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L'équipe 2 : première rencontre (feat Fanghe et Zô)


Sam 26 Jan 2019 - 0:19
Lorsque Wutu-Fuku a été nommé chûnin, on lui a donné la responsabilité de deux genins. Ito et Kuzan. Les deux disciples étaient des opposés parfaits. L’un était un jeune ninja à peine habitué à quitter sa zone de confort alors que l’autre est un quarantenaire qui a déjà un vécu lourd derrière lui. Une équipe haute en couleurs, que le Kaguya s’est efforcé de souder comme il l’a pu. Il le reconnait : des liens se sont plus formés avec Kuzan qu’avec Ito. Le jeune homme semblait avoir une bonne volonté mais s’est montré peu réceptif… Kuzan, lui, a eu l’occasion de faire quelques missions avec son chef d’équipe avant de finalement renoncer à sa carrière de shinobi, lui aussi… une véritable hécatombe. Le Kaguya est-il un maître si incompétent pour pousser ses deux élèves à l’abandon ?

Il est donc aisé de comprendre que Wutu-Fuku garde un souvenir peu glorieux de cette expérience et est réticent à recommencer. Même si Kuzan a finalement été promu chûnin et a bien progressé, il a tout de même abandonné ses fonctions de ninja de la brume pour, visiblement, se tourner vers une carrière de professeur à l’Académie. L’ancien chef de l’équipe 7 pensait donc pouvoir être tranquille de ce côté pendant un petit moment… mais l’affluence récente de genins obligent les autorités du village à traquer le moindre gradé pour lui mettre des élèves dans les pieds. Il faut croire que l’attaque des mercenaires sur Kiri a éveillé des vocations. Les genins tous justes insérés dans le système peinent à trouver des chefs d’équipes faute de gradés. Qui l’eut crû alors que quelques mois plus tôt Wutu-Fuku avait presque l’impression qu’ils étaient trois dans le village.

Malgré ses tentatives d’échapper à ses responsabilités, le Kaguya voit un jour arriver dans sa boîte aux lettres une assignation de deux élèves, avec lesquels il formera l’équipe 2. Un marionnetiste et un Yamanaka. Il semblerait que ce clan soit de plus en plus présent à Mizu no Kuni…

Peut-être Wutu-Fuku a-t-il mal abordé la question lors de sa première tentative. Aller sur Ue s’avère probablement inutile… et le Kaguya a assez vu cette île pour quelques mois au moins. Reste le dojo, la solution de facilité. C’est donc dans un espace extérieur qu’il donne rendez-vous à ses deux nouveaux élèves. Le printemps a depuis un moment balayé les restes de l’hiver, ils peuvent donc se retrouver en extérieur à moins d’être à moitié à poil.

Le Kaguya est simplement assis par terre, en tailleur. Un petit ruisseau s’écoule à quelques mètres, serpentant à travers les rigoles qui passent entre les différentes zones extérieures du dojo. Il a devant lui une théière et termine la préparation de son breuvage. Devant lui, deux autres tasses pour ses invités. Une discussion, pour commencer.

Pour un combat, on verra plus tard.

@YAMANAKA FANGHE @OKUBO ZÔ
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Sam 26 Jan 2019 - 15:20
Fanghe terminait son dernier bouton, se regardant dans une glace de son appartement du centre de Kiri. Si son domicile était des plus modestes, même pour un Genin, c'était clairement par choix de répartition de budget. Les kimonos passaient avant le loyer. Et en ce jour aux allures officielles, le jeune homme aux cheveux bruns et au bouc marqué se devait de choisir la tenue approprié. Pour sa première convocation en tant que membre d'une équipe, il avait choisi une tenue plus serrée que d'habitude. Un kimono, toujours, mais qui aurait presque des airs d'uniforme. Le col était le même que celui d'une chemise, et la longue robe devait être boutonnée. Habillé ainsi, il saurait exsuder la même aura qu'une personne composée ou organisée, ce qui n'était pas si éloigné du vrai Fanghe.

Malgré son habituelle confiance en lui, le shinobi ne pouvait s'empêcher de ressentir une tension augmentée. Qui allait être son supérieur ? Fanghe avait eu un nom, par lettre, "Kaguya Wutu-Fuku", un membre d'un des clans fondateur du Village caché dans la Brume, donc. Mais ça ne suffisait pas. Le Yamanaka avait à peine pensé à son autre nouveau coéquipier d'ailleurs, un marionnettiste. Ce qui l'importait, c'était d'être bien vu par ses supérieurs. Non pas par souci de la hiérarchie, ou par respect des anciens, mais bien parce qu'il savait que la clé de l'échelle du pouvoir se trouvait dans la reconnaissance des instances supérieures, du moins pour les premières étapes.

Quoi qu'il en soit, il était là, dans un parc, et une seule autre personne s'y tenait. Un homme pâle même pour un Kirijin, mais surtout un homme en kimono. Et ça, ça plaisait à Fanghe, même si son potentiel camarade ou supérieur avait un col plongeant, et ça, c'était contraire aux convictions du Yamanaka. Mieux vaut aucun kimono qu'un kimono ouvert. Mais qu'importe, le moment était aux salutations, pas aux jugements. Pas encore. L'homme en face de lui préparait le thé, avec deux autres tasses vides. Signe qu'il attendait deux autres personnes. Seule autre personne au lieu de rendez-vous, attendant deux invités, il y avait peu de chances qu'il se trompe sur l'identité de son interlocuteur.

