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La Voie du guerrier


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Dim 17 Mar 2019 - 17:41
Un bouge à Iwa. L’un des nombreux petits établissements qui jalonnaient la périphérie du quartier commerçant. Un lieu de débauche modérée, avec ses règles, ses lois, qu’elles soient officielles ou officieuses, et qui permettait aux civils comme aux shinobis pas trop à cheval sur leur réputation de s’anesthésier l’esprit, à grand renfort de liqueurs, de boisson à base de céréales fermentées et d’autres joyeusetés. Mais ce n’était pas pour la qualité ou la diversité de sa carte que le guerrier aux cheveux rouges, ce soir là, avait pénétré dans cette antre de dépravation en particulier. Nonchalamment, Yanosa était entré comme n’importe quel autre client, habillé de son veston marron usé et de son pantalon beige délavé et sans arborer son bandeau de shinobi. L’odeur âcre de la sueur et de l’alcool mêlées lui emplit les narines en un instant, accompagnée de relents de natures diverses que l’Oterashi ne s’aventura pas à identifier. Contrôlant son dégoût, il s’avança jusqu’au comptoir du bar, duquel jaillissaient quelques lumières blafardes, tel un phare au milieu de la nuit, seul véritable repère pour les âmes damnées qui s’égaraient ici.

Plutôt que de commander à boire, ce qu’il aurait pu être tenté de faire s’il s’était trouvé dans un établissement respectable, il se contenta de quelques mots.

« Je cherche la Salle. »

Tout en terminant d’essuyer la chope qu’il avait en main, le tenancier fit un signe de tête discret en direction d’une porte au fond de la salle sombre et étriquée, devant laquelle se trouvaient des chaises et tables déjà occupées par plusieurs clients transis par la boisson. Un passage discret, mais à la vue de tous. D’un pas lent mais ferme, Yanosa se dirigea vers la porte et la passa rapidement pour ensuite descendre les longs escaliers métalliques à peine éclairés. A mesure qu’il progressat, les bruits lourds et étouffés provenant de la Salle se faisaient plus pressants et se mirent à s’amplifier dans ses tympans, telle la promesse du bon moment qu’il était venu chercher. Un long couloir et deux grosses portes plus loin, la cacophonie atteignit son apogée et envahit les oreilles de l’Oterashi, qui put poser les yeux pour la première fois sur ce spectacle, magnifique aire de jeu pour lui, grand capharnaüm puant pour d’autres. Deux hommes, au milieu de la pièce bondée de spectateurs agités voire tout à fait déchaînés, se trouvaient en plein combat, cognant, frappant et hurlant à chaque coup.

Yanosa, tout en évoluant en périphérie de la foule, examina le sol sur lequel combattaient les deux hommes : il s’agissait de sable, grossier et parsemé. Parfait, se dit-il. Levant les yeux au-dessus des têtes excitées, le guerrier aux cheveux rouges chercha ce qui pourrait ressembler le plus à un bookmaker et finit par le trouver, au sommet des gradins improvisés au fond de la salle. Il s’y fraya promptement un chemin et interpella l’homme, petit et trapu, en forçant sur sa voix pour se faire entendre par dessus le vacarme amiant.

« Hey. Hey ! Je veux aller là, dedans, dit-il en pointant l’arène improvisée du doigt.
- Tout c’que tu veux mon petit ! Faut juste qu’une place se libère. En fait tu tombes super bien, on avait pas d’aut gars pour la suite. Ton nom ?
- Yanosa.
- Ok Yanosa
, dit-il en griffonnant son registre, voilà le topo : t’as le droit à vingt pour cent. Ce sera pas plus, ce sera pas moins, jamais. On s’amuse pas à faire ficher les gens, mais enregistre bien ça : on joue pas au shinobi ici. C’est du mains nues, point à la ligne, t’as pigé ?
- Parfaitement pigé.
- Biennn. Tous les coups sont permis, sauf dans les parties. Eeeet
, prolongea-t-il en observant l’arène au-dessus de l’épaule, je crois bien que ça va être à toi pti mec. Allez, go, go ! »

