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Au rapport (ft. K. Daisuke & N. Seijiro)


Jeu 20 Juil 2017 - 11:43
Voilà maintenant plusieurs jours que l'élection venait officiellement de se terminer avec comme gagnant Nara Seijiro. De son côté, Kahei ne put guère assister au discours du nouveau dirigeant. Pour cause, lors de sa victoire, il se trouvait encore au sein de l'hôpital de Kumo pour recevoir les soins en urgence. Cette présence même au sein de la clinique s'apparentait à des mois pour l'adolescent. Aujourd'hui encore, il y était présent. Un suivit était nécessaire sur son état et il fallait encore le surveiller quelques temps avant de définitivement le laisser partir. Ainsi, depuis un moment, le garçon restait cloué sur son lit d'hôpital. La lumière du jour, il ne le voyait que par la fenêtre de sa chambre. C'est d'ailleurs dans cette même fenêtre que son regard se figeait le plus souvent. Chaque jour, il se remémorait le tragique événement de la dernière soirée. Chaque soir, c'était le cas aussi, le privant même de son sommeil. Le vieil homme hantait ses nuits et tous les soirs, il le rencontrait dans ses cauchemars. Dans le même scénario que celui de la Raffinerie : restreint de ses mouvements en le contemplant trancher sa main droite. Depuis des jours, la scène se répétait, encore et encore. Comme s'il venait pour lui rappeler sa défaite. Lui rappeler à quel point il avait été stupide d'agir de la sorte. Lui rappeler à quel point il était faible contre une personne de ce genre. Difficile de s'en remettre lorsqu'on était encore sur sous le choc de l'acte. Alors le revoir durant ses nuits de sommeil en remettait une couche. Le vieil homme s'était pourtant volatilisé. C'est ce qui fut dit par un médecin, en apprenant par la même occasion à Kahei qu'un autre intrus fit une attaque à la Grande Bibliothèque, finalement avortée. Mais aussi loin que ce quarantenaire pouvait être, pour le manipulateur de métal, il était encore là. Tout près, juste devant soi, son arme à la main. Aussi loin qu'il pouvait être, il causait encore du tort au garçon.

Le changement chez le garçon était assez radical. Depuis sa stabilisation, il était méconnaissable. Cette pensée provenait tout droit sa mère, qui le connaissait comme sa poche. Elle pouvait le comprendre, car subir une chose pareille restait une terrible expérience. Impossible de savoir quand il s'en remettrait. Mais cette mère avait le ressentie que l'agresseur venait de créer un tout nouveau Kahei. Parfois, elle pensait même que sa vie résumerait à obtenir sa vengeance s'il pouvait récupérer un état propre au combat. En conséquence, elle fit la demande à l'aîné, Shuuhei d'aller lui rendre visite. Depuis sa reprise de conscience, il n'avait pas encore vu de nouveau le grand blond. Tout comme son plus fidèle compatriote, Daisuke. Eux deux qui furent présents lorsque tout vira au drame. Nul doute qu'ils devaient se sentir coupable au fond d'eux. Mais il retenait une bonne note. Celui qui le chérissait avait été libéré de cette mystérieuse technique qui le contrôlait. C'était la dernière image qu'il avait eu de son frère, se jetant dans ses bras en hurlant comme un dingue. Daisuke lui ne semblait pas avoir été attaqué par l'inconnu. S'ils allaient bien tant mieux. Il fallait être réaliste. Dans la situation actuelle, autant qu'une histoire de ce genre arrive à lui plutôt qu'à deux Jonins des nuages qui allaient prochainement recevoir de grosses responsabilités vis-à-vis de l’élection. Il eut aussi une petite pensée pour Shinobi, son ex-mentor. Apparemment, il se trouvait et s'occupait de superviser l'affrontement dans la Grande Bibliothèque. Si le deuxième intrus ne parvint à ne rien faire, sans doute avait-il réussi sa mission. Ou alors ce criminel fit un changement de plan au dernier moment. Tandis qu'il attendait deux bonnes connaissances à lui, il n'était pas au courant qu'une troisième personne comptait s'inviter..


