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Ryūboku Asa
Ryūboku Asa

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Mar 12 Fév 2019 - 22:25

Premier contact


Une chance pour moi que de n'être qu'à deux malheureux kilomètres de la cité militaire du pays de l'Eau. Étant itinérante, je ne me baladais jamais avec un stock de minerais de fer ou d'acier à faire fondre pour ensuite travailler le métal bouillant, il fallait toujours que je me réapprovisionne. C'était une tâche ingrate, sans doute la plus laborieuse dans mon métier que j'aimais tant, mais elle était le socle de mon art et je ne pouvais pas y échapper. Enfin, je pouvais acheter un cheval, me faire une belle et solide charrette grâce à mon talent naturel qui était de créer et de manipuler le bois à ma guise et mettre dans cette dernière mon stock de minerais. Mais, je ne le faisais pas pour une excellente raison, je détestais les chevaux !

Tout ça pour dire que je devais sortir de chez et me rendre au village caché de la brume. Aussitôt pensé, aussitôt fait je quittais mon splendide domicile fait de mes petites mains de maître forgeron pour me diriger vers l'épais manteau brumeux ainsi que les marécages qui bordaient toute la cité.

Quelques pas m'amenaient vers plusieurs individus qui semblaient garder les lieux. En m'approchant de ces derniers, je remarquais que s'étaient des soldats de Kirigakure no Sato grâce aux bandeaux frontaux qu'ils arboraient. Je m'adressais de la manière la plus chaleureuse possible aux hommes qui me faisaient face en me présentant et surtout en disant la motivation qui m'amenait à vouloir pénétrer dans leur village. Ces hommes me regardaient avec un certain étonnement quand je leur avais annoncé que j'étais un Maître Forgeron de Tetsu no Kuni. Ils avaient du mal à le croire, je pouvais les comprendre, qui croirait une femme qui se prétendait forgeron ? Il n'y avait pas plus sectaire que ce métier qui refusait les étrangers comme apprentis, alors une dame, que nenni. Pourtant, j'avais montré les paumes de mes mains qui présentaient toutes les blessures et irrégularités qu'un forgeron se devait d'avoir, mais cela ne suffisait pas à les convaincre. Il ne me restait plus qu'une solution, soudoyer ces individus. J'avais entendu des histoires comme quoi il y avait un chemin précis à prendre et je ne pouvais pas me permettre d'emprunter un mauvais pour me retrouver dans la panade. Je donnais quelques ryos à chacun des soldats kirijines dans l'espoir qu'ils m'indiquent le bon trajet. On m'en montrait un, il n'y avait plus qu'à y aller tout en espérant de ne pas avoir été bernée par les autochtones.

Chaque fois que je posais un pied au sol j'y allais doucement, mais pour le moment tout se passait plutôt bien, les gardes avaient été correctes avec moi, même s'ils s'étaient permis de se moquer de ma situation jusqu'à être surprise par les lieux qui ne ressemblait pas au paysage que l'on m'avait décrit. L'endroit était ravagé, comme si une bataille s'était déroulée ici. Cela me surprenait grandement, car je n'en avais pas entendu le moindre mot sur un tel évènement et pourtant j'avais l'habitude de tendre l'oreille avant de me rendre dans un nouvel endroit pour ne pas me laisser surprendre.

Au final, j'arrivais devant les portes de la cité après avoir traversé brouillard et marécage. Néanmoins, je n'avais pas eu le temps de franchir ces dernières que l'on me sommait de m'arrêter. Je m’exécutais immédiatement bien que je pensais que cela avait pu faire l'affaire avec les gardes que j'avais rencontrés plus tôt, apparemment ce n'était pas le cas. Décidément ce lieu était bien sécurisé et on ne pouvait pas y entrer comme dans un moulin. Il ne me restait plus qu'à espérer que l'on me laisse passer, mais surtout que je trouve quelques minerais de fer à acheter sinon j'aurai fait tout cela pour rien et je serais surtout obligée d'aller travailler la roche pour trouver mon bonheur.

