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L'environnement change, les gens, jamais. [Raizen]


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Sam 23 Mar 2019 - 20:13

L'environnement change, les gens, jamais.


Les représentants Kumojns à Hayashi. Un projet dont Chiaki a beaucoup, beaucoup entendu parler. L’intérêt de cette expédition a touché la chirurgienne d’assez loin, à vrai dire, parce qu’elle n’a pas pu y participer. Son arrivée à l’Institut a été trop tardive pour pouvoir s’y intégrer. Néanmoins, les circonstances ont fait qu’aujourd’hui, la chirurgienne est au pays du bois. Certes, ses raisons ne sont pas les mêmes que les autres ninjas de son village, mais elle s’y trouve tout de même. Une découverte d’un pays lointain, duquel Chiaki connaît bien des qualités par le biais de sa place à l’Institut, grâce à ce que Sazuka a pu lui apprendre. Son arrivée ici … N’a aucun lien avec leur expédition, à vrai dire. Certes, c’est un bon moyen pour elle de voyager, de se rendre dans une contrée unique, dont elle a beaucoup entendu parler. Mais les objectifs kumojins se séparent des siens, en ce jour. Chiaki est venue avec une ferme idée en tête : rencontrer Sazuka, pour parler d’un projet qui lui tient à cœur. Un projet personnel, qui concerne le village, mais ne concerne pas directement Hayashi. Bref, un voyage qui lui permet de rejoindre les siens, sans pour autant prendre part à leur propre projet.

Un pied devant l’autre, Chiaki progresse dans la ville Hayashijine. C’est grand, c’est différent de Kumo. La nouveauté donne à tout ce qu’elle voit un aspect magnifique, spectatrice comblée, lâchée dans un univers inconnu. C’est si facile de surprendre un visiteur … Elle avance tranquillement, sans trop se poser de questions, sans savoir où elle va. Se laisser porter pour mieux être surprise. Chiaki penche doucement la tête, sur les deux côtés. Elle observe, silencieuse, seule. Les Hayashijins lui lancent quelques regards, parfois. Mauvais, bons, indifférents. Ça dépend des gens. Parfois, ils ne lui plaisent pas beaucoup, mais que pourrait-elle dire ? Ici, l’étrangère, c’est elle. Comment réclamer de la clémence de la part des autres ? Une voyageuse qui vient sur leurs terres peut être une brute, un danger. Elle ne peut que leur donner raison.

Quelques pas supplémentaires, pour évoluer un peu plus dans cette grande ville, jusqu’à se retrouver face à une gigantesque bâtisse. Chiaki lève les yeux pour tout voir, recule un peu. Qu’est-ce qu’elle voit ? Qu’est-ce que c’est ? La demoiselle ne le sait pas. Elle ne connaît pas. Étrangère perdue dans l’immensité inconnue. Les prunelles émeraudes brillent d’un éclat curieux, fasciné. Si elle ne sait pas ce que c’est, elle trouve ça joli. Quand la Chûnin rabat le regard, ses yeux croisent une silhouette connue. Un sourire étire ses lèvres. Cette personne, là, elle s’en souviendra toute sa vie. Elle la retrouverait parmi mille autres. Raizen. Chiaki décide d’aller à sa rencontre. Il a l’air … perplexe. Mécontent ? Elle ne saurait le dire. Mouvement de recul, puis elle décide d’y aller quand même. Il a su être là quand rien n’allait, elle saura l’être, malgré sa méconnaissance de la situation.

« Salut, Raizen ! Ça faisait longtemps ! »

Un grand signe de la main, un sourire tout aussi grand. Chiaki s’approche un peu plus jusqu’à arriver à sa hauteur. Elle arque un sourcil. Son visage est crispé.

« Tu vas bien ? »

Une fausse question, juste une technique pour établir le contact.

Spoiler:
 
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Sam 23 Mar 2019 - 20:51

Cette marche semblait durer une éternité. Depuis qu’il était sorti de l’antre du Daimyo, il avait l’impression que sa colère ne faisait que se décupler. Le sentiment d’avoir perdu son temps et d’avoir échoué à sa mission générait une aura assez sombre autour de sa personne. Paraissant perplexe, maintenant qu’il n’était plus avec Kenshin et Tsukiko, il pouvait réellement démontrer la totalité de ses émotions.

Ainsi, son regard croisait tranquillement les quelques habitants d’Hayashi qui n’allaient pas tarder à les chasser par la force dès qu’ils auraient vent des événements avec le Daimyo. Si à la base plusieurs les dévisageaient, cette animosité risquait de grandir, phénomène qui risquait d’être difficile à renverser lors de leur future prise de contact.

Or, le refus n’était pas ce qui générait cette frustration autour de Raizen, loin de là. En fait, il avait de la difficulté à assumer le fait qu’il avait l’impression d’avoir manqué quelque chose. Il y avait bel et bien un mystère autour d’Hayashi, une raison pour laquelle le Daimyo ne laissait personne entrer sur son territoire, mais quelle était-elle et pourquoi les autres dirigeants n’avaient pas insisté pour établir des partenariats plus tôt ? Toutes ces pensées le laissaient assez perplexe, si bien qu’il ne remarqua pas Chiaki au début. Ce n’est qu’à la seconde phrase qu’il réalisa sa présence.

-J’ai vu de meilleurs jours.

Réalisant le ton cassant sous lequel il venait d’accueillir la scientifique, il s’arrêta soudainement, freinant sèchement sa course avant de prendre conscience de son comportement.

-Désolé, je suis un peu mécontent.

Avec beaucoup de fluidité, il s’approcha d’elle en venant la serrer dans ses bras. De manière à être le plus subtile possible, Raizen profitait du côté réaliste de ce geste pour s’approcher de son oreille, zone vers laquelle il murmura quelques paroles visant à lui communiquer un message. Le but de cette méthode était simple, éviter que les gens autour puissent entendre ou soupçonner un quelconque complot.

-Les négociations avec Hayashi ont échouées, éloignons-nous de la ville pour le moment pour discuter.

S’arrêtant sur cette phrase, il défit l’étreinte avant de sourire malgré lui. Une tristesse se lisait sur ses lèvres même s’il devait avouer avoir ressenti un léger niveau de réconfort dans ce geste.

-Mais je suis tout de même content de te voir. Ça fait plaisir de te voir remise sur pied. Par contre, qu’est qui t’amènes à Hayashi et comment vas-tu depuis le temps ?

Marchant d’un pas rapide, il était clair que le Jonin semblait pressé. Même s’il comptait prendre le temps de parler avec elle, il voulait à tout prix éviter d’être vu dans la ville après les récents événements.

La situation actuelle devait forcément contraster avec la première interaction qu’elle avait eue avec Raizen. Malgré tout, ceci faisait partie des aléas de la vie...

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Lun 1 Avr 2019 - 22:44

L'environnement change, les gens, jamais.


Un blocage. Parmi tous les scénarios que Chiaki aurait pu imaginer, celui-ci n’apparaissait même pas. Il y a forcément quelque chose. Le Raizen que la chirurgienne connaît n’aurait pas pu changer ainsi du tout au tout, en quelques semaines, peut-être mois … Non, c’est impossible. Il se passe quelque chose, la brune ne voit aucune autre explication. Il s’arrête, s’excuse. Oui, il y a quelque chose. Au moins, c’est certain, maintenant.