- Équipe Deux ? Je suis Yamanaka Fanghe.
Le shinobi tendait sa main, dans l'espoir de serrer celle de son nouveau coéquipier, le poignet tenu par l'autre main.

Tenue de Fanghe:
 

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Sam 26 Jan 2019 - 16:50
Zô considéra une fois encore la missive qu'il venait de recevoir. On l'avait affecté à une équipe. Il allait maintenant lier son activité à celle de deux autres personnes: un maître et un coéquipier. Ils fonctionneraient en trio ... Zô n'avait, évidemment, jamais expérimenté un tel concept. Il n'y avait pas besoin d'équipes, ni matière à en créer, dans ses lointaines terres de Hayashi no Kuni. Il ne savait pas ce que c'était que de travailler en équipe. Il était totalement dénué de véritable expérience de ce côté-là. C'était une bonne chose, alors, sans doute, qu'on l'ait placé auprès de deux confrères. Après tout, n'avait-il pas quitté les siens pour en apprendre plus sur ce monde inconnu ? Pour se forger sa propre expérience, et pas pour bénéficier de celle d'autres hommes à travers quelques lignes tracées à l'encre ? C'était l'occasion rêvée de mettre en oeuvre ce qu'il s'était proposé lui-même d'accomplir en s'exilant: découvrir, au sens large du terme.

Il laça ses bottes, glissa dans son dos un épais rouleau, et sortit de son petit appartement. La rue était calme, suffisamment pour qu'il puisse rester plongé dans ses pensées alors qu'il se dirigeait vers le Dojo. Il commençait à bien connaître l'endroit ... Depuis qu'il était arrivé à Kiri, c'était un des lieux où il s'était le plus rendu. Il y avait fait des connaissances très intéressantes, d'ailleurs. Celle du jour le serait sans doute tout autant que les précédentes ... Il comptait beaucoup dessus, à vrai dire. Ses relations dans le monde de ses pairs shinobis étaient encore très peu développées, trop pour qu'il puisse se sentir vraiment à l'aise au sein de cette communauté si particulière. Il avait besoin de temps, et surtout de fréquentations pour se fondre dans le moule de cette nouvelle culture, de ces nouvelles moeurs, de cette nouvelle vie.

La missive qu'on lui avait envoyé ne mentionnait rien de bien éloquent au sujet de ses deux coéquipiers. Seuls leur nom ressortait, et en apprenait long sur eux. Un Kaguya, d'un côté -le chef de l'équipe, un gradé du village- et un Yamanaka de l'autre. Zô avait croisé les noms de ces clans illustres à plusieurs reprises dans les nombreux ouvrages dont on lui avait imposé la lecture. Il savait que les Yamanaka étaient réputés pour leurs facultés à utiliser leur esprit en combat, mais c'était tout. Quant aux Kaguya, il avait eu l'occasion d'en apprendre un peu plus à leur sujet au contact de la population de Kiri. Il savait qu'ils étaient un des clans fondateurs du village, parmi les plus illustres par sa renommée et les quelques membres illustres qui avaient fait briller le lignage aux yeux de l'histoire. Il savait également qu'ils avaient l'aptitude d'utiliser leurs os en combat. Mais là encore, il attendait d'en voir un à l'oeuvre pour élargir le champ de ses connaissances.

Il arriva au Dojo. Les bruits de l'entraînement flottaient dans l'air, lointains et en même temps omniprésents, comme si le vent venait les murmurer aux oreilles du premier curieux. Zô parcourut les allées, sachant parfaitement où aller. Il trouva en effet deux personnes au lieu de rendez-vous fixé. Elles entouraient un service à thé. Zô sourit. Il n'en demandait pas plus pour un premier contact. Il s'approcha de ces deux nouvelles connaissances, et leur tendit une main amicale, accompagnée d'un léger sourire.

"Bonjour. J'imagine que vous êtes de l'équipe deux, aussi ? Je suis Okubo Zô."
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Lun 28 Jan 2019 - 0:11
Les deux élèves de Wutu-Fuku ne tardent pas à pointer le bout de leurs nez. Le chûnin n’a rien de plus que quelques informations résumées sur une fiche mais d’expérience, il sait bien que cela ne veut pas dire grand-chose. Reste à cerner plus en détails ces deux jeunes hommes. Un marionnettiste originaire du lointain Pays du Bois. Le Yamanaka, lui, est logiquement originaire d’Hi no Kuni, arrivé avec sa famille marchande. Au moins, tout reste à faire avec eux : ils sont encore jeunes et peu expérimentés et ne se laisseront probablement pas enfermés dans les points de vue qu’ils connaissent déjà.

Fanghe arrive en premier. Il est vêtu d’un kimono élégant, de bien meilleure facture que celui de son désormais chef d’équipe. Une tenue que l’on peut soupçonner comme peu adaptée au combat. Certes, Wutu-Fuku en porte également mais lui n’a pas peur de les déchirer, comme il a déjà pu le faire par le passé. Le genin tend poliment la main pour serrer celle du Kaguya. Le chûnin la serre en souriant.

-Bonjour Fanghe, assied-toi je t’en prie.


Dit-il alors qu’il verse son thé dans la tasse située devant le Yamanaka, puis dans celle destinée au dernier membre de l’équipe.

-Zô, le troisième membre de l’équipe 2, ne devrait pas tarder à arriver. J’entrerais dans les détails une fois qu’il sera lui aussi présent, si tu veux bien.

