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[MISSION B OFFICIELLE] Faire avancer la médecine Iwajine

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Mar 8 Jan 2019 - 17:07
Faire avancer la médecine Iwajine [B]ft. Borukan Muramasa


Un messager toquait à ma porte, une fois. Puis une deuxième, car je ne venais pas lui ouvrir. En pleine déprime, j'étais allongée sur mon lit fixant le plafond en latte de bois. L'individu frappait une troisième fois, mais il avait joint en plus la parole, l'homme savait que j'étais là et il m'ordonnait de lui ouvrir qu'il avait une missive importante à me remettre dans les plus brefs délais.
Péniblement, je m'extirpais et d'un pas lent je me dirigeais vers la porte. Ma main sur la poignée je tournais cette dernière, la porte ouverte je me trouvais face à un shinobi. D'un geste vif, il me tendait un rouleau que j'attrapais et aussitôt il disparaissait dans un nuage de fumée. Pas un mot sur l'objet qu'il venait de m'offrir, je refermais la porte et j'ouvrais le rouleau pour y lire son contenu.

Yaoguaï Sae, veuillez-vous rendre au bureau du Yondaime Tsuchikage Bakuhatsu Kyôchirô dans les plus brefs délais, vous êtes convoquée par ce dernier.

La stupeur me gagnait, pourquoi l'homme à la tête de la cité militaire du pays de la Terre souhaitait me voir et ce immédiatement à la réception de ce courrier ? Je n'avais pourtant rien fait qui allait à l'encontre des règles du village. Ne voulant pas aggraver la situation en faisant attendre davantage le borgne manchot, je me munissais de vêtements plus « civilisés », la robe verte déchirée était rangée dans un placard.
Prête, je quittais mon logement et je me hâtais vers la tour la plus haute d'Iwagakure no sato. En traversant le quartier marchand mes narines humaient avec plaisir le parfum des épices étrangères, donnant à l'atmosphère une odeur sucrée. En apprenant de mes erreurs passées je marchais avec une paire de chaussures, une grande première pour moi, néanmoins une légère douleur me lançait au niveau du talon me donnant l'impression que de la peau s'arrachait.

Je me trouvais après un bon quart d'heure devant les portes de l'Académie Hashira, le bureau du Kage se trouvait au-dessus de ladite académie. Je saluais les quelques personnes que je croisais, avant je ne l'aurai pas fait, mais maintenant je devais me forcer à le faire par preuve de politesse et de respect.
Avec élégance et grâce je montais les escaliers qui me conduiraient là où je devais me rendre. Plusieurs ninjas d'élite se trouvaient à l'étage et tout de suite on me demandait la raison de ma visite. Je montrais le rouleau que j'avais reçu plus tôt, et comme par magie on m'indiquait que je pouvais continuer ma route tout en me disant quelle était la porte du bureau du leader de la cité. C'était la première fois que je me rendais ici, je n'étais jamais venue auparavant, l'ambiance était différente, un peu pesante sans doute je ressentais le poids des mesures prises par les hommes et les femmes se réunissant dans les bureaux et salles adjacentes.

Mon poing venait de percuter à deux reprises la porte en bois massif du bureau du Tsuchikage Bakuhatsu. Je me tenais droite et j'attendais que l'on me donne l'autorisation d'ouvrir cette dernière et de pénétrer dans le local le plus mystérieux de la cité militaire du pays de la Terre.

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Mer 9 Jan 2019 - 19:41

Faire avancer la médecine Iwajine
Muramasa x Sae

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Le semeur d'algarades - diverses et variées - avait fait parvenir de manière solennelle une missive au Parangon. Cela devenait une étrange habitude, qui ne manquait pas une fois encore d'attiser le brasier de la curiosité. Après les deux Conseils qui furent assez déplaisants, notamment car personne ne semblait écouter plus que cela l'avis des uns et des autres, le augures semblaient se jouer comme l'éternel dicton gouvernait d'une main de fer. Jamais deux, sans trois. Mais était ce réellement le cas ? Cela paraissait un peu tôt pour ce genre de cérémonies, mais le borgne n'avait pas son pareil pour faire en sorte à son auditoire (et lui-même semblait-il) que les bras en tombent de surprise. Un éternel clin d'œil goguenard ancré sur la face, le renard comptait peut être assouvir de noirs desseins à l'encontre du Borukan. Mystère épais, énigme nébuleuse.

Le médecin prit donc la direction des sommets Hashiriques, où siégeait le cyclopéen tyran, afin de se rendre à la mystérieuse convocation qui lui était parvenue. Une note nébuleuse, une coquille vide. aucune information précise, si ce n’est faire montre de sa présence dans les plus brefs délais. L'ascension fut brève, le théâtre étant parfaitement connu de l’architecte ayant fait renaître le vermillon de ses cendres.

Les silhouettes inertes revêtaient un marbre digne des gargouilles qui s’incarnaient sentinelles à l'affût de la quiétude de l’antre du démon à l’unique œil. Formant une haie d’honneur, le chemin sinueux était voilé d’une oraison de ténèbres. Au loin, la silhouette d’une femme à la crinière smaragdine se dressait devant les portes ligneuses. Apparemment, le Tsuchikage était un homme occupé, assaillit de moult visites. Le bandit-manchot était sûrement taraudé par légion de complaintes diverses et variées de par sa position au creux de la Roche, mais si c’était par des nymphes aussi plantureuses que celle qui était présentement en train de toquer à son bureau à cet instant précis, personne n’aurait refusé de revêtir le manteau d’Ombre.

Un sentiment de déjà-vu se faisait présent. Le médecin avait déjà rencontré la nubile auparavant, bien que ne pouvant contempler que sa cascade de jade rappelant les forêts les plus luxuriantes, surplombant un bas du dos qui ferait frémir tout mâle se risquant d’y déposer de leur regard la moindre caresse.

Le Tsuchikage était un fripon, pour sûr. Enfin, cela n’était que des suppositions, tout comme sa relation interdite avec la princesse du beau Pays de la terre, ainsi que la mystérieuse Kirijine complètement frappadingue qu’il avait prit le plaisir d’exhiber devant le Conseil de la Roche. Nébuleux, mais peu intéressant aux yeux du Borukan qui n’avait pas le temps à accorder à ce genre d’énigmes digne de la presse à scandale.

Regard mordoré, pas assurés. Le divin poursuivait son avancée à travers les abysses ténébreux se présentant face à lui. Arrivant près de la demoiselle, il finit par la reconnaître Il s’agissait de la sauvageonne qui avait troqué ses vêtements échancrés pour une tenue plus en phase avec la mode de la civilisation actuelle. Même sans voir le visage de la nymphe des bois, toujours tournée en direction de l’écorce tristement dénuée de sève, le fier parangon la reconnue rapidement. Il la salua de manière formelle, afin de ne point manquer de correction.

« Oujo-san, vous içi ? » -dit-il, d’une voix marmoréenne-

Il se rappelait parfaitement qu’il s’agissait de la cousine de Senkû, l’exilé. Que pouvait-elle faire encore ici après tout ce qui s’était passé ? Mystère qui ne concernait pas le médecin, trop occupé à s’occuper de ses propres affaires pour se soucier de ce genre de mélopées.

Les portes de l’antre ne tarderaient pas à s’ouvrir, révélant le borgne, mais surtout ses machiavéliques oronymies.


Muramasa arrive quand Sae toque à la porte du Bureau du Tsuchikage, qui menace de s'ouvrir pour révéler la raison de la convocation.


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Lun 4 Fév 2019 - 12:29
« Entrez ! »

La voix du Tsuchikage avait suffisamment porté pour que ceux qui eurent frappé à sa porte l’aient entendu. Lorsqu’ils se décidèrent à pénétrer dans son bureau, il reconnut sans grande surprise Yaoguaï Sae et Borukan Muramasa. A l’heure, les deux shinobis étaient non seulement attendus mais aussi le duo qui saurait s’acquitter d’une tâche des plus sensibles et importantes. Celle de la médecine.

Derrière son bureau en marbre, droit sur son fauteuil, le Quatrième balaya de son unique bras valide ce qu’il y avait devant lui comme pour inviter sans dire mot les deux soldats à s’asseoir. Deux chaises avaient d’ailleurs été placées devant ce dernier, signifiant encore une fois le caractère attendu de cette convocation. Qu’ils aient décidé de s’asseoir ou non, Kyôshirô ne comptait pas attendre davantage avant d’expliquer ce qui allait se jouer prochainement pour ces deux Iwajins.

« Être Iwajin est un métier délibérément choisi, parfois même aux dépens d’autres voies, avait-il d’abord commencé en regardant Yoguaï Sae, celle qui avait choisi de rester kunoichi de la Roche plutôt que de retourner à Hayashi no Kuni. Ce choix c’est celui de ne jamais cesser d’entraîner son corps et son esprit pour protéger notre pays, notre village, nos compagnons et nos idéaux. »

Pendant un court instant, le seul œil ouvert du Bakuhatsu se fermit, laissant présager une dernière attente. Peut-être même y avait-il là une dernière hésitation ? Après un soupir, il reprit.

« Être Tsuchikage, c’est avant tout être Iwajin. Et si je ferai tout pour remplir mes devoirs qu’importe mes handicaps. Mais c’est tout autant mon devoir que de chercher à m’améliorer, à m’entraîner et donc… à guérir. »

En plus d’introduire le contexte de la mission qui allait être confiée au duo, Kyôshirô considérait également que c’était un bon rappel de ce qu’il pensait pour le village, que ce soit dans sa philosophie ou les devoirs. Il ne s’agissait pas d’une tâche qui viserait juste à le guérir lui, mais bel et bien à sauver de nombreux frères et sœurs de combat de leurs possibles infirmités.

Mais avant toute chose, encore fallait-il rappeler l’état actuel de la médecine. Et pour cela, vu le nombre assez conséquent de ninjas médecins que le Tsuchikage avait pu rencontrer, il n’avait pas eu grand problème à faire une synthèse.

« Il est possible pour nos meilleurs médecins, tu me dis si je me trompe Muramasa, de rattacher des membres. Mais reconnecter les nerfs, rétablir l’ensemble des fonctions cognitives : c’est là que la médecine a ses limites. Retrouver mon bras gauche sans pouvoir m’en servir ne m’intéresse pas. Je veux en retrouver la totale capacité. Et je veux que chaque Iwajin blessé puisse être en droit de rêver de cette même possibilité. »

Après avoir expliqué que c’était le rôle de tout Iwajin et donc du Kage de chercher à compenser ses pertes et à s’entraîner, le chef militaire avait également fait comprendre les enjeux de cette mission et la possibilité d’étendre cette future avancée à tout le village. Même si cela devait rester secret, les actions sur Tetsu no Kuni en reflétaient la nécessité : qui ne pourrait se satisfaire d’avancées médicales dans le village ?

« Je te confierai les recherches, Muramasa. Sae te servira d’aide. J’ai d’ailleurs déjà ma petite idée sur la faisabilité de votre mission. L’un de nos boulangers a vu ses réserves attirer bon nombre de rats, au point qu’il ait décidé de mettre du poison dans son local. Sauvez et capturez les rats et utilisez-les comme cobayes. Je pense que le mieux serait que vous leur retiriez les yeux, puis tentiez de les leur rendre. En les plaçant dans un parcours difficile, vous pourrez voir de vous-mêmes s’ils ont recouvré la vue ou non. »

Même s’il n’était pas médecin et qu’il ne serait sans doute jamais capable d’accomplir de telles prouesses, le Tsuchikage avait démontré qu’il avait longuement réfléchi à la question. Il était d’ailleurs en mesure de proposer à ses shinobis un plan qui saurait satisfaire bon nombre d’acteurs et fournir des cobayes ni humains ni moralement gênants ainsi qu’une méthode pour vérifier l’avancée des recherches.

« Des questions ? »

Une conclusion interrogative qui n’aurait peut-être même pas de vraie réponse. Et en choisissant le seul Conseiller qui avait voté à son encontre et une Yaoguaï, le Tsuchikage savait et se satisfaisait d’avoir nommé à cette mission des soldats pas forcément acquis à sa cause. L’objectivité et le professionnalisme ne seraient normalement pas exempts de leurs recherches.

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Lun 4 Fév 2019 - 21:43
Une voix surgissait derrière mon épaule. Le timbre me semblait familier, je l'avais déjà entendu. Avant de frapper à la porte massive qui protégeait le bureau de celui que l'on surnommait l'ombre de la roche, je me tournais pour voir à qui j'avais affaire. Je reconnaissais l'homme, il s'agissait du Directeur de l'Académie Hashira, celui qui m'avait fait passer l'examen d'admission à l'armée shinobi de la cité militaire. Pourquoi était-il ici lui aussi ?

« Bonjour, Muramasa-sama. » Une fois cela dit, je frappais à deux reprises à la porte.

L'homme qui m'attendait et qui avait convoqué ma sauvage personne m'annonçait que je pouvais entrer. Aussitôt, je sentais la présence du Directeur me suivre tel mon ombre. Était-il lui aussi demandé auprès du responsable du bannissement de mon cousin ? Sans doute, puisque celui qui répondait au nom de Bakuhatsu Kyôshirô nous invitait tous les deux à nous asseoir en face de lui. Je m'installais dans le siège avec une sensation étrange, je n'étais clairement pas à l'aise, car d'une certaine manière je ne savais pas trop pourquoi j'étais ici puisque la missive était des plus énigmatiques.

Le Tsuchikage nous expliquait pourquoi il avait fait appel à nous. Nous étions chargés d’effectuer une mission et pas n’importe laquelle, une quête médicale. J’avais envie de pouffer de rire, mais je me retenais. Avait-il remarqué que je n’avais rien d’un médecin, je ne m’y connaissais absolument pas, à part utiliser quelques plantes pour soigner des dégâts mineurs, mais c’était tout. Le borgne nous expliquait toutes les démarches à suivre, je l’écoutais attentivement sans dire le moindre mot jusqu’à ce qu’il nous demande si nous avions des questions. Je regardais quelques secondes l’homme qui siégeait à mes côtés avant de prendre la parole.

« Non. » J’étais directe.

Je me levais pour quitter le bureau du dirigeant de la cité en compagnie de mon acolyte même si pour être honnête il ne l’était pas vraiment, puisque je le seconderais.

