Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo


Jeu 10 Jan 2019 - 17:13
En quête de la vérité


J’aurai jamais pensé que je sortirai de ma semi-retraite avant d’avoir retrouvé mon kinton. A bien des égards, je l’avais fait une fois en interceptant le dernier déserteur de Kumo en date et en le tuant ; mais est-ce qu’on pouvait vraiment considérer cet évènement comme une mission ? La question restait posée. Toujours est-il que j’avais accepté la demande de Reiko sans trop broncher : Aller voir notre Seigneur pour qu’il nous éclaircisse sur la situation actuelle. J’aurai pu refuser pour me concentrer uniquement sur mes entrainements -ou plutôt sur mes escapades nocturnes dans les bars et autres lupanars de la ville-, mais j’étais intrigué par l’imbroglio politique et militaire dans lequel s’empêtrait Kumo et pratiquement tout le Yuukan, quand on y repense bien. La prison du pays oublié, les fanatiques, l’homme au chapeau, le brusque revirement du fils du seigneur lui-même… Il y avait tellement de variables à prendre en compte que je ne pouvais clairement pas me contenter d’être un simple spectateur. A partir du moment où des milliers de vies étaient en jeu, il n’y avait plus de retraite qui tienne ! Et puis, je pouvais toujours reprendre du service tout en continuant de chercher divers moyens qui me permettraient de retrouver mon pouvoir.

A mon sens, ce n’était de toute façon plus qu’une question de temps…

Si j’avais accepté de partir en mission, j’avais néanmoins posé mon véto sur les personnes qui allaient venir avec moi. C’était à prendre ou à laisser. Sur ce point, Reiko ne fit pas bien la difficile, allant jusqu’à hausser les épaules. Il semblait bien qu’elle reposait tous ses espoirs sur moi, ce qui était plutôt marrant d’un certain point de vue, surtout lorsqu’on connaissait notre relation. Qui plus est, elle faisait clairement le bon choix avec moi. J’étais non seulement plus calme qu’elle, mais j’avais également une relation assez amicale (pour ne pas dire spéciale) avec le seigneur de Kaminari. Le fait même que ce vieux renard ait gardé pour lui le secret de cette fameuse prison ne m’étonna même pas. Il était d’un naturel espiègle et s’amusait de tout ou presque. Le genre à taper sur le système de ma petite sœur. D’ailleurs, j’aimais bien ce type. Il était à peu de choses près comme moi puisqu’il lui arrivait de mater çà et là les formes voluptueuses de quelques femmes et même de laisser ses mains s’y balader comme si de rien était. Mais avec le recul, j’en venais à me dire que ce côté facétieux qu’il se plaisait à montrer n’était rien d’autre qu’une grosse façade pour rouler son entourage dans la farine… Au point où on était, plus rien n’allait vraiment m’étonner venant de sa part.

Toujours est-il que Reiko approuva les deux noms que j’avais mentionnés et me libéra rapidement.

C’est ainsi que j’avais quitté le bureau de notre raikage pour aller me préparer. Bien avant d’arriver chez moi et plutôt que de les chercher moi-même, j’avais chargé un jeune Metaru d’aller prévenir Nobusuke que j’avais besoin de lui pour une mission ; et une très belle femme bien foutue (une pute que j’avais reconnue et que j’avais payé d’avance) d’aller débusquer Saigo (sans doute entrain de ronfler dans un bordel) pour l’inciter à me suivre. L’invitation était pour minuit à l’arche grise et la mission était simple : Rencontrer le daimyo et lui poser des questions. Vu que la nature de ladite mission pouvait ne pas intéresser le tout dernier, (Nobusuke n’ayant pas vraiment d’autres choix que de m’obéir) la raison pour laquelle je lui avais envoyé une pute s’expliquait mieux. L’animal ne refuserait jamais une telle invitation et l’idée improbable d’le voir bégayer devant les formes de la salope que je lui offrais gracieusement me fit rire. C’est sur cette image que je rentrai chez moi et que j’apprêtai un petit sac pour l’occasion. Si tout se passait bien, la mission ne durerait que deux jours. Il était impensable que le seigneur refuse de me recevoir ; mais vu qu’il s’était passé un bon nombre de choses depuis notre dernière rencontre, une marge d’erreur n’était pas à exclure.
Finalement, l’heure du rendez-vous vint assez vite...

Et on pouvait me voir adossé à un pilier de l’arche grise, un petit sac à mes pieds, une clope au bec et les bras croisés.

S’ils ne se montraient pas dans les dix minutes à venir, je comptais y aller tout seul.

Et ils me le paieraient à mon retour, évidemment !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

Ven 11 Jan 2019 - 11:47


Début d'après-midi, dans les toilettes d'un bar miteux.

Une mission diplomatique avec ce renard de Shuuhei et ce timbré de Nobu? Saigo explosa de rire alors que sa compagne de quelques heures s'affairait à la tache en contre-bas, le Metaru devait vraiment chercher les emmerdes à les réquisitionner pour un truc aussi important et sensible. Mais Saigo ne pouvait refuser, de une parce qu'il s'agissait pour lui d'une opportunité de quitter cette ville écœurante de quiétude, ce quotidien de débauche ,et de deux parce qu'il avait, bien évidemment, déjà "ouvert son cadeau". Un présent qui était justement en train de le ronger jusqu'à l'os de manière fort professionnelle. L'ex-mafieux, connaissant le caractère du pervers, qui était en de nombreux points similaire au sien, se dit qu'il avait choisi cette équipe tant par provocation que par ennui. Il était aussi important de pimenter sa vie que ses plats, et ce n'était pas Saigo qui dirait le contraire, ce pauvre macho peu fréquentable aux nombreuses pulsions sexuelles et meurtrières.

