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Décrassage [Ouvert]


Sam 2 Mar 2019 - 22:12

La douleur était pénible, c’était peu de le dire. A chaque pas, pour chaque mouvement entrepris, Yanosa endurait un petit calvaire et devait réprouver des rictus étirés et pincés tout en avançant dans les artères du village. Chacun de ses muscles, jusqu’au plus petit d’entre eux, semblait relié plus ou moins directement à l’une de ces maudites cicatrices qui lui embrasaient les nerfs, et si cela lui paraissait en surface encore totalement inconcevable que ces souffrances ne le quitteraient plus jamais, Yanosa savait au fond de lui qu’il traînerait ce fardeau avec lui jusqu’à l’heure de son trépas. Il ignorait encore comment il allait pouvoir gérer ces douleurs ininterrompues, mais avait en tout cas refusé les opiacés que lui avaient fortement conseillé l’équipe médicale : hors de question que ces nerfs hors de contrôle ne lui enlèvent encore davantage du peu de contrôle, justement, qui lui restait sur son propre corps. Car si ses cicatrices dégénérées étaient une grave préoccupation pour l’Oterashi, l’état de faiblesse auquel il était rendu en était une d’une toute autre envergure. Il parvenait à marcher, et c’était déjà plutôt bien d’après les médecins, mais la mollesse avec laquelle il était contraint de le faire n’augurait rien de bon quand au reste de ses facultés motrices, et donc martiales. Et si Yanosa n’était plus capable d’être un combattant… alors il ne serait plus grand-chose de plus qu’un simple curieux inutile et incapable de poursuivre ses propres ambitions. Et cette fatalité-là, il n’était pas du tout, du tout prêt à l’accepter.

C’est pourquoi, dès qu’il le put, le jeune homme prit le chemin qui devait le mener à l’un des terrains d’entraînement du village non loin de l’Académie Hashira, bien décidé à conjurer sa faiblesse peu importe ce qu’il pouvait lui en coûter. Une fois sur place, sur cette étendue rocailleuse jalonnée de reliefs usés, Yanosa eut un léger pincement au cœur, le temps de se remémorer les premières leçons de shinobi auxquelles il avait pris part ici, puis balaya ces pensées de son esprit. La nostalgie ne l’aiderait pas. Peu de choses de son passé pouvaient lui être d’une quelconque utilité en réalité, si ce n’était peut-être pour alimenter sa colère, qui débordait déjà allégrement de son calice. La seule chose sur laquelle il pouvait compter un tant soit peu, c’était lui-même et sa détermination. L’ex-Chûunin expira un grand coup en apercevant un sac de frappe en toile accroché contre un massif rocheux et décida quel quitte à commencer quelque part, mieux valait miser sur une pratique qui ne le ferait pas forcer sur ses jambes encore balbutiantes, lesquelles le menèrent malgré tout jusqu’au sac non sans quelques tremblements. Yanosa serra le poing et le regarda fixement, comme pour lui communiquer sa volonté et le forcer à agir comme il l’entendait. Ses yeux se posèrent ensuite sur le sac avec la même insistance et, instinctivement, sa jambe droite glissa en arrière pour préparer la frappe.

Le coup partit tout seul, avec la même application qu’à l’entraînement, et atteignit sèchement le large sac en y propageant une onde de choc faiblarde. Mais ce qui occupa davantage l’esprit de l’Oterashi que la faiblesse de son coup, ce fut l’élan de douleurs intenses qui le parcoururent de part en part à l’initiative de son mouvement et jusqu’à sa résolution. Yanosa ne put réprimer un râle qu’on aurait pu croire d’agonie, son poing figé dans le sac. Comment faire pour récupérer sa force, s’il se trouvait paralysé par la douleur chaque fois qu’il tentait de fournir un effort physique ? La tête baissée en face du sac, le jeune guerrier déshérité faillit se laisser submerger par le désespoir, mais plutôt que cela, ce fut la colère qui prit le dessus. Une rage sans borne, qui s’empara de lui en une poignée de secondes et lui fit oublier tout ce qui pouvait se trouver autours de lui. Ses poings se mirent alors à frapper frénétiquement le sac en toile avec autant de force qu’ils le pouvaient, des exultations de souffrance s’échappant de la gorge de Yanosa à chaque mouvement tandis que ses jambes cherchaient à se replacer au mieux pour conserver un équilibre à peu près décent. La tirade de coups débridés dura pas loin d’une minute entière, au terme de laquelle Yanosa tomba à genoux face au sac, comme vaincu par ce dernier.

Ses poumons étaient en feu, ses nerfs en ébullition : aucune parcelle de son être n’était épargnée et devant ses yeux se déposa un voile blanc augurant la perte de conscience à venir. Mais l’Oterashi n’était pas prêt à abandonner, pas aussi vite : fronçant les yeux avec force en éructant, il secoua sa tête sur le côté pour chasser la faiblesse qui voulait s’emparer de lui, repoussant l’inconscience de justesse. Il avait un ennemi à vaincre, un ennemi très intime et omniprésent, et s’il ignorait s’il pourrait en triompher, il n’allait pas se détourner de ce combat fatidique.
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Dim 3 Mar 2019 - 11:07
En arrivant dans cette cité militaire, l'Hayashijin avait du passé par la case Académie. Non pas qu'il ne savait se battre, se défendre ou utiliser les ressources mis à sa disposition, il devait surtout apprendre l'art d'être un shinobi, de comprendre comment être un Iwajin. L'Académie Hashira était là pour ça, lui enseignant les matières importantes, l'art d'utiliser kunai, shuriken et autres instruments utiles pour un ninja. Cependant, il s'était forcé pour apprendre tout cela, il n'en aurait pas besoin et connaissait déjà bien des choses pour lui permettre de vivre et surtout survivre dans cette cité.

