Soutenez le forum !
1234
Partagez

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo

Aller à la page : 1, 2  Suivant

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Jeu 10 Jan 2019 - 17:13
En quête de la vérité


J’aurai jamais pensé que je sortirai de ma semi-retraite avant d’avoir retrouvé mon kinton. A bien des égards, je l’avais fait une fois en interceptant le dernier déserteur de Kumo en date et en le tuant ; mais est-ce qu’on pouvait vraiment considérer cet évènement comme une mission ? La question restait posée. Toujours est-il que j’avais accepté la demande de Reiko sans trop broncher : Aller voir notre Seigneur pour qu’il nous éclaircisse sur la situation actuelle. J’aurai pu refuser pour me concentrer uniquement sur mes entrainements -ou plutôt sur mes escapades nocturnes dans les bars et autres lupanars de la ville-, mais j’étais intrigué par l’imbroglio politique et militaire dans lequel s’empêtrait Kumo et pratiquement tout le Yuukan, quand on y repense bien. La prison du pays oublié, les fanatiques, l’homme au chapeau, le brusque revirement du fils du seigneur lui-même… Il y avait tellement de variables à prendre en compte que je ne pouvais clairement pas me contenter d’être un simple spectateur. A partir du moment où des milliers de vies étaient en jeu, il n’y avait plus de retraite qui tienne ! Et puis, je pouvais toujours reprendre du service tout en continuant de chercher divers moyens qui me permettraient de retrouver mon pouvoir.

A mon sens, ce n’était de toute façon plus qu’une question de temps…

Si j’avais accepté de partir en mission, j’avais néanmoins posé mon véto sur les personnes qui allaient venir avec moi. C’était à prendre ou à laisser. Sur ce point, Reiko ne fit pas bien la difficile, allant jusqu’à hausser les épaules. Il semblait bien qu’elle reposait tous ses espoirs sur moi, ce qui était plutôt marrant d’un certain point de vue, surtout lorsqu’on connaissait notre relation. Qui plus est, elle faisait clairement le bon choix avec moi. J’étais non seulement plus calme qu’elle, mais j’avais également une relation assez amicale (pour ne pas dire spéciale) avec le seigneur de Kaminari. Le fait même que ce vieux renard ait gardé pour lui le secret de cette fameuse prison ne m’étonna même pas. Il était d’un naturel espiègle et s’amusait de tout ou presque. Le genre à taper sur le système de ma petite sœur. D’ailleurs, j’aimais bien ce type. Il était à peu de choses près comme moi puisqu’il lui arrivait de mater çà et là les formes voluptueuses de quelques femmes et même de laisser ses mains s’y balader comme si de rien était. Mais avec le recul, j’en venais à me dire que ce côté facétieux qu’il se plaisait à montrer n’était rien d’autre qu’une grosse façade pour rouler son entourage dans la farine… Au point où on était, plus rien n’allait vraiment m’étonner venant de sa part.

Toujours est-il que Reiko approuva les deux noms que j’avais mentionnés et me libéra rapidement.

C’est ainsi que j’avais quitté le bureau de notre raikage pour aller me préparer. Bien avant d’arriver chez moi et plutôt que de les chercher moi-même, j’avais chargé un jeune Metaru d’aller prévenir Nobusuke que j’avais besoin de lui pour une mission ; et une très belle femme bien foutue (une pute que j’avais reconnue et que j’avais payé d’avance) d’aller débusquer Saigo (sans doute entrain de ronfler dans un bordel) pour l’inciter à me suivre. L’invitation était pour minuit à l’arche grise et la mission était simple : Rencontrer le daimyo et lui poser des questions. Vu que la nature de ladite mission pouvait ne pas intéresser le tout dernier, (Nobusuke n’ayant pas vraiment d’autres choix que de m’obéir) la raison pour laquelle je lui avais envoyé une pute s’expliquait mieux. L’animal ne refuserait jamais une telle invitation et l’idée improbable d’le voir bégayer devant les formes de la salope que je lui offrais gracieusement me fit rire. C’est sur cette image que je rentrai chez moi et que j’apprêtai un petit sac pour l’occasion. Si tout se passait bien, la mission ne durerait que deux jours. Il était impensable que le seigneur refuse de me recevoir ; mais vu qu’il s’était passé un bon nombre de choses depuis notre dernière rencontre, une marge d’erreur n’était pas à exclure.
Finalement, l’heure du rendez-vous vint assez vite...

Et on pouvait me voir adossé à un pilier de l’arche grise, un petit sac à mes pieds, une clope au bec et les bras croisés.

S’ils ne se montraient pas dans les dix minutes à venir, je comptais y aller tout seul.

Et ils me le paieraient à mon retour, évidemment !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Ven 11 Jan 2019 - 11:47


Début d'après-midi, dans les toilettes d'un bar miteux.

Une mission diplomatique avec ce renard de Shuuhei et ce timbré de Nobu? Saigo explosa de rire alors que sa compagne de quelques heures s'affairait à la tache en contre-bas, le Metaru devait vraiment chercher les emmerdes à les réquisitionner pour un truc aussi important et sensible. Mais Saigo ne pouvait refuser, de une parce qu'il s'agissait pour lui d'une opportunité de quitter cette ville écœurante de quiétude, ce quotidien de débauche ,et de deux parce qu'il avait, bien évidemment, déjà "ouvert son cadeau". Un présent qui était justement en train de le ronger jusqu'à l'os de manière fort professionnelle. L'ex-mafieux, connaissant le caractère du pervers, qui était en de nombreux points similaire au sien, se dit qu'il avait choisi cette équipe tant par provocation que par ennui. Il était aussi important de pimenter sa vie que ses plats, et ce n'était pas Saigo qui dirait le contraire, ce pauvre macho peu fréquentable aux nombreuses pulsions sexuelles et meurtrières.

Ce fut en plein extase qu'une idée tout aussi jouissante que le moment présent lui vint à l'esprit. Il venait de trouver comment remercier Shuuhei et de faire avancer leur mission avant même que celle-ci ne commence. Le célèbre "d'une pierre deux coups" ou dans ce cas là "d'une femme deux coups". Son ingéniosité méritait vraiment un prix "Nobu/ no boule" (au choix pour le jeu de mot pourri). Les yeux encore pleins d'étoiles et le souffle roque, il tira la merveilleuse créature à lui, cette tendre muse des bas, des ébats et bas-fonds, pour lui proposer le contrat qui pourrait changer sa vie. Elle qui s'attendait à un bisou fut vite déçu, mais l'avidité et l'avarice d'une putain étant ce qu'elles étaient, son regard reprit très vite un air amoureux. Vla le genre de femme que notre saligot préférait, sans fioriture ni gêne pour ce qu'elles aimaient vraiment, leur carrière passait avant tout. Ce ridé de Metaru savait vraiment bien les trouver! Il s'autorisa quelques secondes pour observer cette beauté devant lui en train de se rhabiller, s'il n'en avait pas connu autant, Saigo serait très surement tombé amoureux...

Cinderella:
 

Il fut tenté de repartir pour un deuxième tour mais il se retint, participer à une mission de ce rang nécessitait un sérieux inédit, un contrôle de soi des plus ardus, qui commencerait par s'abstenir tant de sexe que d'alcool à partir de... de maintenant! Et ce jusqu'à la fin de la mission. Une promesse personnelle qu'il savait probablement briser mais qui lui donnait une motivation supplémentaire, semblable à un masochiste qui renoncerait quelques heures à la douleur le temps de rejoindre sa soirée SM. Puis ce cadeau n'était désormais plus le sien, il se devait de la garder en état, il en allait de la sécurité nationale à vrai dire. Cinderella était destinée à les suivre et à charmer le Daimyo, elle serait le présent et le gage de bonne volonté du village caché pour sa majesté, si Shuuhei acceptait l'idée de génie. Une opération qui serait effectuée en toute discrétion bien entendu, et dont le véritable travail de cette égérie d'obscénité et de perfection serait dissimulée en tant qu'information top secrète.

En bon businessman, Saigo connaissait l'importance de prendre soin de ses clients et de leur graisser la patte par moment. Surtout quand la dite patte était celle d'une petite bête en fin de vie, perverse, gourmande et cachotière. Ils prirent ainsi la route de l'arche grise et se fut avec un grand sourire innocent qu'il interpella leur chef d'équipe.

- Je me suis dis que je pourrais amener ma cousine, elle a toujours rêvé de rencontrer sa Majesté!

Une belle tirade suivie d'un clin d'oeil de gredin.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Mar 15 Jan 2019 - 9:48
Alors qu'il était en train de se tailler les veines au couteau rien que pour le plaisir, le gamin détraqué entendît trois coups brefs et résonnants à la porte de son logement calamiteux ; une sorte de petite cabane en bois dans laquelle l'apocalypse grandissait à vue d’œil, et qui ressemblait plus à un abattoir qu'à autre chose, non seulement pour toute sa panoplie d'ustensiles incisifs, mais aussi pour son parfum putride. La distraction le tira de son exercice de manière si inattendue que, par mégarde, il ricocha en taillant sans le vouloir une longue entaille tout le long de son avant-bras. Le sang commença à jaillir abondamment, coulant jusqu'à ses mains et se déversant sur le sol dans un filet baveux et épais ; ce faisant, ce liquide chaud ne faisait que rejoindre les litres qui s'étaient déjà déversés dans cette cabane, ce qui représentait peu de chose. C'était comme pisser dans la mer en pensant la remplir.