Dernière édition par Metaru Kahei le Dim 23 Juil 2017 - 3:02, édité 1 fois
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Ven 21 Juil 2017 - 9:18
Le ciel était rosé, c’était absolument magnifique. Du haut de l’Assemblée, l’on avait une vue splendide, c’était à couper le souffle. Pourtant, assis sur les tuiles du bâtiment, notre protagoniste n’éprouvait aucune émotion. Il était pensif. Il s’était accordé un peu de temps, sortant la tête de la paperasse ou de ses bouquins pour aller observer le ciel, pour penser à autre chose. Mais quelque chose l’obsédait depuis son accession au pouvoir. Elle avait été marqué non pas la joie, mais par la peur, par le doute et l’insécurité. Pour un autre surtout, elle avait été marquée par le sang. Pas de mort non, rien de funeste, mais une douleur assez intense pour en oublier tout le reste. Lors des élections de Seijiro, deux hommes s’étaient infiltrés dans l’enceinte du village avec des dessins inconnus. L’un avait pour objectif la bibliothèque, mais un premier trio l’avait simplement repoussé et fait fuir, il avait quitté Kumo depuis maintenant pas mal de temps. Quant à l’autre, il avait attaqué la raffinerie. Deux Metaru que Seijiro connaissaient, les deux frères s’étaient opposés à lui en compagnie de Daisuke, le manipulateur du bois. Ils l’avaient mit en échec, mais celui-ci avait réussi à sectionner la main de Kahei, le cadet de Shuuhei.

L’ignorant, le Nara avait prononcé son discours improvisé, mais pendant ce discours, il avait ressentit une gêne inconnue. Puis il l’avait ressentit. La détresse de Shuuhei qui était tout de même présent au sein de l’Assemblée lors du discours de Seijiro. Malheureusement prit par le tout nouveau travail qui lui avait été confié, il n’avait pas pu aller voir Kahei à l’hôpital, ni même Shuuhei qu’il n’avait vu que lors du premier conseil du Fukigai le lendemain de son discours d’intronisation. Depuis, notre blond n’avait pas fermé l’œil, pas une seule seconde depuis quelques jours. Pourtant, il ne le portait pas sur lui. Il savait qu’il était sur les nerfs, que c’était eux qui faisaient en sorte que Seijiro puisse bouger et paraître correcte en compagnie des autres. Mais Kohana elle savait et commençait déjà à s’inquiéter, il le voyait sur sa mine déconfite chaque matin lorsqu’elle voyait les bagages que le Nara avait sous les paupières. Il essayait de ne rien montrer, mais ils avaient calculés, ils étaient à peu près vingt heures sur vingt quatre ensemble. Elle n’était pas obligée, mais elle voulait absolument rester pour assister Seijiro, pour le soulager du fardeau naissant qu’il subissait depuis quelques jours. C’était le début, et c’était prenant, l’homme en tunique rouge le savait, mais quand même.

Une brise de vent vint caresser les joues du Shodaime alors que ses cheveux totalement lâchés s’envolaient en fonction des aléas de ces brises. Les coudes sur les genoux, il réfléchissait. Dans quelques minutes, il allait se lever pour se rendre à l’hôpital dès que l’heure des visites viendrait. Il savait pertinemment que les infirmières le laisserait passer s’il venait rendre visite à Kahei hors des horaires normaux, mais il voulait respecter les règles. Elles étaient faites pour tous et pour toutes, lui ne dérogeait pas à cette règle. Se sentant impuissant face au désespoir de son ami et du sort de son petit frère, au fond, le Nara s’en voulait sûrement même s’il ne voulait pas l’admettre. Ce n’était pas de sa faute, il le savait, c’était logique. Mais il s’en voulait, s’en voulait de s’être contenté d’attendre les résultats dans une salle alors qu’il aurait pu être sur place et peut-être éviter à Kahei de perdre sa main. C’était débile, il le savait et Kohana ne cessait de le lui répéter, mais c’était dans sa nature. Il vivait surement encore dans l’enfance, il voulait protéger, chérir. C’était peut-être ça qui avait finit de le pousser à devenir Raikage après tout.