Néanmoins, en ayant vu Sae, il avait compris que Iwa pouvait être un certain point d'ancrage pour changer, évoluer et grandir surtout. Towa était loin d'être fort, et il se devait de l'être pour être le bouclier-lige d'une kunoichi comme Sae, il le comprenait aujourd'hui. Ainsi, s'étant vêtu de sa tunique noire habituelle -il ne comptait pas utiliser les apparats shinobis iwajine-, le sauvageon s'était dirigé vers l'un des terrains d'entraînements de l'Académie dans l'objectif de s'améliorer là où certaines choses lui faisaient défauts.

En arrivant, il constata la présence d'une unique personne. Il était tôt, d'autres devaient se reposer ou être encore en mission. Discret comme l'eau qui dort, le sauvageon observait cet homme qu'il ne connaissait pas -pas bien compliqué quand il ne connaissait que Sae dans le village-. Il se battait contre un sac de frappes avant de s'agenouiller, épuisé. Faible était le premier mot qui lui venait à l'esprit, cependant Towa savait qu'il ne fallait pas se fier aux apparences, peut-être que derrière.... il y avait d'autres éléments, dont il ignorait totalement. Le genin décida de s'approcher de cet homme.

Vous avez... besoin d'aide ? Lui demanda-t-il, d'un ton neutre.

L'entraide était une qualité forte dans son pays du Bois, il comptait faire de même avec les Iwajins.

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Dim 3 Mar 2019 - 16:27
Yanosa n’avait jamais trop été du genre à se laisser surprendre, surtout depuis ses classes au centre militaire de l’arrière pays où il avait du s’habituer à rester vigilant en permanence pour éviter de se faire poignarder dans le dos, au propre comme au figuré. Ce côté paranoïaque n’avait pas été en s’arrangeant lors de son arrivée à Iwa, où parmi les rudiments du shinobi on lui inculqua les formes de ruse les plus subtiles et fourbes qui soient, des techniques que pouvaient tout aussi bien utiliser ses potentiels adversaires contre lui. L’Oterashi avait donc toujours su rester attentif depuis cette période-là, mais ce jour-là, il fut bel et bien pris en défaut par l’irruption sur le terrain d’entraînement d’un autre shinobi. Totalement absorbé qu’il était par la gestion de crise intérieure dans laquelle il était plongé, il ne prit pas garde à l’approche, simple et décontractée, de ce rouquin paré d’un kimono noir brut et sans artifices. Ce ne fut que lorsque celui-ci lui adressa la parole qu’il tiqua : aussitôt, et en dépit de la douleur que cela lui coûta, il se redressa d’un bond en pivotant sur le côté pour avoir le nouvel arrivant en visuel et ne pas paraître aussi faible qu’il l’était en réalité.

Yanosa ne put réprimer sa honte, tant son état lui était insupportable, et cela dut certainement être perceptible dans son attitude.

« Ahm, et bien… oui et… non. »

Le jeune guerrier déshérité prit le temps de reprendre son souffle en se tenant les côtes, détaillant sans le laisser paraître son interlocuteur impromptu. Son allure ne lui disait rien, de même que son faciès, pourtant assez caractéristique ne serait-ce que par sa couleur de cheveux, et le ton qu’il avait employé pour s’adresser à lui donnait l’impression d’une première rencontre. Tout indiquait donc qu’il ne l’avait pas connu avant son coma et qu’il n’avait donc pas de trou de mémoire le concernant, ce qui était toujours un peu rassurant.

« Moi c’est Yanosa. Je… Je suis sorti du coma y a peu de temps. Un an et demi allongé dans une salle stérile. De quoi me ramollir jusqu’à l’os… Sans parler du reste. J’essaye de reprendre pied, mais ça risque de pas être facile. Hrmm! »

Yanosa émit un râle en tentant de se dégourdir l’épaule pour l’étirer un peu, grimaçant et pestant contre la trahison de son corps à son encontre. Il n’entrevoyait guère qu’une solution pour « régler » son problème, et elle n’était pas très joyeuse : il devrait passer au-delà de la souffrance, l’ignorer, la cloisonner dans un coin de son esprit où elle ne pourrait plus avoir d’emprise sur ses faits et gestes.

« Et toi alors qui es-tu ? Je ne me souviens pas du tout de ton visage...Tu étais venu t’entraîner aussi ? Dans un cas normal je t’aurais bien proposé qu’on le fasse ensemble mais j’ai peur de pas pouvoir encore être très utile ni très réactif... »


Dernière édition par Oterashi Yanosa le Dim 3 Mar 2019 - 17:01, édité 1 fois
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Dim 3 Mar 2019 - 16:57
Le Yaoguaï se tenait là près de cet homme aux cheveux biens long, prêt à l'aider s'il en ressentait le besoin. C'était sa nature même, aller vers les autres et porter son aide quand bien même ils n'étaient pas Hayashijin comme lui. Son pays lui manquait terriblement, mais il se devait de montrer que le peuple d'Hayashi no Kuni était un peuple bon et clément malgré le fait qu'un d'entre eux aient tenté d'atteindre la vie de l'un des leurs (pas n'importe lequel, qui plus est). Ainsi, Towa demanda à cet inconnu iwajin s'il avait besoin d'aide et la réponse de ce-dernier le laissa... perplexe. Comment pouvait-on à la fois avoir besoin d'aide et ne pas en avoir besoin ? Il ne comprenait pas. En tout cas, le genin avait constaté qu'il l'avait surpris au vu de son redressement soudain et il semblait... mal en point.

