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[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo


Jeu 10 Jan 2019 - 17:13
En quête de la vérité


J’aurai jamais pensé que je sortirai de ma semi-retraite avant d’avoir retrouvé mon kinton. A bien des égards, je l’avais fait une fois en interceptant le dernier déserteur de Kumo en date et en le tuant ; mais est-ce qu’on pouvait vraiment considérer cet évènement comme une mission ? La question restait posée. Toujours est-il que j’avais accepté la demande de Reiko sans trop broncher : Aller voir notre Seigneur pour qu’il nous éclaircisse sur la situation actuelle. J’aurai pu refuser pour me concentrer uniquement sur mes entrainements -ou plutôt sur mes escapades nocturnes dans les bars et autres lupanars de la ville-, mais j’étais intrigué par l’imbroglio politique et militaire dans lequel s’empêtrait Kumo et pratiquement tout le Yuukan, quand on y repense bien. La prison du pays oublié, les fanatiques, l’homme au chapeau, le brusque revirement du fils du seigneur lui-même… Il y avait tellement de variables à prendre en compte que je ne pouvais clairement pas me contenter d’être un simple spectateur. A partir du moment où des milliers de vies étaient en jeu, il n’y avait plus de retraite qui tienne ! Et puis, je pouvais toujours reprendre du service tout en continuant de chercher divers moyens qui me permettraient de retrouver mon pouvoir.

A mon sens, ce n’était de toute façon plus qu’une question de temps…

Si j’avais accepté de partir en mission, j’avais néanmoins posé mon véto sur les personnes qui allaient venir avec moi. C’était à prendre ou à laisser. Sur ce point, Reiko ne fit pas bien la difficile, allant jusqu’à hausser les épaules. Il semblait bien qu’elle reposait tous ses espoirs sur moi, ce qui était plutôt marrant d’un certain point de vue, surtout lorsqu’on connaissait notre relation. Qui plus est, elle faisait clairement le bon choix avec moi. J’étais non seulement plus calme qu’elle, mais j’avais également une relation assez amicale (pour ne pas dire spéciale) avec le seigneur de Kaminari. Le fait même que ce vieux renard ait gardé pour lui le secret de cette fameuse prison ne m’étonna même pas. Il était d’un naturel espiègle et s’amusait de tout ou presque. Le genre à taper sur le système de ma petite sœur. D’ailleurs, j’aimais bien ce type. Il était à peu de choses près comme moi puisqu’il lui arrivait de mater çà et là les formes voluptueuses de quelques femmes et même de laisser ses mains s’y balader comme si de rien était. Mais avec le recul, j’en venais à me dire que ce côté facétieux qu’il se plaisait à montrer n’était rien d’autre qu’une grosse façade pour rouler son entourage dans la farine… Au point où on était, plus rien n’allait vraiment m’étonner venant de sa part.

Toujours est-il que Reiko approuva les deux noms que j’avais mentionnés et me libéra rapidement.

C’est ainsi que j’avais quitté le bureau de notre raikage pour aller me préparer. Bien avant d’arriver chez moi et plutôt que de les chercher moi-même, j’avais chargé un jeune Metaru d’aller prévenir Nobusuke que j’avais besoin de lui pour une mission ; et une très belle femme bien foutue (une pute que j’avais reconnue et que j’avais payé d’avance) d’aller débusquer Saigo (sans doute entrain de ronfler dans un bordel) pour l’inciter à me suivre. L’invitation était pour minuit à l’arche grise et la mission était simple : Rencontrer le daimyo et lui poser des questions. Vu que la nature de ladite mission pouvait ne pas intéresser le tout dernier, (Nobusuke n’ayant pas vraiment d’autres choix que de m’obéir) la raison pour laquelle je lui avais envoyé une pute s’expliquait mieux. L’animal ne refuserait jamais une telle invitation et l’idée improbable d’le voir bégayer devant les formes de la salope que je lui offrais gracieusement me fit rire. C’est sur cette image que je rentrai chez moi et que j’apprêtai un petit sac pour l’occasion. Si tout se passait bien, la mission ne durerait que deux jours. Il était impensable que le seigneur refuse de me recevoir ; mais vu qu’il s’était passé un bon nombre de choses depuis notre dernière rencontre, une marge d’erreur n’était pas à exclure.
Finalement, l’heure du rendez-vous vint assez vite...

