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Jeu 10 Jan 2019 - 18:38
Il ne s’y attendait pas. Avalant plus bruyamment qu’il ne l’aurait voulu sa salive, il avança doucement vers la pièce principale de sa maison. Peu importe combien de fois il retournait la situation dans tous les ses possibles et imaginables durant les quelques secondes qui le séparaient du salon, il n’arrivait pas à se faire une raison. Certes, il avait été prévenu. Non, ils l’avaient prévenu. S’il savait ne pas échapper à cette discussion, il espérait au moins qu’elle puisse avoir lieu après les résultats de sa postulation à la Kenpei, afin d’avoir ce minimum de son côté. Car il ne se faisait aucune illusion, n’avait aucun doute – cette discussion sera un tribunal où il jouera le rôle de l’accusé et de la défense, tandis qu’ils feraient l’accusation et le juge. Etait-ce partir perdant ? Oui. Et c’était certainement le genre de discussion que n’importe quelle personne ayant environ son âge craignait plus que tout. Soudainement, la mort au combat semblait une hypothèse aussi délicieuse qu’alléchante, et il se mordit la langue rien que de penser ce genre de choses.

Il inspira profondément, bombant un peu le torse et forçant sa silhouette à se redresser. Ses cheveux blonds, indisciplinés tant étaient-ils long désormais, tombaient oisivement devant ses yeux – d’un geste savant il les replaça, faisant glisser la tendre mèche jusque derrière ses oreilles. Il n’avait pas même l’apparence pour se défendre, jura-t-il intérieurement, puis il comprit. C’était voulu, délibéré et volontaire. Ils avaient choisi le moment le plus opportun pour justifier qu’ils avaient raison, et à partir du moment où il n’était pas le dicteur de date… Il avait perdu. Et ce quoi qu’il fasse. Il aurait aimé secouer sa tête pour se reprendre avec un minimum de soutien physique de la part de son corps – comme si ce geste voulait religieusement dire quelque chose pour lui – mais il savait que le faire signerait sa perte, sa défaite – aussi se contenta-t-il de serrer les dents, ne remarquant que maintenant à quel point ces dernières étaient déjà serrées. D’un coup d’œil évasif il se regarda dans le miroir de l’entrée – son visage était crispé comme jamais, voilà qui promettait de laborieux débuts.

Ce qui le perturba d’autant plus, cependant, c’était le silence. Ils savaient qu’il était là et devaient se douter qu’il avait compris de quoi serait fait le repas ce soir – et il était persuadé qu’il ferait un bien piètre plat de résistance, tant ses genoux luttaient pour ne pas fléchir à chacun de ses mouvements. Pourquoi ne disaient-ils rien ? Pas même un insecte de libéré – là où généralement ils se permettaient tous les trois d’en faire courir librement de partout s’ils n’avaient pas d’invités, et l’Aburame était persuadé que cet échange ne se ferait qu’à six yeux. Pas un mot, pas un geste – une froideur presque cadavérique semblait envahir la totalité de la maison et, moyennant quelques pas encore, il arriva dans le salon et soupira, ouvertement cette fois. Au moins, ils étaient vivants et l’attendaient vraiment et si la situation inverse avait l’avantage de lui épargner la discussion, elle portait avec elle tellement d’inconvénients qu’il préférait ne pas y penser. Après tout, il était plus que soulagé de voir que le silence était bien le fruit de cette discussion imminente et pas d’un décès.

Tirant une chaise d’un geste moins sec et affirmé qu’il ne l’aurait imaginé, Ren s’installa de l’autre côté de la grande table, n’osant pas même sourire à ses interlocuteurs. D’un geste poli de la tête, il les salua.

Mère. Père.

C’était parti pour le tribunal.

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Jeu 10 Jan 2019 - 19:35
Son père, Aburame Goshi, se contenta de hocher doucement la tête à cette salutation, comme pour faire savoir qu’il l’avait bien entendue – n’osant pas même prononcer mot. Sa mère, Aburame Kamiko, lui adressa un sourire calme, poli et plein d’assurance. Elle savait qu’elle avait déjà gagné.

Ren, chéri, nous commencions à nous impatienter.

