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Pas chassé ∞ Zeref


Lun 7 Jan 2019 - 9:04
Il s’arrêta net dans son mouvement, détaillant rapidement du regard l’inconnu qui se tenait devant lui.

Bonsoir…

Un maigre murmure échappa à ses lèvres. Il était difficile de savoir exactement comment se comporter dans ce genre de situations qui dépassaient quelque peu l’entendement. Comment en était-il arrivé à là déjà ? Ren soupira intérieurement, les souvenirs de sa soirée remontant à lui. Ayant pris un livre de chevet à thématique scientifique dans la bibliothèque de ses parents pour aller dormir, il n’avait guère réussi à la lire. Ou plutôt, n’avait-il guère réussi à trouver une position suffisamment confortable et non gênante pour lire comme il le voudrait. Allongé dans son lit, quelque chose le dérangeait sans qu’il ne puisse exactement nommer de quoi il retournait, aussi avait-il essayé de lire assis dans son lite mais la sensation était on ne peut plus pire. Après s’être relevé pour se dégourdir, il avait décidé de lire assis à son bureau mais, cette fois-ci, c’était la luminosité de la chambre qui n’était pas la bonne, allant du pas assez au trop sans aucun juste milieu. Soupirant lourdement, il remarqua que la température de sa chambre, exposée au soleil et ayant été chauffée toute la journée par cette source naturelle, était beaucoup trop élevé ne serait-ce que pour dormir, alors de là à lire quelque chose dans ces conditions…

Passant dans la maison, il remarqua que ses parents semblaient en pleine discussion avec d’autres membres de la famille, et il n’était pas suffisamment stupide pour déranger sa mère lors de ce genre d’événements, aussi s’éclipsa-t-il rapidement dehors. Il avait son âge, il pouvait bien sortir quand il le voulait, et pourtant un certain gène infantile persistait – il n’avait rien dit aux siens. Soupirant de plus belle, il laissa un insecte sur place pour qu’il leur transmette l’information. Le doux souffle des vents nocturnes, lorsqu’il fut enfin dehors, caressa sa peau pâle avec adresse, portant avec soi des effluves de lavande que sa mère cultivait dans le jardin. Doux, il faisait tellement doux et poétique que c’en était étrange, et il se pinça par précaution pour être certain d’être dans la réalité et non un Genjutsu. Bien réel, et c’est en partant de ce constat que, livre à la main, Ren s’interrogea sur le meilleur endroit où aller afin de lire tranquillement – en fermant les yeux, et aiguisant brièvement ses sens, il pouvait entendre avec facilité ce bruit disharmonieux et omniprésent, reflet de l’agitation des rues de la ville malgré l’heure tardive. C’est en cherchant à s’extraire de ce dernier, d’ailleurs, qu’il prit la direction du port – même s’il demeurait un lieu fréquenté et utilisé, les cargaisons étaient généralement plus rare la nuit tombée car elles reprenaient de plus belle le matin, et l’Aburame connaissait par ailleurs un endroit calme sur des toits, non loin de ce dernier mais hors de son enceinte. Un endroit où il pourrait lire en toute tranquillité et profiter d’un panorama de Kiri des plus agréables. Quelle ne fut donc pas sa surprise à croiser, au dit endroit, un autre shinobi de la brume. Et maintenant qu’il avait murmuré son « Bonsoir », il n’y avait plus d’autres solutions – d’un pas chaste, il avança un peu toujours sans s’assoir, attendant la réaction du brun.

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Mar 8 Jan 2019 - 11:26
Ce matin, je me suis levé de bonne heure, comme à mon habitude. La librairie des parents ouvre assez tôt et je n'ai pas envie de les croiser donc je passe mes journées dehors, depuis l'aube jusqu'au crépuscule. J'ai enfilé un pantalon et une chemise ébène, ma couleur préférée si je on demande d'en choisir une, mais bon, je ne pense pas que cela ait d'importance. Comme souvent, j'ai pris le livre qui hante mes pensées pour aller m'installer à un endroit assez calme et avec peu de monde, les gens, ça m'horripile. Aujourd'hui, j'ai choisi un endroit pas très loin du port, car même si le lieu en lui-même est bruyant, lorsque l'on se trouve assez loin, ça reste paisible. Comme toujours, j'évite les citadins sur la route, des fois que certains soient tentés de m'adresser la parole ou pire, m'importuner pour une raison absurde telle que me demander de l'aide sous un quelconque motif. J'aurais aussi bien pu me déplacer sous ma forme canine mais comme il ne s'agit pas d'un chien et bien d'un loup, noir avec des yeux bien rouge, je me dis en général que je risque d'être pris pour un prédateur. Et je n'en suis pas un. Asocial, oui, violent, pas plus que de raison. Il n'en reste que je ne suis pas pour autant végétarien.

