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Évaluation, autosatisfaction [Solo — Pièges du Dojo]


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Ven 4 Jan 2019 - 23:09

Évaluation, autosatisfaction
en solitaire

Devant la grande porte du dojo le plus renommé du village, il n'y avait que Sabaru. La nuit était tombée depuis un moment, jetant par conséquent sur le lieu un calme et un silence religieux. S'il était venu aussi tard, ce n'était pas un hasard : il souhaitait tout simplement être sûr que la salle des pièges serait libre dès son arrivée, lui qui avait horreur d'attendre que les autres plébéiens profitent des mêmes services que lui. La petite épreuve expérimentale du marionnettiste avait fait son petit bruit, qui était de fait parvenu jusqu'aux oreilles du déchaîné. Il s'était donc rendu sur place, paré de son équipement, afin de se mettre à l'épreuve ; mais aussi pour flatter son ego en bouclant sans bavure la totalité des salles.

Il se laissa guider par le gardien des lieux jusqu'à la pièce où le chef d'oeuvre technologique avait été entreposé. Face à lui se tenait la première porte, qu'il poussa alors que le sabreur retournait à son poste.

« Voici donc la première salle. »

Sa voix rebondit sur les murs de la pièce en bois. On ne pouvait pas réellement dire qu'elle était grande, si ce n'est que son plafond était relativement haut. À quelques pas devant le genin, le plancher laissait place à un parterre de pieux arrondis qui étaient probablement destinés à punir ceux qui chutaient, remplaçant les traditionnelles piques effilées. Il lui faudrait cheminer sur les piliers de bois disposés en vrac au milieu du sol « piégé », ce qui mettrait supposément son agilité et son équilibre à l'épreuve. Cela lui arracha un sourire, lui qui était si fier de ses compétences aériennes.

Le tout se corsa lorsqu'il prit en compte les cibles disposées aux murs, qui avaient visiblement été sciés puis refermés après avoir été posés pour y cacher un quelconque mécanisme. Là où il manquait de connaissances poussées sur les marionnettistes, il savait qu'ils étaient adeptes des pièges artisanaux et que leurs secrets de fabrications étaient bien gardés. Le genin eut un instant l'envie de démonter les pièces de l'un des murs pour en étudier les recoins, puis se ravisa en se rappelant ce pourquoi il était venu : participer au « jeu ».

Le déchaîné se laissa donc glisser le long du battant de la porte par laquelle il était rentré, s'asseyant pour continuer son observation. Avant d'agir, il voulait avoir toutes les cartes en main ; c'était son mode opératoire habituel, et il n'en dérogerait pas. Il n'avait vu de règles inscrites nulle part, ni de limites de temps précises. Il se fixa une seule limite, celle de ne pas endommager sérieusement l'endroit plus qu'il ne l'était déjà. Les murs étaient déjà roussis par endroits, les cibles entaillées et certains des pieux au sol étaient brisés — indiquant que d'autres étaient passés, et s'y étaient écrasés.

Près de la porte à laquelle il était adossé étaient accrochés deux paniers remplis de projectiles : kunais et shurikens uniquement. Il se servit, ajoutant une poignée d'armes à sa sacoche déjà fournie, sous les pans de son manteau carmin. Droit devant, une autre porte qui devait donner sur la prochaine pièce, qu'il rejoignit en quelques bonds habiles, tout en surveillant les éventuelles réactions à son passage — quelques bruits à l'intérieur des murs quand il posait le pied sur l'un des pilliers, mais rien d'autre. Sa main gauche se referma sur la poignée de la porte, qu'il essaya d'actionner en vain. On ne sait jamais, des fois qu'ils aient été d'humeur à faire ce genre de blagues.

Faisant volte-face, il examina une dernière fois l'endroit. Il n'avait rien d'autre à déduire, avec ce qu'il avait à disposition, si ce n'est que la pièce était propre, vraisemblablement lavée après chaque passage pour masquer les traces des précédents candidats et assurer des chances égales à tous.

L'épreuve pouvait désormais commencer. Le déchaîné bondit en direction du plus haut pilier de bois, et s'y percha, droit comme un i. Se munissant de l'un des kunai empruntés, il l'attacha avec l'un de ses fils d'acier au niveau de son anneau. S'il faisait cela, c'était pour deux raisons: pouvoir rectifier son tir, et pouvoir récupérer l'arme s'il en avait besoin. Ceci fait, il fit tournoyer le projectile au bout de son câble, avant de l'envoyer vers une cible au hasard. Dès que la lame pénétra le bois de la cible, elle s'enfonça d'un cran dans le mur, avant qu'une trappe s'ouvre à la place de l'une des plaques de bois sciées que Sabaru avait repérées en rentrant. Un canon escamoté en jaillit, crachant un jet d'eau droit vers lui. D'un geste ferme de la main, le genin retira son kunai de la cible puis bondit sur un autre pilier afin d'éviter la baignade forcée.