Le chef d’équipe n’a pas envie de faire son speech deux fois. Il n’a d’ailleurs pas à attendre longtemps pour voir débarquer le marionnettiste, qui s’introduit d’une manière similaire à son désormais collègue. Le chûnin serre la main du Hayashijin, avant de l’inviter à s’asseoir à son tour.

-Bonjour Zô. Tu peux prendre place et te servir.

Il invite le second genin à s’asseoir d’un geste de la main. Le chûnin soupire, attrape sa tasse et souffle sur la surface de la boisson chaude.

-Je suis Kaguya Wutu-Fuku, mais vous le savez déjà je suppose. Je préfère être honnête avec vous : j’étais peu motivé à l’idée d’avoir à nouveau des genins sous mon aile. J’avais même demandé à ce qu’on me laisse à l’écart de tout ça quelques temps, histoire que je puisse progresser sur certains projets personnels. Mais les temps sont particuliers : il n’y a jamais eu autant d’aspirants à Kiri alors il faut bien que quelqu’un prenne en charge ces genins.

Une absence de motivation plutôt claire mais Wutu-Fuku préfère être honnête avec ses élèves. C’est cette démarche et cette relation qu’il veut avoir avec ses disciples.

-Cela ne veut pas dire pour autant que je vais négliger votre formation. Cela devient une de mes priorités à partir d’aujourd’hui.

Après avoir soufflé sur le thé quelques secondes supplémentaires, le Kaguya se décide enfin à tremper ses lèvres dans l’infusion.

-Je ne suis pas très à cheval sur le « règlement » de l’équipe, si ce n’est celui qui régit Kiri de manière général. N’ayez pas peur de me dire ce que vous pensez, voir me contredire, tant que vous le faites de manière respectueuse et argumentée.

Pour Wutu-Fuku, il n’est jamais bon de garder des choses pour soit sans les partager par crainte de représailles.

-J’aimerais que vous me parliez de vous. Pas de vos capacités, ce n’est pas le plus important maintenant. Qu’est-ce que vous recherchez ?
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Mer 30 Jan 2019 - 12:22
Son enseignant n'avait pas l'air désagréable. Non pas que le caractère de son chef d'équipe changeait quelque chose aux plans de Fanghe, n'importe quelle unité lui aurait convenu pourvu qu'elle soit un minimum capable, mais des compagnons faciles à vivre restaient un bonus qui ne se refusait pas.

Pendant ce temps là, le thé était servi. Un kimono et du thé. Malgré quelques fautes de goût, le Yamanaka avait quelques points en commun avec son instructeur. Décidément, les bons points s'enchaînaient. Un léger sourire de contentement se dessinait sur le visage du jeune brun au bouc marqué une fois la tasse remplie, n'oubliant pas de remercier Wutu-Fuku.

Le marionnettiste arrivait enfin. Fanghe le jaugeait rapidement avant d'accepter sa poignée de main, sans rien ajouter. Ils n'avaient enfin plus à attendre par politesse, le thé pouvait être entamé. Le jeune homme souleva sa tasse, la portant presque jusqu'à ses lèvres, avant de tilter. La gentillesse de l'homme en face de lui, le thé déjà servi, même si c'était frôler la paranoïa, leur première rencontre pouvait être sujette à une évaluation. En ce sens, peut-être que le thé était empoisonné ou drogué. Leur supérieur aurait très bien pu vouloir leur apprendre à ne pas faire confiance trop vite. La tasse était à peine sur les lèvres de Fanghe que celui-ci la reposa, se contentant d'un « C'est encore un peu chaud. » .

Suite à cela, leur supérieur se présentait enfin. Kaguya Wutu-Fuku, mais ça, ils le savaient déjà. L'Homme qui ne semblait pas bien plus âgé que ses élèves exprimait déjà une certaine lassitude, voire un air désinvolte. Il ne voulait pas être à ce poste. Ce laxisme pouvait être un avantage comme un inconvénient aux plans de Fanghe. Soit ce manque d'ambition le freinerait, soit au contraire le Kaguya voudra vite se débarrasser de ses aspirants et les recommandera aux instances supérieures le plus vite possible. Seul le temps nous le dira.

Cependant une mention particulière attira l'attention du Yamanaka. Le chûnin souhaitait « progresser sur certains projets personnels ». Fanghe devait vite découvrir quels étaient ces projets. Il pouvait être question de vie de famille, simplement, ou bien d'une quête de puissance. Et là, le jeune brun devrait intervenir, découvrir ce que son Maître sait et peut-être s'emparer d'une source de puissance avant celui-ci.

Malgré son manque de motivation flagrant, l'enseignant indiquait clairement qu'il ne négligerait pas son devoir. De quoi frustrer Fanghe. Avoir un geôlier dans ses pattes pourrait s'avérer dangereux. Mais il fut vite rassuré par la mention d'une certaine liberté face au règlement, et d'une disponibilité Maître-Élèves. Les règles étaient ce qui pouvait ralentir le Yamanaka, au plus souple celles-ci sont, au mieux il saurait s'adapter. Quant au dialogue permit entre le Kaguya et les Aspirants, cela ouvrait une fenêtre à Fanghe. Même s'il en était bien bien bien loin aujourd'hui, travailler sur la psyché de son supérieur permettrait peut-être à l'homme en kimono sombre d'avoir celui-ci dans le creux de sa main, comme d'autres de ses pantins. Renverser son propre Maître, ce serait prestigieux.

