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Chp 3 - Portés par de nocturnes inclinaisons [PV: Rikuzo Detzu]


Lun 17 Juil 2017 - 19:43
Avez-vous déjà arpenté les rues puant l'urine des sales quartiers de Kumo, lorsque l'astre nocturne fascine les vivants et les morts ? Êtes-vous déjà entré dans une de ces ruines immondes, là où seuls les fous et les dangereux vont danser jusqu'à ce que leur coeur ne soit plus assez fort pour irriguer leur corps comme il se doit ? Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les pupilles de ces hommes sont enflées et profondes, semblable à deux trous noirs sur le point d'avaler votre âme ? Non ? C'est bien dommage.

Cette nuit là, j'y étais allé. J'avais passé ma soirée entouré de femmes désirant plus mon argent que mon être, si vous voyez ce que je veux dire. Le genre de sortie que l'on ne peut vraiment contrôler. L'un des rares cas où je ne contrôle rien, ou plutôt, l'un des rares cas où je laisse à l'humanité l'occasion de m'atteindre. Lors de cette soirée, un vieil homme, rencontré trois ou quatre ans auparavant, m'avait donné un petit sachet. Je pense que vous savez de quoi je parle, je ne la nommerais donc pas. Voyons qui a été un mauvais garçon, une mauvaise fille, ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie.

Mes sens étaient à l'affût lorsque je sortis, peu avant trois heures du matin. Je percevais chaque détail s'offrant à mon regard, j'observais leur manière de s'unir, de se fondre les uns dans les autres, pour former un schéma plus grand, plus complexe. Les démons sont dans les détails, paraît il. Les odeurs fortes de fin de nuit semblaient s'atteler à détruire mon odorat mais qu'importe.

Si je marchais droit ? Autant que faire se peut. Je marchais au moins. C'est au détour d'un coin de rue que cette histoire commence, alors que, plongé dans l'écoute d'une mélodie créée par deux ivrognes se disputant l'ultime gorgée, je percutai une masse de vert et de noir, coiffée d'argent. Je reculai, dévisageant la chose, jusqu'à ce que la lumière tamisée des rues me laisse entre voir l'humanité cachée sous ces couleurs. Un garçon, d'environ mon âge, probablement un peu moins. Si je m'en réfère à mon expérience, je devais avoir les pupilles explosées et l'oeil droit à demi fermé. Mais de mon seul oeil gauche je le scrutai.

Qui es tu ?

Étrangement, ce soir là, alors que j'avais l'impression de flotter au milieu du vide séparant les étoiles, le blizzard sévissant habituellement en moi s'était calmé. J'avais peut-être même envie de parler.
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Mar 18 Juil 2017 - 19:35
Cloué chez lui pendant de longs et pénibles soirs après une ‘’malheureuse’’ rencontre au terrain d’entraînement, Detzu n’avait pas pu se livrer à l’un de ses rituels préférés : faire la tournée des bars. Non pas pour boire et se saouler ! Mais bien pour essayer et déguster des brochettes de viandes. Ainsi, par ‘’bar’’, il fallait également entendre restaurants et stands. Et pour cette nuit, le Rikuzo s’était permis de mettre la main à la poche pour rattraper son retard. Bien que finalement, il retourne toujours au même bar : L’Achiriki.

Petit et plutôt inconnu, l’Achiriki était établi dans des quartiers plutôt mal fréquentés. Il présentait d’ailleurs tous les symptômes du lieu sordide : peu de lumière, une odeur dont on se passerait bien, des ivrognes, des gens douteux et même des parieurs sournois. Et pourtant, Kumo était un village propre et accueillant. Mais qui ou quoi peut se targuer d’être irréprochable en toute circonstance ?

Cette fois-ci, Detzu était resté plus tard que prévu. Normalement, il profitait souvent de ces longs soirs de détente mais en se posant une certaine limite pour rentrer. Cela dit… pas cette nuit. Il n’en avait aucune envie. Et puis, il se sentait d’humeur joyeuse après avoir trinquer légèrement avec quelques ’’nez-rouges’’.

Cependant, ce n’était pas la seule chose rouge qu’il avait croisé dans cette ruelle. Une personne à l’équilibre approximatif venait de le heurter. L’inconnu recula en le dévisageant de son œil gonflé et écarlate alors que Detzu continuait de mordiller son bâtonnet de bois désormais dépourvu de viande.

- Normalement, c’est pas celui qui se fait cogner qui doit se présenter en premier, tu sais. Mais ne t’en fais pas pour ça, dit-il en regardant le visage fatigué de son interlocuteur. Je m’appelle Rikuzo Detzu. Genin depuis pas très longtemps, et toi ?

Il arborait un amical et modeste sourire. Pourquoi modeste ? Difficile à dire, c’était une impression générale. Il n’était pas dans un sourire forcé ou à pleine dent, juste… le minimum pour qu’on le remarque. Ni plus, ni moins.

- Sans vouloir te juger – ce que je vais faire. Un peu. Un peu beaucoup -, tu me sembles bien… hm… comment dire ? Tu vois, tes yeux, ton visage… tu n’as pas fait que boire du saké, quoi. C’est une mauvaise idée, l’ami ! L’alcool ça fait rire, le reste, ça fait mourir. Hm... la rime n'était pas faite exprès, mais ça rend bien.

Il jonglait entre la pointe de ses pieds et ses talons en gardant ses deux mains dans ses poches, les mains profondément enfoncées dans les épaisses poches de son manteau vert.

Detzu s’approcha un peu de son interlocuteur en évitant de manger son espace vital. Il faut dire que son allure n'était pas très rassurante. Celui qui lui faisait face était affreusement maigre. Son teint pâle faisait penser au sien, mais en bien plus... pâle. Blafard. C'était peut-être le mot que cherchait le jeune homme de 19 ans.

- Et toi ? Qui es-tu pour être dans un état aussi délabré ?


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Jeu 20 Juil 2017 - 23:27
Intéressant quoiqu'un peu banal. Timide ? Probablement. Flottant dans les étoiles, j'écoutais Detzu avec une concentration presque infinie. Je phasais, à vrai dire. Chaque mot qu'il avait prononcé avait été décortiqué par mon cerveau, retourné, remis en place dans sa phrase, comme si je pouvais y trouver une réponse à l'existence, comme s'il s'agissait d'une sainte parole. Mais au final non. Il n'en était rien. Rien de bien transcendant au final. Une petite mise en garde contre une chose qu'il ne connaissait pas, tout au plus. Mais il faut pourtant tout essayer. Tout ce qui n'est pas mortel tout du moins et, croyez en mon expérience, il m'est arrivé de consommer des substances bien plus dangereuses que ce soir là. C'était de la pacotille, une broutille. Lorsqu'il eut fini de parler, m'accordant finalement la parole, je bloquais pendant trois secondes. Quel intéressante question ! Qui suis-je ? Certains parmi vous peuvent y répondre ? Je n'en suis pas si sûr, baissez les mains.

On va diviser cela en deux questions : qui suis je, et pourquoi je suis aussi délabré, tu veux bien ? Je vais commencer par répondre à la deuxième par ce dont tu te doutes déjà : j'ai pris un bonbon.

Clin d'oeil. Ne parlons ni trop fort, ni trop explicitement, les murs ont des oreilles, les portes ont des yeux.

Et ce que je suis ... Je dirais que je suis un fragment de néant désirant croître indéfiniment. Hotaru Köda, enchanté.

Je reste convaincu que je n'ai jamais mieux cerné mon être que ce soir là. Savez vous ce qu'est le Néant ? Pour certains, il s'agît de l'état que revêtait l'univers avant que tout ne commence ainsi que celui dans lequel tout fini. Une masse indéfinie rassemblant tout ce qui existe, toute la matière. Je me reconnais dans cette idée, elle me parle, d'une certaine manière. Mon orgueil avide me poussant à vouloir tout posséder, je ne peux que progresser, croître, pour cela. Enfin, je vois que je vous perd dans mes élucubrations, revenons à notre sujet principal. Ce Detzu avait l'air d'être quelqu'un de recommandable, contrairement à moi, ce qui était fort intéressant. Une idée perverse me vint en tête. Je mis une main dans ma poche droite et pu confirmer qu'il me restait une dose. J'allais faire en sorte qu'il la prenne. Ne me regardez pas ainsi, je comptais ni le détrousser, ni le tabasser, ni même lui ... voler son innocence disons. C'était un simple challenge comme un autre.

Tu en as déjà pris un ? Je suis quasiment sûr que non, ça se lit à la manière que tu as de me presque dévisager. Manière probablement bien plus polie que la mienne, je m'en doute. Tu m'excuseras, naturellement.

D'abord, créer un terrain propice, parler, évoquer la chose ... Rien de plus, la bête était peut-être craintive. Et, après tout, qui ne le serait pas à sa place ? Je pouvais être n'importe qui, tout comme lui me direz vous. Mais d'une certaine manière, il était plus simple de se dire que j'étais un type louche. C'en était presque ridiculement simple.
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Ven 21 Juil 2017 - 19:21
Un léger vent parcourait la ruelle alors que Detzu plissait les yeux face à son interlocuteur. Il était plutôt confus face à cet étrange individu qui avait l’apparence d’un drogué, mais pas l’attitude. Ses mots étaient choisis et recherchés. Et si ce n’était pas le cas, son vocabulaire parlait pour lui, inconsciemment. Et du haut de sa tête argentée, il put imaginer que c’était loin d’être la première fois qu’il avait décidé de consommé un ‘’bonbon’’. Quel dommage. Il serait sans nul doute une personne fortement appréciable s’il ne passait pas une grande partie de sa vie à se vouer à cette pratique repoussante.

Et ainsi vint la fameuse question. Est-ce que Detzu en avait déjà consommé ? Et surtout, un regard angoissant accompagnait la phrase de ce jeune homme aux cheveux étrangement gris. Difficile à dire si c’était naturel ou si c’était l’effet de la substance qu’il avait prise qui causait cet effet.

Quoi qu’il en soit, il fallait donner une réponse. Et si le Rikuzo aurait pu être gêner avec n’importe quel sujet, il pencha légèrement la tête et haussa le sourcil, ajoutant d’un ton empli de jugement :

- Je n’en ai jamais pris, non. Pourquoi aurais-je osé saboter mon corps alors que j’apprécie la vie et suis suffisamment malin pour ne pas le faire ?

Il afficha un large sourire, gonflant le haut de ses joues. Il décida d'utiliser une forme d'ironie agressive avec lui. Après tout, il fallait rester prudent. S'il a un petit air tranquille et simple, il pourrait être un vendeur, un criminel ou un truc du genre.Ou alors il avait pris un chemin peu recommandable, et ce, malgré lui. Mais c'était un chemin qui ne devrait pas exister.

- Quand je te regarde, je me sens un peu désolé. Ton profil ne me semble pas inconnu : Tu as perdu, ou tu ne connais pas tes parents. Ta vie a été difficile et/ou l’est encore. Ton comportement et ta personnalité se sont adaptés à ta vie et tu n’as donc aucune rancœur à entraîner les autres avec toi. Les entraîner dans un gouffre sans fond.

Detzu recula d’un pas. Tout ce qu’il disait sortait du cœur. Son sourire avait – enfin – disparu et il passa une main dans ses cheveux, lui permettant de tirer sa capuche au niveau de son front. Au fond de lui, il se sentait vraiment mal pour lui. Son apparence délabrée, son teint pâle, son addiction… Enfin, finalement, le Genin n’en savait rien. Peut-être qu’il l’a très mal jugé et que c’est une pauvre victime d’un ou deux soirs, qui s’est vu piégé depuis seulement très récemment.

Mais ce n’est pas dans la mentalité du Rikuzo de simplement cesser une conversation. Le jeune homme n’était, pour le moment, pas désagréable à entendre. Il ne faisait rien d’agressif et ne lui avait rien proposé. Detzu haussa les épaules après une petite pause dans la conversation et lâcha un soupir de fatigue.

- Je peux t’appeler Köda ? Vu que c’est un beau soir, je te propose qu’on aille chercher un morceau à un stand qui traîne. Ton ventre se portera mieux avec une brochette de viande qu’avec des bonbons. Et puis, qui sait, peut-être ai-je trouvé un ninja qui a plus à offrir qu’il ne laisse paraître. Après tout, tu es un fragment du néant infini. Tu as sans doute beaucoup de choses à m’apprendre, hm ?
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Ven 21 Juil 2017 - 20:45
Oh oui, essayes d'entrer dans les méandres de mon passé, juge moi, voyons si tu es capable de déterminer que l'un des miens à essayer de me dévorer. Voilà ce qui tournait dans mon crâne alors qu'il parlait. Il n'avait pas l'air méchant, pas même menaçant ... Plutôt gêné ? Enfin ... Qui ne le serait pas s'il se faisait accoster par ce qui ressemble à un cadavre défoncé ? Tout le monde, je peux vous l'assurer. L'évocation d'une forme de sabotage me fit rire. J'étais déjà suffisamment consciencieux pour savoir prendre ma dose. Et fiez vous au possessif "ma" : elle m'appartient et non l'inverse. Enfin. Je commençais par répondre à ses deux interventions.

