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Once Upon A Time | Kira ♥


Jeu 20 Juil 2017 - 0:09

5 years ago... [196]
Une île de Mizu no Kuni


Un ciel nuageux, comme bien souvent en cette contrée. La pluie ne devrait plus tarder à tomber du ciel. Larmes de dieu versées sur cette terre dite sacrée à ses yeux. Relevant mon regard pâle vers les cieux, je soupire doucement avant de regarder mon père, près de moi. « On devrait accélérer un peu le pas, sinon, on n’arrivera jamais avant les premiers gouttes. » Soufflais-je doucement sans pour autant chercher à augmenter l’allure de l’animal qui tire la charrette. J’aime bien la pluie en réalité, alors dire cette phrase, c’était juste pour dire de parler plus qu’autre chose. Enfin, si casser un peu le silence qu’il y a entre mon paternel et moi. Sauf qu’à force de tout le temps avec lui, je n’ai pas grand-chose à lui dire. On fait tout ensemble ou presque alors que dire de plus que de parler du temps ? Rien. C’est un peu dommage dans un sens qu’on en soit rendu à ce niveau-là, mais c’est notre vie. Une vie qu’aucune de nous n’avons choisi. On suit juste le chemin tracé par nos prédécesseurs. Feu mon grand-père pour lui et pour moi, lui tout simplement. Ne pas sortir des chemins battus c’est en quelque sorte sécuritaire, même si notre vie, sur les routes de Mizu n’est pas des plus sûre. Entre les brigands et autre malfrat aux armes nombreuses et souillées. Bien que petit à petit, nos routes et chemin se font plus rassurant avec cette idéologie des clans et cette histoire de ninja à laquelle je ne comprends guère grand-chose. En même temps, je ne peux pas réellement m’intéresser à tout cela, j’ai encore tellement de choses à apprendre sur les articles que nous trimbalons partout. Marchander n’est pas choses si aisées que cela. Mais cette fois, nous rentrons à la maison. Enfin, maison, c’est un bien grand mot, parce que nous passons bien plus de temps sur les routes que dans cette bâtisse que j’ai toujours eu envie de qualifiée de froide et peu accueillante. Est-ce à cause du manque de souvenir que je peux avoir dedans ? Ou bien peut-être à cause de ce cliché auquel je n’ai jamais eu droit. Vous savez le retour à la maison avec sa mère qui est déjà afféré à faire le souper ? Ici, on sait lui comme moi qu’en franchissant cette porte, il n’y aura personne, pas d’épouse, pas de mère. Juste une maison vide que l’on va animer un peu de temps avant de reprendre la route.

Cependant, cette fois, tout est différent. Nous ne sommes pas rentrés pour faire une pause, ni même pour nous reposer un peu. C’est à cause de cette lettre, que mon père porte encore dans sa poche. Un ami à lui qui nous la remise, un marchand itinérant comme nous, mais à plus grande échelle, reliant Mizu à d’autres pays du continent. Une demande expresse, pour venir en aide suite à un vol de ce que j’ai pu comprendre. Mais ce n’est pas clair pour moi pour le coup. Allons-nous aider un voleur alors que nous sommes en pleine période de purges des criminelles et il ferait une telle chose ? Mon père n’est pas si insensé, pourtant, il ne m’a guère donné plus d’explication. Peut-être n’en sait-il pas plus que moi ? Probablement que c’est même pour cela qu’il reste songeur depuis plusieurs heures. « Tu sais s’il a l’adresse de la maison ou bien si on devra aller le chercher au port ? » lui lançais-je alors pour tenter de le faire parler et avoir une réponse. Réponse qui vient d’ailleurs assez rapidement et visiblement, il a écouté tout ce que j’ai dit. « Il doit arriver ce soir, je crois bien. Alors, ce n’est pas la pluie qui me pose réellement problème. J’espère juste que notre invité surprise ne sait pas retrouvé face à notre porte close. » M’informa-t-il. Se souciait-il déjà de cet inconnu ? Oui, le connaissant, cela devait être le cas. Mon père est de ses hommes à se soucier de son prochain pour un rien et je pense pouvoir dire que je tiens cela de lui. Enfin, je tiens beaucoup de choses de lui. Il est un peu le seul modèle que j’ai eu. N’ayant aucun souvenir de ma mère et n’en parlant jamais avec lui parce qu’il refuse de dire quoi que ce soit dessus… Au début d’ailleurs, cela était assez pénible, parce que comme tout enfant, je voulais savoir, découvrir par lui qui était ma mère, qu’elle genre de femme elle a bien pu être, mais je me suis toujours retrouvée face à un silence pesant. Je ne sais même pas si elle est morte ou bien si elle est tout simplement partie. Et comment dire qu’une des deux solutions n’est réellement préférable. L’une parle de mort et l’autre d’abandon. Rien de bien optimiste en somme.

Notre demeure se dessine alors devant nous, mon père me laisse alors entendre un soupir de soulagement. Est-il content de rentrer ou bien de constater que nous sommes arrivés avant notre mystérieux inconnu ? Je ne sais pas trop. Prenant cependant les devant sur lui, sac de courses dans les bras, je m’avance vers la porte d’entrée pour la déverrouiller et entrer, laissant la porte ouverte derrière moi pour l’entendre si jamais il a besoin d’aide pour soulager l’animal de ses entraves le liant à la charrette. Posant pour ma part mes comestibles fraîchement acheté, je commence à trier un peu, réfléchissant déjà ce que je pourrais nous préparer. « Tu penses qu’il aura faim en arrivant ? » Questionnais-je alors à la personne que je venais d’entendre arrivée près de l’entrée.


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Jeu 20 Juil 2017 - 0:17

J'ai beau ne pas le montrer, je ne suis guère à l'aise. Ce n'est pas la première fois que je quitte mon pays natal mais naviguer sur une étendue d'eau qui s'étale à perte de vue est nouveau pour moi. Et le moins que l'on puisse dire c'est que je ne suis pas rassuré même si je tente de donner le change en étant appuyé d'un air nonchalant sur le bastingage arrière de l'embarcation. Mizu no Kuni... C'est avant tout un nom sur lequel je n'arrive pas à mettre une image. Que trouverai-je là-bas? Est-ce aussi beau que je l'imagine? Aussi dangereux qu'on le dit?

Je suis partagé entre la curiosité et l'appréhension, ne sachant dire si je suis content d'être là ou si je regrette déjà d'avoir été désigné pour enquêter sur l'archipel. Du fer Metaru n'est jamais arrivé à destination de l'un de nos clients. Du moins est-ce ce qu'il prétend. Ce ne serait pas le premier qui refuserait de payer en invoquant une quelconque raison. Il est vrai que nos prix sont élevés. Mais n'est-ce pas là un gage de qualité? Toujours est-il que mon grand-père m'a désigné pour tirer cette affaire au clair. Chose que je compte bien faire. Il n'est jamais bon de décevoir un chef de clan. J'en suis conscient et j'agirai en conséquence...

Mon regard se pose à présent sur la hune du navire. La voix d'un matelot quelque peu étouffée par la brise marine annonce l'arrivée à destination, stipulant que la terre est en vue. Voilà qui conclue quelques jours de trajet pendant lesquels je n'ai pas baissé ma garde. On dit parfois que l'océan est meurtrier. Mais c'est davantage des Hommes que je me méfie. Ils n'ont rien à envier à la nature à ce niveau-là. Pourtant je mentirais en disant que je déteste cette situation. Quel aurait été l'intérêt de se voyage s'il se limitait à une désolante quiétude?

Je saute à terre avant même que le bateau ait terminé d'accoster. Je franchis les derniers mètres dans de l'eau clair avant de laisser mes empreintes dans le sable. Fort heureusement la zone portuaire est peuplée de marchands et autres citoyens de l'Eau. Il m'est ainsi aisé d'obtenir des informations sur l'adresse que l'on m'a confiée même si au passage j'ai droit à quelques commentaires sur mon accent. Moi qui espérait me faire discret...

Je m'enfonce alors dans les terres à la recherche de ma destination tandis que le ciel se fait plus menaçant au-dessus de moi. Je distingue quelques éclairs à l'horizon et presse le pas. Il me faut toutefois demander à plusieurs personnes que je croise en chemin si je suis sur la bonne route jusqu'à ce que la dernière d'entre elle me montre une bâtisse un peu plus loin. Il était temps!

Je rejoins donc la première étape de mon périple et débloque la serrure d'un mouvement du doigt. Contrôler le métal est une capacité ayant un intérêt dans moult domaines. Se faufiler dans une demeure protégée par un verrou en acier est incontestablement l'une d'elle. Cette dernière est vide: pas le moindre feu de cheminée ou bruit provenant de l'extérieur. Et je ne compte pas spécialement attendre dehors que l'orage me rattrape.

Il ne faut cependant pas longtemps avant que le bruit d'une charrette et des éclats de voix m'annoncent que je ne suis plus seul. Je saute avec souplesse sur l'une des poutres qui parsèment le plafond et m'y adosse. Je peux alors poser les yeux sur une créature d'à peu près mon âge. La fille que j'ai vue sur les photos? Elle a indéniablement grandi. Et je suppose qu'elle vaut à elle seule ce long voyage et la fatigue qui en résulte.