Ce fut en plein extase qu'une idée tout aussi jouissante que le moment présent lui vint à l'esprit. Il venait de trouver comment remercier Shuuhei et de faire avancer leur mission avant même que celle-ci ne commence. Le célèbre "d'une pierre deux coups" ou dans ce cas là "d'une femme deux coups". Son ingéniosité méritait vraiment un prix "Nobu/ no boule" (au choix pour le jeu de mot pourri). Les yeux encore pleins d'étoiles et le souffle roque, il tira la merveilleuse créature à lui, cette tendre muse des bas, des ébats et bas-fonds, pour lui proposer le contrat qui pourrait changer sa vie. Elle qui s'attendait à un bisou fut vite déçu, mais l'avidité et l'avarice d'une putain étant ce qu'elles étaient, son regard reprit très vite un air amoureux. Vla le genre de femme que notre saligot préférait, sans fioriture ni gêne pour ce qu'elles aimaient vraiment, leur carrière passait avant tout. Ce ridé de Metaru savait vraiment bien les trouver! Il s'autorisa quelques secondes pour observer cette beauté devant lui en train de se rhabiller, s'il n'en avait pas connu autant, Saigo serait très surement tombé amoureux...

Cinderella:
 

Il fut tenté de repartir pour un deuxième tour mais il se retint, participer à une mission de ce rang nécessitait un sérieux inédit, un contrôle de soi des plus ardus, qui commencerait par s'abstenir tant de sexe que d'alcool à partir de... de maintenant! Et ce jusqu'à la fin de la mission. Une promesse personnelle qu'il savait probablement briser mais qui lui donnait une motivation supplémentaire, semblable à un masochiste qui renoncerait quelques heures à la douleur le temps de rejoindre sa soirée SM. Puis ce cadeau n'était désormais plus le sien, il se devait de la garder en état, il en allait de la sécurité nationale à vrai dire. Cinderella était destinée à les suivre et à charmer le Daimyo, elle serait le présent et le gage de bonne volonté du village caché pour sa majesté, si Shuuhei acceptait l'idée de génie. Une opération qui serait effectuée en toute discrétion bien entendu, et dont le véritable travail de cette égérie d'obscénité et de perfection serait dissimulée en tant qu'information top secrète.

En bon businessman, Saigo connaissait l'importance de prendre soin de ses clients et de leur graisser la patte par moment. Surtout quand la dite patte était celle d'une petite bête en fin de vie, perverse, gourmande et cachotière. Ils prirent ainsi la route de l'arche grise et se fut avec un grand sourire innocent qu'il interpella leur chef d'équipe.

- Je me suis dis que je pourrais amener ma cousine, elle a toujours rêvé de rencontrer sa Majesté!

Une belle tirade suivie d'un clin d'oeil de gredin.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

Mar 15 Jan 2019 - 9:48
Alors qu'il était en train de se tailler les veines au couteau rien que pour le plaisir, le gamin détraqué entendît trois coups brefs et résonnants à la porte de son logement calamiteux ; une sorte de petite cabane en bois dans laquelle l'apocalypse grandissait à vue d’œil, et qui ressemblait plus à un abattoir qu'à autre chose, non seulement pour toute sa panoplie d'ustensiles incisifs, mais aussi pour son parfum putride. La distraction le tira de son exercice de manière si inattendue que, par mégarde, il ricocha en taillant sans le vouloir une longue entaille tout le long de son avant-bras. Le sang commença à jaillir abondamment, coulant jusqu'à ses mains et se déversant sur le sol dans un filet baveux et épais ; ce faisant, ce liquide chaud ne faisait que rejoindre les litres qui s'étaient déjà déversés dans cette cabane, ce qui représentait peu de chose. C'était comme pisser dans la mer en pensant la remplir.

Excité par cette odeur et cette sensation si particulières, il porta son avant-bras au-dessus de sa tête et laissa la substance liquide déferler sur le sommet de son crâne, tel un ascète méditant sous la cascade. Le sang coula tout le long de son corps, de la tête aux pieds, et son visage commença à être maquillé d'un rouge couleur de vin, assez brun, plutôt onctueux. Il s'en lécha les lèvres et resta un petit moment dans la position d'une valseuse, son bras figé dans les airs, sa lame dans l'autre main.

Un sourire malsain se planta sur son visage. Il songea qu'il venait d'accomplir un acte formidable, quasi sacré, un haut fait pour honorer la mort. Il se délecta de cet instant, en murmurant avec un plaisir évident :

--- J'ai si mal, que c'est bon...

Et puis, trois autres coups à sa porte.

C'est vous dire la surprise du bonhomme quand le spectre de sang lui ouvrît sa cabane. Odeur brutale et vision d'horreur ! C'était comme se prendre un mur olfactif et visuel en pleine gueule ; quelque chose de très désagréable, pour ne pas dire infâme ; un monde parallèle secoué de spasmes et enseveli par le chaos. Une cabane de quarantaine, de peste, de mort, de maladie, de souffrance, d'horreur, de cauchemar ; de tout ce que vous voulez de rebutant, de nécrosé. Et pourtant, l'éphèbe peint de sang restait planté là, nonchalant, contemplant son visiteur avec une sorte d'indifférence qui contrastait terriblement avec cette épouvante. Il annonça la sentence, et prit la poudre d'escampette, laissant le monstre dans sa tanière.