Effectivement, le combat en cours derrière Yanosa venait de se conclure, et un nouveau pugiliste frais et dispo venait de pénétrer sur le ring cerclé de corde rouge, s’échauffant frénétiquement les épaules. L’Oterashi, concentré et déterminé, se détourna du bookmaker et enleva veston et bottes tout en redescendant vers la foule et l’arène. Sans prêter attention aux spectateurs déchaînés, dont certains remarquèrent oralement ses nombreuses cicatrices, il entra dans le ring, ses pieds nus foulant le sable terni et éparse. D’un calme olympien, il fixa alors son adversaire dans les yeux, droit comme un i, en attendant avec impatience le top départ.
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Mer 20 Mar 2019 - 0:14
Lorsque le gong retentit, et alors qu’il avait passé ces dernières vingt secondes à s’échauffer les bras et les épaules, l’adversaire de Yanosa commença sans préavis par envoyer un large coup de pied télégraphié à celui-ci. Avait-il cherché à l’induire en erreur, était-ce une manœuvre calculée, un… subterfuge ? Quelqu’en fut l’intention, la stratégie du bonhomme, musclé mais sans plus, échoua lamentablement : le Genin déshérité attrapa promptement la cheville qui cherchait à l’offenser tout en bloquant l’attaque, et le poing de son bras libre alla frapper le gaillard au visage, le faisant chuter rudement sur le dos. Tel un fauve épiant sa proie, Yanosa resta debout en attendant que son adversaire se relève, ignorant les bruyants réquisitoires de la foule avide de brutalité débridée. Le bonhomme fut rapidement de retour sur ses pieds, le nez et la bouche maculés de son sang. Ce type-là, songea l’Oterashi, ne serait pas une très grande source de satisfaction, mieux valait donc en finir vite.

D’un pas vif vers l’avant, il plaça sa jambe droite derrière celle de son adversaire, attrapa son épaule en s’enroulant autours de lui comme un serpent et passa tout à fait dans son dos pour fermer sa prise autour du cou du gaillard un peu dépassé. Après quelques instant d’étreinte extrême, de son aisselle droite à la gauche de sa nuque, le combattant amateur tomba, inconscient. La foule était déçue, Yanosa le perçut aisément, mais il n’était pas du genre à défigurer gratuitement un homme qui ne savait pas ce qu’il faisait.

« Bon allez c’est bon ! Au suivant, allez, bouge ! Lui lança le bookmaker du haut de l’estrade
- Je m’en irai quand j’en aurai eu assez, par avant ! Cria-t-il en réponse pour se faire entendre.
- Mon gars, t’es pas très « arène-génique », tu piges ? Tu fais fuir les parieurs !
- Alors envoyez-moi quelqu’un qui pourra me forcer à partir. J’attends… !
 »

Le bookmaker, interloqué, mit plusieurs secondes avant de relâcher son fou rire nerveux. Mais, Yanosa le pressentait, il allait obtenir exactement ce qu’il voulait.

« Oy, Oy, Gyobu ! Jarte-moi ce mec qu’on en finisse. »