Quoi qu'il en soit c'était à présent à eux de parler, on leur demandait qui étaient-ils, quelles étaient leurs aspirations. Évidemment, ses vrais plans ne sauraient être révélés. Tout en quittant l'air neutre qui l'accompagnait depuis l'arrivée de Zô pour arborer une expression plus investie et déterminée, Fanghe prit la parole:

- Bien, dit-il en raclant sa gorge, tout comme vous le savez, je m'appelle Fanghe et j'appartiens au clan Yamanaka du Pays du Feu. Quant à ce que je recherche, je dirais que j'aspire à une certaine reconnaissance à travers la protection du village. Le pays de l'Eau a su m'accueillir en des temps difficiles pour moi et j'aimerai lui rendre la pareille.

Le jeune homme détournait le regard en dessinant un léger sourire niais. Tout ce qu'il avait débité relevait d'un large tissu de mensonge, mais il savait se montrer convaincant dans son jeu d'acteur et n'avait aucune intention de parler de ses véritables aspirations.

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Jeu 31 Jan 2019 - 17:52
Zô considéra un instant ses coéquipiers, sans prêter attention, d'abord, à la tasse de thé qui lui était destinée. Tous deux étaient habillés élégamment. C'était la première chose qui le frappa, quand il les examina cette première fois. Lui, dans sa tenue d'entraînement habituelle, semblait presque faire tache. Il semblait maladroit dans son pantalon ample, bouffant, et sa tunique semblait bien sobre à côté des habits de ses camarades. Il ne laissa rien paraître de son malaise. Peut être avait-il laissé passer une information dans la missive qui mentionnait un code vestimentaire particulier ? Il en doutait. C'aurait été une requête bien étrange, sans vraiment de sens compte tenu des circonstances de leur entrevue. Non, il préféra y voir, à raison, un heureux hasard des circonstances.

Sans un mot, Zô s'assit à côté de son nouveau senseï, et se saisit du gobelet de thé. S'il ne le porta pas tout de suite à ses lèvres, c'était bien moins par sagacité, comme Fanghe, mais plutôt par simple attente polie. Il ne voulait pas être le premier à boire. Et, de toute façon, il était trop absorbé par ce que disait son maître, et -plus que par les paroles elles-mêmes- par toutes les questions qu'elles pouvaient soulever.

Que s'était-il passé précisément avec sa précédente équipe, qui l'avait fait renoncer à prendre de nouveaux élèves sous son aile ? Et quels étaient ces projets personnels auxquels il disait vouloir se consacrer de son côté ? Zô trouvait assez étrange qu'il ne les mentionne pas devant ses élèves, tout en leur demandant quels étaient leurs propres objectifs. Peut être s'agissait-il d'enjeux trop importants pour être si facilement divulgués à de simples Genins. Peut être des enjeux importants pour le village étaient-ils au coeur de ce mystère. Ou peut être s'agissait-il tout simplement de quelque chose de trop personnel pour qu'il souhaite les évoquer si tôt ... Zô ne pouvait que spéculer, et il n'avait pas l'intention de poser de question frontale sur ce sujet. Il était trop timide pour ça, et sentait de toute façon que ç'aurait été bien mal approprié.

Zô fronça légèrement les sourcils en entendant la présentation de son camarade d'outremer. C'était concis, certes, mais peut être un peu trop ... Etait-ce là toute l'ambition de ce nouveau camarade ? Trouver de la reconnaissance, soutenir le village ? Zô ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y avait quelque autre motivation cachée derrière cette présentation timorée. Mais, là encore, il n'allait pas se risquer à chercher à approfondir de façon bien trop indiscrète à son goût un sujet qui, de toute évidence, avait été volontairement éludé. Il se contenta de rassembler ses idées pour faire sa propre présentation:

"Je suis Okubo Zô, comme vous le savez aussi ... Je viens de Hayashi no Kuni. J'ai quitté ma famille pour des questions de ... Disons de divergences de point de vue. Je n'ai pas spécialement choisi de venir à Kiri. En fait, j'y ai plutôt atterri comme par accident. Mais j'ai bien l'intention de profiter de mon séjour ici pour approfondir mes connaissances, et mon expérience avant tout. Pour ça, je m'en remets à vous."

Il n'en n'avait pas trop dit. Simplement le nécessaire. Il semblait que chacun voulait garder une part de secret, qui ne devait pas être partagée avec les autres. Pas encore ... Attendaient-ils tous qu'une confiance s'instaure entre eux pour se connaître plus avant ? Ou condamnaient-ils leurs mystères au silence éternel ? Pour sa part, Zô avait la certitude qu'il valait mieux garder certains de ses projets cachés pour l'instant. Il n'était pas sûrs qu'ils soient du goût d'un gradé du village, ni même d'un autre Genin. Trop de questions d'éthique étaient en jeu, qu'il n'avait lui-même pas encore réussi à démêler pour se convaincre du bien fondé de ses plans. Le silence était encore son option la plus abordable.