Du coin de l'oeil, il eut le loisir d'observer deux réactions. La première, c'est que la cible s'était remise en place et avait entraîné la fermeture de la trappe murale d'où était sorti le canon, étouffant le jet d'eau. La seconde, bien plus confuse à cause de l'eau et de la fermeture de la trappe, était le mouvement du canon. Il s'était tourné vers lui quelques instants avant la fermeture du pan de mur. Programmer ce canon pour qu'il me vise directement alors que j'aurais pu me situer sur n'importe lequel des piliers relève de la magie. Mais la magie n'est qu'une science qui n'a pas encore été mise en équations.

Il réitéra le procédé précédent quelques fois : il lançait un kunai attaché, esquivait le même jet d'eau dirigé sur lui, puis bondissait sur un autre pilier. À chaque fois, le canon se tournait vers lui avant d'être étouffé par le mur qui se referme. La latence entre chaque changement de position équivalait au temps qu'il passait en l'air, ce qui était une variable trop étendue pour que cela soit une coïncidence. Et si c'était ça ?.. La pièce venait de tomber.

Encore une fois, Sabaru exécuta le même schéma d'actions, sauf qu'il lança sa faux au plafond au lieu de sauter sur un autre pilier, afin de se suspendre à son câble. Ainsi suspendu, il eut le loisir d'observer le comportement du canon tout en étant hors de sa portée ; il ne le visait plus. Un sourire fendit le visage du genin, qui entreprit de lancer les autres kunai sur les cibles restantes. À chaque fois, une cache s'ouvrait dans le mur en libérant un nouveau canon projetant quelque chose de nouveau. De l'eau bouillante, un jet de flammes, une rafale de kunais, et bien d'autres. Chaque canon tirait droit devant lui, au lieu de s'orienter vers Sabaru. Il avait compris le système de détection, et s'en jouait avec un plaisir mesquin.

Un mécanisme de pression. Chaque fois que j'ai marché sur l'un des piliers, les murs ont émit un petit bruit étouffé : les canons se dirigeaient vers moi. Ingénieux. Ses kunai continuaient de se ficher dans les cibles, libérant le reste des pièges qui visaient le vide, n'ayant aucune pression pour déterminer la position à braquer. Au bout de la cinquième, un jet d'huile parvint du plafond pour arroser la pièce, rendant le parcours plus difficile à ceux qui auraient eu l'idée de sauter de surface en surface. Ainsi suspendu, le malin était aux premières loges et fut aspergé. Heureusement, il portait toujours ses habits imperméables ; malheureusement, il n'avait pas de parapluie. Ainsi, c'est avec les cheveux plaqués sur le crâne qu'il conclut l'épreuve. Les cibles plantées, les canons s'arrêtèrent et une plaque coulissa sur le mur, derrière la onzième cible. Une clé y trônait.

D'un bond, il rejoint le plancher de l'autre côté de la pièce et se saisit de sa récompense qu'il s'empressa d'introduire dans la serrure de la porte menant à la salle suivante.

« Espérons que Toho-san a eu la main lourde sur les jets d'eau. Il me faut une bonne douche. »



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Mar 8 Jan 2019 - 23:31

Évaluation, autosatisfaction
en solitaire

Lorsque la porte se referma derrière lui, la cacophonie débuta. L'obscurité était quasi totale, telle que le genin n'y voyait pas plus loin que le bout de son nez. Elle soulignait l'effet d'insécurité causé par les bruits dans la pièce, mêlés de telle sorte qu'il fut difficile de les séparer et de les identifier. Donc il veut mettre à l'épreuve la capacité à se débrouiller dans l'obscurité. Dois-je simplement trouver la porte ?

Sabaru passa sa main droite dans ses cheveux, toujours plaqués par l'huile de la salle précédente, pour les réunir vers l'arrière de son crâne. Son champ de vision dégagé, il attendit quelques instants que sa vue commence à s'accoutumer à l'obscurité. Il perçut des formes sombres, mobiles, mais il n'eût le loisir de pouvoir les analyser à son aise : un puissant coup venait de s'écraser sur son bras gauche, le bousculant sans ménagement. Cherchant du regard ce qui l'avait frappé, il vit arriver le second coup, provenant de la même direction, avec le même angle. Il l'évita en reculant, avant de s'heurter à un autre obstacle, qui ne le frappa pas pour autant.