Je n'ai pas connu mes parents. En effet. Joli tir ! Ma vie a été difficile. Deuxième réussite. Et je m'y suis adapté comme le font tous les êtres vivants au quotidien. Que font les ours quand un barrage humain bloque le poisson ? Ils remontent la rivière ou en change.
Ni plus ni moins. Mais je ne cherche pas à entraîner les autres avec moi. Je mène ma vie, je la contrôle. Autant que faire ce peut, tout du moins. Fais moi confiance à ce niveau.


Plus de sourire, un pas en arrière, certes ! mais il restait là. J'avais capté un fragment de son attention, et visiblement pas un infime.
D'un certain côté, nous étions chanceux tous les deux : j'avais envie de parler et il était disposé à m'écouter. C'était ma partie de la chance. Pour lui ... Disons que dans mon état, je ne cherchais pas à atteindre son âme pour la tordre et, éventuellement, m'en emparer une fois brisée. Je le coupais juste après sa première question.

Absolument. Va pour Detzu de ton côté ?

Puis je le laissais finir. Manger n'était pas une mauvaise idée, loin de là même. Surtout dans cet état. Certes, il y avait l'aspect physiologique de la chose : les drogues brûlent les graisses et vous amènent à vous déshydrater. Il faut donc de ce fait beaucoup boire et essayer d'un peu manger, chose qui est généralement impossible le lendemain tant votre corps réclame du repos ; mais il s'agissait surtout de manger quelque chose en ayant l'impression que mes sens (dans mon cas, la vue et le goût) étaient décuplés. Ce serait presque bandant me dis-je ! Mieux, là n'était pas la partie la plus intéressante de son propos. Loin de là même. Mon esprit s'était surtout arrêté à ses deux dernières phrases. Reprendre mes termes, même d'une façon légèrement déviée et, par extension, vide d'une partie de son sens initial, était une manière de m'inviter à reprendre. Ce garçon me plaisait. Otez vos sales sourires pervers, je ne suis pas du genre à naviguer à voile et à vapeur. Enfin je pensais ne pas l'être et, après une expérience dont nous parlerons peut-être une autre fois, j'ai pu confirmer que j'étais juste du genre à apprécier l'acte. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse disait un ancien shinobi dont le nom a été effacé de l'Histoire par le temps lui même.

Je ne suis pas contre un petit quelque chose à manger, en effet. Quand à la deuxième partie de ton discours ... Je peux sûrement t'apprendre quelques trucs bien que je préfère te prévenir il faudra faire le tri entre ce qui te sera utile et ce qui ne le sera pas. Et je peux t'assurer que cette déclaration n'est pas due à mon état actuel mais ...

Je me mis en marche, tapotant son épaule pour l'inviter à me suivre. Si je savais où j'allais ? Bien sûr : quelque part, entre ici et là-bas. Il est plaisant de marcher en discutant quand les rues sont calmes, ne l'avez vous jamais remarqué ? Moi cela me saute aux yeux depuis le début de ... Depuis aussi loin que je puisse m'en souvenir. Je repris après m'être assuré qu'il n'avait pas pris la poudre d'escampette, ce qui aurait été dommage quoique pas spécialement dérangeant.

... à la réalité de l'espèce humaine, je crois. Car, vois-tu, nous n'avons pas eu la même vie, toi et moi. De ce fait, ce que je peux considérer comme vital dans l'existence peut être dérisoire, controversé, peut-être même abject à tes yeux. Je t'avouerai en avoir l'habitude et, du coup, si à un moment tu souhaites juste décamper, dis le plutôt que subir les élucubrations d'un jeune défoncé. LE deal te convient ?

Après quelques pas de plus je m'arrêtais, fasciné, devant une fontaine dont l'eau reflétait la nappe étoilée recouvrant le ciel. Je pris un instant pour poser mon doigt contre la surface et y tracer un trait. L'eau ondula, naturellement, et les vaguelettes se croisèrent et se séparèrent avant de disparaître complètement. Je recommençais une ou deux fois avant de lui dire :

Tu veux peut-être parler de quelque chose en particulier ?

Encore aujourd'hui, je reste convaincu que mes yeux, bien que anormaux, se complaisaient à refléter toutes les lumières essayant de les atteindre, comme s'ils s'étaient faits écrans entre la lumière et mon âme. Non, présentement, je ne suis pas gelé. Rassurez vous.
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Sam 22 Juil 2017 - 12:03
Le Genin hocha lentement la tête, confirmant à Köda qu’il pouvait utiliser sans problème son prénom. Après tout, Detzu n’était pas du genre à s’occuper de la hiérarchisation et des politesses lorsque cela impliquait sa personne. Face à n’importe quel individu haut-placé, Detzu témoignerait d’un grand respect – sans rentrer dans l’excès cependant. Mais le concernant ? Non. Pas de ça. Il n’était qu’un Genin du nom de Detzu, et ça lui suffisait bien. D’ailleurs, face à quelqu’un comme Köda, ce serait encore plus étrange de lui interdire de dire Detzu. Son allure était certes particulière, mais elle n’était ni menaçante, ni sympathique. Elle attisait la curiosité plutôt qu’autre chose. Ou était-ce sa personnalité qui était curieuse ? Pas facile à dire. Sans doute un ensemble de différents facteurs.

Il parlait beaucoup. Impossible pour le Rikuzo de savoir s’il était habituellement ainsi ou si c’était des effets secondaires des fameux ''bonbons" qu’il avait consommé. Au moins, sa conversation avait du sens. Il disait des choses intéressantes et intriguantes, bien qu’il fût nécessaire d’être attentif pour tout comprendre. Non pas vraiment à cause de la structure de ses phrases ou de sa façon de parler, mais bien à cause des mots qu’il employait. Cependant, Detzu avait un bon vocabulaire, ce qui lui permit de ne pas perdre une miette de la situation.

- Si j’avais envie de partir, je serais chez moi depuis bien longtemps. Quand je n’apprécie pas quelqu’un, crois-moi, il le remarque immédiatement. Bonbons consommés ou non.

Il lui adressa un sourire avant de regarder devant lui à mesure qu’ils s’approchaient d’une grande place. Il ajouta, quelques mètres plus loin :

- J’ai bien compris que ta vision du monde sera différente de la mienne. Peut-être sur certains détails, peut-être dans sa totalité, mais il ne fait aucun doute que nous sommes bien différents, et ce, sur de nombreux points. Mais pour l’heure, ne t’en fais pas, je ne vais pas fuir le défoncé que je viens de rencontrer.

Les mains dans les poches, Detzu observa son interlocuteur qui s’éloignait en direction de la fontaine au lieu de continuer. Il se tourna et s’approcha de quelques pas pour comprendre ce qu’il faisait. La drogue prise par Köda avait peut-être une influence sur son caractère, mais ce qu’il faisait vers la fontaine… c’était simplement l’attrait d’un caractère bien spécifique et particulier. Ce qu’il avait consommé devait avoir simplement décuplé sa personnalité, tout en conservant ce qui faisait l’identité de cette personne.

- Si on commence à parler de choses en particulier, c’est qu’on cherche la conversation plutôt que la laisser nous guider, tu ne penses pas ? Ainsi, laisse-moi déformer un peu tes propos pour te répondre : Dis-moi qui tu es, dis-moi ce qui t’inspire dans ce bas-monde. Pour moi, les bonbons sont utiles aux gens qui cherchent à fuir une réalité qui ne leur plaisent pas. Est-ce que c’est ton cas ? Ou suis-je en train de me tromper sur ta personne ?

Detzu s’avança au niveau de la fontaine et appuya légèrement ses genoux dessus. De sorte à se pencher légèrement et se laisser balancer par à-coups.

- Je vais commencer, si tu veux bien. Je suis quelqu’un qui porte beaucoup d’importance à des choses futiles, et qui se fiche de choses qui devraient être des priorités. Je ne serais pas précis pour le moment, mais quoi qu’il en soit, ce qui m’inspire relève de la science. Ses effets, ses causes… Toi qui aime observer, tu devrais savoir que l’art subtile et complexe de la science renferme de beaux visuels, quand on sait où chercher.

Il tourna la tête vers Köda après avoir pris les devants. En agissant de la sorte, il désirait effacer les éventuels doutes que pourrait avoir l’original avec qui il conversait. Ce n’était pas un interrogatoire, c’était la curiosité de Detzu qui voulait savoir, pas son statut de ninja ou son esprit d’homme vigilant. Qu’est-ce qui pouvait avoir amener Köda dans cette situation. Il avait certes vu juste pour les parents, mais s’il suffisait de cela pour s’évader dans des substances illicites, alors le monde serait dans un triste état.

Enfin, toujours est-il que son interlocuteur n’avait pas le profil qu’il s’attendait à voir après avoir appris pour les ‘’bonbons’’. Est-ce qu’il parvenait à rester lui-même malgré ce qu’il prenait ?
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Mar 25 Juil 2017 - 0:33
Bien. Il avait accroché. Et ce n'était pas pour me déplaire. Si je comptais toujours lui faire prendre mon deuxième bonbon ? Eventuellement. Quoique peut-être pas. Trop d'honnêteté se dégageait de ce Detzu et je ne voulais pas être l'enflure qui pourrirait cela. Pas cette fois tout du moins. Et puis cela me permettrait d'en reprendre plus tard s'il venait à me lasser, ce qui serait à la fois complexe et aisé dans l'état où j'étais. En effet, les bonbons explosent littéralement votre intérêt pour la vie, ils étendent avec une aisance démesurée le champ de ce que vous appréciez. Comme cela se fait-il ? Eh bien ... Il y a dans votre cerveau une hormone du bonheur et des bloquants limitant sa production. Le bonbon supprime la production de ces bloquants pendant trois à six heures, selon la personne. Vous ne me croyez pas ? Prenez en un et vous vous sentirez obligé de dire à cette jeune shinobi combien sa coiffure lui va bien. Plus de normes sous bonbons. Plus aucunes. Il retrouva toute mon attention avec le terme "défoncé". Je faillis lui répondre :

Ah ça c'est moi !

Oui, je l'avais pensé à haute voix. Terrible erreur de débutant. Je me devais de garder ma contenance et mon esprit dirigé dans un seul sens. C'était là la seule chose qui m'importait vraiment. Je pris le temps d'écouter sa tirade. Il était juste à coté de moi, j'avais cessé de tracer des traits dans l'eau. Mon regard était maintenant plongé dans le flot d'eau s'écoulant de la fontaine. C'était assez inspirant de se dire que les hommes avaient foré la roche des montagnes pour pouvoir s'alimenter en haut sans avoir à descendre plusieurs kilomètres jusqu'aux plus proches rivières. Vraiment très inspirant de s'imaginer tout le travail qu'il avait fallu juste pour déterminer que de l'eau jaillirait ici et pas cent mètres plus loin. Les bâtisseurs de fontaines étaient devenus mes héros pour la soirée et ce en un instant. Je me détournai un instant vers celui qui se révéla être un scientifique dans l'âme. Calculait-il la trajectoire de ses shurikens et la distance maximale qu'ils pouvaient parcourir ? Etait-il du genre à connaître les différentes interactions et combinaisons possibles des cinq natures primaires du chakra ? Sept, si l'on compte le Yin et le Yang. Je lui demanderai plus tard, je me le promettais intérieurement.

Je vois de quelle forme de beauté tu veux parler. Une beauté calibrée, constante, interprétable et stable. Ce n'est, hélas, pas ce qui m'intéresse dans ce monde, tu m'en vois navré. Ne monte pas encore sur tes grands chevaux vapeurs ! J'ai hâte de voir ce que donnera la science avec le temps. Nous avons la chance de vivre à Kumo et dans une période d'évolution vertigineuse. Les grandes découvertes auront sûrement lieu chez nous. Mais ... La subtilité des calculs m'échappent. Je l'appréhende mais ne la comprends pas vraiment et, quand je vois l'éclat dans tes yeux, cela ne fait que m'attristé.

Les gens passionnés sont délicieux à entendre. Et n'imaginez, encore une fois, rien de sale. Leur voix oscille entre le sérieux et l'enthousiasme, leur regard se remplit d'un million d'étoiles, ils vous livrent leur vérité et c'est là quelque chose que l'on ne peut percevoir que chez un passionné, encore plus quand on a prit un bonbon et que l'on remarque que cette personne accélère parfois la cadence de ses mots qui s'emballent et se mélange pour donner un chant presque grandiose. Mon âme criait Gloire à la science ! mais je le gardais pour moi.