Nobusuke ne comprît pas trop, dans un premier temps, pourquoi ce jeune homme avait si vite détalé. C'est que, par courtoisie, il aurait pu l'inviter dans ses appartements, et le laisser participer à sa séance ; après tout, il était convaincu d'être quelqu'un de cordial, de bienveillant et chaleureux. Il avait du mal à saisir la raison pour laquelle certains, comme ce jeune Metaru, avaient du mal à tolérer sa présence ; ces importuns lui semblaient même presque mal éduqués.

Le jour annoncé, à minuit, il se rendît donc au point de rendez-vous, toujours habillé de son costume ténébreux, qu'il avait enfilé après avoir suturé ses plaies. Il s'inclina aussitôt devant son maître, ignorant Saigo et sa concubine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

Mer 16 Jan 2019 - 11:52
En quête de la vérité


- « Vous êtes sérieux là ? »

J’arrivais pas à le croire, ou plutôt, je ne voulais pas le croire ! La meuf s’était ramenée comme si de rien était et sa présence m’arracha une expression complètement dépitée, consternée. L’idée de base était bonne, même marrante d’un certain point de vue ; mais quand on connaissait personnellement le daimyo, tenter ce genre de choses, c’était vain. Oh, il était capable de s’en amuser et même d’accepter « le présent » pour jouer avec pendant une nuit ou deux, mais croire qu’il se laisserait corrompre par une meuf, c’était se foutre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Ce type était tellement retors et fourbe dans son genre que même notre groupe ne pourrait pas prétendre lui arriver à la cheville. Oui, c’était le genre de type qu’était Kojima Kaemon, seigneur émérite des terres de la foudre. Pas le genre à vaciller pour si peu et ce d’autant plus que de belles nanas, il en a connu des tonnes, très certainement. Il devait certainement avoir une cour remplie de courtisanes, ce vieux fou. Et puis, à son âge, le sexe, c’était plus une priorité comme pour les bonobos que nous étions –Nobusuke étant la seule exception notable du groupe.

- « Est-ce que tu maitrises les arts des Oiran en fait… ? »

La question fut tellement pertinente que Cinderella demeura un temps interdite. Faire la chaudasse, c’était sa nature, son métier, une pratique dans ses cordes, mais faire la pute de luxe, moyennement. Il fallait maitriser des arts nobles comme le chant et la danse, avoir le verbe qu’il faut pour flatter voir émoustiller le client, mais tout ça, c’était pas possible pour elle. Qui plus est, il fallait se fringuer et se pouponner façon geisha… Bref… Tout un tas de cinéma pour au final pas grand-chose : Tirer sa crampe. Mais c’était le monde des nobles. Un monde dans lequel je figurais vu que les Metaru étaient par définition des nobles malgré leurs apparences de barbares, mais un monde que je fuyais parce qu’il ne me convenait pas du tout. Tout comme Saigo, j’adorais les salopes et autres meufs dans le genre de Cinderella avec des formes bien prononcées et toute la maestria qui va avec. Certes, j’avais plus à chercher autre part, sachant que ma fiancée avait toutes les qualités qu’il fallait pour se tenir à mes côtés, mais globalement, j’étais le genre de mec qui se souciait peu des convenances et conventions. C’était d’un chiant…

- « Être une poupée de luxe, ça s’improvise pas hein… M’enfin, je te laisse réfléchir encore deux minutes à ça. »

J’avais haussé mes épaules. Si elle voulait tout de même se ramener, qu’à cela ne tienne. Sa présence ne me gênait pas et ne serait pas franchement un handicap pour le trajet, sachant qu’on était assez costauds pour la protéger du moindre danger. Là-dessus, je m’avançai alors vers Nobu, avant de le prendre dans mes bras et passer une main dans sa chevelure, toujours avec cette mine qui en disait long malgré un sourire innocent : Celle d’un maitre ravi de son chien. Je pouvais sentir les effluves distincts de sang qui se dégageaient de son corps, ce qui m’arracha un sourire encore plus amusé. Décidément, on pouvait plus rien pour ce gamin ! Mais étant donné que j’étais maintenant une sorte de garde-fou pour lui, limiter la casse était la seule chose que je pouvais m’évertuer à faire, surtout s’il devait me servir à l’avenir. Quant à Saigo… Oh bah, c’était peine perdue hein ! Il était de toute façon de ma trempe : Un pervers cogneur avec le zeste de prétention qu’il faut et j’m’en faisais pas trop pour sa loyauté vis-à-vis de Kumo. D’ailleurs, je m’étonnais de voir qu’il ne me détestait pas du tout après le carnage que j’avais fait au pays du feu.

M’enfin… Il devait s’en foutre royalement.

- « La mission est simple : On va poser des questions au daimyo sur la situation actuelle, surtout sur la prison, tout le mystère qui l’entoure et également sur les fanatiques et sur Suzuri Wo, celui qui avait chopé Chiaki en otage il y’a peu. Y’a moyen qu’on parle aussi des agissements de son rejeton qui soutient le seigneur actuel de Tetsu. Sa réponse va énormément influencer notre relation avec Iwa. Bien entendu, je n’ai pas besoin de vous dire de ne rien faire de stupide. Si vous faites les cons, c’est le genre de type qui peut m’ordonner de vous buter moi-même sous ses yeux, ce que je serais obligé de faire, je ne vous le cache pas. Il n’a peut-être pas de compétences en matière de ninjutsu, mais c’est le chef de ce pays et on lui doit respect. Si vous voulez parler, je ne vous en empêcherai pas, mais ne l’ouvrez pas pour rien dire et je veux pas entendre de conneries. Du respect, du respect et encore du respect. C’est la base. Y’a pas que mon nom qui est en jeu. Disons que c’est celui de Kumo dans sa globalité. J’espère que vous avez compris. Et si vous avez des interrogations, c’est le moment de les poser. Si y’a rien, on décolle fissa. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