Par contre, Chiaki ne s’attendait pas à la suite. Un … Un câlin ? Il la serre, là, contre lui … Les joues de la brune rosissent brusquement et elle reste immobile de longues secondes avant de réagir. Ses mains remontent le long de son dos et la Chûnin serre son allié tout contre elle, en écoutant attentivement ce qu’il a à lui dire. Un échec. La mission Hayashi est un échec. Ce fameux projet, dont tout le monde lui a parlé, qui a pris tant de temps à préparer, cette grande expédition … est un échec. Tout ça pour ça. Chiaki ne comprend que trop bien ce qu’il ressent en ce moment, peut-être plus fort encore qu’elle ne le perçoit elle-même. L’étreinte se rompt et Raizen la regarde en souriant. De loin, ce sourire est parfait, celui d’un ami heureux de retrouver un compagnon de longue date, une alliée, une amie. De près, Chiaki discerne aisément l’amertume, la tristesse qui étire ses lèvres. Raizen est un être humain, après tout. S’il est capable de compassion, il est aussi capable de tristesse. Chiaki lui sourit, d’une mimique plus douce. Cette fois, il semblerait qu’elle soit le joyeux luron qui lui permettra de sortir des ténèbres qui l’assaillent.

Ses lèvres s’arquent en un sourire plus radieux encore quand il lui annonce être heureux de la revoir. Voilà ! Ça, c’est Raizen ! Un Raizen curieux, qui s’intéresse, qui pose des questions. Ils se mettent rapidement en route, vers l’extérieur de la ville. Chiaki profite de leur marche pour lui répondre, les questions qu’il lui a posées ne concernent pas Hayashi ni ses habitants, donc elle peut parler à sa guise, sans crainte de se faire épingler.

« Merci, Raizen. Il aura fallu du temps et j’aurais vécu d’autres péripéties mais, oui, je vais mieux, en effet. »

Chiaki ajuste doucement ses lunettes, son visage se parant d’une mine soucieuse. Oh, oui, des péripéties … Elle en a vu. Beaucoup. Et pas n’importe lesquelles. Des aventures intéressantes, parfois, puis terrifiantes. Des histoires qu’on ne raconte que pour faire peur, qu’on n’aimerait jamais vivre, mais qui sont incontrôlables. On aimerait les esquiver, mais on ne fait qu’apprendre à vivre avec, une fois qu’on y a été confronté. Chiaki soupire doucement.

« J’étais à Hi, avec Suzuri Akina et Nozomi Ryû, il y a peu. Nous réalisions un contrat, que nous avons échoué. Il y a eu une sorte d’embuscade, beaucoup d’adversaires et trop peu de moyens de se défendre. Quoi qu’il en soit, je me suis dit que, comme de toute façon j’étais à Hi, je pouvais bien venir jusqu’ici ! »

La Chûnin penche la tête.

« Autrement … ça va, je pense. J’apprends petit à petit, au fil des combats mais aussi avec mon expérience auprès de Ryû, mon élève. Bien que nous soyons très différents, je pense que nous nous apportons beaucoup l’un à l’autre. C’est important ! »

Leurs pas finissent par les mener à la sortie de la ville, à l’écart de toutes les oreilles baladeuses. Chiaki hausse doucement les épaules, toujours souriante.

« On dirait que je viens au mauvais moment, mais que je vais pouvoir repartir avec vous ! »

L’optimisme, autant que possible.

« Alors, Raizen, raconte-moi … Cette fois, peut-être puis-je être la bouée de sauvetage dont tu as besoin, comme tu as été la mienne après l’attaque du village Kaminarijin. »

Un échange de bons procédés, en quelque sorte … Cette relation que créent deux ninjas, qui deviennent amis au fur et à mesure, à travers les bons comme les mauvais moments. Même si, dans leur cas, les bons moments … Ne semblent pas prêts à pointer le bout de leur truffe.
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Sam 6 Avr 2019 - 14:39


Marchant en compagnie de Chiaki, il devait avouer qu’être accompagné était assez agréable. Après tout, elle était plus qu’une simple personne lambda, mais bien quelqu’un d’intéressant. À leur première et unique rencontre, ils avaient respectivement eu l’opportunité d’en apprendre davantage sur l’autre, mais surtout d’avoir une excellente discussion. Ce court investissement de temps et d’empathie avait fini par rapporter sachant qu’ils échangeaient comme des gens qui se connaissaient depuis plus longtemps.

-Avant d’entrer en thérapie, j’ai quelques questions : quel type de convoi deviez-vous exporter et quel a été le mode opératoire de l’embuscade ?

Semblant toutefois assez malchanceuse dans toutes les missions ou situations dans lesquelles elle se retrouvait, il se demandait toutefois s’il n’était pas en mesure de l’aider par rapport à cela ? Après tout, dans le désert, les Kazejins étaient connus pour être des experts en embuscade. Ainsi, si le mode opératoire correspondait, il saurait lui donner des pistes lui permettant possiblement de se lancer dans une chasse au trésor. Mais bon, là n’était pas la question. Au contraire, il y avait des faits qui étaient encore plus importants :

-C’est intéressant puisqu’il est assez rare d’entendre des meneurs d’équipe révéler qu’ils apprennent de leurs élèves. Généralement, c’est plutôt un déni total, je dirais. Parfois, ça vient même des élèves qui nient totalement le fait qu’ils puissent avoir un effet positif sur leur enseignant.

Haussant les épaules, il eut une légère image d’Umeka et Akina et se souvint qu’il avait une équipe aussi folle que tête forte.

-Dans tous les cas, je ne sais pas ce que ton équipe t’amène, mais continue dans cette voie. Tu sembles heureuse quand tu en parles et ça, c’est quelque chose d’inestimable. Mon équipe me fait le même effet quand je repense à leur personnalité et les discussions que j’ai parfois avec eux.

Ayant un court souvenir du ton parfois cassant d’Umeka, le Meikyû tourna simplement la tête afin d’étouffer un sourire mêler à un rire.

-Sinon, je t’avertis d’avance, il est possible que je parte pour Kaze, je dois attendre de m’entretenir avec Sazuka afin de prendre une décision pour un court voyage. Mais bon, là je ne bouge plus et suis prêt pour la thérapie.

Lui souriant légèrement malgré lui, ils étaient dans un endroit assez dense de la forêt. De nombreux troncs assez gigantesques les entoureraient tandis que le dos du Jonin reposait maintenant sur la cime de l’une d’entre elles. Étant à l’aise et stable, il était en situation propice pour se confier, chose qu’il ne faisait pas souvent. Par contre, s’il y avait bien une chose qu’il aimait faire, c’était bel et bien étaler un ensemble assez important de pensées afin de les remodeler à sa façon suite aux interprétations qui pouvaient en être faites.

-Au final, dis-toi que je n’ai pas besoin de réconfort. En fait, la situation a échappé à notre contrôle puisque la réalité est qu’ils ne nous laisseront jamais entretenir une relation avec eux si un événement ne nous rassemble pas ou que nous continuons de penser que nous pouvons les protéger ou aider.

