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♪ Sur la plage abandonnée... ♫ [LIBRE]


Lun 17 Juil 2017 - 22:15

Quelques mois s’étaient passés depuis l’arrivée d’Arukisa au pays de l’Eau. D’ordinaire très sociable, elle aimait la compagnie des gens. Discuter, échanger, partager étaient des choses essentielles pour elle. Depuis toute petite elle n’avait jamais eu de mal à se fondre dans la masse, à se faire des amis, à se faire apprécier. En fait, c’était une qualité voir un atout chez elle. Son physique plutôt attrayant et son joli minois l’aidaient beaucoup il faut l’admettre. Mais malgré sa suractivité parfois épuisante, elle était bienveillante et toujours prête à rendre service, c’est ce qui la rendait si attachante. Avec elle il n’y avait pas de retenue, pas d’arrières pensées, elle donnait toujours tout ce qu’elle avait et disait ce qu’elle pensait. D’ailleurs, c’est ce que à quoi elle pensait actuellement : son entourage. Ses anciens proches lui manquaient. Et quand elle se sentait nostalgique, elle s’isolait non loin de Kiri.

C’est sur une plage peu fréquentée, à quelques pas du village, que la kunoichi se réfugiait parfois pour penser, se retrouver avec elle-même. A flanc de falaise du sable blanc d’une finesse absolue plongeaient dans l’eau azure. Celui-ci était ni chaud ni froid, si bien qu’Arukisa avait retiré ses bottines pour sentir la sensation du grain sur ses petits pieds. Le ciel était gris comme souvent et d’imposants nuages gris le couvraient, mais la brume s’était dissipée, on pouvait bien apercevoir le large. Quelques rochers taillés par l’écume parsemaient les lieux. La mer était légèrement agitée et quelques vagues insignifiantes venaient mourir sur la berge. Plusieurs mouettes tournaient au-dessus de la tête de la kirijin , accompagnant leur mouvement d’un piaillement continu en attendant probablement qu’un malheureux poisson pointe son nez à la surface. Mais on entendait toujours le chant harmonieux des flots. Une mélodie continue qui berçait les plus marins des humains tandis qu’elle repoussait les plus réticent du continent. Assise face au large, la Rose Rouge fermait les yeux et laissait les embruns fouetter son visage angélique. Des petits grains de sable roulaient sur ses joues roses. Et l’odeur spécifique des fonds marins lui procuraient une sensation agréable. En réalité, une plage n’était jamais calme, à l’image des eaux profondes qui l’entouraient, il se passait toujours quelque chose quelque part.

C’était probablement cela qui l’attirait quand elle regardait le bleu infini qui s'étendait devant elle. On aurait presque pu voir apparaître des étoiles dans ses yeux lorsqu’elle l’observait. Pourtant native du pays du Feu, au milieu des terres, et longtemps étrangère au monde marin, elle s’imaginait souvent naviguer sur les flots. Ce vaste territoire était encore inexplorée et regorgeait de trésors à découvrir, d’îles à visiter et de dangers à combattre. Amirale Arukisa ? C’était pas mal non ? Nul doute qu’avec sa soif de connaissances et son caractère intrépide, elle aurait fait un bon matelot.

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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Jeu 20 Juil 2017 - 14:02
L'air de la ville t'avait provoqué des vertiges. Arrivé la veille, tu avais découvert des êtres de petites tailles affairés à des taches inconnues, beaucoup t'avaient dévisagé et aucun ne t'avait proposé l'hospitalité pour la nuit. Le petit dieu, ton guide, n'avait pas daigné sortir de sa gourde sacrée pour t'indiquer le chemin, tu avais donc passé une nuit terrible derrière une case que tu sauras plus tard qu'on la nomme "hôtel" avec pour seul bouclier face au froid qui règne ici un lourd manteau de voyage coloré offert par ta Matriarche avant ton départ. Tu avais bien-sûr tenté de rentrer en contact avec les membres de la tribu de Kiri que tu as avais juré de protéger mais tes mots, ton accent et ta démarche ne provoquaient que fuite et haussements de sourcils. On ne te comprenait pas, tu ne comprenais pas.