Les deux se regardèrent, s'observèrent avant que ne brise ce bref silence l'individu. Yanosa était son prénom, Towa avait de la facilité avec les prénoms et étant physionomiste, il n'aurait pas de mal à le reconnaître plus tard. Le sauvageon hocha doucement la tête, s'approchant un peu plus de cet homme qui venait donc de sortir d'un coma. Un coma qui avait duré plus d'un an, le Yaoguaï espérait que cela ne lui arrive jamais. Comme à d'autres.

Je suis Towa... je viens d'arriver au village, c'est donc normal que tu ne m'aies jamais vu même avant ton coma. Répondit-il, toujours d'un ton neutre, quoique légèrement plus amical.

Il détailla du regard son interlocuteur, ce-dernier lui aurait bien proposé un petit entraînement s'il n'avait pas été si mal en point. Il devait faire face à bien des combats interne, imaginait-il.

Je peux t'aider à te remettre un peu en forme... Chez moi, à Yaogakure, nous nous entraînons beaucoup mais méditons aussi énormément... Ça peut t'aider.

Il aurait beau tenté de passer outre la douleur, celle-ci reviendrait toujours au galop.

Comment es-tu tombé dans le coma ? L'interrogea-t-il, sans se douter une seule seconde que sa question puisse être un peu trop intrusive.

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Lun 4 Mar 2019 - 23:18
Yanosa fut définitivement rassuré de la confirmation du shinobi qui s’était avancé vers lui quand à leurs hypothétiques liens passés qui, en l’occurrence, n’existaient pas. Les médecins lui avaient tellement rabâché les dangers liés à la mémoire après un coma comme le sien que, même s’il n’avait jusque là expérimenté aucun trou ni la moindre anomalie vis-à-vis de ses souvenirs, il se mettait à douter de tout avec exagération. Comme si il avait besoin de ce fardeau en plus à gérer. Après s’être présenté à son tour, le dénommé Towa émit de lui-même une idée qui, par une coïncidence assez fortuite, rejoignait justement les réflexions de l’Oterashi quant à son « léger » problème de gestion de la douleur. La méditation. Il s’agissait là assurément d’une idée à creuser, même si Yanosa avait de sérieux doutes quant à l’auto-suffisance de cette méthode pour gérer ses douleurs cinglantes.

« Et bien… ravi de te rencontrer, Towa. Yaogakure... Tu nous viens donc d’Hayashi no Kuni, rien que ça. J’espère que tu feras ton trou ici… En dépit du paysage, c’est un beau coin où faire son nid. Si on est prêt à faire quelques concessions. »

Tout en parlant, Yanosa tentait de contenir des grimaces de douleur. Chaque fois qu’il pivotait, qu’il faisait mine de faire un pas, et même lorsqu’il parlait, chaque fois, c’était au prix d’une secousse nerveuse incontrôlable qui l’envahissait par vagues. Seule l’épicentre de ces vagues variait, en fonction du ou des muscles sollicités. Le problème semblait complètement insoluble : son adversaire de Kiri, jadis, semblait avoir calculé son coup de telle sorte qu’aucune blessure ne se trouve à plus de quinze ou vingt centimètres d’une autre, ce qui créait un réseau inextricable de souffrances. Et ces pensées, qui hantaient presque le jeune Oterashi, trouvèrent un écho très inconfortable dans la question que posa alors ce Towa de Hayashi no Kuni. Regardant un moment au sol en récupérant toujours son souffle, le jeune guerrier convalescent décida d’abdiquer face à la gravité et s’assit mollement quoique douloureusement contre le massif rocheux où était attaché le sac de frappe.

« Comment… Comment je suis tombé dans le coma ? C’est… C’est assez simple, en fait. Après que mon unité ait été… décimée, j’ai pris de plein fouet une avalanche de lames de vent. Qui me valent d’ailleurs ces… Arrhh.. ! Ces crises de nerfs de merde…

Et puis… J’ai senti un coup me frapper sur le côté du crâne, et c’était fini. Enfin, j’ai cru que ce serait fini, en tout cas.
 »

Yanosa marqua une pause, hochant machinalement la tête pour se valider à lui-même son propre récit traumatique, avant de finalement regarder à nouveau Towa dans les yeux.

« Pas une expérience à recommander en tout cas. Si je ne parviens pas à m’exercer, alors je ne retrouverai jamais mes capacités, et je ne repartirai donc jamais en mission. L’équation est simple... »

Et compliquée à la fois, voulut-il ajouter, sans toutefois y arriver. Mais ses pensées revinrent pour ainsi dire sur leurs pas et une brève lueur d’espoir rejaillit dans son esprit.

« Mais dis-moi, tes trucs de méditation là… Ça marche vraiment ? Tu penses que ça pourrait m’aider ? »
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Mar 5 Mar 2019 - 19:46
Doucement, le sauvageon hocha la tête. Il savait bien qu'il allait devoir quelques sacrifices et concessions et il en avait déjà fait en venant ici pour être le protecteur de la fille du chef de clan. Pour l'instant, il ne trouvait rien d'attrayant dans la cité de la Roche et restait déçu des paysages qu'il pouvait voir. Seul ce coucher du soleil sur les Hauts-Plateaux l'avait surpris un tant soi peu. Finalement, après lui avoir conseillé la méditation comme possible remède à ses maux mentaux, Towa l'interrogea sur son commun.