Des pantins qui tournent. C'est ça qui produit tout ce bruit ? dans le brouhaha général, le genin dégaina sa faux prestement, se préparant à une nouvelle surprise. Les pantins bougeaient, et il sentit en déplaçant son pied au sol qu'ils suivaient des rails, probablement métalliques. Son oreille différenciait de mieux en mieux les bruits, et les données qu'il glanait l'aidaient à mieux comprendre ce qu'il se tramait dans la seconde pièce des Pièges de Kobayoshi.

Les bruits s'approchaient et s'écartaient, et il lui arrivait de ressentir que le crissement aigu qui régnait dans la pièce s'écartait aussi. Ainsi, il put déterminer que certains pantins étaient la source de cet insupportable bruit qui l'empêchait de repérer correctement la porte suivante. Il y a une première possibilité à essayer.

Une idée en tête, il s'approcha du mur le plus proche, se fiant du mieux qu'il pouvait à son ouïe pour éviter de croiser les pantins mobiles. De temps à autre, il lui arrivait de ressentir un souffle d'air frais tout proche de lui, signe qu'une de ces machines de malheur le frôlait. Lorsque sa main toucha la surface de bois du mur, il poussa un soupir de soulagement. La suite, logique, fut de suivre le mur en le rasant, pour arriver jusqu'à l'autre extrémité de la pièce. Cela semblait encore une fois trop simple, mais il fallait qu'il en ait le coeur net. Lorsque ses doigts frôlèrent l'encadrement de la porte, Sabaru s'arrêta, puis essaya d'ouvrir la porte en cherchant sa poignée à tâtons. Rebelote, ça ne s'ouvre pas. Il me faut une clé.

Faisant volte-face, il déposa son dos contre le battant de la porte menant à la troisième zone. Peu importe le temps passé dans l'obscurité, il ne s'y habituerait pas. La raison était simple, aucune lumière ne filtrait dans la pièce. La solution était encore plus évidente.

Le déchaîné s'accroupit, déposant la pointe de sa faux sur le rail métallique le plus proche de lui. Il enchaîna quelques mûdras rapidement, puis la lumière fut. Son affinité électrique s'empara de son arme, puis se propagea sur les rails, illuminant la pièce et les pantins. Ceux qui circulaient sur le rail touché se mirent à émettre de la fumée, mais rien d'alarmant ne se produit en outre.15, et il y en a plusieurs variétés.

Un pantin s'approcha alors de lui, armé de courtes lames. Puisqu'il le vit venir, Sabaru se contenta de le contourner, laissant sa faux racler les rails en le suivant. Si j'avais été accueilli par cette variété-ci de pantins, j'aurais eu plus qu'un hématome. Ce Kobayoshi est un sacré dangereux.

Outre la présence de pantins tranchants, on pouvait dénombrer 4 autres types d'ennemis. Les pantins contondants, comme celui qui avait frappé Sabaru à son entrée. Les pantins sans armes, celui qu'il avait touché avec son dos en entrant. Il y avait des pantins avec des orifices, et le bruit provenait en majeure partie d'eux. Enfin, il y avait un pantin unique, armé de bras épais et de lames. C'est une façon de représenter leur chef ? J'espère que la clé n'est pas sur lui, sinon ça serait particulièrement cliché.

Sans relever sa faux électrifiée des rails, le déchaîné fit jaillir de sa manche l'extrémité d'une chaîne, terminée par un poids en losange assez pointu. La pièce illuminée, il lui suffit de lancer le poids vers le « chef » des pantins, pour le ligoter et l'immobiliser sur place. Son tronc grinçait, le lien empêchant la machine de suivre son instruction première, la rotation. En un clin d'oeil, Sabaru bondit vers le pantin enchaîné, se tractant avec sa chaîne alors que sa faux restait piquée sur les rails, reliée à lui par son câble, ce qui permettait de maintenir le jutsu Raiton. Une fois à portée, il décela sans problème la clé, accrochée au pantin, dans un endroit qui aurait normalement été très difficile d'accès à cause des lames et de ses bras tournoyants.

« C'est à moi, ça. »

Naturellement, il fit main basse, puis regagna la porte en évitant chaque pantin sur sa route. Il introduit la clé, la fit tourner, puis s'avança vers la salle suivante, après avoir récupéré son équipement. Cela semblait presque trop simple.



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Mer 9 Jan 2019 - 3:10

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Nouvelle salle, retour à la lumière. Le traumatisme subi par les yeux de Sabaru dans l'obscurité le força à plisser les yeux et à se faire une visière, de sa main droite. La pièce lui apparaissait lentement, jonchée d'une flopée de murs de bois obstruant en grande partie sa moitié de la zone. Il fit un pas, avant d'entendre un bruit — « tshhhh ! » — droit devant. Par pur réflexe, il bondit derrière l'un des murs à sa portée, y collant son dos afin de pouvoir observer ce qui le visait initialement.

