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Souvenirs fantomatiques [w. Tanaka Nebe]


Ven 8 Fév 2019 - 18:11
Souvenirs fantomatiques
Iwa, début année 203 | Tanaka Nebe & Chôkoku Tomoe
Dire que Tomoe n’était pas quelqu’un de volontairement intégrée au sein du village caché de la roche était quelque chose de vrai… Et de faux à la fois. A cette époque, elle écoutait avec une assiduité passagère les ordres de sa vieille tutrice qui cherchait tant bien que mal à forcer cette jeune femme à trouver une place. Même infime, cela aurait pu faire l’affaire. Obasan avait tenté bien des choses pour pousser sa descendante recueillie il y a quelques années à faire partie intégrante de la civilisation Iwajine. En vain.

La dernière lubie de cette vieille peau avait été de solliciter les têtes du village pour faire de la jeune Chôkoku une tutrice à son tour. Hérésie. Que ne fallait-il pas faire. Surtout pas, malheureux. Et la victime désignée n’avait été autre qu’une jeune enfant à peine sortie du berceau pour la brunette qu’elle avait déjà pu rencontrer. Sa mission si elle l’acceptait –par défaut- était de la former pour les prémices de l’art shinobi. Cette pauvre gamine qui s’était retrouvée entre les mains malfaisantes et les idées dérangées de de Tomoe. Tanaka Nebe. Elle avait pu en faire une première fois les frais lors de leur rencontre. Drôle de fille d’ailleurs. Cet air sombre, allez savoir si finalement elle était ressortie indemne du premier contact avec la brune explosive.

Obasan s’était débrouillée pour dégoter un avis de mission des plus absurdes, et pourtant des plus saufs –selon elle- pour envoyer sa fillotte. Mais ce que Tomoe ne savait pas c’était que la vieille peau et ses fourbes tendances à l’envoyer dans les bourbiers –ou alors peut-être qu’elle s’y mettait toute seule ?- avait expressément envoyé un message à cette Tanaka Nebe, songeant pertinemment que son ingrate de descendante ne l’aurait pas fait, pour convier cette jeune genin à la mission.

Ce fut alors en s’imaginant fictivement les ricanements de la teigneuse Obasan que devant ses yeux, au plus elle s’approchait du lieu-dit de sa mission, plus elle découvrait le visage juvénile. Une légère grimace s’empara des traits de la Chôkoku. « C’est pas vrai, tu vas vraiment me suivre partout ? Euuh… C’est comment déjà ton nom ? » Elle était dure et cruelle avec cette jeune fille qui n’avait finalement rien demandé, qui semblait même n’avoir que suivi les instruction d’un mot signé faussement de la main de Tomoe.

C’était devant les marches d’une maison atypique, sombre et au-dessus de laquelle tournoyait étrangement des corbeaux que les deux kunoïchi se trouvaient. A l’origine, la mission stipulait qu’une maison dite hantée se trouvait dans l’arrière des quartiers résidentiels d’Iwa. Il leur fallait enquêter à son propos car des voisins lointains avaient signalé d’étranges opérations qui s’effectuaient à l’intérieur. D’étranges bruits qui en sortaient. Bref, une étrange affaire dans une étrange maison, de quoi donner froid dans le dos aux moins farouches, mais certainement pas à la folle Chôkoku Tomoe qui se voyait à présent à devoir montrer l’exemple à sa cadette. Balivernes.
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Sam 9 Fév 2019 - 19:58
LA-HAUT DANS LA MONTAGNE.
ft. Konran Tenzin


Ryosuke s’était fané quelques semaines auparavant. Le deuil est un fardeau et l’enfant vit les moments les plus sombres de sa tendre existence. Elle s’accroche désormais à la promesse mortuaire de son tuteur trépassé, celle de s’intégrer, de jalonner le sentier de sa vie de balises d’honneur et d’allégeance. Volonté cristallisée par son engagement dans la voix shinobi. Toutefois, le spectre de son passé la hante, autant que la solitude, qui rend ses nuits glaciales.
Lucarne lumineuse d’un quotidien morose, on lui assigne une tutrice, une senseï, aux méthodes pédagogiques chaotiques. Leur première rencontre fut aux antipodes de l’enseignement patient de Ryosuke. Langue vigoureuse, propos aiguisés. Tomoe manie les mots comme elle se bat.