J'aurai tendance à dire que je suis inspiré par les gens. Oh ne me prends pas pour une bonne âme, cher Detzu. Je n'en suis pas une, loin de là. Mais observer les gens à quelque chose de transcendant, la manière que l'humanité à de se débattre face au destin me fascine au plus haut point. Les interactions entre les hommes, la manière subtile et parfois sale qu'ils ont de prendre, instinctivement, animalement, le pas les uns sur les autres, de se promettre qu'ils ne se trahiront jamais jusqu'à ce qu'une instance plus forte les amène à le faire ... L'homme est tortueux et torturé. Je le suis aussi. J'aime voir l'impact de mes mots et de mes faits sur autrui, essayé de prédire ses réactions et ajuster mon comportement pour rester dans une ligne de conduite suffisamment acceptable pour pouvoir continuer à oeuvrer comme je l'entends, toujours dans mon propre intérêt ... Ouh ... Il semblerait que j'en ai un peu trop dit.

Je pris une grande inspiration avant de me tourner vers lui, toquer légèrement sur son épaule pour qu'il ancre son regard dans le mien et je repris. Il m'avait posé une question plus tôt, j'allais y répondre.

Ceux qui prennent des bonbons le font pour différentes raisons. La plupart cherchent à s'évader purement et simplement. Moi je le fais pou pouvoir lâcher ce qui sommeil en moi sans trop penser aux conséquences. Sâches qu'à la fin de cette nuit, soit tu me haïras du plus profond de ton être, soit tu mangeras dans ma main. Il n'y a jamais eu d'entre deux jusqu'à maintenant, à moins que tu ne veuilles tenter le sort et me prouver que la méthode empirique qui, si je me souviens bien, consiste à se baser sur des expériences répétées, a omis de mentionner une troisième option. Crois-tu être suffisamment particulier pour représenter une troisième option, Detzu ?

Cette dernière phrase, je l'avais prononcé avec un calme presque effrayant, même si tout dans mon attitude physique hurlait que je ne chercherait pas à lui faire mal. J'avais hâte d'entendre sa réponse.
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Mer 26 Juil 2017 - 21:03
Le jeune Genin regardait avec de petits yeux Köda, qui était alors en train de répondre à la forme de beauté qu’offrait la science. Il ne la comprenait pas. La subtilité des calculs l’échappait, disait-il. Pourtant, il savait que ce domaine offrait de belles choses, et surtout, il savait que la science offrira des choses grandioses à Kumo et à la vie en général dans le futur. Mais là n’était pas la question. Et puis, Detzu ne se préoccupait que peu de son avis, pour être franc.

- Tu sais, Köda, si chacun pouvait comprendre et apprécier les mêmes choses, la vie n’aurait que peu d’intérêt. On dit souvent que ceux qui se ressemblent s’assemblent. Sauf que… je suis plutôt du genre à dire que les opposés s’attirent.
dit-il d’une voix apaisante, tout en regardant le creux de sa main, qu’il avait rapidement sortie de sa poche. C’est de la différence que naîssent les curiosités, les surprises, les mystères. Qu’est-ce que ce serait emmerdant de ne voir que des clones de soi-même dans les rues.

Detzu se retourna en faisant une élégante rotation sur le talon du pied gauche puis haussa les sourcils. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas utilisé de mots grossiers. Non pas que ça le gêne, mais il en avait perdu l’habitude. Ses épaules firent un léger mouvement vers le haut, marquant son désintérêt quasi-immédiat pour cette réflexion aussi surprenante que soudaine.
Il fit quelques pas en avant s’éloignant alors de la fontaine et fixa le ciel, dont les étoiles étaient particulièrement visibles dans cette place. Il y avait peu de lumières dans les alentours. Il avait toujours aimé regarder les cieux. C’était vraiment grandiose. Et puis, cela traduisait parfaitement la grandeur de la science, à son avis. Quelle ironie – et quel dommage - qu’il maîtrise le Doton, parfait contraire du Vent et des hauteurs.

Finalement, il se détourna de plafond étoilé et ne fit que tourner la tête vers Köda. Son visage était nappé dans l’ombre de sa capuche. Quelques mèches rebelles échappaient sur la droite et la gauche, cela dit. Quelque chose venait d’attirer son attention.

- Quelles pensées sombres et calculatrices. Ma foi, cela fait partie des qualités qui peuvent représenter un certain type de ninja. Moi, je suis quelqu’un de foncièrement bon. Je hais la guerre, les batailles et toutes les conneries qui m’empêchent de simplement me reposer sur un banc métallique. Pourtant, tu sais ce qu’on dit… ce sont les meilleurs qui finissent par faire les choses les plus effroyables.

A nouveau, il effectua une demi-rotation, se révélant au réverbère proche de la fontaine. Il pencha légèrement son dos, écartant les coudes. Il était aisé de voir qu’il haussait les épaules, tout en accompagnant ce geste par un petit sourire.

- Enfin, je ne suis pas comme ça, heureusement. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas toujours ceux qu’on redoute qui commettent des actes… regrettables.

Il tend brièvement le menton en direction de Köda d’un air désinvolte. Il vint rebondir sur l’intéressante réponse que lui avait adressée son camarade du soir. En effet, pour lui, Detzu avait deux possibilités : Soit il allait détester l’Hotaru, soit il allait lui manger dans la main. Cela intriguait beaucoup le garçon au manteau vert, qui ne pouvait s’empêcher de se dire que, malgré les ravages qu’ont dû avoir la drogue sur son mental et son organisme, il était un individu particulièrement malin capable de provoquer de vrais questionnements. C’était comme si ce qu’il disait appartenait à un interrogatoire. Un interrogatoire qu’il ne fallait pas échouer.

- Toi, par exemple. T’es un véritable mystère. Tout ce que tu dis est pragmatique, à tendance calculatrice, et pourtant… tu m’offres une troisième option. Tu es machinéen au possible, et … voilà. Je peux être cette personne particulière : Detzu, celui qui fut la troisième option !

Il s’orienta vers la route à prendre pour se rendre au stand de brochettes qu’il convoitait tant, invitant Köda à se lever et à le suivre.

- Je veux pas que tu me prennes la tête avec ces histoires de ‘’Particulier, spécial, unique’’ ou que sais-je encore. Laisse-moi profiter d’une bonne soirée avec un inconnu sympathique, dont je n’ai aucune envie de manger dans la main, aucune envie de détester, et aucune envie d’être mitigé. On va laisser du temps au destin pour décider de ce qui va arriver.

Il fixait la ruelle dans laquelle ils allaient, avant de se tourner, tout sourire.

- Et puis, comme ça, ça t’évitera de m’analyser et de tenter de prédire mes réactions. Vu que moi-même, je m’en fous totalement de ce qu’il va arriver ! Ca rend les choses plus ardues pour ta petite tête calculatrice.

Il retira quelques instants sa capuche afin de coiffer ses cheveux hirsutes et dissidents. La rue dans laquelle ils se rendaient était sombre et malfamée. Clairement, ce n’était pas le genre de lieu où on se rendait pour passer une bonne soirée. Et pourtant, un restaurant brillait dans ce coin où les flaques, les vieux cartons et les bouteilles s’accumulaient.
Detzu entra dans un petit restaurant vide. Mais l’atmosphère était reposante et l’odeur agréable.

- Alors. Tu as de l’argent pour autre chose que tes bonbons ? Ou toutes tes économies fondent à cause de ces conneries ?
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Ven 28 Juil 2017 - 0:47
Il avait foncièrement raison. La diversité dans l'univers permettait de différencier les forts des faibles. Plus de chasseurs si tous on les mêmes aptitudes, aussi bien entant que ninja que socialement. Après, de la à dire que les opposés s'attirent ... Je n'étais pas d'accord sur ce point mais, complètement absorbé par les dires du jeune homme, je préférais m'abstenir. D'une certaine manière, les outils m'attiraient - oui, les gens - mais par pur plaisir sadique. Allez expliquer à quelque d'aussi visiblement sage qu'il s'agît réellement d'aimer blesser autrui. Ou plutôt, car blesser n'est pas intéressant s'il n'y a pas un but derrière, de se servir des autres par tous les moyens possibles et imaginables. Vous l'aviez compris lors de mon escapade avec Kira, j'ai toujours été ainsi. Enfin ... Toujours depuis qu'on a essayé de me bouffer, même si j'étais déjà prédisposé à être ainsi.

Ses interventions suivantes me firent sourire. Toutes. Que de miel et de joie de vivre malgré un air légèrement détaché. Je n'écoutais qu'à moitié. Je connaissais trop bien ... Non, je connais trop bien ce genre de laius. Tous les Hotaru ont essayé. Absolument tous. Les anciens, la doyenne, les plus jeunes, les tantes, les oncles ... Absolument chaque luciole était venue m'éclairer de son clignotement serein dans l'espoir de me voir reprendre un éclat moins lancinant, terne. En vain. J'aimais ma vie telle que je la menais. Et je l'apprécie toujours, même si elle m'a parfois conduit en des lieux fort ... Déconseillés ? Vous comprendrez, non, pas lors de cette histoire-ci. Bien plus tard. Laisse à mon moi passé le temps de pourrir un peu plus. Mûrir, excusez le lapsus bien moins révélateur que ce que vous pouvez penser. Mais revenons à ce cher Detzu, qui avait repris la marche.

Je le suivais, fasciné par le jeu des nuages dans les étoiles. Certains, plus fins que les autres, laissaient transparaître la blanche clarté de la lune au travers de leur voile. Epoustoufflant. Purement et simplement, essayez un jour ... Et si vous essayez, ne dites à personne que je vous l'ai conseillé. J'aimerai ne pas perdre mon job. Merci bien.


Les bonbons ne sont que des extras. Ne t'inquiètes pas trop pour mes finances.

Je suivis mon nouvel acolyte dans la petite échoppe. Un simple comptoir en bois, assez usé avec quelques marques de kunaïs plantés de ci de là. Trois petites tables dans le prolongement de l'unique fenêtre. L'ambiance était assez pittoresque quoique remplie de détails pour un regard observateur. L'un des murs était couvert par les photos des employés s'étant succédés ici. On pouvait trouver des dates en dessous, probablement la durée de leur contrat. Plus on avançait et plus le temps de travail se raccourcissait. Que diable pouvait-il bien se passer ici ? La dernière fille engagée avait duré quelque chose comme ... Deux semaines et demi. D'un coup de coude discret, j'attirais l'attention de Detzu sur le mur mais sans rien dire. Je voulais observer.

La lumière presque tamisée conférait une ambiance assez intime à la grande pièce. Une douce odeur de viande grillée flattait mes narines. Douce quoique légèrement corsée, lorsqu'on y prêtait attention. Voulant me spécialiser dans la traque, j'avais lutté corps et âme pour ne perdre mon odorat à cause de la cendre que j'utilisais systématiquement. Une grosse femme sortit de l'arrière boutique. Elle portait une robe ample et rouge. Sa coiffure alambiquée soulignait les formes opulentes de son corps. Etrangement, je la trouvais plutôt désirable. Un grain de beauté, probablement faux, ornait sa joue gauche et un tatouage représentant un serpent se mordant la queue enserrait son poignet droit. Assez simple, le dessin restait étonnant par sa perspective et le travail au niveau de la jonction entre la bouche et la queue. Néanmoins, il y avait un détail intéressant : ce symbole représentait généralement une vue de profil de la bête là où il était actuellement vu d'au dessus. J'étais sûr d'avoir vu pareil tatouage ailleurs. Mais où ?

Que puis-je vous servir messieurs ?

Elle nous tendit des cartes au même moment, montra une petite sonnette et retourna à l'arrière. Je pris la feuille cartonnée mais n'y faisait pas grande attention. Je comptais prendre quelque chose à base de porc, encore autre chose avec du porc, du riz, de la sauce aigre douce et ... Soyons fou ... De la viande de boeuf grillé. J'avais terriblement faim. Mais avant de sonner, je devais poser une ou deux questions à Detzu :

Tu as vu son tatouage ? Il me dit quelque chose mais, je ne suis pas sûr. Et la liste des employés est un peu ... Etrange non ? Au fait, je t'invites.

Oui, j'étais en pleine monté. Et la monté vous fait aimer l'univers, croyez moi, d'une manière incontrolable. Durant cette phase, j'étais proche du bisounours avec quiconque avait réussi à éveiller ma curiosité. Et Detzu, sous ses airs préformatés par le bien commun, semblait être le genre d'individu qu'il fallait creuser un peu.