Passant sa main sur son menton, le pensif poursuivit :

-Au contraire, je pense que techniquement, nous n’avons rien de supplémentaire à amener dans un cadre de protection s’ils ont résisté sous la pression des autres Daimyos. Du moins, ce n’est pas ce que j’ai ressenti qu’ils cherchaient...

Fixant Chiaki, il se remémora leur première rencontre :

-En fait, le seul moyen que nous soyons mener à collaborer est d’être uni par une étincelle qui nous permettra de nous entraider, un peu comme quand nous avons commencé à échanger assez spontanément malgré le cadre fixe initial d’interrogatoire qu’on avait...

Malheureusement, c’était le genre de chose qui pouvait prendre une semaine, comme 15 ans...

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Jeu 18 Avr 2019 - 0:41

L'environnement change, les gens, jamais.


Une longue marche à Hayashi, auprès d’une des personnes qui l’a aidée à se sentir le plus « comme à la maison », à Kumo, il y a déjà quelques temps. Une situation assez amusante, qui ne manque pas de faire sourire Chiaki. Raizen est l’une des personnes avec lesquelles la chirurgienne a le plus échangé, malgré le fait qu’ils ne se soient rencontrés qu’une fois. Cet homme est apparu dans sa vie peu après son altercation avec deux puissantes menaces, apparaissant rapidement comme une sorte de héros, un rempart de sécurité dans un monde à la dérive. Oui, contre toute attente, la Sentetsu apprécie véritablement le policier. Il est gentil, patient, calme, toujours là si elle a besoin de lui. Une grande confiance le relie à lui, venue aussi naturellement que lui est venue la chirurgie.

La brune progresse calmement à ses côtés, écoute ce qu’il a à lui dire. Comme à son habitude, Raizen commence directement à questionner Chiaki sur le type de convoi, le mode opératoire de l’embuscade. Le sourire de la demoiselle s’élargit encore un peu. Chassez le naturel, il revient au galop. Bien que la jeune femme veuille l’écouter, et non l’inverse, le policier ne peut s’empêcher de la questionner à son sujet, en voulant des détails sur sa propre expérience. Au fond, cette stabilité dans son comportement rassure Chiaki. Quand les choses ne changent pas, elles peuvent apporter un malaise, mais elles peuvent également être une forme de réconfort. Cette fois, Raizen se place encore une fois comme un rempart, alors qu’il est celui qui devrait être rassuré … Comique, mais pas désagréable. Chiaki hausse les épaules.

« Il s’agissait d’un convoi d’armes, pour Kaze no Kuni. Nous avons fait face à plusieurs personnes, je me souviens avoir encaissé l’attaque d’une cible embusquée et de m’être confrontée à deux autres ninjas. Si je ne sais pas ce qu’il est advenu de l’adversaire camouflé, les deux autres sont partis, c’est certain. Il s’agissait d’une femme brune qui manipulait l’argile explosive et d’un homme blond, maître du sable. La femme a parlé de ‘Tsukimono’ avant de s’en aller. Je ne sais pas bien de quoi il s’agit, mais c’est une piste à suivre. »

La brunette soupire.

« Quant à la méthode d’embuscade, il n’y en avait pas vraiment ; je pense que nous nous sommes trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Heureusement, aucun d’entre nous n’a été trop blessé, tout le monde va bien. »

Voir le bon dans le mauvais … Un optimisme un peu dérisoire quand on sait ce qu’ils ont perdu, mais Chiaki ne peut pas rester sur une défaite, pas encore. Pas après tout ça. Il lui faut rester la plus positive possible, malgré les difficultés traversées, malgré la peine qui s’accumule dans son cœur. Prendre les échecs et s’en servir pour devenir meilleure.

Le sujet dérive et remet rapidement du baume au cœur à la jeune femme. Mentionner son équipe, parler ainsi de tout cela … Oui, Raizen ne s’en rend probablement pas compte, mais il a bien raison. Autant dans l’impact positif mutuel qu’ils ont l’un sur l’autre, que sur le bonheur que cela lui apporte. Une équipe bien particulière, mais la meilleure équipe qu’elle puisse avoir, sans aucun doute. Chiaki hoche doucement la tête et sourit lorsqu’il se met lui-même à rire. Au moins, de ce côté, ils sont bien lotis. C’est déjà ça de pris.

La Chûnin avance tranquillement, aux côtés du Jônin, jusqu’à ce que leur marche cesse, une fois au cœur de la forêt. Raizen s’installe contre un arbre. Il est « prêt pour la thérapie ». Une façon de parler amusante, qui suit directement un aveu à propos d’un futur voyage. Les aléas de la vie font que les shinobis vont et viennent, ici ou ailleurs … Rester fixe est assez compliqué, dans cette vie. Chiaki comprend. Elle s’installe aussi, simplement assise face à lui et écoute ce que Raizen a sur le cœur.

Elle hoche la tête à l’écoute de son récit. Hayashi a refusé leur offre, mais parce qu’il s’agissait d’une offre d’aide. Au fond … Au fond, s’ils n’ont pas besoin d’eux, ça se comprend, oui. Attentive, la brune dodeline de la tête en emmagasinant toutes les informations. Il faudrait un déclic … Avec la situation géopolitique, ce n’est pas compliqué, au final. N’importe quoi peut agir comme un petit grain de sel qui arrangerait tout, ou ferait tout s’effondrer. Chiaki sourit, amère.

« Tout d’abord, par rapport à ton voyage … Tant que tu reviens en un seul morceau, je pense que personne ne t’empêchera de partir. Mais il faut revenir vivant et en forme, Raizen. C’est la seule condition ! »

La Chûnin lève un doigt informatif, à la fois autoritaire et protecteur. Elle laisse un petit rire lui échapper, puis elle reprend la parole.

« Pour l’alliance, je pense que venir ici en considérant que nous pourrions les protéger, ou les ‘aider’ n’était pas une bonne idée. Au final, Hayashi vit et se débrouille seul depuis de longues années, si nous arrivons de notre Kaminari, avec nos grands sabots, en leur disant que nous allons les protéger, peut-être que c’est une attaque … Enfin, quelque chose de plus vexant qu’autre chose, je dirais. Et puis, entre nous, Kumo s’est trouvé plus souvent aux prises avec les villages cachés ou même les autres pays que n’a pu l’être Hayashi. C’est un peu hautain, voire déplacé, de se dire que notre puissance shinobi est plus à-même de les protéger qu’ils ne le sont eux-mêmes. »

La géopolitique ne l’a jamais vraiment intéressée, Chiaki réfléchit avec son propre regard. Elle se trompe probablement, à vrai dire ; elle n’en a aucune idée. Mais son opinion est ainsi. Peut-être que cela aidera Raizen à réfléchir.

« J’imagine que leur proposer une alliance dans les deux sens, où chacun prend soin de l’autre, aurait été plus judicieux. Peut-être plus égalitaire, je ne sais pas. Mais je pense que tu as raison. Si quelque chose advient et que vous parvenez à protéger Hayashi, alors ils reconnaîtront la valeur de Kumo et, dans ce cas, peut-être que quelque chose pourra advenir. En espérant, évidemment, que ce ne soit pas quelque chose de trop grave … »

La brune joue avec ses doigts, elle les emmêle, les démêle, les entortille ; signe d’une réflexion intense qui se joue dans son esprit.