Elle reçoit le parchemin le matin même. Nébuleux document, avec pour seule indication un point sur une carte. Elle reconnaît Iwa du premier coup d’oeil, mais le quartier ne lui évoque rien. Elle ne tergiverse guère, s’équipe et s’enquière du chemin. Nebe est ponctuelle, impatiente et s’attèle à rejoindre le lieu susnommé en quelques minutes. Esprit curieux et vivace, ses pas la traînent jusqu’au perron d’une maison sinistre.
Elle est haute, au revêtement terne et délavé, usée et rapiécée. La végétation dense grimpe sur les mûrs en serpents de ronce. Bilieuse, elle se dresse en épouvantail en périphérie des quartiers résidentielles. Les alentours semblent également désolés, comme si la maison maudite propageait ses damnations. Certaines âmes vaillantes sentirent leur échine frissonner sous le joug de la bâtisse lugubre et imposante. Pas Nebe, indifférente au mysticisme et insensible aux arcanes pieuses.


Elle analyse scrupuleusement les environs, dubitative quant à sa présence ici. D’un air détaché bien qu’attentif, son regard balaye l’horizon. Rien à signaler, sinon le vent sifflant à travers les cimes rocheuses qui bordent le plateau d’Iwa. Elle passe une main sur sa nuque, interdite sur la marche à suivre. Après tout, les indications n’étaient pas signées. Est-elle attendu à l’intérieur ? Par qui ? Pourquoi ?
Ses interrogations sont toutefois interrompues par le bruit des gravas du sentier, d’où une silhouette se découpe dans un nuage de poussière. Il faut quelques instants encore pour que l’enfant puisse distinguer le faciès de l’individu avenant. Tomoe. Les iris bruns de Nebe la détaillent de haut en bas. Le réciproque diffère et sa senseï désavouée envoie une première salve hargneuse.


Visiblement, Tomoe n’est pas à l’origine de l’invitation et la rudesses de ses palabres n’arrachent pas plus qu’un haussement d’épaule à sa disciple. Peu importe qu’on s’adresse à elle avec niaiserie ou austérité. Nebe est considérée.
« A vrai dire, j’ignorai les raisons de ma présence ici. Mais vu que tu es là, je vais t’accompagner. » lâche-t-elle avec une teinte d’arrogance. « Nebe. Ne te donne pas la peine de te présenter à nouveau, j’ai retenu ton nom. » poursuit-elle en faisant volte-face.
Alors qu’elles font front à la maison aux armatures diaboliques, elle s’avance sur les marches qui les séparent de la porte. Chacune d’elles craquent sous la corpulence svelte et agile de la kunoïchi, qui arrive fièrement devant la lourde porte de bois. Elle en tourne la poignée et, en un grincement sonore, apparait un couloir obscur, plongé dans les ténèbres. « Allons-y, nous sommes là pour… ». La portée d’entrée se referme en un claquement assourdissant, comme contrôlée par une main invisible.


Nebe bondit du seuil et retrouve bien vite sa place aux flancs de Tomoe. Elle se racle la gorge, afin de reprendre consistance après cette frayeur. Elle qui se veut brave.
« Après-toi. » lâche-t-elle le plus sobrement possible, masquant son angoisse naissante par une mine faussement détachée.
Impossible de perdre la face. "Ressaisis-toi", s’ordonne-t-elle, avant d'emboîter le pas de sa senseï.