Je reste immobile, brisé dans un élan que je ne pensais pas si fébrile. Je me contente d'observer le visage délicat que je devine de temps à autre depuis ma position. Je mentirais en disant que mes yeux ne glissent pas sur les courbes de l'intéressée mais je me sens alors coupable. Comme un enfant que je ne suis pourtant plus... Des bruits de pas précèdent une question de la demoiselle à laquelle je me permets de répondre avec l'assurance qui me caractérise.
"Assez faim pour dévorer tous les poissons de votre océan, oui! Et la bestiole qui tire votre charrette en guise de dessert!"
Je me laisse choir de mon perchoir et je me fends d'un sourire en découvrant la surprise sur la visage de l'homme qui vient d'arriver. Sourire qui s'accentue lorsque je devine l'arme sur laquelle il vient de poser la main. Comment lui en vouloir? Je réagirais certainement ainsi si je découvrais quelqu'un chez moi sans l'avoir auparavant invité. Je hoche cependant la tête négativement comme pour lui déconseiller d'avoir recours à la violence.

Tandis qu'il hésite je pose à nouveau les yeux sur ce qui doit être sa fille avec un mélange d'envie et de curiosité. Fort heureusement pour elle je ne suis pas de ceux qui suivent leurs désirs au mépris de ceux de la gente féminine. Je lui adresse un clin d'oeil avant d'ajouter quelques mots à son intention:
"Quoique j'ai peut-être une meilleure idée pour le dessert..."
Je ne laisse pas vraiment de doute quant au fond de ma pensée. Je parviens malgré tout à détacher mon regard de la sublime créature pour le diriger vers le chef de famille. Le tout en m'installant à l'une des chaise de la table et en réprimant l'envie de m'allumer une clope. Je crois avoir épuisé mon quota d'impolitesses pour l'instant.
"Je suis Kira, l'envoyé du clan Metaru!" dis-je finalement en guise de salutations. "Et vous, vous êtes des suspects dans cette histoire de disparition de fer. Du moins jusqu'à ce que vous m'ayez convaincu du contraire..."
Je me méfie de tous. Même de mes alliés. Alors que dire de deux étrangers dont je ne sais rien sinon que nous avons une connaissance en commun. Ils pourraient très bien jouer la carte de l'honnêteté pour éviter d'être soupçonnés. Ce se serait déjà vu. Mais pour une fois j'espère me tromper...

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Dernière édition par Metaru Kira le Jeu 20 Juil 2017 - 0:19, édité 1 fois
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Jeu 20 Juil 2017 - 0:19
Ayant entendu un bruit de pas, je ne me retourne pas. Mon père se tenant maintenant dans l’entrée. Je le questionne alors quand à savoir si notre invité aurait oui ou non déjà mangé. Mais quelle ne fut pas ma surprise en entendant une autre voix, une autre personne répondre. Sursautant alors en me retournant, je regarde mon père incrédule avant de relever un peu la tête pour voir alors une silhouette descendre du plafond. Me reculant alors jusqu’à mon plan de travail, j’attrape le premier objet à porter qui s’avère être une cuillère en bois. Je n’irais certes pas loin avec ça, mais c’est déjà mieux que rien non ? Bien que ça ne soit pas réellement crédible, mais le serais-je réellement avec une arme réelle ? J’en doute fortement. Puis pour l’heure, c’est mon père la plus grosse menace pour cet intru. Individu qui ne se laisse pas impressionné d’ailleurs par l’arme qu’il vient de sortir pour tenter de le menacer. J’avoue ne pas savoir réellement quoi faire devant ce spectacle qui se joue devant moi. Pire encore quand l’homme repose son regard sur moi et laisse entendre des propos assez indécents à mon encontre. J’ai déjà eu l’occasion d’entendre des propos disgracieux. A force d’être sur la route, de croiser des hommes de toute éducation, alors ça ne devrait pas me faire réagir, mais là… Face à lui, je ne peux m’empêcher d’avoir le rouge qui me monte aux joues. Non pas de colère, mais belle et bien de gêne à cause de ses mots et des sous-entendus présent dedans… Puis aussi son regard… Je pense pouvoir le qualifier d’indéfinissable. Il est agréable en quelque sorte bien que pas sans arrière-pensée non plus… Si je n’étais pas déjà collée au meuble derrière moi, j’aurais probablement esquissé un mouvement de recul pour tenter de mettre encore plus de distance entre lui et moi.

« Omosubi n’est pas à manger ! » M’exclamais-je finalement en parlant du bœuf dont mon père venait de finir de s’occuper. Omosubi... Oui, c'est réellement le nom de l'animal. J'étais plus jeune quand on a décidé de lui donner un prénom. Alors c'est excusable non ? Même si cela rend ma phrase assez... Insolite en sachant ce qu'est réellement un Omosubi. Cependant... Je semble bien plus offusquée par le fait qu’il veuille manger l’animal plutôt que des propos à mon encontre… Mais disons plutôt que c’est un moyen pour ne pas répondre à ses attentes bien que ça risque de laisser entendre que je préfère qu’il me prenne en dessert plutôt que notre animal ? Non. Ce n’est pas vrai. Je me détourne alors, complétement rouge en réalisant cela. Serrant maintenant le manche de ma cuillère en bois pour tenter de me décontracter un tant soit peu. Cependant, je l’entends parler, se présenter et tenir de nouveau propos, qui cette fois, ne me mette absolument pas mal à l’aise, enfin, si, mais pas de la même façon. Nous traiter de voleur comme ça ? Je me retourne alors ma cuillère toujours en mains et je la brandis dans sa direction, sans même laisser le temps d’intervenir à mon père. Je sais pas si j’ai réellement l’air menaçante ou juste ridicule là. Mais dans tous les cas, présentement, je m’en fiche. Mon regard rivé sur cet apollon venu par la mer, je ne compte pas nous laisser insulter comme ça non plus. « Tu entres chez nous sans notre accord, tu manques de respect à mon père, tu me vois comme une traînée et par-dessus tout, tu oses encore nous accuser de voleur ? » Le questionnais-je sans réellement attendre une réponse à cette question. M’approchant de la table pour m’appuyer dessus et planter mon regard dans celui du ninja. « Qui nous dis que tu n’es pas l’auteur de ce vol et que tu cherches juste un bouc emissaire pour masquer ta trahison envers les tiens ? » Et là, il s’agit réellement d’une vraie question. Bien que je ne sois pas réellement sûr que ça soit une bonne idée de lui répondre de la sorte et de lui tenir tête comme ça en quelque sorte. Chose que mon père semble aussi pensée étant donné qu’il vient poser ses mains sur mes épaules pour une sorte de rappel à l’ordre en rigolant un peu. « Excusez ma fille, elle n’apprécie pas réellement qu’on me manque de respect de la sorte. » Informa-t-il le kumojin avant de me pousser un peu. « Prépare nous à manger plus tôt, notre invité est affamé comme il a pu te le faire entendre. » J’hausse alors les épaules et m’écarte de la table, embarquant ma cuilière et mon sac de course avec par la même occasion pour commencer à trier dans mon coin et ranger ce dont je n’ai point besoin pour l’instant.

Mon père prend alors place à la table, sur la chaise en face du ninja. « Comme elle vous l’a déjà laissé entendre, nous ne sommes pas des voleurs, justes des marchands. Nous savons à quel point le vol est préjudiciable et en aucun cas nous ne commettront un tel acte. Cela n’est pas dans nos valeurs, mais si réellement vous doutez de nous, n’hésitez pas à fouiller la maison et notre terrain si cela peut vous permettre de me croire. Nous n’avons rien à vous cacher. »

Je tourne un peu la tête pour regarder mon père alors qu’il se montre un peu trop coopératif face à cet homme tout aussi irrespectueux qu’attirant. Il ne devrait pas lui parler comme ça, être si agréable avec lui, pourtant il le fait et se soumet à la volonté du noiraud pour lui montrer que nous sommes là uniquement pour l’aider en l’hébergeant le temps de son séjour sur l’île. Séjour que déjà, j’espère court en vue de son manque de manière et de politesse. Enfin, personne n’est parfait et il fallait bien qu’il ait un défaut majeur en vue de son physique plus que ravageur. Il doit sûrement avoir toutes les femmes qu’ils croisent à ses pieds. Probablement est-ce pour cela qu’il s’est permit un tel regard et de tel propos à mon encontre.

Me tournant alors complètement vers les deux hommes, ayant enfin lâché ma cuillère en bois, je regarde notre invité. « Un Shabu Shabu aux poissons vous conviendrait-il ? » Les questionnais-je alors tous les deux. Après tout, Kira avait laissé entendre vouloir manger du poisson non ? Alors autant lui en faire manger, parce que du bœuf ça doit être bien plus courant par chez lui. M’enfin, avant de m’y atteler réellement, je préfère demander au cas où il ne serait pas tenté par ça. Mon père, en réalité, je connais déjà sa réponse, c’est pour cela que je regarde avec insistance le Metaru… Bien que j’avoue que je détailles son visage, cherchant une imperfection physique chez lui pour arrêter de le trouver si… Attirant physiquement en tout cas.