Pour le reste, il se plaçait entre les mains de son nouveau maître. Il n'avait encore aucune idée de ce qui pourrait ressortir de cette équipe. Pourrait-il en tirer un bénéfice important ? Ne s'agirait-il que d'un fardeau, d'une obligation à laquelle il serait contraint de se soumettre pour s'assurer de garder une bonne place dans le village ? L'avenir seul le dirait. Inutile de trop s'avancer ...
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Sam 2 Fév 2019 - 13:18
Surprenant ? Aucun des deux genins ne daigne boire le thé offert par Wutu-Fuku. Si Fanghe se justifie par le fait qu’il est encore un peu chaud, Zô garde le silence… peut-être attendent-ils que le plus haut gradé commence à boire le premier ? Il hausse les épaules et porte la tasse à sa bouche, on verra bien s’ils décident de suivre. C’est pas comme s’il l’avait empoisonné… quoi, les genins ne vont quand même pas jusqu’à soupçonner leur maître de mettre un produit quelconque dans la boisson qu’il leur propose ? Ce n’est clairement pas le meilleur moyen pour commencer une relation basée sur la confiance…

Les deux apprentis ninja prennent tour à tour la parole. Le Yamanaka commence par rappeler son origine du Pays du Feu. Il dit vouloir aspirer à une certaine reconnaissance via la protection du village. Comme un acte de reconnaissance par rapport au Pays de l’Eau qui l’a accueilli suite à la fuite de la guerre civile qui a touché Hi no Kuni pendant si longtemps. Pas sûr que Mizu, à cette époque, était plus sûr à cause de la purge qui a donné naissance au village caché de la brume… Le Kaguya hoche la tête en silence pendant que l’Hijin s’exprime, avant de tourner la tête vers son second élève.

Il se présente comme un Hayashijin, chose que le chûnin sait bien sûr déjà. Ce qu’il sait moins, c’est qu’il a quitté sa famille à cause de divergences d’opinions. Wutu-Fuku ne connait pas le Pays du Bois aussi s’abstient-il de commenter cette situation. Il reconnait ne pas avoir fait le choix de s’installer à Mizu no Kuni. Il est vrai que sa présence sur l’archipel est étrange… Hayashi, ce n’est pas la porte à côté. Il y a de nombreuses nations autour de ce petit pays du Yuukan… Il conclue en indiquant vouloir profiter de son séjour à Kiri pour approfondir ses connaissances et gagner en expérience.

-Tu auras l’occasion de gagner en expérience, ne t’inquiète pas. Le contexte actuel devrait vite te permettre de faire tes preuves.

Ou de mourir… mais ça ils doivent déjà le savoir.

-Le monde shinobi est dangereux. Je ne doute pas que vous avez déjà, à cause de votre passé, été confrontés à la violence. Mais j’aimerais vous expliquer la réalité de ce monde via mes propres expériences.

Il prend une lourde inspiration.

-Sur Wasure no Kuni, j’ai vu l’homme au chapeau ridiculiser l’ombre de la roche. Et moi aussi, par la même occasion. Vous devez prendre conscience qu’il existe sur cette terre des ennemis dont vous ne pouvez même pas appréhender la puissance. Que même un Kage ne peut affecter. Vous êtes encore jeunes… il y a un monde entre vous et moi. Il y a un monde entre moi et un Kage. Et il y a dix mondes entre un Kage et l’ennemi public numéro un.

Les efforts pour ne serait-ce qu’approcher le niveau d’un Kage prennent des années.

-Mais ce n’est pas une raison pour se laisser impressionner. Vous avez tous les deux l’avantage d’être spécialisés dans des domaines contre lesquels peu de personnes sont préparés. Qui peut se vanter de pouvoir guérir seul du poison d’un marionnettiste ? Qui peut résister aux techniques mentales d’un Yamanaka ?

Il regarde Fanghe.

-D’ailleurs je préfère te prévenir tout de suite Fanghe. Je sais dans les grandes lignes ce dont les Yamanakas sont capables. Tente d’interagir avec mon esprit sans mon autorisation une seule fois et tu pourras te chercher une autre équipe. Enfin, ça c’est si les autorités du village acceptent de te laisser en vie après ce genre de frasque... Je ne parle bien sûr pas des techniques de communications que nous pourrions développer. Mais d'une intrusion dans ma mémoire. Ce serait l'équivalent d'une intrusion dans les bureaux d'un haut gradé du village... Mais nous n'en arriverons pas à de telles extrémités n'est-ce pas ?

Dit-il en reprenant une gorgée de thé. Wutu-Fuku n’est pas le genre de personnes à aimer les méthodes expéditives. Mais si le Yamanaka tente quoi que ce soit, il devra en informer les autorités du village… et eux seront certainement moins tolérantes vu ce que le Kaguya sait.
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Sam 2 Fév 2019 - 19:41
Le thé commençait à refroidir, Zô commençait sa présentation. Il faut dire que Fanghe avait totalement négligé la présence de celui-ci. Sans avoir pourquoi et ce, avant même de le rencontrer, il considérait déjà son coéquipier comme un poids en trop, un boulet, un intrus. Il faut dire que le manque de finesse qu'exultait cet être confirmait ce rôle "d'intrus", manque de raffinement qui fut légitimé par la nationalité révélée de cet homme; un hayashijin. Un homme de la jungle avait donc finalement réussi à fouler les terres de Kiri. Décidément, les sauvages doivent avoir la peau solide pour traverser tout cette distance pieds nus, tels les gorilles qu'ils sont.

Le marionnettiste révélait ensuite avoir été en désaccord avec ses parents. Le gorille souhait-il manger trois bananes par jour au lieu de deux? Aurait-il voulu être le premier gorille à s'habiller décemment ? La deuxième option était de toute évidence un échec, mais peut-être était-ce avant-gardiste pour le Pays du Bois, c'est déjà ça. De plus, ses objectifs étaient tout aussi bateaux que le mensonge inventé à la va-vite de Fanghe. Non, décidément, il n'y avait rien à tirer de cet homme. Qu'il s'estime chanceux, le Yamanaka le laissera tranquille.