PARTIE I


La première étape de notre mission consistait à capturer des rongeurs qui avaient élu domicile dans les réserves d'une des boulangeries de la cité militaire d'Iwagakure no kuni. Autant dire que l'action n'allait pas réellement être au rendez-vous, certes d'une certaine manière cela pouvait ressembler à une sorte de chasse, mais alors quelle chasse à côté de celles que j'avais pu faire dans mon pays natal ! L'excitation et le plaisir de la traque allaient faire défaut à cause du gibier misérable à attraper. Néanmoins, je n'avais pas mon mot à dire, il s'agissait d'une mission et je devais l'exécuter comme telle, il s'agissait même de ma première mission en tant qu'iwajine. Alors, pas question que cette dernière soit un échec cuisant.

Une fois dehors avec mon partenaire de quête, je me tournais vers ce dernier pour lui adresser la parole. Étant donné mon inexpérience dans le domaine, j'avais besoin de poser plusieurs interrogations à celui qui m'avait fait passer mon examen de Genin il y avait une semaine de cela.

« Je pense que c’est vous qui mènerait la danse pour notre mission puisque le Yondaime m’a clairement dit que je serais votre aide. » Je grimaçais en prononçant le dernier mot de ma phrase.

J'avais du mal à me voir comme une simple assistante, moi la chasseuse Yaoguaï, cette qualification était injurieuse pour moi ainsi que pour mes aïeux.

« Savez-vous où se trouve la boulangerie en question ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'une boulangerie ? Nous n'en avons pas à Yaogakure. Néanmoins, je devine qu'il s'agit d'un commerce, mais après je ne sais pas. » Lui demandais-je en penchant légèrement la tête sur le côté.

Dans mon village natal, nous avons un grand marché où tout le monde venait s'approvisionner en viandes, poissons, légumes et autres aliments en tout genre. Le concept de magasin m'était complètement inconnue, je savais que cela existait ici, mais je ne m'étais encore jamais réellement attelée de les découvrir et de les essayer, préférant commercer avec ceux de mon pays ayant fait le voyage jusqu'aux grandes et épaisses murailles de la cité.
Mes interrogations étaient posées et énoncées, j'attendais que l'homme à la peau légèrement teinté y réponde avant de le suivre. D'ailleurs, il me restait encore une dernière question, mais je me la gardais encore sous le coude. Peut-être que je la poserais quand nous serions arrivés.
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Jeu 7 Fév 2019 - 18:46

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Muramasa x Sae

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La voix rauque du Tsuchikage fit montre de sa présence, invitant les visiteurs qui venaient à peine d’arriver à pénétrer dans son antre. La sauvageonne ne se fit pas prier, tout comme le Borukan qui demeurait impassible. La curiosité quant à la raison de la présente convocation allait être satisfaite. Le cyclopéen expliqua en détail la situation, usant d’un discours assez solennel comme à son habitude. Faire avancer la médecine du village caché, non pas seulement pour apaiser les douleurs fantômes de sa propre personne, mais de tout Iwajin. L’intention de l’ombre était louable, si on omettait le fait qu’il avait un intérêt personnel certain dans l’affaire. Cependant, l'intérêt commun était bel et bien là, comme la verve serpentine avait présenté les choses si bien. Une mission qui tombait à point, et qui apporterait enfin une voie des plus avisées à explorer. Cela serait très bénéfique dans un futur proche, surtout avec les graines des oraisons de guerre qui commençaient à germer. Le Tsuchikage ne manquait pas de pugnacité, mais devait se rendre à l’évidence qu’il devait trouver une solution lui permettant de regagner quelques organes où membres sacrifiés sur l’autel des querelles guerrières. Le médecin n’allait pas vitupérer sur la mission, qui ouvrait enfin les prémices d’une voie des lumières dans les ténèbres obscures et froides de la roche. Il coulait de source que le parangon était la personne idéale pour ce genre de mission scientifique. Le choix de la sémillante Yaoguaï était plus surprenant, mais loin d’être anodin. Il s’agissait surement d’une fourberie minutieusement préparée par le tyran, désireux d’accomplir ses noirs desseins. Il devait être en proie à la paranoïa après l’affaire menant à l’exil des Hayashijin. La smaragdine était restée contre toute attente pour des raisons mystérieuses à Iwagakure, tandis que le Directeur avait été le seul à oser faire montre d’un vote n’allant pas dans le sens de l’albinos. Plusieurs hypothèses pouvaient apporter du sens à la composition un peu particulière de l’équipe. La sauvageonne était peut même de connivence avec le bandit-manchot, qui lui avait donné l’ordre d’user de ses charmes afin de lui permettre de se débarrasser du fier Jonin. Nébuleux. En tout cas, Muramasa n’était pas né de la dernière pluie et s’attendait à tout. Après tout, il était l’unique parangon à défendre les valeurs de la justice dans un monde sombre et emplit de terreurs. N’ayant pas de questions à poser, vu que les directives étaient claires comme du cristal, le Borukan se contenta de répondre brièvement de manière négative avant de quitter la tanière en compagnie de sa coéquipière du moment. Il y avait quelques énigmes qui auraient pu être élucidés, mais rien d’insurmontable.

Une fois à l'extérieur du bureau, la Yaoguaï exprima silencieusement son désarroi. Elle n’appréciait pas être considérée comme une simple aide, alors qu’elle aspirait à de grandes choses, et non pas à un rôle d’assistante. Apparemment, une femme de caractère. La sirène des mers de jade était après tout une sauvageonne, seule et livrée à elle-même, dans un village aux mœurs qu’elle ne connaissait pas. Etait-ce pour cela qu’elle était restée au village caché, malgré le départ des siens ? Une soif de découverte ? Nébuleux.

« Oujo-san, il s’agit effectivement d’un type de commerce, qui est spécialisé dans la fabrication et la vente de divers mets, comme les brioches ou les pâtisseries. » -dit-il, d’une voix sérieuse et appliquée-

Les boulangeries s’avéraient des commerces assez exotiques, il n’y en avait donc pas énormément. Les brioches étaient moins populaires qu’un bon bol de ramen ou qu’une gouleyante coupe de saké. Néanmoins, le pain melon faisait un tabac chez les élèves joufflus de l’académie Hashira, tant et si bien que quasiment tous se nourrissaient exclusivement de ce mets sucré et savoureux. Quant à la gent féminine, elles raffolaient des sucreries et de ce genre de douceurs, en général incapable de réfrenner leurs pulsions de gourmandes éhontées. La plus grande preuve était la réputation des princesses se livrant à des rituels tournant autour de thé et de moult friandises. Le Melon Pan incarnait le produit phare des boulangers, leur assurant une prospérité peu commune. Un vendeur de pain infesté de rat était impossible dans les beaux quartiers du cœur-commerçant, il ne pouvait donc s’agir que d’Iwajuku. Le quartier le plus chaud de la Roche ne comptait qu’un seul commerce du genre, se perdant dans une mer d’échoppes moins recommandables. Notamment des tavernes où l’alcool coulait à flot, ainsi que le stupre et la luxure. Il n’était pas rare que ces petites entreprises s'avèrent propices à l’insalubrité à cause de l’irresponsabilité de leurs possesseurs ne reculant devant rien pour accroître leur profit au détriment des règles les plus élémentaires. Triste monde tragique.

La sauvageonne était une femme difficile à cerner, même aux yeux du médecin qui était pourtant un homme perspicace.

« La boulangerie en question est dans le coeur-commerçant, plus précisément du côté le plus ombragé » -souriant légèrement, avant de l’inviter à le suivre- « Il existe de nombreux commerces de tous types dans le village caché, et même certains que les non-initiés sont loin de soupçonner l’existence. Après tout Iwagakure est un village très commerçant dans l’âme. Si vous avez des questions, n’hésitez pas. Vous devez être un peu dépaysée, non ? J’imagine que si j’étais à votre place, je serais un peu perdu à Yaogakure. Donc, si vous avez besoin de quelqu’un, vous pouvez compter sur moi. »

Il lui proposait son aide, par simple correction, conscient que cela pouvait être compliqué pour une Kunoichi d'origine étrangère de devoir se familiariser à toutes les nuances culturelles si spécifiques de la Roche. Qu’elle accepte ou non la proposition ne regardait qu'elle et n’avait pas vraiment d’importance dans l'immédiat, car la préoccupation principale du moment était la mission, et tant que celle ci ne serait pas terminé, tout le reste passerait au second plan.

Sortant de l’enceinte de l’académie, les deux Shinobi arrivèrent rapidement dans le cœur-commerçant. Poursuivant leur pèlerinage toujours plus loin, vers les entrailles obscures et mortifères, les défenseurs de la veuve et de l’orphelin entendirent une voix criarde et nasillarde scander une promotion dans les ruelles bondées par une foule en liesse. Ils étaient arrivés à la fameuse boulangerie, où un jeune employé de l’établissement tentait de vendre les produits aux badauds passant dans les parages.

Le slogan disgracieux, voir vulgaire, de la boulangerie retentissait. Chaud comme la braise. Où le boulanger était allé chercher ce nindo des plus mystérieux ? Était-il Borukan ? Cela aurait était cocasse, mais un peu trop rocambolesque pour être plausible. Le Shakuton sans doute, si ce n'était le Katon ? Peu vraisemblable, car il aurait suffit d'utiliser ces arcanes afin de rôtir les nuisibles plutôt que d'entreprendre l'épineuse et compliquée tache d'user de poison. Muramasa s'attendait toujours au pire, car le Yuukan était sombre et emplit de terreurs.





Le vil freluquet interpella Sae de manière enjouée, en lui faisant une offre commerciale abracadabrante.

« Hey, femme superbe ! Que diriez-vous d'un échantillon gratuit ? Une offre réservée uniquement aux plus jolies demoiselles de votre genre. » -regardant la Kunoichi de la tête aux pieds, en insistant particulièrement sur le décolleté de celle-ci- « Notre nouveau Melon Pan en forme de cœur. Le Kokoro Pan ! C'est cadeau. C'est pour moi, ça me fait plaisir ! »

Tout était lié. L’hurluberlu devait être un détraqué, où être inconscient des métaphores sibyllines qui pouvaient s'incarner dans les melons. En tout cas, le sagouin était impunément en train de faire du rentre dedans de manière assez surprenante à la Yaoguaï.

« ... » -prit de court par la situation, ne sachant que mot dire sur tant d'impudence-



Sae et Muramasa arrivent devant la boulangerie, rencontrant ce qui semble être un employé du commerce en question.


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Lun 11 Fév 2019 - 15:43
Brioches, pâtisseries, ces mots ne m'avançaient pas plus, mais il n'était pas nécessaire que je demande davantage d'explications à mon coéquipier du jour, je verrais de mes propres yeux une fois que nous serions devant ce commerce.

Comme je le pensais le directeur de l'Académie Hashira savait où l'on devait se rendre malgré le manque d'informations géographiques qu'avaient omis de nous transmettre celui qui se disait être le chef de tous les iwajines. Apparemment, nous devions nous rendre dans les quartiers obscurs de la cité militaire. Un rictus surgissait sur mon visage, car j'avais l'impression que l'homme désirait donner un côté théâtral lorsqu'il m'expliquait que le village avait deux faces, une visible de tous et une caché connue uniquement des initiés. J'avais envie de lui dire que l'on m'avait obligé avant mon huitième anniversaire à aller chasser dans la forêt ancestrale et que je ne pouvais revenir qu'une fois la bête traquée soit décédée. Alors, se rendre dans une partie du village cataloguée comme louche allait m'impressionner ? L'homme se trompait lourdement, toute cette cité était étrange pour moi, alors un peu plus comme un peu moins n'allait pas me faire changer d'avis. Néanmoins, je notais que le Borukan se proposait comme guide si jamais je sentais la nécessiter d'en avoir un.
« Je vous sais gré pour cette offre Muramasa-sama. Oh, si jamais vous vous rendiez à Yaogakure, ne vous faites pas d’inquiétude vous n’auriez pas le temps d’être perdu dans notre village, c’est la mort qui attend tout étranger qui franchisse nos portes. » Lançais-je d’un ton amusé en décrivant l’hospitalité légendaire de mon peuple. « Enfin, sauf si je vous accompagne. » Je regardais avec un petit air malicieux mon ancien examinateur.
Mes interrogations avaient eu certaines réponses, il était temps pour nous de quitter l'enceinte du bâtiment qu'était l'académie ninja de la cité militaire du pays de la Terre et de nous mettre en route pour le quartier commerçant qui abritait le commerce où l'on devait se rendre pour capturer nos chers petits rats avant que le poison ne fasse tout le travail.
Je marchais tranquillement au côté du directeur, pendant ce trajet je remarquais souvent que les regards s'arrêtaient sur notre duo du jour. Il fallait dire qu'un membre du conseil se baladant avec l'unique Yaoguaï qui était restée à Iwa était un spectacle que beaucoup ne s'attendait pas à voir. Même sur ces terres étrangères je ne pouvais pas avoir un peu de tranquillité, être la fille du chef du clan était déjà quelque chose de lourd à porter, mais être la cousine du banni cela l'était tout autant.

Nous arrivions enfin sur une rue où la foule était amassée devant l'un des commerces. Une voix criarde se détachait du groupe, vantant les mérites de ses marchandises. S'agissait-il de l'endroit où nous devions nous rendre ? J'allais très vite le savoir. Plus nous nous approchions, plus les slogans de vente pleuvaient, jusqu'à ce que la voix s'adresse à ma personne à mon grand étonnement. J'écarquillais l'un de mes sourcils devant cette approche plus que frontale. Le fait d'être considérée comme belle me donnait le droit à un échantillon offert par la maison ! Était-il sérieux ? Les mâchoires serrées je m'approchais dangereusement du garçon pour ensuite le saisir par le col devant la foule.
« Écoute-moi bien morveux ! » J’approchais son visage du bien et je le fixais d’un regard noir. « Je sais qu’il y a des rats dans les réserves et que vous avez mis du poison pour vous en débarrasser, c’est contre tous les préceptes de chasse que l’on m’a inculqué. Alors, tu vas me conduire à l’endroit où ils sont tout de suite où je te fais bouffer tes choses-pan ! » S’il y avait bien un truc qui me faisait monter dans les tours, c’était de n'être vu que comme un physique.
Je relâchais ma prise et je m’écartais de ma victime du jour pour ensuite me tourner vers l’académicien tout sourire, comme si j’étais fière de ce que je venais de faire. La foule commençait à murmurer des mots comme rats, saleté, hygiène et davantage, le jeune homme entendait tout cela aussi et il reprenait la parole tout en me poussant légèrement sur le côté.
« Chers clients, ce que dit cette splendide femme est totalement faux. Jamais et je dis bien jamais, nous n’avons eu des nuisibles à la boulangerie Chaud comme la Braise nous respectons nos clients en offrant une hygiène irréprochable à nos locaux et produits. En atteste la qualité de nos Melon-Pan ! » Disait l’avorton avant de me jeter un regard furtif et de reprendre la parole. « Les plus belles créatures sont parfois de pernicieuses menteuses, je suis sûre que vous avez été envoyée par un concurrent qui ne sert que la haute d'Iwa. » Le jeune homme était très satisfait de sa répartie.
Mes yeux étaient grands ouverts et les nerfs commençaient à monter en moi. Jamais on ne m'avait traité de menteuse, alors qu'un étranger se permette une telle remarque, il allait le payer cher, très cher. Je m'apprêtais à lui montrer comment à Yaogakure nous désamorcions un problème, je posais lentement ma main sur la poignée de mon katana.
@Muramasa-style !
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Jeu 14 Fév 2019 - 3:49

Faire avancer la médecine Iwajine
Muramasa x Sae

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True strength is being able to mislead the eye under the light of day.
Fact and fiction are opposite sides of the same sheet of paper.
Who can see beneath the surface and glimpse my true nature ?