Mer 16 Jan 2019 - 14:57

Le sourire de Saigo s'élargissait à mesure que Shuuhei parlait à Cinderella, qui elle se décomposait au même rythme que les questions et paroles de l'ancien Kage décrédibilisées sa présence parmi eux. Le jeune homme hilare aurait pu, aurait dû au moins, ressentir une pointe de culpabilité et de pitié pour la donzelle. Mais sa sensibilité sociale était probablement aussi développée que son intelligence à régler les conflits, une valeur quantifiable avoisinant le zéro pointé. Puis sa cousine de fortune, bien que sublime, n'était qu'une pute qu'il avait rencontrée quelques heures auparavant, pas de quoi en gaspiller sa salive, sachant surtout tout ce qu'il avait déjà donné dans la journée. Saigo n'était pas là pour défendre son intégrité qui devait être aussi perméable qu'une passoire à Ramen, il haussait donc les épaules, réellement impuissant et d'un air "je m'enfoutiste" des plus royaux.

Ce qui attirait par contre son attention et qui semblait plutôt étrange était nul autre que le comportement de Nobusuke. Pas un mot à son égard, pas un geste dans sa direction, l'adolescent n'avait d'yeux que pour le vieux pervers. Saigo se questionna quelque temps sur la raison de ce changement d'attitude, peut-être bien qu'il lui en voulait encore de leur dernière mission chez les sauvages, qui n'avait clairement pas été de tout repos et plutôt destructrice à sa manière. Sans avoir de sueurs froides, l'ex-mafieux était content d'avoir laissé ces événements derrière lui, dans ces pics et cavernes rocheuses loin de tout témoin mais bel et bien gorgées de preuves macabres...

Ou peut-être simplement que le jeune Nobu s'était rendu compte que Saigo n'était pas le genre de collègue de travail à même de le faire progresser vers la lumière. Mais à quoi bon devenir un de ces moustiques qui se brûlait sur les loupiottes quand on pouvait être une chauve souris buveuse de sang? Le monde marchait sur la tête alors pourquoi ne pas dormir les pieds au ciel et chier sur les autres par la même occasion? Il se rendit rapidement compte que ses pensées ne le menaient que vers un gouffre de conneries infinies, et comme pour essayer de se départir de cette couillonnade visqueuse, il agressa les deux zigotos en pleine étreinte.

- Je peux avoir un câlin aussi? Je suis presque jaloux là.

La pute vint immédiatement se frotter contre lui en réponse à sa requête rhétorique tandis que Saigo levait les yeux au ciel, dans un sentiment d'abandon où se mêlaient déception et fatigue sociale. Il était clair que la belle Cinderella ne ferait pas l'affaire, cette gonzesse était probablement aussi retardée psychologiquement qu'elle était physiquement intelligente. Il lui offrit un baiser sur le front et une tape sur les fesses avant de la pousser aussi tendrement que possible vers l'Arche Grise et d'autres occupations plus lucratives. Il n'y avait plus rien pour elle ici. Le Metaru se lança au même moment dans un monologue qui ne manqua pas de lui faire lâcher un bâillement à s'en décrocher la mâchoire. L'ex-mafieux en profita pour s'allumer une petite clope tandis que le mot "respect" flottait dans sa tête aussi surement que la fumée de sa première latte se dispersait dans un souffle.

- J 'espère juste qu'on rencontrera des Oiran chez papi!

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

Mer 16 Jan 2019 - 16:02
L'éphèbe ténébreux laissa sagement Shuuhei lui caresser la tête, tel un toutou bien domestiqué, attendant que ce dernier lui donne quelque chose à se mettre sous la dent. Pour l'occasion, il semblait néanmoins plus judicieux de faire disette, puisqu'ils devaient se rendre à Teitetsu, non pour pourfendre la fripouille, mais pour une audience avec le Daimyo. Nobusuke, âme candide, ignorait beaucoup des choses qui avaient sans doute animé le débat, mais il était capable de se faire un résumé de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous.

Il y a de cela fort longtemps, le clan Taira, qui gouvernait le pays du Fer jadis, avait dû céder sa place au clan Nagamasa, qui avait repris les rennes du Shogun suite à une révolution. Mais depuis quelques temps, un héritier des Taira, Fugaku, avait repris sa légitimité, au prix de la vie du Nagamasa en demeure, et de celle du Shodaime Tsuchikage, qui soutenait le clan Nagamasa. Inévitablement, les relations entre Tetsu no Kuni et Tsuchi no Kuni s'étaient dégradées. Non seulement le pays de la Roche ne soutenait pas le clan Taira au pouvoir, mais en plus, cette mauvaise nouvelle s'était associée à la perte de leur leader, ce qui n'augurait rien de bon pour la relation entre les deux nations. Malheureusement, comme pour pimenter une situation déjà tendue, le fils du Daimyo de la Foudre semblait vouloir soutenir la présidence du Taira, en dépit du ressentiment notoire des Tsuchijins : ainsi donc, il précipitait le Kaminari et Tsuchi dans une guerre diplomatique presque évidente, et il était peu probable que Tetsu veuille apaiser les tensions qui commençaient à poindre.

A travers les Tairia, le Kaminari pouvait déclarer une guerre à Tsuchi no kuni. A travers les Nagamasa, Tsuchi pouvait déclarer une guerre au Kaminari. En soi, tous les ingrédients étaient en place pour faire exploser le baril de poudre.