Le dénommé Gyobu fendit alors la foule : il s’agissait d’un homme grand, très grand, plus que ne l’était l’Oterashi, et sa masse corporelle laissa ce dernier songeur quant à la part de graisse et celle de muscle qui le constituaient. C’était rare, mais Yanosa se trouva à cet instant positivement impressionné, et encore davantage lorsque Gyobu s’arrêta devant lui. Il le détailla de bas en haut avec avidité, comme un carnivore prêt à dévorer sa pièce de viande, jusqu’à ce que la tension ne devienne palpable. Il n’y aurait pas de gong, cette fois : cet homme était là pour le faire sortir du ring, de gré et aussi surtout de force, il en revenait donc au guerrier aux cheveux rouges de prouver qu’il pouvait rester dans cette enceinte poisseuse et offrir du spectacle aux masses rassemblées autours de lui. Et à cette fin, il laissa le grand Gyobu porter le premier coup. Un crochet, tout ce qu’il y avait de plus basique, qui heurta Yanosa à la tempe avec fracas en l’envoyant presque valdinguer contre la corde rouge qui délimitait le périmètre de combat. Le gaillard, se dit-il alors, avait une force similaire à sa stature, c’est à dire imposante et écrasante. Il ne lui en fallut pas plus pour que son corps se trouve enfin gorgé d’adrénaline et de pulsions combatives, oblitérant une grande partie de l’impact de ses douleurs en un instant. Et sur son visage, tandis qu’il se frottait nonchalamment la joue, se lisait à présent un sourire de prédateur.

Yanosa bondit. Fléchissant les genoux, il passa sous un nouveau crochet lui étant destiné, assénant un uppercut dans les côtes de son adversaire avant de lui adresser un puissant crochet dans les côtes opposées dans la foulée. Se déportant rapidement en arrière pour esquiver un balayage enragé de Gyobu exécuté avec la jambe, il lui adressa le plat du pied dans le dos pour le déséquilibrer et le provoquer, l’envoyant presque dans la foule qui s’agglutinait bruyamment contre la corde rouge. Le géant grogna de colère et repassa rapidement à l’attaque, mais toutes ses chances s’étaient à présent envolées : Yanosa, ou du moins son esprit, n’était plus vraiment là. Ne restait que la violence, débridée et jubilatoire, celle-là même qui lui permettait d’outrepasser et même d’oublier ses souffrances physiques. L’Oterashi intercepta le crochet suivant en frappant à l’intérieur du coude et frappa la mâchoire de Gyobu dans la foulée. La pointe de son pied vint ensuite frapper l’intérieur du genou gauche, forçant presque le géant à mettre le genou opposé à terre, et son poing asséna un terrible direct dans ses gencives, suivi d’un coup de genou qui suivit le même chemin. Les assauts se répétèrent ainsi, redoublant chaque fois d’intensité telle une matrice s’emportant elle-même, et ce jusqu’à ce que le corps de Gyobu finisse gisant, ensanglanté et inerte sur le sol sablonneux. Tel un conquérant, Yanosa se dressait au-dessus de lui, droit comme un i, ses épaules se soulevant au rythme de sa respiration rapide, les poings maculés de sang...

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Mer 20 Mar 2019 - 12:44
« ...Que ce soit clair… pour lui… tu toucheras rien… »

Le bookmaker s’était rassi sur l’estrade, comme s’il avait pris un coup au foi, en gardant les yeux fixés sur le guerrier aux cheveux rouges. Ses doigts manipulaient frénétiquement les papiers où ses comptes étaient tenus, cherchant une fiche à toute vitesse sur laquelle il bascula finalement son regard pour griffonner à nouveau quelques notes. Yanosa lui attendait « calmement » au milieu de l’arène, tandis que trois hommes venaient récupérer le corps inerte de Gyobu. Il ignorait s’il serait soigné, ou cela serait encore possible de lui sauver la vie tout court, mais en cet instant précis il s’en fichait éperdument : tout ce qui comptait, c’était que cet état de tranquillité perdure aussi longtemps que possible. L’effet secondaire indésirable de sa prestation précédente se faisait toutefois sentir dans les rangs des potentiels combattants qui gravitaient vers l’extérieur de la foule. Peu d’entre eux avaient encore envie de passer la corde rouge pour aller affronter Yanosa maintenant qu’il avait prouvé qu’il pouvait détruire un homme comme Gyobu. Fort heureusement, d’autres plus pragmatiques pensaient déjà à leur juteuse victoire contre l’Oterashi, ce dernier devant nécessairement être bien plus fatigué que lorsqu’il avait mis son premier adversaire au tapis. Tout ce qu’il manquait, c’était un homme assez sûr de lui pour tenter sa chance dès maintenant… Un homme… ou une femme.