Maintenant que les présentations étaient faites, l'enseignant-malgré-lui pouvait reprendre la parole. Lancer des généralités, voilà ce qui semblait être sa spécialité. Le monde shinobi est dangereux, les kages sont puissants, les méchants sont méchants... Mais pour qui se prenait-il? Il avouait ensuite avoir souffert à la vision de l'homme au chapeau, oh pauvre petit, sommes-nous là pour le plaindre?

Après avoir rabaissé ses élèves, il glorifiait leurs capacités. Quelle étrange contradiction. Un paradoxe qui se poursuivait ensuite. Il mit Fanghe en garde, le menaçant même. Si le jeune homme avait l'audace d'envahir l'esprit de son supérieur, des sanctions seraient prises. Drôles de menaces, mais Fanghe se retenait de rappeler à son nouveau sensei ses dernières paroles: « Qui peut résister aux techniques mentales d’un Yamanaka ? ». Qu'espérait donc cet incapable? Une fois la main mise sur son esprit, aucune autorité ne viendra à son secours.

Mais l'heure n'est pas aux tensions, l'altère-esprit se devait d'être un élève docile, pour l'instant, ainsi, lorsque son supérieur lui demandait rhétoriquement si une telle situation devrait arriver, l'élève inclinait volontiers son visage bien bas, en affirmant avec panache:

- Cela n'arrivera pas !

Bien sûr que cela n'arriverait pas, si la mémoire de son supérieur venait à être envahie, il serait stupide de lui laisser la mémoire de cette intrusion. Presque tout aussi stupide que d'ensuite lui laisser son libre-arbitre. Définitivement, malgré une première bonne impression, Fanghe se mettait à détester ce personnage.

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Dim 3 Fév 2019 - 12:07
Zô observa, légèrement crispé alors qu'il portait son gobelet de thé à ses lèvres, la discussion entre son maître et son coéquipier. Les Yamanaka n'étaient pas à sous-estimer, c'était certain. Et vu les menaces que le Kaguya avait laissé entrevoir en cas d'intrusion mentale, il y avait fort à parier qu'un détour par l'esprit de son sensei révélerait au Hijin des informations sensibles. A moins qu'il ne s'agisse de choses que leur sensei voulait à tout prix cacher ? Les deux n'étaient incompatibles, de toute façon. Zô en vint à se demander quelles pourraient être ces informations, quelle ampleur elles pouvaient avoir. En un mot, entre quelles mains avait-il été placé ?

Car il ne savait pas grand chose de son sensei, au final. Il ne connaissait que son nom, ne pouvait deviner qu'une partie de ses capacités, et ne pouvait le situer dans la hiérarchie du village que par son grade. Mais c'était tout. Et ce grade semblait en dire assez peu sur le personnage, s'il avait bel et bien combattu au côté du Tsuchikage. Quelle place avait-il au sein du village ? Quel était le genre de mission qu'on lui confiait ? Et, par conséquent, quel était le genre de mission que Zô pouvait s'attendre à devoir effectuer ? Il pouvait aussi voir les choses d'un point de vue beaucoup plus personnel, et se demander quel intérêt il pourrait retirer pour lui-même d'une proximité avec ce sensei. Pourrait-il lui assurer un avancement rapide ? Pourrait-il lui apporter une protection suffisante si Zô faisait un pas de côté ? A quel point soutiendrait-il ses projets ? Autant de questions qui restèrent informulées, pour l'instant. Zô se contenta de boire à petites gorgées un peu de son thé, encore brûlant.

Quant à son coéquipier, il ne savait pas non plus trop quoi en penser, encore. Il semblait docile, mais il n'était pas tout à fait certain de l'apprécier. Il ne lui avait pas accordé un seul regard depuis son arrivée. Zô doutait pourtant d'avoir fait quoi que ce soit qui puisse lui attirer de l'animosité de sa part. Il était d'un naturel assez positif et bienveillant, aussi s'efforçait-il d'éprouver de la sympathie à l'égard de cet autre shinobi au côté duquel il devrait combattre, certainement. Cependant, la possibilité soulevée par leur sensei qu'il puisse lire dans les esprits était aussi pénible à Zô. Il y était certaines choses qu'il aurait préféré cacher dans ses pensées. Et il n'était pas sûr du tout d'avoir assez confiance en le Yamanaka pour les lui confier, volontairement ou non.

Il se garda néanmoins de lui faire part de ses réticences à l'idée d'être lu comme un livre. D'une part parce que ç'aurait été manifester une inquiétude de ce côté-là, et il ne voulait surtout pas éveiller l'étincelle d'un soupçon dans l'esprit de son sensei. D'autre part parce qu'il n'avait aucun moyen de faire pression sur son coéquipier. Leur maître pouvait le menacer des sanctions qu'un supérieur peut proférer à l'égard de son subordonné, mais Zô, lui, que pouvait-il faire ? Quel bâton pouvait-il brandir ? Il n'avait aucune arme à utiliser en cas de danger. Aussi décida-t-il de faire profil bas. Pourquoi son coéquipier se serait-il donné la peine de lire dans ses pensées s'il pensait qu'il n'avait aucun intérêt ?