Chez lui, les villageois parlaient bien de tout et il n'y avait pas de réel intimité ou de secret. Tout se savait, il ne pensait pas à être indiscret, ne connaissant pas vraiment cette notion pour dire vrai. En quelques mots, le Yanosa lui expliqua les raisons de son coma. Dure expérience qu'il ne souhaitait à personne, Towa pouvait comprendre la situation surtout qu'il comprenait parfaitement la hantise de l'Iwajine s'il devait arrêter sa carrière de shinobi.

Towa avança légèrement vers lui et se positionna face à lui en position de tailleur.

Je comprends. Répondit-il simplement, il prit une inspiration. Et bien... tout dépend de la personne, si elle y croit vraiment. Je peux t'aider à méditer, ce n'est pas compliqué.

L'hayashijin lui offrit un sourire, s'installant plus confortablement bien que c'était difficile sans appui et sur ce type de terrain. Toutefois, la méditation était quelque chose d'aisée.

Il faut que tu fermes les yeux, fasses le vide dans ton esprit. Tout en parlant et dictant ses consignes, le Yaoguaï en faisait de même. Puis, tu penses à quelque chose qui t'apaise le plus. Ce qui te rend heureux et t'apaise.

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Mar 5 Mar 2019 - 23:52
Croire. Il y avait bien peu de choses en lesquelles Yanosa croyait vraiment. Encore moins aujourd’hui qu’il y avait deux ans de ça, quand il était encore en possession de tous ses moyens. Pour le jeune guerrier, croire impliquait une forme de foi, comme si l’on accordait tout crédit et tout pouvoir à quelque chose, quelqu’un, un concept, sur la simple base que le faire pourrait, éventuellement, nous être bénéfique au bout du compte. Un espoir, tantôt vain, tantôt récompensé, dont on ne pouvait pas percevoir le débouché à l’avance. Autant dire que l’Oterashi n’aimait pas « croire » et préférait de loin « savoir ». Il avait ainsi toujours aisément admis son ignorance lorsque cela était pertinent, et avait toujours jugé l’efficacité d’une technique, d’une philosophie ou de quoi que ce soit d’autre à ses résultats concrets et tangibles. Autant dire que lorsque Towa émit la condition de « croire » en sa méthode pour qu’elle puisse être fonctionnelle, Yanosa grinça des dents. Le shinobi d’Hayashi no Kuni était toutefois d’une sincérité et d’une bonhomie assez intrigante, et lorsqu’il se mit en tailleur en l’invitant à faire de même, le guerrier convalescent se résigna sans rechigner.

Il se retint au rocher derrière lui pour glisser lentement vers le sol, s’y installant en tailleur en grimaçant de douleur comme à l’accoutumée et attendit les conseils de Towa. Fermer les yeux et faire le vide… Plus facile à dire qu’à faire lorsque vos nerfs s’emballaient au moindre minuscule soubresaut. Yanosa s’y employa toutefois, assez coutumier des séances de relaxation plus classiques depuis son arrivée à Iwa il y avait de ça deux ans et demi, en tâchant d’aller chercher plus loin la quiétude. Une partie de son esprit, toutefois, se devait de veiller au grain pour garder la souffrance continue en respect afin qu’elle ne vienne pas perturber l’exercice.

« Ce qui me rend heureux… et m’apaise... » répéta-t-il pour lui-même.

Yanosa chercha dans sa mémoire les rares moments d’apaisement qu’il avait connu dans sa vie de jeune adulte, d’adolescent, de jeune enfant, mais peina significativement à s’attacher à l’un d’entre eux. Pour chaque moment heureux qu’il avait pu connaître, souvent seul en pleine nature à ressasser les lignes les plus sages des auteurs qu’il avait eu l’occasion de lire, un autre souvenir bien plus maussade se trouvait attiré, telle un corbeau auprès d’une charogne. Sur le visage de l’Oterashi, l’on pouvait voir ses sourcils se froncer, signe d’une frustration grandissante.

« ...Tshhh… Ça ne marche pas… ça ne peut pas marcher, c’est... » murmura-t-il.

Tournant en rond dans son esprit, Yanosa était sur le point de jeter l’éponge quand soudain, une idée lui vint, sous la forme d’une petite révélation. Quels étaient les moments, dans son passé le plus récent, où il avait pu se sentir le plus à l’aise ? La réponse, il venait de la trouver : des moments de dépense physique intense et douloureuse, des moments où ses préoccupations n’avaient plus qu’à se focaliser vers une chose et une seule : le pugilat. A cette pensée, l’Oterashi sourit légèrement. Penser au combat et à son agitation pour se détendre revêtait un certain paradoxe, mais peu importait du moment que cela marchait. Cette approche, de surcroît, était bien plus en phase avec les sensations d’entailles omniprésentes qui lui vrillaient les nerfs : les deux, pour ainsi dire, pouvait se connecter. Et ainsi commença le voyage du déshérité dans son petit royaume intérieur de souffrances et de combats à mains nues.
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Mer 6 Mar 2019 - 18:26
Bien de nombreuses fois, le sauvageon avait utilisé cette technique de méditation pour se sortir des maux impensables, de situation complexe et pour ainsi faire le vide dans son esprit et resté fixer sur un objectif principal. Il tentait alors d'enseigner cela à l'Iwajin, alors que ce-dernier avait des problèmes bien plus conséquents. Towa ne connaissait pas le coma, ne savait pas ce que cette maladie pouvait engendrer réellement... Il n'avait jamais vu une personne atteinte de cela durant sa vie à Yaogakure, il ne connaissait ce terme que par sa notion.