Arrivé à mon emplacement préféré, je m'allonge et je commence à dévorer les pages de mes prunelles écarlates, avançant dans le récit page après page, à un rythme modéré. Je lis vite, mais quand l'histoire me plaît, je prends le temps d'assimiler chaque ligne, je vis l'histoire à fond, bref, je m'imprègne de ma transcription. C'est ainsi qu'en à peine quelques instants, la nuit est arrivée. En fait, les heures avaient filé, mais je ne m'en suis juste pas aperçu tant ma passion m'a aspiré tel un poisson dans un tourbillon. Aussi facile que ça, mais cela dit, c'est qui ce type qui arrive ? Un moment ennuyant arrive, et malheureusement il est trop tard pour juste s'esquiver, le gars me salue déjà. Le fixant de ses yeux rougeoyants, mon visage tout aussi maussade qu'il l'avait toujours été, je ne cache pas mon désarroi, ma déception, et surtout ... il est tard, j'ai encore moins envie d'ouvrir un dialogue que d'habitude, et Dieu sait que d'habitude, je n'en ai pas envie. Je ferme mon livre, me relève pour faire face à l'autre, aucun sourire, mon regard pourrait aussi bien être vide, mais mes pupilles ont malheureusement la particularité d'être toujours rouge vif, et les gens ont parfois tendance à croire que je suis intéressé par eux.


"Yo."


Pas un mot de plus, peut être qu'il n'a pas envie de parler et qu'il va juste tracer sa route ?




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Mar 8 Jan 2019 - 14:53
Si Ren savait être désinvolte et perdu dans son monde, il ne rivalisait en aucun cas avec l’inconnu en face de lui. Malgré le rouge sanglant de ses yeux et des traits… Tirant doucement vers le sauvage, ce dernier semblait perdu dans l’indifférence et la désinvolture la plus totale. Etait-ce de l’agacement ? Sans en avoir la moindre preuve l’Aburame nota mentalement que ça devait être probablement le cas, son regard passant rapidement de l’inconnu au livre qu’il avait à la main, et vice-versa. Tout du moins, il ne semblait pas violent, ce qui était une sorte de soulagement. C’était un de ses coins lecture favoris et il était gré ne pas avoir à le troubler avec un quelconque combat – outre le fait de le rendre un peu plus remarqué par la population, il y lierait des souvenirs qui risquaient pour certains de ne pas être agréables. Doucement, il adressa un sourire au Genin en face de lui, parlant de façon calme et silencieuse, chuchotant presque comme s’il était à la bibliothèque.

Je vois que je ne suis pas le seul à aimer lire ici…

Sa phrase était aussi dénuée de jugement de valeur que possible et, combien même il y en aurait un, ce dernier serait irrémédiablement positif. D’un geste plus sec qu’il ne l’aurait voulu, il tapotait la couverture de son livre, montrant clairement ses intentions. Rassuré quelque part de savoir que l’autre n’était venu chercher ici que ce qu’il cherchait déjà, Ren continua son chemin – prenant garde si jamais on cherchait à lui bloquer la route. Son objectif était des plus simples, s’assoir et lire calmement, contemplant çà et là le panorama du port Naragasa qui lui était donné. Et c’est en ayant fait quelque pas seulement qu’il se demanda si ce minimum d’échange n’était pas insuffisant ou pire, si le deuxième présent avait une approche territoriale très importante de sa vie. Se retenant de soupirer, le blond tourna son visage vers le brun, s’arrêtant calmement dans son mouvement.

Ren.

Il ne s’étala guère en politesse, pas plus non plus ne s’encombra-t-il d’une poignée de main, sentant quelque part que c’était tout aussi indifférent au brun que tout le reste de ce minime échange. Attendant quelques secondes pour laisser l’information s’ancrer, il continua.

J’espère que ça ne te dérange pas que je vienne lire ici.

Ce n’était pas réellement une question, encore moins la demande d’une autorisation. L’endroit était public et si l’autre était là depuis plus longtemps, ça ne l’en rendait pas pour autant propriétaire. De plus, une lecture silencieuse chacun de son côté était plus que possible, et ce ne serait pas la première fois que Ren ferait ce genre d’échanges tacites avec quelqu’un. Comme pour montrer sa détermination, il montra son livre de façon ouverte à l’autre, le laissant voir le titre : « L’interaction unité-environnement comme moteur de l’évolution des espèces ».