Excité par cette odeur et cette sensation si particulières, il porta son avant-bras au-dessus de sa tête et laissa la substance liquide déferler sur le sommet de son crâne, tel un ascète méditant sous la cascade. Le sang coula tout le long de son corps, de la tête aux pieds, et son visage commença à être maquillé d'un rouge couleur de vin, assez brun, plutôt onctueux. Il s'en lécha les lèvres et resta un petit moment dans la position d'une valseuse, son bras figé dans les airs, sa lame dans l'autre main.

Un sourire malsain se planta sur son visage. Il songea qu'il venait d'accomplir un acte formidable, quasi sacré, un haut fait pour honorer la mort. Il se délecta de cet instant, en murmurant avec un plaisir évident :

--- J'ai si mal, que c'est bon...

Et puis, trois autres coups à sa porte.

C'est vous dire la surprise du bonhomme quand le spectre de sang lui ouvrît sa cabane. Odeur brutale et vision d'horreur ! C'était comme se prendre un mur olfactif et visuel en pleine gueule ; quelque chose de très désagréable, pour ne pas dire infâme ; un monde parallèle secoué de spasmes et enseveli par le chaos. Une cabane de quarantaine, de peste, de mort, de maladie, de souffrance, d'horreur, de cauchemar ; de tout ce que vous voulez de rebutant, de nécrosé. Et pourtant, l'éphèbe peint de sang restait planté là, nonchalant, contemplant son visiteur avec une sorte d'indifférence qui contrastait terriblement avec cette épouvante. Il annonça la sentence, et prit la poudre d'escampette, laissant le monstre dans sa tanière.

Nobusuke ne comprît pas trop, dans un premier temps, pourquoi ce jeune homme avait si vite détalé. C'est que, par courtoisie, il aurait pu l'inviter dans ses appartements, et le laisser participer à sa séance ; après tout, il était convaincu d'être quelqu'un de cordial, de bienveillant et chaleureux. Il avait du mal à saisir la raison pour laquelle certains, comme ce jeune Metaru, avaient du mal à tolérer sa présence ; ces importuns lui semblaient même presque mal éduqués.

Le jour annoncé, à minuit, il se rendît donc au point de rendez-vous, toujours habillé de son costume ténébreux, qu'il avait enfilé après avoir suturé ses plaies. Il s'inclina aussitôt devant son maître, ignorant Saigo et sa concubine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Mer 16 Jan 2019 - 11:52
En quête de la vérité


- « Vous êtes sérieux là ? »

J’arrivais pas à le croire, ou plutôt, je ne voulais pas le croire ! La meuf s’était ramenée comme si de rien était et sa présence m’arracha une expression complètement dépitée, consternée. L’idée de base était bonne, même marrante d’un certain point de vue ; mais quand on connaissait personnellement le daimyo, tenter ce genre de choses, c’était vain. Oh, il était capable de s’en amuser et même d’accepter « le présent » pour jouer avec pendant une nuit ou deux, mais croire qu’il se laisserait corrompre par une meuf, c’était se foutre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Ce type était tellement retors et fourbe dans son genre que même notre groupe ne pourrait pas prétendre lui arriver à la cheville. Oui, c’était le genre de type qu’était Kojima Kaemon, seigneur émérite des terres de la foudre. Pas le genre à vaciller pour si peu et ce d’autant plus que de belles nanas, il en a connu des tonnes, très certainement. Il devait certainement avoir une cour remplie de courtisanes, ce vieux fou. Et puis, à son âge, le sexe, c’était plus une priorité comme pour les bonobos que nous étions –Nobusuke étant la seule exception notable du groupe.

- « Est-ce que tu maitrises les arts des Oiran en fait… ? »

La question fut tellement pertinente que Cinderella demeura un temps interdite. Faire la chaudasse, c’était sa nature, son métier, une pratique dans ses cordes, mais faire la pute de luxe, moyennement. Il fallait maitriser des arts nobles comme le chant et la danse, avoir le verbe qu’il faut pour flatter voir émoustiller le client, mais tout ça, c’était pas possible pour elle. Qui plus est, il fallait se fringuer et se pouponner façon geisha… Bref… Tout un tas de cinéma pour au final pas grand-chose : Tirer sa crampe. Mais c’était le monde des nobles. Un monde dans lequel je figurais vu que les Metaru étaient par définition des nobles malgré leurs apparences de barbares, mais un monde que je fuyais parce qu’il ne me convenait pas du tout. Tout comme Saigo, j’adorais les salopes et autres meufs dans le genre de Cinderella avec des formes bien prononcées et toute la maestria qui va avec. Certes, j’avais plus à chercher autre part, sachant que ma fiancée avait toutes les qualités qu’il fallait pour se tenir à mes côtés, mais globalement, j’étais le genre de mec qui se souciait peu des convenances et conventions. C’était d’un chiant…

- « Être une poupée de luxe, ça s’improvise pas hein… M’enfin, je te laisse réfléchir encore deux minutes à ça. »

J’avais haussé mes épaules. Si elle voulait tout de même se ramener, qu’à cela ne tienne. Sa présence ne me gênait pas et ne serait pas franchement un handicap pour le trajet, sachant qu’on était assez costauds pour la protéger du moindre danger. Là-dessus, je m’avançai alors vers Nobu, avant de le prendre dans mes bras et passer une main dans sa chevelure, toujours avec cette mine qui en disait long malgré un sourire innocent : Celle d’un maitre ravi de son chien. Je pouvais sentir les effluves distincts de sang qui se dégageaient de son corps, ce qui m’arracha un sourire encore plus amusé. Décidément, on pouvait plus rien pour ce gamin ! Mais étant donné que j’étais maintenant une sorte de garde-fou pour lui, limiter la casse était la seule chose que je pouvais m’évertuer à faire, surtout s’il devait me servir à l’avenir. Quant à Saigo… Oh bah, c’était peine perdue hein ! Il était de toute façon de ma trempe : Un pervers cogneur avec le zeste de prétention qu’il faut et j’m’en faisais pas trop pour sa loyauté vis-à-vis de Kumo. D’ailleurs, je m’étonnais de voir qu’il ne me détestait pas du tout après le carnage que j’avais fait au pays du feu.

M’enfin… Il devait s’en foutre royalement.

- « La mission est simple : On va poser des questions au daimyo sur la situation actuelle, surtout sur la prison, tout le mystère qui l’entoure et également sur les fanatiques et sur Suzuri Wo, celui qui avait chopé Chiaki en otage il y’a peu. Y’a moyen qu’on parle aussi des agissements de son rejeton qui soutient le seigneur actuel de Tetsu. Sa réponse va énormément influencer notre relation avec Iwa. Bien entendu, je n’ai pas besoin de vous dire de ne rien faire de stupide. Si vous faites les cons, c’est le genre de type qui peut m’ordonner de vous buter moi-même sous ses yeux, ce que je serais obligé de faire, je ne vous le cache pas. Il n’a peut-être pas de compétences en matière de ninjutsu, mais c’est le chef de ce pays et on lui doit respect. Si vous voulez parler, je ne vous en empêcherai pas, mais ne l’ouvrez pas pour rien dire et je veux pas entendre de conneries. Du respect, du respect et encore du respect. C’est la base. Y’a pas que mon nom qui est en jeu. Disons que c’est celui de Kumo dans sa globalité. J’espère que vous avez compris. Et si vous avez des interrogations, c’est le moment de les poser. Si y’a rien, on décolle fissa. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Mer 16 Jan 2019 - 14:57

Le sourire de Saigo s'élargissait à mesure que Shuuhei parlait à Cinderella, qui elle se décomposait au même rythme que les questions et paroles de l'ancien Kage décrédibilisées sa présence parmi eux. Le jeune homme hilare aurait pu, aurait dû au moins, ressentir une pointe de culpabilité et de pitié pour la donzelle. Mais sa sensibilité sociale était probablement aussi développée que son intelligence à régler les conflits, une valeur quantifiable avoisinant le zéro pointé. Puis sa cousine de fortune, bien que sublime, n'était qu'une pute qu'il avait rencontrée quelques heures auparavant, pas de quoi en gaspiller sa salive, sachant surtout tout ce qu'il avait déjà donné dans la journée. Saigo n'était pas là pour défendre son intégrité qui devait être aussi perméable qu'une passoire à Ramen, il haussait donc les épaules, réellement impuissant et d'un air "je m'enfoutiste" des plus royaux.

Ce qui attirait par contre son attention et qui semblait plutôt étrange était nul autre que le comportement de Nobusuke. Pas un mot à son égard, pas un geste dans sa direction, l'adolescent n'avait d'yeux que pour le vieux pervers. Saigo se questionna quelque temps sur la raison de ce changement d'attitude, peut-être bien qu'il lui en voulait encore de leur dernière mission chez les sauvages, qui n'avait clairement pas été de tout repos et plutôt destructrice à sa manière. Sans avoir de sueurs froides, l'ex-mafieux était content d'avoir laissé ces événements derrière lui, dans ces pics et cavernes rocheuses loin de tout témoin mais bel et bien gorgées de preuves macabres...