Et on pouvait me voir adossé à un pilier de l’arche grise, un petit sac à mes pieds, une clope au bec et les bras croisés.

S’ils ne se montraient pas dans les dix minutes à venir, je comptais y aller tout seul.

Et ils me le paieraient à mon retour, évidemment !
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Ven 11 Jan 2019 - 11:47


Début d'après-midi, dans les toilettes d'un bar miteux.

Une mission diplomatique avec ce renard de Shuuhei et ce timbré de Nobu? Saigo explosa de rire alors que sa compagne de quelques heures s'affairait à la tache en contre-bas, le Metaru devait vraiment chercher les emmerdes à les réquisitionner pour un truc aussi important et sensible. Mais Saigo ne pouvait refuser, de une parce qu'il s'agissait pour lui d'une opportunité de quitter cette ville écœurante de quiétude, ce quotidien de débauche ,et de deux parce qu'il avait, bien évidemment, déjà "ouvert son cadeau". Un présent qui était justement en train de le ronger jusqu'à l'os de manière fort professionnelle. L'ex-mafieux, connaissant le caractère du pervers, qui était en de nombreux points similaire au sien, se dit qu'il avait choisi cette équipe tant par provocation que par ennui. Il était aussi important de pimenter sa vie que ses plats, et ce n'était pas Saigo qui dirait le contraire, ce pauvre macho peu fréquentable aux nombreuses pulsions sexuelles et meurtrières.

Ce fut en plein extase qu'une idée tout aussi jouissante que le moment présent lui vint à l'esprit. Il venait de trouver comment remercier Shuuhei et de faire avancer leur mission avant même que celle-ci ne commence. Le célèbre "d'une pierre deux coups" ou dans ce cas là "d'une femme deux coups". Son ingéniosité méritait vraiment un prix "Nobu/ no boule" (au choix pour le jeu de mot pourri). Les yeux encore pleins d'étoiles et le souffle roque, il tira la merveilleuse créature à lui, cette tendre muse des bas, des ébats et bas-fonds, pour lui proposer le contrat qui pourrait changer sa vie. Elle qui s'attendait à un bisou fut vite déçu, mais l'avidité et l'avarice d'une putain étant ce qu'elles étaient, son regard reprit très vite un air amoureux. Vla le genre de femme que notre saligot préférait, sans fioriture ni gêne pour ce qu'elles aimaient vraiment, leur carrière passait avant tout. Ce ridé de Metaru savait vraiment bien les trouver! Il s'autorisa quelques secondes pour observer cette beauté devant lui en train de se rhabiller, s'il n'en avait pas connu autant, Saigo serait très surement tombé amoureux...

Cinderella:
 

Il fut tenté de repartir pour un deuxième tour mais il se retint, participer à une mission de ce rang nécessitait un sérieux inédit, un contrôle de soi des plus ardus, qui commencerait par s'abstenir tant de sexe que d'alcool à partir de... de maintenant! Et ce jusqu'à la fin de la mission. Une promesse personnelle qu'il savait probablement briser mais qui lui donnait une motivation supplémentaire, semblable à un masochiste qui renoncerait quelques heures à la douleur le temps de rejoindre sa soirée SM. Puis ce cadeau n'était désormais plus le sien, il se devait de la garder en état, il en allait de la sécurité nationale à vrai dire. Cinderella était destinée à les suivre et à charmer le Daimyo, elle serait le présent et le gage de bonne volonté du village caché pour sa majesté, si Shuuhei acceptait l'idée de génie. Une opération qui serait effectuée en toute discrétion bien entendu, et dont le véritable travail de cette égérie d'obscénité et de perfection serait dissimulée en tant qu'information top secrète.

En bon businessman, Saigo connaissait l'importance de prendre soin de ses clients et de leur graisser la patte par moment. Surtout quand la dite patte était celle d'une petite bête en fin de vie, perverse, gourmande et cachotière. Ils prirent ainsi la route de l'arche grise et se fut avec un grand sourire innocent qu'il interpella leur chef d'équipe.