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Mar 8 Jan 2019 - 21:06
Si on m'avait dit qu'un jour je me retrouverais à devoir écouter quelqu'un me parler sous prétexte que le lieu que j'ai choisi pour lire est son endroit préféré, j'aurais probablement ri. Enfin, pour me le dire il aurait déjà fallu que j'écoute... Pas le seul à aimer lire ici ? C'est un peu faux, je ne fais que choisir un endroit et je m'y pose, je jauge le niveau de bruit et les risques que des passants s'imposent à moi, puis je me mets à lire. Mais il ne peut pas le savoir, ça, et je m'en moque qu'il le sache en fait. Cependant, je n'ai pas envie de partir, je suis enfin parvenu à un passage clé de mon ouvrage, et il se trouve que je déteste plus encore m'arrêter quand ça devient intéressant que les humains. Le blond se présente, je ne lui ai rien demandé, mais tant qu'à faire, je lui réponds, tout aussi simplement, pas par politesse ou pour être amical, juste parce que je le veux, ou plutôt que je ne ressens pas le besoin de passer mon tour. Une des facéties de ma vie, je n'aime pas les autres, mais parfois je ne suis pas si sauvage... Bien que pour le coup, il est difficile de me targuer d'être tout à fait correct vis à vis de cet inconnu, enfin de Ren.


"Zeref."

Simple, concis, il m'a dit son prénom, je lui donne le mien, un simple échange de bons procédés. Qu'il aime lire m'importe peu, surtout que son style de littérature m'a l'air bien ennuyant, et bien sûr que sa présence me gêne. Néanmoins, comme je l'ai dit, je ne peux pas arrêter ma lecture en si bon chemin, je sens de la frustration qui monte en moi, je ne le snobe pas mais je refuse de prononcer un mot pour lui répondre. Je retourne m'assoir au bord du toit, lui tournant le dos, puis j'ouvre mon monde des merveilles au marque page. Je dois savoir la suite, est-ce que Nobuya a réussi à vaincre le Clerc énigmatique ? Va-t-il réussir à séduire Setsuna ? Et le plan pour réduire le peuple de Shiganshina en esclavage sera-t-il finalement déjoué ? Voilà, en quelques secondes, à peine quelques lignes de lues, et déjà j'oublie que ce Ren est présent. Si simple, si efficace, je ne pourrai jamais m'arrêter de lire...

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Jeu 10 Jan 2019 - 13:09
La réponse de l’autre était brève, à l’égale de ce à quoi s’attendait l’Aburame – et il n’allait clairement pas feindre la surprise ou la déception devant cette attitude. Continuant son chemin sans changer d’allure, Ren trouva position à l’autre bout de la toiture et s’installa silencieusement. Lisant quelques lignes, il laissa son regard se perdre sur le panorama – dans la nuit débutante, les derniers pressés rentraient chez eux, tandis que d’autres sortaient à peine avant de se laisser bercer par les plaisirs de la nuit. Il esquissa un léger sourire silencieux. Ici, il était observateur et juge, en quelques sortes, de tout ce qui se faisait en dessous de lui. Les gens, trop loin pour être réellement identifiées, ne devenaient que des… Fourmis dans un terrarium. Cette observation lui glaça le sang, faisant le parallèle obligatoire avec l’essaim qui l’habitait. Combien étaient-ils, à Kiri, à observer ce qu’il y avait si bas et à décider sans même connaître ? Combien jouaient à dieu ? Il lui semblait préférable, pour le moment tout du moins, ne pas connaître la réponse à cette question, même s’il ne l’oubliait guère – un jour il s’efforcerait d’avoir la réponse. Ne voulons-nous pas tous découvrir qui tire les fils de nos vies ? La question résonna plus fort que nécessaire dans son esprit, arrachant le vide de ses yeux du panorama kirijin et le recentrant sur sa propre personne.

Plaquant son dos contre le toit, il souleva une main, rêveuse, vers le ciel – l’autre tenant fermement son livre. D’un geste flou, il tenta d’attraper les étoiles comme si, poétiquement, elles étaient à sa portée. Ce qu’il remarqua, cependant, était le petit insecte qui pris la fuite autant que possible lorsqu’il bougea. Un sourire taquin traversa son visage jusqu’à s’ancrer dans ses yeux. Des moustiques. L’été était la température propice au développement de ces petites créatures, tout comme les terrains humides. Force était de constater que Mizu no Kuni probablement tout entier devait être la plus grande culture de moustiques à travers le Yuukan, et en plissant les yeux Ren remarqua enfin la quantité impressionnante de ces derniers qui parcouraient les rues de la ville.

Il laissa échapper un sourire amusé. Bien sûr qu’ils étaient nombreux, à attaquer tout le monde. Et bien sûr n’avait-il pas remarqué… Il n’était qu’enfant à l’époque. Un moustique aventureux était venu le piqué tandis que Ren le suivait des yeux, plus fasciné que terrifié par cet insecte à la si mauvaise réputation. Ce à quoi ni l’enfant Aburame, ni l’insecte ne s’attendait, cependant, était la réponse des insectes de Ren. Ni d’une, ni de deux, l’un des siens sortis et happa le moustique entre ses cornes, le dévorant à une vitesse affolante. Si le suceur de sang pouvait parler, probablement qu’il aurait poussé le gémissement le plus agonique que l’on ne s’imaginait. Et si à l’époque le jeune enfant avait été horrifié, dégouté même… Aujourd’hui, l’adulte se rendait compte à quel point son essaim le protégeait, en tout lieu. Clignant des yeux à quelques reprises, Ren observa le nuage de moustiques, retenu comme par un champ de force à distance. Aucun n’avait le courage de s’avancer, et encore moins de piquer. Tournant la tête vers l’autre locataire des toits, il constata que d’autres n’avaient pas cette chance.