« Au fond, je pense que nous avons tous les deux besoin de cette alliance, mais peut-être pas pour les raisons que vous leur avez citées. Après tout, Hayashi pourrait être un allié de poids face à d’autres situations ; s’ils ont vécu à leur manière jusque-là, il y a bien une raison. La diplomatie ? La force ? La richesse de leurs terres ? Bien des raisons peuvent l’expliquer, mais pour réussir à les comprendre et les apprivoiser, peut-être vaut-il mieux les étudier et aller dans le même sens, plutôt que prendre leur ascendant. »

Elle hausse les épaules.

« Une relation amicale, plus qu’une relation de protecteur à protégé. »

Chiaki relâche ses mains et les dépose toutes deux en arrière, pour se maintenir, alors qu’elle allonge les jambes. Les rencontres avec Raizen sont toujours sources de grandes conversations, d’échanges intéressants que la chirurgienne n’a pas souvent l’occasion d’avoir, mais qu’elle affectionne plus qu’elle n’oserait le dire.
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Ven 19 Avr 2019 - 23:12

Portant une attention particulière aux informations sur le convoi, le Meikyû devait avouer qu’il commençait à trouver anguille sous roche. Avec le dernier vol à Kaze et ce qu’il venait de se passer, semblait-il que quelque chose de gros se préparait. Pourtant, il ne pouvait pas vraiment faire de lien, comme quoi ces événements étaient possiblement totalement séparés. Bien que difficile de ne pas croire en une rébellion, les manipulateurs de sable étaient tous natif du désert. Ainsi, il devait forcément y avoir un lien de près ou de loin. Qui sait, le groupuscule du nom de Tsukimono venait peut-être aussi du désert. Les bandits aimaient revêtir des noms tous plus exotiques les uns que les autres. Même si celui-ci ne lui évoquait rien de particulier, il devait bien vouloir dire quelque chose.

Quoi qu’il en soit, il se reporta sur le sujet le plus important, fait sur lequel lui et Chiaki étaient totalement alignés en terme de vision. Ayant un léger sourire au regard de sa conclusion finale, il se demandait pourquoi elle n’avait pas été invitée à une telle mission. Après tout, elle aurait fort probablement apporté un grain de sel suffisamment important pour influencer positivement les courtes discussions qu’ils eurent.

-Je suis totalement en accord avec toi. Ensuite, entre toi et moi, le Charpentier aime aussi beaucoup les femmes, peut-être un peu trop...

Ricanant légèrement face à cette mention, il connota le tout d’un léger sourire avant d’opter pour un sujet différent et beaucoup plus intéressant. En effet, même si elle était venue de passage, ses plans futurs l’intéressaient.

-Sinon, tu comptes faire quoi en retournant à Kumo ? J’ai possiblement un projet qui pourrait t’intéresser...

Ayant pensé à elle pour ce projet, l’idée était encore vague dans sa tête, mais il voulait avoir son opinion.

-Au vu des derniers événements, j’aimerais remettre sur pied un projet qui m’a été présenté par le passé, mais qui n’a jamais été mené à bout : le projet X.

Prenant une légère pause pour voir comment elle allait réagir, un léger sourire flirtait sur son visage tandis qu’il comptait révéler le but de ce projet.

-Si on veut, ce serait un institut d’analyse où les shinobis sont convoqués pour démontrer leur capacité et pour que nous puissions concevoir des analyses afin d’optimiser les unités à déployer lors des invasions, aider les shinobis dans leur courbe de progression en fonction de ce qu’ils veulent développer et archiver des données réutilisables sur les Kekkai.

C’était une proposition au milieu de la science et de la défense, un bon moyen pour les scientifiques de collaborer avec la police. Il ne restait plus qu’à voir ce qu’elle en pensait. L’apprentissage étant au coeur de Kumo, ce serait un bon moyen d’amplifier le parcours actuel de chaque shinobi.

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Mar 23 Avr 2019 - 3:53

L'environnement change, les gens, jamais.


Un trait d’humour, après une conversation riche en réflexions. Chiaki ne peut s’empêcher de rire, amusée par cette information venue de nulle part. Un bûcheron qui aime les femmes, hein ? Au fond, peut-elle lui en vouloir ? Après tout, pour la Sentetsu, la plupart des corps sont des enveloppes fascinantes, qu’elle rêverait d’ouvrir pour en dévoiler les plus profonds secrets. Les cicatrices, les blessures externes, les petits bobos internes, les malformations, les déformations, toutes ces choses qui veulent tant dire sur un seul être, que la brune ne peut pas ignorer … Au contraire, c’est à croire que la jeune femme vit pour ça. Ryû est un heureux élu, capable d’éveiller en elle un appétit plus charnel à son égard, qui dépasse complètement son instinct scientifique. La brune reporte son attention sur Raizen et balaye ces pensées de son esprit. Elle reverra Ryû quand elle reverra Ryû. Pour l’heure, il lui faut s’occuper d’autres choses, des réalités plus importantes, qui ne peuvent être réglées qu’en présences des personnes concernées.

Raizen reprend la parole, remettant les projecteurs sur la petite brune, alors qu’ils sont venus parler de lui. Cet homme ne pense pas assez à lui-même, trop aux autres … ou quoique. Il relance. Chiaki penche la tête. Le sourire sur les lèvres de son interlocuteur veut tout et rien dire à la fois, une sorte de suspense qui titille un peu trop la jeune femme. Pendue à ses lèvres, elle attend de savoir en quoi consiste le fameux « projet X ». Attentive, silencieuse, la Chûnin laisse son supérieur s’exprimer et lui expliquer de quoi il s’agit.

« Est-ce que ça ne te fait pas penser à une usine ? »

La remarque s’échappe, sans qu’elle n’ait le temps de la retenir. C’est ce qu’elle pense, mais le tact n’y est pas. Chiaki rougit, et secoue les mains pour s’excuser.

« Pardon, je ne voulais pas le dire aussi … brutalement. Je m’explique, donc. Certes, dans notre situation actuelle, et même à un autre moment, cette idée est intéressante, car elle nous permettrait de savoir précisément qui est doué en quoi, et comment optimiser au maximum nos placements. En bref, nous aurions une marge de manœuvre pour palier à toutes les situations possibles et imaginables. Nous gagnerions donc un maximum de temps en stratégie, mais nous serions également bien plus efficaces. Sur un plan purement guerrier, oui, nous profiterions d’un avantage indéniable. Ceci dit … »

La brune se redresse et croise les bras sur sa poitrine, avant de bouger ses jambes pour être assise en tailleur. La réflexion reprend, et elle est à son maximum.

« Ceci dit, est-ce que cet aspect militaire ne serait pas trop prononcé ? Est-ce qu’on ne transformerait pas Kumo en usine ? Je veux dire ; des tests, des examens, toutes ces choses, j’en fais presque en permanence à l’hôpital, c’est mon métier. Néanmoins, est-ce que passer tous les ninjas au crible du ‘projet X’ ne serait pas trop intrusif ? Je veux dire ; je suis intimement persuadée que certains ninjas sont déjà gênés à l’idée de venir voir un médecin, alors montrer l’entière étendue de leurs capacités à des examinateurs ? Ne se sentiraient-ils pas emprisonnés ? Certes, nous gagnerions un temps colossal en agissant ainsi, mais je ne peux m’empêcher de penser que cette méthode est trop radicale. Trop ouverte, en fait. »

Le plan la séduit, mais il est encore trop bancal à son goût. Peut-être peuvent-ils l’améliorer à deux ?