« Je me nomme Ryūboku Asa, je suis Maître Forgeron ayant été l’élève de feu Maître Shintōgo Okazaki surnommé La Flamme de Tetsu no Kuni. Je viens ici pour me fournir en minerai de fer ou d’acier afin de pouvoir réaliser toute commande susceptible de m’être demandée. » Je donnais le maximum d’informations pour montrer que mes intentions étaient louables et nobles.
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Nobuatsu Saji
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Jeu 14 Fév 2019 - 19:25
Dans une atmosphère éternellement morne et embrumée, même en printemps, le sabreur à la visière d’acier descend l’une des artères conduisant jusqu’à la sortie sud-est de la Cité. Se grattant l’arrière de la tête, il est quelque peu agacé qu’on l’ait interrompu dans son déplacement, alors qu’il se rendait de chez lui jusqu’au quartier dominé par le Grand Dojo, un trajet qu’il fait très régulièrement et qui une fois n’est pas coutume, est coupé par l’appel d’un collègue chuunin nécessitant les compétences d’un Kanchi Taipu, un ninja spécialisé en sensorialité – même si en réalité nombreux sont ceux désormais à en être doués au grand dam de la Yasei.

Marchant tranquillement, sans se précipiter, il profite encore de ces quelques instants qu’il savoure, une quiétude qu’il apprécie chaque matinée lorsqu’il suit le chemin habituel jusqu’au sanctuaire de l’entraînement. En même temps, briser le quotidien ne peut pas faire de mal, un peu de surprise pour briser l’homéostasie, un bienfait toujours bienvenu dans sa vie, même si immédiatement, l’incertain a tendance à le rebuter.

Il semblerait qu’il s’agisse encore de ces visiteurs avides à l’idée d’entrer dans le village de Kiri afin farmer l'xp sans être Kirijin pour trouver des opportunités notamment sur le plan des affaires. Etrangement de plus en plus d’immigrés décident de s’installer ici même si les Mizujin représentent l’écrasante majorité de la grande vague de nouveaux genin entrant au service de la Brume. Ce qui a demandé au Palais beaucoup d’organisation pour gérer le bond d’activité, et former des équipes dans l’optique de favoriser un développement plus optimal des compétences des grands shinobi de demain.

Humble serviteur du village caché dans la Brume, le Nobuatsu est bien soulagé de rester dans cette position confortable et de ne pas avoir à gérer quoi que ce soit, à part assurer ses responsabilités, notamment en tant que Sabreur et Sans-Visage, et plus récemment, chef de l’équipe six. Mais maintenant, c’est en tant que chuunin qu’on lui demande d’intervenir, afin d’interroger l’étranger venu de Tetsu d’après ses dires.

Ou plutôt étrangère. Arrivant sur place, le sabreur muet salue d’un léger hochement de tête ses confrères qui lui rendent le compliment. Il est donc temps de procéder à l’examen du visiteur et de ses intentions, et pour cela, il peut compter sur sa perception pour déceler le moindre mensonge qu’oserait prononcer la soi-disant forgeronne. Sans plus attendre, le spécialiste sensoriel écoute l’un des chuunins lui répéter succinctement les informations déclinées par Ryuboku Asa.

Le muet acquiesce à la réception des données puis darde son regard vers l’étrangère. Une voix parvient subitement à cette dernière, non pas via ses oreilles mais une onde psychique émise par l’esprit, permettant à l’aphone de communiquer avec son interlocutrice par télépathie.

« Bien. Je vous demanderai de répondre mes questions – n’hésitez pas à développer, suite à quoi j’évaluerai si oui ou non nous pouvons vous accepter entre les murs de notre village. Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes en situation d’alerte à cause de la libération des prisonniers de Wasure. Aussi comprendrez-vous que nous pouvons ne pas vous autoriser de passer malgré votre coopération. »


Impassible, le sabreur enchaîne avec le vif du sujet, à savoir l’interrogation. Celle-ci risque d’être longue et lassante pour l’interrogée aussi bien que pour l’interrogateur, en ce qu’il a besoin de s’assurer que chaque information formulée soit validée par sa technique de détection.