Tu ne fuyais pas en te dirigeant vers la plage, au contraire, les ruelles crasseuses t'avaient baptisé de leur parfum nauséabond et le seul point d'eau qui t'était accessible était cette immensité terrifiante qu'était la mer. Tes pieds nus foulaient à peine le sable froid que tu regrettais déjà le peu de chaleur qu'offraient les rues du village de Kiri. Ton manteau enveloppa tes affaires, et, nu, tu plongeas dans l'eau. Le petit dieu t'avait accompagné, il s'était enfin réveillé.

-Tiens. Fit-il alors que tu luttais de toute ton âme pour ne pas fuir les vagues. Regarde là-bas, c'est elle qui va t'aider. Elle s'appelle Pomme. Tu acquiesça et te entrepris de te diriger vers elle. Mais non ! Habille-toi !

-D'accord, petit dieu.

***

Tu étais habillé. Il faisait plus chaud sur le rivage que dans l'eau et bizarrement, le léger souffle du vent te procura une sensation de bien-être. Ce pays t'était décidément fort étrange. Tes pas, lourds, se dirigèrent vers "Pomme". Tu la pensais loin mais sa petite taille t'avait trompée. Tu espérais ne pas l'effrayer. Une main t'aurait suffie pour lui broyer le crâne. Bien-sûr, tu n'étais pas du genre à entrer dans ces considérations, mais la différence de gabarit était trop importante pour que tu n'y songeas pas. Arrivé à quelques mètres, tu espérais qu'elle t'eut déjà remarqué. Tu devais tenter ta chance, aussi tu préféras t'asseoir lourdement en tailleur et ôter ta capuche, le seul rempart qui séparait tes oreilles encore inadaptées du vent qui les assaillait.

-Bonjour, Pomme. Ton accent trahissait tes origines sud Kazejines. Je cherche la Matriarche de ta tribu, pourrais-tu me mener jusqu'à sa case, je suis Wakibara tu désignas une marque sur ton flanc Nagu puis tu désignas la bande claire qui traversait ton visage en largeur diminutif de Wakibara no Nagurikai, le premier combat du bâtard, je viens honorer le Pacte.
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Jeu 20 Juil 2017 - 19:00
Les yeux encore fermés, Arukisa se laissait porter par le son des vagues. À quelques centimètres de son oreille, le vent batifolait à l’intérieur d’un coquillage et provoquait cette résonance reconnaissable. Elle s’imaginait la brise tournoyer, taper sur les parois, suivre les tunnels tortueux qui formaient cette petite protection. C’était apaisant. Elle n’avait pas vraiment la notion de temps ici, si bien qu’elle ne savait pas depuis combien de temps elle flânait sur cette plage. Cependant, la température n’avait pas baissé, il devait être encore tôt.

Soudain, son évasion fut interrompue par une voix rauque à l’accent étrange. La Rose Rouge sursauta et posa directement sa main sur Mikazuki. Elle n’était pas dans l’enceinte de Kiri et qui sait quel genre de personnes pouvait rôder encore sur l’île, même si la majeure partie du ménage avait été fait. Mais là, c’était à priori quelqu’un d’amical qui l’accostait. Aru’ laissa son petit coeur retrouver son rythme cardiaque normal tout en regardant étrangement le personnage qui se tenait devant elle. Immense. Rustre. Bizarre. Ces trois mots le décrivaient plutôt bien. Elle avait déjà croisé quelques shinobis de grande taille plutôt impressionnants mais celui-ci avait quelque chose en plus. Il avait un air sauvage. Et puis elle n’avait encore croisé que très peu d’humains avec la peau aussi foncée. D’après son grand-père, c’était les habitants du sud du continent qui avaient cette caractéristique. Donc peut-être qu’il n’était pas de Kiri. L’homme, qui visiblement s’appelait Wakibara, ou Nagu, elle n’avait pas trop compris, s’était assis près d’elle, mais même comme cela il la surpassait largement en taille. En même temps, Aru’ ressemblait à une crevette devant la plupart de ses semblables ninjas. Très sociable, la kunoichi ne partit pas en courant, il semblait juste vouloir discuter, si bien qu’elle lâcha son arme. En réalité elle n’avait pas comprit grand chose de ce qu’il disait. Ce n’était pas sa façon de parler le soucis, c’était ses mots. Déjà Pomme ? C’est qui ? Et puis il parla de matriarche, de case, de bâtard et de Pacte. IN-COM-PRÉ-HEN-SIBLE. La Rose Rouge l’observa avec des yeux grands écarquillés. Elle regarda même derrière elle pour voir si il ne parlait pas à quelqu’un d’autre.