« Je pense que le fait que nous ayons des professeurs et des élèves est déjà une très bonne manière de nous organiser. Après tout, en y regardant bien, si chaque gradé fait en sorte de s’occuper de deux ou trois ninjas, on finit par tous avoir des informations sur nos équipes respectives. Informations que nous pouvons regrouper et qui, déjà, seront bien moins étalées au grand jour, donc moins intrusives. Je ne sais pas encore s’il existe d’autres moyens détournés qui permettraient un tel résultat mais, oui, je pense qu’il vaut mieux ne pas poser sur nos compatriotes une telle surveillance. Ils sont ninjas, au sein d’un système déjà parfois difficile, leur imposer cela en plus ne les ferait que fuir. Enfin, en tant que policier, théoriquement, tu as accès aux profils de la plupart de nos ninjas, si ce n’est tous … À partir de là, peut-être que nous pouvons recouper nos informations ? Je veux dire ; je ne peux pas donner toutes celles auxquelles j’ai accès, puisque je suis soumise au secret médical, mais certaines peuvent circuler. »

Chiaki hoche la tête.

« Oui … Cela me semble déjà être une meilleure approche. Moins honnête, mais sûrement moins dérangeante pour nos ninjas, j’imagine. »

Avancer ensemble, main dans la main … Une plus douce apparence que la réalité, un mensonge pour préserver les âmes les plus sensibles. Et mettre à l’écart les moins bien intentionnées.
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Jeu 25 Avr 2019 - 3:48

C’est dans ce genre de situation qu’il était reconnaissant d’avoir des collègues à Kumo comme Chiaki. Semblant être une bonne idée à première vue, en parler avec quelqu’un chez qui il estimait l’opinion et se souciait de ses réflexions venait possiblement de remonter une facette qu’il n’avait pas prise en considération. Ayant un léger sourire au fur et à mesure qu’elle s’expliquait sur la chose, Raizen devait avouer qu’elle touchait de nombreux bons points. Même s’ils étaient en temps de crise, optimiser pour optimiser en revenait à piloter un village comme une usine, fait qui pouvait être très efficace. Malgré tout, la totalité des variables n’était pas calculable et il le savait mieux que quiconque. Du jour au lendemain, un shinobi pourtant calme pouvait se révéler comme étant différent et briser la balance de son groupe prédéfini. Ainsi, le facteur aptitudes et capacités n’était pas le seul à prendre en considération. En plus de cet exemple, il y avait aussi la notion des liens qui était importante à prendre en considération.

-J’admets que tu as raison sur ce point. La raison pour laquelle j’ai choisi mon équipe à la base est liée à leurs aptitudes et au fait que nous sommes complémentaires.

Marquant une pause, il déplaça son regard avant de les replonger dans les iris de la chirurgienne :

-Mais ce qui a surtout fait pencher la balance est principalement lié à leur personnalité. Même si on a tous plus ou moins une personnalité qui est particulière, j’avais l’impression qu’ils seraient en mesure d’apprendre de moi autant que je pouvais apprendre d’eux. Ensuite, je ne dis pas qu’ils me donnent la vie facile hein...

Se surprenant à rire, il nuança toutefois les propos de Chiaki :

-Ensuite, il est vrai que nous avons accès aux registres de santé et policier. Par contre, il y a une limite au type d’information que nous pouvons avoir de notre côté aussi... à moins que nous tentions d’en chercher davantage en les ajoutant aux fiches de base...

Prenant une quinzaine de secondes pour réfléchir, il poursuivit :

-En fonction ce que tu as dit, j’ai l’impression que toutes les réponses viennent du système d’éducation actuel comme quoi Il est vrai que c’est l’endroit durant lequel les liens se forment le plus naturellement possible au sein des élèves. C’est même un moment de découverte assez important. Par contre, même si le système n’est pas vraiment mauvais, je pense qu’on devrait tenter de l’améliorer principalement du côté des enseignants pour qu’ils puissent permettre à leurs équipes d’évoluer plus facilement. Comme ça, on diminue la macroresponsabilité pour la transformer microresponsabilitée dans laquelle tout le monde pourra avoir un impact individuel.

Heurtant un mur, il soupira légèrement :

-Ensuite, en cas de danger, c’est peut-être justement à la police d’avoir une unité stratégique qui aura pour but principal de veiller au positionnement des équipes, qui sait. On pourrait développer certains protocoles...

Sentant qu’il s’éparpillait, le shinobi se recentra. Lorsqu’il partait dans tous les sens, c’était principalement un signe qu’il était en période intense de réflexion. Ce genre de phase pouvait durer plusieurs jours voire plusieurs mois.

-D’ailleurs, ne soit pas gêné de me contredire Chiaki, nous sommes au même niveau et c’est même quelque chose que j’apprécie énormément. Mais si tu insistes pour t’excuser, je continue donc de réfléchir à haute voix.

Faisant aussi référence à la pigmentation rougeâtre qui s’était formée sur ses joues, il ne pouvait s’empêcher de vouloir l’inciter à partager ses opinions, qu’elles soient positives ou négatives.

-Je pense qu’une grande partie de la valeur qu’on apporte au village est dans ce genre de réflexions. Positif ou négatif, l’intention derrière est ce qui compte et au final, ça permet à ceux qui aiment parler de se laisser aller la langue.

Levant les bras comme signe de culpabilité, il échappa un rictus avant de poursuivre :

-Ensuite, si tu pouvais réformer quelque chose à Kumo, que ferais-tu dans l’état actuel ?

Cette question sortait peut-être de nulle part, mais elle avait bel et bien un but. Après tout, il était curieux de voir quelles étaient ses ambitions. Tout comme ses premières vraies discussions avec Sazuka, plus il apprenait à la connaître et plus il l'appréciait.

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Lun 6 Mai 2019 - 1:01

L'environnement change, les gens, jamais.


Le Projet X, une intention véritablement positive qui, malheureusement, en l’état ne peut permettre une amélioration totale de Kumo sans apporter son lot de problèmes. L’avantage de la relation entre Chiaki et Raizen est que les deux êtres échangent leurs idées et réfléchissent tous les deux énormément. D’un côté, il y a la chirurgienne, qui aime tout mettre en perspective, tout savoir et tout connaître. De l’autre, le policier, qui a des informations à tous les niveaux et réfléchit en permanence à une manière d’améliorer son village. Au fond, tous les deux, en grands idéalistes, pourraient tout à fait complètement modifier Kumo et le rendre meilleur. Toutefois, comme ils peuvent le voir pour l’instant, la route est encore longue et sinueuse. Ils n’ont pas accès à toutes les informations qui pourraient être nécessaires pour créer une cellule stratégique, néanmoins, ils en ont déjà beaucoup et ils peuvent sûrement compter sur l’apport des ninjas qui évoluent dans la hiérarchie, qui s’occupent des plus jeunes comme les plus vieux se sont occupés d’eux à l’origine. Une passation de savoir, une passation de pouvoir, une méthode évolutive qui permettrait à tous de mettre la main à la pâte. Ceci dit, impossible de savoir si cela aurait une véritable utilité, ou si cela serait logique. En bref, une idée intéressante, mais qui demande encore bien des débats.