« Ryuboku Asa, c’est donc votre nom ? » Il lui laisse un instant pour confirmer. « Vous avez été l’élève d’un Maître forgeron à Tetsu. S’agit-il de votre pays d’origine ? » Il poursuit sur ses motivations pour venir à Kiri, qu’elle a déjà mentionné mais dont il souhaite évaluer la véracité. « Vous venez vous fournir en minerai. Pourtant tout le monde sait bien que Mizu présente de faibles ressources par rapport à Kaminari où résident les plus grands artisans de la forge et où les mines abondent de minerais tels que le fer. Pourquoi ici et pas là-bas ? » Et enfin pour conclure cette première volée de questions… « Avez-vous des armes sur vous? Permettez-vous que ma collègue ici présente procède à un contrôle de sécurité ? » Une question poliment formulée qui ne laisse en réalité pas le choix si elle veut entrer.

Résumé du tour:
 

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Ryūboku Asa
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Ven 15 Fév 2019 - 18:26
Les gardes me demandaient d'attendre sur place, ils avaient pris bonne note de mes renseignements. On m'expliquait que nous devions attendre un membre du village spécialisé justement dans les entrées d'inconnus à la cité. N'ayant pas d'autre choix, je patientais sans dire le moindre mot jusqu'à ce qu'un homme masqué arrive. Aucun son ne sortait de sa bouche, il se contentait de saluer ses collègues d'un signe. Néanmoins, quelques secondes après une voix résonnait dans ma tête. Aussitôt, je me contractais et j'attrapais ma boite crânienne avec ma main droite ne comprenant pas ce qui m'arrivait. Mais très vite, la voix que j'entendais dans mon esprit était celle de l'homme masqué qui m'expliquait qu'il allait m'évaluer pour voir si j'étais apte à rentrer à Kirigakure no Sato. L'inconnu reprenait les propos que j'avais dit plus tôt et demandait certaines précisions tout en me rappelant que je pouvais étayer mes dires. Je reprenais ma sérénité habituelle une fois que la voix s'arrêtait de communiquer.

« Ryuboku Asa est l'identité que l'on m'a donnée quand les habitants de Tetsu no Kuni m'ont découvert échouer sur leur rivage en l'an 196. Je ne sais plus rien de ma vie d'antan avant mon accident, qui j'étais réellement, d'où je pouvais venir. J'ai été recueillie par un Maître Forgeron qui a fait de moi son apprentie malgré mon amnésie. » Je marquais un temps d'arrêt avant de reprendre. « Vos ressources sont peut-être les plus minces, néanmoins vous êtes le pays hormis celui des samouraïs qui êtes le plus intéressés par la fabrication d'armes et je dois bien gagner ma vie. Mes innombrables voyages à travers les différents pays ne m'ont pas encore conduit à Kaminari no Kuni, peut-être dans une ou deux années, je serais justement en train de travailler le minerai de fer du pays de la Foudre ? » Un nouveau temps d'arrêt avant de répondre aux dernières interrogations de l'homme qui me parlait dans ma tête. « Aucune arme sur moi, votre collègue peut me fouiller je n'y vois aucun inconvénient à ce que vous procédiez de la sorte. » Disais-je tout en levant les bras horizontalement pour que la collègue du muet puisse procéder à la recherche d'éventuels armes dissimulées.

C'était la première fois que quelqu'un me parlait de la sorte, la sensation m'était très inconfortable. Je regardais avec une certaine perplexité l'individu qui m'avait questionné. La dernière fois que je m'étais rendue dans une cité militaire shinobi – c'était même la première fois ; il s'agissait d'Iwagakure no Sato et je n'avais pas rencontré d'homme capable de cette prouesse que de parler dans l'esprit de son interlocuteur. La Kunoichi du village caché de la brume procédait à ma fouille, je sentais ses mains palpées certaines zones de mon corps pour vérifier si je ne cachais aucune arme. Ne portant qu'un simple kimono arborant le symbole de feu mon maître, je n'avais pas matière pour masquer une panoplie d'armes mortelles. Bien qu'étant un forgeron, je n'aimais pas me servir de mes créations, préférant user de mes talents naturels à savoir l'eau et le bois. La fouille étant terminée, la shinobi annonçait que je ne masquais rien et que j'étais bien désarmée.