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Mar 15 Jan 2019 - 17:09
J'ai lu des pages, encore et encore, je devais finir mon chapitre parce que j'étais absorbé, mais me voilà à en avoir lu cinq, une centaine de pages, forçant sur mes yeux à cause de la lumière qui ne suffit pas à éclairer à cet endroit... Après tout je suis au dessus du réverbère, pas étonnant qu'il ne m'arrose pas de ses flammes, autant pour la faible chaleur que pour la puissante lueur. En fait, c'est la lune qui me permet de voir, cet astre tellement lié à moi, ou plutôt à ... ma race ? Celle de mon Yasei... Oui, rien à voir avec ces histoires de loup garou, mais pour une raison que j'ignore, ma partie animale a toujours été fascinée par cette forme circulaire, parfois je ne peux m'empêcher de hurler à la mort les soirs de pleine lune. Mes yeux fixant le voisin de notre monde, son fidèle compagnon, je m'étais totalement séparé de mon activité précédente, ne m'intéressant plus qu'à elle et elle seule. Moi qui rêvais de liberté, trouverais-je un moyen de la rejoindre ? Là-haut, il n'y a rien de plus que le vide, des plaines sans fin, personne pour me déranger. Mais il est impossible d'y vivre malheureusement. Si je veux quitter le monde des humains, il faudra que je le fasse en restant dans le Yuukan, cela arrivera, c'est plus une certitude qu'un espoir, mais pour cela, il me faudrait devenir fort. Assez pour quitter ce village, suffisamment pour ne pas me faire rattraper, puis ne jamais me faire retrouver, que l'on m'oublie et ... ne jamais revenir sur mes pas. Mes yeux scintillent face au satellite naturel, ils brillent de milles feux, ma nature profonde semble prendre le dessus actuellement, mon nez s'allonge pour devenir une truffe, des poils sur mon visage apparaissent, puis je reprends mes esprits et j'arrête ma métamorphose. Je me rappelle la présence de Ren, je n'ai pas envie que n'importe qui ne soit au courant de ma particularité...

Je secoue mes épaules, ma position maintenue au bord du toit m'a un peu ankylosé, peut être est-ce l'heure de lever le camp ? Je fais un premier geste pour m'en aller, puis j'entends des voix non loin, des deux côtés... L'heure est si tard ? La fermeture des bars à proximité, ce qui veut dire un bon nombre d'ivrognes à croiser... Les pires de tous, je ne veux pas en croiser. Je regarde à nouveau mon livre, je suis toujours autant pressé d'avancer dans l'histoire, mais pas au point d'accepter le risque que l'autre personne ne me parle. Pour la première fois de ma vie, je pense que je me force un peu à reprendre ma lecture. Le passage est vraiment cool, Setsuna vient de se faire capturer par des brigands qui menacent de la violer, mais Nobuya arrivera sûrement à temps. Il commence par abattre un des pervers, il occit le suivant avec son katana, puis il arrive à voir sa douce, à moitié nue, avec quelques uns des criminels sans bas. En un éclair, il tranche leurs parties intimes, et tout ce qui gicle au visage de la pauvre est leur sang. Cette scène est explicite, mais je me moque bien de la sexualité du passage, pour moi, ce qui est intéressant est ce "power up". Jusqu'ici, le héros était un très bon combattant mais n'avait rien d'un shinobi, et là il a réussit à utiliser une sorte de charge, de mouvement instantané. Je ne peux réfréner un petit cri de satisfaction à cet instant.


"Yeah !"

Mes yeux s'écarquillent, je n'aime vraiment pas montrer mes sentiments ou mon humeur à qui que ce soit. J'ai souvent ce genre de réactions en lisant, mais je suis seul en général. Je rougis un peu, toujours dos au brun, rapprochant mon visage du livre assez brutalement, me cognant par la même occasion. Scène pittoresque, très humiliante pour ma personne, plus qu'elle ne l'aurait été pour quelqu'un d'autre, quelqu'un de sociable...

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Mer 16 Jan 2019 - 7:20
Finalement, le brun ne semblait pas le moins du monde dérangé par le nuage de moustique qui lui tournait autour, ou bien était-il tellement absorbé par sa lecture qu’il n’y prêtait garde. C’était son problème après tout considéra Ren en haussant les épaules – il pouvait y faire quelque chose sans trop de difficultés, et ses insectes auraient de quoi manger autre chose que du chakra, mais il avait comme l’impression qu’intervenir dérangerait son « partenaire » plus qu’autre chose. Soupirant calmement, Ren retourna à alterner sa lecture ainsi que sa contemplation du paysage, accentuant de plus en plus cette dernière que le soir tombait. Ne disait-on point que la nuit tous les chats étaient gris ? Ren n’était pas d’accord avec cette phrase. La nuit, les crapules diverses sortaient, la moindre agitation n’avait rien d’anodin, contrairement à la journée où c’était le calme qui était suspect. Le jour et la nuit, deux faces de la même médaille.