S’il y avait dans cette phrase l’amour attentionné d’une mère, il y avait également tous les reproches qu’elle pouvait faire à son fils. Des reproches auxquels il savait qu’il n’échapperait pas. Répondant d’un hochement de tête poli, Ren détailla le visage de sa génitrice à la recherche d’un quelconque indice. Ses traits fins mais naturellement sévères n’avaient rien de plus pointus qu’usuellement, et l’allure supérieure qu’elle avait adoptée ressemblait plus à celle d’un enseignant devant son élève qu’à celle d’un vainqueur jubilant au-dessus du corps écrasé de sa victime. Ses yeux gris orage étaient d’un calme hypnotisant et ne laissaient, heureusement, présager aucune tempête. Enfin, ses cheveux châtains attaché en lâche chignon, laissant filer çà et là quelques mèches ondulées, adoucissait le tableau de façon brutale. Et il ne connaissait que trop bien cette femme pour savoir qu’elle accordait toujours un détail des plus minutieux à son apparence. Cette façon d’être, s’il la respectait et l’appréciait, demeurait terrifiante. D’autant plus chez sa propre mère, lorsqu’on apprenant doucement à connaître ses codes secrets. Il soutint le regard de la bientôt cinquantenaire – même si on ne lui donnerait qu’un milieu de trentaine tout au plus.

Je vois que vous avez décidé d’une date pour notre discussion.

Elle lui lança un regard qui pouvait sembler des plus noirs à l’observateur étranger, mais qui n’était pas même le quart de ce qu’elle pouvait faire réellement. La remarque du jeune Aburame, cependant, n’avait rien de vulgaire ou insolent – un simple constat, un simple instant pour réussir à placer quelques mots encore avant qu’on ne lui fasse gentiment comprendre qu’il pouvait se taire et écouter. Elle ne prit même pas la peine de se racler la gorge, sa voix demeurant aussi cristallin et acerbe que toujours. Dieu qu’il aimait sa mère.

Combien de fois dois-je te dire qu’énoncer les choses évidentes est inutile ? Enfin, je suppose que tu resteras toujours comme ça quoi que je fasse et dise n’est-ce pas ?

Si la première remarque fut presque aussi cinglante qu’une gifle, il décida de passer outre avec toute la fierté qu’il avait réussi à accumuler en ces quelques secondes. La seconde, cependant, avait la douceur du miel que certains des leurs cultivaient ici à Kiri, et s’étendaient doucement sur la blessure laissée par la première. Elle n’attendit pas la moindre réponse – et Ren savait d’office que de toute façon, elle l’aurait ignorée royalement. Son père, quant à lui, demeurait silencieux, hochant tout au plus la tête pour signaler qu’il était d’accord avec ce que disait sa femme. A l’instar de nombreuses sociétés d’insectes, les Aburame possédait une tendance au matriarchisme, et que ce soit avec sa mère ou avec ses tantes, il ne pouvait s’empêcher de contempler à quel point ceci était vrai. Elle claqua sa langue contre son palet, devinant pertinemment que son fils était parti dans des réflexions et le rappelant à l’ordre par ce simple geste.

J’ai appris que tu avais bien postulé pour la Kenpei, j’espère sincèrement que tu seras pris. Tu y feras un bon élément chéri. Mais ce n’est pas de ça que nous voulons parler avec toi. Tu as arrêté de grandir il y a un moment et je m’en veux de ne pas l’avoir vu en tant que mère, mais aujourd’hui tu mûris encore. Et nous sommes là pour te guider, et te donner des conseils. Tu imagines bien que, si ta reprise en main récente nous fait plaisir, elle n’est pas suffisante. Alors dis-nous, je t’en prie. Que doit-on faire de toi ?

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Ven 11 Jan 2019 - 15:23
Que devez-vous faire de moi ?

Répéta-t-il incrédule, et certainement beaucoup plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu à en juger par la fermeture soudaine du visage de sa mère, paraissant soudainement avoir dix ans de plus. Dix ans passés à la guerre à égorger de pauvres innocents qui avaient commis l’erreur d’être sur son chemin. Il frissonna à l’idée, bien conscient que jamais elle n’aurait fait quelque chose de la sorte. Rapidement, ce même visage se détendit et elle lui adressa un sourire doux.

