuite de la vieille qui avait si vilement attaqué sa virilité. Fort heureusement, sa trace était facile à suivre: elle laissait dans son sillage une odeur particulièrement épicée et reconnaissable. Zô suivit la piste, jusqu'à arriver à une porte. Il la franchit, et se retrouva hors du bâtiment hospitalier. Son adversaire lui faisait face, déterminée.

Ils se regardèrent pendant un moment, cherchant l'un comme l'autre à sonder le regard de l'ennemi. A la seule différence que les narines de Zô étaient particulièrement dilatées, et que ses yeux ruisselaient de larmes involontaires.

"Hehe ... Qu'est-ce que tu penses de mon jutsu empoisonné, blanc-bec ?"

Zô ne répondit rien. Il préférait éviter la propagation des gaz nauséabonds par d'autres orifices que son nez. Il se contenta de porter la main à sa besace, dans laquelle il espérait trouver de quoi se défendre sans trop blesser la vieille.

"Inutile ! ATTAQUE DU DENTIER NINJA !

-ENCORE ?!"

A nouveau, les dents surgirent de la bouche de la vieille femme, pour agresser Zô. Celui-ci les repoussa d'un geste du poignet, mais non sans une grimace. Combien de dentiers avait-elle ?

"C ... Comment ef que fu as fait fa ?

-Q ... Quoi ?"

Elle s'acharna à baragouiner pendant un moment encore, avant de se rendre compte qu'elle avait perdu ses dents. S'en suivit un moment de surprise, dont Zô profita: il tira de sa besace un long fil d'acier, qu'il lança avec toute la dextérité du cowboy expérimenté qu'il n'était pas en direction de la vieille. En un instant, elle se retrouva saucissonnée.

"T'es foutue la vieille. Et n'essaie pas d'autre attaque olfactive. Je suis immunisé contre ce genre de poison."

En un sens, c'était vrai. La douleur qu'il éprouvait au niveau du bas-ventre suffisait à lui faire oublier toute autre sensation physique ou physiologique. Il chargea son paquetage sur son épaule, et retourna vers l'hôpital pour se décharger de sa prisonnière. Plus que deux. Quels progrès aurait fait Keitei pendant ce temps ?

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Dim 10 Mar 2019 - 11:55
Je regardais mon coéquipier qui avait même l'air visiblement de souffrir. Le pauvre, il n'a pas eu de chance pour ce coup-là. Et j'étais bien heureux de ne pas avoir été celui qui a reçu ce coup, alors je prierais pour lui et sa descendance -s'il est toujours capable d'en avoir une, car j'étais presque sûr d'avoir entendu un bruit d'oeuf se briser-. Je le suivais en courant, après tout je n'allais pas le laisser y aller tout seul, imaginez s'il se faisait attaquer encore plus. J'avais peur que son petit frère ne puisse plus jamais se lever si ça continuait de la sorte. Même sa voix s'était travestie pendant un moment sous la douleur, le pauvre. Dommage que je ne l'ai pas aidé, mais je ne m'attendais vraiment pas à ça moi, après tout.

Et je ne m'attendais pas à ce qui s'en suivait. Un vieil homme s'était jetait sur le dos de Zô, tout en essayant de l'étrangler. Ce n'était pas la fin, car étrangement, Zô semblait s'être totalement arrêter. Je ne comprenais vraiment pas pourquoi c'était le cas au départ, et apparemment il préférait que je ne le sache pas. Et je n'allais pas m'immiscer, car j'étais certain que c'était une chose des plus gênantes si je venais à le savoir, surtout que certains vétérans avaient des... problèmes, pour rester poli. Alors j'imaginais que c'était un de ces problèmes. A peine une minute plus tard, et le vétéran était ligoté, suite à quoi je lui souriais d'une certaine manière pour m'excuser de le traiter de la sorte. Mais on avait pas vraiment le choix pour le moment, ces vieux étaient assez fous quand ils s'y mettaient. J'attrapais le vieux ligoté avec moi.

"-Ahah, ouais fais juste gaffe à pas les blesser quand même, Zô..."


Je riais d'une manière très gênée. Je savais qu'il n'allait pas les blesser, enfin j'espérais du moins. Mais vu ce qu'il s'était mangé jusqu'à maintenant, valait mieux prévenir que guérir. Même si pour le guérir, c'était peut-être trop tard ?! Je suivais Zô en courant à côté de lui alors que cette odeur attaquait mes narines. C'était infect, mais je devais faire avec et continuer d'avancer, essayant de passer outre mon dégoût. Et une fois sorti de l'hôpital, Zô se tenait en face de cette vieille femme, comme s'il se tenait en face d'un adversaire redoutable. J'étais vraiment bouche-bée, je ne savais pas si ce qui se passait était réellement réel, ou si j'étais plongé dans un genjutsu tellement j'étais incrédule.

Actuellement, c'était comme si Zô était en face de son plus grand ennemi alors qu'il devait se battre. J'espérais qu'il n'était pas réellement sérieux, mais je n'allais pas le juger pour autant, il avait ses raisons n'est-ce pas ? Et ce qui s'en suivit.. C'était un peu la parodie d'un combat de shinobi, et en moins de temps qu'il n'en fallait, il avait réussi à la saucissonner pour la bloquer comme l'autre vieux qui était ligoté. Je m'apprêtais à parler alors que je sentais derrière moi des personnes.

"-TECHNIQUE COMBINEE !"
"-DOUBLE ETRANGLEMENT DU NINJA !"