- Je me suis dis que je pourrais amener ma cousine, elle a toujours rêvé de rencontrer sa Majesté!

Une belle tirade suivie d'un clin d'oeil de gredin.

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Mar 15 Jan 2019 - 9:48
Alors qu'il était en train de se tailler les veines au couteau rien que pour le plaisir, le gamin détraqué entendît trois coups brefs et résonnants à la porte de son logement calamiteux ; une sorte de petite cabane en bois dans laquelle l'apocalypse grandissait à vue d’œil, et qui ressemblait plus à un abattoir qu'à autre chose, non seulement pour toute sa panoplie d'ustensiles incisifs, mais aussi pour son parfum putride. La distraction le tira de son exercice de manière si inattendue que, par mégarde, il ricocha en taillant sans le vouloir une longue entaille tout le long de son avant-bras. Le sang commença à jaillir abondamment, coulant jusqu'à ses mains et se déversant sur le sol dans un filet baveux et épais ; ce faisant, ce liquide chaud ne faisait que rejoindre les litres qui s'étaient déjà déversés dans cette cabane, ce qui représentait peu de chose. C'était comme pisser dans la mer en pensant la remplir.

Excité par cette odeur et cette sensation si particulières, il porta son avant-bras au-dessus de sa tête et laissa la substance liquide déferler sur le sommet de son crâne, tel un ascète méditant sous la cascade. Le sang coula tout le long de son corps, de la tête aux pieds, et son visage commença à être maquillé d'un rouge couleur de vin, assez brun, plutôt onctueux. Il s'en lécha les lèvres et resta un petit moment dans la position d'une valseuse, son bras figé dans les airs, sa lame dans l'autre main.

Un sourire malsain se planta sur son visage. Il songea qu'il venait d'accomplir un acte formidable, quasi sacré, un haut fait pour honorer la mort. Il se délecta de cet instant, en murmurant avec un plaisir évident :

--- J'ai si mal, que c'est bon...

Et puis, trois autres coups à sa porte.

C'est vous dire la surprise du bonhomme quand le spectre de sang lui ouvrît sa cabane. Odeur brutale et vision d'horreur ! C'était comme se prendre un mur olfactif et visuel en pleine gueule ; quelque chose de très désagréable, pour ne pas dire infâme ; un monde parallèle secoué de spasmes et enseveli par le chaos. Une cabane de quarantaine, de peste, de mort, de maladie, de souffrance, d'horreur, de cauchemar ; de tout ce que vous voulez de rebutant, de nécrosé. Et pourtant, l'éphèbe peint de sang restait planté là, nonchalant, contemplant son visiteur avec une sorte d'indifférence qui contrastait terriblement avec cette épouvante. Il annonça la sentence, et prit la poudre d'escampette, laissant le monstre dans sa tanière.

Nobusuke ne comprît pas trop, dans un premier temps, pourquoi ce jeune homme avait si vite détalé. C'est que, par courtoisie, il aurait pu l'inviter dans ses appartements, et le laisser participer à sa séance ; après tout, il était convaincu d'être quelqu'un de cordial, de bienveillant et chaleureux. Il avait du mal à saisir la raison pour laquelle certains, comme ce jeune Metaru, avaient du mal à tolérer sa présence ; ces importuns lui semblaient même presque mal éduqués.

Le jour annoncé, à minuit, il se rendît donc au point de rendez-vous, toujours habillé de son costume ténébreux, qu'il avait enfilé après avoir suturé ses plaies. Il s'inclina aussitôt devant son maître, ignorant Saigo et sa concubine.
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Mer 16 Jan 2019 - 11:52
En quête de la vérité


- « Vous êtes sérieux là ? »

J’arrivais pas à le croire, ou plutôt, je ne voulais pas le croire ! La meuf s’était ramenée comme si de rien était et sa présence m’arracha une expression complètement dépitée, consternée. L’idée de base était bonne, même marrante d’un certain point de vue ; mais quand on connaissait personnellement le daimyo, tenter ce genre de choses, c’était vain. Oh, il était capable de s’en amuser et même d’accepter « le présent » pour jouer avec pendant une nuit ou deux, mais croire qu’il se laisserait corrompre par une meuf, c’était se foutre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Ce type était tellement retors et fourbe dans son genre que même notre groupe ne pourrait pas prétendre lui arriver à la cheville. Oui, c’était le genre de type qu’était Kojima Kaemon, seigneur émérite des terres de la foudre. Pas le genre à vaciller pour si peu et ce d’autant plus que de belles nanas, il en a connu des tonnes, très certainement. Il devait certainement avoir une cour remplie de courtisanes, ce vieux fou. Et puis, à son âge, le sexe, c’était plus une priorité comme pour les bonobos que nous étions –Nobusuke étant la seule exception notable du groupe.