Scrutant du regard ce qu’il se passait, il fut presque déçu de ne constater rien de vraiment anormal – le privant d’une quelconque distraction. Peut-être était-il trop loin pour évaluer les différentes subtilités ? D’un mudra il libéra un insecte inspecter les lieux et lui dire ce qu’il avait trouvé, déclenchant un léger brouhaha parmi les moustiques qui s’écartèrent pour lui libérer le passage. La crainte que ces derniers avaient envers les insectes Aburame était presque ridicule, mais également la raison pour laquelle aucun membre du clan n’a réussi à domestiquer les petits suceurs de sang. Ils convulsaient et mourraient ou se faisaient dévorer systématiquement dès la moindre tentative d’approche. De toute façon, Ren n’était même pas sûr qu’il aurait aimé avoir des moustiques en lui. C’était une chose que de laisser les insectes se nourrir de chakra, et une autre que de les laisser dévorer chakra et sang. Il frissonna à l’idée, notant quelque part qu’il demanderait à ses parents si l’insistance du clan avec ces insectes avait lieu d’une quelconque stratégie militaire ou n’était qu’une curiosité scientifique.

Lorsque son petit scout revint enfin, il confirma le calme serein de la nuit, ne signalant qu’un portefeuille que quelqu’un aurait égaré dans la rue. Quelques secondes de réflexion seulement et voilà que, d’un second mudra, Ren créait une discrète masse d’insecte qui fit frémir les moustiques d’autant plus, les éparpillant même au plus loin de l’Aburame. Concentré sur son geste, il ordonna aux insectes de ramasser l’objet perdu, concluant qu’il le ramènerait au propriétaire en rentrant chez lui ou demain matin. C’était le minimum qu’il puisse faire pour s’occuper et, considérant que la pause respiration avait assez duré, il se replongea dans son livre, seulement pour être interrompu par un cri venant de l’autre occupant des toits – dire qu’il en était presque venu à l’oublier.

Soupirant calmement, il referma son livre et se dirigea prudemment vers le brun, essayant d’analyser la situation. Dans un cas général, il aurait probablement ignoré la chose, estimant que chacun avait ses problèmes. Cependant, ils étaient deux, la nuit, sur un toit de la ville. C’était assez pour justifier un peu de curiosité bien placée.

Tout va bien ?

Les moustiques dans l’air, voyant Ren arriver, se figèrent, inspectant ce qu’il allait faire. Aussi se permit-il une légère disgression.

Il y en a beaucoup, n’est-ce pas ?

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Mer 16 Jan 2019 - 9:37
Le cri que j'ai poussé semble avoir attiré Ren. En plus d'être très gêné, maintenant je suis plus ou moins obligé de m'expliquer. Mais je n'en ai pas envie. Déjà, il arrive et me demande ce qu'il se passe, après avoir mémorisé la page à laquelle je suis, je ferme mon ouvrage, je me redresse et me tourne pour faire face au brun. Pas par politesse, je m'en fiche, mais simplement parce que j'aime bien être en face des gens quand je suis obligé de leur parler. Je regarde autour de moi, un grand nombre de moustiques... Aucun n'a essayé de voler mon sang, c'est normal, ma nature animale est omniprésente et ces insectes n'aiment pas ça, les bêtes. Je ne les apprécie pas pour autant, mais je fais mine de les ignorer. D'un regard sérieux, je fixe mon interlocuteur, et lui réponds tout aussi sérieusement.


"J'ai laissé mon excitation pour ce livre prendre le dessus. Désolé si je t'ai dérangé."

Désolé, sans doute que je le suis, mais pour l'avoir dérangé, plutôt pour avoir montré ce qui se rapproche d'un sentiment, une sensation, une part de moi. Je ne veux pas que les autres me comprennent, ou me connaissent, je ne veux même pas qu'on s'intéresse à moi. Je ne déteste pas les autres êtres humains, ils ne m'intéressent pas. Ce Ren est sans doute quelqu'un de sympathique au fond, mais je ne peux pas le comprendre, et rien n'y changera. Bien sûr, mon but est de trouver un endroit où je pourrai comprendre les gens, en tant que métamorphe, je me base sur l'instinct, et il me dit que je trouverai rien de ce genre ici, à Kiri, ou dans n'importe quel autre village à proximité. Encore faudrait-il que je sache ce que je cherche ? La liberté ? La tranquillité ? Difficile à dire, je sais que j'ai envie de découvrir des endroits où les peuples sont inconnus aux locaux, ici.


"Oui, beaucoup de moustiques... Mais ils me craignent plus que je ne les crains."