Un rayon de soleil vint dépasser les hautes montagnes et percer les nuages pour venir éblouir Seijiro qui mit alors la main devant, comme pour masquer cette nouvelle menace venant le rendre aveugle à tout autre chose. C’était le signal de départ pour Seijiro, d’aller affronter la souffrance d’un jeune homme, d’un adolescent qui avait fait du mieux qu’il le pouvait pour protéger son village. Se redressant, il passait par les escaliers, marchant lentement pour prendre son temps. Sur le chemin, il croisait Kohana qui lui lançait un regard doux. Cette femme était absolument incroyable. Tournant de nouveau la tête, le Raikage continuait de descendre les escaliers, se dirigeant ensuite vers l’hôpital, qui n’était quant à lui pas extrêmement loin. Raison pour laquelle Seijiro ne se pressait pas particulièrement. Quelques minutes plus tard, il arrivait au niveau de l’hôpital. Un jeune infirmier en blouse blanche passait devant lui, s’inclinait respectueusement avant de lui tenir la porte. Il n’aimait pas cette façon d’être. Il ne voulait pas que les gens, que son peuple change de comportement avec lui juste pour un titre. M’enfin, il devrait sûrement s’y habituer. Le protocole.

« Excusez-moi de vous déranger, je cherche à rendre visite à Metaru Kahei qui a été admit ici il y a quelques jours. » Dit-il poliment.
« Vous ne nous dérangez jamais seigneur Raikage. Suivez-moi, je vais vous montrer le chemin. »

Pitié, pas de seigneur.. Mais il n’avait pas le cœur de dire quoi que ce soit pour contre dire l’infirmier qui prit alors les devants. Le membre du clan Nara se contentait donc de le suivre doucement, pas après pas, regardant un peu aux alentours. Des personnes âgées, des blessés légers, certains plus graves. Au loin, une femme pleurait dans les bras d’une autre femme lui ressemblant étrangement, mais en plus âgée. Sa mère peut-être. Seijiro vint à créer une histoire dans son esprit. Cette femme devait être dans les bras de sa mère, pleurant à chaudes larmes la perte de son fils, ou de son mari peut-être. Mort en mission ou d’une maladie incurable. La famille s’était peut-être déjà préparée à la mort du mari. Mais pouvait-on être réellement préparé à la mort d’un des siens ? Chassant alors ces morbides histoires de l’esprit, simple fruit d’une mélancolie additionné à un regret pesant, il secouait la tête avant de voir l’infirmier se diriger plus vers la gauche, vers l’une des chambres. D’un simple signe de la main, il demandait alors à Seijiro d’entrer. Remerciant silencieusement l’infirmier, il tapait deux fois sur la porte déjà ouverte avant d’entrer.

« Bonjour Kahei. J’ai appris ce qu’il t’était arrivé. Je suis profondément désolé de ne pas avoir pu te rendre visite avant. Il faut croire que je sous-estimais la charge qui pèse à présent sur mes épaules. Comment vas tu ? Que ressens-tu ? »