Un jet de liquide translucide s'abattit au sol, émettant moult bulles et quelques volutes de fumée. De l'acide. Au vu de l'état du sol, ça n'était pas si dangereux, mais en prendre sur le visage aurait eu des conséquences désastreuses. Plein de questions, comme à l'accoutumée, le déchaîné sortit de sa cachette afin de visionner ce qui avait fait feu sur lui. Sitôt qu'il eut mi un pied dehors, un jet d'eau puissant l'arrosa et l'envoya buter contre la porte d'entrée, sur le cul.

« Merci. On dirait que tu as entendu mes prières... pantin géant. »

Effectivement, il s'agissait d'un pantin géant. Il ne faisait plus feu, laissant le temps à Sabaru de le passer en revue alors qu'il passait une main dans ses cheveux, débarrassés d'une bonne partie de l'huile qui s'y était engluée. Curieux, il déposa l'index de son autre main là où se trouvait précédemment le liquide corrosif. Il ne fut pas surpris de découvrir que son doigt s'était endolori, après quelques secondes d'exposition avec le sol de bois, qui avait « bu » l'acide.

Il se releva, avant de remarquer que le pantin dirigeait un de ses 4 bras vers lui, tirant un filet. Dans un mouvement rapide comme l'éclair, le déchaîné s'empara de sa faux et sectionna les cordages en un seul mouvement. L'instant d'après, un autre bras le braquait, puis libérait une boule de feu. Cette fois, il ne se risqua pas à le parer et plongea à l'abris. La « boule » s'écrasa sur le sol, puis s'éteignit progressivement à cause de l'eau qui gisait à son point d'atterrissage. Une boule de tissus imbibé d'alcool, si j'avais tranché ça, j'aurais non seulement été un imbécile, mais je me serais aspergé en plus.

L'heure était désormais à la réflexion. Les trois derniers tirs du pantin avaient été exécutés chacun avec un bras différent, ce qui laissait penser que chacun avait sa propre fonction. Celui qui n'avait donc pas tiré était donc celui qui propulsait l'acide.

Expérimentons, mes chers clones. Sur cette pensée, Sabaru forma le signe du clonage de l'ombre, provoquant l'apparition de 3 clones autour de lui. La merveille qui entourait le clonage de l'ombre, c'est que les copies rapportaient ce qu'elles avaient vécues à leur invocateur dès leur disparition. Mieux encore, les siens provoquaient une décharge en mourant, ce qui aurait le mérite d'endommager le pantin. Au diable les manières, j'aurais pu être blessé gravement plusieurs fois. Kobayoshi pourra bien réparer ses machines après mon passage.

Les clones bondirent subitement hors de la cachette du déchaîné, qui profitait de ce même temps pour détailler les murs, recouverts d'armes en tout genre. J'étais de toute façon supposé me battre contre cette chose, au vu de la décoration murale de mauvais goût. Il ne m'en voudra pas de malmener ses jouets.

Les clones prirent tous une direction différente, cherchant à contourner le pantin tout en s'en approchant, pour l'atteindre lors de leur explosion électrique. Simultanément, ils furent fauchés par 3 tirs, chacun provenant d'un bras différent — eau, acide, filet. Lorsqu'ils explosèrent, seuls deux foudroyèrent la machine, qui semblait d'ailleurs très bien se tenir après le choc — si l'on faisait fi des traces noircies et de la fumée qui en montaient, des dégâts de surface.

Le procédé fut répété une seconde fois, et les 3 clones furent détruits par le feu, l'eau puis l'acide ; cette fois, l'un d'eux avait réussi à atteindre un angle suffisant pour voir l'arrière du pantin, où était situé la fameuse clé de la salle. Je commence à connaître ce marionnettiste, alors que je ne l'ai jamais croisé. Le but ne sera jamais d'atteindre la porte, mais plutôt de récupérer la clé sur une sorte « d'objectif final ». De plus, après mes essais et ceux des 6 clones, il a encore incorporé un mécanisme prévisible. Acide, puis eau, puis filet, puis feu, puis acide et ainsi de suite. Il tire toujours dans cet ordre. Il y a un sûrement moyen d'exploiter ce procédé. L'heure de la planification était venue, et plus question de créer d'autres clones. La technique était assez coûteuse, et dédier autant de chakra à la troisième salle n'était pas très judicieux.

***

Une poignée de minutes était passée. Aux dernières nouvelles, le canon avait propulsé de l'eau, donc le prochain tir serait un filet. Le but de Sabaru était d'atteindre son dos en tranchant les cordages, le projectile qui lui posait le moins de problème. Ainsi il lui faudrait forcer la rotation entière, en évitant du mieux qu'il pût les attaques qu'il ne pouvait dévier, pour arriver au corps à corps au moment où le filet serait sélectionné.

