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Rivalité naissante [ft. Genji Metaru]


Jeu 20 Juil 2017 - 1:47
« Et voilà le travail ! »

Après avoir déposé la lame sur son établi, le forgeron invita son interlocuteur à s’approcher. La silhouette s’avança, se pencha sur le sabre et examina avec la plus grande des attentions le tranchant du métal. Le résultat était tout bonnement parfait : la lame était propre comme si elle venait d’être créée, et affûtée à son maximum.

« Attention, hein : ne la trimballe pas partout n’importe comment ! s’exclama l’artisan en se tournant vers l’épéiste. D’ailleurs… »

Sans terminer sa phrase, il se mit à fouiller son atelier. Il scruta chaque recoin pendant une bonne minute avant de se tourner vers le propriétaire de ce nodachi :

« Je crois avoir perdu le fourreau… »

Seishirô esquissa un sourire avant de relever la manche de sa veste et de révéler plusieurs sceaux au milieu de son tatouage. Rapidement, il passa l’index et le majeur sur les signes. Aussitôt, un nuage de fumée engloba son avant-bras ce qui, bien évidemment, surprit le forgeron. Une fois dissipé, la masse brumeuse révéla le fourreau de l’arme.

« En cherchant un peu à la bibliothèque, je suis tombé sur un bouquin expliquant quelques Fûinjutsu assez simples expliqua-t-il avant de récupérer son nodachi. Izanagi est un peu encombrant parfois donc… j’ai trouvé un moyen de me délester un peu. Et puis… ça fait toujours son petit effet ! conclut-il d’un ton plus enjoué qu’à l’accoutumée. »

L’artisan examina une dernière fois la lame avant que celle-ci ne retourne dans son fourreau. Il se tourna alors vers ce qui ressemblait à un comptoir, prit une feuille et se mit à faire quelques calculs. Après avoir énuméré les différentes réparations réalisées, il finit par annoncer le prix. Ce travail n’était bien sûr pas gratuit. Au contraire même : la somme à payer n’était pas négligeable. Mais Seishirô respectait le savoir-faire de cet homme qu’il sollicitait régulièrement pour faire réparer son allié de toujours.

« Du beau travail comme d’habitude, Tadayoshi-san avoua le samouraï en posant les ryōs sur le comptoir.
- Même si j’apprécie la compagnie de ton sabre, Seishirô, essaye de le ménager un peu.
- C’est plus fort que moi : je m’ennuie si je ne m’entraîne pas… lança-t-il, un sourire aux lèvres. Soit : je veillerai à ne pas trop l’user. A bientôt ! »

Après avoir salué le forgeron, Seishirô quitta l’atelier, son nodachi posé sur l’épaule. Une fois dehors, et après avoir habitué ses yeux à l’éclat du jour, le jeune homme traversa la rue principale avant de se diriger vers l’Assemblée de Kumo. Voilà longtemps qu’il n’était pas parti en mission… Sans doute peut-être suite au conseil de Tadayoshi. Le même que celui qu’il venait de lui faire, d’ailleurs : réduire l’utilisation de la lame le temps qu’elle se consolide. Mais au diable les recommandations : rester dans le village à ne rien faire l’avait ankylosé !

La rue était bondée, de nombreux individus allaient et venaient dans toutes les directions. Difficile de ne pas assommer qui que ce soit avec le fourreau d’Izanagi. Mais avec un peu d’adresse et de concentration, aucun incident ne vint perturber sa traversée. Jusqu’à ce que…

Alors qu’il s’apprêtait à grimper les quelques marches pour accéder à une ruelle adjacente, une petite fille devant lui fit tomber sa peluche par terre. Traînée par son paternel, la fillette tendit le bras mais ne parvint pas à récupérer son nounours. Le samouraï se baissa aussitôt, ramassa ce qui ressemblait à un ourson et rattrapa la pauvre enfant et son père.

« Attendez ! s’exclama-t-il afin d’attirer leur attention. Je crois que vous perdu quelque chose ! »

Agitant l’ours en peluche au-dessus de sa tête, Seishirô vint à la rencontre de la fillette. Le visage de celle-ci s’illumina : cet homme était son sauveur ! Elle attrapa la peluche et la serra contre sa joue, avant de remercier le jeune épéiste. Cette bonne action effectuée, notre protagoniste fit demi-tour, prêt à reprendre sa route.