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Dim 10 Fév 2019 - 20:14
Souvenirs fantomatiques
Iwa, début année 203 | Tanaka Nebe & Chôkoku Tomoe
Nebe ! C’était son nom, cette identité que Tomoe ne voulait pas retenir, par envie de faire chier ou bien par simple indifférence. Un peu des deux finalement, des traits qui habitaient la brune et qu’elle trouvait particulièrement poignant à exposer. La jeune femme regardait cette petite tête avec toujours plus de dédain et une grimace qu’elle ne cachait pas. C’était que la juvénile ne se laissait pas complètement faire et c’était en partie ce qui plaisait –sans l’avouer- à la chûnin. Plus il serait difficile de la faire repartir les larmes aux yeux ou bien pleine d’amertume, plus il serait divertissant d’essayer. La cruauté humaine. Non, juste des frénésies mal placées dans un esprit dérangé.

« Bien, puisque tu es là Mebe, je t’autorise à m’accompagner, tu as l’air paumée sans ça... Et l’ennui c’est mortel, dans ma grande bonté je ne vais pas te laisser dedans. » Non seulement la Chôkoku sembla délibérément se tromper dans la nomination de sa disciple, mais en plus de cela, elle avait totalement changé les faits. Et elle y croyait tout de même dur comme fer. Se visant bonne samaritaine, Tomoe avança après sa cadette et monta les escaliers insalubres dont les craquèlements furent plus intenses sous sa silhouette.

Sous le charme de cette maisonnée, la kunoïchi devait probablement appréhender différemment cet ordre de mission. Alors, pour lui informer des quelques données qu’elle avait reçu au préalable, et dans l’espoir de voir la gamine prendre les jambes à son cou, elle posa une main sur sa tête pour l’arrêter quelques instants avant qu’elle ne passe l’ouverture de la porte. « C’est le voisinage qui a signalé d’étranges faits et gestes provenant de cette maison sans que personne n’entre ni n'en sorte. J’ai donc eu pour mission d’enquêter sur ces lieux et… Tu pourras me servir d’une manière ou d’une autre. Un appât, un porte-bagage, je ne sais pas trop ce que tu vas faire mais ça va venir. » Le ton était dressé sous les notes cinglantes de l’ironie. Tomoe mettait assurément beaucoup d’énergie à demeurer la pire rencontre que la Tanaka avait pu faire jusqu’à présent. Et cela par unique désire de contradiction envers la matriarche qui l’avait foutue là-dedans. Après tout, la petite brune aux grands yeux était bien loin d’être détestable…

La fine équipe entra finalement et d’un grand pas la Chôkoku reprit le devant du couloir. Un frisson d’effroi la parcourut lorsque le claquement résonna dans son être. Elle pensa d’abord que Nebe avait fait ça pour montrer son agacement mais lorsque Tomoe tourna la tête vers cette jeune genin qui s’était ruée sur ses côtés, elle feinta avec une assurance sans égale un rire moqueur. Elle retint un mot qu’elle décida de garder pour plus tard, dans l’espoir que d’autres étrangetés se mettraient sur leur chemin.

Un pas après l’autre elle s’enfonça dans l’obscurité jusqu’à arriver dans un grand salon. Une décoration plus que vieillotte entre les tapisseries poussiéreuse à l’odeur de rance et l’éclairage qui semblait tellement dater que les ampoules clignotaient à intervalles aléatoires. « Tu vois Kebe, note bien ça : S’il y a de la lumière allumée c’est qu’il y a quelqu’un. » Jouer aux détectives changeait de ses bonnes vieilles habitudes à tourner en rond. Encore fallait-il que Tomoe daigne rendre cette expérience un tantinet agréable pour la jeune Nebe. La kunoïchi délaissa son élève pour s’avancer un peu plus pour observer les portraits exposés sur les murs et les meubles. « Et nous allons commencer par trouver qui habite là. »
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Mar 12 Fév 2019 - 16:08
LA-HAUT DANS LA MONTAGNE.
ft. Konran Tenzin