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Ven 28 Juil 2017 - 23:08
Cet endroit, Detzu le connaissait bien. Et pourtant, tout ce qui régnait ici appartenait encore aux divers mystères de la vie. Et apparemment, Köda avait bien vu que le restaurant possédait quelques curiosités qui méritaient que l’on s’attarde dessus. Detzu libéra complétement ses cheveux et rabattit avec grand soin sa capuche, de sorte à ce qu’elle soit parfaitement symétrique avec son épaule gauche et son épaule droite. Il posa ses coudes sur la table et joignit ses mains, entremêlant ses doigts avec finesse en voyant Köda papillonner pour observer de fonds en combles le bâtiment, les murs, les photos…

La grosse dame apparut avec les cartes. Comme à son habitude – et vu que son ventre était plutôt infini en matière de viande – Detzu décida de prendre trois brochettes de viande et un soda. Et alors qu’il attendait que Köda appelle la serveuse, il lui posa une question sur le tatouage de la dame.

- Pour être tout à fait franc avec toi, je n’en ai aucune idée. Cette femme m’est complétement inconnue. Ce qui veut dire qu’elle travaille ici depuis deux jours, grand maximum. Concernant le tatouage, il faudra que je regarde lorsqu’elle reviendra.

Il plissa un peu les yeux par fatigue et se les frotta avant de regarder le mur des employés. Il fit un petit geste du menton pour avertir son interlocuteur qu’il allait s’y intéresser un peu. Chaque tête affichée luisait de joie et de bonheur. Tout démontrait une vie accomplie et pleine de merveilles. Et pourtant, ces dates avaient quelque chose de glauque.

- Ce restaurant traite dans de sales affaires. J’ai déjà vu des ninjas peu recommandables ici, en train d’engueuler cet homme, là-bas : C’est Kishizu, le gérant. Il a perdu ses cheveux à cause du stress, je pense. Je n’ai jamais revu un seul employé qui a un jour travaillé ici. Je ne sais même pas s’ils sont encore en vie.


Il lança cela avec la plus grande tranquillité du monde. Pourtant, il avait dit auparavant détester et prohiber la violence, la souffrance et tout ce qui s’en rapprochait. Peut-être était-ce parce qu’il était au courant de certaines sombres histoires entourant le restaurant. Peut-être était-ce la fatigue qui empêchait ses émotions de totalement se libérer. Mais c’était insensé, il était visiblement un peu pompette… Donc… il y avait sûrement quelque chose dont il était au courant et dont il n’avait pas décidé de partager.

D’un geste décidé, il appuya sur la sonnette. La dame mit plusieurs longues minutes avant de venir. Detzu trahissait d’ailleurs un certain manque de patience après la deuxième minute. Parmi ses qualités, l’art d’attendre n’existait pas. Mais quoi qu’il en soit, la serveuse arriva à petites foulées et afficha un sourire qui semblait un peu forcé. Sa joue affichait d’ailleurs une fossette très creusée, juste ne dessous du grain de beauté.

Detzu indiqua sa commande après que Köda ait annoncé la sienne. Après une légère rotation saccadée, la dame disparut dans l’arrière-boutique, il fit attention à bien observer la dame, son caractère, son apparence, et par extension, son tatouage. Detzu aimait penser qu’il était plutôt bon en analyse et en observation, mais jamais il n’aurait remarqué ce serpent qui se mordait la queue. En tout cas, pas ce soir. Et puis, quelque chose était bizarre, c’était sa position. La tête du serpent était montrée du dessus. Si le Rikuzo avait également un désagréable souvenir d’avoir déjà vu ce tatouage, impossible de savoir précisément où, quand et dans quelle circonstance.

- Qu’est-ce que ça pourrait avoir comme symbolique ? Un cycle qui se répète ? Ou une sorte de citation bateau du style : « N’agis pas de manière mesquine, ou le mal que tu propageras finira par revenir vers toi » ? En tout cas, il n’est pas sans élégance.

Le gérant disparut également en arrière-boutique et s’en suivit quelques discours à voix portante. Impossible de comprendre exactement les tenants et aboutissants de la conversation, mais c’était assez vif.

- Dis-moi. Je ne sais pas où tu traînes exactement, mais tu as le profil pour bien connaître les plus petites et sombres ruelles de Kumo. Ce soir, tu es tombé sur moi. Mais… est-ce que tu as déjà eu de mauvaises expériences avec des… des…. ‘’gens’’ peu recommandables ? Ou tu restes particulièrement chanceux ?

La dame sortit. Elle semblait légèrement plus apaisée qu’auparavant… étrange. On pouvait presque s’attendre au contraire. Elle se dirigea vers l’entrée du restaurant et prit une cigarette, contemplant… eh bien… les vieux cartons mouillés et puant du coin.

Tout en attendant la réponse de Köda, le genin au manteau vert était un peu perdu dans ses pensées. Sa curiosité venait d’être piquée par la réflexion de son camarade de soirée. Et puis, cela soulève d’autres questions. Comment Köda aurait-il pu voir ce tatouage ? Et puis, comment diable arrive-t-il à voir tous ces détails alors qu’il a mangé les ‘’bonbons’’ ?
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Mar 1 Aoû 2017 - 1:07
C'est avec peu d'étonnement que je reçu sa réponse. Il ne savait rien de ce qui m'intéressait, si l'on oubliait les sales affaires. Quoique cela ne m'étonnait qu'à moitié. A vrai dire, l'ambiance générale du lieu, les cadres photos ... Tout avait l'air un peu trop normal pour le quartier. Cela trahissait même une bonne position dans la crasse. Et vous savez ce que l'on dit, les diamants naissent de la compression de beaucoup, énormément, de crasse. Alors forcément, qu'un lieu ait l'air si tranquille, cela me gênait un peu. J'imprimais le nom de Kishizu dans mon esprit, cela pourrait être utile si l'homme venait à nous parler. Le gérant était plutôt petit, calvitié jusqu'à la moelle bien qu'une fine moustache ornait sa lèvre supérieur. J'avais presque eut envie de rire en le voyant? Des ninjas peu recommandables ? Je commençais doucement à me dresser un tableau du bâtiment et de son histoire. En soit, il n'y avait que deux options, soit il s'agissait d'une planque pour un genre de mafia dégénérée, soit le patron avaient des relations suffisantes pour obtenir la protection nécessaire à la survie dans le quartier.

Arf, je ne suis pas sûr. Ca me fait plus penser à une entrave "le serpent t'a pris dans ses filets" ou une connerie dans le genre.

Je pris une grande inspiration. Lorsqu'elle était passée à coté de moi, la grosse dame m'avait fixé pendant un instant et j'avais vu ses yeux qui tendaient à se dilater. Tout mon être me hurlait qu'elle venait de prendre un bonbon, ou quelque chose du même acabit. Les drogués se reconnaissent facilement, nous avons une aura commune, un quelque chose tantôt absent et tantôt trop présent dans le regard. Le néant. Sa manière de fixer les cartons dehors était plus qu'explicite. Et je voyais tout cela grâce au bonbon, justement. Néanmoins, je me tournais de nouveau vers Detzu.

... Hum ... Je suis tombé sur a peu près tout ce qui existe dans Kumo. Le plus souvent cela s'est bien passé et j'ai juste trippé avec des gens plus ou moins sympathiques ... Il m'est arrivé une fois de me faire passer à tabac car le type, un chunin, pensait que je lui avais pris ses bonbons. Un sacré crétin. Il m'a brisé un poignet sous le coup de la colère et je n'ai, honnêtement, rien pu faire. Je ne suis pas un grand combattant, plus du genre sensoriel vois tu.

Je m'arrêtai un instant. Cela m'était revenu d'un coup, d'un seul. Le serpent, ce chunin le portait. Il en tirait un mélange de peur et de fierté. C'était un Suzuri, de mémoire, qui le lui avait fait, ou quelque chose du genre. Je me tournais de nouveau vers le mur au photo et me dirigeait vers l'une d'entre elles pour l'examiner. Aucun doute n'était permis, c'était lui. Lui et personne d'autre.

C'est celui là !

J'avais un peu crié. L'idée qu'il soit mort m'avait remonté le moral et, suivant ma propre cadence, les effets du bonbon étaient remontés. La grosse dame se tourna vers moi, un regard inquisiteur trônait sur son visage. Elle n'avait pas l'air très heureuse de ce que je venais de dire. Au même moment, le fameux Kishizu sortit de l'arrière boutique, vêtu en civil et muni d'une bien grosse valise, il me toisa du regard un instant puis sortit en disant à la grosse dame, Yelena, qu'il lui laissait la fermeture. Cela m'arrangeait. Si elle avait pris un bonbon, il serait simple de la faire parler, d'en apprendre plus sur ce lieu. Elle retourna en cuisine après avoir ejecté son mégot à l'extérieur et je repris ma place. Il était l'heure d'un petit cours sur les bonbons.

Bien bien bien ... Je vois ton air d'ahuri depuis tout à l'heure alors je vais t'expliquer deux ou trois choses. Comme tu le sais probablement, certaines drogues ralentissent le fonctionnement du cerveau, elles l'abîme, ce qui serait fort dérangeant pour un sensoriel comme moi. Les bonbons sont très différents. Ils accélèrent le rythme de ton cerveau, d'une certaine manière. Tu sais que ce magnifique organe s'auto-régule grâce à je ne sais plus quel enzyme ? Eh bien les bonbons suppriment la sécrétion de cet enzyme. De fait, pendant trois à six heures, certaines parties de ton cerveau sont bien plus efficaces. Cela change d'une personne à l'autre. Pour moi, il s'agît de la zone gérant ma vue ainsi que ma capacité à faire des liens entre les choses. Grosso merdo. Du coup, je fais beaucoup plus attention aux détails ... Mais j'ai tendance à phaser. Là, j'approche de la fin de mon bonbon, du coup, les effets se dissipent. Et comme je n'ai pas sommeil, je vais sûrement m'envoyer celui qui est logé dans ma poche.

Je lui souris alors et, comme Yelena revenait de la cuisine avec nos plats, je lui demandais :

Et vous, Yelena, quels sont les effets du bonbon sur vous ? Car vois tu, Detzu, je suis presque sûr à cent pour cent que si elle est calme malgré l'engueulade, c'est qu'elle vient d'en prendre un.

Je voulais voir sa réaction. En la mettant face au fait accompli, cela ne pouvait qu'être intéressant. Peut-être me trompais-je, peut-être avait-elle pris autre chose ... Mais nous le saurions rapidement. Je pris l'une de mes brochettes et l'attaquais, tout en l'écoutant. C'était vraiment une bonne soirée pour le Köda camé. Vraiment très bonne.

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Mar 1 Aoû 2017 - 10:45
Tout en gardant la main gauche dans sa poche, il vint disposer son menton dans le creux de sa main droite, accoudé à la table. La signification du serpent que venait de donner Köda aurait pu être illogiques si la tête du serpent n’était vu de haut. Mais dans ce cas-là, c’est possible. Ça peut témoigner d’une prise au piège, avec le contrôle total du serpent sur la situation. Pas con. S’en suivit une petite anecdote sur sa vie de camé. Intéressant de connaître ses expériences, mais le constat était clair pour Detzu.

- Il t’a brisé le poignet, hein ? Et avec ça, tu penses pas que le milieu dans lequel t'évolue c'est pas le meilleur ? T'aimerais pas sortir de tout ça ?

Mais finalement, son discours apprenait au Genin au manteau vert une chose : C’était un sensoriel, et pas un combattant. Il y avait quelque chose d’ironique à ça. Comment est-ce possible qu’un gars qui consomme des bonbons peut compter sur ses sens ? L’idée que ses compétences au combat sont décuplées n’est évidemment pas vraie, mais… des deux domaines, c’est celui qui subirait le moins les effets secondaires de la drogue.

Pour l’heure, Detzu venait d’arquer le sourcil et de lever la tête. Il regardait Köda s’éloigner de la table pour aller voir de plus près la liste des employés qui ont travaillé dans le restaurant. Il venait visiblement de reconnaître quelqu’un. Le Rikuzo avait bien remarqué que son interlocuteur avait semblé perdu dans ses pensées l’espace d’un instant. Mais, hé, ce n’est pas si facile de savoir si un camé à une absence de manière logique ou s’il est juste en train de planer. Detzu n’est pas un expert en la question, après tout.

Cette réflexion tombait à pic. Köda revenait pour un cours condensé sur la drogue, les bonbons, leur effet sur le cerveau et le lien avec ses capacités sensorielles. Il faut avouer que ce qu’il disait était très intéressant. Malheureusement, il allait vraisemblablement reprendre un bonbon. Detzu soupira avant de voir la serveuse approcher. Mais avant même qu’elle puisse poser les plats, Köda l’interpella.