Mise en pratique.

Sitôt qu'il quitta sa cachette, Sabaru éveilla le pantin qui braqua son troisième bras sur lui. Le filet jaillit du canon, avant d'être sectionné proprement par un coup de faux ascendant. Le déchaîné lâcha le manche de la faux à la fin du mouvement, la laissant fuser jusqu'au plafond afin de s'y planter. Lorsque le le pantin cracha sa boule de feu, le genin se hissa d'un coup en se tractant jusqu'au plafond, laissant le tissus imbibé s'écraser sur l'une des palissades de bois. Le premier bras se releva vers sa position, avant de cracher son acide. Sabaru décrocha sa faux du plafond puis se mit à courir à sa surface, la tête à l'envers et les semelles revêtues de chakra, évitant de fait le liquide corrosif. Il se trouvait pile au-dessus de la tête du pantin lorsque le jet d'eau fut à son tour propulsé, et fut touché de plein fouet, ce qui n'eut comme effet que de le plaquer au plafond. Il se laissa finalement retomber, alors que le tant attendu filet lui arrivait dessus, avant d'être découpé en rondelles par une série rapide de coups de faux.

En un éclair, le corps du déchaîné se retrouva derrière le pantin, hors de portée de ses armes. Au vol, il récupéra les clés fixées à son dos, avant d'essuyer la sueur qui s'était mise à perler sur son visage. Un tel enchaînement aérien soutenu représentait un certain effort, même pour quelqu'un de rigoureux comme lui.

Après s'être assuré que le pantin ne se retournerait pas pour prendre sa revanche — visiblement, il s'était désactivé lorsque les clés avaient été retirées de leur crochet —, Sabaru s'avança jusqu'à la porte située à quelques pas de la base du titan mécanique, qu'il déverrouilla grâce à la nouvelle clé.

La fatigue commençait à poindre, mais il en faudrait plus pour enrayer l'avancée inexorable du déchaîné à travers les salles piégées par le maître marionnettiste.



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Sam 19 Jan 2019 - 15:43

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Une pointe de déception. C'est ce qu'il avait ressenti en franchissant le seuil de la porte menant à la quatrième salle, marquant symboliquement que la moitié du défi était relevé. S'il était déçu, c'est parce qu'il avait directement compris à quoi servait la salle lorsqu'il y avait pointé le bout de son nez : il s'agissait d'un banal test d'agilité. Enfin, banal était un grand mot puisqu'au faux pas équivalait à une blessure assez sérieuse si l'on en jugeait les obstacles bel et bien aiguisés préparés par le maître des lieux. Ce n'est pas tant la difficulté qui augmente en avançant, mais le risque d'être blessé gravement si l'on finit par être fatigué par la succession d'épreuves. Malheureusement, ce genre de salles ne m'aura pas.

Avec l'assurance qui le caractérisait si bien, le déchaîné s'avança dans la salle, arrivant juste en face des premiers obstacles, consistant en une misérable scie circulaire qui se traînait tellement qu'elle semblait avoir besoin d'aide, tout de suite suivie d'un tronc d'arbre suspendu à une chaîne. Sans même avoir besoin de faire un réel effort, le genin bondit pour passer outre le disque tranchant, filant droit vers le tronc d'arbre.

Sa main droite se saisit de la chaîne brusquement, et y propagea une once de chakra pour l'anime et la plier à sa volonté. Le tronc s'arrêta d'un coup, les maillons se raidissant et forçant le mécanisme qui les faisait se balancer à se bloquer aussi. La chaîne se contorsionna brusquement en crissant, les maillons se frottant entre eux en tirant sur le pan d'arbre pour l'orienter vers le reste de la salle, comme s'il s'agissait d'une plateforme volante. Sabaru prit pied sur ce-dernier, avant de bondir vers la suite de la salle, tout en relâchant son emprise sur la chaîne.de s

Grâce à son raccourci, il n'eut pas à se soucier des pics se relevant à intervalles réguliers au sol. La seule chose qu'il ne put maroufler en règle, c'était le mur truffé de canons à kunais. Il anima le câble de sa faux en le touchant du bout des doigts de sa main droite, afin de le faire se dérouler sur son flanc droit — donc, du côté des canons — tout en lui donnant la forme d'un bouclier en ressort. Les projectiles ricochèrent ainsi sans même frôler le genin, qui traversait en un rien de temps cette salle qui en aurait fait stresser plus d'un.