Les esprits commençaient à dangereusement s'échauffer devant la boulangerie qui portait décidément son nom comme un gant. Le petit margoulin - essayant de jouer au plus fin avec la sauvageonne - ne faisait que jeter davantage de l'huile sur le feu, ce qui attirait l'attention de la foule qui flairait un beau spectacle en devenir et s’agglutinaient afin d'assouvir leur soif inextinguible de scandale à se mettre sous la dent (à défaut de melon pan respectant les normes d'hygiènes les plus conventionnelles et essentielles). Muramasa sentait que la tension était à son paroxysme et que la pléiade smaragdine allait céder à ses pulsions vengeresses. Le courroux d'une femme pouvait être terrible, et il ne fallait jamais le sous-estimer sous peine d'être damné pour l'éternité. Elle avait même déjà la main sur la garde de sa lame assassine, ce qui était un signe que la situation pouvait rapidement déraper. Après le discours sur son village natal, la Yaoguaï avait fait montre qu'elle n'était pas coutumière des formes de diplomaties ayant cours au creux de la roche. Le Directeur s'interposa afin que l'habitante de la flore et de la faune des lointaines contrées par delà les montagnes ne commettre pas l'irréparable en éviscérant froidement un civil au cours d'une mission assez banale. Cela n'en valait pas la peine.

« Évitez de tirer votre lame au clair à l'encontre d'un civil, Oujo-san. Le plus important est la mission. » -dit-il, d'une voix sérieuse-

Au même moment, un énergumène d'une carrure impressionnante se rua sur l'apprenti boulanger comme un possédé, affichant un air très mécontent. Le gaillard mesurait bien deux mètres et son air patibulaire le rendait peu commode, sans compter son crâne chauve nimbé de veines saillantes mettant en exergue sa colère. Il hurlait sur le freluquet que tout cela était inadmissible, ce qui était loin d'être incorrect.

« OH PUTAIN ! RETENEZ-MOI ! » -s’avançant prestement jusqu'au goguenard personnage en se faufilant à travers la foule en liesse- « TU M'AS FAIT MANGER CA ?! » -exhibant un sac remplit de melon pan fraîchement acheté, dont un croqué-

Apparemment, si Sae ne passerait pas à tabac son détracteur, les clients de l'établissement qui venaient d'apprendre la fâcheuse nouvelle s'en chargeraient avec plaisir.

« Ah ah ah ! N'écoutez pas ces rumeurs, cher client. » -prennant un air géné, dépassé par les événements-

Ni une, ni deux, le colosse attrapa par le col le marchand , puis lui refit le portrait en écrasant violemment son poing titanesque dans son nez de bonimenteur. Une intervention salvatrice, qui tombait à pic. Une rixe entre civils était préférable à une Kunoichi châtiant un autochtone. De plus, l'histoire était du ressort des forces de l'ordre du Yamagenzo et non de deux Shinobi en mission. Le boulanger en herbe tomba directement comme un sac à patate sur le sol, le nez à moitié tordu et ensanglanté, totalement inconscient. Les spectateurs en avaient eu pour leur argent, ayant pu apprécier une querelle de qualité qui s'était terminée de façon tonitruante. Le géant continuait à maugréer, complètement hors de lui, alors qu'il quittait les lieux fier d'avoir corrigé le charlatan.

Le Directeur était pragmatique, mais Iwajuku était un quartier où ce genre de choses étaient monnaies courantes. Il ramassa le corps désarticulé en le traînant sur le sol en le tirant par le bras vers l'intérieur de la fameuse boulangerie infestée.

« Oujo-san, ne perdons pas de temps. Venez. » -invitant la Kunoichi à ne pas trainer-

Une fois dans le petit commerce, le médecin lâcha le jeune homme inconscient en plein milieu, puis posa sa main sur son visage défiguré afin de le soigner rapidement. Un halo étincelant de chakra apparu dans la paume de la main du parangon, qui soigna progressivement la blessure du vil faquin qui commençait lentement à reprendre connaissance.



Sae et Muramasa sont dans la boulangerie.



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Sam 16 Fév 2019 - 22:03
Pourquoi ! Pourquoi le Directeur de l'Académie ne me laissait pas séparer la tête des épaules du jeune homme qui avait osé remettre en cause mon honnêteté ? Pourtant, je savais faire cela proprement un coup rapide et la victime ne sentait presque rien. J'étais complètement frustrée et même énervée, j'observais d'un regard noir l'homme à qui je devais assistance en cette journée peu banale. L'individu me rappelait que nous étions en pleine mission et que je n'avais pas à faire cela. Je n'avais donc pas le droit de défendre mon honneur ? Je devais laisser cet être ridicule continuer ses calomnies à mon encontre et faire le dos rond ? Hors de question, je n'avais pas été élevée comme ceci, une vraie Yaoguaï ne se laissait pas faire de la sorte ! Tant pis pour la mission, ce morveux était à moi. Une voix puissante jaillissait de la foule qui s'était amassée devant la boulangerie, un colosse avec une protubérance pileuse s'avançait vers nous et plus particulièrement vers l'apprenti. L'inconnu était en colère, mes paroles étaient remontées jusqu'à ses oreilles et il me croyait. Quel brave citoyen. Le Golgoth attrapait le jeune commerçant il lui décrochait une droite qui le mettait par terre, le gamin était sonné. Je regardais partir le droitier, mais avant qu'il ne s'en aille je l'hélais pour qu'il me donne son identité.
« FILIPU ESTEBAKU ! ON NE ME FAIT PAS MANGER DE LA MERDE À MOI ! » Buglait l'homme avant de jeter par terre son sac qui contenait les viennoiseries insalubres. « NINJAS, VOUS AVEZ INTÉRÊT À FAIRE FERMER CETTE BOULANGERIE, SINON JE M'EN CHARGERAI MOI-MÊME AVEC QUELQUES COPAINS ! » Les dernières paroles de l'énergumène résonnaient encore dans la ruelle.
Le garçonnet était complètement sonné, il était allé dans un autre monde, mais pas celui des songes, avec ce qu'il venait de se prendre il ne pouvait plus être des nôtres. Je regardais le pauvre malheureux avec une certaine satisfaction, il avait eu ce qu'il méritait même si j'aurais préféré le faire moi-même. Le Borukan attrapait par le bras le jeune vendeur et le tirait vers lui pour le ramener dans l'enseigne à l'abri de la foule qui commençait à être partagée entre le dégout d'avoir été arnaquée, mais également par l'envie que le spectacle continue et de voir cette victime en prendre davantage dans la tête. L'académicien me demandait de le suivre et d'entrer également dans l'échoppe pour ne pas perdre plus de temps. Il avait raison, notre mission commençait par capturer les rongeurs qui avaient élu domicile dans les réserves. J'acquiesçais d'un signe de tête et j'entrais la dernière dans la boulangerie.

À l'intérieur, je remarquais que le directeur était en train de soigner celui qui avait osé dire à la populace que j'étais pernicieuse. Tout doucement il reprenait ses esprits, je m'adossais contre le mur, les bras croisés et je fixais le loustic avec une mine sévère. Lentement, le jeune homme redressait son torse à l'aide de ses bras, mais il restait toujours assis sur le sol.

« Qu’est-ce qui vient de se passer à l’instant ? Ma tête, j’ai l’impression d’avoir été sous un éboulement. » Il était un peu perdu, ses yeux montraient encore des signes de sa perte de connaissance soudaine et brutale.
« Muramasa-sama vient de te soigner, tu t’es pris un bon K.O par un client mécontent. Tu sais un grand homme à qui tu as vendu tes jenesaisquoi-pan aux crottes de rats ! » Je marquais un temps d’arrêt, mon regard était encore plus noir. « On est là pour récupérer ces rongeurs, dit-nous où est la réserve pour qu’on puisse les sauver d’une mort lente qui résulte de l’ingurgitation de poison. » J’étais directe, nous n’avions pas le temps de tergiverser.
« Pourquoi ? Pourquoi vous avez dit à la foule que l’on avait des rats ! Ce n’est pas bon pour nos affaires, le boss va me tuer. Quand il est en colère, il est chaud comme la braise. » Disait-il comme si nous allions le prendre en pitié au même moment je me frappais la tête avec ma paume.
« Le mensonge est le mal de ce monde, maintenant indique-nous où se trouve la réserve, on doit capturer des rats et on ne va pas faire cela en cinq minutes, car le Tsuchikage les veut vivants, tu entends V-I-V-A-N-T ! » Je m’étais approchée de l’apprenti et je l’avais soulevé par le bras.
Avec mon aide, le jeune homme se redressait et acceptait de nous montrer où était la réserve et ce n'était pas trop tôt. Doucement, mais surement nous allions au fin fond du commerce pour arriver devant une porte. L'apprenti nous indiquait que nous devions descendre par là et que nous serions dans les réserves ou plutôt les caves, c'était là où la boulangerie conservait sa matière première. Je poussais un profond soupir, je ne connaissais pas ce commerce, mais s'il y avait bien une chose que je savais, c'était de ne jamais mettre de la nourriture sous terre, les nuisibles étaient friands de ce genre d'endroit. Je lâchais le gamin puisque je n'avais plus de raison de l'aider à se tenir debout maintenant que l'on savait où nous devions aller. Je poussais la porte et devant la première marche qui nous conduisant vers les ténèbres souterraines de l'échoppe, je me retournais vers mon partenaire de mission.

« Avez-vous une idée pour attraper les rats indemnes, Muramasa-sama ? » La tâche allait être plus ardue, j'espérais que l'académicien avait une idée, j'en avais une, mais moins pragmatique.

S'il fallait user de mon sable de fer, j'étais prête à le faire, mais je n'étais pas sûre d'avoir les rongeurs sans les blesser or les blessures nous devions les infliger plus tard. Quelle plaie que cette mission que venait de nous donner le manchot borgne, ce chef qui n'en était pas vraiment un, commençait à bien me plaire.
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Dim 17 Fév 2019 - 16:56

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La mission prenait une tournure inattendue, alors que pourtant les objectifs de celle-ci paraissaient tenir de la simple promenade de santé. Le mystérieux Estebaku était surement un de ces hommes peu scrupuleux du quartier d'Iwajuku, qui n'hésiterait pas une seule seconde à jouer les vengeurs et à se faire justice lui même. Les règlements de compte et autres querelles pullulaient dans le théâtre de la décadence, malgré les efforts du Yamagenzô se battant jour et nuit sans relâche pour assurer le respect des bonnes mœurs. Des tentatives vaines, car le Yuukan était sombre et emplit de terreurs. Sans compter que la corruption au sein des forces de l'ordre était un mal inévitable dans ce genre de taudis où le vice régnait d'une main de fer. Une main garnie de ryôs sonnants et trébuchants qui dictait sa loi implacable et séduisante. Triste monde tragique.

Le boulanger finirait surement victime d'un accident au détour d'une ruelle sombre et peu fréquentée, comme il y en avait tant par ici. Glisser malencontreusement une bonne douzaine de fois sur un objet pointu et effilé était une mode assez récurrente dans les parages.Personne ne cherchait à savoir si il s'agissait d'autre chose que de malheureux accidents, ayant mieux à faire de leurs pattes graissées en conséquence. Avoir du beurre à mettre dans les épinards était une préoccupation importante des shinobi sous payés et brisés par des enquêtes plus abominables les unes que les autres. Que faisait la Taichô de cet épineux problème ? Nébuleux. En tout cas, la fleuriste devrait s'en occuper un jour ou l'autre.

Le goguenard apprenti reprenait difficilement ses esprits, encore désorienté par le passage à tabac. Muramasa referma sa main, interrompant le soin qu'il prodiguait, avant de croiser les bras en se redressant de manière nonchalante. Soigner quelqu'un qui ne le méritait pas s'avérait désagréable après tout. Le Borukan l'avait juste fait afin de ne pas perdre de temps inutile au cas où le vil faquin disposait d'informations à fournir ou afin de répondre à leurs questions. Le nez encore tordu, le chenapan ne manquait toujours pas de toupet

« Vous êtes des shinobi incorruptibles, pas vrai ? J'veux dire, pas de ces soi-disant shinobi des forces de l'ordre qui demandent aux bons et honnêtes commerçants de payer une taxe de protection étrange et qui font rien... Je savais que ma lettre anonyme adressée à notre très cher Yondaime adoré porterait ses fruits. J'ai bien dit au boss de pas vendre nos produits tant que ces satanés rongeurs infestaient nos caves... mais le boss m'a obligé. Un vrai fou. Ses yeux me faisaient très très peur. » -affichant un air triste tout en tremblotant-

Le chenapan devait surement être battu en cas de mauvais chiffre d'affaires, voir torturé dans la cave. C'était une pratique répandue chez les artisans, afin de former leur apprenti à la dureté du métier. Le gredin profitait de l'aide de la sauvageonne qui l'aider à marcher jusqu'au fameux précipice infernal où les rongeurs se tapissaient dans les ombres. Muramasa était un peu perplexe, se contentant de rester silencieux tout en suivant le guide. Un guide qui se demandait quel intérêt il y avait à attraper ces fichus rats vivants, alors qu'un bon coup de Katon aurait réglé le problème en plus de fournir de l viande grillée à vendre aux restaurants du coin.