Detzu tourna calmement la tête vers Yelena, redirigeant son regard sur elle. Il imposa son regard turquoise sur elle et ouvrit lentement la bouche.

- Non. Dites-moi sincèrement que vous n’êtes pas en train de prendre cette merde pendant vos heures de service.

Aucune réponse. Elle se contentait de secouer la tête, comme si c’était assez pour convaincre. Sincèrement, qu’espérait-elle ? Que Detzu allait simplement hausser les épaules et afficher un sourire pour dire : « Ah, vous me rassurez ! »… Bien sûr que non.

- Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il faut que vous vous tourniez vers cette connerie ? Vous voulez finir comme tous les autres employés ? Kizishu fait peut-être de la bonne cuisine, mais vous savez très bien ce qui est arrivé aux autres.

Detzu tournait la tête vers Köda afin d’ajouter quelques détails.

- Tu as fait la distinction entre bonbons et drogues. Même si j’ai un peu de mal à accepter la différence, je veux bien l’admettre pour ce cas-là : Le gérant est une sorte de… prisonnier d’un réseau. Je ne sais pas les circonstances, mais les employés consomment à chaque fois les drogues dures que vend Kizishu sous la menace de ces types.

Soufflant du nez, il était facile de voir que Detzu commençait à être un peu débordé par les événements. Il avait envie de passer une soirée tranquille, acheter sa viande préférée et repartir l’esprit vide et le ventre plein. Mais visiblement, Köda était une sorte d’aimant à problèmes. C’était pas sa faute, Detzu était du genre malchanceux, mais les deux ensembles, ça fait sans doute trop pour le destin.

En parlant d’aimants, la fatigue et la frustration de Detzu laissèrent échapper sa capacité et les fourchettes commencèrent à trembler. Elles étaient ensuite attirées lentement par la main droite de Detzu. Heureusement, il vit assez vite le phénomène et calma le jeu, tout en se frottant les yeux.

- Bon… Yelena, c’est ça ? Mon ami ici présent est un… spécialiste de la question. Qu’est-ce qu’il se trame ici ? Depuis quelques semaines, le restaurant fait n’importe quoi.

Yelena venait de caresser le serpent. Ses pupilles dilatées tremblaient et elle commençait à pleurer. Visiblement, l’enzyme du plaisir n'avait pas suffit à retenir ses larmes. Et pour le coup, c’était bizarre même pour Detzu. Il croyait que les drogués étaient heureux peu importe les circonstances ?

Elle s’enfuit par la porte et Detzu soupira.

- Fermez pas le restaurant, surtout… Bon Köda. Situation… agaçante. Qu’est-ce que tu proposes ? On part, ou on suit l’un des deux ?
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Mar 1 Aoû 2017 - 15:30
Je ne pu m'empêcher de rire lorsqu'il me demanda si je voulais arrêter et je lâchai un simple :

Nop, les gens les plus intéressant que j'ai rencontré, je les ai croisés dans la crasse.

Et je lui fis un clin d'oeil au même moment. Pas un clin d'oeil aguicheur mais complice. Dans une autre situation, je n'aurais même pas accordé un regard au genin. Je ne me serais pas arrêté pour lui parler, je ne me serais pas confié. Peut-être même ne l'aurais-je pas remarqué. Les bonbons me rendaient plus humain, d'une certaine manière alors nécessairement, non, je n'avais pas encore l'envie de sortir de ce monde là. Peut-être plus tard, en étant plus vieux, plus mature ... Je vous rassure, ce déclic sur l'origine du monde et l'inutilité des drogues n'est toujours pas arrivé. Enfin ... Je vous rassure ou bien je vous déçois, tout dépend de vous, de votre point de vue sur la question. Vous voyez ce que je veux dire n'est-ce pas ? Hehe.

Lorsque Yelena se mit à secouer la tête en toute hâte, je compris que cela devait être dans son contrat, ou quelque chose du genre. Peut-être était ce le moyen d'obtenir le job en lui même.

Je crois qu'elle essaye de nous dire soit qu'elle n'a pas le choix, soit qu'on ferait mieux de ne pas en parler trop fort car le plafond a des oreilles ... Les murs pardon.

Je pointais du doigt le faux plafond juste au dessus. Si Kishizu était bel et bien prisonnier d'un réseau, prisonnier et non acteur, il y avait sûrement quelqu'un entrain d'écouter là-haut. C'était un fait assez commun d'ailleurs. D'après la légende, mon arrière arrière arrière grand-mère aurait passé une semaine dans un faux plafond en attendant que l'occasion parfaite pour tuer un Kirijin, enfin l'équivalent de l'époque, se présente. Alors bon. Mon regard était planté sur le plafond, étais-je paranoïaque où l'une des dalles était mal placée ? Je n'eus pas le temps de me poser la question qu'elle partit en courant. Lorsqu'elle passa à coté de moi, elle glissa quelque chose dans ma poche sans que je m'en rende vraiment compte. Enfin je ne m'en serai pas rendu compte si ses mains, à l'instar de tout son corps, n'étaient pas aussi volumineuse. Ne pensez pas que j'avais un problème avec les gens corpulents. Plus la situation avançait et plus je la trouvais attirante. Vous connaissez le syndrome du sauveur ? Les drogués l'expérimente souvent entre eux.

On embarque nos brochettes et on se tire.

J'avais été froid, légèrement implacable, mais nous devions sortir de là coûte que coûte. Je pris donc un sac et une boîte en me penchant par dessus le comptoir, je fis glisser toutes nos viandes dedans et, saisissant Detzu par la manche, je le traînais hors de là. Je finis par le lâcher une vingtaine de mètres plus loin. Je n'avais pas envie de mourir et je n'avais pas envie de voir quelqu'un mourir, pas ce soir-là tout du moins. Avant qu'il ne commence à parler, je pris le papier et pris le temps de lire les quelques mots laissés par Yelena :

Yelena a écrit:
Si vous voulez en savoir plus, retrouvez moi à la Cascade Rouge dans trente minutes, essayez de ne pas être suivis.

Mince, elle ne nous invitait pas chez elle. Tant pis. Je tendis la note à Detzu et, une fois qu'il eut assez de temps la lire, je la déchirai méthodiquement avant d'en jeter la moitié et de mettre l'autre dans ma poche. Sait-on jamais que les gens peu recommandables soient aussi paranoïaques que moi en cet instant. A vrai dire, s'ils avaient les moyens d'enfermer des gens dans leurs réseaux, ils l'étaient probablement plus. Je chuchotais alors à ce cher Detzu, après m'être approché un peu plus de lui :

Maintenant tu as le choix, je compte aller à sa rencontre pour apprendre plus sur ce réseau et, surtout, sur ce tatouage. Et peut-être aussi sur elle. Tu viens avec moi ou pas ?

En soit, je lui promettais une fin de soirée riche en informations et peut-être même en rebondissements. Mais s'il ne voulait pas venir, je ne voulais pas m'encombrer d'un point mort. Oui, même sous l'effet du bonbon, je restais moi-même sous certains abords.

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Mar 1 Aoû 2017 - 18:00
La situation s’était peut-être un peu emballée. Alors que la soirée commençait sur une rencontre intéressante qui aurait comme finalité un repas autour de bonnes brochettes, il semblerait qu’elle allait finir dans une sombre affaire. Néanmoins, il fallait considérer la situation. Il y a cette femme, portant un tatouage avec un serpent. Il semblait évident qu’il y avait un lien, de près ou de loin, avec le comportement récent du gérant du restaurant. Detzu savait l’existence d’un réseau qui aimait faire chanter des individus. Leur motivation ? Impossible à dire pour le moment. Mais peu importe, Kumo aura peut-être besoin de renseignements sur cette organisation, avec le temps.

- A une seule condition. Le lieu indiqué passe près du laboratoire de mes parents. On va faire une halte rapide avant de s’engouffrer dans ce merdier. Enfin, dans ces problèmes.

Sans plus attendre, Detzu se propulsa en avant après avoir mis sa capuche. Bien qu’il ne soit pas rapide, l’impulsion provoquera une élégante vague à l’arrière du manteau vert, qui agira comme une cape. Köda, peu importe son état ou ses compétences, n’aura pas trop de mal à suivre le Genin jusqu’à un quartier en plein travaux et plutôt vide. Les rares bâtiments étaient plutôt luxueux, et le laboratoire dont parlait Detzu n’échappait pas à cette règle. Il entra quelques instants, laissant la porte ouverte si Köda voulait entrer un moment. Mais il indiquait qu’il n’allait pas faire long.

- D’ailleurs, maintenant qu’on est ici et en sécurité… tu disais être un ninja sensoriel. Tu seras capable de couvrir nos arrières ?

Il disait ça tout en rassemblant shuriken et kunai. Il avait également agrippé une petite boîte où, d’un coup de manche, il y insérait de la limaille de cuivre et de fer qui traînait sur le comptoir. Cela provenait de ses essais de l’après-midi. Il n’avait trouvé ni le temps ni la patience de ranger le laboratoire. Et puis, ses parents seraient passés derrière de toute façon…

- Bon. On y va. J’espère que cette dame nous fournira davantage d’informations et de renseignements que d’ennuis. Mais bon… je suppose qu’entre camés vous vous comprendrez ? Allons-y. Ne traîne pas.

Il lui adressa un petit sourire et l’invita à sortir, prenant soin de fermer derrière les portes du laboratoire. Il restait approximativement 15 minutes. Dix minutes étaient suffisantes, mais veiller à ce que personne ne les suivait allait ralentir la marche. Pendant le trajet, Detzu était plutôt silencieux. Il essayait d’imaginer comment la situation pourrait tourner en cas de complications, et surtout, comment ils pourraient s’en sortir.

Avant tout, le lieu était plutôt isolé. Peu de lumière, juste assez pour que les cultes affiliés à l’eau se rendent en pèlerinage. Et surtout, il était éventuellement surveillé par des ninjas de Kumo. C’était donc, sur le papier, un lieu sûr. Mais comme dit précédemment, ça restait isolé, et donc sujet à une quelconque embuscade. Et puis, Detzu n’arrêtait pas de penser à ce qu’avait dit Köda sur le tatouage : « Le serpent t’as pris dans ses filets ». Pas très rassurant, mais au moins, Detzu aura ce scénario en tête. Mais en attendant, le Genin ne parvenait pas trop à savoir pourquoi on viendrait les agresser ou les menacer. Ils n’auraient qu’à éliminer la serveuse…

- On y arrive. Mais avant de continuer… T’as senti un visiteur malencontreux pendant le trajet, ou c’est relativement calme ?

En attendant la réponse, ils continuaient à marche lente. La Cascade Rouge n’était plus qu’à quelques mètres, il suffisait de se faufiler à travers ces rochers et ce petit sentier. En haut, une grande cascade unique s’y trouvera, décorant une sorte d’ilot de roche arborant une couleur de rouille. C’est de là que vient ce nom. L’endroit n’était ainsi pas très grand, mais plusieurs rochers, disséminés dans la zone permettaient un peu d’isolement. Madame Yelena attendra sans doute les deux Genins dans ce genre d’endroit escarpé, entre deux roches.

- D’ailleurs, je te demanderai d’être prudent. Qui sait, peut-être que si le danger n’est pas extérieur, il viendra de la serveuse elle-même. Sous la peur, on est un peu con, après tout.

Sortant sa main droite, il dissémina un peu de limaille au sol et rangea rapidement la boîte dans sa poche.
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Mar 1 Aoû 2017 - 19:19
Il voulait jouer la carte des précautions et c'était plutôt intelligent. De fait, j'acquiesçais en hochant la tête. Les informations se succédaient plutôt rapidement dans mon esprit, si bien, que je le suivais sans même prêter attention à notre itinéraire. D'un autre côté, ayant grandi à Kumo, j'avais une idée approximative de l'endroit où nous étions. Je le suivis lorsqu'il entra dans le laboratoire de ses parents, l'observant prendre tout un nécessaire du bon petit ninja prévoyant. Un peu plutôt, j'avais vu les fourchettes vibrer sur la table mais n'y avait pas fait spécialement attention. Peut-être était-ce plus en rapport avec lui qu'avec Yelena. Quand il me demanda pour nos arrières, je souris :

Ca devrait le faire. Mes sens sont pas mal affûtés, même sans le bonbon. Et puis, je me servirai de la cendre une fois sur place.