Comme si cela ne suffisait pas, la parution du Kunai émoussé venait de jeter le discrédit sur le Daimyo, qui avait à l'évidence soutenu le projet de Wasure no Kuni, l'île des prisonniers, pour y mener des expérimentations et probablement toute sorte d'horreurs sur des protagonistes qui, portés disparus, avaient été retrouvé dans la prison. Une alliance mondiale entre tous les seigneurs pour étudier des sujets dans l'ombre, persuadés de ne jamais être trahis par qui que ce soit, avant que l'homme au chapeau ne révèle toute l'histoire.

Force était de constater que la position du Daimyo était au plus mal, et qu'il était tout désigné pour être la cible d'une grande révolution du peuple.

Ainsi donc, à travers de vagues échanges, les trois shinobis de Kumogakure traversèrent les montagnes pour rejoindre la capitale. En arrivant, les gardes reconnurent tout de go le Nidaime : aussitôt, ils furent escortés jusqu'au palais du Daimyo, où ils trouveraient sans doutes des réponses à leurs questions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

Sam 19 Jan 2019 - 11:58


Quand les trois hommes firent leur arrivée au palais, les gardes identifièrent immédiatement le Nidaime et avertirent le palais de son arrivée. Deux d’entre eux les accompagnèrent jusqu’à une salle où ils les firent attendre, une salle luxueuse comme il y en avait tant d’autres dans ce palais qui défiait toute conception. La richesse du Palais du Seigneur de la Foudre était à l’image de celle de son pays.

Après plus d’une demi-heure d’attente, un servant vient à l’heure rencontre.

« Nidaïme, messieurs, je vous souhaite la bienvenue. Sa majesté va bientôt vous rencontrer, venez me suivre. »

Les trois hommes parcoururent un dédale de couloir et de salle jusqu’à arriver à une sorte de pièce d’attente, d’où trônait en son bout une porte majestueuse.

« Attendez ici quelques instants. »

Et le serviteur disparu dans un couloir, aussitôt remplacé par un second.

« Avant toute chose, il est nécessaire de vous rappeler quelques règles essentielles. Vous vous exprimez à sa majesté par son titre uniquement. Vous ne parlez jamais avant lui : vous attendrez toujours que sa majesté est finie de parler avant de répondre. Enfin, vous ne pourrez jamais être plus élevé que sa majesté. Veillez à conserver la position qui est la vôtre. »

Le servant eu un regard insistant sur le Nidaïme. Pour sûr le Seigneur n’était pas aussi à cheval sur le protocole que sa cour, qui tenait, malgré ses indications, à le faire respecter autant que possible.

« Veuillez me suivre. »

Ils entrèrent alors par la majestueuse porte, dans le salle de sa Majesté.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 1 Fév 2019 - 13:25
En quête de la vérité


En voilà un gros con…

Que j’me suis dit lorsque le second serviteur/vassal whatever, était venu faire son petit speech. Déjà parce que c’était pas la première fois que je venais causais à ce vieux pervers qui nous servait de daimyo et ensuite parce que je savais me tenir quand il fallait malgré ma dégaine bourrue, pas vraiment digne d’un raikage. Encore que là, j’avais quand même fait un effort vestimentaire, là. Un somptueux kimono blanc brodé or, le tout bien entendu surplombé par ma cape de nidaime pour rappeler à cette cour de lèches-bottes qui j’étais. D’ailleurs, je lui aurais bien foutu une claque pour qu’il s’adresse à moi comme il se doit, mais on allait laisser ce fait pour plus tard après discussion avec le vioque. Ouais, taper sur un membre « éminent » de la cour impériale me faisait absolument pas peur.

- « Vous avez entendu l’coincé les gars ? On l’ouvre pas avant que notre seigneur l’ait fait. Et toi, tu restes là ! Si tout se passe bien et que notre maitre est de bonne humeur, on te le présentera. »

J’avais pointé la fameuse « cousine » de Saigo comme pour lui dire qu’elle devait patienter sur place, avant de me retourner pour suivre ledit « coincé ». Oui, il m’arrivait moi aussi de me foutre de la gueule de certaines personnes même quand l’occasion ne s’y prêtait pas. Mais bon, débarquer sur ses grands sabots sans me saluer respectueusement et débiter des conneries que je savais déjà, c’était un peu fort quand même. Ils avaient l’air d’oublier que les Metaru faisaient aussi parties des vassaux du daimyo même si nous avions tous ou presque migré vers Kumo. Et puis, réduire à un raikage à un simple plébéien, c’était se foutre allègrement de ma gueule. Définitivement, je kiffais pas ce type que nous suivions silencieusement. Il perdait rien pour attendre celui-là. Une fois qu’on aurait fini, hé…

Une idée qui m’amusa avant que nous ne fassions notre entrée dans la « cour des grands ».

Et une fois face à notre seigneur, je m’inclinai respectueusement, non sans poser un genou au sol.

Les deux autres derrière moi avaient intérêt à faire pareil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

Sam 2 Fév 2019 - 10:06

Du dégout, avec peut-être une pointe de jalousie, mais ça jamais il ne se l'avouerait, voilà ce que ressentait Saigo alors qu'ils patientaient tout trois dans une salle magnifique. L'enfant qui avait grandi dans les bas-fonds était incapable de regarder autre chose que les richesses omniprésentes autour de lui, inutilisées, dont le seul rôle était d'être regardées, pour le plaisir des yeux des invités de sa Majesté. Il en vint à se demander le prix d'un seul de ces rideaux, de ces belles dorures, de ces chaises ornées de pierres précieuses et de coussins en soie. Il était fort probable qu'une seule de ces fournitures princières suffise à nourrir tout un village de Hi pour plusieurs jours. Et pourtant alors que des milliers de personnes crevaient de faim dans les rues, ces objets de valeur étaient exposés dans le palais impunément, fièrement, sans aucune once de honte ou de remord de la part de cette noblesse décadente.