Chiaki hoche doucement la tête, écoute Raizen avec une attention toute particulière. Ce débat est des plus intéressants et si, à terme, il peut leur permettre de rendre leur village meilleur, alors c’est tout ce qui compte. Un sourire étire ses lèvres quand il l’invite à le contredire. Au fond, le policier a raison : C’est en échangeant toutes leurs idées, tous ensemble, qu’ils parviendront à améliorer leur village. Un fonctionnement main dans la main, comme il devrait l’être. Chiaki hoche la tête.

« Je n’hésiterai plus, c’est promis ! »

Le jeune homme poursuit sur sa lancée et lui pose une nouvelle question, qui réveille toutes ses convictions ébranlées, ses réflexions secrètes. Si ce n’était pas Raizen, Chiaki aurait simplement répondu que Kumo va très bien et qu’il n’y a rien à changer. Néanmoins, il s’agit précisément de Raizen, une personne en qui la chirurgienne a confiance et à qui elle a l’impression de pouvoir tout dire, sans détour ; un peu comme avec Sazuka. Après un léger soupir et un haussement d’épaules, la demoiselle se lance.

« S’il fallait réformer Kumo, je pense que je commencerais par changer notre Raikage. Je ne dis pas que Reiko ne fait pas un bon travail, ceci dit, selon moi sa politique belliqueuse nous apportera plus de problèmes que de solutions. Notre village n’est pas le village qui a la plus grande puissance militaire, nous ne pouvons nous permettre de constamment agir en autarcie sous prétexte que nous ayons une connaissance scientifique particulièrement développée. À force, les graines de la colère semées par Metaru Reiko pousseront et feront germer le cataclysme sur notre village. Je ne pense pas que nous puissions continuer notre vie sur cette voie, ni accepter que cela se poursuive ainsi. Elle est connue pour sa grande force et sa poigne de fer, néanmoins, je ne sais pas. Il y a quelque chose chez cette femme que je ne sens pas. J’ai l’impression que nous perdrons plus à rester sous son pouvoir qu’autre chose. »

Chiaki sourit, presque triste.

« C’est horrible de penser ça, de réfléchir au pouvoir en place de cette manière. Je suis un médecin et en tant que médecin j’aimerais protéger un maximum de personnes, mais … Je n’ai pas l’impression de pouvoir faire ça de concert avec l’autorité en place. J’ai l’impression que l’unité médicale compétente de Kumo se heurte à une femme belliqueuse, qui se pense surpuissante et oublie que, finalement, tous autant que nous sommes, n’avons pas de super pouvoirs. Nous sommes simplement humains. Et en oubliant cela, Reiko oublie que sous ses ordres se trouvent des milliers de vies qui ne veulent pas périr par ses erreurs. Alors, oui. Si je devais réformer Kumo, je m’occuperais simplement de remplacer notre Raikage. »

Elle émet un rire ironique.

« Facile à dire et, surtout, particulièrement ambitieux. Dire ‘simplement’ est faux, mais oui, je pense que c’est notre meilleure solution à l’heure actuelle. »

Nouvel haussement d’épaules.

« Je suis très triste d’en arriver à cette pensée, mais … C’est une réalité que je ne peux plus ignorer. Un jour, nous souffrirons de cette politique. Reiko sera-t-elle là pour nous en sortir ? Je ne pense pas. Et pour cette raison nous devons tous devenir plus forts, en attendant que de nouveaux ordres nous parviennent et nous sortent de cette situation. »

Le visage de Chiaki se modifie, désormais recouvert d’un voile d’ombre qui signifie tout. Ses doutes, ses craintes, son appréhension. Le futur est bien sombre, mais imagine-t-elle ne serait-ce qu’une seconde ce qu’il leur réserve ? Son innocence la préserve encore, mais les cloches du jugement dernier sonnent, résonnent et amènent avec elles la pire de toutes les expériences … Tic, tac, tic, tac …
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Mar 7 Mai 2019 - 5:09


Appréciant déjà beaucoup le caractère et la personnalité de la jeune femme, il ne s’attendait pas à ce qu’elle sorte une bombe à un moment auquel il s’y attendait le moins. Généralement, les gens ne répondaient bien souvent que par des facteurs sur lesquels ils travaillaient activement. C’était le plus facile, plus aisé à visualiser et bien souvent le plus pertinent pour tout individu à qui cette question était posée. Pourtant, Chiaki voulait voir la tête du village changer, signe comme quoi il n’était pas le seul à penser que le règne de Reiko n’était pas infaillible. Certes, rien n’était parfait, mais les effets pervers commençaient rapidement à se faire sentir. Puis, avec la libération de plusieurs prisonniers dont certains venant de Hi, les représailles ne sauraient tarder.

Touchant d’ailleurs des points très intéressants et pertinents, il était tout aussi vrai que le village avait perdu de sa prestance et de sa force d’autrefois. L’âge à laquelle la Metaru régnait était révolu. Les hauts gradés pour la plupart à la retraite ou ayant passé à autre chose, la nouvelle génération tardait à compenser ce qui relevait un manque flagrant de Jonin au sein du village. Représentant une faille importante en temps de guerre, l’écart entre le passé et le présent pouvait tôt ou tard causer une dissonance qui ne serait que fortement douloureuse. Kumo était-elle prête à encaisser une guerre dans de telles conditions ? Il en doutait lui aussi. Ainsi, le seul moyen de survivre était à travers la ruse, état d’esprit qui ne laissait pas place à l’impulsivité que faisait preuve Reiko jusqu’à présent.

-J’ai longtemps pensé comme toi et tu as bel et bien raison sur le fait qu’il faut remplacer notre Kage. Toutefois, ce n’est pas pour autant que tout sera résolu et que ses péchés ne souilleront pas à jamais notre pays. Ensuite, avec le temps, j’ai fini par comprendre certaines de ses décisions même si je les trouve difficiles. Malgré tout, je dois avouer ne pas être le plus grand de Reiko.

Soupirant légèrement alors qu’un sourire naissait sur ses lèvres, c’était la seconde fois en dehors de Sazuka qu’il pouvait ouvertement parler de Reiko :

-Si on veut, elle a été mise au pouvoir à un moment où Kumo était fort et avait besoin d’imposer sa force. Toutefois, dans un moment où la diplomatie risque de prendre une tournure importante, j’ai bien peur que son caractère ne soit pas forcément adapté. J’en parlais justement à Sazuka qui d’ailleurs, en compagnie de Hisao et Itagami, agissent en bons superviseurs. C’est d’ailleurs pour cela que certaines de ses décisions sont moins radicales et drastiques dernièrement.

Malgré tout, était-ce vraiment assez ? Aux yeux de Raizen, ce n’était pas vraiment le cas, autrement, il ne serait venu avec cette idée.

-Devenir plus fort est légitime, mais la nouvelle génération tarde plus ou moins à rattraper leur prédécesseur qui commence plus ou moins à atteindre la retraite ou des postes les éloignant du combat. Si on omet le fait que Shuuhei est aussi démuni de sa faculté de base, on en arrive rapidement à la conclusion que si demain, un groupe de prisonnier envahit Kumo, j’ai bien peur que Reiko ne puisse défendre adéquatement son village.