Alors assis en tailleurs, Yanosa l'imita et le sauvageon le conseilla sur les consignes à suivres et à respecter. Tout en lui parlant, le jeune genin s’exécutait également puisqu'il voulait aussi faire le vide dans son esprit et méditait sur sa présence dans la cité de la Roche. Les yeux fermés, le Yaoguaï ne voyait guère les expressions du visage de son partenaire et ne se doutait pas des difficultés qu'il pouvait avoir si ce n'était ses réflexions dites. Malgré cela, Towa n'ouvrit pas les yeux et resta concentré sur sa méditation.

Souffle. Puis inspire profondément. Ressens cet apaisement dans le plus profond de ton être.

Pensant aux derniers événements dans sa vie, ses retrouvailles avec Sae était un point de bonheur et d'apaisement pour lui.

Maintenant, stop... Tu vas laisser tes pensées surgir dans ton corps et ton esprit, tu ne les forces pas, tu ne les retiens pas, tu ne les condamnes pas et tu ne les approuves pas pour autant... Laisse ces pensées t'envahir, puis sortir tranquillement... Tente de trouver un enseignement, une sorte d'antidote pour ce qui te fais souffrir. La voix du sauvageon était calme et posée. Si c'est trop dur... Refais le vide en toi, reprends ta respiration et recommence...

Et, Towa continuait de lui-même à faire ses exercices, se faisant submerger par une quantité de pensée, d'émotions : haine, douleur, colère, honte, joie, amour...

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Mer 6 Mar 2019 - 22:18
« Apaisement » n’était peut-être pas le mot le plus approprié pour décrire ce qui se tramait dans les coins les plus reculés de l’esprit de l’Oterashi en cet instant. En apparence parfaitement calme et détendu, à l’exception de quelques spasmes nerveux, ce dernier livrait en réalité un combat intérieur ininterrompu contre d’obscures silhouettes qu’il s’imaginait tournoyer autours de lui. Ce qui l’avait un temps presque terrorisé était depuis devenu la plus belle expression de son agitation perpétuelle, cette même « agitation » qui lui avait valu l’exil de la part de sa famille. Yanosa parvenait à conserver une respiration à peu près modérée et constante, en dépit des coups en cascade qui pleuvaient dans son imaginaire fantasmé de mêlées endiablées, mais il aurait été assez peu pertinent d’appeler cela de la méditation. Malgré tout, le voilà qui s’enfonçait plus profondément dans ses expérimentations mentales et que, sans qu’il s’en rende vraiment compte, sa conscience se mettait à s’effacer derrière ces images enchaînées, qui se fondaient les unes dans les autres, s’imbriquant et se détruisant mutuellement. Aussi, lorsque Towa finit par reprendre la parole avec le calme qui semblait le caractériser, la réaction de Yanosa ne fut pas nécessairement celle qu’il aurait pu attendre.

Le guerrier à la toison rouge avait en effet décidé de suivre à la lettre les consignes du shinobi d’Hayashi no Kuni pour donner une vraie chance à sa méthode, et avait donc embarqué pour ce voyage immobile en se laissant porter le plus possible par sa voix. Quand cette même voix lui intima de tout laisser sortir, c’est pour ainsi dire exactement ce qui arriva : les yeux de Yanosa se rouvrirent subitement, écarquillés à l’extrême, et tout son corps se propulsa de lui-même en avant, comme commandé par une volonté supérieure à son esprit même, droit vers Towa. Voilà ce qu’avaient provoqués les dernières consignes énoncées par ce dernier : le déchaînement débridé et inconditionnel de toute la violence accumulée dans l’esprit de l’Oterashi. Ce dernier était devenu une boule d’énergie combative à l’état brute que nulle raison ne pouvait atteindre, ni aucune sensation parasite. De façon détournée, d’aucun dirait improvisée, la méditation proposée par Towa avait atteint son but : elle était parvenue à inhiber les douleurs incessantes de Yanosa et allait vraisemblablement lui permettre, pendant un temps donné, de s’adonner à son plaisir coupable sans aucune retenue.

Dès qu’il fut redressé, ses jambes le propulsèrent en avant de plus belles et l’une d’elle s’arma en arrière pour préparer un violent balayage vers la tête de Towa. L’assaut échoua, mais la raison de cet échec passait littéralement au-dessus de la tête du jeune guerrier, dont le corps tout entier semblait possédé par l’envie irrépressible d’en découdre, peu importe avec qui. Se laissant emporter par l’élan de son premier coup, il fit donc un tour complet et commença à faire pleuvoir les coups de poings, de genoux et de coudes sur le shinobi d’Hayashi no Kuni. Plus son « adversaire » aurait du répondant, et mieux il se sentirait. Du moins… jusqu’à ce que l’effet hypnotique de la méditation se dissipe.

Spoiler:
 
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Sam 9 Mar 2019 - 15:32
Les consignes étaient claires, concises, c'était un genre de méditation que pratiquait depuis de longues années le Yaoguaï et il le pratiquait au moins deux ou trois fois par semaine. Pour lui, ça l'apaisait fortement et lui permettait de réfléchir quant à sa vie autant privée que professionnelle. Towa se devait de réfléchir à ce qu'il comptait faire réellement : seulement protéger Sae ou la protéger et s'intégrer au sein du village. La deuxième option lui semblait plus efficace et réelle, il commençait déjà en s'adressant à l'Iwajin.

Sauf qu'il ne s'était pas attendu à une telle réaction de la part de ce-dernier, il sentit qu'il se levait et ses yeux s'ouvrirent instinctivement. Le pied rotatif de Yanosa avait raté, mais désormais il était sur ses gardes et put parer la majorité des coups du shinobi. Toutefois, quelques coups l'atteignirent le faisant reculer de quelques pas.

OY! Cria-t-il, avec fureur.

Cependant, il ne pouvait pas que parer ses coups, il devait réagir peut-être arriverait-il à le faire sortir de cette phase hypnotique s'il parvenait à lui placer un coup. Ainsi, le sauvageon réussit à parer l'un des coups de poings de l'iwajin, et d'un chassé, il le plaça sur son sternum pour le faire reculer de quelques mètres. Towa continua ainsi, il s'avança pour à son tour enchaîner les coups : uppercut, crocher, coup de pied. Il se donna à fond pour toucher cet homme qu'il venait d'aider.

Towa l'avait vu, il n'était pas dans son état normal.

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Mer 13 Mar 2019 - 21:31
C’était agréable. Vraiment très, très agréable. Pour Yanosa, qui n’avait éprouvé que souffrances et malaise depuis son réveil, pouvoir se relâcher ainsi sans vraiment ressentir quoi que ce soit d’autre que la félicité du combat était une bénédiction. Un état de grâce… qui avait toutefois son côté sombre. Car la douleur n’était malheureusement pas la seule sensation ou le seul sentiment qui se trouvait mis sous silence par cet état de transe : l’Oterashi, s’il reconnaissait toujours Towa, ne le percevait plus comme le shinobi amical et fraternel qu’il était. Il n’était plus qu’un corps vivant, apte à prendre et à rendre des coups. Toutefois, même un état de transe aussi profond était-il ne pouvait outrepasser les barrières physiques, chimiques, moléculaires. Les muscles de Yanosa étaient tout autant atrophiés que dix minutes auparavant, et rien ne pouvait rien contre cela, hormi de longues et nombreuses séances de remise en forme. Aussi, cet élan de combattivité dut paraître relativement pathétique pour Towa, qui avait sous les yeux un forcené aux forces diminuées et qui s’était vraisemblablement emporté pour rien.

Trouvant la faille dans la garde de l’Oterashi, il porta à ce dernier un violent coup de paume qui expédia le fou furieux en arrière : son dos heurta le sol rocailleux de plein fouet, et la surcharge de douleurs provoquée par l’impact et la friction du sol sur ses cicatrices eut tôt fait de couper court à cet instant de béatitude guerrière. Yanosa cria de douleur, mais aussi de désarroi, réalisant ce qui venait de se produire, et ce qui venait de prendre fin.

« Arrgh, merde… qu’est-ce qui m’arrive… dit-il en se roulant maladroitement sur le ventre, position d’où il put essayer de se relever. Towa, je… je suis désolé, je ne voulais pas… t’attaquer comme ça. Je sais pas ce qui m’a pris, c’est... »

Il savait en réalité assez bien ce qui s’était tramé dans son esprit. Son goût pour le pugilat, pour la violence qui l’accompagne, s’était emparé de tous ses sens, et si Yanosa était bel et bien sincèrement navré d’avoir engagé un combat de façon aussi étrange, il ne pouvait pas non plus fermer les yeux sur le bien fou que cela lui avait fait. La définition même d’un plaisir coupable. Quittant le sol des yeux, l’Oterashi hissa un premier pied, puis le second, afin de se relever tout à fait.

« Malgré tout.. merci, Towa. J’ai redécouvert quelque chose gr^ce à toi, quelque chose… d’enfoui. J’ai du mal à croire… que j’en suis réduit à ça aujourd’hui, dit-il en observant ses paumes, comme impuissant. Mais… je ne sombrerai pas, non… je ne sombrerai pas. »


Dernière édition par Oterashi Yanosa le Jeu 14 Mar 2019 - 23:37, édité 1 fois
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Jeu 14 Mar 2019 - 23:16
De base, Towa était venu jusqu'ici pour s'entraîner et il s'était retrouvé finalement à aider un Iwajin à apprendre la méditation, guérir ses blessures internes. C'était ce qu'il avait compris : ses plus graves blessures étaient interne, car aujourd'hui, il pouvait encore bouger quand bien même son coma l'avait rendu plus lent, moins fort, tout allait lui revenir avec du temps. Il ne pouvait pas se lever d'un coma et allait parfaitement bien dès le début. Cependant, le Yaoguaï ne s'était pas attendu à ce que l'Oterashi entre dans une certaine transe et finisse par l'attaquer.

L'Hayashijin constata qu'il semblait plus à l'aise avec son corps, il ne constatait pas son visage grimacer. Une bonne chose, peut-être mais il était lent, ses mouvements étaient brouillons et le Yaoguaï n'eut aucune difficulté à esquiver quelques coups et placer les siens. Le dernier fit mouche. Rejetant son énergie dans sa paume, celle-ci venait le toucher pour le faire s'écraser contre le sol. Il l'entendit crier, ne savait que faire à l'instant présent. Le visage du shinobi s'était calme, il baissa alors sa garde pour s'approcher de lui.

J'imagine que la méditation t'a fait réagir. Répondit-il simplement, il ne voyait là que cette solution. La méditation marchait, il pouvait bien le déclarer maintenant, tout dépendait de la personne.