La femme en question fendit les rangs avec autant d’aplomb que ne l’avait fait Gyobu, en dépit de sa corpulence bien moins impressionnante. Ses pupilles bleues dardaient avec audace en direction du guerrier aux cheveux rouges et dans la pénombre relative qui régnait sous les lampes, on devinait une couleur exotique et incongrue sur sa propre chevelure. Avec ses brassards en acier scintillant sur ses bras, elle termina de se frayer un chemin et se planta devant Yanosa, qui ne broncha pas d’un iota. Devenu imperméable à toute considération autres que celles qui régissaient le combat, seul le gong revêtait pour lui un semblant d’importance. Et lorsqu’il retentit cette fois, ce furent les deux combattants qui se ruèrent l’un sur l’autre. Leur avant-bras respectif s’entrechoquèrent dans un mélange d’attaque et de défense et l’instant suivant, ce fut le tour de leur tibia. Plusieurs coups se succédèrent ainsi sans qu’aucun des combattants ne cède un pouce de terrain, jusqu’à ce que la jeune femme, qui devait avoir le même âge que Yanosa, ne parvienne à surprendre la garde de ce dernier avec un coup de pied retourné qui le frappa au visage.

Tournant sur lui-même pour absorber la force significative de l’impact, l’Oterashi enchaîna en se baissant au ras du sol pour exécuter un fauchage, qui toucha au but et fit tomber la pugiliste dans le sable aggloméré de sueur et de sang. Il se rua ensuite sur elle, incapable de contenir sa soif de violence, mais fut repoussé promptement par le plat du pied de la jeune femme qui le frappa au torse. Les deux protagonistes à nouveau sur pieds, les échanges reprirent de plus belle et Yanosa parvint cette fois à ouvrir la garde de son adversaire pour lui asséner un coup de coude en revers dans l’arcade avant d’enchaîner avec un coup de tibia dans les côtes, qui redoubla à la tête aussitôt. Sûr de lui, le guerrier aux cheveux rouges pensa en avoir fini avec la jeune femme et s’en détourna, un surplus de confiance qui lui valu un coup d’avant-bras dans la tête et qui le propulsa au sol sur le côté. La fatigue le gagnait, et les coups encaissés s’accumulaient dangereusement, mais si la douleur était bel et bien là, elle ne l’atteignait plus : il n’était que combat, survie et abandon. Tentant un crochet un peu hâtif après s’être relevé, l’Oterashi se heurta à la garde solide de la pugiliste, qui contre-attaqua avec un direct, dévié de justesse. Enragé de plaisir, Yanosa enserra de son long bras le cou fin de la jeune femme en passant sous son aisselle et de son poing libre, roua ses côtes de frappes de plus en plus rapides et violentes, jusqu’à ce qu’il sente le corps entier de son adversaire se ramollir.

Il la jeta alors sur le côté et la propulsa contre la corde rouge d’un coup du plat du pied en plein estomac : elle y rebondit mollement avant de s’écrouler, son visage tordu dans un rictus de douleur, ses doigts s’agrippant frénétiquement au sable comme si sa vie dépendait de sa victoire, ici et maintenant. Mais de l’avis général, et tout à fait objectivement, cet affrontement était terminé : le gong retentit, et les trois mêmes hommes qui avaient évacué Gyobu se pressèrent de faire de même avec la jeune femme en tâchant de ne pas être indélicats. Leur prévenance envers elle attira d’ailleurs l’attention de Yanosa, qui la suivit du regard tandis qu’elle disparaissait au-delà de la foule. Intrigué, il ne le resta pas longtemps, car un autre opportuniste déjà se pressait pour aller tenter sa chance de toucher le gros lot...

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