D'un geste rapide, je sortais un flacon d'une de mes poches, plein à craquer de la cendre que je venais de mentionner. C'était la base des enseignements prodigués par les miens : toujours avoir de la cendre et un parchemin explosif sur soi. Toujours, juste en cas de pépin. Nous allions partir lorsqu'il intervint de nouveau, encore une fois, il parla de camé. Un sourire illumina mon visage :

On peut dire ça comme ça. Disons que si nous ne prenons pas tous pour la même raison, nous prenons tout de même. Et nous connaissons bien le regard des ... Excuses moi de le dire ainsi mais, nous connaissons bien le regard des gens comme toi et l'impact qu'il peut avoir sur l'un des nôtres. Je pense qu'on ne peut le réaliser qu'après avoir pris. Et puis ... Elle est sacrément attirante cette Yelena, tu ne trouves pas ?

Et puis je pris sa suite. Je jus encore plus silencieux que lui jusqu'à notre arrivée à la fameuse Cascade Rouge, l'endroit où la plupart des Kumojins pratiquent le charnel pour la première fois. Eh oui, la quiétude du lieu, le clapotis ensorcelant de l'eau, le rocher couleur de rouille ... Le terme de Cascade Rouge n'a jamais été qu'un jeu de mot assez juvénile, jeu de mot qui finit par être adopté par tout Shitaderu puis tout Kumo. Si j'étais resté silencieux, c'était pour me focaliser sur les sons et l'image. Je connaissais bien l'endroit, j'y avais déjà porté quelques demoiselles fort délectables et, de fait, un détail suspect m'aurait probablement sauté aux yeux. Tout du moins je l'espérai. Quand au son ... Il serait assez simple de remarquer une personne nous suivant de nuit : le silence était complet, obsédant, quoique parfois brisé par un croassement de grenouille ou le chant fugace d'un hibou. Absolument personne.

Non, tout va bien. Néanmoins, j'ai la moitié de la note dans ma poche. Si tu me vois la sortir et en jeter quelques morceaux, pas l'intégralité, et un par un, alors il faudra dégager.

Et lorsqu'il me demanda d'être prudent, je lui fis un rapide clin d'oeil entendu. Je ne comptais pas mourir ce soir là. Au détour d'un rocher, une petite voix nous interpella. Yelena. Avec les récentes pluies, la cascade mugissait un peu plus que d'accoutumée, ce qui était à la fois bon et mauvais. A double tranchant en gros. Il serait plus difficile pour d'éventuel fouineurs de nous entendre, et plus complexe pour nous de les repérer. Tandis qu'elle était focalisée sur Detzu, je vidais le contenu de la fiole dans ma poche et, d'un simple mudra, j'ordonnais à la cendre de se répartir sur un cercle de dix mètres autour de nous. Un plus grand serait pourvu de failles et je préférais éviter cela. J'étais désormais capable de sentir si une personne s'approchait trop de nous. De plus, j'avais pu confirmer qu'il n'y avait que nous trois et des rochers, toujours les mêmes depuis tant d'années. Je fis un signe de la tête à mes deux interlocuteurs pour les assurer que nous étions bien seuls.

Que voulais tu nous dire, Yelena ? Et, ne le regarde pas ainsi, il ne prend pas.

Elle sourit. Elle avait visiblement eu le temps de sécher ses larmes et j'étais bien rassuré.

Eh bien ... J'avais vraiment besoin d'argent. Je ne suis pas une ninja moi ... Même si j'appartiens au clan Akimichi, mes parents m'ont jeté hors de la maison lorsqu'ils ont vu que je ne pouvais pas manipuler le chakra. Je suis venue à Kumo, appâtée par des promesses de Kishizu qui m'avait promis un avenir. Pas quelque chose de grand, juste un avenir. Et maintenant, je suis obligée de tester leurs drogues ... La fille qui m'a formée n'était qu'une loque quand je suis arrivée et elle a disparu trois jours après mon arrivée ... Je ne veux pas finir comme elle. Mais je ne sais pas quoi faire. Je n'ai rien.

Une larme perla sur son visage. C'était une situation complexe mais, en même temps assez simple. Konoha, la patrie des Akimichis, était actuellement en pleine guerre civile. De ce fait promettre à une sans abris qu'elle aurait un toit était probablement bien plus simple que de voler une sucette à un iwajin. Oui, j'étais du genre relativement raciste. Les drogues, quand à elles, étaient un bon moyen de les tenir en laisse. Les bonbons ne provoquaient de dépendance que pour une personne en consommant deux ou trois fois par semaine ... Mais la poudre, les piqûres ... Il existait tout un tas de produit bien plus sales et pervers. J'avais eu la chance de ne jamais en faire les frais à l'époque. Et pour être sorti de ce genre de sale passe, croyez moi, ce n'est pas facile ni beau à voir. Enfin ...

Et ce serpent ?

Elle le caressa spontanément, presque effrayée qu'il se détache ou qu'il la morde. Elle hésita un instant. Je me tournais donc vers Detzu pour voir sa réaction.

C'est un homme qui me l'a fait, on l'appelle l'Ouroboros, le serpent qui se mord la queue. Je t'ai écouté parler tout à l'heure et tu avais à peu près raison. Je n'ai pas vu l'homme, il était dans une autre pièce pendant que j'étais enfermée. Mais je regardai à travers la serrure et je l'ai vu dessiner ce serpent, faire un symbole bizarre avec ses mains et le serpent s'est animé pour venir s'enrouler autour de mon poignet.

Quelque chose de gros et de mauvais se profilait derrière cette déclaration. Ce n'était pas un tatouage mais du ninjutsu qui avait créé cette marque. Je me tournais donc vers Detzu. Nous n'étions pas encore obligés de partir mais mon regard était sans équivoque, nous devions faire vite. S'il s'agissait d'un sceau, peut-être que celui l'ayant apposé était capable de déterminer l'endroit où nous étions et cela me plaisait de moins en moins. JE n'allais finalement peut-être pas lui proposer de rentrer chez moi plus tard pour un dernier verre, si vous voyez ce que je veux dire. Mon instinct me souffla ensuite de ne plus lâcher le serpent des yeux, juste au cas où il se mette soudain à bouger. Poses lui tes question Detzu, et qu'on se barre rapidement, ça m'a tout l'air d'être le genre d'affaire qui nous dépasse complètement me dis-je.

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Mar 1 Aoû 2017 - 21:06
Perspicace. Köda montra des talents de réflexion en imaginant un avertissement discret : Il jetterait, morceau par morceau, le reste du mot laissé par la serveuse. C’était suffisamment discret pour que Detzu le remarque et pour qu’un éventuel espion ou ennemi ne comprenne pas immédiatement la signification exacte de cette action. De plus, il avait parlé de cendres. Le Genin ne voyait pas exactement à quoi cela pouvait servir, mais il osa assumer que son coéquipier savait exactement ce qu’il faisait. Peut-être était-ce une technique dont il ne connaissait pas encore la nature ? Il faut avouer que ce serait intéressant.

Detzu put remarquer quelque chose s’agiter devant lui. Il se retourna vers l’Hotaru et comprit ainsi que c’était son œuvre. De plus, d’un mouvement de la tête, Köda confirma qu’ils étaient seuls : Parfait. Pour le moment, aucune complication en vue. Et en même temps, cela aurait été surprenant que quiconque se montre maintenant. D’un léger soupir soulagé, Detzu salua – à nouveau – la corpulente dame. Elle s’était visiblement calmée, bien qu’elle ait fixé pendant un long moment le Genin au manteau vert. Heureusement, Köda mit rapidement fin à cette gêne palpable en lui demandant des détails sur la raison de leur présence à la Cascade Rouge.

Sans réelle surprise, elle avoua être dans une situation dont n’importe qui se passerait bien. Elle manquait d’argent, elle n’avait pas de logement et devait accepter n’importe quelle activité infâme pour espérer survivre. Elle provenait du clan Akimichi, et avait donc en tête la guerre qui a pesé sur son village. Le principal problème, cependant, est qu’elle avait acceptée de tomber sous le charme des promesses irresponsables de Kishizu. Ce bâtard… Detzu appréciait sa cuisine, mais il ne paie rien pour attendre.

- Je sais qu’il n’a pas toujours été comme ça, mais j’imagine qu’il se plaît bien avec cette nouvelle vie. Le restaurant est plutôt chic sous certaines ‘’coutures’’, après tout.

- Oui… il paraît qu’il ne voulait pas participer à leurs combines, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui… Il m’a poussé de lui-même, dès les premiers jours, à tester leurs drogues. Pas d’excuses, pas d’avertissements… il m’a juste laissé pourrir en sachant que je devais le faire pour continuer à vivre.

Triste histoire. Le genre de récit qui met Detzu en rage, mais pour le moment, il fallait rester concentrer sur la "mission". Après quelques longs soupires pendant son discours, Köda demanda des informations sur le serpent tatoué. Les renseignements que les deux Genin en tirèrent furent, en quelque sorte, décisives. Premièrement parce que Köda en savait plus que Detzu sur cette histoire de tatouage. Il avait vu et vécu certaines choses qui le permettait de mieux comprendre la situation. Ensuite, ces informations nous aident à dresser un constat logique : C’est plus que probable que le responsable de la surveillance – ou même le commanditaire de tout ceci – soit un Suzuri. Et c’était inquiétant, comme l’indiquait le regard des deux Genins.

De la crainte, majoritairement. Avant même qu’elle ne révèle l’Ouroboros, Detzu se mordait déjà la lèvre en anticipation. Il commençait à se douter que cette histoire était plus problématique que prévue. Puis elle révéla que l’encre s’était animée, et là, Detzu n’attendit pas pour faire une rotation sur lui-même et plonger s’étirer la nuque.

- Je pense qu’on n’a plus rien à faire ici. Madame Yelena, merci beaucoup pour les infos. Mais une dernière chose : Où est parti le gérant ? Il semblait pressé.


- Il… porte aussi ce tatouage. Dans le dos. J’ai pu le remarquer quand il avait retiré grossièrement son tablier. Je pense qu’il est parti les retrouver pour leur dire que vous en saviez plus que prévu…

Detzu se frotta avec consternation les yeux et fit un pas en direction de la ‘’sortie’’.

- Merci M’dame. Je vous conseille d’aller voir le Raikage, pour vos problèmes d’argent. A Kumo, on est intelligent en plus d’être généreux. On saura s’occuper de vous.

Il hocha la tête et fit un petit mouvement avec celle-ci pour indiquer à Köda qu’il était temps de dégager d’ici en vitesse. Le problème, c’était que le tatouage de la dame venait de s’animer. Alerté par Köda, qui l’avait ressenti, Detzu ouvrit son manteau et lança deux shurikens vers le serpent qui s’approchait des deux Genins, laissant Yelena en panique. L’un des deux shuriken toucha alors que l’autre partit plus loin. D’un mouvement de la main, les shurikens changèrent de direction et fusèrent vers Detzu, endommageant à nouveau la créature d’encre, qui ne faiblissait cependant pas spécialement.

- Répulsion ! On se tire !

Après avoir prononcé ce mot, les deux shurikens fondirent vers le serpent, le ralentissant assez pour que les deux Genins prennent la fuite. Les ninjas kumojin n’étaient pas très loin et ils seront ainsi en sécurité bien assez tôt.

- Köda, surveille bien que personne ne nous suit ! On fonce au centre-ville au plus vite !

Bon sang. Detzu aurait dû être incroyablement fier d’avoir enfin réussi quelque chose avec son Jiton, mais là, il était dicté par le stress et par son envie de survivre. Ou en tout cas, d’éviter les ennuis. Les deux Genins continuèrent d’avancer, couvert majoritairement par les aptitudes sensorielles de Köda.

- On passe quand même une soirée spéciale, putain...

Detzu soufflait un peu. Le Jiton consommait encore beaucoup de chakra à cause de son inexpérience. En cas de soucis, ce sera à Köda de trouver le bon plan. Mais Detzu se plaisait à croire que le serpent était simplement une réaction plus qu'une attaque.
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Mar 1 Aoû 2017 - 21:47
L'avantage, c'est qu'il était réactif. Et comme il se chargeait du serpent, je n'avais pas besoin de rompre ma technique de détection. Personne n'était autour pourtant ... Le serpent était donc un Fuinjutsu de haut niveau. Une compétence rare et puissante. Voilà pourquoi je voulais me spécialiser dans ce domaine déjà à l'époque. Peut-être s'était il déclenché lorsqu'elle avait parlé de l'Ouroboros ... Non ... C'était quand elle avait parlé de la marque Kishizu. Etait-ce un système hiérarchique ? Pour éviter que l'une des personnes de la pyramide de dénoncer ceux étant plus haut qu'elle ? Peut-être ... Mes connaissances dans le domaine étaient bonnes mais pas à ce point. Probablement parce que le jutsu utilisait l'Hidden d'un clan renommé. La toile fantomatique, l'aptitude permettant de rendre de l'encre vivant ...

Personne autour de nous. Et ouais, littéralement une soirée dérangeante. Pour nous comme pour eux !

A l'époque je ne mesurai pas encore toutes les implications de ce bonbon, de cette rencontre avec Detzu, de notre arrêt dans le mauvais restaurant. Yelena ne nous suivit pas, j'en étais sûr et certain. Au contraire même, je l'avais sentie partir dans une toute autre direction. Peut-être par peur, peut-être par ce qu'elle voulait nous éviter des problèmes. Je n'en étais pas encore sûr, mais ce serait aux nouvelles du lendemain matin. Nous courions donc et je pris rapidement la tête de notre petit convoi :

Suis moi ! J'vais nous éviter toutes les rues particulièrement vides à cette heure-ci !

L'inquiétude me rongeant, j'accélérai progressivement le rythme, m'assurant que le Rikuzo était toujours derrière moi. Au bout d'un quart d'heure, nous finîmes par rejoindre des quartiers où, malgré l'heure très matinale, la vie commençait à reprendre. Les boulangers et les bouchers avaient commencé leur oeuvre et d'épais panache de fumée s'élevaient de certaines maisons. Nous étions déjà plus en sécurité ici, à la vue de tous. Je fis néanmoins un détour pour rejoindre la demeure des Hotarus. La grande bâtisse était cernée par un haut mur pourvu de quelques piques, afin d'éviter qu'un clochard ne s'endorme dessus. Une fois devant la porte arrière, je m'arrêtai et me tournai vers Detzu. Je pris quelques instants pour souffler, pour faire redescendre l'adrénaline, avant de lui dire :

Nous sommes chez moi. Je te propose d'y passer une heure ou deux, histoire de s'assurer que personne ne nous as suivi, même de très loin. Je ne suis quand même qu'un Genin. Et puis à cette heure, mon arrière grand oncle doit être réveillé, un spécialiste du Fuinjutsu, il devrait pouvoir nous donner deux ou trois informations. Il faudra juste éviter quelques détails comme la drogue, si cela ne te dérange pas. C'est là le seul membre de ma famille qui croit encore à peu près en moi.

Après avoir obtenu sa réponse, je lui ouvris la porte et nous entrâmes. Ce qu'il m'arrivait ? Je n'en étais pas sûr. Mais ce Detzu avait eu un effet très positif sur moi. Nous traversâmes deux corridors puis une salle avant d'atteindre un petit jardin intérieur à la mode zen. Deux fontaines, une petite marre, un ou deux buissons et, au milieu de tout cela, assis en lotus, les yeux fermés, un vieil homme très chauve et très rabougris. Hotaru Ginsai. Le maître des sceaux. Il ouvrit un oeil en m'entendant arriver. Un sensitif, lui aussi. Et il ne pu s'empêcher de réprimer un regard surpris en me voyant accompagné :

Ohohohohoh ! C'est la première fois que je te vois debout aussi tôt Köda ! Et avec un ami ?! Tu me surprends jeune homme ! Asseyez vous, je vois bien que vous avez des questions. KORAAAAAAAAAA ! PREPARE DEUX THES DE PLUS !

Kora ? C'est son arrière petite fille, une gamine jalouse de l'attention que le vieillard m'a toujours accordé. Il avait su voir mon potentiel. Elle arriva rapidement, salua Ginsai et me lâcha un regard noir comme l'encre de l'Ouroboros. Comme à mon habitude, je lui laissai un sourire radieux et la remerciai pour le thé. Lorsqu'elle fut sortit, il se tourna de nouveau vers nous. Ses deux yeux étaient clos et il ne les ouvrait en même temps que très très rarement.

Bien ... Je suppose que tu as encore passé la nuit dehors. Que pouvez vous bien vouloir à l'ancêtre que je suis ? Mieux, qui es tu, toi ? Et explique moi ce qui vous amène. Köda aime trop croire que je ne vois pas clair dans son petit jeu et que je le pense aussi sobre qu'un enfant.

Köda : 0. Ginsai : 1. Je me tournais donc vers Detzu en haussant les épaules. Personne ne pouvait contredire le maître des sceaux puisqu'il était le chef de notre clan.

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Jeu 3 Aoû 2017 - 19:35
Respirant à petites bouffées pour récupérer un peu de son souffle, Detzu fut bien content de voir Köda s’arrêter après une accélération qui laissait penser que l’Hotaru était passablement inquiet. En même temps, quel Genin n’aurait pas pris peur – ne serait-ce qu’un peu – face à une telle situation ? Detzu trouvait même que les deux jeunes hommes avaient bien réagit et n’avaient pas céder à la panique. C’était un bon point, surtout quand on pense à ce que nous rabâchaient les professeurs à l’académie : « Le monde shinobi ne sera pas facile. Il n’y aura pas de cadeau. Vous serez confrontés à des dangers réels comme irréels » … enfin, chaque ninja connaît la chanson.

Ce qui importait désormais était cette demeure plutôt élégante qui semblait appartenir à la famille de Köda. Cela se confirma assez vite lorsqu’il fit entrer le Genin au manteau vert en lui priant de ne rien dire sur ses habitudes concernant les drogues qu’il consomme. Il pouvait être certain qu’il n’allait rien dire. Et à vrai dire, il aurait bien entendu éviter de faire ne serait-ce qu’allusion à cela. Detzu était du genre à considérer la famille comme vital et prioritaire. Il n’acceptait que peu ceux qui manquaient de considération pour leur père ou leur mère. Mais peut-être était-ce parce qu’il ne savait pas ce que c’était d’avoir des parents irresponsables, absents ou carrément odieux.

Enfin bon, la demeure était assez élégante. Sobre, efficace, propre. Detzu appréciait ça. Mais ce qui retint son attention était l’accueil que l’arrière grand-oncle de Köda lui réserva. Energique, une certaine joie apparente… c’était sympa de voir ça.

- Bonjour monsieur, merci de m’accueillir ainsi à l’improviste, et navré pour l’intrusion, je ne ferais pas très long soyez sans crainte.

Detzu lui adressa un sourire tout en s’inclinant légèrement pour saluer le vénérable. Il remercia chaleureusement au passage la jeune fille qui venait de lui apporter du thé. D’un petit mouvement détendu, le Rikuzo s’asseyait, toujours en gardant son manteau sur lui. Il avait cependant retiré sa capuche dès le moment où il avait foulé le seuil de la demeure.

- Je m’appelle Rikuzo Detzu. Je sais que vous n’appartenez pas à la même génération que mes parents, mais peut-être connaissez-vous Rikuzo Ayame, ma mère ? Ou Rikuzo Hiroshi, mon père ? Ce sont deux scientifiques travaillant avec Kumo, notamment sur le domaine du chakra et de son usage.

Cela s’entendait que le Genin était fier de ses parents, de leur profession et de leur situation. Sa voix était vive, entraînante. La même passion qui ressort lorsqu’il parle de la science, de ses effets, des possibilités qu’elle offre au monde. Mais il se calma bien vite, et comme à son habitude, il adopta une tête chaleureuse mais qui tend à être neutre, marquant un certain sérieux.

- Alors que nous mangions dans un restaurant que j’apprécie beaucoup, nous avons été mêlés à une affaire plutôt sombre. A mesure que le temps passait, Köda et moi remarquions des détails qui semblaient étranges, dérangeants… Pour vous passer les détails inutiles, nous avons fini par suivre la serveuse, qui avait soudainement fui en nous laissant très discrètement un mot.

Marquant une légère pause, Detzu redressa le dos pour s’étirer, puis passa une main dans les cheveux, qui continuaient à adopter ce chaos arrangé et méticuleux en forme de pics souples.

- Nous avions remarqué un étrange tatouage sur le poignet de cette femme, mais nous pensions que c’était un simple signe distinctif. A propos de quoi ? Nous ne savions pas, mais nous espérions bien l’apprendre en allant au point de rendez-vous qu’elle avait fixé sur le papier qu’elle nous avait confiée.
dit-il, tout en penchant un peu sa tête sur le côté, fatigué de cette histoire. Il s’avéra que ce tatouage était l’œuvre d’un Suzuri aux motivations… criminelles ? Manipulatrices ? Enfin, soit, c’est un individu mauvais.

Tournant alors la tête, Detzu jeta un regard à Köda, comme s’il lui faisait signe qu’il allait entrer dans les détails importants et qu’il était temps de parler des choses sérieuses.

- Comme vous devez vous en douter, l’encre s’est animée et nous a attaquée. Nous sommes parvenus à fuir et la dame a également fui. Cependant, il y a un problème. Köda n’a détecté personne autour. Donc… serait-ce une sorte de Fûinjutsu très avancé ? Nous espérions que vous pourriez nous aider à y voir plus clair ? Sachant que ce Suzuri doit gérer une sorte de réseau criminel...

Cette information, Detzu la tenait de Köda. Il n’avait pas fait le lien, étant donné qu’il ne connaissait que peu les techniques du clan Suzuri. Néanmoins, il avait cette faculté de vite tisser les liens après avoir reçu un petit coup de main. C’était ce qui était arrivé : Köda disait ne voir personne autour. Il avait un visage perplexe, puis il parle alors de son arrière grand-oncle expert en Fûinjutsu. Mais c’était encore une preuve que la drogue n’affectait pas autant Köda que Detzu le pensait. Ou voulait le penser.
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Jeu 3 Aoû 2017 - 23:32
Dans un premier temps, Gensaï confirma d'un hochement de tête, tout sourire sorti : il avait déjà entendu parler des parents de son ... principal interlocuteur. Mais au plus Detzu entrait dans les détails et au plus le vieil homme fronçait les sourcils. Il savait quelque chose. Je le voyais à sa manière mécanique de lisser sa barbe. Ca puait sévère comme situation. De temps à autres, le regard de Gensai revenait vers moi et je hochais la tête pour confirmer les paroles de mon camarade. J'étais en totale redescente, et pas une aussi négative que ce que l'on pouvait penser, c'est simplement que je prenais pleinement la mesure de tout ce qu'il nous était arrivé en l'espace d'une si courte fin de nuit. L'avantage, avec le Rikuzo, c'est qu'il était clair dans ses paroles et qu'il semblait faire de son mieux pour ne rien oublier. Cela m'arrangeait que le vieillard lui ait demandé à lui. Sincèrement. Je me serai probablement ridiculisé. Ou bien il aurait fallu qu'on ... qu'il me reprenne tous les cinq mots.

Gensai prit un instant de réflexion puis, dévoilant un sceau sur son poignet, fit sortir un pinceau et un parchemin. Avec l'âge, il avait appris à aimer une forme de d'art n'impliquant pas de carboniser toute personne touchant ses oeuvres. Oui, il avait un lourd passé, relativement exemplaire et parfaitement fascinant, derrière lui. Il y traça l'ouroboros. Dans ses moindres détails. Vu d'au dessus. Si bien que j'en étais presque choqué. Il me regarda et s'esclaffa :

Eh bien mon cher Köda, vu ta tête, on parle de la même chose !

Il prit le temps de se calmer et me laissa retrouver le peu de couleur que j'avais l'habitude d'avoir. J'avais beau être pâle, il m'avait rendu plus blanc que blanc le temps d'une fraction de seconde. Il ouvrit un oeil et dit :

Tes cousins, enfin certains d'entre eux, ont déjà eu des problèmes avec des types portant cette marque. L'un d'entre eux ayant été croisé hors du village, ils lui ont coupé la main et l'ont scellée pour figer cette sale bête. C'est un Fuinjutsu de très haut rang et nous n'avons pas réussi à remonter à son créateur. Il a fini par disparaître, probablement parce qu'il n'était plus alimenté en chakra ou je ne sais quoi. Je ne suis pas parfaitement sûr de comment il fonctionne mais je suppose qu'il existe une carte où l'on peut voir tous ses porteurs. Eh je pense qu'il se déclenche soit sur des mots clefs, soit sur une intention. Tu te souviens du sceau que je t'avais montré plus jeune Köda ? Celui qu'on applique sur les prisonniers que l'on libère.

Bien sûr que je m'en rappelai. C'était le meilleur moyen d'empêcher de la fuite d'information lorsque, pour une raison x, y ou z, mon arrière grand oncle avait dû relâché un homme. Me doutant bien que Detzu ne saurait pas de quoi il s'agissait, ou tout du moins c'était là ma supposition, je lui exposais les faits :

En gros, il existe un sceau qui, lorsque une personne à l'intention de divulguer des informations sur un domaine pré établi, la paralyse entièrement et lui envoie une sacré douleur dans le système nerveux. C'est très dissuasif. Et, l'avantage, c'est que seule la personne l'ayant apposé peut l'enlever. un sceau de rang S en gros. Le vieillard en face de ... AIE !