Levant la tête vers les cieux, son côté visionnaire prenait soudainement le dessus :

-J’ai de la misère à comprendre pourquoi quelqu’un d’aussi dur et fort n’a pas versé ses efforts dans l’amélioration du système de combat académique ou autre. Si les autres continents doivent la craindre, les Kumojins doivent toutefois avoir une perception différente d’elle. Or, ce n’est pas le cas et ce n’est pas normal qu’elle ait une perception similaire à celle de l’externe à l’interne. Autrement, ça cause un moment d’insécurité et force les gens à se préparer au pire malgré eux...

Faisant soudainement apparaître des lames de chakras sur ses doigts. Il fit rapidement tournoyés ses lames afin de lui démontrer concrètement ce qu’il entendait par là. Composé d’un métal de qualité, il était aisé de voir à quel point elles étaient solides et de bonne qualité. Pourtant, lorsqu’il les lança, elles ne firent aucunement le poids suite aux quelques mudras qu’il avait entamées. Les frappant d’un bref geste, ce qui aurait dû causer du sang en les repoussant provoqua plutôt la séparation des lames en 4 morceaux finement tranchés. Bien que dur à croire, cette technique avait été faite spécialement pour contrer Reiko et son armure de métal. Il n’avait pu la tester, mais ce n’était pas pour autant qu’elle ne serait efficace, surtout s’il le combinait à son sceau supérieur.

-J’ai conçu cette technique après avoir constaté la manière dont la Kage avait réagi avec une de mes sœurs d’arme. Sur le coup, je me suis dit que tout pouvait arriver et ce n’est pas vraiment dans un objectif de trahison que j’ai fait cette technique, mais elle existe bel et bien pour contrer Reiko.

Témoignant ainsi de son partage d’opinion, il lui fit un léger sourire satisfait dans cette triste réalité qu’était la leur.

-Maintenant, il faut savoir qui la remplacera, ce qui n’est pas facile si tu veux mon avis. Même si j’ai mon idée, je doute que les candidats que j’ai en tête aient cela dans leurs plans. Puis avant toute chose, un peu comme à Kaze, il serait optimal qu’elle finisse par expier ses pêchés publiquement et qu’il y ait une destruction de ses fondations afin que la nouvelle personne au rôle de Raikage puisse partir sur un sentier frais et fertile...




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Mar 14 Mai 2019 - 18:12

L'environnement change, les gens, jamais.


Une réalité indéniable aux yeux de Chiaki, bien qu’elle ne sache pas si Raizen partagera son opinion ou non. Le problème, dans cet aveu, est qu’il peut lui coûter bien plus que sa petite vie de chirurgienne. S’il ne va pas dans son sens, s’il est complètement en accord avec Reiko, son âme de policier peut très bien le pousser à l’enfermer, ou raconter son histoire à qui veut bien l’entendre. Autant dire que la Sentetsu a bien plus à craindre d’admettre qu’elle virerait bien Reiko que de dire qu’elle ne l’aime pas. Ne pas aimer sa tête dirigeante est une chose, vouloir la remplacer en est une autre. Néanmoins, la brune se sent bien plus en sécurité dès lors qu’il lui sourit. Il semble d’accord avec elle, en réalité.

Raizen développe son opinion, conforte les doutes de Chiaki et lui montre précisément pourquoi ils peuvent avoir confiance l’un en l’autre. Son raisonnement et son analyse du règne de Reiko lui rappelle qu’ils ne sont pas si bien lotis, que leur village court probablement un grand danger. Malheureusement, la politique de leur Kage et son aveuglement ne permettra à personne d’être sauvé, au contraire. Chiaki soupire doucement. Oui. Si une attaque survient à leurs portes, il y a de grandes chances pour que chaque carte du château s’effondre, petit à petit, pour ne plus rien laisser. Un règne fébrile, basé sur une force qui s’étiole et disparaît. Ils ne parviendront à rien, la Sentetsu ne le sait que trop bien. Comment faire, ceci dit ? Comment aller à l’encontre de la puissance dirigeante ? Comment expliquer qu’il faille la remplacer, pour le bien de tous ? Comment agir sans passer pour un traître ? Chiaki se rend à l’évidence : ils ne peuvent que se battre. Livrer bataille avec tout ce qu’ils ont pour espérer réussir, tant pis si le résultat final est un échec. La brune soupire une nouvelle fois. Ses prunelles émeraudes se déposent sur Raizen, voilées d’une déception qu’elle ne peut plus dissimuler. Kumo, le village qu’elle a décidé de servir, est à ses yeux celui qui a le plus de chances de courber l’échine s’il se fait attaquer. Après tout, une poigne de fer sur un village de scientifiques … peut-être est-ce une mauvaise idée. Alors que dans le cas d’un village comme Kiri, où ils sont tous réputés pour leur amour de la guerre, peut-être y a-t-il plus de chances qu’ils survivent ? Tous dans la même optique, portés par une puissance qui les guide … Chiaki ne sait pas.

Elle observe Raizen, qui la coupe dans ses sombres songes. Des lames de chakra. Il les crée, puis fait autre chose, une technique qui les détruit. La chirurgienne le fixe avec une attention toute particulière. Une capacité conçue pour contrer Reiko. Le Jônin avance avec une telle arme dans sa besace. Chiaki ne sait pas si elle est soulagée ou surprise, mais elle ne peut pas nier l’évidence : Reiko n’a pas que des amis dans ce village, bien au contraire. Nouveau soupir.

Chiaki hoche doucement la tête. Des candidats, hein ? La brune ne s’y connaît pas assez pour donner son avis à ce sujet. Néanmoins, elle estime que Raizen a raison pour le reste. Il faudra que Reiko expie, pour que Kumo puisse repartir sur de bonnes bases. Redorer le blason du village des nuages … toute une histoire.

« Oui. Si nous voulons que Kumo redevienne un fier village Shinobi, nous devons mettre fin à cette politique qui nous éloigne du reste du monde et ne fait que nous affaiblir. La force d’un seul homme, dans notre cas d’une seule femme, ne peut pas nous permettre de vaincre. Nous ne ferons que perdre. Alors … Peut-être que laver le nom de Metaru Reiko offrira une chance au village des nuages de retrouver une forme de gloire, je ne sais pas. Peut-être pas ? Nous ne pouvons pas en être certains tant que nous ne l’avons pas vécu. »

La Sentetsu hausse doucement les épaules.

« Quant aux têtes qui pourraient possiblement prendre sa place … Je n’en ai aucune idée. J’avoue ne pas m’y connaître assez à ce sujet et il n’existe que deux noms qui me viennent. Malheureusement je ne sais pas si c’est possible, si c’est légitime. Bref. Je ne suis pas assez calée à ce sujet pour me prononcer. »

Un sourire triste se dépose sur son visage.