Ou peut-être simplement que le jeune Nobu s'était rendu compte que Saigo n'était pas le genre de collègue de travail à même de le faire progresser vers la lumière. Mais à quoi bon devenir un de ces moustiques qui se brûlait sur les loupiottes quand on pouvait être une chauve souris buveuse de sang? Le monde marchait sur la tête alors pourquoi ne pas dormir les pieds au ciel et chier sur les autres par la même occasion? Il se rendit rapidement compte que ses pensées ne le menaient que vers un gouffre de conneries infinies, et comme pour essayer de se départir de cette couillonnade visqueuse, il agressa les deux zigotos en pleine étreinte.

- Je peux avoir un câlin aussi? Je suis presque jaloux là.

La pute vint immédiatement se frotter contre lui en réponse à sa requête rhétorique tandis que Saigo levait les yeux au ciel, dans un sentiment d'abandon où se mêlaient déception et fatigue sociale. Il était clair que la belle Cinderella ne ferait pas l'affaire, cette gonzesse était probablement aussi retardée psychologiquement qu'elle était physiquement intelligente. Il lui offrit un baiser sur le front et une tape sur les fesses avant de la pousser aussi tendrement que possible vers l'Arche Grise et d'autres occupations plus lucratives. Il n'y avait plus rien pour elle ici. Le Metaru se lança au même moment dans un monologue qui ne manqua pas de lui faire lâcher un bâillement à s'en décrocher la mâchoire. L'ex-mafieux en profita pour s'allumer une petite clope tandis que le mot "respect" flottait dans sa tête aussi surement que la fumée de sa première latte se dispersait dans un souffle.

- J 'espère juste qu'on rencontrera des Oiran chez papi!

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Mer 16 Jan 2019 - 16:02
L'éphèbe ténébreux laissa sagement Shuuhei lui caresser la tête, tel un toutou bien domestiqué, attendant que ce dernier lui donne quelque chose à se mettre sous la dent. Pour l'occasion, il semblait néanmoins plus judicieux de faire disette, puisqu'ils devaient se rendre à Teitetsu, non pour pourfendre la fripouille, mais pour une audience avec le Daimyo. Nobusuke, âme candide, ignorait beaucoup des choses qui avaient sans doute animé le débat, mais il était capable de se faire un résumé de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous.

Il y a de cela fort longtemps, le clan Taira, qui gouvernait le pays du Fer jadis, avait dû céder sa place au clan Nagamasa, qui avait repris les rennes du Shogun suite à une révolution. Mais depuis quelques temps, un héritier des Taira, Fugaku, avait repris sa légitimité, au prix de la vie du Nagamasa en demeure, et de celle du Shodaime Tsuchikage, qui soutenait le clan Nagamasa. Inévitablement, les relations entre Tetsu no Kuni et Tsuchi no Kuni s'étaient dégradées. Non seulement le pays de la Roche ne soutenait pas le clan Taira au pouvoir, mais en plus, cette mauvaise nouvelle s'était associée à la perte de leur leader, ce qui n'augurait rien de bon pour la relation entre les deux nations. Malheureusement, comme pour pimenter une situation déjà tendue, le fils du Daimyo de la Foudre semblait vouloir soutenir la présidence du Taira, en dépit du ressentiment notoire des Tsuchijins : ainsi donc, il précipitait le Kaminari et Tsuchi dans une guerre diplomatique presque évidente, et il était peu probable que Tetsu veuille apaiser les tensions qui commençaient à poindre.

A travers les Tairia, le Kaminari pouvait déclarer une guerre à Tsuchi no kuni. A travers les Nagamasa, Tsuchi pouvait déclarer une guerre au Kaminari. En soi, tous les ingrédients étaient en place pour faire exploser le baril de poudre.

Comme si cela ne suffisait pas, la parution du Kunai émoussé venait de jeter le discrédit sur le Daimyo, qui avait à l'évidence soutenu le projet de Wasure no Kuni, l'île des prisonniers, pour y mener des expérimentations et probablement toute sorte d'horreurs sur des protagonistes qui, portés disparus, avaient été retrouvé dans la prison. Une alliance mondiale entre tous les seigneurs pour étudier des sujets dans l'ombre, persuadés de ne jamais être trahis par qui que ce soit, avant que l'homme au chapeau ne révèle toute l'histoire.

Force était de constater que la position du Daimyo était au plus mal, et qu'il était tout désigné pour être la cible d'une grande révolution du peuple.

Ainsi donc, à travers de vagues échanges, les trois shinobis de Kumogakure traversèrent les montagnes pour rejoindre la capitale. En arrivant, les gardes reconnurent tout de go le Nidaime : aussitôt, ils furent escortés jusqu'au palais du Daimyo, où ils trouveraient sans doutes des réponses à leurs questions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Sam 19 Jan 2019 - 11:58


Quand les trois hommes firent leur arrivée au palais, les gardes identifièrent immédiatement le Nidaime et avertirent le palais de son arrivée. Deux d’entre eux les accompagnèrent jusqu’à une salle où ils les firent attendre, une salle luxueuse comme il y en avait tant d’autres dans ce palais qui défiait toute conception. La richesse du Palais du Seigneur de la Foudre était à l’image de celle de son pays.

Après plus d’une demi-heure d’attente, un servant vient à l’heure rencontre.

« Nidaïme, messieurs, je vous souhaite la bienvenue. Sa majesté va bientôt vous rencontrer, venez me suivre. »

Les trois hommes parcoururent un dédale de couloir et de salle jusqu’à arriver à une sorte de pièce d’attente, d’où trônait en son bout une porte majestueuse.

« Attendez ici quelques instants. »

Et le serviteur disparu dans un couloir, aussitôt remplacé par un second.

« Avant toute chose, il est nécessaire de vous rappeler quelques règles essentielles. Vous vous exprimez à sa majesté par son titre uniquement. Vous ne parlez jamais avant lui : vous attendrez toujours que sa majesté est finie de parler avant de répondre. Enfin, vous ne pourrez jamais être plus élevé que sa majesté. Veillez à conserver la position qui est la vôtre. »

Le servant eu un regard insistant sur le Nidaïme. Pour sûr le Seigneur n’était pas aussi à cheval sur le protocole que sa cour, qui tenait, malgré ses indications, à le faire respecter autant que possible.

« Veuillez me suivre. »

Ils entrèrent alors par la majestueuse porte, dans le salle de sa Majesté.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Ven 1 Fév 2019 - 13:25
En quête de la vérité


En voilà un gros con…

Que j’me suis dit lorsque le second serviteur/vassal whatever, était venu faire son petit speech. Déjà parce que c’était pas la première fois que je venais causais à ce vieux pervers qui nous servait de daimyo et ensuite parce que je savais me tenir quand il fallait malgré ma dégaine bourrue, pas vraiment digne d’un raikage. Encore que là, j’avais quand même fait un effort vestimentaire, là. Un somptueux kimono blanc brodé or, le tout bien entendu surplombé par ma cape de nidaime pour rappeler à cette cour de lèches-bottes qui j’étais. D’ailleurs, je lui aurais bien foutu une claque pour qu’il s’adresse à moi comme il se doit, mais on allait laisser ce fait pour plus tard après discussion avec le vioque. Ouais, taper sur un membre « éminent » de la cour impériale me faisait absolument pas peur.

- « Vous avez entendu l’coincé les gars ? On l’ouvre pas avant que notre seigneur l’ait fait. Et toi, tu restes là ! Si tout se passe bien et que notre maitre est de bonne humeur, on te le présentera. »

J’avais pointé la fameuse « cousine » de Saigo comme pour lui dire qu’elle devait patienter sur place, avant de me retourner pour suivre ledit « coincé ». Oui, il m’arrivait moi aussi de me foutre de la gueule de certaines personnes même quand l’occasion ne s’y prêtait pas. Mais bon, débarquer sur ses grands sabots sans me saluer respectueusement et débiter des conneries que je savais déjà, c’était un peu fort quand même. Ils avaient l’air d’oublier que les Metaru faisaient aussi parties des vassaux du daimyo même si nous avions tous ou presque migré vers Kumo. Et puis, réduire à un raikage à un simple plébéien, c’était se foutre allègrement de ma gueule. Définitivement, je kiffais pas ce type que nous suivions silencieusement. Il perdait rien pour attendre celui-là. Une fois qu’on aurait fini, hé…

Une idée qui m’amusa avant que nous ne fassions notre entrée dans la « cour des grands ».

Et une fois face à notre seigneur, je m’inclinai respectueusement, non sans poser un genou au sol.

Les deux autres derrière moi avaient intérêt à faire pareil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Sam 2 Fév 2019 - 10:06

Du dégout, avec peut-être une pointe de jalousie, mais ça jamais il ne se l'avouerait, voilà ce que ressentait Saigo alors qu'ils patientaient tout trois dans une salle magnifique. L'enfant qui avait grandi dans les bas-fonds était incapable de regarder autre chose que les richesses omniprésentes autour de lui, inutilisées, dont le seul rôle était d'être regardées, pour le plaisir des yeux des invités de sa Majesté. Il en vint à se demander le prix d'un seul de ces rideaux, de ces belles dorures, de ces chaises ornées de pierres précieuses et de coussins en soie. Il était fort probable qu'une seule de ces fournitures princières suffise à nourrir tout un village de Hi pour plusieurs jours. Et pourtant alors que des milliers de personnes crevaient de faim dans les rues, ces objets de valeur étaient exposés dans le palais impunément, fièrement, sans aucune once de honte ou de remord de la part de cette noblesse décadente.