Une phrase un peu mystérieuse, mais qui avait plus de sens, quelques secondes après, quand l'un des insecte buveur de sang s'est approché de moi, et que j'ai laissé un croc apparaitre, mes poils se sont également hérissés, dévoilant une certaine soif de sang. La mienne doit être plus grande que celle du petite être qui s'enfuit très rapidement. J'entends moins les ivrognes, peut être le temps de m'éclipser. Je fais quand même mine d'être curieux auprès du jeune homme, je lui adresse une première question, la seule.


"Tu n'as pas l'air de les craindre, comme se fait-ce ?"


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Mer 16 Jan 2019 - 12:13
Ren haussa les épaules, désinvolte, à la réponse de Zeref. Il ne comprenait que trop bien qu’on puise se perdre dans une lecture au point d’en arriver à être d’un autre monde… C’est ces moments doux et intenses à la fois qui animait en lui l’envie de lire, cette possibilité de s’échapper ailleurs, de ne plus être ce qu’on attend de nous. Bien que dernièrement ses lectures étaient bien plus solennelles et limitaient quelque peu cet effet – des années à créer cette culture du livre permettait cependant de se plonger même dans un traité sur les meilleurs techniques taijutsu. A sa remarque sur les moustiques, l’autre sembla ne pas être dérangé également, éveillant un brin de curiosité chez le blond. Ainsi, il y avait également d’autres personnes que les moustiques craignaient ? Voilà qui était intéressant – s’il s’agissait d’une possible mondanité, c’était quelque chose que Ren ignorait combien même il l’estimait possible en théorie.

Comme pour se justifier, le brun laissa apparaître un croc, éveillant plus encore l’intérêt de l’Aburame tandis que le pauvre moustique fuyait sans vergogne. Finalement, la question lui fut retournée et, l’espace d’un instant, il hésita à répondre tandis que son esprit pesait le pour et le contre. C’était une rencontre curieuse un soir curieux, la probabilité de se revoir était existante... Il n’y avait rien d’illégal à sa méthode. Soupirant calmement, il adressa finalement un sourire amical à son interlocuteur.

Ils ne s’approchant pas car ils savent que c’est moi qui les dévorerait.

Et, faisant le parallèle avec Zeref, il composa un mudra et libéra une vingtaine peut-être d’insectes de son corps qui se jetèrent de façon sanguinaire sur les moustiques et commencèrent à les dévorer jusqu’à ce que Ren les rappelle. Brutalement, la zone dans laquelle aucun moustique n’osait s’aventurer s’était un peu élargie après la démonstration, arrachant un haussement des épaules amusé au blond. Il n’aimait pas spécialement montrer cette partie violente et sanguinaire des talents de son clan, mais la soif de sang qu’avait affiché l’autre habitant des toits… Il fit craquer une phalange devant la curiosité qui le gagnait.

Un jour ils ont essayé de me piquer, depuis… Voilà. Est-ce indiscret de demander ce qu’était ce croc que tu as affiché à l’instant ?

Il avait montré les insectes vivant littéralement dans son corps pour le simple plaisir de les montrer et dévorer quelques moustiques, aussi espérait-il que sa question ne soit pas perçue comme de la curiosité mal placée mais bien un échange solennel tout au plus amical sur les toits de la ville un certain soir.

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Ven 18 Jan 2019 - 16:02
La scène devint tout à coup ennuyante, plus qu'elle ne l'était avant. Je n'aime pas discuter, les gens ne m'intéressent pas, et j'ai décidé de parler tout de même, contre toutes mes valeurs. Ce n'est pas la première fois que je parle à quelqu'un, mais ce genre de moment est assez rare pour moi. Ren sembla hésiter à me montrer pourquoi il ne craint pas ces nuisibles. Au fond, ça ne m'intéresse pas plus que le reste, mais peut être qu'en montrant de la curiosité, cela le pousserait à me laisser fuir ce moment des plus difficiles à vivre pour une personne de mon type. Mais il finit par me faire une démonstration, des insectes sortant de ... lui ? Le fameux clan Aburame, probablement, même si mes connaissances ne sont peut être pas assez grandes pour pouvoir l'affirmer avec certitude. Quoi qu'il en soit, la façon dont les créatures microscopiques ont commencé à tout dévorer, chaque moustique qui se trouve autour. A son appel, ils sont bien sûr revenus. Un contrôle total et parfait, cela m'a émerveillé, presque, un léger sourire en coin m'est apparu, pour disparaitre aussitôt. Je dois avouer qu'il a piqué ma curiosité, et rares sont ceux qui y sont parvenus dans le passé. Peut être y avait-il encore une piste à explorer dans ce village ? Trouver des personnes dotées de capacités particulières, même si la particularité des gens n'est pas vraiment ce qui me rebute à les côtoyer... Je suis moi-même plutôt banal, et pas vraiment intéressant, sans doute parce que je me suis créé ce personnage pour ne pas être approché. Mon vis à vis me demande maintenant l'origine de ce croc... Difficile à expliquer, qui plus est je n'ai pas envie de me transformer maintenant. Je préfère répondre par des mots plutôt que par des actes.