« Le boss est parti acheter du poison pour en finir avec les nuisibles, mais trouver ce genre de produit est difficile, même au marché noir d'Iwajuku. Il s'est même fait arnaqué la dernière fois et il était hors de lui quand il a compris qu'on lui avait vendu du sirop pour la toux périmé à l'instar du venin de scorpion du désert kazejin. C'est pour ça que j'ai envoyé cette lettre à notre cher Tsuchikage. J'avais peur que tout ça finisse mal ou par empoisonner nos délicieux melon pan et qu'un client... Bref, vous voyez. » -expliquant la dure situation qu'il traversait-

Tout cela ne faisait ni chaud ni froid au directeur, qui était simplement là pour la mission et non aider un apprenti boulanger joufflu. Une fois les cobayes sécurisés, l'équipe n'aurait plus rien à faire à la boulangerie. La sirène des mers de jade demandait si le parangon avait un plan pour attraper les proies.

« Je ne suis pas vraiment familier avec ce genre d'objectif, mais nous pourrions utiliser une sorte de piège. Une boite laissant entrer les rats, mais n'offrant aucune porte de sortie. Il suffirait d'un appât pour les attirer, comme un de ces melon pan. Peut être une plateforme qui chavire sous le poids et fait tomber sa victime dans un trou... » -réfléchissant au problème, avant d'avouer que cela était nébuleux à ses yeux- « Ce genre de truc n'est pas vraiment mon fort, n'étant pas chasseur. Et vous, Oujo-san, des idées ? »

La situation était assez favorable au bon déroulement de la première partie de la mission, les rats n'étant pas encore empoisonnés par le boulanger fou. Cependant, si ce dernier revenait de ses emplettes en découvrant la venue des défenseurs de la veuve et de l'orphelin, on ne pouvait pas prévoir sa réaction.


Sae et Muramasa essayent de trouver un plan.


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Lun 18 Fév 2019 - 19:04
« Quelle chance que je sois votre assistante Muramasa-sama ! » Petit temps d’arrêt avant d’expliquer à l’académicien comment nous allions procéder à la capture des rongeurs. « Je vais créer une cage à base de limaille de fer qui sera déposée en bas dans la réserve. Évidemment vous allez participer très cher, vous allez confectionner l’appât. Je vais vous aider, car je suis sûre que vous n’êtes pas du genre à savoir ce qu’aime par-dessus tout un rat. Il nous faut du sel. » Lançais-je à l’homme avec une certaine satisfaction.
Finalement, c'était le directeur de l'académie qui allait me servir d'assistant et moi qui allais me taper tout le travail comme une grande fille. Je devais profiter de ce moment où j'étais la cheffe, car il n'allait pas durer bien longtemps puisque ma méthode allait nous permettre de gagner un temps considérable, car s'il nous avait fallu y aller de façon manuelle, autant dire qu'on aurait dû passer la journée entière.

« Je vais faire du repérage au préalable, pour voir combien de rongeurs nous devons capturer. Heureusement pour moi que j’ai toujours un peu de sable de fer sur moi. » Disais-je ou ouvrant en même temps l’une des sacoches que je portais sur moi.

La fermeture de la sacoche ouverte, je m’apprêtais à exécuter mes signes incantatoires. Serpent. Singe. Rat. Singe. Coq. Dragon. Singe. Rat. Singe.

« Satetsu, le Troisième Œil ! » Je fermais aussitôt ma prunelle droite après avoir énoncé de vive voix le nom de ma technique.

De la limaille de fer jaillissait de la sacoche et cette dernière commençait à former une sphère noire qui tout doucement changeait de couleur avant de devenir complètement blanche, puis du vert émeraude jaillissait pour former un iris avec en son centre une pupille noire. Cet œil flottait autour de moi à la grande stupéfaction de l'apprenti qui n'en revenait pas, à croire que c'était la première fois qu'il voyait un globe oculaire en dehors de son orifice attitré. Grâce à cette technique je pouvais voir normalement sans avoir besoin de me déplacer, néanmoins je devais garder mon œil droit fermé durant toute la durée du jutsu sous peine de voir la technique cessée de fonctionner. J'ordonnais donc à mon œil de descendre au sous-sol et d'inspecter la réserve de cette façon je n'allais pas faire peur aux rats qui pouvaient continuer tranquillement de vivre leur vie sans avoir besoin de se cacher.

J'observais les lieux. Il y avait des sacs au sol avec l'inscription « blé », des cagettes, des outils, mais aussi des pains ayant des formes différentes et pleins d'autres choses. Il était temps pour moi de trouver les rats dans cette pièce qui n'était pas trop grande. Après avoir fait plusieurs fois le tour avec mon globe oculaire volant, j'étais porteuse de mauvaises nouvelles, car je ne voyais pas les rongeurs, ces derniers étaient cachés. Néanmoins, ils étaient là en atteste la présence d'excréments. Je déposais sur une des cagettes en hauteur mon œil et une fois ce dernier posé, je rompais la technique en ouvrant ma prunelle droite. Le globe oculaire volant cessait d'être, redevenant simplement un amas de limaille de fer. J'allais pouvoir faire mon court rapport à l'académicien.
« Je n’ai pas pu voir les rats, mais ils sont bien là. Je vous laisse faire l’appât, moi je m’occupe de la cage. Dès que vous êtes prêt, on mettra votre chef-d’œuvre dans ma création, je descendrais le piège en le manipulant sans que nous ayons besoin de descendre et ensuite nous ne devrons plus que patienter tranquillement. » Je dégainais mon katana de son fourreau et l’apprenti poussait un cri strident en voyant l’arme. « Reste calme ! » Disais-je en posant l’arme au sol de façon à avoir les mains libres. Coq. Serpent. Rat. Singe. Du sable de fer sortait de mon fourreau – il s’agissait d’une petite cachette. « Satetsu, La Cage de Limaille de Fer. » Deuxième techniques de mon répertoire en action.
Une cage faite de limaille de fer se formait sous nos yeux à tous, néanmoins je faisais exprès de laisser une grande ouverture sur une des deux largeurs de ma création pour que les nuisibles puissent entrer facilement. Une fois qu'ils seront tous à l'intérieur, je fermerai cette ouverture et les animaux seront pris au piège.

« Ils sont faits des comme des rats si je puis me permettre. » L’apprenti était fier de son jeu de mot et moi j’étais affairée devant ce manque d’intelligence flagrante.
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Jeu 21 Fév 2019 - 2:00

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Muramasa x Sae

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La Yaoguaï semblait être une experte de la capture des animaux, se montrant particulièrement avisée sur l'épineux problème que de trouver un plan infaillible concernant les rats infestant la cave. Muramasa n'était pas vraiment étonné, bien que l'habit ne faisait pas toujours la Kunoichi, il fallait se rendre à l'évidence que la femme à la crinière smaragdine était une sauvageonne. C'était peut être un peu cliché que de s'attendre à ce qu'elle trouve la parfaite solution dès lors qu'il s'agissait d'une énigme de la faune et de la flore, mais force était de constater que la nymphe était en effet des plus érudites en la matière. Apparemment, les rongeurs étaient irrémédiablement attirés par le sel selon les propos qu'elle tenait. Le Borukan n'avait jamais étudié la question, ne fréquentant pas vraiment les lieux propices à la prolifération de la nature sauvage. Cependant, bien que l'effet attractif de l'épice était certainement véridique, la logique médicale laisser supposer qu'il s'agissait de quelque chose de nocif à long terme. Un poison. Heureusement, l'opération serait rapide de toute manière. Songeur, le directeur accepta la proposition de la jeune femme, qui le reléguait tacitement au rôle d'assistant. Du moment que cela servait la mission, il n'y avait pas vraiment de quoi s'offusquer. Plus vite le travail était terminé, mieux ce serait pour chacun.

« Du sel ? Bien, je vais voir ce que je peux faire de mon côté concernant l’appât. »

La Kunoichi révéla alors ses arcanes censées rester secrète, utilisant du sable de fer afin de mettre en exécution son plan machiavélique. Bien que le visage du médecin restait de marbre devant ce don peu commun, il fallait avouer qu'il était impressionnant et offrait des possibilités assez intéressantes. Le troisième œil était une technique pouvant faire froid dans le dos. Beaucoup auraient donnés cher pour maîtriser un tel pouvoir offrant quasiment le don d’omniscience si bien utilisé. La Yaoguaï était plus dangereuse qu'elle ne paraissait à première vue, cela devenait une certitude aux yeux pragmatiques et mordorés.

Alors que la manieuse de limaille de fer faisait son rapport, l'apprenti boulanger ne manquait pas de faire un mauvais jeu de mot. Décidément, il s'agissait d'un bien singulier personnage. Un personnage, oui, car il ne s'était même pas présenté autrement qu'en sa qualité d’employé de la boulangerie et adorateur de pains étranges. Muramasa profita de son intervention graveleuse pour lui demander si il avait du sel afin de confectionner le fameux appât incarnant la perdition des rats.

« Apprenti-san... Avez-vous du sel ? »

Affichant un large sourire, le vil faquin sauta sur l'occasion pour se mettre en valeur. Si ce fou voulait aider, ce n'était pas de refus... à condition qu'il le fasse sans bévue.

« Bien sûr ! Je n'ai pas pu m'empecher d'écouter vortre plan génial ! Laissez moi vous aider à fabriquer ces Melon Pan salés ! Vous ne le regretterez pas ! » -sautant comme un cabri, fou de joie à l'idée d'une nouvelle recette farfelue-

Perplexe, le Borukan haussa les épaules. Néanmoins, il n'allait pas refuser la proposition.

L'apprenti boulanger se rua dans l'arrière salle de la boulangerie où les produits étaient préparés avec soin et amour. On aurait dit qu'il était possédé, ses yeux révulsés quant à l'idée d'une toute nouvelle création culinaire. Serrant son tablier avec un air déterminé, le goguenard personnage se mis à faire une pâte étrange, versant abondamment du sel dans la mixture visqueuse et gluante, la malaxant vigoureusement. Muramasa surveillait du coin de l’œil l'énergumène qui s'affairait à la tache avec une dévotion louche. L'enjoué plaça le slime dans une sorte de moule puis l'enfourna dans un grand fourneau, fixant avec attention l'objet léché goulûment par le brasier ardent. La transformation se fit, un melon pan tout chaud sortant des flammes. Le fameux appât à rat avait été créé avec brio. L'employé tendit le melon pan avec un air satisfait, ricanant comme un demeuré.

« Le Melon Pan spécial est né ! Il est viiivant !!! » -dit-il, d'une voix sardonique-

Haussant les épaules, le parangon lui fit signe de mettre l'objet dans la cage de métal que sa coéquipière avait érigé. Il valait mieux ne pas toucher cette création des plus bizarroïdes. Un melon pan salé ? Triste monde tragique. Une chose était sûre, les rats étaient effectivement faits comme des rats...



Sae et Muramasa ont préparé le piège à rat.


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Dim 24 Fév 2019 - 14:35
Cet apprenti était une véritable plaie, car en plus de m'avoir manqué de respect en me traitant de personne « pernicieuse », il était bruyant. On lui avait demandé de nous créer un jenesaisquoi-pan et ce dernier se sentait obliger de faire un brouhaha pas possible pour un simple met culinaire. Pathétique, voilà le mot qui convenait le mieux. La seule bonne chose qui résultait dans l'action de ce cloporte était qu'il avait fait l'appât sous les recommandations de l'académicien, je notais tout de même que l'homme ne s'était pas salie les mains pour cette tâche, ce qui était fort dommage. Était-il du genre à laisser les basses besognes à ses assistants, car cela n'était pas de son standing ? Je me posais cette interrogation, en tout cas je n'allais pas me laisser faire si l'homme décidait d'agir de la même sorte avec ma propre personne, j'avais plus de caractère que cet apprenti branquignole.

Le jeune homme s'approchait de moi et de ma cage faite en sable de fer, il regardait avec minutie l'objet, je voyais dans son regard qu'il voulait toucher ma création, mais il n'osait pas faire preuve d'autant de familiarité surtout qu'il savait que je n'étais pas sur de bonnes dispositions le concernant. Je me raclais la gorge pour lui montrer que j'étais pressée et que je n'avais pas que cela à faire. Il comprenait aussitôt et installait l'appât dans la cage. Parfait, nous allions pouvoir procéder à la seconde étape du plan qui consistait à attendre que les rongeurs se fassent berner par notre stratagème.

« Il est temps Muramasa-sama d’aller en chasse ! » Je faisais semblant de me réjouir, car je savais par avance que cette partie du stratagème était la plus longue et la plus ennuyante puisqu’il fallait tout simplement attendre que tous les rats sortent de leurs trous.

Avec mes doigts fins et longilignes, je commandais à la cage de limaille de fer de rejoindre le sous-sol de la boulangerie. Grâce à mon contrôle sur le magnétisme, l'objet volait dans les airs tout seul et se posait en plein milieu de la pièce où se trouvaient les réserves et nos proies. Nous n'avions pas besoin de descendre, nous pouvions rester tranquillement assis par terre – ce qui était mon cas pour moi. Maintenant, je devais réactiver mon œil de sable de fer, en faisant un signe et en fermant ma prunelle droite, je pouvais de nouveau observer en toute tranquillité la réserve puisque mon globe oculaire en fer noir était en suspension et son champ de vision donnait sur l'ouverture de la cage. De cette manière, je pouvais voir si les rats rentraient bien dans le piège.

Néanmoins, il se pouvait que les rongeurs soient plus nombreux, si tel était le cas, il nous faudrait certainement une deuxième cage et donc un deuxième appât en prévision de cela, je m’adressais au jeune apprenti.
« J'aimerais que tu fasses un deuxième appât dans le cas où je serais dans l'obligation de créer une seconde cage si les rongeurs sont nombreux. D'ailleurs Muramasa-sama avez-vous une technique qui peut me redonner du chakra. Maintenir mon Troisième Œil ainsi que ma cage me sera assez couteux, car malheureusement cela risque de prendre du temps avant que les rats ne soient tous attrapés ? » Demandais-je à l’académicien, un œil fermé.
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Jeu 28 Fév 2019 - 13:43

Faire avancer la médecine Iwajine
Muramasa x Sae

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Fact and fiction are opposite sides of the same sheet of paper.
Who can see beneath the surface and glimpse my true nature ?