- « Est-ce que tu maitrises les arts des Oiran en fait… ? »

La question fut tellement pertinente que Cinderella demeura un temps interdite. Faire la chaudasse, c’était sa nature, son métier, une pratique dans ses cordes, mais faire la pute de luxe, moyennement. Il fallait maitriser des arts nobles comme le chant et la danse, avoir le verbe qu’il faut pour flatter voir émoustiller le client, mais tout ça, c’était pas possible pour elle. Qui plus est, il fallait se fringuer et se pouponner façon geisha… Bref… Tout un tas de cinéma pour au final pas grand-chose : Tirer sa crampe. Mais c’était le monde des nobles. Un monde dans lequel je figurais vu que les Metaru étaient par définition des nobles malgré leurs apparences de barbares, mais un monde que je fuyais parce qu’il ne me convenait pas du tout. Tout comme Saigo, j’adorais les salopes et autres meufs dans le genre de Cinderella avec des formes bien prononcées et toute la maestria qui va avec. Certes, j’avais plus à chercher autre part, sachant que ma fiancée avait toutes les qualités qu’il fallait pour se tenir à mes côtés, mais globalement, j’étais le genre de mec qui se souciait peu des convenances et conventions. C’était d’un chiant…

- « Être une poupée de luxe, ça s’improvise pas hein… M’enfin, je te laisse réfléchir encore deux minutes à ça. »

J’avais haussé mes épaules. Si elle voulait tout de même se ramener, qu’à cela ne tienne. Sa présence ne me gênait pas et ne serait pas franchement un handicap pour le trajet, sachant qu’on était assez costauds pour la protéger du moindre danger. Là-dessus, je m’avançai alors vers Nobu, avant de le prendre dans mes bras et passer une main dans sa chevelure, toujours avec cette mine qui en disait long malgré un sourire innocent : Celle d’un maitre ravi de son chien. Je pouvais sentir les effluves distincts de sang qui se dégageaient de son corps, ce qui m’arracha un sourire encore plus amusé. Décidément, on pouvait plus rien pour ce gamin ! Mais étant donné que j’étais maintenant une sorte de garde-fou pour lui, limiter la casse était la seule chose que je pouvais m’évertuer à faire, surtout s’il devait me servir à l’avenir. Quant à Saigo… Oh bah, c’était peine perdue hein ! Il était de toute façon de ma trempe : Un pervers cogneur avec le zeste de prétention qu’il faut et j’m’en faisais pas trop pour sa loyauté vis-à-vis de Kumo. D’ailleurs, je m’étonnais de voir qu’il ne me détestait pas du tout après le carnage que j’avais fait au pays du feu.

M’enfin… Il devait s’en foutre royalement.

- « La mission est simple : On va poser des questions au daimyo sur la situation actuelle, surtout sur la prison, tout le mystère qui l’entoure et également sur les fanatiques et sur Suzuri Wo, celui qui avait chopé Chiaki en otage il y’a peu. Y’a moyen qu’on parle aussi des agissements de son rejeton qui soutient le seigneur actuel de Tetsu. Sa réponse va énormément influencer notre relation avec Iwa. Bien entendu, je n’ai pas besoin de vous dire de ne rien faire de stupide. Si vous faites les cons, c’est le genre de type qui peut m’ordonner de vous buter moi-même sous ses yeux, ce que je serais obligé de faire, je ne vous le cache pas. Il n’a peut-être pas de compétences en matière de ninjutsu, mais c’est le chef de ce pays et on lui doit respect. Si vous voulez parler, je ne vous en empêcherai pas, mais ne l’ouvrez pas pour rien dire et je veux pas entendre de conneries. Du respect, du respect et encore du respect. C’est la base. Y’a pas que mon nom qui est en jeu. Disons que c’est celui de Kumo dans sa globalité. J’espère que vous avez compris. Et si vous avez des interrogations, c’est le moment de les poser. Si y’a rien, on décolle fissa. »
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Mer 16 Jan 2019 - 14:57