Droit devant, son prochain obstacle l'attendait. Une bassine remplie d'un liquide vraisemblablement corrosif — en témoignaient les volutes de fumée, l'odeur rappelant l'acide de la salle précédente et les bulles — qui empêchait tout appui au sol. Le seul moyen de l'éviter était de se tenir en équilibre sur des rondins. Le piège résidait dans les faux suspendues au plafond qui effectuaient un balayage constant au-dessus des troncs, rendant toute tentative de s'y tenir vouée à une blessure, si tant qu'on était pas assez rapide. Le déchaîné ne prit donc aucun risque, et fit comme d'habitude : il déconstruit l'épreuve en y confrontant ses capacités.

Sa main gauche s'étendit d'un coup, alors qu'il était encore dans les airs, vers la hampe de l'une des faux suspendues. Une volée de fils d'acier jaillirent de sa manche dans le même mouvement, allant s'accrocher au manche de l'arme pour l'y tracter à pleine vitesse façon Spider-man. Une fois arrivé à la première, il y prit appui de ses deux pieds afin de bondir à travers les suivantes, adoptant le seul couloir aérien où les lames ne passaient pas puisqu'il était occupé par leurs leviers.

Sans toucher le sol une seule fois, il avait passé les trois quarts de la salle. Il se posa enfin sur le plancher en arrivant face au couloir, la dernière ligne droite, parsemé de canons projetant des boulets d'apparence assez lourds. Sabaru dégaina nonchalamment son arme, puis la tendit sur la trajectoire de l'un d'entre eux. Le projectile s'écrasa sur la lame, la faisant vibrer, avant de s'écraser par terre. Du bois ? pensa-t-il, en examinant sa prise. C'est différent du mur qui projetait des kunais, ils viennent des deux directions et sont plus lourds. L'avantage, c'est que les tuyaux sont bien exposés... eh bien, je n'ai pas le choix. Désolé, Kobayoshi.

Sèchement, le genin envoya un coup avec le revers non-tranchant de sa faux dans l'un des tuyaux du mur à sa droite, le tordant vers le haut. Son plan était simple : endommager les tuyaux de droite, pour n'avoir à se protéger que des projectiles venant de la gauche. Il en avait assez de jouer la comédie, à ne vouloir rien endommager. Dans une condition réelle, il se serait bien gardé d'avoir des considérations pour les projectiles de ses ennemis.

Ainsi, il avança prudemment, cassant les tuyaux au fur et à mesure qu'il avançait en évitant les projectiles du mur à sa gauche. Derrière lui, les balles de bois s'accumulaient au sol, puisqu'elles étaient déviées à leur sortie et rebondissaient sur le mur opposé, sans rencontrer d'orifice pour être remises en stock pour un prochain tir. De temps à autre, il devait plier l'un des canons du mur de gauche, lorsqu'il y en avait beaucoup à saboter sur celui de droite et qu'il était occupé dans la ligne de mire.

En bref, il avait torché la salle. Arrivé au bout, il actionna la clé déjà enfilée dans la serrure, afin d'avancer dans la zone suivante, qui serait — il l'espérait — plus corsée.



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Mer 23 Jan 2019 - 13:30

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« Oh non. Ne me dites pas que c'est ça, mon épreuve. »

Face au mur d'escalade de 5 pauvres mètres, Sabaru soupirait. Un mur d'escalade aurait certes constitué un défi raisonnable pour un shinobi normal, d'autant plus qu'il était surement truffé de pièges comme les salles précédentes, mais pour le déchaîné c'était une formalité d'un ennui mortel. Il faisait partie de ces shinobis qui maîtrisaient les mouvements aériens à la perfection, ses liens lui servant de grappins téléguidés et rétractables.

Il s'avança jusqu'au pied du mur en silence, les mains dans les poches et la mine déconfite. Il avait fait tout ce chemin pour se retrouver face à une épreuve qu'il pouvait maroufler sans le moindre problème. Un dilemme moral se posait alors : il était venu se mettre à l'épreuve, pour se prouver qu'il valait mieux que les autres. Était-il censé se servir de ses avantages naturels au point de rendre certains défis caduques, ou devait-il se plier aux mêmes règles que la plèbe ? Il avait déjà utilisé ses facultés pour faciliter grandement les précédentes salles, mais jamais au point de les transformer en promenades de santé. Il avait dû réfléchir un tantinet ; or ici, il pouvait se hisser jusqu'en haut avec ses chaînes, prendre la clé et partir.

Je peux le réussir de la sorte. Il sortit les mains de ses poches, avant de les frotter l'une contre l'autre en regardant le mur. Je relèverai ce défi en prétendant être un de ces péons, sans mes liens. Une chaîne de sûreté suffira, ça suffira à punir la relative insouciance de ses concepteurs.