Saigo n'était cependant ni un altruiste, ni un justicier, et encore moins un homme raisonnable. Alors qu'un serviteur aux manières suaves et dégoulinantes de politesse apparaissait enfin pour les mener le long d'un couloir aussi sublime que la première salle, l'ex-mafieux décida de rester en retrait, quelques secondes. Juste le temps de fourrer dans son slip une poignée de pierres précieuses arrachées à un dossier d'une main de maitre, flou de rapidité et à l'efficacité digne d'années d'entrainement. Fermant subtilement la marche et sifflotant un petit air aux notes puantes d'une innocence feinte, il enjamba dans un même mouvement le pas à un Nobusuke qui suivait son maitre en bon et loyal toutou.

D'après la réaction de Shuuhei suite aux paroles du nouvel arrivant, à l'allure mondaine et encore plus péteuse que son prédecesseur, ce ne serait pas lui qui se plaindrait si Saigo se démerdait pour leur trouver de quoi se payer quelques tournées une fois la mission réglée. Il écouta donc le Metaru leur répéter une énième fois de bien faire gaffe et de se tenir à carreau, comme s'il avait affaire à deux dégénérés incapables de se gérer, avant de pénétrer à son tour dans la salle du seigneur. Hum...

Saigo reboutonna sa veste de costard, donna un petit coup de langue sur la main pour se recoiffer correctement et les suivit à l'intérieur de sa démarche la moins provocante possible. Sans chercher à comprendre, il s'agenouilla également de manière solennelle, mimant son ainé et préférant garder la tête basse, mi-pute mi-soumise avec une petite touche muette de foutage de gueule. Ce n'était clairement pas le moment d'aller se faire remarquer, n'est ce pas?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Sam 2 Fév 2019 - 14:32
Le trio marchait dans un univers somptueux que l'éphèbe n'avait jamais connu, lui qui n'avait jamais foulé autre chose que des plaines et des établissements publiques, et qui n'avait par ailleurs même pas découvert le palais du Raikage. Toutefois, bien qu'absolument splendide, ce décors fut complètement négligé par les yeux candides d'un adolescent qui, ignorant tout de la valeur de l'argent, préférait se focaliser sur les visages stricts et parfaitement lisses de ces domestiques si soucieux d'obéir aux règles de la courtoisie et du raffinement ; leur élégance était, au demeurant, en parfaite harmonie avec cet univers doré.

La réflexion du second valet le fit cependant réagir. Il glissa aussitôt sa main à l'intérieur de son veston, comme pour tirer des couteaux et pouvoir dépecer cet impertinent. Dardant l'outrecuidant de ses yeux profondément noirs et sauvages, il répliqua derechef :

--- Surveillez vos paroles. Vous vous adressez au Nidaime Raikage.

Fort heureusement, le célèbre Metaru tourna le problème avec quelques traits d'humour, ce qui décrispa son garde du corps. Cependant qu'ils suivirent ce domestique qui, de toute évidence, ne semblait pas voir d'un bon oeil la présence de cette délégation de ninjas, l'adonis continua de se méfier de cette insolence maquillée par le Verbe, et de jeter des yeux vifs tout autour de lui. Il avait un mauvais pressentiment.

Il se rapprocha de son seigneur à lui pendant que Saigo faisait son larcin, et lui murmura très discrètement ces mots :

--- Si vous voulez que je l'exécute, il vous suffit de m'en donner l'ordre.

La chose faite, il laissa une petite avance à son maître, avant de pénétrer, à sa suite, la salle où trônait le seigneur du pays de la foudre. Imitant ses compatriotes, il s'agenouilla et inclina sa tête ; très docile, mais aussi très prompt à pouvoir décapiter tous ceux qui oseraient provoquer celui pour lequel il avait juré fidélité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Lun 4 Mar 2019 - 19:07
Contradiction insoluble d'un raisonnement embourbé dans une impasse, les dirigeants des Nuages venaient d'envoyer en toute hâte le Suzuri jusqu'au palais du Daimyô. Une lettre importante avait été oubliée sur le bureau du gratte-papier l'ayant rédigée, une lettre devant se trouver dans le dossier de l'équipe en route vers le palais du seigneur. Le document faisait état de la visite de Wo-sempai, à quelques pas de la grande Arche, un couteau sous la gorge d'une otage et à la recherche d'un livre sur "Les Premiers". Les premiers quoi ? Les premiers qui ? Les questions démangeaient tout autant l'esprit du trentenaire que ceux des Anciens du clan ou des Grands noms du village, Takeshi inclus.

Qu'est-ce qu'il aurait aimé débouler dans le palais, empoigner le grand manitou par le col et le secouer comme un prunier pour en faire sortir toutes les réponses. La méthode avait fait ses preuves, un bon nombre de fois, mais les hautes instances le lui avaient répété suffisamment pour s'éviter un dérapage dès la première minute : "Di-plo-ma-tie, Shisei !"

Loin d'être imperméable à la notion de retenue, il préférait aux rouages de la stratégie politique les instants de pur instinct primaire et bestiale, ces instants où l'animal prenait le relai, où brillait dans ses yeux cette lueur caractéristiques des fous arrogants pensant à tort n'avoir plus rien à perdre. Heureusement que le chien fou de Saigo et le déséquilibré Nobu' se trouvaient déjà sur place, pour la question de la prison inavouée. L'idée lui arracha un fou rire sur plusieurs bornes, en direction du Nord. Leur unique porte de sortie, vivants, apparaissait sous les traits du Nidaime et pervers Shuuhei qui devrait les gérer pour leur éviter à tous une exécution sommaire, même si méritée. Lourd fardeau d'un homme d'en haut pour ses petites gens d'en bas.

Shisei se présenta aux portes où il eut droit au défilé des serviteurs, à l'attente, seul, dans une salle somptueuse, ainsi qu'au petit speech d'introduction, véritable mise en garde quant à l'attitude la plus adaptée face à "Sa Majesté". Monde pompeux d'un univers trop codifié. Où se trouvait l'amusement chez ces gens ? N'avaient-ils pas la simplicité d'esprit de profiter de l'instant et des imprévus connexes ?

Lorsqu'il déboucha dans la grande salle, le tatoué vint mettre genou à terre aux côtés du trio déjà présent. Belle brochette de soumis, réunis au nom de la vérité. Foutaises politiciennes auxquelles ne s'habituerait jamais le Suzuri.

-"Alors ma cochonne, tu fermes les yeux et t'ouvres la bouche gratis maintenant ?" Susurra-t-il à Saigo alors qu'il s'abaissait à ses côtés, un rire étouffé en guise de ponctuation.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4702-suzuri-shisei?nid=1#36628 http://www.ascentofshinobi.com/t4469-sasayaki-tsukiko#34174

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Ven 15 Mar 2019 - 17:48


Les Kumojins avaient finalement été autorisés à pénétrer dans la grande salle du palais, là où se tenait la plupart des audiences. Contrairement aux autres « sessions », celle-ci allait être réalisée en huis-clos. Seuls les Kumojin, le Seigneur de la foudre et un ou deux conseillers y assisteraient. Peu de temps après leur entrée, ce fut au tour du Daimyo, qui alla s’installer sur son fauteuil seigneurial alors que ses « invités », eux, resteraient debout sur le tapis rouge bordé de liserés dorés. Le Daimyo du pays de la foudre était connu pour son implication dans les affaires, diverses et variées, de son pays ; il était un homme attentif et plutôt confiant en les capacités des ninjas de « son » village caché.

Il les observa assez longuement et avant que son conseiller, celui qui les avait menés ici, ne prenne la parole ; il leva la main, signe qu’il demandait le silence. Puis sa voix rauque raisonna dans le grand hall aux multiples colonnes. La voix d’un homme vieillissant, mais encore vaillant ; ferme et assez autoritaire pour se conforter dans son statut.

« Bonjour à vous, Raïkage et Kumojin. Vous vouliez vous entretenir d’une affaire pressante avec moi, allez-y je vous écoute. »

Sans exprimer la moindre once d’inquiétude, le Seigneur était un homme prompt à donner la parole aux citoyens de sa nation ; même s’il savait toujours de quoi on voulait lui parler. Et cette fois-ci, il était évident que cette rencontre porterait sur la prison oubliée de Wasure.

Toujours sans rien dévoiler de ses pensées, l’homme grisonnant ressentait une forme d’impatience, il voulait voir jusqu’où irait le Raïkage et ses disciples. Il savait les Kumojin véhéments, surtout les Metaru. Mais avec un Suzuri… Peut-être y aurait-il dans cette conversation une part d’intelligence…




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Dim 17 Mar 2019 - 7:13
Saigo manqua d’exploser de rire en voyant la tronche du Suzuri apparaître, que venait-il foutre ici ? N’y avait-il déjà pas assez de bras cassés dans leur délégation pour que sa majesté se farcisse un nouveau dégénéré ? Les choses seraient cependant bien plus intéressantes avec l’équipe au complet, sans parler que dans de telles circonstances et avec le groupe qu’ils formaient, l’ex-mafieux se demandait sincèrement si cette mission n’allait pas partir en cacahouètes. Mais que la note soit sucrée ou salée n’importait cependant que peu, les shinobis étaient ici pour avoir des réponses, quelle que soit la manière utilisée.

Lorsque leur hôte prit enfin la parole, un des sourcils de Saigo se leva de surprise au mot « Raïkage » et non pas « ex », le daimyo avait-il tant de respect pour Shuuhei qui le considérait encore comme le leader du village caché ? Ce vieux pervers était-il vraiment un personnage aussi influant ? Saigo ne le voyait que comme un grand frère un peu mystérieux, un collègue de baise et de beuverie et peinait à l’imaginer sérieux, encore moins à la tête d’une armée. Il garda tout de même le silence, comprenant que s’il se foutait de la gueule de son ainé comme à son habitude, il ne ferait que les décrédibiliser tous deux face à sa majesté et compromettre la mission.

Il y avait dans l’intonation du Daimyo une touche de foutage de gueule et malgré un faciès de politicien parfaitement bienveillant, Saigo était persuadé que ce petit fourbe de roi prenait une sorte de plaisir malsain à la discussion qui commençait tout juste. Etait-il entrain de les tester ? Si oui sur quels critères se basait-il? A quel jeu jouait-il, et surtout qu'elles en étaient les règles? Cet homme arpentait un tout autre monde, parallèle au leur mais tout aussi dangereux, rempli de connaissances et de mystères que beaucoup tueraient pour acquérir. Il y avait donc une certaine logique derrière les paroles aux premiers abords bénignes mais parfaitement calculées de cet homme.

Les comprendre était une chose, y répondre en était encore une autre. L’ex-mafieux était un guerrier de l'ancien monde et ni la diplomatie, ni la patience était l'une de ses spés, il ne dit donc rien, préférant continuer à fixer de ses yeux sombres et perçant le nobliau, laissant ainsi à ses confrères le soin d’entamer les négociations. Parce que oui, il était fort probable que ce renard ne leur dévoilerait rien gratuitement…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Dim 17 Mar 2019 - 11:14
Une ambiance lourde pesait dans cette pièce à huit-clos où le quatuor s'était docilement incliné face à la souveraineté du seigneur de la foudre. L'homme, dans son fauteuil, imposait son joug sans l'étaler. Il donnait l'impression d'être un géant se penchant au-dessus de quelques insectes de son pays. Il alla droit au but. Il savait que ces insectes étaient venimeux. Son propos résonna entre les murs somptueux de la grande salle du palais. La luxure y côtoyait une certaine forme de cérémonial aux allures glauques, dans lequel chacun des partisans était conscient des enjeux, ce qui les forçait à y mettre encore plus de manières. Dans le silence des regards, un débat décisif se préparait. Le trio commandé par le Nidaime Raikage se tenait comme figé : les trois shnobis de Kumogakure avaient déjà prouvé leur loyauté et leur force lors d'une mission comportant plus de risques que prévus, ce qui les avait contraint à exterminer tout un clan de soldats. Une prouesse qui était vite remontée aux oreilles de ce légendaire Metaru, qui n'avait pas choisi son escouade par hasard. Si l'échange tournait vinaigre, ce qu'il n'espérait pas, il savait qu'il pouvait compter sur ces intrépides. Conscient de cet avantage et de sa propre force, il affichait une confiance tout aussi sereine que celle de son daimyô.

C'était une toute autre affaire pour l'éphèbe ténébreux aux points de sutures dispersés le long des longues entailles qui escaladaient son corps. Cette ambiance le stressait. Il se craquait nerveusement les doigts en présageant une mauvaise augure : s'il advenait que les propos choisis ne fussent pas au goût de leur seigneur, il y avait de fortes chances qu'ils deviennent tous quatre des nukenins. En vertu de quoi leur présence serait derechef indésirée dans les salles dorées du palais, pour ne pas dire qu'ils deviendraient aussitôt les quatre cibles à abattre. A mal s'y prendre, un combat à mort arrivait.

Comme pour redonner du courage à son escouade, Shuuhei se releva. Nobusuke l'imita. Il était malvenu que le quatuor s'avance, alors ils restèrent sur place, comme s'ils devaient camper sur leur position pour défendre leur bout de territoire. Shuuhei s'exprima.

- « Mes respects, monseigneur. Nous voulions avec vous aborder une information qui a traversé les frontières pour parvenir jusqu'aux portes de notre village. Vous devinez sans doute de quoi il s'agît... »

Cette évocation n'était pas innocente. Le Nidaime lui-même savait dans quoi il s'engageait, et quel genre de périls cette conversation pouvait comporter. Derrière lui, Nobusuke déglutît. Il était prompt à dégainer. Comme Saigo, il ne savait trop quoi dire.

- « ... nous aimerions donc avoir votre version. La rumeur d'une certaine prison oubliée plane le monde et menace de troubler l'équilibre dans lequel nous situons actuellement. Il est évident que nos frontières risquent d'être menacées. Dans quelle mesure êtes-vous impliqués dans la prison oubliée de Wasure ? »

La présence des kumojins était ainsi plus claire. Nul ne pouvait ignorer davantage le problème, pas même les figurants de cette grande salle. Toute l'attention se cristallisa autour de cette question lourde de significations. Le daimyo risquait son pouvoir. Les kumojins risquaient leur vie.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Lun 18 Mar 2019 - 18:53
Quatre petites mouches agglutinées sur un tas de merde. Beau spectacle où l'expérience des voies parcourues et des chemins ouverts n'aboutissait qu'à la léthargie dirigeante. Cette haute caste blottie dans ses dorures et dissimulée derrière ses secrets, cette perversité d'esprit rendait le Suzuri nauséeux et impatient. Pente glissante d'une âme forgée par l'instinct plus que la réflexion, où sa longévité l'avait conforté à travers ce biais de confirmation, Shisei bouillait.

Des réponses, toutes les réponses. De l'information pour agir en conséquence face à l'orage approchant dont seule l'ampleur restait à déterminer. Et quoi qu'il advienne, le tatoué priait pour de l'action, encore et toujours. Du sang dans la bouche et de la chair au bout des poings, de la crainte fixée au tripes lorsqu'il réaliserait sa propre faiblesse, perché au bord du gouffre de l'oubli. Les prisonniers inondaient le Yuukan et les Fanatiques priaient des mythes de l'ancien temps, il ne fut pas ère plus propice à déchaîner sa sauvagerie sur toutes ces âmes égarées.

Il avait promis. Il avait acquiescé. Pas de dérapage. Aucun faux pas. Mais un sourire illumina son visage d'une promesse toute autre. Son fil du destin se verrait tranché tôt ou tard, alors à quoi bon l'attendre à quatre pattes ? "Penchez-vous et toussez", unique vérité qui se révélait à travers les actes des Grands Noms. Alors un brin de fierté anima le trentenaire, au risque d'y perdre la tête, littéralement.

-"Donnez nous les billes pour étouffer les prisonniers et fanatiques vomis par ce vilain secret qu'est Wasure. Sur Wo-sempai. Et autorisez la création d'un groupe d'action mené par le Nidaime, un groupe dédié à l'extermination des nuisibles et des traitres." Malgré la prétention, malgré le regard noir lancé par l'ex Raikage, la voix grave de Shisei sonna d'une détermination rarement dévoilée. Il s'excusa auprès de son vieil ami Metaru d'un haussement d'épaules, digne d'un "on me changera pas".

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4702-suzuri-shisei?nid=1#36628 http://www.ascentofshinobi.com/t4469-sasayaki-tsukiko#34174

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Mar 19 Mar 2019 - 22:55


Le seigneur observa attentif les énergumènes du village des nuages, il était en quelques sortes ravi de voir que rien ne changeait, quoique le Raïkage dans sa retenue l'avait un peu surpris. Le Seigneur avait connu cet homme plus véhément et vindicatif que ça. Cela annonçait-il du bon, du changement; ou autre chose ? Pour le moment il ne pouvait le dire mais l'heure était venue pour lui de s'exprimer quant à Wasure.

« Maintenant que la Prison de Wasure n'est plus un secret pour personne; je suppose que nous pouvons en parler avec plus de sincérité. »

Fit-il entendre de sa voix paisible et néanmoins rauque. Les secrets et les mensonges finissaient toujours par ressurgir, tôt ou tard. Il avait fallu cette fois l'intervention d'un homme dangereux pour dévoiler ce mystère sans doute plus que séculaire.

« La Prison de Wasure fut construite il y a des dizaines d'années, bien avant que je devienne Daimyo, et bien avant que mon prédécesseur le devienne. La prison est l'endroit où sont envoyés les criminels les plus dangereux du Yuukan; et ces prisonniers servent les intérêts de chaque nation participant à cette... Expérience. »

Jusque là, rien ne semblait très compliqué à comprendre, c'était une affaire d'état, de plusieurs nations au travers du monde qu'ils connaissaient...

« Kaminari, ses dirigeants, ont toujours souhaité garder un certain contrôle sur la prison de Wasure. Afin d'éviter certaines... complications. Ne pas participer à ce projet, ne pas avoir d'homme sur place aurait pu nous causer plus de problème encore, et plus tôt. »

Continuait-il d'expliquer en observant le Suzuri, puis il reprit.