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Jeu 20 Juil 2017 - 4:17

Je note le magnifique rose dont se sont teintées les joues de la jeune femme. Est-ce une preuve d'intérêt ou de simple gêne? Difficile à dire. Je mentirais en arguant que la réponse ne m'intéresse pas et que je n'ai pas une préférence pour la première option. Est-ce parce que j'ai passé quelques jours sans poser le regard sur la moindre femme? Autre chose? Pourtant si la réaction de la demoiselle stimule mon imagination c'est bien le nom qu'elle vient de prononcer qui me surprend. Son indignation, elle, me séduit. Il n'y a rien de plus beau qu'un air outré sur le visage d'une sublime créature. Croyez-le ou non, c'est un peu l'histoire de ma vie, ça. Il faut croire que je ne suis définitivement pas doué pour tisser des liens avec mes congénères. Et il semblerait que cette règle s'applique aussi bien à mes compatriotes qu'aux étrangers. Enfin, même si en l'occurrence c'est moi qui enrôle le rôle de gaijin cette fois-ci...
"Tu as appelé ton boeuf... boulette de riz?" dis-je en haussant un sourcil. "Sérieusement?"
Pauvre bête... Je ne cherche pas à réprimer l'amusement qui s'exprime à travers mon sourire. Il y a une forme d'innocence touchante dans tout ceci. Peut-être que la culture de ces îles sont différentes de la mienne mais tout de même... Enfin, nous faisons tous des erreurs... Je reporte à regret mon attention sur l’aîné de cet étrange duo. Juste quelques secondes. Le temps nécessaire à la jeune femme pour s'offusquer une nouvelle fois de mes propos. Et cette fois-ci elle me menace carrément d'une... cuillère? De quoi m'arracher un rire sincère.

Rire qui s'estompe rapidement sous le poids de ses remarques. La considérer comme une traînée? Mais où va-t-elle chercher ça? C'est un compliment que je lui ai adressé tout à l'heure. Certes, quelque peu déguisée en insulte. Mais un compliment tout de même. Et puis si je comprends ses doutes sur mon intégrité, je suppose que la réponse s'impose d'elle-même:
"Si je cherchais des boucs émissaires je me serais contenté de vous tuer..." dis-je sur le ton de l'évidence. "Et je n'aurais pas pris le risque d'être blessé par une cuillère!"
Je lui décoche un clin d'oeil pour lui montrer que je la taquine plus qu'autre chose. Son paternel prend ensuite le relais d'une façon plus diplomate mais néanmoins plus ennuyante. Je l'écoute sans quitter du regard la jeune femme qui s'affaire aux fourneaux. Un rôle bien réducteur pour quelqu'un comme elle. J'hésite d'ailleurs à le leur faire remarquer mais me contente de garder le silence pour écouter les arguments de son géniteur.

Il est vrai que je les soupçonnais selon les règles édictées par la méfiance. Mais la réaction de la blonde et l'honnêteté que je devine dans le regard de son père m'ôtent mes derniers doutes. Et si l'idée de fouiller la maison et ses alentours est présente, je doute qu'un voleur digne de ce nom aurait caché son butin sur son lieu de résidence. Ainsi donc je raie cet étrange duo de ma liste de suspects potentiels. Ce qui est plutôt ennuyant dans la mesure où c'était les seuls qui s'y trouvaient. Mais l'enquête ne fait que commencer après tout, non?
"Je ne suis pas vraiment d'humeur à retourner ciel et terre après un si long voyage!" que je leur avoue. "Mettons que je vous crois pour l'instant! Et puis vous ne seriez pas assez stupide pour me mentir de toute façon, n'est-ce pas?
Je le questionne du regard mais sa réaction est assurée et confirme ma conclusion: soit j'ai affaire à deux excellents comédiens, soit ils n'ont effectivement rien à se reprocher. La jeune femme nous demande alors si un plat au nom bizarre nous convient et je hoche la tête sans grande assurance.
"Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'est un Shabu Shabu mais... oui, ça me convient!" leur confie-je, hésitant. "Je crois, en tout cas..."
Elle semble savoir ce qu'elle fait et puis je n'ai pas vraiment envie de l'irriter davantage. Elle n'a visiblement pas une patience illimité. Ce qui ajoute évidemment à son charme mais qui me place également dans une situation dangereuse. Allez savoir, elle pourrait me balancer de l'eau bouillante dessus ou me sauter à la gorge avec le premier ustensile à portée de ses mains délicates. Et je devrais lui faire du mal en retour, comme la nature humaine l'exige...
"Je pense passer la nuit ici et poursuivre mes investigations demain matin. Dans le même temps j'aimerais que vous me parliez de cette île et des suspects qui vous viennent à l'esprit. Qui aurait les moyens de voler et, surtout, de cacher une telle quantité de fer? Vous avez bien une petite idée je suppose?"
Le contraire m'étonnerait. Il y a des criminels tellement influents qu'ils ne prennent même plus la peine de cacher leurs actes. Ils se contentent d'arroser de ryos les personnes qui pourraient leur mettre des bâtons dans les roues pour agir en toute impunité. C'est en quelque sorte l'apothéose d'une carrière du mauvais côté de la loi. Si des personnes de ce genre existent sur cette île alors il me semble logique de commencer par elles.

Je me relève, délaissant le père pour rejoindre la fille. Sa présence féminine est nettement plus agréable que celle de son aîné. Je me surprends à penser ce qu'il pourrait se passer sans la présence de cette paire d'yeux supplémentaires. Ce qui, naturellement, me donne une idée. Et une idée qui n'est pas dénuée de sens, s'il-vous-plaît.
"J'aurai également besoin d'un guide le temps de mon séjour sur l'île. Quelqu'un qui connaît l'endroit comme sa poche. Et puisqu'il semblerait que mes deux seules options se limitent à la jeunesse ou à la vieillesse, le choix est vite fait!" je tourne le regard vers la blonde, espérant croiser le sien en retour. "Qu'en penses-tu? Tu te crois capable de me supporter quelques jours?"
Même si la démarche est sincère et que j'ai effectivement besoin d'elle, c'est avant tout le désir de me retrouver en sa compagnie qui motive cette demande. Enfin, demande... Disons que j'ai la courtoisie de leur faire croire qu'ils ont le choix, plutôt. Je me penche alors sur le côté de manière à glisser ma bouche au niveau de l'oreille de cette séduisante gaijin pour lui murmurer quelques mots supplémentaires:
"Promis, je ne te mangerai que si tu le demandes..."
Je hume son parfum avant de quitter son espace vital. J'ai presque envie de me foutre une claque. C'est le genre de comportement que j'adopte avec les femmes qui ne sont rien de plus que des plaisirs éphémères. Celui d'un connard prétentieux qui considère que le monde est à ses pieds. Pourtant c'est tout autrement que j'aimerais me comporter avec elle...

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Jeu 20 Juil 2017 - 6:03
Je me suis indignée bien rapidement quand il a laissé entendre qu’il pourrait manger notre bœuf, laissant entendre le nom de celui-ci. Prénom que j’ai choisi quand on la eu, il y a de ça, plusieurs année, quand j’étais encore… Petite. Et quand on est jeune, on ne réfléchit pas réellement, on prend juste un mot que l’on aime, qui a déjà une signification pour nous. Mais forcément quand on grandit, on réalise notre connerie d’avoir donné un tel prénom à notre animal. Et là, je peux vous dire que je me prends en pleine face cette connerie, alors que je l’entends me demander si on a réellement appelé le bœuf Omosubi. Je le dévisage alors, n’appréciant pas réellement être le sujet de cette pseudo moquerie, bien qu’il est plus incrédule qu’autre chose là non ? Ou pas, il sourit, trop franchement et je serre un peu les dents. « J’étais petite quand on l’a eu ! » Me justifiais-je alors sans réellement avoir de raisons de le faire. J’aurais peut-être réellement du le laisser dans le vide à cet instant pour ne pas risquer de me prendre une autre remarque de sa part ensuite ? Oui, c’est probablement ce qui aurait été le mieux, mais je n’arrive pas à rester de marbre face à lui.

Ma cuillère toujours en mains, je ne manque pas non plus de réagir à nouveau à ses propos, le menaçant en quelque sorte, bien que la cuillère est juste là pour faire joli plus qu’autre chose. Ce n’est pas comme si cela était réputé comme une arme dangereuse non plus. C’est juste un ustensile de cuisine bon pour servir ou mélanger, cela dépend du format de celle-ci. Et celle que j’ai présentement en main est bien plus utile pour mélanger que pour servir quoi que ce soit. D’ailleurs, notre invité se permet de rire un peu plus de ma pomme et je fronce les sourcils alors qu’il me met une nouvelle fois en pleine face au comique de la situation. Il est vrai qu’il ne peut pas réellement me prendre très aux sérieux comme ça. Enfin, heureusement pour moi, je suis sauvé par le gong représenter par mon père à cet instant qui vient prendre la relève en m’envoyer m’occuper du repas.