La sirène des mers de jade jouait les prestidigitateurs avec un engouement sans faille, usant de ses dons étranges dans le maniement du sable de fer qu'elle contrôlait avec une expertise assurée. Chacune de ses prouesses défiant les lois de la nature réussissait à extirper des exclamations contemplatives de la part de l'apprenti, qui fixait la scène avec des yeux ronds comme des soucoupes comme si c'était la première fois qu'il était témoin des pouvoirs des arts obscurs des Shinobi. Pourtant, ce dernier était un habitant d'un village caché emplit de ces vaillants guerriers des ombres. Il devait bien déjà avoir assisté à ce genre de spectacle, surtout à Iwagakure no Sato qui recelait en ses rangs des plus illustres utilisateurs de Ninjutsu que le Yuukan ait connu. Ce vil énergumène était vraiment une plaie, mais le pire était qu'il continuait de jeter de l'huile sur le feu du courroux de la sauvageonne qui ne l'appréciait guère et lui avait fait montre de manière des plus explicites. D'ailleurs, la jeune femme ne semblait pas être très sociable en général.

Alors que la cage flottait dans les cieux sans nuages et dénués d'azur avant de plonger dans les entrailles ténébreuses et infestés de nuisibles, le goguenard boulanger en formation exultait son admiration en laissant choir des onomatopées éhontées. La smaragdine poursuivait ses techniques en ignorant le désagrément de ces gémissements dignes d'un gosse découvrant la puissance infinie des arcanes de la nuit des temps, prenant une position méditative pour poursuivre la longue chasse qui commençait. Lorsqu'elle ferma un œil, le freluquet compris de travers, devenant rouge comme une tomate. Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'une femme superbe offrait à un hurluberlu aussi niais ce genre de clin d’œil pernicieux qui en disait long. Muramasa fixait la scène, perplexe, ne sachant vraiment pas quoi dire du calvaire que devait traverser sa coéquipière qui était peut-être à deux doigts de craquer et d’éviscérer le désagréable malandrin. L'une des plus grandes épreuves de tout Shinobi était avant tout de gérer les civils, ou plutôt d'arriver à les supporter sans céder du côté obscur. La Yaoguaï demandait à l'espiègle amateur de melon pan de confectionner un autre appât, ce qui le combla de joie à en croire ses yeux se nimbant mystérieusement d'étoiles...

« Vos désirs sont des ordres... » -toussotant, avant de rajouter en semblant géné- « Femme superbe ! »

Les joues rouges et le regard fuyant, l'énergumène détala vers les fourneaux comme une vierge effarouchée. Décidément, le personnage devait avoir quelques cases en moins ou être irrémédiablement tombé sous le charme de la succube des bois car il appréciait les femmes de caractère et se faire dominer.

Le Parangon était de marbre, comprenant que la nymphe était redoutable et que le pauvre homme en avait fait les frais. En tout cas, la Kunoichi était douée, cela était incontestable. Les arts de l'ombre qu'elle utilisait s'avéraient précieux, et sa motivation pour réussir la mission était palpable. De plus, elle semblait connaître quelques secrets de l'Iroujutsu, présentant une demande inattendue au médecin. Le don de chakra était une des arcanes les plus élémentaires des Eisei-nin, mais était très peu connue par les non-initiés. La demoiselle devait avoir quelques érudits dans son entourage pour présenter une telle requête en connaissance de cause. Muramasa utilisait rarement cette compétence de par son esprit individualiste, mais si cela était nécessaire pour le bien de la mission, il était disposé à faire une exception. La Kunoichi devait après tout utiliser pas mal de chakra afin de maintenir ses Jutsu, il était donc normal de l’aider. Surtout que le Directeur semblait se tourner les pouces pendant que la belle faisait tout le boulot, ce qui lui laissait un goût amèr. Le pragmatique se tournait vers sa partenaire, avant d’afficher un léger sourire sur ses lèvres.

« Bien sûr, Oujo-san. J’avais l’impression de vous laisser tout le travail, ce qui me dérangeait un peu. Cependant, je suis surpris que vous connaissiez cette arcane qui est censée être un des secrets de l’Iroujutsu. » -marquant un léger silence, avant de rebondir- « Vous devez avoir des Iryo-nin dans votre entourage proche, car ce genre de technique implique une grande confiance mutuelle… »

Faisant quelques pas afin de se rapprocher de la pléiade assise sur le sol, le médecin la fixait de son regard mordoré en étant songeur. La Yaoguaï était une femme étrange à ses yeux, et il n’arrivait pas vraiment à la cerner, alors qu’il pouvait se targuer d’une grande perspicacité, surtout concernant la gent féminine.

« Dites-moi quand vous êtes prêtes, je me chargerais de vous transfuser du chakra. » arquant malicieusement la courbure de ses traits dans un sourire sibyllin, tout en prenant place devant elle dans une posture de méditation semblable-




Muramasa se prépare à transfuser du chakra à Sae.


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Dim 3 Mar 2019 - 23:58
« Il y a une vieille femme dans notre clan, on la surnomme l’Ancienne, cette dernière est une puissante chamane et oracle et elle est justement capable de ce genre de prouesse. Elle a même essayé de m’enseigner son art, mais ça ne m’a jamais réellement intéressé. » Disais-je avec un sourire.
Le fait de repenser à l’Ancienne me faisait me remémorer tous les bons souvenirs que j’avais passés avec cette vieille femme. Néanmoins, je me focalisais de nouveau sur la mission, les rats ne devaient pas m’échapper et j’avais besoin de toute ma concentration. L’académicien se plaçait derrière moi, prêt à faire usage de ses dons. Le fait de savoir que ce dernier avait le pouvoir de me donner de l’énergie était une parfaite aubaine, car de cette manière j’allais pouvoir maintenir l’ensemble de mes techniques. Il ne restait plus qu’une inconnue, la durée de cette chasse qui n’en était pas vraiment une.

Pour le moment, je n’avais encore besoin d’une transfusion de chakra, mes réserves étaient pleines. Pendant que nous étions tous les deux occupés, je pouvais entendre l’apprenti boulanger chantonner et ce dernier n’était pas du tout discret. Si seulement Muramasa-sama me laissait l’opportunité d’empaler ce garnement, le quartier et moi-même nous nous en porterons que mieux. Soudain, un rat montrait le bout de son museau. Je pouvais le voir avancer tout doucement, vers la cage faite en sable de fer grâce à cet œil qui flottait dans le sous-sol du magasin. Parfait, si un premier rongeur sortait, les autres suivraient le pas. Un petit sourire s’affichait sur mon visage, car la chasse pouvait commencer.

Il y avait déjà six rats qui s’étaient attaqués au jenesaisquoi-pan de l’apprenti boulanger. Mais je sentais qu’il y en avait d’autre qui n’avait pas encore osé sortir de leur cachette. Le jeune homme qui tenait la boutique en l’absence du patron arrivait tout gaiement vers nous avec son œuvre. Et avant même qu’il ne put exprimer sa joie, je lui assénais de se taire. Le chakra commençait à diminuer, plusieurs gouttes de sueurs commençaient à perler sur mon front et mon humeur était encore plus massacrante alors je n’étais clairement pas dans de bonnes dispositions à pouvoir entendre le moribond s’enthousiasmer. Le nouvel appât étant prêt, je composais une nouvelle série de signes pour créer une nouvelle cage de limaille de fer.
« L’appât dans la cage, exécution ! » Ordonnais-je au gamin avant de reprendre la parole avec un ton beaucoup plus convenable. « Muramasa-sama, je vais avoir besoin d’un petit coup de pouce, pouvez-vous me transfuser du chakra ? » Demandais-je à l’académicien pendant que l’apprenti mettait le jenesaisquoi-pan dans ma seconde création.
Le second piège était prêt, je le descendais de la même façon que le premier. Néanmoins, je faisais extrêmement attention à ne pas effrayer les rats qui étaient dans le premier. En l’espace de quelques minutes, de nombreux rongeurs jaillissaient des sacs à matières premières et se ruaient vers le nouvel appât. L’odeur et la chaleur de ce dernier devaient encore plus les appâter. C’était une excellente nouvelle pour nous. Mon globe oculaire volant s’agitait dans tous les sens afin de calculer le nombre de rongeurs dont nous avions à disposition. Neuf dans la première cage et Treize dans la seconde, ce qui portait à un total de vingt-deux cobayes. Était-il tous là ? Peut-être, mais ils étaient voraces et les appâts allaient bientôt disparaitre, alors il n’était pas question de laisser encore davantage de temps s’écouler, je décidais de former le quatrième mur de mes deux cages afin de les condamner et d’emprisonner sans aucun moyen de s’en échapper les nuisibles. Je poussais un énorme soupir de fatigue et j’ouvrais l’œil qui était resté clos. Combien de temps cela avait-il duré ? Au moins une heure, si ce n’est plus. Je me relevais et je rappelais les deux cages à moi, ces dernières arrivaient à ma hauteur et on pouvait entendre les petits bruits des rats.
« Je ne sais pas si on les a tous eu, mais on en a vingt-deux au total. D’ailleurs, il ne faudrait pas trop tarder puisque dans peu de temps ils vont s’attaquer aux uns et aux autres, car ils sont dans un environnement qui leur est totalement étranger. Et la peur est la meilleure façon de rendre irrationnel et violent un rat. » Disais-je à l’académicien tout en jetant un œil à l’apprenti.
Nous allions pouvoir passer à la seconde partie de la mission et c’était parfait, car je n’en pouvais plus de voir la tête de ce garnement qui s’était permis de me traiter de femme pernicieuse devant une foule. Une chose était sûre, quand la mission sera terminée, je me ferai un véritable plaisir de rendre une petite visite à mon nouvel ami, mais cela je m’abstenais de le lui dire. La surprise n’en sera que plus jouissive.
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Mar 5 Mar 2019 - 3:40
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Il était assez commun que tout village dispose de guérisseurs, même dans les contrées les plus sauvages et inhospitalières que ce monde puisse receler. Apparemment, la Yaoguaï était proche d’une chamane qui devait maîtriser quelques unes des arcanes de l’Iroujutsu, ce qui faisait sens.

« Je vois... »

La sauvageonne ne semblait pas intéressée par l’art si singulier de la médecine, l’avouant elle-même avec une franchise déconcertante. Ce n’était pas vraiment étonnant, car il s’agissait d’une vocation lourde de sens. Muramasa comprenait son choix, qui allait parfaitement en adéquation avec un caractère impétueux tel que le sien. Tandis que la manipulatrice de limaille poursuivait sa technique, le Directeur ne pouvait faire qu’attendre le moment où la Kunoichi aurait besoin d’une transfusion de chakra, ne sachant pas ce qui se passait avec le stratagème et devant faire confiance à sa coéquipière qui semblait parfaitement gérer la situation. Cela commençait à faire un bon moment que la cage était descendue dans les abîmes de la cave et que la jeune femme maintenait ses techniques sans faillir. L’apprenti boulanger revenait déjà avec un melon pan tout fraîchement sorti des fourneaux, n’ayant point le temps de sortir une de ses horripilantes tirades que Sae lui sommait de disposer l'appât dans la seconde prison de fer. Le bougre s'exécuta, le sourire aux lèvres, presque au comble du septième ciel qu’une femme aussi superbe face montre d'autorité envers sa personne. Décidément, le désagréable adorateur de pain était un personnage louche, qui devait aimer les femmes de caractère. Un sacré fétichiste, pour sûr, qui lançait des regards insistant à la nymphe comme s’il voulait qu'elle l'attache dans sa cave et le punisse à coup de cravache en l'insultant. Du peu que le Borukan connaissait la demoiselle, il était plus probable que le suicidaire finisse découpé en petits morceaux comme appât à la place de ses fameuses brioches aux saveurs de melon.

« Tout… Tout de suite ! »

Pendant que le piège était préparé, le moment tant attendu du don de chakra venait d’arriver. Muramasa posa la paume de sa main sur sa coéquipière, afin de lui transmettre de l’énergie pour poursuivre convenablement la suite des opérations. Un long silence accompagnait la transe méditative dans laquelle le temps se noyait et s'évaporait, puis la conclusion se dévoila avec le retour des boites qui réapparaissait depuis les tréfonds ténébreux.

« Ne traînons pas dans ce cas. Vous avez fait du bon travail, Oujo-san. »

La capture était un succès, le premier objectif de la mission étant terminé. Muramasa devait avouer que la Yaoguaï s’avérait d’une aide extrêmement précieuse, alors qu’elle n’était que Genin. Il commençait même à l’apprécier en tant que partenaire de mission, bien qu’il ne puisse pas lui accorder sa confiance. Prenant congé du jeune Iwajin qui était ravi de la dératisation - plus ou moins efficace - de son lieu de travail et qui sautait de joie, la fine équipe sorti de la boulangerie qui était plus chaude que la braise, afin de regagner l’Académie dans les plus brefs délais pour mener à bien les expériences scientifiques impliquant leur butin. La traversée ne fut pas une mince affaire, le regard de la foule ébahi scrutant le cortège. Les prouesses de la Kunoichi attirait l'attention, car ce n'était pas tous les jours que des boites métalliques flottaient dans les airs. Arrivant enfin devant les portes du laboratoire de recherche qui consistait en quelques salles spécialement aménagées dans l'un des annexes académiques, les deux Shinobi pouvaient enfin entreprendre la seconde partie de leur mission. La plus fastidieuse, car cela impliquait plusieurs problèmes de taille. Muramasa invitait la nymphe smaragdine à le suivre dans le théâtre des horreurs, où la science pouvait entonner son chant lugubre et aliéné. Il ne s'agissait pas d'un complexe dernier cri dédié aux œuvres les plus ésotériques de la science, mais cela suffirait amplement, car le plus important était non pas les outils, mais l'artisan. Sans talent, pas de miracle.

« Oujo-san, voici le laboratoire de l'académie. Nous y seront à notre aise pour réaliser la suite des opérations. »

Invitant la sauvageonne à entrer dans la tanière, le médecin demandait au personnel présent de ne pas les déranger inutilement. Après avoir traversé un couloir aux murs aussi immaculés que le monochrome marmoréen, ils arrivèrent dans une salle où du matériel sibyllin et obscur s'érigeait un peu partout. Des sortes de tubes de verres compartimentés se dressaient dans la salle, servant aux cobayes destinés aux recherches. Le médecin fit signe à sa coéquipière qu'elle pouvait les utiliser pour placer les rats de manière séparée pour éviter qu'ils ne s’entre-tuent comme elle avait fait mention auparavant.



Muramasa transfère du chakra à Sae, puis une fois les rats capturés, tous deux se rendent au laboratoire pour mener les recherches.