- C’est à moi que tu parles ? Dit-elle en se pointant du doigt. Moi c’est Arukisa, Gozan Arukisa en fait ! Je sais pas qui est cette pomme mais je la connais pas. Ajouta-t-elle en haussant les épaules. J’ai pas trop compris ton histoire de matriarche, de tribu et de pacte. C’est un langage codé ? En tout cas moi je vis à Kiri, c’est pas très loin, tu connais ? Enfin oui je pense que tu dois connaître, c’est la seule ville de l’île… Elle se leva d’un petit bond et épousseta le sable qui s’étaient accroché dans les pliures de sa robe. C’est Wakibara ton prénom ? Nagu ? Désolé j’ai mal compris. Il faut dire qu’on ne croise pas beaucoup de gens comme toi ici. Dit-elle un peu gênée.

La jeune fille accrocha Mikazuki dans son dos et commença à faire les cent pas devant le géant. Son côté hyperactif avait repris le dessus. Son quota de temps au calme était atteint et elle avait la bougeotte.

- On marche un peu ? Tu viens d’où ? Et ne me dis pas du Pays de l’eau je te croirais pas ! Mon grand-père m’a dit que les gens comme toi viennent du sud du continent. Elle posa son regard sur lui. C’est de là que tu viens ? Le tact et la subtilité ne faisait pas partie des caractéristiques d’Arukisa, elle était franche, directe, comme l’adolescente qu’elle était encore.

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Ven 21 Juil 2017 - 21:06
CE MEC EST IMMEEEEENSE !

J'arrivais à le voir sur la plage que je m'étais fixée comme objectif. Ces derniers mois, mamie était très occupée. Elle devait "arranger des litiges", me disait-elle avec sa voix mielleuse, mais qu'importaient les raisons, je me retrouvais seul dans le refuge. Je ne voulais pas parler avec les autres garçon de mon âge, ils ne m'aimaient pas : j'étais l'unique enfant à savoir maîtriser mon chakra et le matérialiser, une différence que les autres n'appréciaient pas. Du coup, j'avais préféré opter pour un chemin différent : la plage.

Jusqu'alors, mes parents avaient toujours évité ces lieux. Les forêts et les orées de villages accueillaient bien plus de monde blessé et de ce fait, bien plus de potentiel travail. Toutefois, j'avais bien l'intention de m'y rendre puisque plus rien ne me retenait et j'arrivais enfin à son horizon; posté sur une petite dune de galets ronds, le vent fauchant mes cheveux depuis mon dos. C'était agréable, apaisant. Cependant, plus je regardais le large, plus je fixais les deux personnes qui étaient au pied de la montagne caillouteuse sur laquelle je m'étais hissé, à environ cent mètres. L'une des silhouettes était toute petite, les cheveux longs et vifs. Je n'arrivais pas à savoir si c'était un homme ou une femme, quant à la deuxième... UN MONSTRE. Il est gigantesque et je peux distinguer au moins un mètre de différence entre les deux ! Peut-être même plus ! Il fait bien... cinq mètres ! Dix mètres, non, TRENTE MÈTRES.

... tu t'égares Kanji. En plus, trente mètres, ce n'est pas possible. Il me faut vérifier ! Un pied, puis l'autre, je tente de me faire le plus discret possible pour me rapprocher des deux partenaires sans pour autant être remarqué; mais s'il y a bien une chose qui est plus désastreuse que ma discrétion, c'est mon adresse. Mon pied glisse, je dérape sur dix centimètres sur des galets qui s'effondrent et m'emportent avec eux, alors que j'entame une roulade contre mon gré qui va de plus en plus vite, dégringolant de la montagne de pierre.

"AAAAH MAIS ILS SONT OÙ LES FREINS ?!"