Le sourire de Saigo s'élargissait à mesure que Shuuhei parlait à Cinderella, qui elle se décomposait au même rythme que les questions et paroles de l'ancien Kage décrédibilisées sa présence parmi eux. Le jeune homme hilare aurait pu, aurait dû au moins, ressentir une pointe de culpabilité et de pitié pour la donzelle. Mais sa sensibilité sociale était probablement aussi développée que son intelligence à régler les conflits, une valeur quantifiable avoisinant le zéro pointé. Puis sa cousine de fortune, bien que sublime, n'était qu'une pute qu'il avait rencontrée quelques heures auparavant, pas de quoi en gaspiller sa salive, sachant surtout tout ce qu'il avait déjà donné dans la journée. Saigo n'était pas là pour défendre son intégrité qui devait être aussi perméable qu'une passoire à Ramen, il haussait donc les épaules, réellement impuissant et d'un air "je m'enfoutiste" des plus royaux.

Ce qui attirait par contre son attention et qui semblait plutôt étrange était nul autre que le comportement de Nobusuke. Pas un mot à son égard, pas un geste dans sa direction, l'adolescent n'avait d'yeux que pour le vieux pervers. Saigo se questionna quelque temps sur la raison de ce changement d'attitude, peut-être bien qu'il lui en voulait encore de leur dernière mission chez les sauvages, qui n'avait clairement pas été de tout repos et plutôt destructrice à sa manière. Sans avoir de sueurs froides, l'ex-mafieux était content d'avoir laissé ces événements derrière lui, dans ces pics et cavernes rocheuses loin de tout témoin mais bel et bien gorgées de preuves macabres...

Ou peut-être simplement que le jeune Nobu s'était rendu compte que Saigo n'était pas le genre de collègue de travail à même de le faire progresser vers la lumière. Mais à quoi bon devenir un de ces moustiques qui se brûlait sur les loupiottes quand on pouvait être une chauve souris buveuse de sang? Le monde marchait sur la tête alors pourquoi ne pas dormir les pieds au ciel et chier sur les autres par la même occasion? Il se rendit rapidement compte que ses pensées ne le menaient que vers un gouffre de conneries infinies, et comme pour essayer de se départir de cette couillonnade visqueuse, il agressa les deux zigotos en pleine étreinte.

- Je peux avoir un câlin aussi? Je suis presque jaloux là.

La pute vint immédiatement se frotter contre lui en réponse à sa requête rhétorique tandis que Saigo levait les yeux au ciel, dans un sentiment d'abandon où se mêlaient déception et fatigue sociale. Il était clair que la belle Cinderella ne ferait pas l'affaire, cette gonzesse était probablement aussi retardée psychologiquement qu'elle était physiquement intelligente. Il lui offrit un baiser sur le front et une tape sur les fesses avant de la pousser aussi tendrement que possible vers l'Arche Grise et d'autres occupations plus lucratives. Il n'y avait plus rien pour elle ici. Le Metaru se lança au même moment dans un monologue qui ne manqua pas de lui faire lâcher un bâillement à s'en décrocher la mâchoire. L'ex-mafieux en profita pour s'allumer une petite clope tandis que le mot "respect" flottait dans sa tête aussi surement que la fumée de sa première latte se dispersait dans un souffle.

- J 'espère juste qu'on rencontrera des Oiran chez papi!

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Mer 16 Jan 2019 - 16:02
L'éphèbe ténébreux laissa sagement Shuuhei lui caresser la tête, tel un toutou bien domestiqué, attendant que ce dernier lui donne quelque chose à se mettre sous la dent. Pour l'occasion, il semblait néanmoins plus judicieux de faire disette, puisqu'ils devaient se rendre à Teitetsu, non pour pourfendre la fripouille, mais pour une audience avec le Daimyo. Nobusuke, âme candide, ignorait beaucoup des choses qui avaient sans doute animé le débat, mais il était capable de se faire un résumé de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous.