Répondant à ses pensées, une chaîne jaillit du bas de son manteau et alla percuter le plafond de la pièce, s'y incrustant profondément. Elle resterait attachée à sa taille pour l'empêcher de chuter s'il venait à se rater, et n'interviendrait en rien pour faciliter son ascension. Sabaru ajusta une dernière fois son équipement, puis releva les yeux vers le mur atypique pour l'observer.

Les prises étaient toutes marquées, différenciées. Certaines étaient trouées par endroits, bien que la plupart étaient relativement normales vues de l'extérieur. Il commençait à comprendre le mode opératoire de Kobayoshi et de ses associés ; ainsi, il se décida à d'abord essayer chacun des types de prises différents avant de réellement commencer son ascension du mur. Il agrippa ainsi deux prises avec ses mains, pour se hisser un peu plus haut, vers l'une de celles qui étaient trouées.

Il bloqua son pied contre l'une des prises sous lui pour se maintenir au mur, et libéra sa main droite qu'il apposa quelques instants sur celle qui était trouée. Il la retira vivement lorsqu'il entendit le bruit qu'il avait pressenti, celui de l'acier qui frotte ; des pics étaient sortis des trous dans la prise, visiblement destinés à lui planter la main pour le faire chuter. Il se remit donc dans une position plus stable, cherchant du regard une autre prise à essayer... jusqu'à ce que celles sur lesquelles il était appuyé s'enfoncent dans le mur. Il manqua de chuter, mais sa chaîne le retint. Sous ses pieds, le sol avait d'ailleurs disparu. Les prises enfoncées étaient semblables, mais porteuses de symboles différents. Elles s'enfoncent donc toutes dans le mur, peu importe leur fonction ; et l'une de celles que j'ai activées a retiré le sol, pour punir les chutes en allongeant le temps de retour au mur. Suspendu à sa chaîne, il se balança pour revenir s'accrocher au mur. Les tests pouvaient continuer.

Juste au-dessus de lui, le mur se mit à coulisser, sans qu'il n'ait touché la moindre prise. Le chemin à adopter au sommet était donc variable, ce qui rendait une prévision à froid impossible. Il fallait improviser. Le dernier type de prise qu'il n'avait pas essayé se révéla à lui, juste sous son nez, là où le mur avait coulissé. Il déposa sa main dessus, mais n'eut aucune réaction. Il s'y maintint, devinant qu'elle n'aurait d'effet qu'en s'enfonçant ; et il avait raison, puisqu'elle provoqua une nouvelle rotation une fois activée.

L'expérimentation est terminée. J'ai assez joué le jeu de Kobayoshi, il est temps de montrer qu'un mur d'escalade aussi simpliste n'est rien pour un shinobi — tout genin soit-il. Il débuta ainsi son ascension, évitant les prises trouées et avançant sans jamais s'arrêter plus de cinq secondes sur place. Un revêtement de chakra était visible sous ses semelles et au creux de ses mains, le faisant adhérer sans problème aux prises même lorsque le mur bougeait sous lui. La faible hauteur du mur lui permit de conclure en bondissant soudainement de sa surface, sautant un bon tiers de celui-ci pour se saisir de la clé. Il se laissa ensuite retomber en faisant se dérouler sa chaîne, qui regagna son manteau une fois qu'il eut touché le sol.

« Merci, au revoir. »

Il s'en alla vers la porte de la salle suivante, amer du simulacre de difficulté qu'il avait dû s'imposer pour passer l'épreuve du mur. Il commençait même à être un peu déçu d'avoir investi son temps dans la complétion de ce défi d'amateurs. C'est donc plein d'espoir quant à ce qui l'attendait qu'il fit tourner la clé dans la serrure, déverrouillant la porte de la dernière salle dans laquelle il pénétra sans plus attendre.



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Lun 18 Fév 2019 - 17:01

Évaluation, autosatisfaction
en solitaire

Dernière salle, dernière ligne droite, dernier calvaire. Si l'ombre d'un challenge avait plané sur la mise à mal des pièges, ce n'était que quant à sa consommation de chakra qui était somme toute assez menue, au vu du fait qu'il ne lui restait plus qu'une étape. Il n'avait essuyé ni blessure importante, ni traumatisme ; il ne pouvait se plaindre que de l'huile qui avait infiltré son manteau et qui le rendait assez inconfortable, collant et surtout froid.

Le tout le rendait donc d'humeur maussade. La difficulté vue au rabais lui faisait l'effet d'une dure vérité crachée en pleine face, celle que la Brume comportait décidément nombre d'idiots ou de personnes dépourvues de talent, peut-être même peu travailleuses — parfois les à la fois.