Patatra ! Porororotototro ! Brololobrobro... je ne sais plus quel bruit j'ai fait en arrivant à leurs pieds, tout ce dont je me souviens, c'est d'avoir heurté la jambe de la montagne de muscle de plein fouet ─ tellement costaud que j'ai encore une marque rouge sur tout mon flanc ─ et qu'en essayant de me saisir à quelque chose pour ne pas tomber à la renverse, j'attrapais de mes mains gantées les cheveux de la petite personne, dont je n'arrivais toujours pas à définir le sexe. Trop de roulades en un temps record, j'ai encore la tête qui tourne et les tempes qui me brûlent. Mieux vaut me laisser tomber au sol, sur le dos... entraînant avec moi celle dont les cheveux étaient fermement bloqués dans ma main.

Première journée hors du refuge, on va déjà me casser la figure.

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Jeu 27 Juil 2017 - 13:42
L'assaut de paroles te laissait sonné. Cette différence de culture, elle ne se résumait pas qu'à la couleur et à la température, elle résonnait dans ce flot de paroles franches. Au moins les choses étaient claires, en plus de déformer les mots, tu ne les utilisais pas bien; ici point de Matriarche ou de tribu, ni même de pacte, d'ailleurs, rien que tu ne puisses expliquer aisément, donc. Le petit dieu ricanait à l'abris dans sa gourde, peut-être après tout venais-tu de tomber une nouvelle fois dans l'un de ses pièges malicieux. Ta docilité te perdra.
Ces êtres petits et faibles en apparence semblaient avoir joués d'autres atouts pour faire face à l'adversité, tu l'avais remarqué dans l'ingéniosité de leurs constructions, tu le subissais dans l'agressivité de leur discours. Intéressant mais pas assez pour toi. Seule la force devait primer. Un sourire vint embellir ton visage étranger, ce même visage que ton interlocutrice avait distingué de ceux présents sur ces terres inhospitalières.

-Et ton grand-père était homme de savoir. Je viens en effet des terres au sud du Grand Désert, là où il y a deux-cent ans une tribu de ces terres vint fonder la tribu Wakibara, ma tribu. Nous avons juré loyauté, c'est ce que nous appelons le "Pacte". Tes bras se croisèrent et ton regard se perdit au loin. J'ai entendu qu'elle s'était alliée à d'autres tribus pour former la tribu Kiri. Je suis allé dans le village de cette tribu mais je ne connais pas ses traditions et n'ai pas trouvé d'aide.
Tu te relevas et serras le poing. Je partage les mêmes pouvoirs que la tribu venue il y a deux siècles. Tes phalanges commencèrent à se frayer un chemin hors de ta peau pour se mêler à l'air frais. Reconnais-tu ce don ?

***

Ton attention quitta l'espace d'un instant la personne de Arukisa pour contempler le spectacle de l'enfant blond. Il heurta ta jambe. Sa faible carrure avait encaissé le choc, aucun os n'avait rompu, et dieu sait que tu connaissais ton affaire. L'un dans l'autre, tu te fichais pas mal des blessures éventuelles du gamin, tu te contentais pour l'instant de découvrir un peu mieux ce peuple et toute ton attention fut retenue par la faiblesse des membres inférieurs du jeune mâle. Pas étonnant qu'il ne tienne pas sur ses jambes. Le constat obscurcit ton visage. L'âge de l'enfant ne pardonnait pas un tel manque d'adresse, comment pouvait-on survivre avec si peu d'aptitudes à la survie ? Finalement, ta mission avait commencée dès lors que tes pieds nus avaient foulé les rives. Ils devaient devenir plus forts. Tous.
Tu attrapa le gamin par le bras -l'absence de tonus dans ce dernier ne te surprit même pas- pour le relever et soulager la chevelure de la jeune femelle.