Il y a de cela fort longtemps, le clan Taira, qui gouvernait le pays du Fer jadis, avait dû céder sa place au clan Nagamasa, qui avait repris les rennes du Shogun suite à une révolution. Mais depuis quelques temps, un héritier des Taira, Fugaku, avait repris sa légitimité, au prix de la vie du Nagamasa en demeure, et de celle du Shodaime Tsuchikage, qui soutenait le clan Nagamasa. Inévitablement, les relations entre Tetsu no Kuni et Tsuchi no Kuni s'étaient dégradées. Non seulement le pays de la Roche ne soutenait pas le clan Taira au pouvoir, mais en plus, cette mauvaise nouvelle s'était associée à la perte de leur leader, ce qui n'augurait rien de bon pour la relation entre les deux nations. Malheureusement, comme pour pimenter une situation déjà tendue, le fils du Daimyo de la Foudre semblait vouloir soutenir la présidence du Taira, en dépit du ressentiment notoire des Tsuchijins : ainsi donc, il précipitait le Kaminari et Tsuchi dans une guerre diplomatique presque évidente, et il était peu probable que Tetsu veuille apaiser les tensions qui commençaient à poindre.

A travers les Tairia, le Kaminari pouvait déclarer une guerre à Tsuchi no kuni. A travers les Nagamasa, Tsuchi pouvait déclarer une guerre au Kaminari. En soi, tous les ingrédients étaient en place pour faire exploser le baril de poudre.

Comme si cela ne suffisait pas, la parution du Kunai émoussé venait de jeter le discrédit sur le Daimyo, qui avait à l'évidence soutenu le projet de Wasure no Kuni, l'île des prisonniers, pour y mener des expérimentations et probablement toute sorte d'horreurs sur des protagonistes qui, portés disparus, avaient été retrouvé dans la prison. Une alliance mondiale entre tous les seigneurs pour étudier des sujets dans l'ombre, persuadés de ne jamais être trahis par qui que ce soit, avant que l'homme au chapeau ne révèle toute l'histoire.

Force était de constater que la position du Daimyo était au plus mal, et qu'il était tout désigné pour être la cible d'une grande révolution du peuple.

Ainsi donc, à travers de vagues échanges, les trois shinobis de Kumogakure traversèrent les montagnes pour rejoindre la capitale. En arrivant, les gardes reconnurent tout de go le Nidaime : aussitôt, ils furent escortés jusqu'au palais du Daimyo, où ils trouveraient sans doutes des réponses à leurs questions.
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Sam 19 Jan 2019 - 11:58


Quand les trois hommes firent leur arrivée au palais, les gardes identifièrent immédiatement le Nidaime et avertirent le palais de son arrivée. Deux d’entre eux les accompagnèrent jusqu’à une salle où ils les firent attendre, une salle luxueuse comme il y en avait tant d’autres dans ce palais qui défiait toute conception. La richesse du Palais du Seigneur de la Foudre était à l’image de celle de son pays.

Après plus d’une demi-heure d’attente, un servant vient à l’heure rencontre.

« Nidaïme, messieurs, je vous souhaite la bienvenue. Sa majesté va bientôt vous rencontrer, venez me suivre. »

Les trois hommes parcoururent un dédale de couloir et de salle jusqu’à arriver à une sorte de pièce d’attente, d’où trônait en son bout une porte majestueuse.

« Attendez ici quelques instants. »

Et le serviteur disparu dans un couloir, aussitôt remplacé par un second.

« Avant toute chose, il est nécessaire de vous rappeler quelques règles essentielles. Vous vous exprimez à sa majesté par son titre uniquement. Vous ne parlez jamais avant lui : vous attendrez toujours que sa majesté est finie de parler avant de répondre. Enfin, vous ne pourrez jamais être plus élevé que sa majesté. Veillez à conservez la position qui est la vôtre. »

Le servant eu un regard insistant sur le Nidaïme. Pour sûr le Seigneur n’était pas aussi à cheval sur le protocole que sa cour, qui tenait, malgré ses indications, à le faire respecter autant que possible.

« Veuillez me suivre. »

Ils entrèrent alors par la majestueuse porte, dans le salle de sa Majesté.

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