« Je ne suis pas ici pour faire du tort à votre nation bien au contraire puisque je désire mettre mon art à votre service on créant à tout sabreur qui le souhaite une qualité de lame que l'on ne peut retrouver que sur les terres de Tetsu no Kuni. D'ailleurs, je ne cherche même pas à m'installer derrière vos remparts, j'ai élu domicile à deux kilomètres en partant dans cette direction. » Lançais-je à mon interlocuteur tout en montrant la direction avec mon bras levé.
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Nobuatsu Saji
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Dim 17 Fév 2019 - 16:56
Une amnésique, quelle coïncidence. Le dernier étranger qu’il avait rencontré était justement affecté par un semblable problème de mémoire, un certain… Seikatsu ? Peut-être s’agit-il seulement d’une façon ironique pour le destin de se moquer de lui ou de tester son discernement. Sortant un calepin et un crayon de sa poche, il entame la mise à l’écrit des propos de son interlocutrice tandis qu’elle explique l’ensemble de son parcours avant d’arriver ici. Ne laissant aucune place au doute, l’interrogateur masqué enchaîne les questions de façon machinale, avec une voix ne trahissant guère la moindre émotion.

Face à lui, la dénommée Ryuboku Asa se montre coopérative et répond simplement sans la moindre hésitation. Si elle a cessé de se tenir le crâne aux premiers mots transmis par le télépathe, elle semble s’y habituer malgré l’inconfort de savoir que quelqu’un a fait intrusion dans son esprit sans y être invité. Elle n’a toutefois pas le choix, elle semble comprendre que le muet ne peut pas s’exprimer autrement, et qu’il n’a cure qu’elle se sente à l’aise ou pas, il souhaite seulement finir le questionnement avant de rentrer au Grand Dojo pour retourner à ses occupations, même si cela ne se ressent pas dans sa « voix ».

Une naufragée échouée sur les rivages de Tetsu, ayant eu le privilège d’apprendre auprès d’un forgeron de renom de la terre des Samouraï. Le père de Saji qui exerce justement le même métier devrait le connaître du moins de nom, mais lui-même n’en a jamais entendu parler. Quoi qu’il en soit, elle ne semble pas mentir à ce sujet, il l’invite donc à poursuivre avec la question suivante portant sur ses motivations de sa venue à Kiri. La remarque du sabreur masqué, destinée à tester la véracité de la réponse de l’immigrée, ne semble pas la désarçonner.

Au contraire, elle lui offre une explication plausible sur le fait que le village de la Brume soit réputé pour abriter les fameux Sabreurs, dont justement le bretteur muet fait partie. Sa voix ne présente pas de signe de nervosité, et son visage ne montre aucun trait qui laisserait à penser que sa réponse soit en décalage avec sa pensée. Bien. A la demande du chuunin de s’être sujette à un contrôle de sécurité, elle se laisse fouiller sans broncher. Après quelques palpations à différents endroits du kimono de la femme, la collègue du Nobuatsu se retourne, et secoue la tête pour lui confirmer qu’aucune arme n’a été trouvée en sa possession. Un autre bon point, qu’il signe sur son calepin.

N’ayant pas d’autre question à poser afin de compléter cet entretien formel, il acquiesce en direction de ses collègues pour leur signifier que l’interrogation courte, mais nécessaire vient d’être passée avec succès. Il reçoit une feuille en papier qu’il tend ensuite vers l’étrangère, un laissez-passer qui lui permettra d’être identifiée comme étant légalement acceptée entre les murs du village de la Brume.

« L’entretien est terminé. Merci pour votre coopération. Voici votre autorisation pour circuler à Kiri sans avoir besoin d’être recensée comme citoyenne kirijine. Un document que vous devrez présenter si jamais un représentant des forces de l’ordre vous le demande. Gardez-le précieusement. Notez également que votre profil a bien été enregistré, et il se peut que désormais vos déplacements soient surveillés par mesure de précaution supplémentaire. »

Car après tout, Kiri n’est pas la Cité militaire du Yuukan pour rien. Le Nobuatsu après avoir délivré ce complément d’information fait volte-face, suivant la rue menant jusqu’au Grand Dojo, là où il comptait se rendre avant d’être interrompu par cette visite inopinée de la forgeronne itinérante.

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