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Dernière édition par Borukan Muramasa le Mer 6 Mar 2019 - 23:27, édité 1 fois
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Mar 5 Mar 2019 - 15:03
Nous marchions à la vue de tous et chaque regard était rempli de perplexité. Il fallait dire que voir une manipulatrice de limaille de fer se balader avec deux cages faites dans le même matériau en train de flotter à ses côtés, était une image peu courante. Je suivais l’académicien et je me rendais compte que nous étions en train de revenir sur nos pas. Je ne pensais pas une seule seconde que le laboratoire du conseiller était dans l’Académie Hashira.

Devant les portes du grand bâtiment qui formait les shinobis de demain, j’empruntais un passage que je n’avais jusqu’alors pas encore entrepris. C’était la première fois que je me dirigeais dans cette partie de l’Académie et l’atmosphère y était complètement différente. C’était une sorte de complexe, une fois à l’intérieur la première chose qui me saisissait était la blancheur monochrome des lieux. Voilà donc à quoi ressemblait le progrès ? L’évolution ? C’était écœurant, où était l’authenticité ? Certainement pas ici, si l’Ancienne était à ma place, son cœur cesserait immédiatement de battre face à ce théâtre des horreurs. Il y avait plusieurs individus qui nous regardaient, ils portaient des blouses et étaient tous vêtus de blanc. Allais-je devoir porter une tenue similaire ? Je ne l’espérais pas ! Muramasa me souhaitait la bienvenue, mais je ne réagissais pas préférant rester dans un profond mutisme, car je n’étais clairement pas à mon aise, mais aussi j’avais hâte d’annuler mes techniques de sable de fer pour me reposer.

Une fois dans la salle qui nous était réservé, je posais les deux cages de sable de fer. Le Directeur de l’Académie Hashira me faisait signe que je pouvais utiliser les objets transparents qui me faisait face pour y mettre les rongeurs que je venais de capturer tout à l’heure. Il m’en fallait vingt-deux, un par rat, car il était inconcevable d’en mettre plusieurs à chaque fois, car ces derniers finiraient par se dévorer à cause de la peur. Un par un, j’attrapais un rongeur que je faisais glisser dans un tube. Une fois tous les rats emprisonné dans leur nouvelle geôle, je dégainais mon sabre afin de remettre tout le sable de fer dans le fourreau ainsi que dans la petite sacoche qui était accrochée à ma taille. Enfin, je pouvais souffler et ne plus utiliser du chakra. Néanmoins, je ne pouvais pas me repousser, car la mission devait continuer et je devais assister le Borukan, mais je n’allais pas me contenter d'un rôle de petite main, je voulais aussi être actrice de cette mission et non une simple aide.

Il n’y avait pas de temps à perdre et sans réellement attendre l’aval du directeur, je décidais de prendre les devants. Le Tsuchikage nous avait demandé d’essayer de faire repousser les yeux des rats qui allaient nous servir de cobaye. La manipulation allait être longue et peu agréable pour les animaux, mais nous n’avions pas le choix. Peut-être qu’il était préférable de les endormir avant, mais ce serait une perte de temps drastique. Cela ne me plaisait pas du tout de devoir torturer ces pauvres créatures qui n’avaient rien demandé, mais d’un côté je leur offrais un sort différent de celui de la mort, donc d’un certain point de vue je faisais une bonne action même si c’était un acte barbare. Il y avait des petits ustensiles sur le plan de travail, je m’en munissais d’un. Dans chaque tube se trouvait un rat, il y en avait vingt-deux au total puisque j’avais réussi à capturer ce total de rongeurs à la boulangerie Chaud comme la Braise. J’attrapais numéro un – le premier rat dans le premier tube ; et je lui sortais l’œil gauche de son orbite, la petite créature se débattait et pialait dans un hurlement à déchirer le corps d’une femme ou d'un homme trop sensible. Un œil en moins, je m’attaquais au second et je faisais la même opération et une fois privé de sa vue je le remettais dans son tube délicatement. La bête devait souffrir le martyre, tout ça pour rendre la vue à Bakuhatsu Kyoshiro !

Il restait encore vingt-et-un nuisible à torturer. Tous ensemble, les rats faisait un petit brouhaha de piaillement, car ces derniers étaient en panique total et se demandait où ils étaient. Avec aisance, j’attrapais numéro deux et je lui faisais la même chose qu’à numéro un. La manipulation n’était pas trop compliqué, on pouvait dire que j’avais le coup de main, je n’avais pas trop de difficulté à tenir fermement la bête pour que cette dernière ne bouge plus et se laisse faire.

Je poussais un énorme soupir tout en m’étirant les bras en l’air, j’avais fini d’extraire les quarante-quatre yeux des rongeurs. Je me tournais vers l’académicien que je n’avais pas du tout calculé pendant que je m’occupais de mes patients. Je le regardais, l’ustensile couvert de sang à la main que je posais aussitôt sur le plan de travail. Les rats étaient encore plus déchainés dans leurs piaillements, en plus de la peur, la douleur se faisait entendre dans leurs petits cris stridents.

« Ils sont prêts Muramasa-sama. Les vingt-deux rats sont aveugles. » Disais-je au conseiller de la cité militaire du pays de la Terre.

Il me restait une chose à faire, mais je n’avais pas trop envie de la faire, il s’agissait de nettoyer le plan de travail où se trouvait une pile d’yeux couvert d’hémoglobine. J’avais travaillé un peu de façon rustique, si un des collègues de l’académicien m’avait vu faire, il serait sans doute choqué de ma façon d’agir, mais que voulez-vous ? Je n’étais pas médecin, j’étais une guerrière venant d’une contrée lointaine et reculée.
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Mer 6 Mar 2019 - 5:03
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Jusqu'à maintenant, la sauvageonne s'était chargée quasiment toute seule de la majeure partie de la mission et le médecin n'avait pas été d'une trsè grande aide. Néanmoins, la suite allait offrir au parangon une bonne occasion de pouvoir faire montre de ses talents scientifiques. Le laboratoire devait inspirer un sentiment de dépaysement total à la Hayashijine, qui devait être habituée aux environnements plus proche de la nature.




Alors que le Borukan réfléchissait un court instant pendant que la smaragdine s'occupait de transvaser les cobayes de ses prisons de fer vers des cages plus adaptées, celle-ci en profita pour saisir l'un des instruments présent sur l'une des tables pour s'improviser chirurgienne... ou plutôt tortionnaire. Elle attrapa le premier rat et lui fit sauter les globes oculaires hors de ses orbites avec calme et minutie. Les cris de détresse du pauvre rongeur qui se faisait charcuter sans une once de compassion attirèrent l'attention du coéquipier qui ne s'attendait point à ce qu'une femme se targue de pratiquer ce genre d'opération, surtout une non initié aux plaisirs de la recherche à des fins de progrès. Un peu surpris, le taciturne ne savait pas vraiment ce qui se passait sous ses yeux, ayant affaire à une situation assez cocasse. La charmante Kunoichi devait avoir des penchants proches de la Yandere pour se montrer si douée dans ce genre d'activité qui n'était pourtant pas piquée des hannetons. Comme le vieux sage de jadis qui s'était retiré du monde le disait si bien dans le proverbe qu'il avait légué au Yuukan, Il faut se méfier des Kunoichi maniant des lames, car bien souvent Yandere elles s'avèrent.

« ... Oujo-san ? »

La demoiselle était prise de frénésie, comme sujette à une irrémédiable transe cathartique, elle ne semblait pas entendre la voix de son partenaire de mission, poursuivant les mutilations sur les rats qui hurlaient et tentaient désespérément de se débattre. Assistant au spectacle où les sujets de l'expérience perdaient chacun leur tour leur sens visuel, le médecin en profitait pour réfléchir par quel moyen il allait procéder pour réussir la demande du Tsuchikage. Il avait plusieurs pistes, mais la plupart demandaient trop de temps pour être réellement envisagées. De plus, le Bakuhatsu avait expressément stipulé la marche à suivre concernant les recherches, impliquant l'extraction des yeux des cobayes. Sae suivait scrupuleusement et à la lettre la demande, tout simplement. La Yaoguaï terminait le massacre, tandis qu'une pile de globes oculaires s'érigeaient lentement mais surement sur la table devant elle. Muramasa en profita pour les récupérer en les placant dans une solution aqueuse et mystérieuse, où les sphères flottèrent en apesanteur.

« Bon boulot, Oujo-san... Maintenant que les sujets sont prêts, il ne reste plus qu'à leur rendre le sens leur faisant défaut. J'y vois plusieurs solutions... »

En réalité, il n'y avait pas trente-six solutions à l'énigme qui se posait. La greffe impliquait de disposer d'un donneur - volontaire ou non - , sans compter qu'il fallait qu'il soit compatible. De plus, si certains organes s'avéraient aisément opérables de la sorte, certains étaient d'une rare complexité à transférer et à faire parfaitement fonctionner en outre à cause des nombreuses connexions nerveuses. Sans compter que le même si cela pouvait marcher en théorie, les risques de rejets faisaient drastiquement chuter la probabilité de réussite. Bien sûr, les travaux personnels de Muramasa concernant les recherches sur la génétique afin de percer les secrets des arts les plus obscurs ou encore le clonage allant au delà du simple Bunshin auraient pu aider en grande partie assurer les chances de succès, mais reproduire un organe parfait à partir d'un patient pour le lui implanter par la suite s'avérait bien trop fastidieux. Il aurait fallu produire un clone de chair et de sang et le faire arriver à maturité, ce qui n'était pas la solution la plus efficace pour faire avancer la médecine sur le point précis que soulevait la mission. Une autre option était la régénération de l'organe manquant via l'élaboration d'une arcane interdite, mais accélérer la création de cellule à un niveau trop élevé pouvait faire plus de mal que de bien si l'organe était non pas endommagé mais totalement absent. L'idée de provoquer une altération génétique chez le patient en utilisant des cellules connues pour leurs propriétés spéciales, comme celles des pieuvres ou autres lézards, s'incarnait aussi assez dangereuses et une idée encore conceptuelle.

Aux yeux du médecin, les pistes se précisaient. Une tentative de greffe contrôlée impliquant l'usage de médicaments permettant d'harmoniser la symbiose afin d'augmenter la compatibilité et éviter les risques de rejets, une arcane ou une substance permettant une régénération à un niveau sans précédent ou bien la création d'un Fuinjutsu novateur. La chance d'avoir vingt deux candidats bénévoles pour les tests était un avantage non négligeable. Muramasa pris le grand tube transparent où le cobaye numéro un était enfermé, puis posa sa main contre la paroi de sa prison de verre. Un halo de chakra d'une couleur incandescente et proche du jade baigna la jarre cylindrique et s'insufla en son sein. Soudainement, le rat se mit à hurler en convulsant tel un possédé, avant de gonfler à une vitesse folle et imploser violemment, recouvrant de ses entrailles ensanglantées les murs invisibles qui l’emprisonnaient.

« Flûte, nous avons perdu numéro un. Accélérer la régénération cellulaire de manière générale trop vite sur un sujet semble trop risqué. Heureusement, il nous reste vingt et un candidats. »

Les expériences demandaient souvent de tâtonner afin de trouver l'illumination, ce dont le parangon était habitué. Croisant les bras, puis regardant Sae dans les yeux, il lui vint alors une idée qui révolutionnerait le monde. Néanmoins, il attendait de voir si la sauvageonne avait elles aussi un avis sur la question.



Muramasa a perdu le cobaye numéro un lors de l'expérience, mais il reste vingt et un rats.


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Jeu 7 Mar 2019 - 22:42
Le médecin avait remarqué ma pile composée uniquement d’œil de rat, aussitôt l’homme les prenait pour ensuite les mettre dans une solution aqueuse étrange. Je ne comprenais pas trop cette manipulation, mais je ne disais rien après tout je n’étais que l’assistante et encore, j’avais plus l’impression d'être dans un rôle de spectatrice qu’autre chose. Le Borukan se penchait sur le premier rongeur, celui qui portait le numéro un. Malheureusement, le nuisible explosait suite à une action de l’homme. J’étais surprise de voir la pauvre créature réduite en miette, car je ne m’y attendais pas du tout. Finalement le sort que nous étions en train d’offrir à ces bêtes était peut-être pire que celui de la boulangerie.

J’observais l’homme et j’étais un peu dépitée, car honnêtement je ne nous voyais pas réussir cette mission, qui ressemblait plus à une quête sur l’homme voulant devenir dieu.

« Je ne crois pas qu’il soit possible de faire pousser un bras ou un œil sur un être vivant. » Disais-je à l’académicien. Je m’arrêtais de communiquer en fixant le directeur.

Comme je venais de le dire au jeune homme pour moi il était impossible de pouvoir redonner un organe à un individu. Seuls les dieux étaient capables de ce genre de prouesses, nous nous n’étions que des mortels et ce miracle ne nous étaient pas réservés. J’avais du mal à comprendre pourquoi le Borukan se lançait dans ce projet qui n’allait amener sur aucun résultat positif. Néanmoins, je décidais de dire ce qui me passait par la tête. On ne savait jamais peut-être que mes paroles pourraient donner une idée au conseiller ? Mais, je n’y croyais pas trop.
« On pourrait greffer le bras et l’œil d’un sujet volontaire ou involontaire sur notre chef ? Ou encore une prothèse de membre supérieur, j’ai vu un marchand au marché venant du pays du Vent avec justement ce dispositif disant que cela venait de l’art des marionnettistes ? Quelque chose dans le même genre, comme un bras à base de ma limaille de fer et si vous êtes un adepte de l’art des sceaux de faire en sorte que ma création devienne indépendante et qu’elle garde sa forme pour toujours sans que j’aie besoin de la maintenir ? » Terminais-je par dire, mais je ne semblais pas très convaincante, car j’avais du mal à me convaincre moi-même.
Il était possible que le Borukan connaissait des arcanes qui m’étaient totalement inconnues, qui permettait de repousser les limites du genre humain pouvait l’amener à côtoyer le royaume des dieux ? Mais j’avais du mal à la croire. Le seul mot à retenir était que j’étais sceptique.
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Ven 8 Mar 2019 - 17:55
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Muramasa x Sae

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La Yaoguaï semblait douter de la folle entreprise dans laquelle tous deux étaient plongés corps et âmes. Cela était légitime pour une non-initiée au côté obscur que la science revêtait, mais le fait qu'elle ne croyait pas que son coéquipier était capable d'accomplir un miracle défiant les lois de la nature était un peu offusquant pour ce dernier. Un peu vexé, le parangon se gratta la tête, avant de s’asseoir sur un chaise qui dérivait dans le décor inorganique et froid. Écoutant l'idée qu'elle proposait, le médecin était lui aussi un peu perplexe.