Je reculais en un instant, laissant sur place le vieux ligoté que je tenais, passant dans l'ouverture qu'ils avaient crées en fonçant à deux sur moi en diagonale. J'attrapais leur col par l'arrière, avant de les tenir en face de moi à distance. Evidemment, ils essayaient de se débattre, mais peine perdue pour eux. Ils étaient incapables de sortir de mes grippes de fer ! Il fallait bien savoir ce qu'ils faisaient ici, n'est-ce pas ? Et pourquoi ils partaient tout le temps ?

"-Hmm, excusez-moi, mais j'aimerais savoir, pourquoi est-ce que vous partez de temps en temps ? Enfin, on a eu une mission pour savoir ça, alors.."

C'était le vieux ligoté qui décidait de me répondre.

"Hmf ! ça te regarde pas morveux ! T'as pas le droit de savoir qu'on est des ninjas en entraînement là !"
"Chut tais-toi !"
"MERDE !"


Ah, alors ils se prenaient pour des ninjas les vieux ? Je regardais Zô, attendant ce qu'il avait à dire en souriant bêtement.

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Mar 12 Mar 2019 - 18:25

Zô considéra les vieux. Ligotés, tous les quatre, ils avaient l'air de parfaits idiots. Ils se mordaient les lèvres pour ne pas en révéler plus qu'ils ne l'auraient voulu au sujet de leurs petites réunions. A moins que ce ne soit qu'à cause de leurs dents manquantes ? Quelques dentiers gisaient sur le sol, ruisselants de salive. Les vieux avaient dû s'en débarrasser avant d'être interrogés plus avant. Là encore, ils faisaient preuve d'une étonnante sagacité face à l'interrogatoire. Une qualité qui aurait pu les rapprocher de véritables shinobis. Ils étaient dans leur délire jusqu'au cou. Et, de toute évidence, ils étaient bien décidés à ne pas parler.

Zô se tourna vers Keitei. Il ne savait pas vraiment trop quoi faire. S'ils étaient autant entêtés, rien ne les ferait changer d'avis, sans doute. Mais, après tout, est-ce que c'était leur affaire, ce qu'ils deviendraient ? On leur avait juste demandé de les retrouver. Ils étaient là, en bonne santé, quoique frustrés. Et Zô avait suffisamment profité de la compagnie de ces personnages d'un âge un peu trop vénérable pour l'être encore pour vouloir en redemander.

"Je pense pas qu'on ait vraiment besoin de les interroger. Leurs intentions sont claires, de toute évidence. Ils doivent avoir pété une durite à un moment ou un autre, ou alors c'est juste cet hôpital qui les a rendus tapés. Mais, à vrai dire, je m'en fous bien. Si ça ne tenait qu'à moi, je mettrais tout ça en taule ... Mais on m'a appris à pardonner et à être indulgent. Et puis, ils ne sont dangereux pour personne d'autre qu'eux-mêmes. Qu'ils se cassent le col du fémur si ça leur chante, mais il est hors de question que je m'attarde dans cet endroit."

Les odeurs d'urine commençaient à lui chatouiller les narines avec un peu trop d'entrain. Il n'attendait qu'une chose: pouvoir respirer un air sain, dépourvu de tous les parfums viciés du service de gériatrie. Fort heureusement, une infirmière arriva à leur rescousse, au pas de course.

"Qu ... Qu'est-ce qu'il s'est passé, ici ? Pourquoi sont-ils ...

-Ils nous ont attaqués, on les a immobilisés, fin de l'histoire. Je vous conseille de ne pas les détacher trop vite, et surtout de leur faire prendre l'air de temps en temps. Ils ont manifestement besoin de s'oxygéner le cerveau régulièrement. Sur ce, à la revoyure !"

Et il tourna les talons, retournant dans les couloirs de l'hôpital qu'il parcourut d'un pas énergique. Il se doutait que ses camarades de mission le suivaient. Il ne s'arrêta que quand il fut arrivé dans le hall de l'hôpital. Là, il sortit de son ceinturon un petit rouleau de parchemin, ainsi qu'un crayon, et griffonna un rapport rapide:

"Avons appréhendé les quatre disparus. Se révèlent sujets à des troubles mentaux évidents. Ont été immobilisés après résistance. Ont été rendus à l'hôpital, avec recommandation de soins particuliers. Ne représentent aucun danger pour le village. Sont entre les mains de l'hôpital. Mission achevée."

Il plia le papier, et le tendit à l'hôtesse d'accueil - dont la mine était toujours aussi renfrognée.

"Vous serez bien aimable de faire parvenir cette missive aux autorités du village, dans les plus brefs délais. Et ne discutez pas, par pitié."

Il avait préféré parer à toute tentative de résistance passive de la jeune femme, en voyant qu'elle commençait déjà à ouvrir la bouche pour protester. Sur ces quelques mots, Zô se tourna vers ses coéquipiers du jour.

"Bon ! On a été assez efficaces. C'est une affaire rondement menée, même si on aurait sans doute pu s'épargner quelques efforts de réflexion ... C'était sympa de travailler avec vous deux, en tout cas. J'espère qu'on se retrouvera bientôt ! Sur ce ..."

Il sortit de l'hôpital d'un pas énergique. La journée n'était pas terrible, finalement. Et il avait l'impression d'être poursuivi par une désagréable odeur ...

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La recherche des patients disparus [Mission libre C]

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