« Vous pensez sans doute que nous aurions pu faire cesser les agissements dans ce pays, dans cette prison. Mais sans éviter une guerre qui se serait retournée contre nous ? Kaminari est une puissante nation, mais si l'ensemble des pays se liguaient contre nous... Malgré la siatuation que nous traversons aujourd'hui et tous les périls qui en découlent, je dois vous avouer que je suis plutôt soulagé que l'homme au chapeau ait agi en ce sens. Cela nous a évité un conflit ouvert avec le reste du monde. »

Dit-il en passant ses doigts dans sa longue barbe blanche. Certes il n'y avait rien de très positif dans tout ceci, mais dans une certaine mesure, on pouvait estimer que l'homme au chapeau, sans le vouloir, avait aidé la nation de la foudre qui s'était empêtrée de cette sombre et vieille affaire...

« Tout ce que je peux vous assurer dans toute cette histoire, c'est que notre pays n'a pris part à aucune expérience manquant d'éthique, ou outrepassant les règles naturelles de la vie. Maigre compensation, je le conçois. Alors laissez vous expliquer pourquoi vos Raïkage, et vous mêmes, n'avez jamais été mis au courant. »

Le Seigneur de leur pays se leva de son siège, et descendit les marches d'un pas plutôt léger et drôle vigoureux pour son âge. Puis il se plaça devant le Raikage, à portée de bras, sous le regard effaré de son conseiller encore présent dans la pièce. Le Seigneur savait qu'il n'avait rien à craindre des ninjas, ils œuvraient pour Kaminari, tout comme lui.

« Vous shinobi, de par votre force et vos prouesses, êtes devenus des éléments... instables, pour la plupart. Et il n'a jamais été jugé bon de vous révéler l'existence de cette prison. Lorsque j'ai pris la décision de vous laisser agir de votre chef contre le Shoshikidan et envers le Pays du feu pour y ramener la paix, que s'est il produit ? Raïkage-sama ? Vous avez opté pour la brutalité et la violence, et avez massacré des personnes qui n'étaient pas en mesure de se défendre. Vous avez ainsi semer les graines de la haine envers notre nation, envers Kumo. Et n'oubliez pas, Shuuhei-san, que si je fais, je peux aussi défaire. »

S'arrêta-t-il là, marquant la fin de sa phrase d'un rire sonore tout aussi rauque que ses mots.

« Cela dit, je ne vous en tiens pas rigueur. Pour le moment. »

Il reporta son regard sur le Suzuri, le surplombant de tout son charisme. Ce n'était pas pour rien si cet homme précisémment était devenu Daimyo, et qu'il l'était depuis si longtemps.

« Ces choses là ne me concernent pas. Kumo a toujours toute ma confiance, et vous avez toujours carte blanche. Avez-vous autre chose à me demander ? »




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Jeu 21 Mar 2019 - 17:22
Il écoutait silencieux et les lèvres pincées le Daimyo qui s'exprimait avec aise et confiance, avec une simplicité dans ces mots presque insultante. Comme s'il avait à faire à ses chiens de berger et qu'il leur expliquait que quelques moutons noirs s'étaient échappés. Saigo, en toute sincérité n'avait rien à foutre de ce qu'il se passait, de cet entretien, de cette maudite prison de Wasure, la seule chose qui l’intéressé était la probabilité d'une chasse à l'homme imminente, de l'opportunité prochaine qu'il aurait de se mesurer à des criminels aussi dangereux et suffisamment effrayants pour faire peur aux puissants de ce monde. Son cœur se mettait à battre le tambour jusqu'à siffler dans ses oreilles à la moindre pensée d'une future orgie sanglante. Toute cette histoire qui puait la merde et transpirait la détresse pour la plupart, était pour l'ex-mafieux l'équivalent d'une pinte de bière bien fraiche, intarissable, bue dans la coupe même du Saint Graal.

Alors que sa sublime majesté terminait son monologue et qu'il les autorisait à s'exprimer, Saigo se redressa de toute son imposante hauteur. Sans être menaçant, sa présence semblait hostile de nature et sa stature était aussi noble que féroce, à tel point que certains serviteurs reculèrent inconsciemment d'un pas, leur instinct de bêta trop intimidé par l'aura d'un prédateur unique. Ce qui n'était clairement pas le cas du Daimyo, indétrônable, qui semblait au contraire le regardait avec une indifférence feinte, si ce n'était peut-être avec une légère curiosité et une pincette d'amusement.

Saigo n'était pas le genre à perdre son temps en frivolités et paroles suaves, il hocha donc la tête très légèrement, en unique signe de respect et balança son sac aussi familier que s'il s'adressait à l'un de ses potes des AAs.

- Moi ce que je veux, c'est une liste précise, avec les capacités, les noms et un bref descriptif des prisonniers les plus dangereux qui se sont échappés, principalement de ceux qui pourraient avoir un lien, de près, ou de loin, avec Kaminari et Hi.

Il n'était clairement pas la pour niaiser et comptait bien repartir d'ici avec des informations tangibles. Un tel dossier devait exister et servirait grandement leur cause, et même si Saigo s'en tapait royalement les coucougnettes, cela servirait également à protéger le pays et ses citoyens de manière proactive. Il savait Shuuhei entrain de le fusiller du regard, mais avant qu'il ne puisse lui intimer de fermer sa gueule l'ex-mafieux enchaina, le tout avec une touche de sarcasme.

- J'imagine que vous pouvez au moins nous fournir ce genre d'informations étant donné votre rôle dans l'affaire... Évidemment, notre équipe se chargera de les chasser et de les ramener au bercail, mort ou à vif.


Un sourire carnassier vint accentuer sa petite nuance qui aurait pu passer pour une faute d'élocution. Saigo était persuadé qu'un homme tel que le Daimyo préférerait que ces ombres et démons du passé qui venaient de faire surface, rejoignent rapidement les abysses, et ce pour l'éternité...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Lun 25 Mar 2019 - 18:16
La distance que marquait le Daimyô avec eux, "shinobi", ne posait aucun problème au pion tatoué. Ne pas être le donneur d'ordre restait la meilleur alternative pour Shisei, être tenu dans l'ombre des manigances des grands, aussi. Moins de nœud à la tête et plus d'actions, un paradis perdu à chérir en toute circonstance.

La richesse qui s'étalait devant eux brillait d'un excès de débauche, à la limite d'une obscénité insatisfaite. Le Seigneur souffrait-il de ce complexe, affres d'un âge avancé, qui précipitait les alternatives nécessaire à la raideur d'une nouvelle vigueur ? Etait-il davantage porté sur les petites pilules ou plutôt sur la mécanique d'une pompe bien placée ? Déléguait-il la gestion de la pompe à un laquais ? Le cerveau d'un dirigeant restait-il suffisamment irrigué pour jouir de sa logique en pareille circonstance ? La soie dissimulait-elle l'odeur d'une flatulence seigneurial ? Souffrait-il seulement de ce genre de borborygme ou son estomac dissolvait tout ? Autant de questions qui détachaient l'esprit du trentenaire du solennel de l'instant, comme une concentration superficielle qui volait en éclat à la première distraction.

Il délaissa finalement ses interrogations bien personnelles pour se focaliser sur une question qui, plus que toute autre, fit vibrer ses cordes vocales d'une énigme insoluble pour l'ensemble des Suzuri. Et, rejoignant le ton de Saigo, revendiqua ce besoin à l'information.

-"Il nous faudra également tout ce que vous savez des travaux de Suzuri Wo, après sa soi-disant disparition." Il y avait l'urgence d'un prison inavouée. Il y avait la priorité à l'information sur ces inconnus disséminés à travers le Yuukan. Et il y avait l'incertitude de tout un clan, maintenu sous le joug d'une énième défection, plus dure à déglutir.

L'encre s'approchait du précipice d'une guerre intestine qui transformerait les nuages en orage incendiaire, ciel de braises ne sachant plus distinguer alliés ou ennemis, prolos ou nantis, valets ou seigneurs. L'horreur planait tout autant à l'intérieur des frontières de la foudre.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4702-suzuri-shisei?nid=1#36628 http://www.ascentofshinobi.com/t4469-sasayaki-tsukiko#34174

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Mar 26 Mar 2019 - 21:07
Le daymio n'était pas n'importe qui et s'il avait pu atteindre une telle grandeur sur le territoire du Kaminari, c'était sans doute grâce à ce Verbe bien maîtrisé et subtilement dilapidé pour argumenter chacune de ses décisions. Nobusuke se rendit compte, à la faveur de cette répartie dégoulinante de superbe, qu'il avait encore bien du chemin à faire avant de pouvoir occuper un poste à responsabilité ; mais surtout, son regard trahissait ses pulsions. Il observait chacun des protagonistes de cette scène avec une tête de chien affamé, comme s'il avait pour ambition de croquer quelques mollets bien ronds et juteux, ce que sa dent apprécierait à sa juste valeur. Cela avait un quelque chose d'intriguant, d'autant qu'il ne semblait visiblement pas prêt à changer de position : ses lèvres ne bougeaient pas, et pourtant ses yeux jetaient mille menaces de mort.

Cela ne dérangeait pas pourtant le Raikage qui, après avoir religieusement écouté les paroles de son souverain, mit son bras en barrage entre lui et Saigo, comme pour retenir la fougue de ce boutefeu réclamant la fameuse liste des prisonniers, avant que Shisei n'aborde le problème de Suzuri Wo.

- « Saigo, reste à ta place je te prie. On ne donne pas d'ordre au daymio. On lui suggère seulement quelques idées. »

Au risque de paraître impertinent, il posa une limite à son subalterne en continuant de fixer le daymio. Il ne désirait pas corrompre cette relation sacrée entre lui et le seigneur du pays de la Foudre, qu'il avait servi de longues années.

- « Mais j'admets que l'idée me paraît séduisante. Que diriez-vous que nous menions la chasse aux fugitifs ? Seulement, en échange, il vous faudra nous offrir une sérieuse compensation... »

Nobusuke écarquilla les yeux devant la déclaration de Shuuhei. L'idée de pouvoir mener une traque contre les prisonniers lui semblait merveilleuse. Et si en plus il était récompensé pour chacune des têtes coupées, alors on lui donnait plus que des évocations de grandeur : c'était en somme la finalité de son existence !

--- Je serais votre homme.

Lança-t-il sombrement, toujours avec ce même air sinistre.

--- Offrez-nous le permis de tuer qui nous voulons, et les cimetières seront remplis des cadavres de vos ennemis. Il nous suffit simplement de leur déclarer la guerre !

Cela ne fit pas rire grand monde : tout le monde savait ce que cette effronterie signifiait, et quel genre de risques le pays pouvait encourir avec une telle audace.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Sam 30 Mar 2019 - 16:19


Il se frotta la barbe un instant, observant la petite troupe devant lui qui semblait avoir un peu perdu de son arrogance pour son plus grand plaisir. Le Seigneur de Kaminari n'aimait pas parler d'affaires sérieuses avec des enfants; alors qu'ils se montrent plus adultes ne pouvait qu'améliorer les choses et rendre leur seigneur plus enclin à les aider.

« Mon fils... s'occupait de ces affaires, de ces informations. Il les a dérobé au palais après avoir volé les livres précieux de la Grande Bibliothèque. Cela dit, nous avions des doubles, par mesure de sécurité. Votre clan, Suzuri Shisei, a toujours été d'une grande aide à ce sujet. »

Répondit sur un ton plutôt conciliant, et neutre. Bien qu'il parlait de son fils maintenant connu pour avoir trahi la nation de la foudre et mis en péril ses relations avec d'autres pays. Effectivement, l'assassinat d'un Kage sous l'égide des nuages avait posé quelques problèmes fort heureusement résolus, depuis.

« Avez vous besoin de mon autorisation pour défendre Kaminari ? »

Les interrogea-t-il brièvement pour leur faire remarquer la naïveté de leur demande. Il s'agissait là du genre de question que seuls des jeunots pouvaient poser. Leur inexpérience était ainsi, ici, marquée. Mais le seigneur, gentil homme qu'il était, ne releva pas davantage et reprit aussitôt.

« Vous aurez accès à toutes les informations, y compris celles concernant Suzuri Wo. C'est le moindre que je puisse faire. Mais, n'en demandez pas trop, Shuuhei-san. Kumo a été déclarée capitale de Kaminari, il s'agit là, déjà, de votre récompense. Mais sachez que... »

Les mots du Seigneur furent interrompus par des éclats de voix venant de derrière la porte. Rapidement une escouade de ninja servant directement le Daimyo surgit de nulle part et l'emmènérent avec eux, en sécurité. L'un des hommes, le capitaine interpella les quatre hommes.

« Shuuhei-Sama, venez avec nous! Nous sommes attaqués, vous devez défendre le seigneur! Vous trois, arrêtez cet assaillant! »

Aussitôt, le Metaru jetant un regard à son équipe, confirma les dires du capitaine d'un hochement de tête. Il confiait ce qui se profilait à ces trois hommes, et accompagna hâtivement le groupe par la porte du fond, suivi de prés par le conseiller. Les trois Kumojins se retrouvèrent seuls dans la grande salle du palais dont l'épaisse porte vola en éclat, dévoilant derrière celle-ci les corps des gardes qui malgré leur professionnalisme, n'avaient pas fait le poids face à...

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Ulof

« Où est l'vieux! je vais tous vous faire la peau! »

Un colosse de deux mètres, au cheveux longs et noirs venait de défoncer la porte, prêt à affronter tous ceux se dressant devant lui, y compris les trois Kumojin restés pour défendre le Daimyo, et le palais. Le colosse, visiblement doté d'une force surhumaine, venait d'ailleurs d'arracher un morceau de la lourde porte, et l'envoyer sur les trois ninjas des nuages...



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Lun 1 Avr 2019 - 17:40
Ce qui était certain concernant l'escorte de Shuuhei, c'est que les genins étaient des pions sacrifiables pour la protection de la couronne. Aussi, fort de cette réalité, le Nidaime n'eut d'autre choix que de disparaître en emportant avec lui le plus sacré des seigneurs sacrés sur les plaines du Kaminari ; et laissa de fait son escouade aux mains du colosse qui, après avoir défoncé la porte, apparût dans une fièvre tonitruante qui laissa coi le jeune Satetsu. Pourtant bien sadique et profondément fêlé, l'adonis aux yeux ténébreux n'en demeurait pas moins comme une brindille à côté d'un chêne millénaire. Sa petite silhouette semblait signifier que le monstre herculéen ne ferait qu'une bouchée de cette petite opposition, sans doute trop maigre à ses yeux. Dans sa rage furibonde, le nouvel arrivant somma d'avoir son dû, associant vraisemblablement le vieux au daymio qui venait de se sauver, et se prétendant manifestement à prendre sa tête pour trophée de sa sauvagerie.

C'était sans compter sur l'opiniâtreté des trois émissaires kumojins qui, bien que refroidis par cette irruption fracassantes, n'en demeuraient pas moins prompts à se battre, puisque c'est ce qu'ils attendaient depuis le départ. S'étant imaginé une autre forme d'opposition, ils tournèrent les talons pour faire front avec l'ardeur des pourfendeurs de la foudre. Alors que le monstre arrachait brutalement un gros morceau de la porte pour l'expédier sur le trio, Nobusuke composa quelques mundras en mettant en garde le colosse :

--- C'est une hypothèse envisageable, mais avant de pouvoir la réaliser, il faudra montrer encore plus de zèle !

Fit-il en habillant son visage d'un large sourire carnassier qui contrastait avec son visage candide et lui donnait cet air si biscornu qu'il arborait régulièrement dès que les hostilités faisaient monter en lui ses plus belles pulsions meurtrières. Derechef, le morceau de porte balancé avec une violence inouïe s'écrasa avec fracas contre un mur de fer qui naquît des grains noirs stockés dans le costume de l'éphèbe psychédélique, qui lui-même jetait un ardent regard en direction de Saigo qu'il savait tout aussi sauvage, puis en direction de Shisei dont la capacité d'improvisation ferait sans doute du bien dans ce choc frontal. Après avoir protégé ses coéquipiers de cet impact monstrueux, Nobusuke déroula un parchemin avant d'activer le sceau qui avait été peint dessus, en lettres noires subtilement installées, et qui libérait son fameux cyclone de fer, dont Saigo et Shisei avaient autrefois pu être les témoins, alors que le trio avait décimé les troupes des berserkers de la montagne.

Ainsi, le mini cyclone déferla dans toute la pièce, sous la forme de plusieurs dizaines de milliers de particules de fer qui dansaient entre les quatre murs, comme pour mettre tous les combattants au milieu du doute et de l'incertitude, dans un festival de ténèbres silencieuses où valsait cette technique infernale, dont peu pouvaient comprendre l'utilité réelle. Avec une telle quantité de fer dans les airs, il devenait naturellement plus aisé pour le Satetsu de réaliser des techniques de plus haute volée, tout en rendant ses attaques plus imprévisibles grâce à une petite contrariété visuelle qui ne suffisait pas pour aveugler l'adversaire, mais qui permettait toutefois d'attaquer de n'importe où, tout en camouflant légèrement les formes plus condensées de la matière noire en lévitation.

--- Je vous couvre, camarades. Vous êtes invités à exprimer toute votre fougue électrique.

Conclût-il les deux mains jointes, comme pour se préparer à une nouvelle technique, prêt à anticiper la remise dont l'herculéen protagoniste serait visiblement l'auteur, à condition d'avoir assez de ressources pour résister aux assauts intempestifs des deux reîtres mystérieux qui se tenaient aux côtés du Satetsu.

Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Lun 1 Avr 2019 - 18:43
Belle entrée en matière pour ce géant écervelé. Conclusion hâtive, sans fondement et pleinement assumée par le trentenaire qui, du coin de l'œil, voyait naître chez le jeune Nobu une jubilation immorale. Surement se réjouissait-il à l'idée malsaine de boire le sang de ce colosse. Mais qui était-il pour juger, après tout il sentait monter en lui ce plaisir vorace -et tout aussi pervers- d'un appétit grandissant. Car plus qu'un ennemi, se tenait devant eux une âme à engloutir.

D'un hochement de tête pour se faire craquer les vertèbres, Shisei activa ses tatouages. Les volutes, sceaux et dessins d'encre virevoltaient sur sa peau d'une agitation toute particulière. L'air du combat emplissait les lieux de son odeur âcre, mêlant à la limaille la sueur des quatre barbares, leur instinct primaire et leur profond désir de violence. Ils étaient comme des bêtes sanguinaires éjectées au milieu d'un enclos, des rustres brutaux trahis par leur aspirations profondes, et se livreraient à la vulgarité des sauvages.