Se relevant, l'individu le remercia en disant qu'il avait redécouvert certaines choses. Il le croyait sur paroles vu son comportement précédent.

Tu devrais continuer la méditation, non ? Je penses que cela peut t'amener à plusieurs réponses que tu cherches.

Son regard feu sur lui, il souriait. Il fit craquer ses cervicales après ce léger échauffement.

Je peux te fournir des plantes médicinales d'Hayashi pour apaiser tes douleurs internes... Peut-être que cela peut marcher également.

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Ven 15 Mar 2019 - 16:10
Ça, pour le faire réagir, il n’y avait pas photo en effet. La méditation évoquait en règle général un apaisement, une sérénité, un calme complet : appliqué à Yanosa, le concept revêtait un aspect plus brutal, agité, presque violent. Toutefois, en dépit de ces différences de taille entre l’idée initiale et son application au jeune guerrier de Tsuchi, les bienfaits étaient bel et bien là : ils venaient simplement accompagnés d’une part d’ombre. De même que, parfois, de parfaits maîtres zen pouvaient se faire rattraper par des pensées obscures interrompant leur méditation. Loin de l’interrompre, ces pensées violentes avaient permis à l’Oterashi de rebondir totalement de sa souffrance et de son mal être, les supprimant pour ainsi dire totalement pendant le temps qu’avait perduré son état de transe. Dans son esprit, Yanosa envisageait déjà le meilleur. Si il parvenait à récupérer sa condition physique d’antan et à y combiner cet état second, alors il pourrait redevenir un shinobi, un vrai. Mais, à la vue des menus effets secondaires entraînés par cet état méditatif brutal, il savait que cela ne pourrait pas suffire.

« Oui, tu as sans doute raison… Il faudra simplement… que je la pratique de façon un peu plus… isolée, dira-t-on. Dans un premier temps en tout cas. Je ne peux pas me permettre de sauter à la gorge des gens autours de moi comme ça, d’autant plus… si c’est pour me ridiculiser ! Ha… ! »

Le guerrier aux cheveux rouges était en effet assez embarrassé par la situation pour plusieurs raisons, l’une d’elle étant que, malgré cet état de transe fulgurante, il s’était fait assez sèchement renvoyé dans les cordes par Towa. Son état post-comateux y était pour beaucoup, certainement, mais cela était aussi la preuve que sans réelle maîtrise, toute la débauche d’énergie du monde ne servait à rien. Tel un ange gardien envoyé pour lui porter secours, le shinobi d’Hayashi no Kuni apporta une autre piste à explorer à Yanosa. Des herbes médicinales ? L’idée semblait attrayante, surtout si leurs effets s’avéraient moins invasifs et nocifs que ceux des médicaments durs qu’on lui avait conseillé.

« Des herbes tu dis ? Décidément, ton peuple est plein de ressources… J’ai très peu eu l’occasion de lire sur le sujet. J’imagine qu’il ne faut pas faire n’importe quoi et s’improviser petit chimiste avec la flore locale… Écoute, Towa, c’est… vraiment extrêmement apprécié, ce que tu fais. Je ne pensais pas tomber sur quelqu’un qui serait autant prêt à m’aider, alors même que je l’ai attaqué sans raison il y a quelques instants de surcroît… Pourrais-tu m’en dire plus sur ces herbes ? »
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Ven 15 Mar 2019 - 20:47
Les Hayashijins lui avaient expressément fait comprendre qu'il devait se sociabiliser, parler, conseiller et aider les shinobis d'Iwa, s'intégrer en quelque sorte et c'était aujourd'hui, ce qu'il tentait de faire quand bien même ce n'était pas l'esprit premier de sa venue ici. Il s'agissait d'une bonne rencontre tout de même. Enfin, la méditation avait eu un effet sur lui... Bien que chez le sauvageon, cette méthode l'apaisait au plus haut point, elle avait fait réagir complètement à l'opposé l'Iwajin... Mais, il fallait noter qu'elle avait marché et c'était pourquoi le Yaoguaï lui proposait de continuer cette pratique bien trop sous-estimé.

Ne t'inquiète pas, je peux comprendre. Tout le monde ne réagit pas de la même manière, si tu as besoin aussi de pratique pour l'entraînement physique, je peux aussi t'aider. Je viens d'être promu genin, je cherche aussi à m'améliorer d'où ma venue dans cette cité. Lui répondit-il alors, cachant le fait qu'il était essentiellement là pour protéger Sae. Il ne devait pas la connaître, nul besoin de préciser ce genre de choses.

Par la suite, Towa lui parla des plantes médicinales, qui pouvaient effectivement marcher pour l'aider à mieux se sentir. C'était des drogues dangereuses, il fallait être bon manipulateur pour les user. Towa savait préparer quelques potions, rien de plus.

Ce sont la plupart des herbes et plantes qui une fois infusée deviennent des drogues. Douces. Elle t'amène dans un autre monde, t'apaise. Tu ne penses à rien. C'est un peu comme la méditation, toutefois tu ne contrôles rien et tu ne pourras pas attaquer quiconque puisque ton corps sera comme épuisé physiquement. La recherche du for intérieur. Il posa son regard sur lui, fixement. Je pense que tes problèmes sont intérieurs, car physiquement, mis à part l'atrophie de tes os, tu as l'air d'aller bien. C'est mentalement que tu es blessé, c'est guérissable avec du temps.