Il m'avait, d'un mouvement leste, envoyé une pierre en pleine figure. En temps normal, j'aurai pu l'éviter, mais c'était une toute autre histoire vu mon état. Et il le savait visiblement très bien. Je fis la moue lorsque son air inquiet m'interpella. Cela faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu ainsi. A vrai dire, c'était comme si l'idée que deux Genin ait pu voir ce symbole le dérangeait. Je pris une gorgée de mon thé et il fit de même. Il inspira et reprit :

Les garçons, j'aimerais que vous restiez à l'écart de ça. On ne sait pas trop ce qu'il se passe et les quelques Suzuris à qui j'en ai parlé semblaient tous plus étonnés les uns que les autres face à ce fait. Et je détecte bien les menteurs. N'est ce pas jeune homme ?

Je soufflais du nez en souriant à ce moment là. Il se releva :

Puis-je avoir votre parole ? Il marqua un temps d'arrêt, le temps de passer son regard dans celui de Detzu puis dans le mien. Très bien. Restes encore un peu Detzu, je vais demander à mon fils de te raccompagner chez toi dans une vingtaine de minutes.

L'air obscur, il "sortit" du jardin, nous laissant avec nos interrogations. Je le détestais un peu pour cela, si capable d'obtenir des réponses et de vous empêcher de poser plus de questions que ce qu'il voulait bien. Et en même temps, j'admirai profondément cette aptitude. J'espérais profondément l'obtenir plus tard. C'était un leader né et, vu sa mine, il comptait soit prendre les choses en main, soit en apprendre plus sur ce groupe. Je me tournais donc vers Detzu :

Bien, il semblerait que ce soit l'heure du dernier échange avant de partir. Tu t'es remis ?

Et pour la première fois depuis notre rencontre, cela se voyait probablement, il allait me parler alors que j'étais sobre. Epuisé, mais sobre, plus sous l'influence ni de l'alcool, ni d'une quelconque drogue. Et, très orgueilleusement, j'espérai qu'il en profite.

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Sam 5 Aoû 2017 - 13:34
Les informations qui furent données au deux Genins – et surtout à Detzu vu qu’il semblait le plus ignorant – étaient très intéressantes. S’il se doutait bien que c’était du Fûinjutsu, il ne pensait pas qu’un jutsu d’une telle complexité était possible. Contrôler le chakra avec un déclencheur ? Ca semblait totalement fou. L’âme scientifique du Rikuzo s’éveilla en pensant aux possibilités et aux mystères qu’offrait le chakra. Aux nombreuses réponses qui restaient à trouver concernant toutes les techniques complexes qui attendaient les shinobi. Et cela se lisait sur son visage. Il avait peut-être perdu pendant quelques secondes le fil de la discussion. Mais il avait assimilé le principal : Cette technique était connue, la famille de Köda avait déjà eu affaire à ce Suzuri.

Detzu revint totalement à la réalité lorsque son camarade Genin reçut un projectile – un petit caillou – de la part de son grand-oncle. Le Rikuzo ne parvenait pas bien à saisir la démarche, mais bon. Chacun possède ses techniques. Le vénérable leur pria de bien vouloir rester à l’écart de cette affaire, et en toute honnêteté, il était clair qu’aucun des deux ne voulait remettre les pieds dans cette sombre affaire avant un petit moment. C’était dangereux, et aucun des deux n’avaient les compétences suffisantes pour tenir face à ce genre d’ennemi. C’est ainsi que, tout naturellement, il leur fit ‘’jurer’’ d’abandonner et proposa à Detzu de rester encore un peu.

- Je pense – sans trop m’avancer – que nous en avons eu assez pour longtemps. Nous connaissons nos limites et nous n’agirons pas bêtement et de manière téméraire, vous pouvez compter sur nous. Detzu marqua une légère pause. Je vous remercie de m’accorder encore un peu l’hospitalité. Et merci pour ces informations, c’était très instructif et intéressant.

Le Genin du clan Rikuzo se leva, enfonça les mains dans ses poches et fis quelques pas dans le jardin, à la fois pour observer, pour réfléchir et pour faire quelque chose pendant qu’il parlait tout en jetant quelques coups d’œil à Köda à mesure que la conversation avançait

- Bon… j’avais d’autres questions, mais je pense que ça attendra. dit-il en levant la tête pour admirer la demeure. C’était assez mouvementé et je pense qu’on a eu tous les deux de gros frissons sur la fin de cette soirée.

Detzu tourna quelques secondes la tête vers Köda, puis continuai à vadrouiller dans le jardin.

- Et de nous deux, je ne suis pas sûr d’avoir été celui qui a le plus mesuré la situation. Ta vitesse pendant la fuite et ton visage marquaient la crainte qui montait en toi. Tu m’avais dit, plus tôt dans la soirée, que je ne devais pas te prendre pour une bonne âme. Que tu te devais de toujours œuvrer dans ton intérêt…

Si la science avait affuté un aspect de Detzu, c’était son analyse et sa mémoire. Et il était impossible de contredire ce fait : Köda avait intrigué suffisamment le Rikuzo pour qu’il prenne la peine d’analyser chacune de ses phrases. On pourrait presque dire qu’il était absorbé, mais ce n’était pas tout à fait le bon mot.

- Pourtant, je ne suis pas sûr que tu n’as pensé qu’à ta propre vie… et j’ai surtout cru voir quelqu’un de particulièrement humain. Tu prenais presque à la rigolade le fait que je disais que les hommes s’adaptaient selon leurs expériences et leur vie. Cela te semblait évident. Mais… peut-être pas tant que ça ?


Le Genin s’approchait de Köda, toujours les mains dans les poches, son sourire presque mécanique – mais qui n’était qu’un reflet de sa sincérité – et sa position désinvolte. Il avait remis sa capuche après le départ de l’arrière grand-oncle du Hotaru et se tenait désormais devant son interlocuteur.

- Tu n’es peut-être pas un enfant de cœur, plein de pitié et de bonté, mais je pense que tu es l’une des meilleures représentations des hommes qui soit : Tu penses à tes intérêts, mais tes intérêts peuvent vite changer selon la situation et tes envies. Cette Yelena, tu la trouvais attirante, tu avais envie d’en savoir plus sur cette affaire, mais au final, on l’a aidé.


Mais l’analyse, les explications, les hypothèses… ce n’était pas ce qui intéressait Detzu. Et puis, peut-être qu’il surinterprétait les choses et qu’au final, il n’a rien compris. Après tout, il a déjà remarqué qu’à sur-analyser, on passait parfois à côté des choses essentielles. On passait parfois à côté de la vérité, tout simplement. Il essayait de changer ça, mais ça prendrait du temps.

- Enfin, on s’en fiche. Je vais bientôt y aller. Je pense que je retrouverai seul le chemin. Mais on pourra se revoir un de ces quatre. Un entraînement ou une simple discussion autour d’un verre. Qu'est-ce que tu en penses ? Maintenant, on sait tous les deux où se trouver, de toute manière.
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Dim 6 Aoû 2017 - 22:17
Un sourire en coin naquit sur mon visage alors qu'il commençait sa déclaration sur l'humanité et sur combien je n'étais pas si sale que ce que je pouvais penser. J'avais presque envie de rire. Finalement, il ne serait pas l'exception. Je pris un air réjoui par de telles paroles. Il n'avait pas tort à tous les niveaux, je vous le concède. Mais un ensemble de facteurs étaient entrés en jeu cette nuit là. Si je n'avais pas rencontré Metaru Kira quelques jours plutôt, il aurait probablement réussi à m'atteindre avec un brio arrogant. Pourtant ... L'une des choses que j'avais bien compris lors de ma mission avec l'ex jonin, c'est que le Pays de la Foudre tenait un minimum à la vie de ses hommes. Oui, les siens, dénués d'une réelle liberté au final. De fait, si Detzu était mort, si nous n'avions pas travaillé de concert avec une efficacité tout de même remarquable, même si nous n'avions pas fait grand chose ; eh bien cela aurait entaché ma future carrière. Je visais les unités spéciales de ce temps là. Celles qui, dans le plus grand secret, oeuvrent pour les véritables objectifs de Kumo, la partie sombre du schéma. Je savais ne pas avoir droit à l'erreur dans mon parcours. Le Shodaïme, puisqu'il était probablement celui qui choisirait chaque membre, serait très sûrement intransigeant à ce niveau là. Nara Seijiro ...

C'pas faux.

Simple, bref, accessible. Lorsqu'il me proposa de le revoir, j'eus une légère, presque insensible hésitation. Voulais-je vraiment le revoir ? D'un certain côté, il était probablement, dans la vie de tous les jours, le genre de personne à m'insupporter, quand je suis sobre. La gentillesse et l'espoir m'exècrent au plus au point. Mais de l'autre, et un fait pas des moindres : il m'avait rendu humain pendant une ou deux heures. Et cela relevait de l'exploit, littéralement. De ce fait je lui souris, plus sincèrement cette fois :

Avec plaisir. Et puis, de toute façon, j'aurai tendance à dire que nous n'aurons pas le choix.

Je le raccompagnai tout de même jusqu'à l'entrée de la demeure où l'attendait un Hotaru, dépêché pour l'escorter jusqu'à chez lui, prudence étant mère de sûreté, le vieux avait pris ses dispositions. D'un hochement de tête, je signalais à mon cousin que tout était bon et qu'ils pouvaient partir. Je lançai un dernier regard à Detzu en disant :

Ne meurs pas.

Puis je fis demi-tour sans demander mon reste et je m’enfonçai de nouveau dans la labyrinthique bâtisse. Après avoir pris un bon bain chaud, qui acheva de clôturer la redescente et sonna le clairon du sommeil, je me suis dirigé vers ma chambre en repensant à tous les événements de la nuit. Et cela avait été chargé, croyez moi. J'ai du résister au sommeil pendant trois secondes et l'on me fit réveiller le soir même pour aller manger. Au réveil, une seule pensée m'effleura : Detzu était probablement dans la troisième catégorie.
Hrp:
 

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Lun 7 Aoû 2017 - 19:34
(Je finis en ''je'' parce que... wala. Zut à la fin)

Alors que je déroulais mon monologue - car oui, ses réponses étaient finalement plus que brèves -, je sentais qu'il était en train d'être déçu de moi, de ma personnalité, de mes réflexions. Et cela ne m'étonnait pas vraiment, en vérité. Toutes nos discussions étaient uniques, du moins, pour moi. Jamais j'ai dû m'adapter, analyser et jouer le jeu d'une personne pour tenter de me faire apprécier. Ses yeux trahissaient des jugements inoffensifs mais pesants, et, pour la première fois de ma vie, cela ne me dérangeait pas. Je n'étais pas en train de stresser parce qu'un individu se désintéressait de moi. Contre toute attente, contre la nature même de ma personnalité, j'ai continué, peu importe son avis sur moi. Bien sûr, encore une fois, il ne disait rien à mon encontre, mais je le sentais. Je l'ai senti toute ma vie. Mais plus maintenant. J'étais dans un élan de défi, qui n'était peut-être, finalement, qu'un moyen détourné de gagner son attention.

Mais cela étant, j'ai continué, continué et continué avec mon pseudo dialogue moralisateur et plein d'espoir, car au fond, je pensais sincèrement que c'était la façon dont je voulais quitter la pièce. Il m'a connu sous diverses formes, mais je restais Detzu, un ninja scientifique qui préférait sa vie tranquille à une vie active, pleine de criminelles et d'ennemis.

Quelques promptes secondes s'écoulèrent alors que je le regardais reprendre pleinement ses esprits après la consommation du bonbon et de l'alcool. D'une élégante petite rotation, je levai mes paumes pour hausser les épaules et déclarais de mon visage mécaniquement souriant et d'une voix chaude.

- Tant pis. J'aurai essayé de te montrer que t'es un bon type. Même si tu le sais, mais je veux dire... vraiment. C'était un vrai plaisir de passer cette soirée avec toi, cher fragment de néant désirant croître indéfiniment.

Alors que je me dirigeai vers la sortie, il me fustigea d'un léger- et j'espère sincère - "Ne meurs pas". Je ricanai silencieusement et ajoutai :

- Après tout ce que le destin m'a montré, je crois pas que ma mort soit proche. J'ai des choses à faire. Beaucoup de choses à faire. La science et mon Jiton m'attendent.

Je traversais la dernière allée de la demeure Hotaru et fus raccompagné jusqu'à chez moi par un membre du clan de Köda. Je ne vais pas le cacher, j'étais rassuré. Le jour avait beau avoir pointé le bout de son nez, cette soirée fut difficile pour un Genin et franchement pas des plus rassurantes.

Mais elle n'en était pas moins extrêmement divertissante.

HRP:
 
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Chp 3 - Portés par de nocturnes inclinaisons [PV: Rikuzo Detzu]

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