Enfin un contexte qui parlait au Suzuri, où il s'y sentait à sa place, confiant et parfaitement résolu à frapper encore et encore sans ouvrir un quelconque débat stérile. La violence l'avait guidé tout ce temps et continuerait de le faire, jusqu'au bout du chemin, quelle qu'en soir la finalité. Une partie de l'encre marqua alors le sol de trois formes distinctes. Trois petites êtres masqués qui s'élevèrent du sol.

-"T'as cherché si l'vieux était pas dans ton cul ?" La question fusa à travers la pièce et trouva écho en un assaut des trois démons d'encre sortis tout droit du voile de limaille. Ils sautillaient aléatoirement, comme animés du Chaos lui-même, et hurlèrent d'une seule voix un "YATAAAAAAA" fort d'une hargne propre aux enfants ignorant leur état vulnérable. Am, Stram et Gram fusèrent vers une jambe du colosse pour s'en saisir. Tandis que le Suzuri malaxait déjà sa prochaine attaque.


Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4702-suzuri-shisei?nid=1#36628 http://www.ascentofshinobi.com/t4469-sasayaki-tsukiko#34174

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Jeu 4 Avr 2019 - 4:42


Un abruti qui déballait dans la salle du trône, le vieux qui disparaissait avec Shuuhei sans vraiment répondre à leurs questions. Tout ceci était bien trop commode pour sa majesté et Saigo se promit de ne jamais faire confiance à ce petit bout d'homme ridicule, pourtant à la tête d'une des nations les plus puissantes de ce monde. L'un n'arrive pas en haut de l'échelle sociale et alimentaire sans se salir les mains, et les pieds... Surement que ce vieux à l'allure inoffensive avait vu plus de morts et de carnages que le trio de gredins réuni devant lui. Et peut-être même que son ascension s'était faite sur une pile de cadavres parfaitement agencée, tel un architecte qui échafaudait avec minutie les fondations de son palais. Peu devait importer de la matière première sacrifiée à l'édifice de sa vie et de sa grandeur, qu'il s'agisse de bois, de béton ou d'os et de sang...

Saigo se tira de sa rêverie en se filant une gifle dont la sévérité résonna à travers la salle. Le bruit assourdissant malgré le bordel qui se tramait devant lui sembla sonner le gong, le début de la fin de toute cette mascarade inutile. Sans se presser et pendant que ses collègues se bagarraient avec le colosse, l'ex-mafieux s'approcha du trône, nonchalamment il s'y assit quelques instants, jambes écartées, un bras par dessus le dossier et l'autre qui lui grattait les couilles. L'effronté profitait de la vue qu'une telle hauteur lui donnait et de la sensation que ce siège recouvert de velours faisait vivre à son popotin. Il eut une soudaine érection sauvage, incontrôlée, sa troisième jambe pointant vers les cieux comme l'un des nombreux cierges dans la salle. Saigo se dit qu'il pourrait être le genre d'homme à tomber amoureux du pouvoir, aussi sale et corrompu qu'il puisse être.

Il se redressa cependant rapidement, sans dissimuler une petite moue appréciatrice devant l'énergie de popole, puis reporta son attention sur le combat en contre-bas, les deux zigotos semblaient avoir préparés le terrain pour lui. Il était grand temps de faire son entrée en scène. Saigo se saisit d'une main puissante du fauteuil seigneurial surdimensionné et bien trop lourd. Le machin était surement fait d'or pur derrière toute cette soie aussi douce qu’écœurante. Il l'arracha de son socle sans aucune difficulté grâce à son chakra spécial et le balança de toutes ses forces sur le géant quasi immobilisé par un trio de démons comiques. Avec une force herculéenne et un poids inattendu, l'impact serait dévastatrice et l'ex-mafieux se dit qu'il avait peut-être abusé d'un chouïa.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4813-saigo-go-go-terminee

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Ven 24 Mai 2019 - 0:02


[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Ulof
« Dégagez vous ! »

Avait-il de sa grosse voix, visiblement énervé, en voyant les trois petites choses noires foncer sur lui. Il claqua violemment de ses grosses et relâcha devant lui une puissant bourrasque de vent qui s'atténua rapidement sans atteindre les trois Kumojin. Les petites créatures noires furent projetées en arrière et éclatée contre les piliers qui supportaient le plafond de la grande salle. Cela dit, il n'avait pas vu venir ce fauteuil, sorti de nulle.

Quelqu'un ici semblait avoir le même attrait que lui à lancer des objets sur ses ennemis. Heureusement, le pouvoir du Colosse ne tenait pas à son chakra, enfin, pas que; mais surtout à sa puissance, et à sa force brute... Levant ses mains qui avaient libéré ce "vent"; il attrapa la chaise en plein vol, et la renvoya à son origine avec une force aussi brutale, voire plus brutale encore; puisqu'il n'avait eu besoin de l'arracher...

« Vous pourrez pas me stopper longtemps! Profitez de vos derniers instants ! »

Avait résonné sa voix dans la grand pièce alors que l'imposant siège avait sûrement retrouvé sa place. Son regard de forcené scrutait le Suzuri et l'autre avec ses petits machins qui virevoltaient. Il se retint d'ailleurs de se marrer en voyant ce dernier... Le combat qu'allait livrer les Kumojin s'annonçait compliqué, ou pas... Car leur adversaire se basait davantage sur sa force inhumaine que sur... autre chose.






Spoiler:
 


Dernière édition par Narrateur le Lun 27 Mai 2019 - 22:10, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo Empty
Ven 24 Mai 2019 - 18:31
La démonstration de force de Saigo eût le mérite d'épater l'éphèbe aux yeux arachnéens, parfaitement vigilant face à la fuite des hommes du Daimyô et de ce dernier, laissant le trio pour seul rempart luttant contre la furie herculéenne du Colosse. Ceci dit, le duel qui consistait à croire qu'en faisant l'étalage de la quantité de sarcomères contractés dont pouvait se pourvoir un corps était trop innocent, stratégiquement parlant, pour pouvoir être véritablement décisif. Dans son cyclone de fer tourbillonnant autour de sa sombre silhouette, tel un spectre camouflé dans une tempête de sable, le maître juvénile du fer observait d'un oeil attentif la situation, qui se voulait être une lutte musclée entre deux fauves. S'il avait été écarté, de fait, du centre névralgique de l'ardente rixe, l'éphèbe blafard à l'épiderme suturé n'en demeurait pas moins prompt à déchaîner toute la violence du son art.

Le sable noir et froid dansait autour de lui, et la tarentule cachée attendait lugubrement l'instant divin, éphémère, où elle pourrait agir afin d'anéantir l'autre prédateur, en un seul assaut, une bonne fois pour toute. Une seule et unique morsure, décisive.

Il entendit le fracas du siège sans y accorder le moindre crédit, tout résolu à diriger l'intense châtiment. Estimant à juste raison qu'il n'était, peu ou proue, pas concerné par une si anecdotique dissipation de l'axe principal de l'affrontement, il continua en faisant jouer ses doigts dans plusieurs symboles à gouverner le courant spectral de la limaille magnétisée. Tactiquement, cet affrontement manquait de hauteur. Sa présence servait donc à relever le niveau, disputant sans doute le raffinement de son idée avec celle, plus laiteuse mais hypothétiquement aussi réfléchie, à venir, du Suzuri.

Sans un mot, l'adonis au visage assombri par la démence composa sa dernière série de mundras. La tempête de sable n'était qu'un leurre, un accessoire d'apparat. Telle la nuit qui n'est là que pour contraster avec les astres scintillants pour les mettre en valeur, le fuinjutsu précédent n'avait servi qu'à mettre un peu d'ombre dans la pièce pour mieux s'en servir : en d'autres termes, le cyclone n'était qu'une réserve.

Une immense réserve dans laquelle la tarentule puisa, comme dans une poche de venin, pour façonner l'ultime morsure. Ainsi, le cyclone devint un nuage épais et diffus, un essaim de particules tueuses. Ce nuage s'éleva dans les airs comme une forme monstrueuse et abstraite : des rémanences de ténèbres tranchantes. Il se transforma alors en une multitude de pointes acérées.

La belle kyrielle des particules tueuses, prête à sa manoeuvre incandescente.

Luttant contre la fatigue soudaine qui semblait le vider de son énergie pour pouvoir conserver une telle masse en stagnation dans l'espace, l'éphèbe composa une dernière série de mundras pour cracher une gerbe de feu. Rien de bien dangereux, sinon une étincelle destinée à grandir. La flammèche, crépitant dans l'azur, fut le point de départ d'un plus splendide artifice.

L'apothéose d'une fronde flamboyante.

La première kyrielle des particules tueuses chevaucha dans la source incendiaire pour s'en nourrir et fondît dans l'atmosphère comme une déflagration hurlante vers le Colosse. Les billes de fer, projetées avec puissance et capables de littéralement transpercer l'épiderme et le corps du Colosse, déferlèrent comme un essaim prodigieusement gigantesque de frelons de feu. Et, comme pour confirmer la mort du coupable, une nouvelle vague de cette kyrielle partît, comme un argument supplémentaire pour nettoyer le champs de bataille, afin de confirmer l'éradication de la moindre parcelle de vie restante.


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3330-satestu-nobusuke-termine#25153

[A/officielle/Kumo] En quête de la vérité ; Ft. Nobu & Saigo

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kaminari no Kuni, Pays de la Foudre
Sauter vers: