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Deux lames au coin d'un feu — [JUN JOO]


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Sam 26 Jan 2019 - 17:57
Le rp se déroule durant les expéditions de Kumo sur les terres d'Hayashi no Kuni, Sae n'avait pas encore quitté ses terres natales pour rejoindre les rangs d'Iwa.

Rien n'était plus exaltant qu'une partie de chasse dans l'immense et éternelle forêt du pays du Bois. Chaque fois que je posais le pied sur une branche afin d'avancer dans l'épaisse flore, mon cœur battait la chamade. Je sentais bouillir mon sang dans mes veines, la traque était ma drogue, plus l'animal me donnait du fil à retordre, plus le plaisir était là. Une proie qui se faisait attraper trop facilement n'avait aucun intérêt à mes yeux, il fallait que cela soit difficile, que cela dure toute une journée au moins, que la créature ressente la peur et qu'elle trouve le courage de se battre plutôt que de fuir. L'Ancienne du village disait toujours qu'une chasse se devait d'honorer les Dieux et quel meilleur moyen de les honorer qu'en leur offrant un véritable spectacle et non un simulacre de pistage.

La créature que je chassais depuis que le soleil était à son zénith était un magnifique cerf blanc, animal très rare et au pelage si précieux. Seuls les chefs de clan d'Hayashi no Kuni avaient le droit de porter la peau de la bête, puisque l'on racontait que le Cerf Blanc était l'animal de compagnie d'une de nos déesses. Le mysticisme ainsi que les croyances de mon peuple étaient très ancrés en moi et ce depuis mon plus jeune âge.

Le mammifère courait sans s'arrêter, il se savait traquer par moi puisqu'il avait pu sentir mon odeur qui s'approchait de la position initiale qu'il avait avant que le soleil ne soit aussi haut dans le ciel. Je souriais.

La nuit était tombée depuis plusieurs heures maintenant, assise je regardais le feu crépiter que je venais de faire pour me réchauffer. La chaleur de ce dernier me procurait le plus grand bien et me relaxait, car j'en avais besoin. En début de soirée, j'avais réussi à tomber nez à nez avec la bête, mais cette dernière avait décidé de cesser sa course effrénée à travers la forêt pour sauver sa vie et de se battre pour elle.
La confrontation avait été jouissive, le cerf avait tout donné, mais il tombait à la suite de mes coups. Néanmoins, le mammifère avait réussi à me toucher, plusieurs de mes côtes avaient été cassées suite à une charge de l'animal. Avec quelques herbes qui poussaient dans ces bois, je m'étais fait des soins de secours des plus précaires, mais cela était suffisant pour le moment, de toute façon je ne pouvais pas faire plus.

J'observais la dépouille de la bête allongée sur le sol, inerte, des traces de sang avaient séché sur le pelage immaculé de la créature. Les bois étaient splendides, ils étaient épais et développés, heureusement pour moi qu'il n'avait pas réussi à me toucher avec ces derniers sinon ce ne seraient pas des côtes cassées que j'aurais.
Le ciel était sans nuage, perlé d'étoiles, je pouvais voir certaines constellations si je me concentrais pour le retrouver. La nuit était belle et agréable, je décidais de fermer les paupières pour me reposer, de toute façon je ne risquais pas grand-chose là où j'étais, il n'y avait pas âme qui vive.
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Dim 27 Jan 2019 - 1:07
Tombe, tombe et tombe le sang. Tombe et tombe les corps inertes au sol, la pluie tombe et ce monde semble tomber. Quand les barbares disent que le ciel tombe sur la tête, est-ce vrai? La figure ensanglantée qui sort de la pénombre chasse les morbides pensées qui hantent son esprit. Qu'importe qui tombe sur quoi, qu'importe combien ils sont à mourir. La vie humaine est une farce et l'être humain ne veut pas le reconnaître. Tantôt chasseur tantôt proie, les shinobis ne sont ils pas après tout de fins limiers? Leurs capacités évoluant avec les années, ne sont-ils finalement pas les plus grands chasseurs du règne animal? La chaîne alimentaire n'est maintenue en ordre que via leurs guerres, et heureusement que certains meurent sinon... Sinon le plus gros prédateur connu aurait surement déjà fait disparaître beaucoup plus que quelques uns d'entre eux, de la surface de la terre.

Mais il s'agit désormais de quitter le pays du bois, sa mission est accomplie et sa prochaine destination n'est rien de moins qu'une antre, qu'un terrier de shinobis. Plonger dans la gueule du loup sans que personne ne l'y oblige. Est-ce l'appât du gain? La promesse d'une évolution, ou simplement par curiosité qu'elle décide de se rendre chez le village de la foudre? Aucune idée, tout ce qu'elle sait c'est chaque village renferme autant d'espèces uniques, que de prédateurs potentiels. Et oui si vous vous posiez la question, le champs lexicale de la chasse et du règne animal va rythmer ces lignes.

Pas âme qui vive? Les gens sont si naïfs, dans un monde ou des hommes peuvent faire apparaître des boules de feu et invoquer des morts, comment dormir en étant certain que demain, que demain on ouvrira de nouveau les yeux? C'est ce qui va arriver à cet inconnu, attirée par l'odeur du sang séché et celui d'une carcasse, le charognard s'approche toutes lames dehors. Et ce n'est guère la présence d'une jeune humaine qui va ralentir ce qui ressemble à un tueur professionnel, d'abord se débarrasser de ce qui est encore vivant puis profiter d'un repas bien mérité.

Hélas, dans la chaîne alimentaire et ces contrées boisés on tombe souvent sur plus fort que soit. Et ce loup au regard hostile ne fait pas exception, les dents qu'il sort sont aussi aiguisés que des katanas, et sa détermination son envie de survivre dépasse la volonté fébrile des jeunes shinobis. Le premier couteau fuse sur son pelage, le forçant à analyser de nouveau la situation. Qui ose venir le contrarier lui? Lui l'ancien mâle alpha, chassé de sa meute et condamné à une vie d'exil, lui qui ne connaît désormais que haine et colère.

Le prochain kunaï fuse derrière lui dans les fourrés, mais ce dernier à sur lui une forte odeur de viande. De viande fraîche de surcroît, un met raffiné qu'il n'a plus l'occasion de goûter depuis longtemps et devant la figure humaine qui sort de la pénombre le vieux loup se sait déjà défait d'avance. L'instinct de survie le pousse à partir chercher ce qui est accroché au kunaï, et Jun qui entre en jeu alors de sauvegarder une vie. Une vie qui aurait surement été la sienne, se convainc-elle, si elle était du règne animal.

-Debout.

Ordonne-elle à la chasseresse endormie au pied de sa proie. Quelle étrange coutume de porter un crane sur son front, cela dit le manque de civilité qu'indique cette pratique met peut être en avant le côté sauvage de son interlocutrice. Piste à développer, déjà voir si elle comprend quand Jun lui parle.

-Quel chasseur s'endort avec sa proie dans ces lieux?

Et Jun plonge son regard rubis dans celui de la femme.

-Les loups sont bien la piètre menace des lieux, les shinobis eux sont beaucoup plus dangereux.

Et pour le moment rien ne prouvait que les deux étaient amis. Prendre ses gardes est donc obligatoire dans un début de discussion avec des inconnus.

-Jun Joo.

En guise de présentation sommaire.
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Sam 2 Fév 2019 - 18:13
Mes paupières étaient closes, mon esprit était ailleurs, dans un monde illusoire et plaisant, je me voyais avec ma défunte mère parcourant les innombrables forêts qui peuplaient le pays du Bois. La femme aux cheveux bruns et à la peinture de guerre bleue me devançait facilement, j'avais du mal à la rattraper, alors me tenir à sa hauteur était chose impossible. Nous étions dans une partie des bois sombres et lugubres, il n'y avait aucun bruit autour de nous. Soudain le danger se manifestait, j'hurlais pour dire à ma génitrice de bouger, mais aucun son ne sortait de ma gorge et ma mère se faisait engloutir par les ténèbres.

J'ouvrais les yeux et je voyais un loup s'en aller. Pourquoi partait-il ? Ma question ne restait pas longtemps sans réponse puisqu'une voix surgissait non loin de moi, m'ordonnant de me mettre debout. Qui était cette personne ? Comment osait-elle me donner un ordre ? Je n'avais même pas besoin de la regarder pour savoir qu'elle n'était pas d'ici, un Yaoguai ou un autre clan n'aurait pas agi de cette manière envers moi, ni aussi envers le loup. Était-ce une étrangère venant d'un clan que je ne connaissais pas ou bien d'au-delà des frontières naturelles d'Hayashi no Kuni ? Les interrogations que je me posais, allaient attendre un petit moment puisque la mystérieuse femme semblait encore avoir des choses à dire.
Je me tournais légèrement pour voir à qui j'avais affaire. L'inconnue me demandait quel genre de chasseur j'étais pour m'endormir avec ma proie. Un léger rictus se dessinait sur mon visage, elle n'était pas du Bois, son interrogation en était la preuve. Mon interlocutrice faisait une comparaison étrange avec les loups, mais également les Shinobis. Était-ce une menace qu'elle venait de me proférer ? Il serait préférable que cela ne soit pas le cas, si la jeune femme ne voulait plus être des nôtres en cette belle nuit étoilée. Même si je n'avais pas encore la réponse, celle qui avait fait fuir le loup me donnait son identité. Bien que je l'aie deviné, cette mystérieuse jeune femme n'était pas d'ici, son nom n'avait aucune appartenance avec la région du Bois.

Mon regard se baladait de haut en bas afin d’observer minutieusement celle qui répondait maintenant à l’identité, Jun Joo. Apparemment, elle ne me voulait pas de mal, sa menace était en fait une mise en garde sur des dangers plus dangereux qui peuplaient la zone. Néanmoins, je restais sur mes gardes mon sabre n’était pas très loin de moi, s’il fallait l’utiliser, alors je n’hésiterais pas à le faire. Joo m’avait demandé pourquoi je m’étais permise de m’assoupir avec ma prise du jour, elle allait avoir sa réponse.

« Ce cerf n’est pas ma propriété, si un animal de la forêt désire en obtenir un morceau qu’il le fasse, je ne l’en empêcherai pas. Le loup ne m’aurait rien fait, ils ne s’attaquent pas aux hommes et aux femmes qui peuplent et vivent dans ce pays. » Je marquais un petit temps d’arrêt avant de reprendre la parole. « Yaoguaï Sae. Tu n’es pas d’ici, n’est-ce pas ? » Lui demandais-je tout en lui faisant signe de s’approcher du feu si elle souhaitait se réchauffer.
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Dim 3 Fév 2019 - 19:07
-Qui est d'ici? Qu'est qu'ici? Je ne suis de nul part, c'est surement pour ça que j'ai encore la conscience et la décence de faire fuir les animaux sauvages.

Comment ça les animaux ne s'attaquent pas aux habitants du pays? Il n'y avait qu'ici alors ou faune et population humaine cohabitaient magiquement, le pensait-elle vraiment? Sae tel était son nom, semblait bien sérieuse ce qui provoqua un haussement de sourcil de la part de son interlocutrice. Pourquoi pas après tout partager le feu de cette chasseuse, et puis si elle était aussi naïve et idéaliste sur les traditions de son pays, alors elle était en danger. Nul doute que les loups auraient moins de sentiments à lui croquer un bout de jambe.

-Ton pays est-il spécial à ce point? Je crains hélas que tu ne parles de traditions et de légendes, j'ai vu des natifs avec des cicatrices bien réelles. J'ai vu des Hayashinjin combattre la foret et inversement, j'ai vu la faune attaquer l'homme. Je crois au contraire que ces terres sont le terrain d'entraînement idéal pour survivre en autonomie, et affronter aussi bien la nature que l'être humain.

Mais la native, si elle ne l'intriguait avait le mérité d'être particulière. Elle ne remercierait pas Jun, car elle était sur de ce qu'elle avançait. Autant de volonté ne signifiant que la vérité ou une folie relativement effrayante. Jun laissa donc son postérieur choir au coin du feu, laissant son katana en bandoulière.

-Tu sembles être originaire d'ici chasseuse, alors explique moi comment distingues-tu les traditions des tiens et les histoires de la vérité? Tu peux avoir un contact, une manière de communiquer avec els animaux mais je t'assure que ce n'est pas le cas de beaucoup d'habitants.
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Sam 9 Fév 2019 - 18:49
Mon interlocutrice était une femme bien étrange, j'avais du mal à voir où voulait en venir l'inconnue qui n'en était plus une, mais un nom ne faisait pas tout du moins. La femme s'installait près de mon feu et continuait son argumentation. Toutes ces paroles convergeaient vers un seul point, comment pouvais-je savoir que le loup ne me voulait pas du tort ? Ce que je lui avais expliqué quelques secondes plus tôt ne lui convenait pas, car l'expérience du terrain lui prouvait justement le contraire.

Le feu crépitait devant nos yeux et les flammes orangées dansaient frénétiquement. Avant de lui prouver ma version, je réfléchissais à l'usage des mots que je m'apprêtais à utiliser. Il n'y avait rien de plus dur que de faire changer d'avis quelqu'un qui possédait une opinion basée sur des expériences vécues. Le challenge était là et il m'excitait d'une certaine manière à mon grand étonnement. Je tournais légèrement la tête afin de faire face à mon interlocutrice – je cherchais plus à capter son regard, car je n'avais pas envie de bouger, j'étais bien là où je me trouvais.

« Mon peuple possède une relation assez privilégié avec les bois de ce pays. Nous respectons la faune et la flore qui peuplent les terres d’Hayashi. » Je m’arrêtais quelques instants avant de reprendre la parole. « Vois-tu, si tu ne montres aucune hostilité envers un être vivant, ce dernier n’a aucune raison de t’attaquer. Les animaux sont comme les hommes, ils montrent les crocs quand ils sentent le danger. » Finissais-je par dire.

Cela allait-il convaincre la jeune femme, je n'en étais pas sûre. Je pensais même que d'une certaine manière, ce serait elle qui essayerait de me convaincre que je me fourvoyais dans ma vision de la vie en communauté entre l'homme et la nature. Le pays du Bois était composé de nombreux clans, tous avaient des rites et des cultures différents, les propos que tenaient Joo montrait qu'elle n'avait pas encore rencontré de Yaoguaï, hors il n'y avait pas plus proche de la faune et de la flore qu'un membre de mon clan. En étant une native de ce prestigieux clan, j'arborais avec fierté les us et coutumes que l'on m'avait enseignées jadis. Mon interlocutrice m'avait dit qu'elle était de nulle part, que cela pouvait-il bien signifier ?

« Tout le monde vient d’un endroit, personne ne peut naître sans être affilié à une terre, même les Dieux ne peuvent pas prétendre à ce droit, alors une mortelle. » Disais-je à la jeune femme.
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Sam 9 Fév 2019 - 19:02
-Tout le monde n'a pas de clan, de famille ou de branches lointaines vers qui s'appuyer.


Le ton n'évoquait pas de réponses, c'était une affirmation en réponse à la conclusion de Sae. La native du pays du bois semblait persister, et rationalisait à moitié ses propos les expliquant par la connexion entre les natifs et la nature dans ce pays. En revanche sa phrase sur la comparaison entre animaux et genre humain ne passa guère aux yeux de Jun. Si il y avait justement une séparation entre hommes et animaux c'était bien tout autre chose que l'instinct.

-L'Homme peut se montrer comme un animal mais pas l'inverse, le sang froid et les émotions autre que primitives nous différencies drastiquement.


Si parfois, le genre humain était souvent blâmer de se comporter pire que des animaux dans le fond ce raisonnement ne tenait pas. L'évolution, les pouvoirs et la capacité cognitive de l'Homme le différenciait radicalement des animaux. Néanmoins Jun commençait à comprendre le personnage qu'elle avait en face d'elle, à une distance de sécurité et qui semblait au bord de repartir dans les bras de morphé.