Ecoutant alors la discussion qu’ils ont tous les deux en réfléchissant au plat que je pourrais bien préparer. Je suis agacée de voir mon père s’aplatir devant cet énergumène sans gêne. Mais soit, je ne réagirais plus pour le moment, même si le shinobi, encore une fois laisse entendre que nous sommes des suspects en invoquant sa fatigue due au long trajet qu’il vient de faire. Cependant, je ne peux m’empêcher de soupirer à cela avant de finalement me tourner vers eux pour les questionner sur le menu de ce soir. Mon père acquiesçant tout simplement pour me donner une réponse positive alors que le Metaru quant à lui m’annonce qu’il ne sait pas ce que c’est. Je le regarde alors surprise. Peut-être que dans son pays ça porte un autre nom ? C’est une possibilité. « C’est une sorte de fondue. Comme vous avez laissé entendre avoir assez faim, je me dis que ça pourrait être le mieux pour vous rassasié. Mais si vous ne connaissez pas, je peux faire la version la plus répandue, c’est-à-dire avec du bœuf si cela vous tente davantage. » Je le regarde alors, attendant sa réponse pour savoir ce qu’au final, j’allais devoir préparer, du bœuf ou du poisson ? Bien qu’il serait réellement dommage de manger du bœuf pour lui alors qu’ici, c’est le poisson notre spécialité en quelque sorte.

Rapidement après mon intervention culinaire, ils en reviennent à leur sujet principal, c’est-à-dire la raison de la présence du jeune homme chez nous et les choses qu’il doit accomplir ici. Je me remets alors face à mon plan de travail pour commencer à réellement préparer le repas suite au choix de Kira. « En effet, reposer vous ce soir, la route a de l’être longue depuis le grand continent. Je vous invite à faire ici comme chez vous pour témoigner de notre innocence, comme vous ne semblez point décidé à nous croire sur notre simple parole. » Le laisser faire ce qu’il veut comme il veut dans notre maison… J’ai le droit de ne pas apprécier ces propos-là ? Ni même les situations que ça pourrait occasionner quand on voit déjà le manque de savoir vivre de ce type ? Il est déjà impoli alors qu’il n’agit pas comme chez lui, alors mon dieu… Qu’est-ce que ça va être s’il se relâche complètement… A moins que là, il soit déjà sans aucune bride ? Si c’est le cas ? Je ne saurais guère le supporter le temps de son séjour. Enfin, je ne dis rien à cet instant, mais il est clair que je n’en pense pas moi… Il y a tellement de choses à penser sur lui, sur le peu que j’ai déjà pu voir et entendre.

Le missionné reprend alors la parole pour expliquer un peu ses projets et déjà commencer à nous questionner sur l’île. Ne vient-il pas dire qu’il se mettrait demain à la tâche ? Enfin, ce n’est pas à moi qu’il parle là, alors autant les laisser parler tous les deux et avoir un peu la paix. « Vous savez, Kiri est en pleine purge des criminelles, alors les plus connus tombent les uns après les autres. Mais il est vrai qu’il reste encore quelque bandit notoire ici sur l’île. Mais ils tentent de se faire de plus en plus discret. » Souffla mon père, en réfléchissant pour tenter de donner une réponse plus complète au jeune homme attablé en face de lui. Enfin, attablé. Il vient de se lever et moi qui espérait être tranquille le temps de préparer au moins le repas, je crois que je vais pouvoir remettre à plus tard mon moment de tranquillité. Il ne semble pas décidé à me lâcher. Surtout quand il me propose de jouer en quelque sorte guides touristiques ou bien devrais-je dire les apprenti chasseuse de sorcière ? Tournant alors la tête vers lui pour le regarder. Il est bien plus proche que je ne le pensais. Je ne m’imaginais pas qu’on pouvait se déplacer si… Discrètement.

Le regard posé sur lui un instant, je finis rapidement par regarder à nouveau mes carottes. « Ne faites pas genre de me donner le choix alors que vous avez déjà pris votre décision. Je vous accompagnerais et je jouerais les guides pour vous. Que j’arrive à vous supporter ou non, n’est qu’un détail facultatif à cette histoire non ? » Une nouvelle fois, je viens de formuler une question à laquelle je n’attends pas réellement de réponse, le tout étant très limpide pour lui comme pour moi.

D’ailleurs, malgré ma réponse, il s’approche davantage de moi, glissant ses lèvres un peu trop près de mon oreille pour me faire une petite confidence donc, je me serais bel et bien passé. Son souffle me heurtant doucereusement… Tournant la tête vers lui, nos visages à quelque centimètre l’un de l’autre, on pourrait nous prendre pour des personnes intimement lié d’un œil extérieur à cause de cette proximité physique qu’il a provoqué. Situation, qui encore une fois, me met légèrement le rose aux joues, mais je ne recule pas. Je me contente au contraire de le regarder dans les yeux un instant avant de bouger. Quelques secondes qui étrangement semble durée bien plus longtemps pour moi. Mais je finis par quand même réagir, lui écrasant alors le pied sans ménagement. Le tout en m’étirant un peu pour prendre un ustensile dont je n’ai aucunement l’utilité à cet instant. « Navrée, je n’ai pas fait exprès. » Soufflais-je alors sans même plus le regarder. Marquant ainsi bien le fait que c’était bel et bien prémédité que je lui fasse sentir tout mon poids sur ses orteils. Au final, chacun envahit l’espace vital de l’autre à sa façon. L’un pour des mots déplacés, l’autre par une gestuel pour justement tenté de le repousser. Une situation bien étrange pour une première rencontre.

Je cherche alors à le repousser un peu, pour qu’il s’éloigne de mon plan de travail. J’aime bien avoir la paix quand je cuisine, puis j’espère aussi que mon père ne va pas le laisser me coller comme ça, sauf que quand je porte mon regard vers lui, il semble amusé de la scène et je soupire. Je n’aurais donc pas de soutien de sa part alors que cet homme se moque ouvertement de moi. Enfin, en même temps, ce n’est pas le premier à me faire des avances et mon père m’a toujours vu les éconduire sans soucis. Pourquoi est-ce que là, ça serait différent ? Parce qu’il est un ninja ? Que c’est étranger ? Je ne crois pas non. Surtout qu’il m’a clairement laissé entendre que pour lui, les femmes ne sont que des jouets en me parlant de la sorte. Mais soit, je finis quand même par reposer mon regard sur le kumojin. « Il y a deux possibilités là. Soit tu m’aide à cuisiner, soit tu sors de mon chemin. » Lui lançais-je alors. Et étant donné qu’il ne connaissait pas le plat, comme monsieur l’avait laissé entendre, il allait forcément prendre la seconde option non ? Je le voyais étrangement mal se mettre à vouloir découvrir la conception d’un plat vu que monsieur semble plus intéressé par les courbes des femmes que ce qu’elles peuvent bien faire.

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Mar 25 Juil 2017 - 21:54

Ce sont deux caractères bien différents auxquels j'ai affaire aujourd'hui. Le père semble animé par cette sagesse qui caractérise l'âge avancé. Rien d'étonnant finalement à ce qu'il ait pu survivre dans un environnement que l'on qualifie volontiers de dangereux dans les récits qui parviennent à Kumo. Il est parfois judicieux de ployer l'échine. Notamment lorsque c'est la seule chose que vous puissiez faire pour préserver votre commerce ou votre famille. C'est un problème auquel je n'ai jamais réellement été confronté. Né Metaru, reconnu comme tel, je n'ai pas été élevé pour m'incliner devant qui que ce soit. À cet égard je ressemble davantage à la jeune femme.

Elle a cette fougue qui sied à la jeunesse mais elle manque de tempérance. Un point que nous aurions sûrement en commun si mon entraînement de shinobi ne m'avait pas appris à réfléchir avant d'agir. Je ne suis sans doute pas un exemple de politesse et n'ai rien d'un invité comme on les aime, c'est vrai. Mais heureusement pour ce duo, je sais faire preuve de patience. Je ne crois pas que cette famille à quelque chose à voir avec les vols. C'est une bonne chose. Pour eux comme pour moi d'ailleurs. Je me vois mal égorger une si plaisante demoiselle. La beauté a ceci d'exceptionnel que l'instinct vous pousse à la préserver.

Et puis cette énergie qu'elle déploie pour me repousser ne fait qu'ajouter encore à mon intérêt pour elle. Il n'y a rien de bien passionnant à chasser un gibier qui ne tente pas de fuir ou de se défendre. C'est la difficulté qui procure la satisfaction. Et ça se vérifie aussi bien dans l'apprentissage des arts shinobis que ceux de la séduction. Alors malgré mon pied qui me lance après le coup que j'ai reçu, je ne me départis pas de mon sourire. Bras croisés, sourcils levés, j'hésite sur ce qu'il convient de faire: l'aider à cuisiner? Ce n'est pas dans mes compétences. Mais... s'écarter de son chemin? Cela ressemble à une défaite. Chose inacceptable s'il en est!
"Je vois bien une troisième solution!" dis-je après un temps de réflexion. "Je reste et je te regarde faire! Votre nourriture a l'air moins raffinée que celle que l'on trouve à Shitaderu mais j'approfondirai un peu ma culture générale en t'observant cuisiner!"
Pourtant mon regard ne se porte pas sur le poisson ou les autres aliments qui s'étalent devant la jeune femme mais bien sur les détails de son visage. Cette promiscuité ne me dérange pas. Bien au contraire. Et puisqu'elle semble agacer la jeune femme ça me donne une bonne raison supplémentaire de rester à ses côtés. Une façon de l'apprivoiser avant que nous arpentions les chemins de l'île à la recherche de ce fer. Quitte à ce qu'elle s'irrite, que ce soit maintenant. Elle se lassera avant moi! Du moins, je l'espère!