"Un croc ... Oui, disons plutôt une transformation partielle."

Je suis capable de prendre forme de mon Yasei partie ou en le totalité, mais le problème est que sa nature n'est pas la plus tendre qui soit. Sans parler du fait qu'elle soit parmi les plus menaçantes du règne animal, ma forme bestiale me confère certains désirs, besoins particuliers. Je ne m'adonne que rarement à la chasse, mais j'ai du mal à me contrôler quand je suis ce loup d'ébène.


"Tout comme tu sembles provenir de ce fameux clan aux insectes, je suis moi-même doté d'une capacité particulière... Celle de métamorphose. Je peux me changer en loup... Ou l'humain est-il ma forme spéciale ?"

Je laisse du mystère dans cette phrase, sans doute parce que je me le suis souvent demandé à moi-même. Cette bête de la race canine vit souvent en meute, mais lorsqu'il en est séparé, le loup devient solitaire et ne se mêle pas aux autres. Alors peut être que j'ai perdu ma meute sans m'en rendre compte et que c'est pour cela que je ne mêle guère aux autres ? Serait-il possible que mon désir profond soit de reformer une sorte de meute ? Ou d'en rejoindre une ? Des questions, toujours des questions, je dois trouver des réponses...

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Sam 2 Fév 2019 - 18:35
Lequel des deux était le vrai. Ce n’était pas une question que Ren s’était posée - pire même, c’était loin d’être une question qu’il aurait imaginé se poser un jour. Pourtant, elle avait tout sa légitimité ainsi que ce frisson désagréable - celui que l’on a lorsqu’on se trouve devant une énigme qu’on appréhende de résoudre. La réponse… Sans même réfléchir, il l’avait. S’il était communément admis que les Aburame avaient un contrôle parfait de leur essaim, la vérité était toute autre. Il fallait gagner le contrôle, l’exercer régulièrement - soumettre les insectes au chakra. S’il s’agissait bel et bien d’une symbiose, les insectes n’étaient pas les petits camarades de classe de chaque Aburame. C’était des chiffres, des lettres perdues dans le livre de la vie. Sauf quand on ne gardait pas le contrôle.

En effet, je viens du clan Aburame.

C’était plus un constat qu’autre chose, mais il tenait à ce que le nom du clan soit connu pour ses capacités. Chaque jour espérait-il redorer le blason terni par une image injuste qui était faite de sa famille, aussi voulait-il servir d’exemple vivant au “normal” qu’ils étaient dans le fond. Tant qu’ils gardaient le contrôle.

L’humain ou le loup… Lequel des deux voudrais-tu être ? Lequel des deux nourris-tu ? C’est un vieil adage - lorsque deux combattent, c’est celui qu’on entretient qui gagne.

C’était une question sciemment impertinente. La seule bonne réponse, selon lui, était le juste milieu. Les Aburame qui exerçaient trop d’autorité, voire de la starvation de chakra sur leurs insectes… Aujourd’hui ils étaient de simples shinobis ne portant plus le don du clan. Ceux qui laissaient trop à leurs insectes, qui acceptaient trop… Ils étaient pire. Le bourdonnement. Les voix. Le Chakra. L’essaim les plongeait dans la folie, transformant l’homme en pourceau au service d’insectes, incapable de se contenir et devenant un danger pour tout le monde - et particulièrement les secrets du clan. Les deux cas finissaient mort bien rapidement dans les souvenirs qu’il avait de Hi - et c’était à cette conclusion qu’il voulait amener le brun. Trop d’animal, il serait un danger, pas assez il serait un simple shinobi. Et Ren doutait sincèrement que Kiri soit en passe de devenir un zoo, donc probablement que l’animal dangereux...

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Dim 3 Fév 2019 - 9:16
Sans que je ne m'en rende compte, j'ai commencé à me livrer, avec une certaine réserve, à cette personne. Encore un coup dans le vide ? Est-il le genre de personne pour qui je peux avoir de l'intérêt ? La question revient, encore et toujours, je n'ai jamais détesté essayer, aller contre ma nature profonde, celle qui me pousse à vouloir quitter ce village pour de bon, un jour ou l'autre... J'ai longtemps cherché une personne qui mériterait ma considération, mais je ne l'ai pas trouvée. Ma vie a été une succession d'échecs m'amenant à ce destin inéluctable : devenir un déserteur et me faire traquer sans relâche, jusqu'à ma mort. Mais si tout cela pouvait changer ? Si je trouvais quelqu'un, une première personne digne d'intérêt qui me ferait changer d'avis, rester, tenter à nouveau ? Aburame Ren, l'homme aux insectes, il a piqué ma curiosité, et je vais lancer mes tests, sur lui. Il semble vouloir m'aider dans ma réflexion, alors que je n'ai fait que l'ignorer, en grande partie. Dois-je lui répondre sincèrement, dois-je vraiment réfléchir à ce qu'il me dit et trouver une réponse en moi ? En fait, je n'ai jamais vraiment essayé de comprendre qui du loup ou de l'homme est aux commandes ... Je n'ai pas de problème quant à ma forme animale, et je peux me transformer comme bon me semble, mais je vis principalement sous forme humaine. Puis-je vraiment dire quel "loup" je nourris ? Lequel grandit le plus ?