Soudain, un bruit attira son attention, suivi d’un choc au niveau de son épaule. *Toc*

* "Toc ?" Comment ça, "toc" ? s’interrogea Seishirô en tournant la tête sur le côté. *

L’extrémité de son fourreau venait de percuter l’occiput d’un passant. Quelle guigne !

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Seishirô Yamikaze:
 


Dernière édition par Yamikaze Seishirô le Jeu 27 Juil 2017 - 4:22, édité 1 fois
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Jeu 20 Juil 2017 - 19:47

- Encore merci de votre aide monsieur Metaru. Vous êtes bien digne du nom que vous portez : votre amabilité et vos compétences ne font nul doute. Ravi d'avoir travaillé à vos côtés, et peut-être à un de ces jours, si le village vous réquisitionne à nouveau lors d'une de mes requêtes.

Je lui fis simplement un signe de la tête en guise de réponse, n'aimant pas spécialement les formalités. Comme il l'eut si bien dit, je représentais mon clan, et je ne pouvais me permettre de montrer mon vrai visage, à savoir celui d'un animal sauvage préférant de loin la solitude au milieu des bois que la compagnie d'inconnus avec lesquels j'étais amené à collaborer. Mais il ne fallait pas trop m'en demander non plus. Lui faire un simple geste courtois me paraissait un bon compromis. J'allais sûrement devoir le rencontrer à nouveau dans un futur proche ou éloigné, alors autant faire bonne impression. Qu'est-ce que cela pouvait être barbant... De par mon appartenance à ce clan, j'étais doté d'un pouvoir qui nous était propre, la production de métal par le chakra. C'était une compétence si rare qu'elle avait permis au village de s'agrandir en très peu de temps, et de devenir très influent. Elle faisait le bonheur des armuriers et forgerons qui appelaient mes frères et sœurs tant pour renflouer leurs stocks que pour les aider à la production. C'était mon cas présentement, et je rentrais justement chez moi après une dure journée de labeur.

Comme après chaque mission, je me rendais à la sortie du village afin de me ressourcer dans les montagnes. C'était comme un rituel chez moi. J'avais tendance à être tendu et de mauvaise humeur si je n'avais pas ma dose quotidienne de promenade en pleine nature, surtout après avoir dû côtoyer autant d'humains qu'aujourd'hui. Et comme si cela n'était pas suffisant, le commerce pour lequel j'avais travaillé se trouvait en plein centre-ville ! De quoi me mettre bien sur les nerfs. J'allais devoir traverser cette grande route principale qui traversait le village en son centre, laquelle était bondée de monde et ce peu importe l'heure à laquelle on sortait. En marche jusqu'à la sortie principale, qui se trouvait non loin, je zigzaguais entre les passants. Tous marchaient à vive allure et aucun ne semblait faire attention aux personnes qui les entouraient. Aucun, sauf peut-être un, qui ramassa la peluche qu'une gamine avait fait tomber pour la lui rendre. Scène qui paraîtrait plus ou moins touchante pour certains, mais à laquelle je ne faisais vraiment pas attention, étant bien trop occupé à contenir la moutarde qui commençait à me monter, à force qu'on me heurte de l'épaule, qu'on me marche sur les pieds, et j'en passais. Je détestais vraiment les foules...

Je déambulais d'un pas monotone, sans interruption, quand soudain, je reçus une calotte au-dessus de la nuque. Cela me fit pencher la tête légèrement en avant et j'arrêtais ma marche un pied devant l'autre, comme si le choc m'avait immobilisé. Dans cette position, je pinçai mes lèvres en inspirant fort, tentant de me contenir - j'étais plus ou moins sur le point de craquer... Toujours dans la même position je tournai la tête en direction de celui qui m'avait bugné en tendant la main droite au niveau de mon épaule gauche, faisant mine de vouloir lui décocher une gifle du revers tant j'étais sur le point de leur rentrer dedans.

- Putain, vous m'faites tous chier !