Il l'avait connu avec les Yaoguaï partis à la guerre et les ressources méditation et plantes avaient réussi à les soigner.

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Dim 17 Mar 2019 - 0:42
L’entraînement, il pouvait également l’aider pour ça ? Yanosa ne pouvait s’empêcher d’avoir de gros doutes à ce sujet. En effet, de l’aveu même de Towa à l’instant, ce dernier venait tout juste d’obtenir son grade de Genin, et si il ne fallait pas toujours juger à l’aune d’un grade, il restait un indicateur fort quant au niveau martial d’un shinobi. Le guerrier aux cheveux rouges pouvait se targuer d’avoir atteint le grade de Chûnin avant son coma : un grade dont il avait été dépouillé à son réveil, mais pour lequel il avait les qualifications en termes de connaissances, de maîtrise, de technique,… Les problèmes qu’il rencontrait étaient eux d’une toute autre nature, et empiétaient sur tous les acquis qu’il avait pu accumuler lors de sa reconversion en tant que shinobi. Si il voulait retrouver son niveau, il devait avant tout réveiller ses muscles, leur redonner du tonus, leur donner les ressources nécessaires,… Et la seule chose qui faisait réellement défaut à Yanosa pour y parvenir, c’était de pouvoir suivre une routine physique sans avoir à se demander s’il allait finir paralysé de douleur en plein milieu de ladite routine. L’Oterashi serait ravi de pouvoir s’entraîner avec Towa le moment venu, mais cela lui paraissait pour l’heure totalement improductif à mettre en œuvre.

« Pour ça, Towa, je te remercie… mais… il y a un certain bout du chemin que… que je vais devoir faire seul, tu comprends ? »

La mention, en revanche, des herbes médicinales d’Hayashi no Kuni avait suscité un vif intérêt chez Yanosa, et celui-ci attendait avec impatience que le Yaoguaï lui en dise plus à ce sujet. Malheureusement, ce qu’il lui apprit lui fit serrer les dents : à l’en croire, les substances dont il parlait le plongeraient littéralement en léthargie et ne lui autoriseraient que des pensées vagues et entraînées par le courant de ses synapses. Ce n’était pas du tout ce à quoi Yanosa s’attendait de la part d’une médecine dite « douce ». En fait, les effets décrits par Towa allaient totalement à l’encontre du but qu’il visait au départ. La désillusion put alors se lire sur son visage.

« Des drogues… douces ? Tu appelles ça des drogues douces, des plantes qui te propulsent au pays des merveilles sans te laisser bouger le petit doigt ? Je crois qu’on s’est mal compris... »

Le guerrier aux cheveux rouges se gratta la nuque en faisant quelques pas en rond, pensif. Si des mélanges d’herbes pouvaient avoir des effets si puissants, peut-être que d’autres pouvaient en avoir à l’intensité plus modérée ? Il se devait en tout cas d’expliquer davantage au Yaoguaï ce qui lui posait problème avant de continuer, ou ils risquaient tout deux de ne pas se comprendre.

« Non, Towa, c’est… Je suis pas blessé mentalement, d’accord ? Oui, c’est dur, de se réveiller d’un coma après s’être pris la raclée de sa vie, juste après avoir vu ses camarades se faire massacrer… mais… c’est pas ça, mon problème. Tu vois, ça ? Dit-il en pointant du doigt l’une de ses nombreuses et larges cicatrices sur le ventre. Dès que je bouge… dès que j’ose faire un geste… elle me vrille les nerfs et me fait souffrir le martyre. Et c’est pareille pour toutes. Tu vois mon problème ? Je ne peux pas… Je ne peux pas m’entraîner si je suis envahi par une souffrance.. si intense.. qu’elle me paralyse ! Et c’est bien de douleurs physique dont je parle, pas d’un syndrome étrange et mystique que je génère tout seul avec mon esprit bordélique… Donc… tu peux m’aider, ou pas ? »
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Dim 17 Mar 2019 - 11:24
Towa avait cette volonté de l'aider, de le conseiller quand bien même il l'avait attaqué quelques instants plus tôt. Il ne lui en tenait pas rigueur, la méditation pouvait être différente selon les personnes, Yanosa avait montré une facette de cette pratique qu'il n'avait encore jamais vu. Mais, c'était intéressant, oui. Il hocha cependant la tête, comprenant qu'il devait aussi faire certaines chose seuls. Il mentionna tout de même des herbes médicinales qui venaient de son pays du Bois, cependant elle ne semblait pas correspondre à ce quoi il s'attendait. Elles étaient des drogues douces, quand bien même elles t'amenaient dans un autre monde.

Dans ce cas-là, je te déconseilles les drogues dures d'Hayashi no Kuni. Mais, tout y est naturel. Enfin, je peux comprendre que tu ne veuilles pas perdre pied. Haussement d'épaules.

Le sauvageon souhaitait simplement l'aider, mais il comprenait. L'iwajin sortait d'un coma, il aurait été malvenu qu'il tombe à nouveau dans un sommeil profond sans pouvoir se contrôler. Il lui faisait part de son avis concernant ses blessures : tout était mentalement, mais ce-dernier tenta de lui expliquer que non en lui montrant une cicatrice sur son ventre. A nouveau, Towa haussa les épaules.

Je te parle de mon point de vue, je continue de penser ce que je te dis, Yanosa. Mais, je ne suis pas Eise-nin, ou peu importe comment cela s'appelle, je ne saurais t'aider plus malheureusement.

Il avait tenté de l'aider, il espérait que ses conseils lui serviraient sans en être sûr et certain.

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