-Je peux t'apprendre à renforcer ton corps, petit homme... il en va de ta survie et de celle de ta tribu. Quelle femme voudrait engendrer le fils d'un homme obligé de se pendre à ses cheveux pour ne pas chuter ?Des paroles dures et peu communes dans ce monde, certes, mais tel était ton combat.
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Jeu 17 Aoû 2017 - 22:12
Le grand bonhomme venait de loin. Arukisa ne connaissait pas ce qu’il appelait le Grand désert. Son grand-père lui avait cependant déjà mentionné la présence d’une zone désertique au sud de Hi. D’après ce qu’il disait, c’était un des lieux les plus difficiles à vivre qu’il avait connu. Le sable bouillant et la chaleur étouffante pouvaient décourager les plus valeureux voyageurs. Néanmoins, la beauté des paysages étaient à la hauteur de la récompense une fois qu’on s’était acclimaté aux conditions de vie difficile. D’après ce qu’il lui racontait, des dunes immenses à perte de vue et aux couleurs dorées dominaient quelques oasis paradisiaques que seuls les plus méritants atteignaient. La sabreuse était curieuse et voulait en savoir plus. Apparemment Nagu venait d’une tribu qui habitait encore plus loin ! Aru’ ne saisit pas tout mais il avait un lien avec un clan de Kiri, c’était la raison de sa venue. Mais son premier essai était un échec. Faut dire qu’on croise pas des types comme lui partout au pays de l’Eau, c’est même sûrement le seul. A cause du peu d’ensoleillement dû au brouillard permanent, les autochtones sont plutôt pâles ici. En tout cas, il avait l’air sympa, Aru’ était prête à l’aider. Certes, cela ne faisait que quelques instants qu’ils se connaissaient mais la jeune kunoichi était comme ça, elle donnait sa confiance facilement parfois. En réalité, son franc-parler et son ton direct était tel qu’elle ne pouvait s’imaginer qu’il la trompe. Il avait une façon de parler et d’être qui empêchait toute possibilité de mentir. Hors, ce n’était pas le plus étonnant chez lui. Il dévoila une capacité que la kunoichi n’avait jamais vu. Avec une facilité certain, sans douleur, sans plaie sanglante, ses os sortirent littéralement de sa peau, au niveau de ses doigts. Les shinobis étaient véritablement des êtres fascinants. La jeune fille fit le lien avec le dernier clan fondateur de Kiri, dont elle n’avait jamais rencontré aucun membre. Les fameux Kaguya, dont elle découvrait avec fascination les capacités.

- Wouoooohhh… Fit-elle doucement.

Elle n’eut pas le temps de profiter de cet instant qu’elle fut percutée par un truc qui l’attrapa par les cheveux avant de l’envoyer au sol.

- Aaaaaaaaaaaah ! Hurla-t-elle.

Furax, elle se releva d’un bond et aperçut un gamin tenant deux cheveux dans sa main gantelée. Elle ne savait pas d’où il sortait, ni par quel moyen il était arrivé à empoigner sa chevelure mais son entrée était réussie ! Sale gosse ! Ses yeux rouges de colère elle l’observa tandis que le géant le releva comme une vulgaire carpette. Le poing serré, elle l’entendit parler d’aider le petit, de femme, d’engendrer, etc… Elle n’en croyait pas ses oreilles.

- QUOI ?!? On se calme tout de suite ! Elle pointa du doigt Nagu. Personne n’engendre personne et certainement pas ce môme maladroit. Elle se tourna vers le jeune blondinet. Allez oust ! Elle lui fit signe de la main de partir. File ! Je ne sais pas d’où tu viens mais tu nous as causé assez de soucis de comme ça. Elle continuait de faire des grands signes des mains pour qu’il s’éloigne.

Cet énergumène était venu interrompre une rencontre très intéressante et ça la gênait fortement. Elle se remit à marcher. La kunoichi était un peu impulsive parfois. Celui-ci n’avait sûrement pas fait exprès mais il aurait au moins pu éviter de s'agripper à sa belle chevelure rousse.

- Allez viens Nagu, j’ai encore pleins de questions à te poser ! Elle retrouva son sourire. Le géant l’intriguait réellement. Elle qui avait soif d’aventures, elle voulait savoir comment il était arrivé là, il avait dû voir du pays ! C’est comment chez toi ? D’après mon grand-père, c’est très beau ! Ici aussi j’aime bien mais il fait un peu triste avec ce brouillard. Moi aussi je ne suis pas d’ici. Je viens de Hi, tu connais ? Enfin ça a peut-être un autre nom chez toi ? La Grande Forêt ?