Je glisse mon doigt en direction d'une étrange mixture mais me ravise en découvrant le regard noir de la cuisinière. Bon et bien on dirait que je vais devoir attendre que le repas soit prêt pour goûter à cette chose qu'elle nous prépare. L'avantage c'est que de ma position je peux au moins m'assurer qu'elle ne glisse pas un quelconque poison dans les aliments. Ce serait tout de même bête d'avoir fait tout ce chemin pour finir à cracher du sang sur le sol de cette maison. Il faut bien mourir un jour, je sais! Mais autant que ce soit les armes à la main, sur un champ de bataille. Et si possible, sur les terres qui m'ont vu naître!
"En tout cas c'est chouette d'avoir accepté si... gentiment de m'accompagner! Cela dit j'aime bien quand les choses sont claires alors autant te prévenir: je n'ai pas seulement été envoyé ici pour récupérer le minerais de mon clan mais aussi pour faire un exemple des responsables de ce vol. Disons que c'est... de la politique!" dis-je en haussant les épaules. "Tu crois pouvoir te faire à l'idée? Nous parlons de certains de tes compatriotes après tout..."
Là encore il n'est pas question de dévier de l'objectif que l'on m'a fixé. Pourtant la réponse à cette question m'intéresse. Ne serait-ce que pour cerner davantage celle qui m'accompagnera pendant plusieurs jours. Peut-être moins si la chance est avec nous. Je tourne le regard vers le géniteur de ma voisine avant de lui lancer une bourse de ryos.
"Il vaut mieux que vous restiez ici le temps que cette histoire soit réglée. Voilà de quoi compenser les pertes de votre petite affaire. Et acheter votre silence si tant est que vous ayez dans l'idée de parler de ma présence à vos collègues! La seule chose qui va plus vite qu'un kunaï, c'est encore les rumeurs. Et n'importe quel chasseur sensé sait qu'il ne faut pas effrayer le gibier..."
Je sais que je leur impose beaucoup de choses. Mais d'un autre côté je ne fais qu'agir par prudence. Peut-être seront-ils en mesure de le comprendre. Ce qui semble être le cas du père mais un peu moins de la fille. Pourtant ce n'est pas un marché à sens unique contrairement à ce qu'elle pense. Ils tireront certains avantages de cette collaboration. Et ils ne se mesureront pas uniquement en ryos. Ce qui me fait penser...
"De mon côté je ferai en sorte qu'il n'arrive rien à votre fille! C'est la moindre des choses..." dis--je sur le ton de l'évidence. "Je l'aurai à l’œil jour et nuit! Littéralement!"
Je clique d'ailleurs un objet autours du poignet de l'intéressée avant de relever fièrement le mien. Une chaîne me relie désormais à elle, maintenue en place par nos menottes respectives. Je suppose que ça ne va pas plaire à la demoiselle. Aucun fauve n'apprécie qu'on l'attache de la sorte. En fait ça pourrait même être considéré comme du suicide. Mais au moins je suis certain qu'elle ne tentera pas de me fausser compagnie. Bien que j'aurais peut-être pu attendre davantage avant de l'enchaîner.
"Et sinon... on mange bientôt?"
Bon sur le coup j'essaie surtout de changer de sujet pour éviter qu'elle ne déchaîne sa fureur sur moi. Je me vois mal lui casser le nez pour éviter un torrent furieux de gifles. Déjà parce que je ne tiendrais pas la promesse faite à son père. Et aussi parce que même dans ce pays ça doit être un crime d'abîmer un si beau visage. Avec un peu de chance ma... diversion l'empêchera de remettre en question l'utilisation de cette paire de menottes. Mais bon, j'en doute.. Advienne que pourra...

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Jeu 27 Juil 2017 - 7:53
Mon regard toujours posé sur lui, je n'hésite pas à soutenir le sien en quelque sorte. Cherchant réellement à lui tenir tête d'une certaine façon, même si cela peut être dangereux en vue des arts que maîtrise cet homme. Pourtant, je m’y risque quand même tandis que je cherche à le faire sortir de mon chemin afin de pouvoir cuisiner tranquillement sans être surveillé. Cependant, quand il commence à me répondre, je me fige. Une troisième option ? Non, cela ne fait pas partie de mes propositions. Comment dire que je veux refuser cette offre, s’il reste dans mon dos, il va me déranger plus qu’autre chose. Parce qu’il y a cela de déplaisant, que de sentir son regard posé sur moi avec une telle intensité. Si de base, j’eu espéré qu’il plaisantait en disant qu’il me prendrait volontiers comme dessert à la place de notre bœuf, je commence volontiers à en douter et cela me fait grandement peur. Surtout en entendant les nouveaux propos qu’il vient de dire. Parlait-il réellement de la nourriture ou bien de moi ? Je l’ignore réellement et cela pourrait grandement m’agacé s’il ose me comparer à une femme de là-bas, surtout en me disant que je suis possiblement moins raffinée… « Cela n’est pas possible. » Soufflais-je finalement en détournant la tête pour ne plus le regarder. « Si vous rester à mes côtés pour surveiller ce que je fais sans m’aider vous serez obligatoirement dans mon chemin. » Bien que s’il choisir au final de vouloir m’aider il le sera davantage et l’on perdra encore plus de temps avant que le repas ne soit prêt. Attrapant alors un couteau pour commencer à couper le poisson, je finis quand même par répondre à sa petite pique. « Personne ne vous oblige à manger notre nourriture si elle est bien moins raffinée que la vôtre. » Pestais-je alors doucement pour ne pas que mon père l’entende et me sermonne de parler ainsi à notre pseudo-invité, qui au final s’impose plus qu’autre chose.

Tournant la tête quand il avance son doigt pour tenter de goûter à quelque chose, je relève un regard noir dans sa direction, et sans dire un mot. Il retire sa main. J’avoue être assez surprise de le voir obtempéré si facilement là. Néanmoins, il se permet de me prendre ensuite pour une petite fille naïve et stupide en m’expliquant le but de sa mission et les conséquences qu’elle peut avoir. Posant mon couteau, je pivote alors pour lui faire face. Mon visage se trouvant de nouveau à quelque centimètre du sien. Je pourrais être encore plus cramoisie une fois de plus, mais pas cette fois, pas alors qu’il semble me prendre pour la première idiote venue. Probablement parce que contrairement à lui, je ne suis pas un ninja, il doit me prendre pour une paysanne qui ignore tout du monde. « Vous êtes ici dans l’archipel de Mizu no Kuni, monsieur l’envoyé. Si vous croyez réellement qu’un assassinat est quelque chose de peu commun, remémoré vous le taux de criminalité que l’on a ici pour comprendre que cela ne m’atteint pas. Que je ne vais pas pleurer pour un petit voleur même si je le connaissais ! Chacun choisi ce qu’il est et doit assumer ses gestes et ses actes quel qu’il soit. » Mon regard rivé sur le sien à nouveau, je ne dois pas me laisser aller à me perdre dedans une nouvelle fois, surtout en vue de la tension que je viens d’installer. « Alors si vous ne voulez pas dormir dans la grange avec Omosubi, je vous conseille de ne plus me prendre pour une petite paysanne plus stupide qu’un âne. » Je reste alors silencieuse un instant, dans cette position, attendant qu’il réponde qu’il a compris ou non. Au choix.

Le voyant alors lancé une bourse à mon père, je suis le geste et l’écoute alors avant de soupirer. « A partir du moment où vous avez débarqué sur l’île, des rumeurs ont déjà été lancées. » Marmonnais-je en me détournant pour tenter d’avancer sur le plat de ce soir, parce que sinon, à ce rythme-là, l’aube sera déjà là que je n’aurais guère fini les préparations.

De son côté, mon père se saisit de la bourse que Kira vient de lui lancer, l’ouvrant rapidement pour vérifier rapidement le contenu et probablement ses dires en même temps. Après tout, un étranger est-il réellement digne de confiance même s’il est recommandé par une connaissance commune ? Certains cachent parfois bien leur jeu. « J’escompte bien qu’il n’arrive rien à ma fille parce que s’il venait à lui arriver malheur par votre faute, envoyé du clan Metaru ou non, cela ne changera rien pour moi. » Une menace qui laisse clairement entendre au jeune continental qu’il n’a pas intérêt à faillit à sa tâche de me protéger. Crédible ou non ? Oui et non. Oui parce qu’il s’agit d’un père n’ayant plus que son unique fille dans sa vie et non, parce qu’il est face à un homme probablement surentraîné au combat… Mais là, il est interdit devant le spectacle qui se joue devant lui. Des menottes ? C’est bien ça l’idée ? Il ouvre la bouche, incapable de laisser entendre le moindre son et pire encore quand il voit la réaction de sa fille, ma réaction.