Amère ironie, celle d’une fillette aux reflets sombres qui s’apprête à se plonger entre quatre murs qui le sont davantage. Le spiritualisme ne l’effraie pas, surtout parce qu’elle n’y a jamais été confronté. Elle se contente d’observer la maison d’un oeil distrait, l’esprit bien trop occupée à esquiver le feu verbal et nourri de Tomoe. Elle écorche son prénom.
« Nebe » corrige-t-elle d’une teinte sceptique, qu’elle conclu en levant les yeux au ciel, hermétique aux palabres égocentriques de sa senseï. C’est en partie d’elle qu’elle tirera son futur penchant au sarcasme.
Elles sont sur le seuil, côte à côte. Anodin, anecdotique. Mais Nebe vit le meilleur moment de sa journée. La routine s’enraye, la solitude se fend. L’inconnu l’intrigue, l’excite. Pas de fardeau, pas de pression. Malgré la vigueur des propos de Tomoe, elle sent qu’elle est en sécurité. Qu’elle peut franchir ce chambranle sans craindre l’obscurité.


Elle est a deux doigts d’y aller lorsqu’une main se referme sur sa tête d’enfant. Elle s’arrête un instant. Nebe est une jeune fille discrète, qui exècre qu’on la remarque, qui ne cautionne aucune intrusion dans sa sphère privée. Ce geste tactile est un petit séisme à l’échelle de kunoïchi, sevrée de ce genre de proximité.
Elle s’extirpe agilement de l’emprise de Tomoe, et fait volte-face. Ses sourcils reste froncés quelques fractions de seconde, puis son faciès reprend cette expression neutre caractéristique. Elle déguise avec attention cette petite contrariété. Si Tomoe comprend sa timidité tactile, elle passera le reste de sa mission à lui poser les doigts dessus.
Elle écoute attentivement les consignes de sa tutrice, ses pupilles s’embrasent. Non seulement il s’agit d’une réelle mission, mais davantage, elle laisse entendre qu’elle aura un rôle à jouer. Son euphorie, pourtant silencieuse, lui fait manquer les derniers propos malicieux de Tomoe.


Ils franchissent le pas, la porte se claque brutalement dans leur dos. Nebe, d’un bon aussi délicat que viscéral, s’aligne aux flancs de sa senseï et reprend consistance. « Après toi. »
Elle fait fi du rire moqueur de Tomoe, lui tenir répartie serait ployer l’échine. Elle tient à garder la face, attitude immature, l’illusion est d’ores et déjà rompue. C’est encore une enfant sous bien des aspects.
Elle se cale dans l’ombre de sa partenaire et elles s’engagent dans le couloir étranglé par les ténèbres. Rectiligne, la jeune genin s’applique à une démarche muette, légère, attentive au moindre de ses mouvements. Puis, au terme de leur chevauchée obscure et maîtrisée, elles déboulent dans un salon.
La pièce semble hors du temps, Nebe n’a jamais vu pareille achalandage. Les teintes sont purpurines et dorées, mais tout est terne, passé. Tapisserie volumineuse sans âme, meubles en bois écaillés, comme si les couleurs de pièce s’évaporaient avec le temps.


Tomoe sectionne le fil de ses pensées. Elle écorche à nouveau son prénom.
« Nebe. » rectifie-t-elle, lasse. Mais les propos de la ninja l’inquiète pour la première fois. Elle ne peut réprimer le frisson qui parcoure l’intégralité de son corps. Une présence. Possiblement hostile. Cela peut paraître étonnant, mais Nebe ne l’avait pas anticipé.
« Qu’est-ce que tu entends par faits et gestes ? » lâche-t-elle avec légèreté et innocence. Elle attend d’être rassurée.