Oui. Penses-tu que nous ne le voyons pas ? Même lors de nos entraînements communs pour ta maîtrise de l’essaim, tu te restreins, tu t’abstiens d’utiliser tout ton potentiel. Petit, tu n’appréciais pas tes insectes à cause du regard que les gens te portaient dessus… Et je vois qu’aujourd’hui c’est toujours le cas.

Elle soupira calmement afin de marquer une pause, comme pour que ses mots s’inscrivent bien dans l’esprit de son fils avant qu’elle ne continue – ne lui laissant même pas le temps de comprendre.

Moins, je sais. Mais toujours cependant et… Je sais ce que tu ressens. Lorsque nous sommes arrivés, tout le monde avait vent de nos capacités, de notre utilité. Pourtant, le dégoût et la peur étaient des réactions on ne peut plus commune. Mais nous avons utilisé nos talents du mieux possible, jusqu’à gagner le respect non pas car nous étions Aburame, mais car nous savions utiliser nos talents. Et c’est bien le premier message que je veux te transmettre. Ne te bride pas à être la moitié du shinobi que tu es car tu appréhendes le jugement des autres. Impose-toi et oblige-les à juger tes résultats, et seulement ces derniers. Affirme-toi comme fier Aburame.

Même si ça ne veut pas dire utilise ton essaim à outrance comme si tu en étais dépendant. Si elle n’avait pas prononcé cette phrase, elle était suffisamment sous-entendue et connue de Ren – c’était l’un des maîtres mots de son éducation. Ne sachant quoi répondre, il hocha passivement la tête, notant quelque part la leçon qui était des meilleurs qu’il puisse recevoir aujourd’hui. Fournir des résultats pour outrepasser le regard posé sur le moyen de les obtenir. Il pouvait le faire. Ou au moins essayer.

Bien évidemment, nous ne nous attendons pas à ce que cela vienne d’un coup. Il était juste important de te le rappeler. Deuxième point désormais – comment comptes-tu élargir tes possibilités ? Il…
Iroujutsu.

Il plaqua ses mains contre sa bouche, étonné de voir une quelconque réponse sortir de cette dernière, d’autant plus de façon aussi spontanée et de surcroît en interrompant sa mère. Lançant un discret regard à cette dernière, il vit qu’elle semblait plongée dans une réflexion intense, aussi se permit-il de faire de même. Pourquoi était-ce une telle évidence inavouée ? Il savait ce qu’elle allait dire. Qu’il était intelligent – quoique elle se serait contentée de le sous-entendre – et qu’il avait certainement notion des forces et faiblesses de son essaim. Qu’il devait gagner en polyvalence plus encore. Avait-il déjà eu cette réflexion ? Non. Pas qu’il ne s’en souvienne dans tous les cas. Et pourtant la réponse lui semblait tellement évidente… Il y avait, de façon purement pragmatique, l’influence de sa tante Hanaki. En tout moment de sa vie, elle lui avançait les mérites et responsabilités des médecins ninjas, sur le terrain comme dans la ville – et au passage, elle lui inculquait le respect que méritait cet art ninja. Deuxièmement, ses lectures – s’il lisait de tout et dans tous les domaines, il avait une légère préférence inavouée pour ce qui était scientifique, pour ce qui disséquait les objets et les personnes, allait jusqu’au fond à s’interroger sur les mécanismes physiologiques qui animaient chaque être vivant. Et le fait d’avoir pléthore de ses derniers à lire par le biais d’une certaine tante n’allait certainement pas dans le sens contraire. Il porta son pouce à sa bouche, croquant doucement ce dernier jusque sous l’ongle, la petite pique de douleur aiguisant son esprit de plus belle… Car finalement, il y avait le côté humain. Combien de fois Keitei avait-il dû aller à l’hôpital et se maudissait-il de ne pas pouvoir l’aider plus que ça ? Combien de fois c’était-il senti impuissant face à l’être humain en souffrance ? Il frissonna. S’il ne voulait aucunement s’enfermer dans un hôpital à vie, il avait déjà fait des cauchemars où, en mission, un de ses coéquipiers était mourant et la seule solution… Etait de l’achever. Jamais. Il s’était toujours dit jamais. Tout compte fait, ce choix était naturel pour sa personne lorsqu’il prenait, pour la première fois depuis un long moment, le temps de s’intéresser à soi-même, à ses envies et ses besoins…

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Sam 12 Jan 2019 - 22:48
Très bien.