-Je ne viens de nul part, et sur aucune terres je n'ai d'attache. Nos modes de vies sont radicalement opposés Hayashijin. Je suis une errante et toi tu as des racines, une histoire et un clan sur ces terres.


Autant d'attaches que d'entraves aux yeux de l'errante, des liens familiaux n'apportaient généralement rien de bon dans un monde ou la violence régissait à peu près tout. Les forts dominaient, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des murs des villages shinobis. Le regard rubis de Jun plongea dans celui de son interlocutrice, toujours masquée la jeune femme s'approcha du tronc d'arbre pour s'y adosser également. Quitte à expliciter chacune son point de vue autant le faire de manière confortable.
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Dim 10 Fév 2019 - 0:24
Le regard rubis de mon interlocutrice masquée était plongé dans le mien. J’écoutais attentivement cette dernière jusqu’à ce qu’elle ait terminé de parler avant de prendre la parole à mon tour. Quand cette dernière eut fini, je sentais tout de suite que la conversation allait durer une bonne partie de la nuit, qui sait les premiers rayons du soleil nous atteindraient que nous serions toujours en train de converser ?

« Je ne suis pas d’accord avec toi. Certes les animaux ne disposent pas comme nous du libre arbitre, ils sont animés par leurs instincts primitifs et bestiaux, mais l’homme l’est tout autant. Nous donnons une sorte d’image d’évolution vis-à-vis des autres êtres vivants peuplant les terres de ce continent, mais nous agissons toujours selon notre instinct animal. Nous voulons plus de nourritures, plus de terres, nous voulons toujours plus et nous nous comportons de la même manière que les bêtes, la seule différence et que nous sommes capables de mettre des mots sur nos actions, ce qui nous donnent l’impression de ne pas agir comme un animal. » Mon regard émeraude ne lâchait pas les scintillants rubis qui ornaient ses prunelles.

Je m’adossais également sur le tronc d’arbre comme l’avait Joo juste avant moi. La nuit allait être longue et mon interlocutrice se donnait un genre mystérieux, cachant derrière ses paroles qui elle était vraiment. J’allais tout faire en mon pouvoir pour obtenir le maximum d’informations sur la demoiselle masquée. D’une certaine manière, ce petit jeu de connaître la vérité ou plutôt les origines de la belle était tout aussi excitant qu’une partie de chasse, le trophée était juste différent.

« Tu n’as peut-être plus d’attaches, de familles où je ne sais quoi qui te relierait à quelque chose, mais tu as bien eu un commencement. Toute histoire débute dans un lieu, un pays, une ville ou encore un village. Par où commence ton récit ? Le mien a débuté sous les épais feuillages de cette forêt éternelle. » Disais-je à la jeune femme.

Je lui avais donné un début d’information me concernant, dans le but qu’elle en fasse de même. J’allais bientôt savoir si ce stratagème allait se montrer payant ou non. De toute façon, je ne risquais rien d’essayer même si l’échec serait semblable à une frustration totale. L’Ancienne m’avait inculqué des valeurs, et l’une d’entre elle était de ne jamais abandonner une tâche même si l’adversité me surmontait d’une quelconque manière. Ce n’était pas ce soir que je renierais ce précepte de vie.
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Dim 10 Fév 2019 - 23:08
-Mais nos motifs ne sont pas instinctifs, mais bien humains. Les prédateurs suivent les troupeaux qui eux même se déplacent en fonction des saisons non? L'Homme ne peut se contenter de ce qu'on lui donne, c'est ce qui fait de nous l'unique espèce à évoluer en permanence. Chaque jour, chaque nuit qui passe et chaque combat te fait évoluer non? Les animaux ont besoin de générations pour s'adapter à un environnement, de hardes et d'anciens pour connaître instinctivement le chemin du point d'eau.

Elle cherchait à en connaître plus sur elle? Une bien curieuse femme, fermant un œil et observant le ciel étoilé Jun haussa les épaules. Avec le pressentiment que son interlocutrice essaierait probablement de la convaincre qu'elle appartient à un quelconque territoire. Mais elle, Jun savait la vérité. Aucune attache rien ne la retenait quelque part, et pour l'instant aucune famille. Sortant une bouteille d'alcool de riz de sa veste, elle en proposa à son interlocutrice. L'alcool aiderait peut être Sae à pencher de son côté. Dans cet affrontement verbal, cette jusqu'à présent amicale joute.

-Je ne sais pas ou j'ai vu le jour, pas plus que j'ai des souvenirs d'avoir eu des parents ou une famille. Depuis toujours Sae, je bouge continuellement de pays en pays fin maintenant que les villages ont vu le jour c'est toujours plus compliqué de se déplacer librement. Mais j'essaie depuis toujours de jamais m'attarder sur un pays. Je n'ai pas de passé à te raconter Sae, je suis une tueuse, j'ai été enfant soldat. J'ai fait des meurtres pour des mafieux, pour manger et pour continuer d'avancer librement.

Elle n'était pas sympathique, pas franchement une personne avec des bons mœurs mais pourtant au contact de cette femme, dont le mode de vie était franchement opposé lui donnait envie sans trop s'ouvrir, de converser. Pas de comprendre, mais d'accepter et essayer au contraire de convaincre son interlocutrice.

-Le genre humain, mes semblables tout dans ce monde me pousse à continuer d'avancer seule. Sans risque d'être poignardée dans mon sommeil, il est vrai qu'avoir un clan et une famille peut donner le sentiment d'avoir un tremplin derrière soi. Mais combien de fois, m'a-t-on mandaté pour assassiner le frère, le père ou le fils de trop. Tu as donc raison sur un point, les animaux eux au moins sont loyaux et les combats ne se font qu'entre combattants.

Elle esquissa un semblant de sourire derrière son masque.

-Chez l'homme, chaque instant peut conduire à un combat.
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Dim 17 Fév 2019 - 22:29
La jeune femme continuait de camper sur ses positions et il n’y avait rien à faire. Je l’observais à moitié amuser, car les propos qu’elle énonçait, je les écoutais, mais je n’étais pas d’accord dessus. Un dialogue de sourd.

Joo glissait sa main dans sa veste, je me mettais en alerte si jamais cette dernière tentait quoique ce soit de stupide. Néanmoins, je me trompais puisque l’inconnue sortait une bouteille d’alcool de riz et elle m’offrait une coupe. Voulait-elle me saouler ? Je n’étais pas très boissons alcoolisées par la simple et bonne raison que je voyais constamment mon paternel être ivre chaque soir depuis de nombreuses années, que dis-je depuis toujours en fait. Celle qui se disait sans passé commençait tout doucement à se livrer même si elle ne pensait pas la même chose. Elle venait de m’avouer qu’elle avait été une enfant-soldat même si je ne savais pas ce que cela signifiait, qu’elle avait tué pour des mafias là aussi je ne savais pas ce qu’était qu’une mafia, nous n’avions pas cela à Yaogakure. Bien que ces choses fussent nébuleuses pour moi, la belle m’avait transmise des informations, certes maigres, mais c’était un excellent début.

« C’est une vie triste que tu me dépeints-là, être seule permet de ne jamais être trahie, mais n’avoir aucun lien avec quiconque n’est pas non plus l’idéal. » Je prenais une coupe de l’alcool par politesse. « Tu te trompes sur une chose, les clans ici n’ont pas recours aux étrangers pour régler leurs problèmes, nous avons des méthodes qui permettent justement d’éclaircir et de mettre un terme aux tensions quand elles polluent les terres sacrées des bois. »

De tous les propos qu’avaient pu dire Joo, le seul sur lequel j’étais d’accord fut son dernier. La jeune femme avait raison, chaque seconde peut conduire à un affrontement chez l’homme. Nous étions une race belliqueuse cherchant toujours à obtenir plus et l’un des moyens les plus faciles et rapides, était de passer par les combats. Le désir était tel qu’il nous sommait de nous conduire comme des êtres sans raisons, c’était à la fois un bien, mais également un mal, mais la plupart du temps il était souvent vu comme un mal qui ne pouvait pas être guéri. Heureusement la société Yaoguaï ne se permettait pas ce genre d’erreurs, nous avions nos défauts comme tous, mais nous étions un peuple avec de fortes valeurs que beaucoup devrait partager avec nous.