« Faire pousser un oeil ou un bras n'est en réalité pas si compliqué avec certaines arcanes médicales de Il suffit d'utiliser la régénération cellulaire. Le code génétique présent chez le patient s'adaptera automatiquement. Un peu comme si il était un plan et la technique les ouvriers le suivant à la lettre. Le principal problème est que l'organe soit totalement opérationnel. C'est comme si vous battissiez une maison sans les canalisations et donc dépourvue d'eau courante. Il suffit donc d'élaborer une régénération cellulaire plus évoluée, mais ce n'est pas évident réalité. Malgré mes connaissances en médecine, cela risque de prendre quelques jours de recherches, j'en ai bien peur. »

Sortant un cylindre de l'intérieur de sa veste, le parangon extirpa son poison préféré, puis l'alluma pour tirer quelques bouffées de celui-ci.

« Les marionnettistes sont assez ingénieux, je dois l'avouer. Des chirurgiens de l'inorganique en quelque sorte... » -expirant un nuage vaporeux s'évanouissant dans le néant-

Le Borukan avait croisé ce genre d'énergumène, et même parfois travaillé sur certains projets avec eux, mais la plupart étaient tous complètement fêlés.

« Oujo-san, pendant que je met au point une nouvelle arcane avec nos amis rongeurs, vous pouvez vous concentrer sur les plans d'un bras artificiel, ainsi que d'un globe oculaire. Un fuinjutsu permettra de garder sa forme, sinon nous pouvons aussi faire discrètement appel à un artisan spécialisé dans la confection de pièces ouvragées... N’omettons aucune solution. Vous m'avez donné une idée permettant de rapidement disperser les ténèbres. Un fuinjutsu permettant de connecter la prothese ou la greffe directement au système nerveux du patient via un réseau bio-électrique émulant les fonctions motrices. Cependant, il faut aussi ne pas oublier le système circulatoire du chakra, qui permettra à l'Ombre de pouvoir se battre en pleine possession de ses moyens. »

Il s’agissait d'une révolution dans la médecine, le tout premier sceau médical permettant les greffes avec une rapidité et une simplicité déconcertante. Le Borukan était après tout un érudit à l'esprit de déduction peu commun.

« Oujo-san, qu'en pensez-vous ? Nommons l'idée de la régénération d'organe le projet Suzaku, et celui issue des marionnettistes le projet Titan. Je vous mets à disposition mon plus fidèle assistant, n'hésitez pas à utiliser ses compétences et son savoir en fuinjutsu. Je lui ai tout appris. Nous travaillerons dans le même laboratoire, donc en cas de besoin je ne serais pas loin. »

Claquant des doigts, un homme au visage étrange apparu dans un écran de fumée en plein milieu de la grande salle du laboratoire. Il portait sur une main un plateau recouvert de moults rafraîchissements divers et variés, qui étaient parfait pour se requinquer un peu après des recherches interdites nécessitant beaucoup de travail.

« Voici quelques rafraîchissements pour vous et votre invitée, Borukan-sama » -fixant la sauvageonne qu'il avait croisé auparavant à l'Académie d'un air perplexe-

« Ichi-san, vous aiderez et serez à la totale disposition de la Oujo-san ici présente sur un projet secret. »

« Vos désirs sont des ordres, Borukan-sama. » -dit-il, avant de se tourner avec plus d'insistance vers la Yaogaï qu'il dévisageait de manière dérangeante- « En quoi puis-je vous être utile ? »



Muramasa propose à Sae de se concentrer sur le Projet Titan pendant qu'il fait des recherches plus poussées sur le Projet Suzaku. Ichi propose quelques rafraîchissements à l'équipe.



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Sam 9 Mar 2019 - 16:18
Mes propos hasardeux et sans convictions avaient fait germer plusieurs idées à l’académicien, ce dernier me donnait la tâche de confectionner un bras artificiel ainsi qu’un œil. Si jamais cela n’était pas dans mes compétences, je pouvais faire appel à un artisan. Même si je n’avais aucune connaissance du corps humain, j’étais capable de créer tout ce que je désirais avec mon sable de fer, néanmoins j’allais avoir besoin d’aide. Cette aide, le directeur me la proposait par le biais d’un assistant qui apparaissait à la suite d’un nuage de fumée. J’étais stupéfaite que le Borukan pouvait commander de la sorte ses subalternes, c’était à la fois un signe de force, mais également une image terrifiante de l’autorité shinobi. L’inconnu nous offrait des rafraichissements, était-il sérieux ? Sans doute puisqu’il tenait entre ses mains un petit plateau où plusieurs boissons étaient posées sur ce dernier. Néanmoins, je faisais signe que je n’étais pas intéressée. J’avais déjà vu cet homme auparavant, certainement à l’Académie Hashira, ce dernier m’était assigné pour la préparation de sceaux. N’ayant aucune compétence dans ce domaine, cet homme m’allait être très utile.

« Je suis capable de confectionner un bras en limaille de fer. Néanmoins, comment faire circuler du chakra dans ce dernier afin qu’il puisse bouger et être utilisable par le Yondaime ? » Demandais-je à mon assistant du jour.
« Connaissez-vous le clan Hyuga ? Ces membres possèdent un Dojutsu leur permettant de voir le circuit chakratique dans le corps humain. Grâce à eux, nous avons pu schématiser les conduits qui permettent de faire circuler le chakra. » L’homme faisait apparaître sur le plan de travail un schéma. « Je vous laisse regarder par vous-même. » Me disait-il en m’invitant à observer le dessin.
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C’était la première fois que je voyais une telle chose. Les shinobis en savaient tellement sur nous les Hommes, jamais à Yaogakure quelqu’un possédait un tel savoir. J’observais donc le document avec minutie pour comprendre de quoi parlait l’homme. Mais, je n’arrivais pas à voir ce que cela signifiait réellement étant donnée mon statut de néophyte total. Néanmoins, l’inconnu voyait mon incompréhension de la lecture du schéma et venait à mon aide.


« Le chakra circule de cette façon. » Je regardais le doigt de l’homme s’agiter sur le document. « La difficulté réside dans le sens où cette circulation est coupée à cet endroit et donc il faut que nous trouvions un moyen pour que la prothèse puisse permette de générer du chakra malgré l’absence de chemin chakratique. » Me disait-il en pensant que je comprenais ses mots même je sentais qu’il faisait un effort en utilisant le moins possible de mots compliqués.
« Il est préférable que cela soit vous qui vous occupez de cette partie. Je vais me concentrer sur la réalisation de la prothèse, c’est mieux pour tout le monde. » J’étais complètement larguée et je préférais le dire que de le cacher inutilement.

La limaille de fer que j’avais utilisé par faire les cages allaient resservir, j’utilisais donc cette dernière en la maniant pour ensuite la déposer sous forme de tas sur un autre plan de travail. J’utilisais mes mains pour composer quelques mudras et ces derniers effectués, le tas de sable fer noir commençait à prendre une nouvelle forme. Je pianotais avec mes doigts fins et agiles pour modeler une forme précise. Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais créé une forme aussi complexe à savoir un bras, mais le plus difficile de cette œuvre était le modelage de la main et de ses cinq extrémités.

« Je pense que c’est bon. » Disais-je en posant délicatement le bras sur le plan de travail, maintenant il fallait trouver un sceau qui permettrait de maintenir ma création afin qu’elle devienne indépendante de moi.

Sans doute la partie la plus difficile. L’inconnu assistant se positionnait devant le bras et commençait à effectuer différents signes. Je le regardais en silence pendant que l’académicien était lui sur l’autre projet de la pièce. Si la chance était avec nous, l’un des deux projets serait fonctionnel. J’émettais toujours des réserves concernant cette mission qui me semblait un peu trop folle pour être réalisable.
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Dim 10 Mar 2019 - 4:25
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Se répartir les tâches pour explorer deux alternatives semblait le plus avisé en face de la nébuleuse énigme qui se posait alors pour les Shinobi. La Yaoguaï devait être un peu perdue dans toutes ces hypothèses ésotériques et nébuleuses, mais l'idée de travailler sur une prothèse en usant de ses facultés dans son art de manipuler le sable de fer paraissait la motiver. La sauvageonne pouvait compter sur l'aide d'Ichi pour l'aiguiller sur ce projet. Muramasa préférait explorer la piste de la régénération, bien plus proche de sa vision de la médecine. Rien n'était impossible, surtout pour un homme de sa trempe et qui avait dédié toutes ces années depuis son plus jeune âge à repousser des limites qui en ce monde semblaient irréelle. L'Iroujutsu était sombre et emplit de terreurs, et beaucoup sombraient du côté obscur de celui-ci. Charlatans dans le meilleur des cas, Nécromants dans le pire. Arriver à maîtriser les arcanes interdites était une voie longue et éprouvante, mais au bout du chemin, l'arrivée offrait ses fruits sibyllins.

Le Borukan se concentrait sur les rats, nécessaire à faire quelques tests afin de trouver la solution au problème qui l’empêchait de régénérer convenablement les organes manquant de manière fonctionnelle sur un sujet.

Il tenta une greffe d’œil sur le cobaye nommé sobrement numéro deux, en piochant dans la jarre emplit des globes oculaires mélangés les un aux autres. Le rat hurlait et tentait de se débattre, avant de s'endormir sous une injection médicamenteuse servant à anesthésier, ou plutôt à endormir. La tâche était assez ardue vu la taille de l’œil, mais si il n'arrivait même pas à greffer convenablement le globe en rétablissant la connexion au nerf optique à ce niveau si simple, la tâche serait impossible vu la complexité plus élevée sur un sujet humain. Utiliser l'arcane de la suture au fil de chakra permettait d'assurer les réparations chirurgicales entre les muscles ou les ligaments déchirés. Il était donc aisé d'appliquer ce principe pour ce qui concernait les nerfs, voir les synapses en théorie. L'échelle était juste plus petite et le travail plus dense et minutieux. Le Borukan se concentra donc sur le rat numéro deux, en omettant le facteur de compatibilité. Puis il fit de même sur numéro trois, ainsi que quatre. Le scientifique arriva rapidement à une maîtrise satisfaisante de l'opération. Il décida de rapidement tester la vision des rongeurs chacun leur tour en utilisant un labyrinthe rapidement improvisé. Numéro deux se cognait partout, courant comme un dératé à son réveil car il devait être traumatisé de s'être fait arraché les yeux à vif. Apparemment la greffe était peu concluante sur celui-ci, ce qui était normal car il avait plus servit à se faire la main qu'autre chose. Le numéro trois semblait tout aussi déboussolé, mais un peu plus voyant que son comparse précédent. Numéro quatre fut un retentissant succès, le sacripant slalomait dans le dédale avec une hardiesse surprenante, évitant les obstacles comme un chef. Dommage qu'il allait surement périr misérablement dans un futur très proche des suites d'un rejet et d'une infection.

Il fallait mettre au point un médicament anti-rejet, ce qui n'était pas réellement compliqué grâce au Rentanjutsu et pouvait attendre. Dans le cas où le projet sur lequel travaillait la sauvageonne était fructueux, il n'y en aurait aucunement besoin. Il en était de même si l'érudit parvenait à faire repousser directement le membre ou l'organe du patient.

Numéro cinq, puis six et enfin sept eurent un destin bien funeste. Cependant, le numéro huit était vivant et en un seul morceau, mais ses yeux étaient plus gros que des melon pan, ce qui lui donnait un air ridicule et absurde. Le Borukan croisa les bras, un peu perplexe en fixant le rat monstrueux qui semblait lui demander de l'achever pour abréger ses souffrances. Il désirait clairement mourir, car même pour un rat cela était pire que le trépas que de vivre ainsi. Décidément, le Tsuchikage était un homme cruel et qui ne reculait devant rien pour accomplir ses noirs desseins. Muramasa n'y pouvait rien, il suivait simplement les ordres et n'était pas responsable du contenu de ces derniers. Le Borukan décida de voir comment s'en sortait sa coéquipière et l'assistant, se dirigeant vers eux en apercevant la création. Un bras fort bien manufacturé, qui irait comme un gant au borgne. En vérité, il comptait signaler aux deux zigotos que lui-même avançait bien, mais après avoir vu le chef d'oeuvre qu'ils avaient eu l'audace de faire, leur montrer un rat aux yeux outrageusement dérangeant paraissait une mauvaise idée.

« Je vois que vous avancez bien. Tant mieux. » -dit-il, avec une voix marmoréenne et monotone- « De mon côté aussi. J'ai encore beaucoup à expérimenter, j'y retourne. N'hésitez pas si vous avez besoin de moi. »

Muramasa retourna à ses rats, un peu jaloux pour le coup, mais très motivé à réussir ses expériences. Une légère rivalité, mais dans la plus élémentaire camaraderie, car la mission devait être un succès.



Muramasa poursuit le Projet Suzaku, en expérimentant sur les rats des techniques interdites puis en testant leur sens visuel dans un labyrinthe de fortune et improvisé.


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Dim 10 Mar 2019 - 15:38
L’assistant en position, ce dernier exécutait plusieurs signes incantatoires au-dessus du bras de sable de fer que je venais de former. Des cercles ainsi que des lignes qui s’entrecroisaient dans ces différents cercles apparaissaient tout autour du bras avant de disparaitre quelques secondes plus tard. L’homme me regardait avec un visage impassible.
« Pouvez-vous stopper le contrôle que vous aviez sur ce bras ? Il est temps de voir si le sceau que je viens d’appliquer est suffisant pour cesser la connexion entre vous et vos réalisations à base de limaille. » Me demandait-il poliment.
Avait-il réussi ? Nous allions très vite le savoir. Mais avant, le Borukan c’était adressé à nous et il semblait satisfait que nous avancions bien. Je souriais face à son compliment, car je montrais finalement que je n’étais pas qu’une simple assistante, malgré mon statut de néophyte je me montrais particulièrement utile, il fallait dire que l’acolyte que venait de m’offrir l’académicien était une aide précieuse, sans lui le projet Titan serait un échec total.

Comme me l’avait demandé le shinobi manipulateur de sceau, je stoppais mon contrôle sur le bras en limaille. Le bras ne bougeait pas d’un iota, il gardait sa forme si particulière. C’était la première fois qu’une de mes créations conservait sa forme sans que je n’aie le besoin de maintenir cette dernière. Néanmoins, cela ne durait que quelques secondes, car le bras retombait sous la forme d’un amas de sable de fer. C’était donc un échec, le sceau n’avait pas fonctionné. Je voyais sur le visage de l’homme qu’il était déçu, mais il ne s’avouait pas pour autant vaincu.
« La masse était trop importante, c’est pour cette raison que le sceau n’a fonctionné que pendant quelques secondes. Pouvez-vous former plusieurs éléments comme des cubes de petites tailles ? Je vais me faire la main sur ces derniers et une fois le bon dosage pour le sceau trouvé, j’appliquerai ce dernier sur un nouveau bras que vous formerez. » Je voyais dans son regard la détermination, cherchait-il à impressionner son chef ?
« Très bien, je vais faire former un total de six cubes. En tout cas nous sommes sur la bonne voie, même si cela n’a duré que quelques secondes, c’était la première fois que je voyais une de mes créations maintenir sa forme sans que je n’aie eu le besoin de maintenir cette dernière. C’était très étrange comme sensation. » Disais-je à l’homme.
Je m’exécutais et je créais six cubes qui allaient servir de test à Ichi.

Plus tard
« Ce fut fastidieux, mais j’ai trouvé le bon sceau à faire. Nous allons pouvoir recommencer. Je vous laisse donc reformer le bras avec vos talents de manipulatrice du Satetsu. » Il m’invitait à de nouveau créer un bras.
Il avait fallu plus de six cubes pour que l’homme trouve le bon dosage, mais il avait réussi au bout de la dix-septième tentative. Mes mains s’agitaient et je sommais à ma limaille de se mouvoir. Une nouvelle fois avec mes mains, je manipulais cette dernière afin de refaire un bras dans cette matière. Mais, cette fois-ci je mettais moins de temps puisqu’il s’agissait de ma deuxième tentative. Néanmoins, la fatigue commençait à me gagner et j’allais certainement demander un peu de chakra supplémentaire si jamais Ichi se loupait une nouvelle fois.

Le bras était formé. Il reposait sur le plan de travail à côté de l’unique cube qui conservait sa forme. L’acolyte se mettait devant le membre supérieur et commençait à faire ses signes incantatoires. Quant à moi j’étais concentrée sur le contrôle du bras, il ne devait pas changer d’un iota de forme si on ne voulait pas tout recommencer.

« Arrêtez votre contrôle, c’est l’heure de vérité. » Me disait-il avec une petite pointe de nervosité que je pouvais ressentir.

J’obéissais et je cessais mon contrôle. Le bras conservait sa forme pour le moment. Une minute s’était écoulée, rien ne ne se produisait. Puis, deux minutes et toujours rien. Au bout de cinq, nous crions victoire, la connexion était rompue entre moi et ma limaille, mais le bras conservait sa forme.
« Nous avons réussi Muramasa-sama, la prothèse est créée. Nous allons pouvoir attaquer la partie la plus difficile, celle où l’on doit pouvoir propager du chakra en l’absence du circuit chakratique si j’ai bien écouté les informations que vous m’avez données, Ichi-sama. » Disais-je en m’adressant aux deux hommes à la fois.
J’allais pouvoir souffler maintenant, car normalement l’homme répondant à l’identité d’Ichi n’allait pas avoir besoin de mes services.
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Dernière édition par Yaoguaï Sae le Ven 15 Mar 2019 - 15:04, édité 1 fois
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Mar 12 Mar 2019 - 3:03
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Quelque chose n'allait pas. Était-ce vraiment si compliqué de rendre la vue à de simples rats ? Nébuleuse, la réponse était là sans vraiment l'être. La Yaoguaï semblait réussir à concrétiser une solution satisfaisante, alliant ses compétences à celles de l'assistant qui se montrait assez utile dans la mission. Le médecin les observait du coin de l’œil, un peu perplexe sur son avancée personnelle. Le rat aux yeux globuleux ne l'aidait pas vraiment à être motivé, surtout qu'à travers son regard livide celui-ci semblait implorer qu'on mette fin à ses souffrances. Mettant le cabotin rongeur à part, en le replaçant dans sa prison le verre sans ménagement, le scientifique se devait de poursuivre ses expérimentations afin d'assurer de meilleurs lendemains pour la médecine Iwajine.

Numéro huit, ainsi que son homologue suivant, ne furent pas vraiment des réussites. Sans doute l'empressement qui avait fait se fourvoyer le Borukan, trop pressé d'arriver à des résultats plus pertinents. Une légère déviation, vite redressée avec la dixième tentative. Alors que l'érudit continuait sans relâche ses tests, qui commençaient à prendre une tournure bien plus concrète et de meilleure augure, le projet Titan arrivait à un point clé. La sauvageonne avait réussi avec la participation de l'assistant à créer un bras artificiel composé de limaille qui gardait forme. Le plus difficile se présentait alors dans l'équation, ou du moins la première étape demandant des efforts plus dantesques.

« Le circuit chakratique est quelque chose de complexe Laissez-moi voir. Nous devrions nous baser sur les schémas pour le reproduire. »

Quittant les rongeurs aveugles, le Borukan se pencha sur le problème, examinant le bras qui était de forte bonne facture pour un prototype initial.

« L'avantage est que la limaille laissera circuler très facilement le chakra, ce qui aurait été bien plus compliqué si la prothèse était faite d'un seul bloc. »

« Vous avez bien raison, Borukan-sama. Les prothèses sont en général manufacturées de manières assez primitives. Quelques pièces moulées, simplement imbriquées entre-elles dans le meilleur des cas. La plupart du temps elles sont si minimalistes qu'elles sont tout simplement des ornements sans articulations et dénuées de vie. »

« Il parait que beaucoup de Shinobi qui ont perdu un membre sont touchés du mal surnommé la douleur fantôme. Nous devrions prendre un compte ce facteur, cela pourrait être crucial. »

L'assistant acquiesçait, comprenant à quoi faisait référence le parangon. Ce dernier expliqua à la sauvageonne de quoi il retournait, de manière assez brève.



Muramasa essaye d'apporter son aide pour le circuit chakratique.


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Mar 12 Mar 2019 - 15:48
Le bras était prêt. L’académicien stoppait ses recherches qu’il était en train d’effectuer sur les rats pour pouvoir se concentrer sur le circuit chakratique qu’Ichi et moi voulions mettre en place. Apparemment cette tâche était bien trop ardue pour que le directeur de l’Académie Hashira laisse son assistant plus une sauvageonne venant d’un village lointain s’occuper de cela. Son égo en avait-il prit un coup en nous voyant avancer sur le projet Titan pendant que lui tâtonnait avec ses rats sur le projet Suzaku ? Sans doute. Les deux hommes discutaient et je ne cherchais pas à suivre leur conversation dans la mesure où je ne comprenais pas où ils voulaient en venir. Néanmoins, j’acquiesçais de la tête pour donner l’illusion que je suivais leurs dires.

Je me décidais d’aller les voir les rongeurs que j’avais privé de lumière. Il y en avait beaucoup qui avaient péri sur les vingt-deux que j’avais capturés en début de mission. Faire repousser un membre était bien plus délicat qu’il n’y paraissait. Qu’étais-je en train de raconter ? Bien sûr que oui c’était délicat de faire repousser un membre, c’était même impossible. Il y avait un rat qui avait des yeux énormes, il était grotesque, j’avais envie de rire en voyant la tête que cela lui faisait, mais je sentais que l’animal souffrait le martyre. Pauvre créature, me disais-je. Pendant ce temps-là, Ichi et l’académicien était sur le bras fait à base de ma limaille de fer en train de chercher une solution pour établir une transmission de chakra possible malgré l’absence du circuit naturel que chaque corps humain avait en son sein.

****

Ichi regardait le bras sous toutes ses coutures. Il était en pleine analyse, son objectif était de montrer toutes ses capacités à son supérieur, il se devait d’apporter la solution qui permettrait d’établir la connexion chakratique entre la prothèse et son porteur.
« Borukan-sama, je pense avoir une idée pour nous permettre de faire circuler le chakra. Il faudrait que l’on arrive à créer deux sceaux. Le premier sceau se trouverait ici, de façon à rentrer en contact avec les restes du bras de notre Yondaime Tsuchikage. Le second serait sur la paume du bras en sable de fer noir. De cette manière, nous ferons circuler le chakra dans tout le bras de sorte à ce que le circuit forme une boucle. » Disait l’acolyte scientifique.
Pour mieux exprimer son idée, Ichi griffonait un schéma du bras ainsi qu’une explication avec des mots et des flèches : moignon -> sceau -> bras en limaille -> sceau -> paume -> sceau -> bras en limaille -> sceau -> moignon ; etc. Le scientifique semblait satisfait de sa trouvaille, mais il fallait l’aval du directeur de l’Académie Hashira et peut-être que ce dernier avait une autre idée en tête. De plus, la proposition de serviteur en blouse blanche n’était peut-être pas réalisable en l’état. Beaucoup d’inconnues et peu de réponses, voilà à quoi ressemblait le projet Titan.
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Jeu 14 Mar 2019 - 21:45
Faire avancer la médecine Iwajine
Muramasa x Sae

Scheming in the darkness can not be called real subterfuge.
True strength is being able to mislead the eye under the light of day.
Fact and fiction are opposite sides of the same sheet of paper.
Who can see beneath the surface and glimpse my true nature ?







La Yaoguaï semblait ne pas suivre totalement l'énigme qui se posait alors pour assurer une circulation chakratique à travers la création qu'elle avait elle-même manufacturé. Il était normal que pour une non-initiée aux arts de la médecine, ces affabulations s'incarnaient aussi nébuleuses que le ciel d'une nuit d'été. L'assistant était davantage réceptif aux mystères auxquels ils allaient devoir faire face s'ils désiraient rendre la prothèse opérationnelle à son paroxysme. Ce dernier avait une idée, qu'il exposa au parangon en griffonnant un schéma conceptuel sur une feuille avec un sérieux à tout épreuve.

« Créer une sorte de circuit chakratique en dérivation ? Une assez bonne idée. Nous pourrons en profiter pour y associer une émulation du circuit nerveux remplaçant les impulsions bio électromagnétiques pour permettre à l’utilisateur de faire bouger et fonctionner ce bras de manière innée. »

La suggestion du goguenard en blouse blanche collait parfaitement avec l’orientation que prenait le projet Titan, assurant même la réussite de l’entreprise d’une façon un peu vulgaire à l’élégance qu’aurait pu mettre au point l’esprit tordu de son supérieur, mais cela suffirait amplement pour réaliser pleinement les objectifs de la mission où on ne leur demandait pas des finitions pas piquées des hannetons.

« Vous êtes trop bon, Borukan-sama. »

Le Directeur de l'Académie se pencha plus en détail sur le problème, prenant lui même une feuille et une plume encrée, puis dessinant des marques étranges et ésotérique. Créer un fuinjutsu médical était une promenade de santé pour l'illustre érudit qui avait une connaissance approfondie dans ces arcanes interdites. La complexité des traits qui s’entremêlaient, se croisaient et dansaient entre eux incarnait un abysse fantasmagorique noyant l'imaginaire des inconscients osant poser leurs iris éhontés sur l'oeuvre qui prenait vie. Tandis que le pragmatique poursuivait les esquisses de bien sibylline odyssée de jais blessant l'albe immaculé de stigmates éternels, il se gratta la tempe avant de porter son regard mordoré sur les deux compatriotes et leur tenir ce langage. Le malinois assistant avait des étoiles dans les yeux, émerveillé d'être témoin de la création d'un Sceau interdit mais tentant de préserver le marbre de ses traits qui se lézardait inexorablement, alors que la sauvageonne regardait un rat aux yeux outrageusement proéminents.

« Connaissez-vous l'histoire tragique de Iryô Ekirei ? » -dit-il, d'une voix spectrale et marmoréenne-

Une légende du monde de l'Iroujutsu aussi intemporelle que la nuit des temps et paraissant en ce monde irréelle. Un conte oublié dans les affres du temps, érodé à mesure que le sable s'écoulait pour toujours et à jamais dans sa prison de verre.

« Ce n'est pas le genre d'histoires que racontent les Shinobi. C'est une légende Iryô-nin. Iryô Ekirei était un médecin sombre (sans licence, mais ne pas faire l'amalgame avec fieffé charlatan pour autant) de l'Iroujutsu tellement puissant et tellement sage qu'il pouvait utiliser le Ninjutsu pour influer sur le Chakra et créer la vie. En outre, sa connaissance des arts obscurs était telle qu'il arrivait aussi à empêcher ceux dont l'existence lui importait de mourir. » -marquant une pause, avant de continuer à exposer les souvenirs oubliés- « Il était devenu tellement puissant que la seule chose qui lui faisait encore peur était... de perdre son pouvoir. Ce qui, bien sûr, arriva un jour. » -un léger rire mutin apparaît subrepticement, inaudible et imperceptible- « Il fit l’erreur d'apprendre à sa jeune apprentie son savoir et tous ses secrets. Et cette apprentie le tua pendant qu’il dormait. »

La morale de l’histoire, tragique et froide. Si réelle que l’échine frissonne, dans un glas envoûtant l’âme.

« Quelle ironie… Il avait vaincu la mort pour les autres, mais la sienne il n’a pas su l’éviter. » -concluant de manière malicieuse, presque amusée-

L’iroujutsu était sombre et emplit de terreurs, à l’image du Yuukan qui se berçait de rêves illusoires d’utopie. Le parangon esquissa un fin sourire alors qu’à son dernier mot qui faisait écho en se perdant dans les limbes, la plume asséchée de sa dernière larme était posée. Le Fuinjutsu était complet et théoriquement fonctionnel.On pouvait voir deux sceaux étranges, ainsi qu’une représentation d’un bras semblable à celui qu’avait montré l’assistant à la néophyte et qui portait sur le système de circulation du chakra. Une fois les deux sceaux connectés et activés, les veines éthérées naîtraient alors dans la création inorganique, la rendant plus vivante qu’inanimé. On pouvait voir même des sceaux plus prononcés, remplaçant les Tenketsu fantômes, sans compter de nombreuses lignes parcourant avec complexité le sable de fer, semblable à des muscles saillants et virevoltant d’allégresse.

« Ce fuinjutsu schématisé devrait faire l’affaire. » -montrant l’image en question à ses partenaires de recherche-



Muramasa crée un fuinjutsu spécial permettant de faire circuler le chakra et les impulsions nerveuses, profitant de l'occasion pour raconter une vieille légende de l'Iroujutsu.


_________________

Even a storm that could ruin an umbrella
is not enough to halt a man’s journey.
Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

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