Si la réponse était quelque peu brève, le sourire satisfait sur le visage de sa mère ne laissait pas le moindre doute quant à ce qu’elle pensait de l’idée. Il ne se faisait aucune illusion, elle avait certainement envisagé plusieurs possibilités et était probablement même prête à les lui soumettre l’une après l’autre avec un argumentaire des plus solides. Et probablement que parmi celles-ci se trouvait l’Iroujutsu, certainement même à une position qui était loin d’être les dernières. Cette satisfaction primale, sauvage presque… Cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu sur le visage de Kamiko Aburame, et sur le côté – largement oublié devant la prestance et l’aura de sa mère – son père esquissait un sourire ravi. Voilà qui était une bonne chose de faite, et Ren s’estima heureux de s’en sortir vainqueur à ce sujet, combien même aurait-il presque assurément choisi cette proposition de la liste de sa mère.

Une petite quinte de toux ostentatoire lui fit réaliser que, dans sa jubilation interne, il avait probablement trop laissé son corps s’exprimer, aussi effaça-t-il immédiatement le sourire victorieux peint sur ses lèvres, puis se reconcentra-t-il sur la discussion, avalant sa salive craintivement devant le regard mesquin et déterminé de ses deux parents. Le pire n’était qu’à venir.

Passons donc à la suite, plaît-il. Tu es devenu un homme de vingt-quatre ans ravissant chéri, et il est temps que tu payes le prix du sang.

Cette fois-ci, c’est Ren qui toussa – s’étouffa presque avec sa salive pour être exact. Le regard hargneux et plein d’incompréhension, il fixa tantôt sa mère, tantôt son père, avant de les dévisager tous les deux dans un dédain qu’il était rare de voir inscrit sur son visage.

Pardon ?

Sec, acerbe et incrédule – tant d’adjectifs pour le seul mot qu’il fut capable de prononcer lorsque sa quinte se calma enfin. Ils ne pouvaient pas être sérieux à lui dire ce genre de chose, et pourtant aucun des deux ne semblait amusé. Tout au plus, son père semblait discrètement mal à l’aise tandis que sa mère, elle, était clairement agacée de la réponse puérile de son enfant. Inspirant profondément, le jeune Aburame voulait protester plus fermement encore, justifiant qu’il ne pouvait payer ce prix encore mais, alors qu’il s’apprêtait à parler, sa mère leva un doigt devant elle, lui faisant comprendre qu’il avait le droit de fermer sa gueule.

Laisse-moi terminer d’abord, tu pleureras après.

Amère et cruelle, cette réponse consolida le geste effectué, obligeant le jeune homme à se taire et se renfrogner dans son siège, attendant le plaidoyer de l’accusation. Dire que tout se passait bien jusque-là…

Nous ne t’imposons aucun mariage arrangé. Nous ne t’imposons aucune personne. Mais il faut que tu envisages de te marier un jour. Vous êtes peux nombreux dans ta génération, et je peux t’assurer qu’aucun des anciens présents ici à Kiri n’acceptera que le clan s’éteigne. Ce n’est pas un dictat, Ren. Juste la très forte suggestion qu’il faut que tu te trouves une femme. Sinon le jour où le clan décidera de te marier de force, tu n’auras pas ton mot à dire.

Elle croisa les bras, satisfaite de son discours tandis que lui, de son côté, les relâcha vulgairement, les laissant tomber le long de son corps. C’était bien là le talent de sa mère que de, en une phrase, menacer, prévenir et faire une leçon de morale. Et le pire dans tout ça… C’était l’absence d’une quelconque réponse correcte formulable – sa seule option, et il l’accepta avec un certain dégoût personnel, fut de hocher la tête. Dire qu’il ne s’était jamais réellement intéressé à ces choses-là n’était pas totalement vrai – il a déjà eu quelques aventures – mais jamais n’avait-il envisager un mariage. Il n’était pas même certain de finir sa vie avec une femme, mais il préféra passer cette partie-là sous silence. Combien même il avait l’impression que ses parents le savaient déjà.