« L’homme est un loup pour l’homme, Joo. » Disais-je en finissant ma coupelle d’alcool de riz.
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Jeu 21 Fév 2019 - 2:56
-Les clans se protègent entre eux, mais déclarent la guerre à autrui. Si quelqu'un enfreint vos lois dans ces terres, que ferez-vous? En étant seule je garantis ma sécurité, et réduit les risques de vendetta ou de chasse aux sorcières.

Finissant de siroter son verre, la paille dans son masque. L'errante observa un instant son interlocutrice, s'accordant sur le fait que l'homme était une menace. Deux êtres humains s'accordant sur la dangerosité de leurs race, n'était-ce pas triste? Ou alors terriblement réaliste sur la situation dramatique de ce monde. Finissant de s'allonger, l'errante ferma les yeux un instant.

Elle se réveilla pendant la nuit, la discussion avait été intéressante et lui avait occupée les songes nocturnes. Mais désormais il fallait de nouveau partir, elle avait eu un nom et une indication sur son interlocutrice nocturne désormais il fallait reprendre la route. Un contrat l'attendait plus haut dans les terres du pays du bois. Et le travail n'attendait pas, déposant une coupe d'alcool au pied de l'arbre, allumant une clope et haussant des épaules en s'étirant Jun reprit le chemin.

Les terres d'Hayashi regorgeaient de singularité, mais des humains vivant en osmose avec la nature cela jamais encore Jun ne l'avait réellement vu. Et désormais, elle avait le sentiment de pouvoir identifier une partie des habitants de ces régions, ancrés dans de solides traditions et visiblement relativement en autarcie si tous étaient comme cette femme chasseur, alors le pays pouvait amplement se suffire.

Malheureusement Jun doutait que ce fut le cas.

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Ven 22 Fév 2019 - 14:56
« Il est vrai que si un individu enfreint les lois d’un clan, il sera châtié en conséquence, allant jusqu’à la peine de mort. » Disais-je à la jeune femme.

Il y avait déjà eu des exécutions à Yaogakure, il y a fort longtemps un Yaoguaï avait fomenté un coup d’état en essayant d’assassiner le chef du clan, ce fut un échec il fut tué devant l’assemblé composés de sauvages et sa progéniture bannie. Ainsi était la vie dans mon clan, il n’y avait pas de place pour le pardon ou pour la rédemption.

Je finissais la coupe d’alcool que m’avait gentiment proposé la jeune femme, je la voyais elle aussi siroté le breuvage à l’aide d’une paille, apparemment elle ne désirait pas enlever son masque qui lui couvrait la moitié du visage. La nuit étant tombée depuis de nombreuses heures, la fatigue me gagnait et je fermais les yeux dans l’espoir de les ouvrir quand le soleil sera levé et non avant comme tout à l’heure. J’avais l’impression que ma comparse en faisait de même, l’entendant se mettre à l’aise.

Les premiers rayons de l’astre flamboyant chatouillaient mon visage, tout doucement j’ouvrais les paupières. Le feu s’était consumé, il n’y avait plus que les bûches brûlé jusqu’à la moelle. Je me tournais légèrement sur le côté pour voir si mon interlocutrice noctambule était elle aussi réveillée, mais ce n’était pas le cas. Enfin, elle était sortie des songes puisque la jeune femme n’était même plus là. Elle avait dû partir avant que le soleil ne se lève, je ne voyais pas d’autre possibilité. Une bien étrange femme, j’étais un peu amère de ne pas avoir réussi à en apprendre davantage sur cette dernière. Je me levais tout en m’étirant et j’attrapais la carcasse du cerf blanc, elle était lourde, mais mon corps était endurci et puis si j’avais besoin d’un peu de sable de fer, j’en userais pour me faciliter la tâche.

Il était temps que je rentre à Yaogakure.

FIN DU RP
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Deux lames au coin d'un feu — [JUN JOO]

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