BAF

Ma main me lance alors qu’elle vient de quitter la joue du né Metaru. Je viens réellement de lever la main sur notre invité, mais en même temps, qu’elle idée a-t-il eu de me surprendre comme ça et de m’attacher. Un réflexe et un geste défensif en quelque sorte. Un regard haineux dans sa direction, voilà comment je le regarde maintenant, il n’est plus question d’être mal à l’aise, de rougir ou je ne sais quels autres enfantillages dignes de la pucelle que je suis. « Détachez-moi ou je vous jure que je vous fais mourir de faim. » L’informais-je alors, lui faisant ainsi comprendre que non, le repas n’était pas encore prêt ; même s’il ne manquait en réalité que deux trois petites choses à faire encore avant de pouvoir jouir du principe de la fondue… Mais là, il est tout simplement hors de questions que je continue de lui préparer à manger dans de telles conditions. Croit-il réellement que tout lui est dû ? Qu’il a le loisir de faire d’une femme son jouet comme il semble présentement le faire avec moi ? Je le déteste d’agir comme ça !


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Ven 28 Juil 2017 - 5:45

L'idée de dormir dans la grange avec cette saleté de boeuf ne m'enchante pas vraiment, c'est vrai. C'est d'ailleurs parfaitement indigne d'un Metaru! Sur le coup je prends conscience que les gens de cette archipel sont tellement habitués au crime qu'ils le banalisent. Ce qui souligne bien l'anarchie qui règne sur place. Comment cela se fait-il que personne ne soit venu remettre de l'ordre dans ce bordel? Si je me sentais concerné par la situation il est probable que j'aurais profité de ma visite pour régler le problème de ces truands de bas-étage. Mais je ne vois pas pourquoi je perdrais plus de temps que nécessaire sur cette île. À part peut-être pour profiter de ses charmes exotiques caractérisés par la demoiselle qui sera mon binôme.

J'en suis à m'imaginer des choses peu reluisantes sur notre première nuit ensemble - sous le regard attentif du boeuf - quand un choc contre ma joue m'extirpe de mes pensées. Je... Mais je rêve où elle vient de me gifler? Comment ose-t-elle lever la main sur un envoyé du clan Metaru? D'autant plus que j'ai fait preuve d'une certaine retenue jusqu'à maintenant. Encore étonné par l'audace de la jeune femme, j'effleure du bout des doigts mon visage tout en écarquillant les yeux pour marquer mon incompréhension. La surprise laisse peu à peu place à l'impulsivité qui me caractérise et la réponse est pratiquement immédiate. Et davantage encore incontrôlée...
BAF
Je la gifle en retour d'un revers de la main. Je n'ai pas achevé mon mouvement que je regrette déjà cet acte dicté par la colère. C'est fou comme l'humain peut faire des choses qu'il est amené à regretter dans la seconde. Est-ce une sorte de malédiction dont les dieux nous ont gratifiés? Je jette un regard de défi à son père pour lui signifier qu'il ferait mieux de rester à sa place et de ne pas tenter de mettre ses ridicules menaces de tout à l'heure à exécution. En ce qui le concerne, je n'aurai pas le moindre scrupule à l'égorger dans la seconde s'il commence à poser des problèmes. Au contraire de la jeune femme sur laquelle je reporte mon attention.

Je suis partagé entre le désir de la prendre dans mes bras en espérant que cela suffise à obtenir son pardon et l'assurance que je ne lui ai rendu que la monnaie de sa pièce. Des femmes de mon clan sont aussi douées que moi et leur condition féminine ne suffit pas à justifier une différence de comportement à leur encontre. Mais cette fois-ci il s'agit d'une commerçante. Une personne non rompue à l'art du combat. Ai-je franchi une frontière invisible en levant la main sur elle? Ou me suis-je contenté de répliquer à la violence par la violence? Était-ce justifié ou non?

Nous sommes encore en train de nous apprivoiser. Du moins est-ce ainsi que je vois les choses. Ce qui signifie que nous posons là les bases de ce qui sera une coopération s'étalant sur plusieurs jours. Tolérer qu'elle s'en prenne à moi serait un aveux de faiblesse de ma part. Et de ce que j'en sais ou de ce qu'elle m'a dit sur sa vie ici, je crois que ce serait une erreur. J'opte donc pour la manière forte. À contrecœur.
"Ne t'avise plus de recommencer sinon je te fais couler du métal en fusion dans la gorge!" dis-je en prononçant chacun de ces mots distinctement pour être certain qu'elle saisisse le sérieux de la menace. "Maintenant tu vas me faire le plaisir de te ressaisir et de finir de me préparer à bouffer, femme! Sinon je jure devant les dieux que je vais moi-même dépecer ton putain d'Omosubi pour le bouffer!"
Et à nouveau je regrette que mon entraînement me pousse à sauver les apparences tandis que mon coeur me souffle de faire preuve de retenue avec elle. Mais je me suis déjà engagé sur une voie de laquelle il me sera difficile de me détourner. Faire preuve d'hésitation maintenant serait un préjudice pour moi mais également pour la mission qu'on m'a chargée de mener à bien. Alors je persiste sur une pente que je sais glissante, mettant de côté mes appréhensions pour me comporter comme je sais le mieux le faire. C'est à dire, comme un connard.
"C'est pas une démocratie, ici! Ne me forcez pas à vous le rappeler!"
Je reste attentif aux réactions de la demoiselle et particulièrement aux ustensiles qu'elle pourrait saisir pour s'en prendre à moi. Ridicule ou non, une fourchette dans l'oeil n'aurait rien de bien agréable. Et puis elle m'a déjà atteint une fois. J'ai pêché par manque de prudence, me fiant au fait qu'elle n'était qu'une civile. Mais même un animal, spécialement lorsqu'il est acculé comme maintenant, sait faire preuve d'un courage - ou d'une témérité - dont les plus sages seraient avisés de se méfier.

Je lâche un soupire désabusé qui trahit mon regret avant de faire un rapide mudras. La menotte autours de mon poignet saute et va s'accrocher à l'une des barres de la cuisinière. Si elle ne veut pas être attachée à moi, très bien. Je comprends. D'autant plus vu les circonstances. Mais attachée, elle restera. Comment les choses ont pu dégénérer à ce point? Je me suis plutôt montré conciliant, pourtant...

Je m'écarte donc de la charmante bipède pour venir m'installer face à son père. Son comportement mérite également une petite mise au point. Et dire que je me retrouve à devoir expliquer l'évidence à une bande de paysans des îles. Ce n'était vraiment pas prévu. Et ça pose problème en plus de causer une perte de temps. À cette heure je devrais pouvoir profiter d'un peu de détente après un voyage éreintant. Pas à devoir expliquer la logique de mes actes à un duo de civils sensés pourtant m'apporter leur aide!
"Quand on menace quelqu'un il vaut mieux s'assurer qu'on est capable de passer des mots aux actes. L'es-tu?" dis-je en le dévisageant d'un air sérieux. "Je ferai ce qu'il faut pour que ta fille s'en sorte indemne. Même si je dois le payer de ma personne. Je n'ai peut-être pas votre estime mais je n'ai qu'une parole. Et j'en suis plutôt fier, vois-tu? Cette assurance devrait être suffisante pour que tu aies le bon sens de garder ta bouche dans ta poche! À moins, bien sûr, que tu préfères t'en délester!"
Un lame d'acier surgit de ma manche droite et je m'en saisis avant de la planter avec violence sur la table. Une manière de ponctuer ma propre menace à son encontre. Je la laisse là, en évidence entre nous deux. Une invitation lancée à son ego. Sera-t-il assez stupide pour s'en saisir ou fera-t'il preuve d'une retenue salvatrice? Je jette un regard à sa fille en tentant de masquer l'irritante inquiétude que je ressens pour elle. Oui, je regrette. Encore. Et c'est assez inhabituel pour que la présence de cet... altruisme m'interpelle.
"Et cette bouffe? C'est pour aujourd'hui ou pour demain?"
Il est vrai qu'elle aura de la peine à me l'amener vu qu'elle est attachée à son outil de travail. Mais je pourrai toujours faire glisser le plat qu'elle me servira jusqu'à moi. En attendant je m'allume une clope et croise les jambes sur la table de la demeure. Oui, je fais comme chez moi. Mais ne m'a-t'on pas invité à le faire?

Je crache un nuage de fumée en direction de la charpente qui nous surplombe qui sert à cacher un second soupire. Comment arriverai-je à me faire pardonner? Y arriverai-je seulement? Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que je le souhaite. Ardemment. Et que cette faiblesse que je ne me connaissais pas m'irrite autant qu'elle me plait...

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Ven 28 Juil 2017 - 6:42
De ma main libre, je viens de meurtrir sa joue, à cause de cette menotte dont il vient de m’entraver dans l’unique but de m’attacher à lui. Est-ce par jeu qu’il a fait cela ? Je n’en sais rien. Je ne comprends pas comment on en est arrivé là, et pire encore… Quand il me gifle en retour. Portant alors ma main libre à ma joue, je reste interdite devant ce geste qu’il vient de faire. Mes yeux sont dès lors humides, mais je ne lui ferais pas le plaisir de pleurer devant lui, je ne le satisferais pas comme ça. Détournant plutôt la tête alors qu’il m’attache ailleurs. Je ne veux plus le voir. Je veux qu’il parte, qu’il quitte notre maison à mon père et moi. Serrant les poings, baissant la tête, mes mèches blondes retombant de part et d’autre de mon visage, le lui dissimulant ainsi, je serre les dents, fermant les yeux pour ne pas craquer ici et maintenant. Je m’y refuse ! Cependant est-ce que ma volonté suffira alors qu’il me menace à présent ? Me faisant bien comprendre le pouvoir de vie et de mort qu’il a sur moi. Prisonnière de ma propre maison, c’est l’impression que j’ai à cet instant précis. Un sentiment plus que désagréable. Un sentiment que je n’aurais jamais voulu connaître. Et il continue alors, m’imposant de continuer à lui faire à manger, mais suis-je réellement en état de le faire… Je n’en sais rien. « Je ne recommencerais pas. » Articulais-je alors péniblement. Non pas à cause de la douleur par sa faute, mais parce que je refuse de lui laisser entendre que je suis sur le point de pleurer. J’essaie d’avoir un pseudo contrôle sur ma voix, pour ne pas quelle parte trop dans les aigus à cause du sanglot qui me serre la gorge.