S'il le sentait au fond de lui, Zô ne comprenait pas encore l'atmosphère qui s'était créée au sein du groupe. Il sentait la tension dans l'air, mais ne voyait pas encore qu'il s'agissait d'une véritable méfiance. Par qui était-elle animée ? Qui faisait peser, déjà, sur l'équipe la menace de l'insécurité ? La réponse aurait pu paraître évidente. Pourtant, pour Zô, esprit encore trop candide, sans doute, elle restée muette et invisible.
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Mar 5 Fév 2019 - 23:14
A question rhétorique, réponse rhétorique. Fangue n’a aucun intérêt à dire qu’il tentera un jour de prendre le contrôle de l’esprit de son enseignant. Car ça le mettrait dans de beaux draps alors même qu’il commence sa carrière de shinobi. Mais il est précipité de lui attribuer de telles intentions si tôt. Le trio est encore loin du conflit ouvert. Même si le contact récent permet d’expliquer certaines choses, comme le fait que Fanghe semble porter peu d’intérêt à son coéquipier. C’est pourtant une personne avec qui il va passer beaucoup de temps à partir d’aujourd’hui. Wutu-Fuku ne peut bien sûr pas le forcer à apprécier l’Hayashijin… il s’en moque bien d’ailleurs, de qui aime qui ici. Ce qui compte, c’est que l’équipe soit fonctionnelle. Et entre un spécialiste du Taijutsu, un Yamanaka et un marionnettiste, il y a de quoi faire. Zô finit d’ailleurs par tremper ses lèvres dans le thé. Enfin, se dit le chûnin. Il avait presque peur d’avoir raté sa préparation. Pourtant, l’infusion dans sa propre tasse est tout à fait classique par rapport à ce qu’il peut produire d’habitude.

-Bien. Dès qu’un ordre de mission adapté à votre niveau sera disponible, j’inscrirais notre équipe pour une première expérience. Je vais essayer de vous éviter la classique ronde de nuit sur les remparts ou la traque du chat de la doyenne du village qui s’est encore échappé de chez sa maîtresse…

Pauvre chat. La vieille devrait se remettre un peu en question à force. Si le félin se barre tous les quinze jours, c’est bien qu’il y a une raison à ça. Des missions qui sont adaptées aux jeunes qui n’ont aucune expérience du terrain. C’est d’ailleurs plus pour leur apprendre les rouages du système shinobi qu’autre chose… et faire d’une pierre deux coups au niveau des finances publiques. N’importe qui peut rattraper un chat fuyard, même s’il n’a pas la capacité d’utiliser le chakra. Mais quand on a une main d’œuvre peu coûteuse et qui a en plus le besoin d’être formée, autant en profiter.

-Vous avez chacun déjà une petite expérience et vous ne gagneriez pas grand-chose à subir ce genre de missions… mais je ne vous garantis rien. Si une ronde doit être effectuée et que nous sommes la seule équipe disponible, nous n’aurons pas le choix.

Il n’en vient bien sûr pas à souhaiter qu’il se passe réellement quelque chose. Il est trop tôt pour exposer Fanghe et Zô aux dangers que peuvent représenter les prisonniers de Wasure no Kuni. Wutu-Fuku reprend un peu de thé avant de reposer sa tasse au sol. Il regarde ensuite Zô dans les yeux. Il s’est concentré sur Fanghe un peu plus tôt, c’est désormais au tour de l’Hayashijin de se mettre à table.

-Est-ce que tu peux me montrer tes marionnettes ? Et j’aimerais également des détails concernant les poisons que tu utilises…

Les capacités du marionnettiste présentées dans les documents officiels ne précisent pas l’apparence des pantins utilisés par le jeune homme. Autant savoir à quoi s’attendre pour pouvoir établir au mieux une stratégie. Peut-être même qu’il a des connaissances en poisons inédites via son ascendance du Pays du Bois.
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Lun 11 Fév 2019 - 12:30
Après s'être incliné, Fanghe reprenait une position assise convenable, les deux mains toujours enfouies dans ses manches. Une fois l'agacement face à l'insolence de son supérieur passé, la curiosité prit possession des pensées de l'homme. Après avoir évoqué des projets personnels, son Maître le menaçait de renvoi en cas d'intrusion mentale. C'est quelque chose qui va de soi, mais le préciser peut apporter un rappel nécessaire, soit. Mais un tel rappel juste après avoir fait mention de projets... Cet homme avait quelque chose à cacher. Et Fanghe ne s'en serait pas douté si la mise en garde n'intervenait pas juste après avoir abordé les projets du Kaguya. Mais après tout, peut-être est-il simplement de nature craintive ?

Le Yamanaka ne pouvait faire de conclusions de manière si hâtive. Ses soupçons devront être confirmés plus tard. Au diable les manigances, contentons-nous de supporter cette rencontre et l'ambiance pesante qui en est inhérente.

La question des missions était enfin abordée. Si devoir aller traquer des animaux de compagnie rebelles faisait tiquer Fanghe, il avouait bien volontiers ne pas être contre les rondes de nuit. Pourtant exercice traditionnellement redouté, pour une raison qu'il ne saurait expliquer, le jeune homme appréciait monter la garde perché sur les murailles de la Cité fortifiée. Jusqu'ici, cependant, ses missions de garde n'ont jamais su être productives, ne se résumant qu'à des heures de sommeils qui auraient pu être plus optimales. Mais qui sait ? Peut-être que sa première ronde en équipe l'amènerait à appréhender un dangereux criminel fugitif?

Mais après cette vive réflexion, le Tuteur de l'équipe 2 releva une question intéressante. Non pas que Zô, lui, était digne d'un intérêt quelconque, mais à défaut d'être une chose dénuée de toute importance, ses talents, eux, méritaient qu'on se penche sur son cas. Il ne fallait pas faire dire aux pensées de Fanghe ce qu'elles n'avaient pas dit. Ce n'est pas Zô en soi qui est intéressant, mais bien ses capacités.

Le marionnettisme. Plus le Yamanaka y pensait, plus il y voyait un art cousin à ses arcanes claniques. Le jeune brun au bouc marqué n'avait pas encore pu témoigner des techniques de ces gens-là, mais la manipulation de marionnettes n'était qu'une version distante et bon marché de la technique de Transposition. Car la marionnette d'un Yamanaka, c'était bel et bien sa cible. Et ça, ça dégage une certaine classe que ces joueurs de poupées empaillées n'ont pas.

Cela dit, Fanghe était quand même bien curieux de voir à quoi pouvait ressembler les pantins de son collègue. En ce sens, une fois le regard de son sensei posé sur l'Hayashijin, l'homme en vrai kimono y déposa le sien, scrutant vivement son camarade.

« Tiens. Il a entamé sa tasse de thé. Il a encore l'air en pleine possession de ses moyens. Les drogues mettent encore un peu de temps avant d'agir, c'est normal. »


Le verre de Fanghe restait inchangé, mais en attendant c'était Zô qu'il regardait, impatient de voir à quoi ses poupées à coiffer pouvaient bien ressembler.

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- Paroles
« Pensées »


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Jeu 21 Fév 2019 - 18:41
Zô considéra un instant son nouveau maître avant d’accéder à sa requête. Le thé lui réchauffait les mains, et il n’était pas certain de trouver cette sensation tout à fait agréable : l’atmosphère était déjà chargée, lourde, et la brûlure de la tasse en fine porcelaine le poussa à reposer la tasse, avec politesse. Non pas que le thé ait été mauvais : au contraire, il le trouvait tout à fait agréable. Mais il était seulement trop chaud, encore, et sa chaleur se répandait déjà dans tout le corps de Zô comme un frisson d’étuve, faisant perler une goutte de sueur à son front. Sans doute paraissait-il bien peu élégant au milieu de ses deux nouveaux compagnons. Sa tenue était la moins reluisante des trois, et ses manières semblaient empruntes d’une certaine gêne, d’une certaine maladresse. Sans doute le comprit-il lui-même, car il s’efforça alors d’adopter une attitude plus décontractée.

« Très bien. »

Il se leva, dans un léger craquement chantant du parquet, et fit quelques pas pour s’écarter à une distance raisonnable des deux autres. Il tira alors de son dos l’épais rouleau dont il avait pris le soin de se munir avant de quitter son logis, et le déplia d’un geste vif. Tout se passa alors en un instant : avec des mouvements rendus habiles et précis par l’habitude, Zô se croqua le bout du doigt, y faisant perler une goutte d’un sang carmin, appliqua la plaie sur les sceaux dessinés sur le parchemin et effectua un mudra. Un nuage de fumée jaillit des arcanes, et le cacha à la vue de ses camarades pendant un instant.

« Voilà. »

Ce fut d’abord la silhouette de la marionnette qui se dessina dans la fumée. C’était une silhouette immense, d’environ deux mètres de haut. Et entièrement noire. Puis la fumée commença à se dissiper, et les formes de la marionnettes se dessinèrent plus distinctement. Le pantin était entièrement couvert d’un épais drap noir, sans motif. Seulement, là où aurait dû se trouver un visage, il n’y avait rien d’autre qu’un masque d’os, qui ressemblait étrangement à un crâne de chèvre, aux orbites vides. Et voilà. C’était tout. Rien d’impressionnant. Pas de lames sorties de tous côtés, pas d’épines farouches prêtes à percer l’ennemi, pas de canon, de projectiles, de masse. Seulement le mystère de tous les mécanismes secrets du pantin, cachés sous sa grossière bure de toile noire.

« C’est la seule marionnette que j’utilise. Je n’en ai pas encore confectionné d’autre. Elle s’appelle Oiwa. C’est une création de ma famille. Elle est un peu vieille, mais bien entretenue. Quant à mes poisons, je n’utilise que quelques préparations assez rudimentaires. Je ne suis pas encore capable de mettre au point des poisons vraiment létaux. Pour l’instant, les seuls que j’arrive à concocter ne font que provoquer des étourdissements, des engourdissements ou des nausées. Mais j’ai bien l’intention de m’améliorer dans ce domaine, comme dans celui de la manipulation de ma marionnette. »


Il ne fit pas rentrer dans son sceau le pantin, ni ne le relia à ses mains par les fils de chakra dont son père lui avait livré les secrets. Il se contenta de le laisser là, debout, dans une position étrange, comme dénué d’articulations. Zô avait toujours eu une certaine crainte de ce pantin. Il ne pouvait prétendre en connaître tous les secrets, tant les ajouts successifs faits par ses ancêtres étaient nombreux. Sans doute les mécanismes les plus mortels enfermés dans le squelette de bois lui échappaient-ils encore … Il confectionnerait sa propre marionnette, bientôt. Il était curieux de s’adonner à ce nouvel exercice et … Il avait aussi besoin de cette expérience, pour plus tard. Il fallait qu’il sache comment faire pour confectionner à partir de rien tous les membres mécaniques, tous les organes créés de main d’ingénieur qui formaient à l’unisson l’organisme tout entier auquel il donnait lui-même vie, par son propre chakra.
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L'équipe 2 : première rencontre (feat Fanghe et Zô)

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