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◊ Connais ton ennemi et connais toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.
◊ Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.
◊ Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par des défaites.
Sun Tzu
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Ven 21 Juil 2017 - 23:15
Tenir parole. Je ferais tout pour tenir ma parole que je me suis fait ce soir là, aux élections du Raikage. À partir de ce soir là, j'allais tout mettre en œuvre pour protéger Kumo et venger Kahei de ce qu'il avait subit. La chose ne restera pas impunie. J'ai le visage de cet homme en mémoire. Ses cheveux bleuté, ses lunettes teintés, sa voix calme, son aspect de quarantenaire. Quelque part dans mon cerveau, ces informations sont stockés, et je ne pourrais jamais m'en défaire à moins de l'avoir tué de mes propres mains. J'imagine que Kahei lui aussi doit bien se souvenir de l'apparence de l'individu. Je pense qu'il en est encore choqué. Cela faisait maintenant plusieurs jours que l'élection de Seijiro était passé, et il était maintenant temps de rendre une petite visite au cadet Metaru. Je n'ai pas eu le courage de le faire avant. Pendants ces plusieurs jours, je suis resté chez moi, à ne rien faire, à part boire à la bouteille. J'ai du en boire une bonne dizaine d'ailleurs. Je n'ai fais que ça. Je n'osais pas sortir de chez moi, ni même de prendre soin de moins. J'avais la barbe de trois jours, je ne m'étais pas lavé, j'avais les mêmes habilles. Je me souviens que j'étais assis sur mon canapé, le regard dans le vide, avec un cigare dans une main et la bouteille dans l'autre. Dans ma tête se déroulait la même scène en boucle. Celle du connard qui coupa la main de Kahei, moi impuissant, bloqué, qui regardait, sans pouvoir rien faire. Juste à y repenser, j'en ai encore des frissons. Mais je me suis rappelé du serment que je me suis fais. Je me suis ensuite pris en main, j'ai pris une bonne douche, je me suis rasé et je me suis coiffé, laissant ainsi un visage plus familier que précédemment. Je ne voulais pas revoir Kahei en lui montrant ma faiblesse. Je voulais qu'il voit que malgré le fait que j'ai été quelqu'un d'incapable, je suis encore debout, et encore plus motivé à avancer.

Ce jour-là, le ciel était dégagé. Il faisait vraiment, beau, mais la chaleur n'était pas vraiment au rendez-vous. Enfin, ce n'était pas très grave après tout. Tant que le soleil était là, ça me suffisait. J'habite assez loin de l'hôpital, il m'a donc fallu pas mal de temps à pied pour le rejoindre, mais j'en ai profité pour passer du temps dehors, ce que n'avait pas été le cas les derniers jours. Malgré l'attaque à Kumo, la vie continuait dans le centre-ville. Je pouvais voir des affiches de Seijiro un peu partout, et les journaux avaient comme une un article dédié à lui. Il en avait de la chance dis donc ! Ou pas vraiment, enfin moi, j'aimerais pas être à sa place. Au loin, je pouvais voir le bâtiment dans lequel je devais me rendre. L’hôpital était vraiment imposant. Nous avons la chance à Kumo d'avoir pas mal de médecin et de scientifique. Je verrais bien se développer un complexe d'ailleurs, mais il faudrait demander l'avis à Mr.Shodaime. Non loin de l'entrée, j'ai donc allumé un cigare, pour ne pas changer d'habitude. Je suis rentré dans l'établissement, mais je pouvais voir que des regards fusaient en ma direction. Quoi ? J'étais pas beau pour eux ? J'avais fais quelque chose de mal ? Bizarre..

« Monsieur ! Enfin ! Nous sommes dans un hôpital ! Éteignez moi votre cigare ! »

Je me suis retourné et j'ai pu voir une dame qui se trouvait à l'accueille qui me jetait aussi un regard froid. C'était donc ça... Depuis quand on n'a même plus le droit de fumer dans un hôpital ? Elle est bien bonne celle là ! Enfin, si ça gène, je vais l'éteindre alors...