L'épreuve finale résidait donc en la pièce toute en longueur qui s'offrait à lui. Trois cylindres de bois, frappés des lettres P, S et N, occupaient le centre de l'endroit. À sa droite, une table comportant des fioles verrouillées comportant des annotations occultes telles qu'« anti-paralysie » et d'autres joyeusetés était collée au mur. Tout au fond, il voyait des clés, servant probablement à ouvrir les trois fioles et la sortie de la pièce puisqu'il y en avait 4.

Il ne fallait pas être bien futé pour comprendre qu'il s'agissait là d'une pièce dont il devrait s'échapper, en se servant des fioles pour immuniser son corps à un éventuel poison ou soporifique aérien. La distance séparant les deux tables, clés et serrures, constituait donc la difficulté à surmonter, trajet durant lequel le ninja devrait résister à l'affliction qui lui était infligée avant de s'en libérer, s'il était toutefois capable de procéder à l'ouverture du verrou scellant le breuvage purificateur en dépit de l'effet du poison.

L'élément manquant était donc le déclencheur du poison. Il s'était déplacé, afin de voir les étiquettes des fioles de plus près, mais rien n'avait changé. Son intérêt fut piqué par les 3 poussoirs incrustés dans la table, qu'il ne s'aventura pas à presser. Il n'y avait qu'eux pour faire jaillir le gaz, qui devait d'ailleurs être contenu dans les cylindres bien mis en évidence.

Un sourire fendit le visage du déchaîné. Cette épreuve n'avait rien à voir avec les compétences que l'on exigeait d'un shinobi, en vérité. Personne n'attendrait d'un soldat qu'il se déplace au travers d'une zone irrespirable et probablement mortelle — dans des circonstances réelles — pour y récupérer quelque chose. Mais là où le soldat lambda aurait échoué, il était sûr de réussir. Encore une fois, il ferait montre de ses talents « innés » à donner vie aux liens.

Sa main gauche s'élança, ciblant la table sur laquelle les quatre clés étaient entreposées. Quatre longs fils de fer jaillirent de l'ombre de son habit, pour s'attacher avec précision aux clés. Sa main se referma sur les liens quasi invisibles à l'oeil nu, entremêlant ses doigts aux câbles de sorte à pouvoir les différencier les uns des autres pour les attirer dans l'ordre de son choix. Sa main droite, elle, glissa sur le bois de la table et frôla chaque interrupteur avec les presser.

Puis, il écrasa sa paume sèchement sur les trois boutons à la fois. Les trois cylindres s'ouvrirent à l'unisson, libérant leurs contenus gazeux opaques. Avant que le poison volatile n'arrive à lui, Sabaru bloqua sa respiration, et disposa sa main droite sur les fioles fermées. Ses yeux se fermèrent enfin, de sorte à ne pas exposer ses précieuses prunelles d'émeraude à l'attaque extérieure. Le poison l'engloutit enfin, plongeant son ouvrage dans l'ombre.

Son index, majeur et annulaire gauche se refermèrent sèchement, attirant les trois clés correspondant aux fioles jusqu'à lui rapidement, jusqu'au creux de sa main. Il se retourna vers la table en se guidant avec sa main droite déposée au préalable sur les fioles, toujours sans respirer ni ouvrir les yeux, et introduit les clés dans les trois fioles pour les ouvrir. À tour de rôle, il engloutit leurs contenus, ses mouvements un peu hasardeux le faisant renverser un peu du précieux breuvage. Son auriculaire se referma enfin, attirant la dernière clé qui s'était libérée lors de l'ouverture de la dernière fiole, comme il l'avait présumé.

Il patienta une poignée de secondes de plus, jusqu'à ne plus pouvoir retenir son souffle, puis prit une grande respiration. Ses yeux s'entrouvrirent, cherchant la porte menant à la sortie calmement, l'absence de symptômes confirmant qu'il s'était immunisé aux poisons correctement. Il avait compté sur la clémence et la droiture des organisateurs, en ingurgitant les antidotes, qui auraient très bien pu être d'autres poisons. Le constat que les pièges s'adressaient à la basse classe s'était confirmé, puisqu'il était sain et sauf.

La sortie regagnée, il y inséra la clé, puis quitta la dernière salle des Pièges de Kobayoshi. Par précaution, il la referma derrière lui, ne souhaitant pas laisser les poisons se propager et s'en prendre aux autres usagers du Dojo.

C'est avec l'autosatisfaction de s'être prouvé qu'il avait vaincu et le soulagement d'enfin s'être débarrassé de ce RP solo qui n'avait que trop duré que le roi sans couronne regagna son domicile, pour y prendre une bonne douche et se débarrasser de l'huile qui lui collait à la peau.


Fin du RP



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