"Je connais cet adage. Il fait plutôt part des sentiments profonds qui cohabitent en chacun de nous, mais tu as raison, il peut s'appliquer à ma situation..."

Une pause, une réflexion, alors il a vu juste. Je ne sais pas quelle part de moi est la plus forte, il se trouve que je nourris mes deux loups de manière équitable, si je comprends bien ma situation en tout cas... Mais, et si le fait que je réprime mes instincts animaux était en fait une manière de me montrer le fait que je nourrisse exclusivement le loup qui représente mon humanité ? Cela pourrait-il expliquer mon aversion pour les autres ? Cela serait absurde, et pourtant, cet adage pourrait bien être l'histoire de ma vie. En nourrissant ce loup, et seulement lui, alors je nourris également mon indifférence, mon asociabilité, mon manque d'intérêt pour autrui... Si je nourrissais ma part de loup, ma vie changerait-elle ? Mon visage doit désormais faire apparaître une expression assez unique, de l'hésitation, un air perturbé, confus...

"Je n'avais jamais vu la chose de cette façon. Je réprime ma part animale, et cela pourrait bien affecter mon jugement, depuis longtemps maintenant..."

Dans ce genre de situation, lorsque deux choses s'opposent, il est toujours conseillé de prendre un contrôle total, mais dans mon cas, il se trouve que cela n'est pas la bonne alternative, il faut que j'essaie, d'être plus animal, moins humain, et bizarrement, peut être que je deviendrai plus humain, et moins sauvage...

"Je te remercie, Ren, tes propos m'ont ouvert les yeux, il faut que je fasse quelque chose... On se recroisera, j'en suis sûr... Je dois partir."

Je n'avais jamais remercié personne, je pense, et je n'avais assuré à quelqu'un que l'on se recroiserait, mais je suis perturbé, alors j'agis différemment... Je pars donc, à la hâte, non pas pour mettre en application mes réflexions mais bien pour mettre en place des stratégies pour libérer un peu ma part animale, et aussi pour dormir, car il se fait tard.



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Lun 4 Fév 2019 - 11:34
Ok. C’était pour le moins curieux et imprévisible – si Ren espérait réveiller un tantinet de réflexion chez le loup, il ne s’attendait pas à avoir un effet aussi fulgurant, et ce en si peu de temps. Quelque part, il espérait avoir fait le bon choix que de le guider sur une voie – même s’il ignorait laquelle car les quelques bribes de réponse, parsemées de réflexions propres et intimes qu’il ne lui était pas donné entendre, ne donnait guère la moindre direction… S’il sentait devoir s’estimer heureux, une certaine amertume demeurait en lui. Avait-il bien fait ? Ce n’était pas une question qu’il se posait souvent, en rétrospective : s’il faisait, il estimait faire ce qui lui semblait bien. Pourtant, qu’en était-il des situations où les bonnes intentions pavaient la route vers l’enfer ? Il soupira lourdement, se rendant compte qu’il n’a pas eu le temps de déposer le moindre insecte traceur sur le brun que ce dernier s’était déjà évaporé, laissant l’Aburame susurrer tout au plus un maigre « salut ».

Toisant le panorama que Kiri lui offrait, Ren esquissa finalement un léger sourire en coin. Il n’aurait pas lu beaucoup, aujourd’hui, mais au moins avait-il fait une rencontre intéressante – et ce qu’il faille devenir ami ou l’éradiquer au plus tôt. Les moustiques se tenaient toujours à distance raisonnable de plus, n’osant tout pas s’approcher et ouvrant presque une haie d’honneur à chacun de ses pas, priant certainement ne pas se faire dévorer par l’essaim qu’il abritait. Et lui, était-il l’homme ou l’insecte ? Il regarda le ciel, un sourire mitigé aux lèvres. Il était persuadé de vivre à la frontière, au juste équilibre, mais il n’y avait que le temps pour prouver s’il avait raison.

Soupirant de plus belle, il récupéra le portefeuille ultérieurement ramassé, l’ouvrant expérimentalement afin de retrouver l’identité du propriétaire. Secouant doucement la tête, il envoya ses insectes ramasser son livre et le lui amener avant de prendre la direction du retour. Il rendrait la perte à la première heure demain avant d’aller s’entraîner de nouveau.

HRP:
 

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Pas chassé ∞ Zeref

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