Saigo n'était cependant ni un altruiste, ni un justicier, et encore moins un homme raisonnable. Alors qu'un serviteur aux manières suaves et dégoulinantes de politesse apparaissait enfin pour les mener le long d'un couloir aussi sublime que la première salle, l'ex-mafieux décida de rester en retrait, quelques secondes. Juste le temps de fourrer dans son slip une poignée de pierres précieuses arrachées à un dossier d'une main de maitre, flou de rapidité et à l'efficacité digne d'années d'entrainement. Fermant subtilement la marche et sifflotant un petit air aux notes puantes d'une innocence feinte, il enjamba dans un même mouvement le pas à un Nobusuke qui suivait son maitre en bon et loyal toutou.

D'après la réaction de Shuuhei suite aux paroles du nouvel arrivant, à l'allure mondaine et encore plus péteuse que son prédecesseur, ce ne serait pas lui qui se plaindrait si Saigo se démerdait pour leur trouver de quoi se payer quelques tournées une fois la mission réglée. Il écouta donc le Metaru leur répéter une énième fois de bien faire gaffe et de se tenir à carreau, comme s'il avait affaire à deux dégénérés incapables de se gérer, avant de pénétrer à son tour dans la salle du seigneur. Hum...

Saigo reboutonna sa veste de costard, donna un petit coup de langue sur la main pour se recoiffer correctement et les suivit à l'intérieur de sa démarche la moins provocante possible. Sans chercher à comprendre, il s'agenouilla également de manière solennelle, mimant son ainé et préférant garder la tête basse, mi-pute mi-soumise avec une petite touche muette de foutage de gueule. Ce n'était clairement pas le moment d'aller se faire remarquer, n'est ce pas?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

Sam 2 Fév 2019 - 14:32
Le trio marchait dans un univers somptueux que l'éphèbe n'avait jamais connu, lui qui n'avait jamais foulé autre chose que des plaines et des établissements publiques, et qui n'avait par ailleurs même pas découvert le palais du Raikage. Toutefois, bien qu'absolument splendide, ce décors fut complètement négligé par les yeux candides d'un adolescent qui, ignorant tout de la valeur de l'argent, préférait se focaliser sur les visages stricts et parfaitement lisses de ces domestiques si soucieux d'obéir aux règles de la courtoisie et du raffinement ; leur élégance était, au demeurant, en parfaite harmonie avec cet univers doré.

La réflexion du second valet le fit cependant réagir. Il glissa aussitôt sa main à l'intérieur de son veston, comme pour tirer des couteaux et pouvoir dépecer cet impertinent. Dardant l'outrecuidant de ses yeux profondément noirs et sauvages, il répliqua derechef :

--- Surveillez vos paroles. Vous vous adressez au Nidaime Raikage.

Fort heureusement, le célèbre Metaru tourna le problème avec quelques traits d'humour, ce qui décrispa son garde du corps. Cependant qu'ils suivirent ce domestique qui, de toute évidence, ne semblait pas voir d'un bon oeil la présence de cette délégation de ninjas, l'adonis continua de se méfier de cette insolence maquillée par le Verbe, et de jeter des yeux vifs tout autour de lui. Il avait un mauvais pressentiment.

Il se rapprocha de son seigneur à lui pendant que Saigo faisait son larcin, et lui murmura très discrètement ces mots :

--- Si vous voulez que je l'exécute, il vous suffit de m'en donner l'ordre.

La chose faite, il laissa une petite avance à son maître, avant de pénétrer, à sa suite, la salle où trônait le seigneur du pays de la foudre. Imitant ses compatriotes, il s'agenouilla et inclina sa tête ; très docile, mais aussi très prompt à pouvoir décapiter tous ceux qui oseraient provoquer celui pour lequel il avait juré fidélité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

Lun 4 Mar 2019 - 19:07
Contradiction insoluble d'un raisonnement embourbé dans une impasse, les dirigeants des Nuages venaient d'envoyer en toute hâte le Suzuri jusqu'au palais du Daimyô. Une lettre importante avait été oubliée sur le bureau du gratte-papier l'ayant rédigée, une lettre devant se trouver dans le dossier de l'équipe en route vers le palais du seigneur. Le document faisait état de la visite de Wo-sempai, à quelques pas de la grande Arche, un couteau sous la gorge d'une otage et à la recherche d'un livre sur "Les Premiers". Les premiers quoi ? Les premiers qui ? Les questions démangeaient tout autant l'esprit du trentenaire que ceux des Anciens du clan ou des Grands noms du village, Takeshi inclus.

Qu'est-ce qu'il aurait aimé débouler dans le palais, empoigner le grand manitou par le col et le secouer comme un prunier pour en faire sortir toutes les réponses. La méthode avait fait ses preuves, un bon nombre de fois, mais les hautes instances le lui avaient répété suffisamment pour s'éviter un dérapage dès la première minute : "Di-plo-ma-tie, Shisei !"

Loin d'être imperméable à la notion de retenue, il préférait aux rouages de la stratégie politique les instants de pur instinct primaire et bestiale, ces instants où l'animal prenait le relai, où brillait dans ses yeux cette lueur caractéristiques des fous arrogants pensant à tort n'avoir plus rien à perdre. Heureusement que le chien fou de Saigo et le déséquilibré Nobu' se trouvaient déjà sur place, pour la question de la prison inavouée. L'idée lui arracha un fou rire sur plusieurs bornes, en direction du Nord. Leur unique porte de sortie, vivants, apparaissait sous les traits du Nidaime et pervers Shuuhei qui devrait les gérer pour leur éviter à tous une exécution sommaire, même si méritée. Lourd fardeau d'un homme d'en haut pour ses petites gens d'en bas.