« Je suis quand même contente de voir que je ne suis pas la seule à me poser des questions à ce sujet. Je pensais être folle … Et je suis heureuse d’avoir pu en parler avec toi, Raizen. Tu fais partie des rares personnes en qui j’ai assez confiance pour dire ce genre de choses librement. »

Les traits s’affinent, s’étirent, se modifient légèrement pour laisser place à une mimique plus douce. Raizen, rencontré dans une situation complexe, qui survient dans sa vie à des moments toujours délicats … Et pourtant porteur d’une confiance sans limite. Un ami ? Peut-être. Ça y ressemble, en tout cas …
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Mer 15 Mai 2019 - 3:34

Arquant un sourcil lorsqu’elle fit mention du fait que deux noms lui venaient en tête, le Meikyû ne put s’empêcher de sourire. Ce geste n’avait rien d’anodin. Au contraire, il luttait intérieurement avec sa curiosité pour ne pas lui demander à qui elle faisait référence. Bien évidemment, il avait lui-même un voire même des noms en tête. Pourtant, il n’y avait pas 36 000 personnes qui pouvaient prétendre à un tel rang. C’était le genre de position qui nécessitait du talent, de l’intelligence, de la force et un respect important de la population ou du Yuukan. Même si un Kage ne pouvait tout avoir en même temps, bien souvent, il était jugé sur tous ses aspects. Ainsi, la pression de porter un village tout entier sur ses épaules était lourde et ne pouvait être portée par n’importe qui.

Tout comme il l’avait mentionné à Shuuhei, bien que nullement d’accord, il ne changeait d’avis sur la personne principale qu’il voyait reprendre cette position. Or, la pratique et la théorie étaient deux choses différentes et pour le moment, ils devaient avant tout déterminer quelle image Kumo voulait avant de décider qui prendrait cette fameuse position.

-Tu n’es pas la seule, crois-moi, mais bien souvent, les gens ont peur que leur parole soit retournée contre eux. Contentons-nous d’être chanceux de pouvoir librement nous exprimer sans qu’on nous coupe la tête.

S’étirant alors qu’il était forcément en train de réfléchir à son départ, il décida d’entamer les prémisses d’une réflexion qui caractérisait tout ce qu’il faisait de près ou de loin.

-J’aime beaucoup le principe de détruire pour mieux reconstruire. Je pense vraiment que ce n’est qu’en enlevant toutes les pièces sur l’échiquier qu’il est possible de réagencer correctement un jeu, surtout que bien souvent, les pièces ne sont pas mal positionnées, simplement, le jeu ne convient pas aux acteurs principaux.

Portant le principe de dérèglement dans tout ce qu’il faisait, d’un claquement de doigts, il poussait constamment sa réflexion à briser tout ce qu’il connaissait pour reconstruire sa pensée et voir s’il y avait des changements concluants qui valaient la peine d’être soulignés d’une manière ou d’une autre.

-Ensuite, c’est juste beaucoup plus facile en théorie qu’en pratique parce que les répercussions en sont souvent dramatiques. Il faut généralement un événement pour que ça arrive, un peu comme ce qui s’est passé à Kaze quand la population a compris que le premier cercle leur avait menti et caché des choses trop importantes pour que la confiance subsiste.

Laissant toujours cette once de joie flirte sur ses lèvres, il leva son regard vers le ciel avant de soupirer.

-Un dirigeant sans peuple ne dirige rien et ce qui est donné peut très bien être repris à n’importe quel moment...

Puis, passant sa main dans sa propre chevelure, le Jonin termina :

-Je suis quand même curieux de savoir qui sont les deux personnes que tu projettes à ce rôle.

Bien qu’il aurait pu le lui demander, Raizen préférait indirectement se torturer lui-même en ne sachant pas. Après tout, ce ne serait pas aussi amusant autrement.

-Par contre, je pense que ça devra attendre...

Ayant laissé ses sens reprendre le dessus, il avait capté l’apparition de Sazuka pendant un court moment.

-Sazuka n’est pas très loin, j’ai cru capter son chakra. Mais bon, on en reparlera plus tard. Je te raccompagne ?

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Ven 17 Mai 2019 - 0:14

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Un hochement de tête complice. Raizen a raison. Ils peuvent s’estimer vraiment chanceux de pouvoir parler aussi librement. À vrai dire, Chiaki n’ose même pas imaginer à quel point elle peut être reconnaissante d’avoir un ami tel que lui. Ils peuvent littéralement tout se dire, sans avoir peur du jugement de l’autre. Peu importe la gravité de leurs idées, ils seront là, à tendre une oreille attentive sans jamais rien répéter. Une amitié née dans d’étranges circonstances, qui se développe comme l’une des meilleures camaraderies de la jeune femme. Un sourire étire doucement ses lèvres.

Le Jônin s’élance à nouveau dans une réflexion, plus sombre encore que celle de Chiaki. Ceci dit, au fond, il n’a pas tort. Faire complètement table rase d’un passé, pour reconstruire un futur nouveau, peut-être est-ce le plus simple ? Après tout, s’il n’existe plus rien, difficile de continuer sur la même voie. La brune hoche doucement la tête. Néanmoins, comme il finit par le confirmer, c’est bien plus compliqué à réaliser qu’à idéaliser. Détruire tout ce qui a existé pour mettre en place quelque chose de nouveau est une idée alléchante, mais dangereuse. Tout faire disparaître est une situation très compliquée et ils ne sont pas certains que le renouveau tant attendu soit si différent, ou qu’il s’agisse réellement d’une situation préférable. Un jeu de quitte ou double particulier, qui peut faire perdre plus encore qu’il ne fait gagner. Chiaki soupire en repensant à leur situation : tout de même … Ils ont beau espérer et agir pour le meilleur, c’est comme s’ils ne faisaient que du sur-place. Pas de progrès, juste des mots, encore des mots, rien que des mots.

L’histoire de Kaze interpelle la Chûnin, qui n’a pas eu l’occasion de totalement la connaître. Encore quelque chose à raconter quand ils se reverront. La brune l’observe avec une grande attention. Au final, son intuition à son propos est plutôt fondée. Cet homme a l’étoffe d’un Kage, plus qu’il ne l’imagine, probablement. Il pourrait très bien prendre cette place … Autant que l’autre personne à laquelle elle pense.

Un large sourire apparaît sur ses lèvres. Chiaki est parvenue à piquer l’intérêt de Raizen. Il veut savoir qui sont les deux noms qu’elle poserait volontiers sur ce trône. Elle aurait pu répondre, mais il lui indique que ce ne sera pas pour cette fois. Au fond, cette affirmation a un goût de promesse : ils se reverront, ils parleront encore. Une amitié qui se construit petit à petit, dans la confiance, les promesses et les longues conversations. Chiaki hoche doucement la tête : l’objet de sa venue à Hayashi est revenu. Sazuka. Il est temps de se remettre en route.

« D’accord, on remet ça à la prochaine fois, alors. »

Elle penche la tête, laissant sur ses lèvres cette mimique amusée qui la définit si bien, puis elle se redresse, prête à le suivre.

« Oui, volontiers ! »

Chiaki remet ses vêtements en place et amorce la marche pour rentrer au village. Un village hostile, qui ne veut pas d’eux, pour des raisons faciles à comprendre. Peut-être que l’avenir améliorera leurs rapports, peut-être qu’il y aura un progrès. Ils ne le savent pas. À vrai dire, ils n’ont aucune idée de ce qui les attend … Mais ils ne peuvent plus reculer. Alors ils iront, tous les deux, face à ce futur nébuleux qui se profile.

Spoiler:
 
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