Mon père n’a jamais levé la main sur moi et on ne m’a jamais manqué de respect comme ça, pas à ce point. On m’a déjà fait des remarques, des petites pitchnettes, mais jamais, je n’ai été traité de la sorte, même si notre coin du monde à une sale réputation, j’ai toujours réussi à esquiver les situations comme ici, ou plutôt, mon père a toujours réussi à faire en sorte d’arranger les situations pour me préserver au maximum de la violence physique des hommes. Mais là, ici même dans notre maison… Ni lui, ni moi, n’avions vu venir ce geste. Est-ce parce que l’on se sentait en confiance ? Tout ça parce que l’on est chez nous ? Parce qu’il est notre invité et que dès lors, il nous doit le respect ? Mais le respect, c’est fictif, comme cette maison au final. Il ne s’agit que de quatre murs et un toit, rien de plus. En quoi est-ce si sécurisant que cela au final ? En rien, c’est juste une fausse idée reçue… Dans tous les cas, maladroitement, je tente de finaliser son repas, d’une main, l’autre étant toujours attachée.

Je me détends cependant un peu quand il s’éloigne de moi. Ainsi, il ne pourra plus me porter de coups s’il est trop loin pour le faire. Sauf qu’il s’approche de mon père et se permet de le menacer à son tour… Je déglutis alors. Quel monstre est-ce que l’on a chez nous à cet instant ? Pourquoi avoir accepté de l’accueillir chez nous ? Par amitié avec un autre commerçant ? N’aurait-il pas pu nous prévenir de l’énergumène dont il nous faisait cadeau là ? Parce que s’il avait prévenu, j’aurais probablement tenu un peu plus ma langue… Voir même beaucoup plus.

Je sursaute, quand j’entends la lame se figer dans le bois et je me retourne vivement, pour voir ce qu’il se passe derrière moi. Observant mon père, bien trop près de cette maudite lame et de cet enfoiré d’étranger. J’ai envie d’hurler, de lui dire d’arrêter, qu’on fera tout ce qu’il veut, mais je suis incapable d’émettre le moindre son et quand je vois qu’il regarde vers moi, je me retourne prestement. Tremblante. Terrorisé en quelque sorte. Le loup est entré dans la bergerie si on peut dire ça d’une autre façon.

Mon père quant à lui, pose son regard sur la lame à côté de lui, toujours d’un calme Olympien. Il fini par relever son regard pale vers le ninja. « Votre parole est déjà fausse à cet instant. Ma fille n’est plus indemne. Mais passons outre ce petit incident et tentons de reprendre une conversation plus à l’amiable. Nous menacer les yeux les autres ne serres à rien hormis créer des tensions inutiles. » Laisse-t-il entendre d’une voix calme et tout à fait posé malgré la menace qui vient de lui être fait. Car, il ne va pas mettre carte sur table avec le jeune homme. Il est vrai que physiquement, il n’est pas apte de passer à l’action, mais ici, c’est Mizu, pas le pays d’où le Metaru est originaire, il y a d’autre loi, d’autre façon de procédé pour tuer une personne que d’utiliser la force brute et le commerçant a plus d’un tour dans son sac, sinon, il ne serait pas arrivé là où il en est aujourd’hui. Il n’aurait pas réussi à faire prospérer son commerce ni même à protéger sa fille jusqu’à présent. Des échanges de bons procédés, voilà ce qu’il y a. Et une chose que le continental ne doit pas oublier, c’est que pour regagner son pays, il sera obligé de passer par les quais, prendre un bateau, à moins qu’il soit désireux de rentrer à la nage. Enfin, soit, l’homme ne va guère dire à Kira tout ce qu’il pense et les moyens qu’il pourrait bien avoir de l’atteindre.

Un nouveau sursaut, quand la voix de Kira retentit pour s’adresser à moi. Je manque de faire tomber ce que j’ai en main. Nerveuse, angoissée, je suis réellement mal à cet instant et les larmes continuent de me brûler les yeux sans pour autant couler sur mes joues. Je m’écarte alors, pour lui laisser voir son assiette prête. « Détachez-moi, s’il vous plait... » Murmurais-je alors, le suppliant d’une certaine façon. Non, pas d’une certaine façon, je suis réellement en train de m’abaissé à ce niveau, à la supplié qu’il me retire cette fichue menotte sans oser le regarder. Elle est bien loin maintenant la fille qui lui tenait tête il y a encore quelques minutes. Une simple gifle et quelques menaces et la voilà envolée, partie loin pour laisser place à la réalité, une fille frêle et fragile, peureuse même… Parce qu’il faut se cacher dans ce monde, ne pas montrer ses faiblesses. C’est pour cela que je tente de garder ne serait-ce qu’encore un peu de fierté devant mon père et cet inconnu en ne pleurant pas même si je fuis le regard de ceux-ci.

Et la menotte finie par s’ouvrir, baissant mon regard sur mon poignet à nouveau libre, de peur que ça ne soit encore qu’un mentit de sa part, qu’un jeu… Mais c’est bel et bien vrai. Il a répondu à ma demande. « Merci. » Murmurais-je en tentant de garder toujours se semblant de fierté alors que je dépose l’assiette devant lui, gardant toujours la tête baissée pour ne pas croiser son regard, pour ne pas lui faire voir mes larmes et sans plus attendre mon reste, une fois les deux hommes servis, je me dirige vers la porte de sortie. Fermant la porte derrière moi avant de me mettre à courir pour aller rejoindre la grange, la pluie s’étant mise à tomber sans que l’on s’en rende compte… Comme mes larmes maintenant qui ne cessent plus de couler le long de mes joues alors que je vais me recroqueviller dans un coin de la bâtisse d’Omosubi.

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Sam 29 Juil 2017 - 8:30

Le silence qui suit toute cette agitation est des plus pesant. Mon regard passe constamment du succulent repas que je peux enfin savourer à la grange qui se dessine au-delà des fenêtres de la maison. Il se pose de temps à autre sur la père de la demoiselle qui fait désormais preuve d'une retenue appréciable. Malgré tout quelque chose s'est brisé dans l'entente qui me liait à cette famille de marchands. Je ne devrais sûrement pas m'en soucier. Après tout ils ne sont que des outils que j'ai le loisir d'utiliser à mon avantage. Et si ce n'est leur connaissance du terrain et les talents culinaires de la fille, je n'aurais pas vraiment de peine à les remplacer. Même si, en revanche, il sera plutôt compliqué de trouver des gens dignes de confiance. Mais existe-t'elle encore entre ce duo et moi?

J'ai sûrement outrepassé les bornes. Seulement mon ego me commande de poursuivre sur cette voie désagréable que j'ai décidé d'emprunter. Pourquoi m'excuserais-je après tout? Il est vrai que je pourrais sans doute adapter mon comportement à celui de ces deux civils. D'ordinaire c'est une caste de la population que je ne fréquente que très peu. Notamment parce que je ne vois pas l'intérêt de me mêler aux gens qui ont besoin d'être protégés. Je ne recherche ni leur soutien, ni leurs remerciements.

Pourtant cette fois-ci la réussite de ma mission dépend d'eux. Sans les indications de la demoiselle et les relations de son père, je suis démuni sur une île dont je ne connais rien. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que plus les minutes passent et plus le fossé entre eux et moi se creuse. Combien de brimades peuvent-ils tolérer avant qu'ils me refusent leur soutien? Certains préfèrent la mort à la soumission. C'est tout à leur honneur, d'ailleurs. Mais en l'occurrence ça ne servirait en rien mes intérêts.

Si j'avais un pouvoir me permettant de remonter le temps je l'utiliserais immédiatement. Mais je dois me contenter des possibilités qui s'offrent à moi. Présenter des excuses? Un art dans lequel je n'excelle guère. Je termine mon repas, me questionnant sur la façon la plus judicieuse d'agir. Puis, ma décision prise, je vais servir une louche du repas dans une nouvelle assiette avant de me diriger vers l'extérieur. Je marque cependant une pause sur le pas de la porte.
"Je suppose qu'il n'est pas nécessaire de préciser que j'aimerais que vous restiez ici?" cette question rhétorique ressemble davantage à une demande qu'à un ordre. "J'ai commis quelques erreurs, je le reconnais. Mais vous et moi avons des intérêts commun. Concentrons-nous sur ce qui nous rapproche, pas sur ce qui nous différencie. D'accord?"
L'assiette encore fumante, je traverse ensuite l'espace qui me sépare du second bâtiment destiné au bétail. Je savoure au passage la fine pluie qui glisse sur mon visage avant de marquer un temps d'arrêt devant les battants en bois qui me séparent de la demoiselle. J'hésite une nouvelle fois, me demandant s'il ne vaut pas mieux lui accorder un peu de temps pour qu'elle se remette de ses émotions. Quelle sera sa réaction en me voyant? Mon initiative risque d'empirer les choses alors que ce n'est justement pas le but recherché.