Elle imite sa partenaire qui s’éloigne et analyse les éléments de la pièce. Elle prend ce moment comme un véritable apprentissage, aussi précieux qu’il puisse être. Elle fouille, fouine. Aucun tiroirs ne résistent à sa furieuse envie de découvrir quelque chose, n’importe quoi. Être utile.
Un éclat lui vivifie l’iris, éblouissant dans cette obscurité latente. Elle s’en approche avec précaution, puis le saisit de ses doigts fins.
« Il semblerait qu’on ne soit pas les premières à… » prononce-t-elle dans un murmure de rigueur. Un bruit sourd masque la fin de phrase. En provenance de l’étage, le son typique que fait un objet lourd quand il tombe. Elle échange un regard alerte avec sa senseï, prenant une bouffé d’adrénaline pur jus.
Puis elle partage sa trouvaille : un kunaï émoussé, arme de shinobi. Quelque chose cloche. Nebe sent pointer un arrière-goût de scepticisme, sa méfiance instinctive revient au galop.


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Jeu 14 Fév 2019 - 19:03
Souvenirs fantomatiques
Iwa, début année 203 | Tanaka Nebe & Chôkoku Tomoe
L’endroit était certes angoissant, mais pour la Chôkoku il s’agissait de vibration qu’elle aimait bien. Elle ne craignait pas la peur, au contraire, elle pouvait l’accueillir à bras ouverts. Aucune de ses pensées à ce propos n’allèrent à la rencontre de l’enfant qu’elle estimait se traîner, tel un boulet accroché à sa botte. Elle aurait pu parfaitement lui dire de déguerpir, cependant Nebe pouvait tout de même lui être utile pour quelques moqueries. La jeunette était là, elle y resterait. « Des faits et gestes de type cris suffisamment forts pour que le voisinage les entendent. Apparemment certains ont même signalé des grognements en écho et les fenêtres s’ouvrant et claquant sans qu’il n’y ait personne derrière. » La brune tourna discrètement son regard vers sa disciple pour tenter de déceler quoique ce soit qu’elle pourrait réutiliser à mauvais escient.

Mais elle continua ses recherches dans les différents tiroirs qui se trouvaient là. Une pièce qui sentait le renfermé, l’humidité, un entretien des locaux plus que négligé. Contente que Nebe se mette aussi à la tâche sans qu’elle n’ait besoin de lui ordonner, Tomoe sortit ses diverses trouvailles pour les poser en bazar sur l’un des meubles. Rien d’intéressant.

Elle fit volte-face pour observer la Tanaka qui elle, semble avoir trouvé un trésor lorsque les attentions se portent droit vers le plafond. Les deux kunoïchi avaient assurément entendu la même chose, une vibration inattendue. Portant un doigt à ses propres lèvres et le regard redescendant sur celui de Nebe, elle lui signifia de ne pas faire de bruit. Un large rictus se dessina d’ailleurs sur le visage légèrement terrifiant à présent de Tomoe. Il leur fallait trouver les escaliers.

D’un geste de la main, elle fit comprendre à sa partenaire de garder avec elle cette arme dénichée avant qu’elle ne l’invite après elle à passer une autre porte à l’arrière de ce salon sale et poussiéreux. Sur un pas de velours, elle avance dans un nouveau couloir aussi étroit et sombre que le premier. De nouveaux portraits ornent les murs tandis que la Chôkoku en déduit qu’il devait s’agir d’une maison appartenant –autrefois- à une famille nombreuse ou alors qui a parcouru les âges. Tandis qu’elle passe un œil derrière elle pour s’assurer la bonne suite de Nebe, elle finalement une montée vers l’étage. Sous son poids les marches, elles aussi tapissées mais délabrées, se mirent à grincer. « Pour la discrétion c’est loupé. » Chuchota la Chôkoku malgré tout, accélérant le pas jusqu’au sommet de ce colimaçon. La main proche de son étui à kunaï, Tomoe fit un nouveau signe pour ordonner à Nebe de passer en avant pour aller découvrir cet étrange premier étage. « Allez un peu de courage, je protège tes arrières. » Mais sur cette phrase qui pouvait être bien plus rassurante pour la cadette, l’aînée ajouta un petit rire aussi malsain que discret. Que pourrait-il arriver si… Malencontreusement elle n’assurait pas les arrières de sa compatriote iwajine ?
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