Ce qui m'énervait le plus, c'était que j'allais vraiment lui en décocher une, si seulement je n'avais pas vu sa tronche quelques minutes auparavant. C'était l'un des clients de la forge où j'avais travaillé toute la journée, je l'avais vu récupérer son katana juste avant que je ne m'en aille, et d'une certaine manière je n'avais pas pu me résoudre à lui en coller une comme si c'était un parfait inconnu. Y'avait vraiment intérêt qu'il s'excuse, parce que même si j'étais vraiment loin d'être à cheval sur les règles de bienséance, je commençais à en avoir ras la casquette grave. Sinon, pas sûr que je sois clément à nouveau...
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Mar 25 Juil 2017 - 1:13
« Putain, vous m’faites tous chier ! »

Seishirô serra les dents et agrippa fermement la poignée de son nodachi. Visiblement, à défaut de le sonner, le choc l’avait énervé. L’inconnu lui faisait à présent face, prêt à lui décocher une gifle phénoménale.

Alors qu’il souhaitait initialement calmer les choses et présenter ses excuses, l’épéiste se sentit agressé. Agressé par cet homme qui s’était, en fin de compte, emporté à cause d’un malheureux accident. Il le fixa dans le blanc des yeux et, tout en conservant sa mine sobre et neutre, lui lança :

« Inutile de s’énerver pour si peu… »

S’excuser ? Bien sûr qu’il le ferait : son mentor lui avait appris ce qu’était la politesse… Mais il lui avait également inculqué le respect, et une chose était sûre : si ce type ne baissait pas d’un ton, jamais il ne courberait l’échine ni ne demanderait pardon.

La tension grimpait entre les deux hommes. Tandis que certains passants poursuivaient leur route sans se soucier de cette scène, d’autres s’écartèrent, conscients que les choses pouvaient dégénérer à tout moment. Seishirô planta sa lame dans le sol, posa le coude sur l’extrémité de la poignée de son sabre et esquissa un sourire amusé. Il désigna alors la main droite de son interlocuteur

« Je te conseille de te calmer si tu ne veux pas finir manchot… déclara-t-il en désignant la main droite de son interlocuteur. Le tranchant d’Izanagi vient tout juste d’être affûté. »

Il n’en ferait rien, évidemment. Quelle serait la réputation de Kumo si ses ninjas commençaient à s’étriper entre eux ? Le samouraï n’était pas non plus un partisan de la violence, mais cet individu l’énervait. Pourquoi ? Il ne le savait pas… Son comportement ? Son accoutrement, peut-être ?

Mais inutile de tergiverser davantage : les choses risquaient de devenir intéressantes !

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Seishirô Yamikaze:
 
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Ven 28 Juil 2017 - 15:50

« Je te conseille de te calmer si tu ne veux pas finir manchot. Le tranchant d’Izanagi vient tout juste d’être affûté. »

Heeeeeeeeeeeeein ?, pensais-je. Pour qui y s'prend, lui ? Avec son petit couteau en plastique là ? S'il savait que c'était en partie grâce à moi que son sabre avait été affûté... Pas de bol pour lui, il était tombé sur l'un des seuls shinobis du village qui craignait tout sauf les lames. Mais cette petite provocation créa en moi une sensation agréable, mêlant adrénaline et curiosité. La tension dans l'atmosphère devint pensante, et à mesure qu'elle s'intensifiait, les passants s'éloignaient de nous, conscient qu'il se passait quelque chose. C'était le genre de situations que j'adorais, personnellement. Comme tout bon badboy que j'étais. La tronche grincheuse que je tirais jusque là laissa place à un sourire carnassier et un regard bestial, comme celui d'un monstre ayant coincé sa proie dans un angle.

« Ah ouais ..? »

Le bras droit déjà levé, je le tendis cette fois-ci droit devant moi, en remontant sa manche de l'autre main. Je dévoilai ainsi une peau étrange, recouverte d'écailles métalliques. Les écailles s'hérissèrent à mesure que je remontais ma manche, que j'avais ramenée jusqu'à mon épaule. Même une partie de mon visage était désormais recouverte par cet alliage métallique qui me servait certainement de défense impénétrable. M'entailler allait être possible, mais me trancher le bras, certainement pas...

« Try me. »

blblbl:
 
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