Je pousse malgré tout la porte et attend un bref instant que mes yeux s'habituent à l'obscurité. Mon regard vagabonde sur les bottes de foin avant de se poser sur la demoiselle. Elle se trouve dans un coin. Pleure-t'elle? Un comportement qui a tendance à m'irriter au plus haut point mais qui, cette fois, reste compréhensible. Je m'approche d'elle doucement, pour ne pas l'effrayer. Puis je manifeste ma présence en toussant. Précaution sûrement inutile puisqu'elle n'aura sûrement pas pu ignorer ma présence. Je pose alors l'assiette à côté d'elle avant de prendre place en face d'elle.
"Tu devrais manger avant que ça refroidisse..." dis-je un peu maladroitement. "D'ailleurs... C'était très bon!"
Et je ne mens pas. Je réfléchis un instant sur la pertinence d'allumer une cigarette dans un environnement rempli de foin avant de céder à ce besoin dont je suis un peu trop dépendant. Je tire quelques longues bouffées en prenant soin de ne pas provoquer un début d'incendie - cette fois-ci elle me haïrait, c'est sûr! - et l'observe d'un regard qui mélange curiosité et inquiétude. Quelques secondes s'écoulent avant que je décide de relancer cette conversation qui ressemblera peut-être plus à un monologue qu'autre chose, d'ailleurs.
"Je m'excuse... Pour la gifle, je veux dire! Mais d'où je viens on dit que ce qui ne tue pas rend plus fort! Alors en toute logique... Tu es plus forte maintenant, non?"
Je me fends d'un sourire que je perds bien vite en prenant conscience du peu d'intérêt de ma remarque. Quand je vous disais que je n'étais pas doué pour présenter des excuses... Ce qui, dans le fond, n'a rien d'étonnant. Issu d'un clan habitué à régner sur les familles qui l'entourent, pourquoi aurais-je appris à courber l'échine quand d'autres le font sur votre passage? Pourtant, ici, je ne suis rien d'autre qu'un gaijin. Et à ce titre il serait sûrement judicieux d'apprendre à me comporter avec une certaine humilité.
"Écoute... Tu es en droit de me reprocher certaines choses. Je sais que je n'ai pas exactement été un invité respectueux ou agréable. Mais ce n'était pas mon intention. Je suis juste... habitué à ce que les gens se soumettent en présence d'un Metaru. Tu sais mon clan est très respecté à Kaminari. Alors je ne sais pas... J'ai été un peu déstabilisé par ta façon d'être. Et je n'ai pas réagi de la meilleure des façons, je te le concède!"
Et c'est le moins qu'on puisse dire. Je juge toutefois inutile de lui expliquer qu'elle a eu de la chance que je ne l'égorge pas. Tout comme je juge inutile de lui préciser que je n'aurais vraisemblablement pas eu le coeur de le faire. Ou qu'elle me plaît. L'heure n'est pas à ce genre de compliments mais bien à se faire pardonner. J'extirpe un morceau de métal d'un sceau et le modèle de manière à ce qu'il adopte la forme d'un chat que j'envoie dans sa direction. Ce dernier se met à se frotter contre les jambes de la demoiselle. Dommage qu'il ne puisse ronronner.
"Tu veux bien qu'on tire un trait sur ce qu'il s'est passé?"
Désormais la balle est dans son camp... Je tire une nouvelle bouffée sur ma clope en attendant avec une certaine nervosité la réponse de l'intéressée. Le tout en envisageant les différentes possibilités qui s'offrent encore à moi en cas de refus de sa part.

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Sam 29 Juil 2017 - 11:03
Seule et isolée, voilà ce que je suis maintenant. Omosubi ne compte pas réellement comme une présence. Il est là, dans son box, mais je ne vais pas chercher sa présence, son réconfort, ni même son conseil, parce que de toute façon, lui parler ne changerait rien à la situation. Cela me permettrait peut-être d’évacuer tout mon ressentit sur cette situation, mais ne suis-je pas déjà en train de le faire alors que les larmes ne cesses gèrent de couler le long de mes joues. L’un ayant toujours la marque de coup que l’étranger m’a porté.

Je sursaute un peu quand la porte de la grange s’ouvre et je tente de me recroqueviller davantage dans mon coin, espérant dans un sens passé inaperçue, même si c’est plus une espérance veine qu’autre chose. Tout comme le fait que j’espère que ça soit mon père qui se tienne là, mais à la carrure, je sais bien que ce n’est pas lui. Alors, je renifle aussi discrètement que possible et tente de faire disparaître les traces de mes pleurs avant qu’il ne s’approche trop. Je suis sortie pour ne pas qu’il me voit pleuré et le voilà maintenant qui me rejoint ici. Un véritable tortionnaire en quelque sorte. Il doit bien se délecter du spectacle que je lui offre. Combien de filles à t-il déjà frappé avant ? Combien en a-t-il fait pleurer également ? Je ne dois pas être la première et je ne serais certainement pas la dernière non plus.

Le laissant ainsi approché, je ne relève plus la tête vers lui. Je sais qu’il est là et je ne compte pas lui adresser un seul regard. Pourquoi ? pour qu’il s’amuse de mes yeux encore humide et rouge ? Que nenni. Je refuse de lui offrir ce plaisir, alors qu’il parte, qu’il retourne à l’intérieur parler de ses projets avec mon père et qu’il m’oublie ! Sauf qu’il ne semble pas décidé à cela, m’apportant une assiéte du plat que j’ai préparé. Il est vrai que j’ai faim, mais je me contente de tourner la tête, pour lui montrer que je refuse de manger. Une grève de la faim n’est probablement pas une bonne idée, mais ce n’est pas réellement ce que je veux à cet instant. Je veux avoir la paix et je refuse tout acte soi-disant gentil de sa part. Il veut quoi ? Que je m’approche à nouveau de lui pour pouvoir me frapper encore ? Me faire encore plus mal ? Je ne me vois pas comme quelqu’un de masochiste, alors il est hors de questions que je le laisse m’approcher à nouveau comme ça. Je reconnais cependant que j’ai eu des tords également, je l’ai aussi malmené, mais en aucun cas il n’avait le droit de me giflé ! Je l’ai certes fait en première, mais j’avais une raison ! Ses satanés menottes. Puis un homme qui lève la main si facilement sur une femme, plus faible que lui… Quel monstre il est !

Il reprend alors la parole et je l’écoute toujours même si j’aimerais réellement qu’il me laisse seul. Ses propos sont d’ailleurs ridicules ! Il cherche à se donne bonne conscience ou je rêve ? Je relève le regard vers lui, haineux, malgré les larmes toujours présentent. « Alors soyez ravi, vous m’avez rendu un peu plus forte. » Lui adresse-je acerbe. Une prise de parole un peu trop rapide, et que je regrette déjà. Que va-t-il me faire maintenant que je lui ai dit ça de cette façon ? Me frapper encore ou pire ? Une boule se forme dans mon ventre. Anxieuse, plus que de raisons. Il me fait peur ! Et je crois qu’il le voit bien alors que je reste recroquevillé dans mon coin, cherchant à être la plus petite possible pour qu’il ne puisse pas trop m’atteindre s’il lui prenait le désir de me porter encore des coups.

Je reste dès lors silencieuse quand il m’explique être une sorte de petit lord qui a tout pour lui visiblement. Il est réellement détestable ! Et là, les seules choses que j’ai envie de lui dire, c’est de me laisser tranquille, qu’il parte et ne m’adresse plus la parole. Qu’il me laisse seule et surtout qu’il ne s’approche plus jamais de moi ! Sauf qu’aucun de ses mots ne franchit mes lèvres qui restent closes. Même quand il me surprend avec le chat de métal… Froideur qui se colle à mes jambes pour un semblant d’affection. Je reste immobile, par peur toujours. M’attendant à le voir me blesser encore alors qu’il me demande de passer outre ce qu’il vient de se passer. Lui répondre non serait de la folie, lui dire oui, du masochisme et ne rien dire… Un manque de respect. Puis de toute façon, je n’ai pas le choix. Même s’il existe plusieurs possibilités, une seule est la bonne. « Oui. » Soufflais-je alors doucement, bien que je reste incapable de le regarder et même de bouger, restant figée dans mon coin, toujours un nœud de peur au ventre. Après tout, je ne pouvais lui dire que oui… Parce qu’un non aurait impliqué qu’il aurait encore pu me faire du mal maintenant voire même davantage… L’ignoré aurait possiblement eu le même effet. Alors qu’avec un oui, je lui donne ce qu’il veut et je suis pour l’heure intouchable… Je me doute bien que je ne le resterais pas longtemps, qu’a la première parole que je dirais qui ne lui convient pas ou aux premiers gestes qu’il estimera déplaisants, il se fera une joie de me rendre plus forte comme il dit.

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Once Upon A Time | Kira ♥

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