Pour t’aider dans la démarche et te donner un peu de liberté, nous t’avons acheté un logement non loin d’ici. Nous te l’avons refusé auparavant pour garder un œil sur ta oisiveté mais maintenant… Prends ton envol.

Et tandis qu’incrédule à nouveau il clignait des yeux à toute vitesse, elle glissa un trousseau de clef le long de la table – trousseau qu’il s’empressa de toucher, pour vérifier qu’il était bien réel.

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Dim 13 Jan 2019 - 9:14
D’un geste délicat, précieux presque, Ren ouvrit le « logement », ou plutôt la grande maison avec jardin absolument adaptée à une vie de famille, que ses parents lui avaient « offert ». C’était bien évidemment une tentative de corruption, un morceau de sucre utilisé pour faire passer plus aisément un médicament qui était trop amer. Pourtant, il ne dit mot lorsqu’ils entrèrent tous les trois, se contentant de contempler le regard vide et incrédule les nouveaux alentours – ses alentours. Répartie sur deux étages, la maison possédait amplement plus que le nécessaire pour vivre, avec notamment plusieurs chambres – pour de futurs enfants pensa-t-il immédiatement. Ce qui l’impressionna le plus, cependant, fut le soigneux jardin qu’on réserva pour la fin de la visite. Découpé par un paravent d’allure solide en deux, il possédait une partie richement fleurie, garnie d’une ruche pleine d’abeilles et d’un petit espace aménagé avec une table et quelques chaises longues – l’idéal pour lire durant ces longues soirées d’été où l’on ne faisait qu’attendre que le soleil se couche enfin – tandis que la seconde partie était faite de terre battue, avec plusieurs cibles d’entraînement et quelques mannequin également – l’idéal pour s’exercer durant ces longues matinées d’été où l’on attendant que l’heure soit assez convenable pour sortir.

Pour de la corruption et du sucre, c’était un sucre de très grande qualité, il devait l’avouer. Pas assez pour pardonner à ses parents ce genre d’intrusion dans sa vie privée et personnelle – clairement – mais assez au moins pour ne plus trop leur en vouloir. Relativisant un peu, il était vrai qu’ils avaient probablement dû se ranger de son côté lors d’une réunion qu’il ne pouvait qu’imaginer des plus houleuses. Epargné d’un mariage arrangé avec il ne savait qui – il ne voulait même pas savoir, corrigea-t-il immédiatement – par le biais de ses parents, il se retrouvait maintenant avec un objectif supplémentaire impromptu à devoir réaliser, combien même ne lui avait-on donné aucune date. Il soupira doucement, dégustant le vin aux arômes de pêches que ses parents avaient ouvert pour fêter son déménagement imminent. La liste des choses à faire grandissait de plus en plus chaque jour, et il ne savait guère quoi faire de cette dernière tant elle devenait imposante. Triant tant bien que mal ses priorités, il mit en premier lieu le passage chez le coiffeur, le blond de ses cheveux envahissant de plus en plus son champ de vision. Ensuite, il devait absolument terminer les affaires avec la Kenpei afin de savoir quelle tonalité allait prendre sa vie. Finalement, il devait apprendre l’Iroujutsu, et même s’il était conscient qu’il avait le temps de le faire et encore beaucoup de marge quant à la maîtrise de son chakra pour y arriver, prendre toute occasion possible pour s’améliorer dans le domaine semblait être une sage décision.

S’étirant doucement après avoir refermé la porte derrière ses parents, il contempla une fois de plus la maison qui était désormais sienne, même s’il restait à transférer ses biens ici. Un large mur était creusé de sorte à faire bibliothèque personnelle – certainement l’occasion d’acheter enfin des livres qui le suivraient jusqu’à la retraite. Cependant, une nécessité nouvelle d’imposait à lui avec une délicieuse violence, succulente presque. Qui disait nouvelle maison disait soirée d’inauguration – et s’il n’avait encore aucune date à prévoir, l’ensemble des dernières rencontres qu’il avait faites serait un panel explosif et coloré d’invités, il n’en doutait point. Néanmoins… Il devait d’abord parler de tous ces événements avec Jun, ce dernier étant certainement le plus à même de le comprendre et de le conseiller – et ce malgré toutes les railleries qu’il s’attendait à entendre venant de ce dernier.

HRP:
 

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