Shisei se présenta aux portes où il eut droit au défilé des serviteurs, à l'attente, seul, dans une salle somptueuse, ainsi qu'au petit speech d'introduction, véritable mise en garde quant à l'attitude la plus adaptée face à "Sa Majesté". Monde pompeux d'un univers trop codifié. Où se trouvait l'amusement chez ces gens ? N'avaient-ils pas la simplicité d'esprit de profiter de l'instant et des imprévus connexes ?

Lorsqu'il déboucha dans la grande salle, le tatoué vint mettre genou à terre aux côtés du trio déjà présent. Belle brochette de soumis, réunis au nom de la vérité. Foutaises politiciennes auxquelles ne s'habituerait jamais le Suzuri.

-"Alors ma cochonne, tu fermes les yeux et t'ouvres la bouche gratis maintenant ?" Susurra-t-il à Saigo alors qu'il s'abaissait à ses côtés, un rire étouffé en guise de ponctuation.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4702-suzuri-shisei?nid=1#36628 http://www.ascentofshinobi.com/t4469-sasayaki-tsukiko#34174

Ven 15 Mar 2019 - 17:48


Les Kumojins avaient finalement été autorisés à pénétrer dans la grande salle du palais, là où se tenait la plupart des audiences. Contrairement aux autres « sessions », celle-ci allait être réalisée en huis-clos. Seuls les Kumojin, le Seigneur de la foudre et un ou deux conseillers y assisteraient. Peu de temps après leur entrée, ce fut au tour du Daimyo, qui alla s’installer sur son fauteuil seigneurial alors que ses « invités », eux, resteraient debout sur le tapis rouge bordé de liserés dorés. Le Daimyo du pays de la foudre était connu pour son implication dans les affaires, diverses et variées, de son pays ; il était un homme attentif et plutôt confiant en les capacités des ninjas de « son » village caché.

Il les observa assez longuement et avant que son conseiller, celui qui les avait menés ici, ne prenne la parole ; il leva la main, signe qu’il demandait le silence. Puis sa voix rauque raisonna dans le grand hall aux multiples colonnes. La voix d’un homme vieillissant, mais encore vaillant ; ferme et assez autoritaire pour se conforter dans son statut.

« Bonjour à vous, Raïkage et Kumojin. Vous vouliez vous entretenir d’une affaire pressante avec moi, allez-y je vous écoute. »

Sans exprimer la moindre once d’inquiétude, le Seigneur était un homme prompt à donner la parole aux citoyens de sa nation ; même s’il savait toujours de quoi on voulait lui parler. Et cette fois-ci, il était évident que cette rencontre porterait sur la prison oubliée de Wasure.

Toujours sans rien dévoiler de ses pensées, l’homme grisonnant ressentait une forme d’impatience, il voulait voir jusqu’où irait le Raïkage et ses disciples. Il savait les Kumojin véhéments, surtout les Metaru. Mais avec un Suzuri… Peut-être y aurait-il dans cette conversation une part d’intelligence…




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dim 17 Mar 2019 - 7:13
Saigo manqua d’exploser de rire en voyant la tronche du Suzuri apparaître, que venait-il foutre ici ? N’y avait-il déjà pas assez de bras cassés dans leur délégation pour que sa majesté se farcisse un nouveau dégénéré ? Les choses seraient cependant bien plus intéressantes avec l’équipe au complet, sans parler que dans de telles circonstances et avec le groupe qu’ils formaient, l’ex-mafieux se demandait sincèrement si cette mission n’allait pas partir en cacahouètes. Mais que la note soit sucrée ou salée n’importait cependant que peu, les shinobis étaient ici pour avoir des réponses, quelle que soit la manière utilisée.

Lorsque leur hôte prit enfin la parole, un des sourcils de Saigo se leva de surprise au mot « Raïkage » et non pas « ex », le daimyo avait-il tant de respect pour Shuuhei qui le considérait encore comme le leader du village caché ? Ce vieux pervers était-il vraiment un personnage aussi influant ? Saigo ne le voyait que comme un grand frère un peu mystérieux, un collègue de baise et de beuverie et peinait à l’imaginer sérieux, encore moins à la tête d’une armée. Il garda tout de même le silence, comprenant que s’il se foutait de la gueule de son ainé comme à son habitude, il ne ferait que les décrédibiliser tous deux face à sa majesté et compromettre la mission.

Il y avait dans l’intonation du Daimyo une touche de foutage de gueule et malgré un faciès de politicien parfaitement bienveillant, Saigo était persuadé que ce petit fourbe de roi prenait une sorte de plaisir malsain à la discussion qui commençait tout juste. Etait-il entrain de les tester ? Si oui sur quels critères se basait-il? A quel jeu jouait-il, et surtout qu'elles en étaient les règles? Cet homme arpentait un tout autre monde, parallèle au leur mais tout aussi dangereux, rempli de connaissances et de mystères que beaucoup tueraient pour acquérir. Il y avait donc une certaine logique derrière les paroles aux premiers abords bénignes mais parfaitement calculées de cet homme.