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Mar 22 Aoû 2017 - 14:42
Et le petit s'éloigna. Cela aurait été la fin d'une curieuse et courte histoire si, alors qu'il répondait à l'invective de la jeune sabreuse, la gourde du grand Wakibara ne s'était pas ouverte pour laisser tomber Suiatsu, le petit dieu, qui, sous forme miniature se mit à courir derrière le jeune maladroit en absorbant l'humidité ambiante au fur et à mesure qu'il se rapprochait pour recouvrer sa taille habituelle.

-Allez ! Fit-il en l'empoignant. On va jouer à un jeu ! Il l'amena au bord de l'eau. Celui qui reste le plus longtemps sous l'eau a perdu ! Tu commence ! Et il plongea le pauvre enfant dans les bras de la mer. BOUHAHAHAHAHAHA !!

***

D'abord étonné par ce jeu dont tu n'avais jamais entendu parlé, tu compris vite que la vie des mortels importait peu au petit dieu. Cette pensée te crispa. Certes seule la quête de force permettait à l'humanité de continuer sur le chemin des âges, mais qu'aurais-tu fait une fois aux prises avec un dieu ? Finalement, tu n'étais que peu de choses. Qu'importe, il fallait continuer et oublier ne serait-ce que la perspective d'un jour défier l'un d'eux afin de ne pas t'attirer leur colère.

Arukisa, ou "Pomme" selon ton guide t'enjoignit de la suivre. Tu devais parler de toi après qu'elle eut brièvement exposé ses origines. Si tu n'avais jamais entendu parler de "Hi" ou de "Grande Forêt" mais tu situais tout de même ces contrées. Les légendes de ta tribu les dépeignaient avec beaucoup d'admiration, bien que le ton belliqueux était de mise. Mais place à ta vie.

-Mon pays est beau, oui. Les légendes d'avant l'arrivée des éveillés et des surhommes, les légendes du temps des guerriers sombres disaient que le désert renfermait une porte qui menait vers un désert infini mais qu'il s'y quelque part derrière une cité magnifique où les dieux venaient parfois. On disait également que quiconque découvrait la cité devenait le plus riche et le plus puissant des rois, qu'il pourrait alors dialoguer avec les dieux en récompense de sa bravoure. Mais un jour, un dieu malin déguisé en mortel s'y présenta et devint le plus grand des rois. Quand les dieux eurent découvert la duperie de leur frère ils firent disparaître la porte et la cité fut maudite. Quiconque y pénètrerait en deviendrait effectivement le roi mais serait contraint d'y demeurer seul pour l'éternité jusqu'à ce qu'un nouveau roi se présente. Une pause. Mon pays est donc beau mais nous ne nous aventurons jamais seuls dans le désert car la cité est tellement étincelante qu'elle rend l'homme fou. En quelques sortes, cela nous enseigne certaines valeurs. Nous ne devons pas compter sur autre que nous-mêmes pour devenir puissants. Un regard vers le petit dieu. Mais je suis certain que cette cité existe.

Tu sais, le désert aussi est assez triste par moments. Il y a parfois des endroits faits de roches et d'arbustes mais ils sont dangereux. Les oasis aussi sont dangereux et il ne faut pas y rester trop longtemps car ils sont la propriété des génies.
Un rire. Tout cela te paraissait si lointain maintenant que tu côtoyais ce nouveau monde.

Désolé, je m'égards... Mais oui, je connais ton pays... Ton visage prit une allure plus sombre.
« Quand ils furent revenus de la mer, les surhommes contèrent leurs combats. Parmi les plus grands se trouvaient, aux côtés de ceux qui les lièrent aux guerriers sombres, ceux qu’ils menèrent dans des contrées riches et puissantes. Ce qu’ils avaient vu là-bas leur avait révélé des forces plus sombres que les abysses de la mer. » Un silence. Nous ne nommons pas ton pays forêt, nous ne luis donnons d’ailleurs pas de nom. Nous y faisons parfois référence comme: Celle-qui-renferme-un-mal-qui-se-cache. Ton accent devint plus joyeux. Mais je suis sûr que ceux qui habitent ne sont pas des monstres, hahahahaha ! D’ailleurs ton grand-père devait être quelqu’un de très bon pour apprécier la beauté de nos terres !
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