« Pardon pour le cigare … Euh en même temps, je viens rendre visite à Metaru Kahei, vous pouvez m'indiquer sa chambre s'il vous plaît ? Je suis un ami. »

La petite dame de l'accueille m'indiqua un couloir à suivre et le numéro de chambre du Chuunin. Fort bien, il ne me restait plus qu'à le rejoindre. J'ai donc commencé par avancer dans le couloir, déjà, j'étais perdu.. J'ai vraiment un mauvais sens de l'orientation. J'ai commencé à monter des escaliers, puis j'ai pris à droite, puis à gauche, puis j'ai descendu des escaliers... J'ai bien du tourner en rond pendant vingt minutes, avant de finalement voir inscrit sur une porte le fameux numéro qui désignait la chambre de Kahei. J'ai frappé une foi, et je suis entré. Le petit gars était bien là, sur son lit, mais il n'était pas tout seul. Il y avait également quelqu'un que je ne m'attendais pas à voir ici, c'était Seijiro Nara. Il venait donc rendre visite à Kahei lui aussi ? Je ne l'avais pas vu depuis l'élection. J'imagine que l'on va pouvoir parler de ce qui c'est passé exactement à la raffinerie. Mais avant, j'avais un petit cadeau à lui donner. Et oui, j'en ai profité pour passer dans le centre-ville pour lui acheter quelque chose. Bon, j'ai de très mauvais goût, donc je suis pas certain que ça lui plais, mais c'est toujours ça.

« Oh bonjour Mister Shodaime ! Je ne m'attendais pas à te.. vous.. Je dois faire comment d'ailleurs maintenant ? Tutoiement ou vouvoiement ? Ah et Kahei, j'espère que tu te portes mieux ! Il y a l'air d'avoir de bonnes infirmières ici pour s'occuper de toi ! Et en parlant de ça... J'ai un cadeau pour toi, tadaaa ! »

Je me suis approché du lit et je lui ai donc offert un magnifique magazine avec des femmes en sous-vêtement, le genre de revu que son frère adore. Il y a même un petit calendrier à l'intérieur avec des femmes sans vêtements cette foi ! Je me suis dis que ça pourrait peut-être lui faire changer les idées.



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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Mar 25 Juil 2017 - 0:53
Tranquillement installé sur son lit d'hôpital, le garçon restait figé sur la vitre à sa droite. Il observait la lumière du jour et s'occuper de temps en temps à compter les villageois qui passaient. Lorsqu'une personne traversait la rue, il cherchait à la jauger. Quel genre d'individu ça pouvait être, mais surtout : qu'est-ce qu'il aurait fait à sa place ? Voilà le quotidien de l'adolescent, chercher une excuse à sa faiblesse. Ce comportement durait maintenant depuis plusieurs jours. Rien ne s'arrangeait pour Kahei. D'autant plus que sa prothèse métallique lui rappelait encore plus sa défaite. Quand il ne subissait pas les ténèbres du quarantenaire venant le hanter, il se remémorait la scène. Simplement dans le but de penser à une autre stratégie exploitable au moment clé. Un plan d'action qui aurait pu totalement changer la donne. Car quand il réfléchissait un peu plus à cette histoire, son acte pouvait être facilement jugé comme inutile. Dans un premier temps, il était conscient que cet adversaire s'avérait bien plus fort que lui. Juste avec cette information, à quoi bon tenter l'impossible ? Néanmoins, son choix restait compréhensible selon son point de vue. Mais celui-ci montrait une faille dans son analyse. En effet, en pensant que le criminel contrôlait Shuuhei et l'humiliait devant tout le clan, l'attaquer semblait la seule solution. Tandis que s'il attendait, on aurait pu le pointer du doigt pour sa lâcheté. En quête d'être reconnu à sa juste valeur par l'ensemble de sa lignée, se faire traiter de faible n'était pas envisageable. Alors même en réfléchissant à un autre moyen d'approche, il ne trouvait rien d'intéressant. Ses pensées étaient surtout perturbées par la finalité qui ne changeait pas : la main tranchée. Difficile de vouloir gagner quand on savait que c'était perdu d'avance. Surtout que les compétences de l'homme en question étaient inconnues. Comment marchait son immobilisation ? Un procédé était-il nécessaire pour l'activer ? Se trouvait-il tout simplement dans une illusion ? Impossible de prédire. Ce guerrier était tout aussi mystérieux que la raison de son apparition au sein des nuages, accompagné du meurtre d'un Kumojin. Mauvais perdant qu'il était, il espérait avoir sa revanche. Les prochains mois, voire années allaient sûrement sonner comme tel : gagner en puissance pour se venger. En revanche, ses idées étaient bien claires quant à sa position vis-à-vis du village. Si une autre personne pouvait décider de quitter Kumo à la recherche de sa vendetta, ce n'était guère le cas pour Kahei. Bien au contraire, tout ce qu'il voulait accomplir, c'est en tant que Kumojin.

Son jeu du mouton fut interrompu par la présence d'une autre personne. Alors qu'il pensait que ce fut juste une infirmière de passage, il sera bien surpris de voir qui se dressait à ses côtés. Le plus célèbre des shinobis de Kumo, le Shodaime Raikage en personne : Nara Seijiro. Clairement, il ne s'attendait pas à une visite de sa part. Les premiers jours de la nomination devaient être bien chargés. Surtout avec ses événements.

« Shodaime. Je ne m'attendais pas à vous voir ici. Je suppose que je vais mieux.. » — Il dressait légèrement sa main confectionnée par Shizume. « Je vais devoir vivre le reste de mes jours avec ça désormais. » — Kahei marqua ensuite un blanc à la deuxième question du dirigeant. Il semblait chercher ses mots pour cette demande qui semblait demander ses réelles intentions. « Beaucoup de colère. J'ai été impuissant. Au final, un frère d'armes est mort et sa famille ne le verra plus le soir pour partager un repas.. » — Il tirait une grimace nerveuse en soulignant le mort. Au plus profond de lui, il se sentait coupable de sa mort. « Mais un jour.. Cet homme comprendra son erreur. »

Cette erreur était tout simplement d'avoir laissé la vie sauve au garçon. Sans gêne, il expliqua clairement ses prochaines intentions à son nouveau chef. Ça ne servait à rien de lui mentir. S'il comptait prendre des mesures à ce propos, Kahei pouvait directement être concerné. Puis de nouveau, des tapements sur la porte. Cette fois-ci, ce fut au tour du manipulateur de bois de venir rendre visite au Metaru. Visiblement, il allait bien. Une bonne nouvelle, depuis l'incident, il n'avait pas eu de ses nouvelles.

« Un cadeau .. ? Il ne fallait pas. » — Il prit en main ce que Daisuke lui offrait avant de faire les gros yeux. Un magazine de femmes ? « Je te remercie mais.. Tu es sûr que c'est ce que tu voulais me donner ? J'ai plus l'impression que cet achat était pour toi ou grand-frère. » — Il le laissa sur la table sur sa gauche sans s'y pencher plus. « Je dois plutôt te remercier de m'avoir aidé. Si tu n'aurais pas été là, je me serais vidé de mon sang. »

Quoi qu'il en soit, il se doutait bien que la présence du Raikage ne servait pas juste à venir prendre des nouvelles d'un de ses hommes. Seul lui et Daisuke détenaient des informations sur une des deux intrusions. Il attendait sans doute un rapport de Kahei, chose qu'il comprit immédiatement.

« Enfin bref. Vous devez attendre des informations sur cet homme, n'est-ce pas Shodaime ? Daisuke tombe bien visiblement. Je l'ai rencontré en fouillant des chambres dans la Raffinerie. En temps normal, elles étaient accessibles à peu de personnes. Je suis tombé sur un cadavre, puis cet homme. Sans savoir comment, je me suis retrouvé privé de mes mouvements. Je vous épargne la suite.. Néanmoins, deux choses m'avaient interpellé. La première, ses lunettes. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression qu'elles sont liées à un pouvoir. Je n'en avais jamais vu comme ça. Puis il me semble qu'en partant, il possédait des rouleaux. »

Le garçon s'était tellement revisionné la scène qu'il connaissait limite sa silhouette par cœur. Mais ce détail de parchemins ne pouvait lui échapper. Il fut en premier plan lorsque l'homme venait pour lui asséner ce coup. C'était donc une piste, restait à voir comment allait-elle être exploitée.
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