Les comprendre était une chose, y répondre en était encore une autre. L’ex-mafieux était un guerrier de l'ancien monde et ni la diplomatie, ni la patience était l'une de ses spés, il ne dit donc rien, préférant continuer à fixer de ses yeux sombres et perçant le nobliau, laissant ainsi à ses confrères le soin d’entamer les négociations. Parce que oui, il était fort probable que ce renard ne leur dévoilerait rien gratuitement…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

Dim 17 Mar 2019 - 11:14
Une ambiance lourde pesait dans cette pièce à huit-clos où le quatuor s'était docilement incliné face à la souveraineté du seigneur de la foudre. L'homme, dans son fauteuil, imposait son joug sans l'étaler. Il donnait l'impression d'être un géant se penchant au-dessus de quelques insectes de son pays. Il alla droit au but. Il savait que ces insectes étaient venimeux. Son propos résonna entre les murs somptueux de la grande salle du palais. La luxure y côtoyait une certaine forme de cérémonial aux allures glauques, dans lequel chacun des partisans était conscient des enjeux, ce qui les forçait à y mettre encore plus de manières. Dans le silence des regards, un débat décisif se préparait. Le trio commandé par le Nidaime Raikage se tenait comme figé : les trois shnobis de Kumogakure avaient déjà prouvé leur loyauté et leur force lors d'une mission comportant plus de risques que prévus, ce qui les avait contraint à exterminer tout un clan de soldats. Une prouesse qui était vite remontée aux oreilles de ce légendaire Metaru, qui n'avait pas choisi son escouade par hasard. Si l'échange tournait vinaigre, ce qu'il n'espérait pas, il savait qu'il pouvait compter sur ces intrépides. Conscient de cet avantage et de sa propre force, il affichait une confiance tout aussi sereine que celle de son daimyô.

C'était une toute autre affaire pour l'éphèbe ténébreux aux points de sutures dispersés le long des longues entailles qui escaladaient son corps. Cette ambiance le stressait. Il se craquait nerveusement les doigts en présageant une mauvaise augure : s'il advenait que les propos choisis ne fussent pas au goût de leur seigneur, il y avait de fortes chances qu'ils deviennent tous quatre des nukenins. En vertu de quoi leur présence serait derechef indésirée dans les salles dorées du palais, pour ne pas dire qu'ils deviendraient aussitôt les quatre cibles à abattre. A mal s'y prendre, un combat à mort arrivait.

Comme pour redonner du courage à son escouade, Shuuhei se releva. Nobusuke l'imita. Il était malvenu que le quatuor s'avance, alors ils restèrent sur place, comme s'ils devaient camper sur leur position pour défendre leur bout de territoire. Shuuhei s'exprima.

- « Mes respects, monseigneur. Nous voulions avec vous aborder une information qui a traversé les frontières pour parvenir jusqu'aux portes de notre village. Vous devinez sans doute de quoi il s'agît... »

Cette évocation n'était pas innocente. Le Nidaime lui-même savait dans quoi il s'engageait, et quel genre de périls cette conversation pouvait comporter. Derrière lui, Nobusuke déglutît. Il était prompt à dégainer. Comme Saigo, il ne savait trop quoi dire.

- « ... nous aimerions donc avoir votre version. La rumeur d'une certaine prison oubliée plane le monde et menace de troubler l'équilibre dans lequel nous situons actuellement. Il est évident que nos frontières risquent d'être menacées. Dans quelle mesure êtes-vous impliqués dans la prison oubliée de Wasure ? »

La présence des kumojins était ainsi plus claire. Nul ne pouvait ignorer davantage le problème, pas même les figurants de cette grande salle. Toute l'attention se cristallisa autour de cette question lourde de significations. Le daimyo risquait son pouvoir. Les kumojins risquaient leur vie.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

Hier à 18:53
Quatre petites mouches agglutinées sur un tas de merde. Beau spectacle où l'expérience des voies parcourues et des chemins ouverts n'aboutissait qu'à la léthargie dirigeante. Cette haute caste blottie dans ses dorures et dissimulée derrière ses secrets, cette perversité d'esprit rendait le Suzuri nauséeux et impatient. Pente glissante d'une âme forgée par l'instinct plus que la réflexion, où sa longévité l'avait conforté à travers ce biais de confirmation, Shisei bouillait.

Des réponses, toutes les réponses. De l'information pour agir en conséquence face à l'orage approchant dont seule l'ampleur restait à déterminer. Et quoi qu'il advienne, le tatoué priait pour de l'action, encore et toujours. Du sang dans la bouche et de la chair au bout des poings, de la crainte fixée au tripes lorsqu'il réaliserait sa propre faiblesse, perché au bord du gouffre de l'oubli. Les prisonniers inondaient le Yuukan et les Fanatiques priaient des mythes de l'ancien temps, il ne fut pas ère plus propice à déchaîner sa sauvagerie sur toutes ces âmes égarées.

Il avait promis. Il avait acquiescé. Pas de dérapage. Aucun faux pas. Mais un sourire illumina son visage d'une promesse toute autre. Son fil du destin se verrait tranché tôt ou tard, alors à quoi bon l'attendre à quatre pattes ? "Penchez-vous et toussez", unique vérité qui se révélait à travers les actes des Grands Noms. Alors un brin de fierté anima le trentenaire, au risque d'y perdre la tête, littéralement.

-"Donnez nous les billes pour étouffer les prisonniers et fanatiques vomis par ce vilain secret qu'est Wasure. Sur Wo-sempai. Et autorisez la création d'un groupe d'action mené par le Nidaime, un groupe dédié à l'extermination des nuisibles et des traitres." Malgré la prétention, malgré le regard noir lancé par l'ex Raikage, la voix grave de Shisei sonna d'une détermination rarement dévoilée. Il s'excusa auprès de son vieil ami Metaru d'un haussement d'épaules, digne d'un "on me changera pas".

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4702-suzuri-shisei?nid=1#36628 http://www.ascentofshinobi.com/t4469-sasayaki-tsukiko#34174

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kaminari no Kuni, Pays de la Foudre
Sauter vers: