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Mer 27 Mar 2019 - 19:42
Redonner une place à l’espoir

ft. Aburame Ren, Groupe n°3 & Kirijins


Prend place à la suite de ce RP.
Printemps de l'an 203, Village de Kiri, Hôpital général, soirée.


Lorsqu’Aditya parvint enfin aux portes de l’hôpital général, à bout de souffle après une course effrénée depuis le Palais de la Brume, des blessés affluaient d’ores et déjà en grands nombres, reliquats des chutes provoquées à la barrière Nord. Son regard s’écrasa sur chacun d’entre eux alors qu’un frisson parcouru son échine ; c’était la première fois qu’il était confronté à une situation pareille, et bien qu’il se force à garder ce calme olympien qu’il arborait en toute occasion, cela lui était particulièrement difficile. Convoquant tout son sang-froid, il s’avança vers le guichet, gardé par une femme qui n’hésitait pas à hausser le ton pour faire parvenir des indications essentielles aux médecins. Quant aux ninjas en quête de soins, la ferveur avec laquelle ils insistaient pour retourner au combat afin de protéger leur village, et ce malgré les profondes blessures qui parcourraient leurs membres pour certains, forçait au respect. Sa main se posa sur le comptoir, peut-être plus violemment qu’elle n’aurait dû, alors qu’il adressait un regard emplit de détermination à la réceptionniste.

« Dites-moi ce que je peux faire pour aider. », implora-t-il, haletant.

Si d’ordinaire, cette phrase aurait pu sonner comme un ordre remplit de mépris, il n’en était rien dans la bouche d’Aditya, bien au contraire ; ses mots étaient teintés d’un désespoir latent face à l’idée de ne pouvoir être d’aucune aide dans des périodes aussi troublées, d’autant plus que désormais, il était en mesure de donner le change grâce à cette formation d’Irounin – ou tout du moins, il l’espérait. Il s’était toujours posé comme un observateur passif du monde, qui laisserait au cours du destin la décision d’épargner ou non les villages et contrées qui n’auraient suivi que la voie de la défaillance… Mais désormais, il ne pouvait nier l'évidence même ; son engagement envers le village caché de la brume avait redoublé d’intensité, si bien que pour la première fois depuis qu'il avait quitté son village au cœur des forêts luxuriantes d'Hayashi no Kuni, Aditya rencontrait une nouvelle fois ce désir ardent de protéger les siens. Il avait alors abandonné ce masque d’indifférence, derrière lequel il prenait plaisir à cacher ses sentiments afin de venir en aide à ceux qui en avaient tant besoin.

La réceptionniste jaugea le genin qui s’était présenté à elle pendant plusieurs secondes, semblant peser le pour et le contre quant à l’enrôlement d’un parfait inconnu dans les ordres médicaux. En période de crise… n’importe quel ennemi pourrait tenter de s’en prendre au cœur névralgique du village en prenant poste dans l’hôpital, au contact direct des malades et des blessés qui constituaient un renfort sans précédent à leur chère dame Watanabe.

« Vous avez des connaissances en médecine, au moins ? »

Aditya hocha la tête à sa demande. Elle délaissa un soupir avant de pointer une salle retranchée sur sa droite.

« Dans ce cas occupez-vous des blessures mineures, ça soulagera le travail de nos médecins de bien plus que vous ne le pensez. »

Le blond adressa un regard entendu à la femme avant de se diriger vers la salle mentionné après avoir délaissé un simple « merci », glissé à voix basse, seule rémanence de politesse au sein de ce chaos ambiant. Alors qu’il s’avançait vers les réceptions d’urgence en nouant ses cheveux au bas de sa nuque, il se figea l’espace d’un instant devant une silhouette qui lui semblât étonnement familière. Bien qu’elle lui tournât le dos, il lui paraissait avoir déjà posé les yeux sur cette crinière noirâtre que l’inconnu arborait. D’une voix prudente, il s’avança de quelques pas, avant de susurrer un nom hasardeux.

« ...Ren ? »



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Mar 2 Avr 2019 - 20:03
J'ai sauté, en usant de chakra dans mes jambes, j'ai tenté d'éviter cette technique monstrueuse de la Jônin, puis plus rien... Yuki Kaya, comment lui en vouloir d'avoir eu recours à un tel jutsu, face à ce monstre qui semblait préparer quelque chose ? Si j'en meurs, alors je ne pourrais pas lui en tenir rigueur... Mais... Et Kaelia ? Si je survis, pour apprendre que cette femme a tué l'être le plus cher à mon cœur, alors je ne pourrais lui pardonner. Je me rends vite compte que je ne vois rien parce que j'ai inconsciemment fermé les yeux pour ne pas voir la suite. Je sens de multiples entailles sur tout mon corps, mais... Je suis toujours là. Quand une voix se fait finalement entendre, au milieu de tout cela, j'ouvre les yeux, bien vivant... Mon premier réflexe est de jeter un regard dans la direction de mon étoile, qui n'est plus au même endroit... Elle se trouvait plus loin de l'épicentre, et si elle a également bondit, alors elle doit être en vie, j'en suis sûr ! Mais qui est cette personne qui se tient de bout, devant le marionnettiste ? Il donne des ordres, il est puissant, je peux le dire juste en l'entendant, rien qu'en le regardant... Je plisse les yeux, mais j'ai du mal à distinguer son visage... Le peu que je peux en discerner ne m'est pas inconnu... Je finis par perdre connaissance.

Aucune blessure grave ne m'a été infligée, mais la quantité de blessures légères qui recouvrent ma peau a engendré une perte colossale de sang, en comparaison à la gravité de ces dernières, et je dois m'en remettre aux shinobi de la brume qui ont accompagné cet homme de légende que je n'ai pas reconnu... Nôtre ancien Mizukage, un homme célèbre, mais mes yeux ne m'ont pas permis de le reconnaître, peut-être que quelqu'un me le dira, que j'ai été sauvé par une légende ? Qui sait... Mon esprit vagabonde, je ne suis plus conscient de ce qu'il se passe au dehors... Vais-je rendre l'âme sans avoir reçu de coup direct ? Suis-je aussi faible que cela ? Et qu'en est-il d'elle ? Je suis coincé, entre les murs épais de ma conscience, il m'est impossible de savoir comment elle va, ni même comment va ce manipulateur de pantins, ou la cheffe du clan Yuki... Et nôtre ennemi ? A-t-il été appréhendé ? S'il meurt, tant pis pour lui, ça lui apprendra à vouloir s'échapper... Maudit criminel, qui a profité de toute cette agitation pour mettre à mal un groupe de shinobi improvisé...

La douleur, qui jusqu'ici c'était faite moins grande, revient. Je rouvre les yeux petit à petit... Combien de temps a passé ? Suis-je toujours vivant ? Le dos de l'homme qui me transporte est une réponse positive à cette question logique. Je peux voir une grande bâtisse, et même si je n'y vais pas souvent, par chance, je sais qu'il s'agit de l'hôpital du village... Alors je vais finalement être soigné ? Je lève une main, la porte tant bien que mal devant mon visage... Si je suis aussi pâle que j'arrive à la distinguer, alors je crains probablement plus de mourir que de vivre. Si je n'ai pas subit de blessure mortelle, mon sang, lui, a bien diminué en quelques minutes. Lorsque nous franchissons la porte, l'homme crie pour se faire entendre... Qui viendra ? Il y a tant de blessés, certains bien plus graves que moi... Pour ma part, stopper les diverses hémorragies semble suffisant, mais le faire vite est très important...



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Merci Mappy pour le kit <3
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Merci Shimi pour le beau louloup <3
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Mer 3 Avr 2019 - 11:01

Une tornade chargée de projectiles tranchants glacés gigantesque lancée presque à l’aveugle, risquant la vie de toute personne à plusieurs dizaines de mètres à la ronde, dont les genins qui l’accompagnaient. Des miroirs tournoyants pour la défendre de sa propre offensive et de toute autre éventualité. Voilà les dernières visions lucides qu’avait eu la Sanjikan, avant d’entendre un grand sifflement, comme si quelque chose fendait l’air, et de voir ses miroirs s’envoler, puis dans la même fraction de seconde, une grande douleur au niveau de son torse. Une pression énorme qui la fit décoller du sol pour atterrir de nombreux mètres plus loin. Les blessures liés à la chute en soit furent assez superficielles, même si voir son joli corps affublé de griffures et autres bleus la rendrait folle, le problème n’était pas la.

Le choc avait été assez violent pour laisser une grande marque rouge sur le ventre nu de la Jonin de glace, laissant perler du sang par endroit. Cependant, elle le sentait, les blessures n’étaient pas vraiment en surface, mais pour ses organes se trouvant sous cette peau aujourd’hui marquée. Le seul réconfort fut celui qui fut jadis son plus grand adversaire: Hakyo. Kaya luttait pour rester consciente lorsqu’il lui annonça que Obayo avait été neutralisé par sa technique, et que les genins étaient en vie, ou à peu près. Sa petite référence à sa montée en puissance la fit sourire, accordant à cet homme un regard complice, avant qu’un autre n’arrive pour la transporter à l’hôpital.

Tout de suite, le sourire s’effaça. Le moindre mouvement était extrêmement douloureux. Il n’était pas exclu que certaines côtes aient été brisées, ce qui rendait la moindre secousse un supplice. Le transport était rudimentaire, et après quelques gémissements de douleur, la jolie blonde se transforma en corps mort à manipuler, inconsciente.

***

Une fois dans l’hôpital de la brume, Kaya fut placée sur un lit avec la plus grande des précautions. Sa tenue toujours d’un blanc immaculé était maintenant tâchée par du sang, surtout au niveau de son dos malgré le peu de tissu et sur le haut de son pantalon, là où avait coulé le sang présent sur son ventre. Elle était toujours inconsciente à cause de la douleur, mais si un médecin compétant l’analysait, il pourrait remarquer que ses constantes étaient correctes pour le moment. Mais vu son état, il ne faudrait pas tarder pour la soigner. Blessures internes, côtes touchées, entailles sur le corps… Personne ne l’avait jamais vu si atteinte.


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Sam 6 Avr 2019 - 16:17

Redonner une place à l'espoir.


Ils disent que ce qui ne tue pas rend plus fort. Étalée à même le sol, Kaelia n’est plus certaine que ce dicton soit véridique. La terrifiante technique de Kaya, digne de la cheffe de clan, a fait bien des ravages … Sa seule échappatoire, sa seule chance d’en sortir a été d’espérer, espérer très fort qu’elle puisse survivre en concentrant son chakra dans ses jambes. Un bond plus tard, la brune s’est écrasée contre terre, pendant que la tempête faisait rage. Maintenant, le moindre mouvement lui donne l’impression qu’elle va mourir, comme si tout son corps s’était fait happer par la puissante capacité. Kaelia remue doucement les jambes, tente de se mouvoir, mais rien n’y fait. C’est comme si, finalement, le jugement dernier était arrivé. Une condamnation à mort, donnée par sa propre cheffe.

L’attente devient interminable. Les secondes s’égrènent, deviennent des minutes, qui deviennent des heures. Un ballet terrifiant, une danse qui la mènera à la mort, inévitablement. Ou alors … Une voix inconnue. Kaelia arque un sourcil. Quelqu’un d’autre. Une personne puissante, sans aucun doute. Mais la Yuki ne peut pas savoir de qui il s’agit : la voix est forte, dénote une puissance indéniable, mais elle est incapable de mettre un visage dessus. Elle tente un dernier mouvement, pour se tourner, ou faire n’importe quoi, s’assurer qu’elle peut bouger, mais rien n’y fait. La douleur lui arrache un gémissement et elle comprend qu’elle ne pourra rien y faire. Kaelia soupire. Les guerres civiles, les carnages inutiles, tous ces gens qui perdent la vie … La vie ? Zeref ? Zeref ?! Kaelia tire une nouvelle fois pour se redresser, mais, cette fois, la douleur est bien trop forte et la terrasse. Trop d’efforts, trop de brutalité. La tête lui tourne brusquement et elle tombe une nouvelle fois. Sauf que, cette fois, ses yeux ne s’ouvrent plus. Sa conscience s’étiole, jusqu’à s’effacer. Le noir, le noir total, et aucune information à propos de Zeref.

***

Ça bouge, ça bouge … Pourquoi ça bouge ?
Ses prunelles s’ouvrent et dévoilent un monde en mouvement. Le ciel se déplace. Les topazes passent du ciel, à plus bas. Des mains. Kaelia se fait transporter, probablement jusqu’à l’hôpital. Alors, tout est fini ? Plus de guerre ? Que s’est-il passé, pour tous les autres ? Yami ? Zeref ? Kaya ? Zô ? La Yuki inspire profondément et s’apprête à parler, mais aucun son ne lui vient. Rien. Juste le silence douloureux et pesant qui la recouvre une nouvelle fois.

Le mouvement continue encore pendant une éternité, puis s’arrête. La Genin se trouve à l’hôpital, impossible de s’y tromper. L’odeur, les lumières, les gens qui passent, tous équipés de leurs blouses blanches … Ils la déplacent à nouveau, lui arrachant une grimace et un gémissement de douleur. L’avantage, c’est qu’elle sait que ses blessures seront traitées. Elle peut désormais espérer une amélioration, maintenant comme pour le futur … Peut-elle en espérer autant pour le reste, aussi ? Comment va Kiri, finalement ? Qu’est-ce qui reste, après une guerre civile ?

Kaelia ferme les yeux. Impossible de le savoir, pour l’instant. Sa seule certitude est celle d’être en vie. Plus forte ? Peut-être, peut-être pas. Pour le moment, elle n’en sait rien.
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Sam 6 Avr 2019 - 22:24
Aditya n’eut pas même le temps d’entendre la réponse de cet inconnu si familier que le souffle d’une explosion fit trembler la terre sous leurs pieds, renforçant d’autant plus l’affolement général. Son regard s’écrasa sur ses alentours, empreint d’une intense panique alors que les blessés affluaient d’autant plus que la guerre faisait rage à l’extérieur. Pendant un instant, il ne bougea pas, une colère sourde grandissant au fond de lui, animée par les événements récents. Aucune guerre n’est plus atroce qu’une autre… Mais de toutes celles dont j’ai pu être témoin par le passé, celle d’une patrie se retournant contre elle-même... est sans aucun doute la plus exécrable. En venir à blesser, tuer ses alliés d’hier… Et alors que son regard retranscrivait l’étendue des sentiments qui se bousculaient dans son esprit, la paume rassurante d’un Irounin s’échoua sur son épaule. Après un coup d’œil adressé à ce médecin, il sembla revenir sur terre, se rappelant de la raison même pour laquelle il avait rejoint l’hôpital général lorsque la fureur de la guerre civile avait éclaté aux portes du village. Il devait se mettre au travail.


[…]


Aditya essuya d’un revers de manche les gouttes de sueur qui perlaient sur son front alors qu’il terminait de bander les blessures d’un ninja ayant perdu connaissance avant son accès au soin. Il n’aurait jamais cru que concentrer ainsi son chakra curatif, ne serait-ce qu’aux prémices de ce qui lui était possible de faire à l’heure actuelle pouvait tant drainer son énergie.

Alors qu’il s’apprêtait à se relever de ce lit de fortune, installé en plein centre de la salle principale de l’hôpital surchargé de patients, les portes s’ouvrirent de nouveau, amenant avec elle une nouvelle vague de blessés. Prit d’un regain d’adrénaline, le blond se dirigea vers le groupuscule médical qui avait quitté les lieux quelques minutes auparavant, appelés sur le terrain par une escouade shinobi afin de récupérer les corps de leurs confrères tombés au combat. Néanmoins, jamais il n’aurait cru voir le spectacle qui se déroulait devant ses yeux, écarquillés à la vue de ces silhouettes si familières recouvertes de sang, qui, installées sur des brancards, semblaient dépourvu de vie – ou tout du moins, au premier regard. Kaya… Kaelia…. Le noiraud qui s’était entiché de la Yuki était lui aussi présent, portant les mêmes stigmates que les deux femmes. Sans perdre de temps, les médecins compétents les acheminèrent vers une salle à l’écart, conscient de la gravité de leur état. Aditya agrippa fermement le bras de l’un d’entre eux, son regard traduisant l’inquiétude qui avait marqué ses traits l’espace d’un instant, bien vite remplacée par une détermination sans faille.

« Qu'est-ce qui s'est passé ?, demanda-t-il dans un presque murmure, tandis que l’Enseinin lui adressa un regard étonné.
Apparemment, l’un des prisonniers a profité de l’explosion de la prison pour se libérer. Ces quatre-là ont tenté de le contenir à l’intérieur, mais c’était un sacré morceau. Ils ont réussi mais… leur état est plus que préoccupant. Alors j’apprécierais que tu me laisse faire mon travail, à moins que tu ne sois toi aussi capable de soigner les autres. Dans ce cas-là, suis-moi. »

Alors ils sont en vie... Attend. Quatre ? Son regard parcouru la salle un bref instant avant de revenir sur l'Irounin, et d’hocher la tête à sa question passée sous silence.

« Vous avez parlé de quatre personnes, mais je n'en vois que trois. L'un d'entre eux aurait succombé à ses blessures ?
Presque. Mais le Yondaime s'est chargé de le ramener en lieux sûrs. Le pauvre n'aurait pas survécu sans ça, sa marionnette semblait bien amochée. Aller dépêche-toi, nous n’avons pas de temps à perdre. »
Sa qu-... »

…Zô ? Le Yondaime ? Bon sang, mais qu'est-ce qui a bien pu se passer à l'extérieur ?! Il n'eut pas le temps de s'attarder sur ce sujet que ce médecin s'effaçait dans l'une des salles de soins. Aditya le rejoignit au pas de course ; il tâcherait de faire la lumière sur les événements une fois qu'il se serait assuré du bienêtre de ses comparses. Leur sécurité était bien plus importante que tout autre chose à cet instant précis.


[…]


Lorsqu’Aditya pénétra dans le cercle de soins établis par les Enseinin compétents, il dû admettre être surpris par la précision avec laquelle ils avaient pu organiser méthodiquement les étapes nécessaires à la remise sur pied de ces trois ninjas. Chacun d’entre eux avait été disposé sur un lit individuel autour duquel se trouvait deux praticiens veillant à la stabilité de leur état, profondément endormis afin de faciliter l’opération. Il rejoignit son référent ayant prit place face à la silhouette du noiraud tandis qu’il passait une paume recouverte d’une lueur verte au-dessus de son corps.

« Il semblerait que la majorité des dommages soient en interne. Tu te chargeras de cautériser les artères principales et de réparer ses muscles. Nous aurons besoin de nous concentrer exclusivement sur les autres dégâts, si tu pouvais ne serait-ce que nous empêcher d’avoir à nous soucier de cela, ce sera déjà beaucoup. »

Le blond reporta son attention sur le deuxième Irounin qui commençait à découper méticuleusement la peau de son patient à l’aide de son chakra, révélant le piteux état dans lequel se trouvaient ses organes ; certains d’entre eux étaient percés par endroits, signe avant-coureur d’une hémorragie interne. Bien que l’adrénaline bâtait de plein fouet dans ses tempes, Aditya se força au calme et laissa ses bras se recouvrir d’une fine couche de chakra curatif, tandis qu’il adressait une œillade aux médecins. Dans ce cas précis, son rôle était principalement celui d’un soutient ; là où ils s’occuperaient de régénérer les organes – un domaine bien trop haut pour le niveau actuel du blond – il devrait se charger de la régénération des muscles et tissus pouvant porter atteinte à leur travail ; en somme, éviter que leur attention ne soit redirigée sur des blessures mineures.

Une fois que ces derniers aient entreprit la dure tâche de débuter la réhabilitation de ses organes, Aditya ne perdit pas de temps et plongea ses paumes dans la cage thoracique, repérant d’un coup d’œil adroit les principales sources d’écoulement sanguin. Sa respiration se fit plus posée, afin de se forcer à garder un sang froid olympien pendant toute la durée nécessaire à l’opération. Il glissa un regard bref aux corps de Kaya et de Kaelia qui recevaient les premiers soins. Tenez bon, vous deux…

Avec une précision déconcertante, il convoqua un afflux de chakra assez conséquent qui lui permettrait sans nul doute de parvenir à la réparation progressive des principales artères touchées. Néanmoins, il devait veiller à ne pas les surcharger, au risque de créer plus de meurtrissures qu’il ne serait en mesure de soigner. Et se rappelant les soins-test qu’il avait prodigué sur son bras, il y a quelques semaines, il tâcha de trouver le point de jonction parfait entre soin à outrance et absence de soin. Visiblement, cela eu l’effet escompté puisque son chakra curatif entrait en résonance avec les cellules composant ses muscles et ses artères ; ces dernières commençaient d’ores et déjà à se régénérer en puisant dans ses réserves.

Plus les minutes passaient, plus Aditya sentait son chakra siphonné par tous ces efforts. D’un seul coup, il vit le sang restant dans la cage thoracique du noiraud s’élever de lui-même, comme convoqué. Il crut perdre un instant sa concentration, tant surpris par ce geste mais eut tôt fait de se reprendre avant que son chakra ne se disperse et ne gâche ces précieuses minutes de soin en provoquant de nouvelles blessures.

« C’est la première fois que tu vois un Shimazu à l’œuvre ? »

Il interrogea son vis-à-vis du regard, en maintenant sa concentration sur les plaies musculaires.

« Un… Shimazu ?
Un clan passé maître dans la maîtrise du sang, que ce soit le sien ou celui d’autrui. Je te laisse deviner pourquoi un tel pouvoir peut se montrer utile dans une situation pareille. »

Aditya perçu le clin d’œil de la demoiselle à ses côtés, qui, d’après les mouvements de ses mains, semblaient être à l’origine de tout ceci. Il délaissa un sourire ; vraiment, ils avaient pensé à tout. Cela le rassura, d’un côté, de savoir que Kiri avait derrière elle des médecins compétents – ordre dont il espérait bientôt faire partie, une fois sa formation terminée.

« On aurait besoin d’un coup de main par ici ! Sôzô doit aller en renfort à l’extérieur !
Compris. Gamin, t’as bientôt fini ton travail sur les artères et les muscles ? »

Pendant quelques instants, il garda le silence, son attention entièrement focalisée sur les finitions.

« Presque… », glissa-t-il alors qu’il donnait une dernière impulsion à son chakra, afin de recoller les dernières plaies musculaires. « C’est bon., soupira-t-il. Le contrecoup semblait heurter son endurance de plein fouet, mais il lui restait encore assez de réserves pour venir en aide aux autres interventions ; après tout, Kaya et Kaelia comptaient sur lui. Et il n’allait certainement pas les laisser tomber à un moment pareil.
Parfait. Va t’occuper de la jeune fille avec Iasu. »

Aditya hocha la tête, extirpant ses mains avec précaution de cette cage thoracique. Il tâcha d’essuyer, et plus encore de nettoyer le sang ruisselant le long de ses avant-bras avant de s’approcher de Kaelia, qui peinait à s’endormir malgré les drogues administrées par l’un des praticiens. Dans un sursaut, il la vit, le regard vide et hagard, tenter de parler sans qu’aucun son ne passe la frontière de ses lèvres. Il vint poser une main rassurante sur son front, et ne sachant si elle était en mesure de l’entendre, lui confia quelques mots à voix basse ; elle se devait de savoir qu’elle et ses compagnons d’infortune étaient hors de danger.

Il ne sût si l’accalmie qui s’était emparée d’elle était due aux drogues ou à ses paroles ; néanmoins, il était clair que la jeune femme était tombée dans un profond sommeil. Il avisa un regard vers ce fameux « Iasu », le questionnant sans faire usage des mots dans quelle situation elle se trouvait.

« Elle n’a que des blessures externes, heureusement. Mais elles sont profondes, et certaines n’ont pas cessé de couler depuis son arrivé. Ça pourrait dégénérer si on ne s’y met pas rapidement. Je me chargerais de celles proches des points vitaux, si tu pouvais t’occuper du reste en veillant à ne pas en provoquer de nouvelles, ça m’enlèvera une belle épine du pied – et surtout, je pourrais venir en aide à un autre patient bien plus vite.
Aucun problème. »

Ses paumes se recouvrirent de nouveau d’un manteau verdâtre alors qu’il plaçait chacune d’entre elles sur deux des entailles profondes qui parcouraient le corps de la jeune Yuki, un sentiment de culpabilité emplissant son cœur l’espace d’un instant. Quelle idée avait-elle eu de se lancer ainsi à la poursuite d’un prisonnier, alors que quelques semaines auparavant, elle apprenait encore les ficelles de l’entrave à ses côtés ? L’afflux de son chakra se fit bien plus concentré pendant ce bref moment d’égarement, si bien qu’au lieu de parvenir à refermer la plaie, celle-ci gagna en profondeur. Se rendant compte de son erreur soudaine, il rectifia le tir aussi vite qu’il le pu, ce qui n’échappa pas au regard réprobateur de l’Irounin à ses côtés.

« Un conseil... ne te laisse pas envahir par tes sentiments. Lorsque tu soignes un patient, tu dois garder la tête froide. Ça n’est pas en te laissant aller qu’ils guériront plus vite. »

Il n’alla pas plus loin dans ses remontrances, conscient que le jeune homme avait reprit le contrôle de la situation et que la plaie commençait à se colmater grâce au chakra curatif. Aditya, lui, ne dit mot. Il était pleinement conscient de combien que ce moment d’égarement aurait pu lui coûter. Fort heureusement, la suite se passa sans encombre, puisque les deux lacérations sur lesquelles il eut travaillé avaient laissé place à une peau régénérée, sans aucune trace de leur passage.

Alors qu’il s’attelait encore et encore à soigner de nouvelles plaies, aussi profondes que les précédentes, la jeune femme fut parcourue d’un soubresaut, si bien qu’il cru l’avoir de nouveau blessée. Il adressa un regard inquiet à son duo, les sourcils froncés.

« Quelque chose ne va pas ? Les drogues… elles ne font plus effet ?
Bien sûr que si. Tu n’y es pour rien, elle rêve, tout simplement. Ça n’est pas étonnant, j’imagine que ce qu’elle a dû voir là-bas – ou subir – a dû laisser des marques. Malheureusement… nous ne pouvons soigner que son corps. »

L’ombre de l’inquiétude passa sur les yeux d’Aditya alors qu’il poursuivait sa tâche méticuleusement. …Qu’as-tu bien pu vivre sur ce champ de bataille ?


[…]


Lorsqu’Aditya eut terminé de colmater les plaies de la jeune femme et nettoyé ses mains de tous germes possibles infectieux, son comparse le guida vers le lit de Kaya qui nécessitait bien plus d’attention et de soins que les deux genins, au vu des blessures internes qu’elle avait encaissé. Délaissant un dernier regard au noiraud et à la Yuki, il rejoignit l’équipe chargée de venir en aide à sa senseï. Tout comme le jeune homme dont il avait assisté les soins plus tôt, sa cage thoracique était ouverte à la vue de tous, tandis que la Shimazu s’évertuait à drainer et transfuser à nouveau le sang afin de faciliter le travail des Enseinin. Et le moins que l’on puisse dire… c’est qu’ils avaient tout l’air d’être surchargé par la masse de travail qui les attendaient.

« Te revoilà. Il te reste assez de chakra ?
Je peux gérer ce côté-là. Qu’est-ce que je dois faire ?, demanda-t-il sur un ton presque essoufflé, tant son énergie s’était retrouvée drainée par ces soins cumulés.
Je crains devoir trop t’en demander, mais nous n’avons pas le choix. Il va falloir que tu t’occupe de réparer son foie. Ses poumons et son intestin sont une priorité absolue, mais la perte de cet organe pourrait, outre détériorer son existence, l’empêcher de poursuivre une voie de ninja convenable. Et le temps presse. Si tu ne t’en sens pas capable, dis-le-moi franchement. Sinon… au boulot. »

L’espace d’un instant, Aditya fut surpris d’une telle demande étant donné son niveau actuel en Iroujutsu ; hormis sa réserve de chakra entamée et une fatigue croissante, ses simples connaissances auraient suffit à le faire douter. Mais… Il ne pouvait laisser Kaya dans un état pareil, d’autant plus s’il était en mesure de ne serait-ce qu’essayer de lui apporter les soins nécessaires. Certes, ce serait un bond dans l’inconnu, exempté de toutes pratiques, néanmoins… il se devait de tenter le tout pour le tout. Il releva ses manches une fois de plus, relevant un regard déterminé envers son vis-à-vis.

« Dites-moi simplement comment gérer mon chakra pour un organe, je m’occuperai de donner l’équivalent nécessaire.
Pour un foie, il te faudra répartir l’équivalent en chakra d’une blessure profonde, disons… peut-être le double de celles que tu as soignée sur la jeune fille là-bas. Je te fais confiance, ne fait pas tout capoter. C’est de notre Sanjikan que l’on parle. »

Il hocha la tête à sa demande, pleinement conscient de la gravité de la situation. Faisant fi de l’épuisement qui l’accablait, il plongea sa paume dans la cage thoracique de la Yuki, entourant d’une étreinte précise ce précieux organe. Les tenketsus de son bras s’ouvrirent uns à uns afin de conférer la concentration voulue à son flux de chakra.

Pendant de longues minutes, Aditya tâcha d’épauler au mieux les Enseinin présents, consacrant toute son énergie à la multiplication des cellules organique, répétant inlassablement les enseignements d’Harumi et ceux qu’il s’était inculqué par lui-même. Tout du moins… jusqu’à ce que sa vue ne se trouble profondément, le forçant à relâcher sa prise. Il recula de quelques pas, surpris par la propre réaction de son corps, tandis que l’Irounin qui l’avait accueillit pris la parole, et ce bien malgré ses occupations actuelles.

« A quoi tu joues gamin ? Si tu as atteint ta limite, retire-toi de l’opération.
…Je vais bien. J’ai simplement besoin… de quelques secondes. », répondit-il, haletant sous le poids de la fatigue.

Aditya se sentait éreinté en tout point. Ses muscles le faisaient affreusement souffrir, sa respiration, elle se faisait plus courte, restreinte, comme s’il venait de courir sur des kilomètres et des kilomètres sans s’arrêter. Il déglutit, sa paume demeurée immaculée s’abattant sur les draps, afin de reprendre contenance. Il sentait un onde de chaleur parcourir son corps, comme si elle l’invitait à prendre du repos. Sa tête se mit à tanguer, l’espace d’un instant, alors qu’il déposait un regard sur cet organe qui avait désespérément besoin de son aide. Prenant une ultime respiration, ses doigts entourèrent ce morceau de chair une nouvelle fois, tandis qu'une onde verte parcouru l’entièreté de l’organe, aussi claire et précise que son esprit pouvait, non, devait le lui permettre.

Était-ce par excès d’égo, par peur de se voir échouer ou simplement une détermination profonde, portée par le désir de venir en aide à son senseï qui le forçait ainsi à repousser ses limites ? Au fond, Aditya n’en avait aucune idée. Cela n’avait plus d’importance à ses yeux, que ce soit la raison pour laquelle il était venu, ce qu’il ferait s’il échouait, s’il allait échouer… tout ce qui comptait, c’était l’instant présent, et le poids de la responsabilité qui pesait sur ses épaules, un poids qu’il acceptait pleinement.

Finalement, il relâcha un souffle qu’il n’avait pas réalisé retenir, une fois que l’organe entre ses doigts apparaissait à sa vue complètement guéri des lésions qui avaient pu le parcourir plus tôt.

Pendant tout ce temps, l’Irounin l’avait couvé d’un regard critique, sans qu'il ne l'ait remarqué, veillant à ce qu’il ne détruise pas l’avancée de leurs soins à cause de son comportement irréfléchit.

« Assied-toi. L’opération est bientôt finie, récupère tes forces. »

Les minutes passèrent sans qu’Aditya ne le réalise réellement, l’esprit embrumé. Il nettoyait sa paume tâchée de sang sans réellement la voir, jusqu’à ce que chacun des trois ninjas ait été déplacés à l’étage afin de s’éveiller dans les meilleures conditions possibles. Alors que la salle devenait vide par l'absence des Enseinin ayant recouvré leurs occupations auprès d’autres patients, l’un d’entre eux demeura face à Aditya ; il reconnu sans hésiter l’Irounin qui l’avait embarqué dans une telle épopée. Un long silence s’installa entre eux avant qu’il ne daigne le briser, arborant un ton réprobateur.

« La détermination avec laquelle tu as apporté tes soins, et ce malgré tes maigres connaissance force au respect, cela... je dois bien te l’accorder. », sa voix devint plus acerbe et tranchante alors qu’il continuait dans son discours. « Cependant, bien que tu ais su te maîtriser et ne pas laisser ton chakra exploser, ne recommence plus jamais ce que tu as fais tout à l’heure. Tu as mis en péril la santé de notre patiente qui aurait pu se voir amputée de son foie. Ne t’avise plus de parier sur la vie de quelqu’un. Ça n’est pas comme cela que tu deviendras un médecin compétent. Je ne sais pas quelle rage tu portes en toi, mais elle n’est certainement pas à utiliser de cette manière. Me suis-je bien fais comprendre ? »

Aditya laissa filtrer un murmure approbateur, ne réalisant qu’à l’instant à quel point son comportement de plus tôt avait pu être critique. Et alors que les pas de l’Irounin le guidaient vers la sortie, il adressa des dernières paroles à son encontre.

« Néanmoins… Si d’aventure tu cherches à apporter ton aide de nouveau, reviens à l’hôpital en demandant à voir « Ōgai ». Je serai ravi de t’apprendre à maîtriser tes défauts. Tu as de quoi apporter beaucoup à ce village, si tu sais comment employer cette force correctement. Quant à la Sanjikan et les enfants qui l’accompagnaient… Ils auraient bien besoin d’un œil attentif pour s’assurer de leur état cette nuit. »

Une proposition incertaine, laissée à son encontre. Aditya releva un regard dans la direction de ce fameux Ōgai qui traduisait toute la gratitude qu’il ressentait à son égard, tant pour avoir couvert ses écarts de plus tôt que pour lui tendre la main à cet instant présent. Il le vit hocher la tête, imperceptiblement, avant de disparaître dans l’encadrement de la porte.

Quelques minutes plus tard, Aditya rejoignit la chambre dans laquelle ils avaient tous trois étés installés pour la nuit, bien déterminé à s'assurer que tout se passe sous encombre, et que rien ne trouble leur repos.


[…]


Alors que le manteau nébuleux de la nuit retombait sur le village caché de la brume, il dissipait avec lui la souffrance et le deuil qui avait emporté plus d’un shinobi. Kiri pourrait débuter sa reconstruction à l’aube, et ramener l’espoir dans le cœur de ses habitants… il le fallait. Aditya avait foi en la ferveur qu’ils mettraient à l’ouvrage. Aussi petit que puisse être son impact sur ces changements, en sa seule qualité d’homme… il tâcherait de donner tout son cœur à l’ouvrage, pour ramener ce village à sa grandeur passée.

Mais pour l’heure… son seul rôle était de veiller sur ces trois silhouettes endormies, afin de s’assurer que rien ne puisse en travers leur sommeil réparateur qu’ils méritaient amplement, après tous ces efforts déployés afin de protéger leur patrie. Il prit place sur l’une des chaises près de la porte, ses coudes reposant mollement sur ses genoux. Et bien qu’il sache qu’aucun d’entre eux ne pouvaient l’entendre, il ne put s’empêcher de murmurer quelques mots, résultat de pensées éparses ayant franchi la barrière de ses lèvres.

« …Tâchez de reprendre des forces. Le village a encore besoin de vous. »




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Dim 7 Avr 2019 - 3:54




« KOUMYŌ »
光明
espoir




Voilà qui était étrange. Indemne, sa tenue n’ayant pas subi la moindre anicroche, Xûen se sentait presque coupable de n’avoir essuyé ni balafre ni hématome, malgré les combats. Seule la poussière et le sang séché auparavant sur la lame témoignait de son effort de guerre, là où d’autres se retrouveraient marqués à vie par les sépulcrales stigmates de cette folle querelle intestine.

Il ne fallut pas longtemps après diverses tâches à accomplir, parmis lesquelles communier avec ses pairs gradés sur la suite des événements à entreprendre -du moins ceux capables de tenir une discussion- pour que le Mirage prenne la direction de l'hôpital. Une partie de lui voulait rendre visite aux blessés et remonter le moral des troupes. L’autre mettre la lumière sur cette affaire et comprendre chaque tenant et chaque aboutissant de la situation ; il n’était pas possible d’en juger autrement.

Quand il passa les portes de la petite cité médicale, il contempla le nombre de blessés de ses propres yeux, ce qui était autre chose que les nombreux kanjis les énumérant, listant meurtris et pertes. L’un des employés de l’endroit, qui tenait encore debout comme si la volonté divine avait protégé le havre de paix, hocha la tête vers lui pour le saluer. C’était le Eiseinin qu’il avait dépêché plus tôt accompagné de quelques élites pour couvrir l’endroit et il suffit d’un regard entre les deux hommes pour se tenir informés de leurs situations respectifs avant que chacun vaque à ses occupations.

Le sabreur avait beaucoup de qualité, éparses et diverses, mais les soins n’en faisaient malheureusement pas parti. Son enseignement lui avait appris à ôter la vie et à la défendre, mais en aucun cas à la prolonger. Il avait trop vite abandonné la Voie de la Prière pour cela.

Le pragmatisme ne l’avait toutefois pas quitté, alors il attrapa la liste des patients qui ne semblait pas en finir. À une vitesse très respectable, il lâcha le calepin aux bordures gravées et jeta un dernier regard derrière lui à Tsukiyomi, s’élevant inlassablement dans les cieux, moins rayonnante que son pendant mais tout aussi ravissant.

Le nom du bras-droit était listé, il avait deviné sa présence ici en remarquant son absence dans les quartiers provisoires des têtes pensantes rescapées. Maintenant informé de sa localisation, il disparut dans un courant venteux pour arriver à l’étage visée. Ralentissant drastiquement, le grand brun à la peau mate pénétra dans une chambre plus ou moins vaste déjà occupée par plusieurs shinobis alités et un autre assis, qui semblait les veiller.

Doucement, il glissa à ses côtés, toutefois encore debout. « Et possiblement de toi. Tu as l’air éreinté, wakamono*. » Lâcha-t-il sur un ton calme et bas pour laisser le repos du juste à ceux qui le méritaient vraisemblablement bien plus que lui. Xûen de Shambala ne se permit toutefois pas de l’invectiver à se retirer pour dormir. Peut-être étaient-ce ses amis allongés là. Peut-être avait-il besoin d’être ici.


jeune homme*




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Dim 7 Avr 2019 - 10:38
Suite de ce rp

L'aube se levait sur un jour nouveau, teintant le ciel de pourpre. Les combats qui avaient éclaté la veille au soir avaient rapidement prit fin. Car plus l'on attaquait le village de la brume, et plus ses occupants étaient réactifs. Forts de leurs expériences, les shinobis tout comme les civils avaient vivement agit. Chacun savait ce qu'il avait à faire. Les mesures d'urgences mises en place avaient été aussi efficaces que les Kirijins. Si bien que comparativement au nombre de blessés, aux bâtiments tombés, les pertes en vies humaines étaient assez faibles.

Le traître responsable de tout cela avait été défait. La nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre, portée principalement par Saji et Shitekka. Et tandis qu'ils s'étaient occupés de faire cesser les combats encore en cours, Akane elle s'était dirigée vers l'hôpital afin d'y apporter trois nouvelles personnes. L'une d'entre elles était encore consciente : Arata, son courageux élève qui n'était pas vraiment blessé mais épuisé. Ils avaient croisé en chemin un groupe d'eisei-nin qui les avaient aidés à transporter les deux autres : Inja et Ikkaku. Quand tout le monde fut à bon port, et qu'elle fut certaine qu'ils soient bien pris en charge, l'alchimiste les laissa sur place. Non pas car elle n'avait rien à faire à l'hôpital, au contraire. Mais elle en ressorti afin de s'assurer que ses autres proches allaient bien.

Des proches. C'était assez étrange pour quelqu'un d'aussi solitaire qu'elle. Et pourtant, c'était bien cela. Car si elle savait que son partenaire de vie, son ami et son plus jeune élève étaient en bonne santé, elle s’inquiétait pour les autres. Et le premier qu'elle rencontra fut Jun, qui venait tout comme elle à sa rencontre. Qui l'informa de l'état de Wutu-Fuku, dont elle n'avait enregistré ni son empreinte chakratique ni son odeur dans sa mémoire. Rassurée, elle chercha alors le dernier. Ce fut plus difficile, mais elle fini par s'assurer de sa santé à son tour. Elle fila ensuite à l'orphelinat. Et bien qu'ils avaient été laissés aux bons soins de Harumi et qu'ils étaient sains et saufs, ce qu'il se passait à l'extérieur ne laissait pas les enfants indifférents. Rappelant pour certains des mauvais souvenirs. Alors ce ne fut pas sous forme humaine qu'elle les rassura, mais sous la forme féline avec laquelle ils l'avaient vue la première fois. Les apaiser prit du temps, mais en valait la peine.

Ce fut donc au petit matin qu'elle en sortit, lorsqu'ils furent tous enfin endormis. Elle leva les yeux vers le ciel, observant le jour qui se levait. Et bien qu'il était habituellement difficile de voir tous les bâtiments à cause de la brume, la tour du mizukage n'était malheureusement pas cachée par celle-ci ce jour-là. Un symbole était tombé. Tout comme Watanabe Shiori elle-même. Pourtant, maintenant que les combats étaient terminés, l'on pouvait aisément voir la ferveur avec laquelle les Kirijins s'entraidaient. Dans chaque rue la menant jusqu'à l'hôpital, elle pouvait voir là une famille aider leurs voisins. Ici un enfant rassurer un adulte en larmes. Et là-bas, un riche propriétaire proposer de se rassembler autour d'un déjeuner collectif, dans son vaste salon. Elle-même aidait les gens qu'elle croisait comme elle le pouvait. Grâce à ses dons sensoriels, sa force, ses connaissances ou de simples paroles rassurantes. Chaque Kirijin prenait exemple sur une femme courageuse, leur kage, qui avait donné sa vie pour venir à bout du traître. Et ce symbole marquant de l'ultime sacrifice pour sauver un village sous sa protection donnait de la force à tous ses habitants.

Bien plus que s'ils savaient qu'une inconnue, une simple chûnin, avait porté le coup de grâce. C'était moins héroïque, moins marquant. Là, grâce aux trois corps de Shiori, Yami et Kewashiioke qui avaient été retrouvés les uns à côté des autres, on devinait qu'ils s'étaient entre-tués. Cela marquait bien plus les esprits. La rumeur circulait déjà, donnant toujours plus de courage aux gens qui l'entendaient. Et emplissait de joie le cœur de la métamorphe. Celle-ci entra dans le grand bâtiment, dans lequel régnait une ambiance digne d'une fourmilière. Il restait encore beaucoup de monde à sauver, si on ne voulait pas que la liste de ceux tombés au combat s'allonge. Et bien qu'elle soit physiquement épuisée, la Yasei aiderait aussi. Ces derniers jours avaient été particulièrement fatigants, mais elle ne faillirait pas. Alors elle se dirigea directement vers la place qui était la sienne ici : au laboratoire. Anti-douleurs, somnifères, et même pilule du soldat pour tenir trois jours et trois nuits : voici en partie ce qu'elle fabriquerait ces prochaines heures. Pour soutenir le formidable travail des médecins.

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Dernière édition par Yasei Akane le Lun 8 Avr 2019 - 23:21, édité 1 fois
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Lun 8 Avr 2019 - 14:52
Aditya se délecta de cette sensation de quiétude qui s'emparait de ses muscles endoloris, lui qui s’était jeté sans réfléchir dans la démesure en cette soirée guerrière. Ses épaules s'affaissèrent, abandonnant le poids de l'inquiétude. D’après les rumeurs qui circulaient entre les Enseinin au sein de l’hôpital, bon nombre des gradés de Kiri étaient à déplorer sur le champ de bataille… une seule question demeurait encore ; qui étaient-ils ? Dame Watanabe aurait-elle succombé elle-aussi, entrée de plein fouet au cœur de cette poudrière ? Qu’en était-il de Sabaru, qu’il avait croisé au pied du Palais de la brume qui n’était désormais plus qu’un vague souvenir, une rémanence familière qui tiraillait le cœur de chacun des habitants ? Qu'en était-il des dégâts matériels que le village avait essuyé à l'aube de ce renouveau ? L'hôpital avait certes été épargné par ces assauts fratricides, mais rien ne lui assurait que cette chance avait touché d'autres installations centrales ; qu'était-il advenu du centre d'opération de la Kenpei, du grand Dojo, de l'orphelinat ou bien même les différents quartiers claniques ? Reikan... J'espère que tu n'as pas été prise entre deux feux, notre senseï a déjà fait les frais d'une telle assurance.

Ces interrogations avaient emporté son esprit à bien des lieues de la pièce dans laquelle où il se trouvait, la fatigue qui roulait sur ses épaules n’aidant pas à le ramener sur terre. Mais une voix inconnue y parvint, bien que le ton soit éminemment calme, par respect pour les trois silhouettes endormies devant lui. Le blond glissa une œillade à l’homme qui avait pénétré la pièce, dont le visage lui était en tout point inconnu. Des cheveux noirs de jais, encadrant un visage aux allures sérieuses, mais néanmoins empreintes d'une pointe d'espièglerie. Aditya tâcha d'abandonner sa méfiance habituelle au profit d’une expression préoccupée, comprenant que si d’aventure il était parvenu en ces lieux pour abréger la vie de leurs blessés, il n’aurait très certainement pas pris le temps de s’enquérir de sa propre santé ou de perdre tant de temps en discours inutiles. Son regard vagabonda sur chacun de leurs visages inconscients, tandis que ses doigts trituraient les phalanges de sa main jumelée, l’air absent.

« J’imagine, oui. Nous avons tous notre rôle à jouer. J'aurai simplement souhaité que le leur ne les amène pas aux portes de l'autre monde. », glissa-t-il sur un ton solennel.

Maintenant sa voix au plus bas afin de conférer aux hotages de Morphée un repos exempt de tout aléa inutile, il questionna cet inconnu sur la raison de sa venue, d'autant plus qu'aucun souvenir de lui ne faisait écho à son esprit.

« N’y voyez pas une quelconque impolitesse de ma part mais… qui êtes-vous ? Je crains de ne pas vous avoir encore croisé au sein du village – ou tout du moins, à l’époque où les rues n’étaient pas jonchées de débris. »

Et alors qu’il attendait la réponse de cet inconnu avec une curiosité modérée, son attention fut attirée par un léger grognement. Un coup d’œil suffit à s’assurer de sa source ; l’un d’entre eux venait de se soustraire à son sommeil. Aditya retint un long soupir de soulagement ; ils étaient hors de danger.




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Lun 8 Avr 2019 - 19:33




« KOUMYŌ »
光明
espoir




Le flavescent aux traits fins, presque féminins, semblait atterré par la situation. Qui pouvait lui en vouloir ? Ses efforts conjoints à ceux des hospitaliers -que Xûen ignoraient- lui avaient valu une fatigue harassante mais saine, que chacun devrait avoir ressenti au moins une fois pour être une personne accomplie.

Sans se formaliser sur ses dires, qui restaient polis, respect se devant d’être donné que certains énergumènes avaient sûrement oublié et perdu dans les décombres de leurs chaumières, le Jônin ne bougea pas d’un iota, surplombant couchés et assis.

Fut un temps il se serait sûrement laissé aller en une tirade sur ces fameuses portes de l’autre monde. Sur la façon qu’elles avaient de s’ouvrir et de la dimension métaphysique qu’il y avait derrière. Pour l’heure, il se contenta de rester aussi inexpressif qu’à l’accoutumée le doré de ses yeux parcourant le lit accueillant Kaya qui semblait se remettre. Aucun n’avait été défiguré ou démembré. Leurs rôles n’avaient donc pas été si punitifs ; ils exerceraient demain ou plus tard ce même métier dangereux sans séquelles ou presque. En cela, le trio était moins à plaindre que nombre d’autres.

« Xûen. Jônin de Kirigakure. » Ni vanité ni de particulière éloquence à dénoter. « Ce n’est pas étonnant, j’ai beaucoup voyagé récemment. Je ne crois pas t’avoir déjà vu non plus, ni lu quoi que ce soit sur toi. » Ou bien il était faible, ou bien il ne se démarquait pas. Peut-être était-ce aussi un élément récent ou non susceptible de causer des troubles. L’inconnu était de mise mais ça ne sembla pas le déranger outre-mesure.

Voilà que l’un des trois protagonistes au sommeil plus léger sembla s’extirper de son accalmie. Tournant l’oeil vers lui, il resta dans la même position, curieux de voir ce que les blessés avaient à dire ; et plus spécialement la plus âgée d’entre eux.





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Lun 8 Avr 2019 - 22:52

Un grand trou noir. Voilà à quoi ressemblait sa mémoire lors de ces dernières longues heures. La dernière fois qu’elle avait eu un si grand vide à ce niveau-là était lors d’une consommation bien trop excessive d’alcool, avec Shiori lorsqu’elle n’était pas encore Mizukage, et un certain Inja, mystérieux manipulateur Hikariton qui avait dû lui rafraichir la mémoire le lendemain matin. Bref, un véritable blackout. Mais cette fois-ci, c’était bien plus important, car la raison de ce symptôme était la suivante : ses blessures l’avaient faite s’évanouir, et elle avait dû se faire opérer en urgence à l’hôpital.

Cette qui détestait qu’on la voit dans un état autre que lorsqu’elle était parfaitement apprêté se trouvait aujourd’hui allongée sur un lit, en pleine convalescence, avec des vêtements en partie déchirés et des grands pansements présentant des tâches de sang par endroits. Pas vraiment dans sa tenue la plus sexy, donc. Mais l’important était ailleurs, elle était vivante, et ça, c’était déjà presque un miracle. Ses blessures étaient sérieuses, et la voilà qu’elle réouvrait lentement les yeux à la couleur glaciale, sa vision étant encore floue et sa tête terriblement lourde.

« Ah… »

Elle pousse un petit soupir, avant qu’un mouvement un peu trop brusque au niveau de son torse lui rappelle que ses blessures n’étaient pas encore complètement guéries. Elle gémit de douleur et retourne à sa position nominale, allongée les bras le long du corps. Elle regardait le plafond, et entendait quelques voix qu’elle avait du mal à reconnaître tant son esprit était encore embrumé. Ses poings se serraient contre les draps du lit d’hôpital alors qu’elle se remémorait ce combat, et son ultime technique qui était à double tranchant.

« Est-ce que quelqu’un peut me répondre… ? Les genins qui étaient avec moi, ils sont toujours en vie, hein ? Hakyo me l’avait dit, mais j’espère qu’entre temps, il n’y a pas eu de complication. »

Dit-elle avec un ton hésitant et une respiration difficile, en espérant que les voix qu’elle entendait se trouvaient dans la même pièce qu’elle, et qu’elle serait à son tour entendue. Mais soudain, la voilà prise d’une angoisse : combien de temps était-elle restée inconsciente ?! Si ça se trouve, elle était en convalescence depuis bien plus de temps que prévu.

« Quelle date on est… ? Je me souviens d’avoir combattu Obayo, d’avoir utilisé ma plus puissante technique… Et puis une grande douleur. Depuis, plus rien… »

Elle espérait vraiment ne pas parler seule, sinon, elle passerait vraiment pour une folle. Mais à vrai dire, elle était totalement perdue, et avait besoin d’être rassurée.


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Mer 10 Avr 2019 - 20:39
Le néant total. Je n'avais jamais connu de telle période de sommeil, dans ma vie. Il n'est pas naturel, celui-là, ce qui peut facilement expliquer qu'il soit si anormalement long. Mais il n'est pas éternel, heureusement... Mon réveil finit par sonner, même s'il ne fait aucun bruit. J'ouvre les yeux, difficilement, et je ressens une vive douleur au ventre... Par réflexe, ma main vient vérifier que... je suis soigné... Des bandages, alors je suis hors de danger ? Mais pourquoi ai-je mal ? Est-ce dans ma tête ? J'appuie, ce n'est pas mouillé, donc le sang ne doit pas couler... Je sens peu à peu la douleur s'estomper, pour finalement disparaître presque totalement... Ce n'était que dans ma tête, alors.

J'ai les yeux ouverts, mais j'ai du mal à percevoir ce qu'il se passe dans cette pièce... Je tourne la tête, n'arrivant de toute évidence pas à parler, et je vois une blonde et... une brune, mais pas n'importe laquelle. Elle est là, mon tout, mon monde, ma Kaelia... Et elle est vivante, sinon elle ne serait pas dans un lit d'hôpital mais dans un sac mortuaire. Une larme s'écoule, je suis soulagé, elle est bien vivante, celle qui ne devait pas mourir là-bas... De tous, il fallait qu'elle survive, et elle est là. Que Kaya et moi ayons survécu est aussi une bonne chose, bien entendu... Mais où est le marionnettiste ? Oh, le pauvre a dû périr... Je me dis que nous avons bien été chanceux, finalement... Ou peut-être est-il simplement dans une autre pièce ? Oui, je vais plutôt penser ainsi, de manière optimiste.

Qui est présent, à part les blessés ? Un homme, aux longs cheveux blonds... Sa tête ne m'est pas inconnue, mais je ne le connais pas, c'est une certitude. Le dernier, par contre, est un parfait inconnu. Pourtant, as prestance et son allure ne permettent pas d'imaginer qu'il s'agisse d'un simple ninja de bas rang... Un civil encore moins. Enfin, les apparences peuvent être trompeuses, et il peut aussi bien s'agir d'un sale type, faible, de surcroît. Je ne suis pas en mesure de juger de cela, et je n'en ai pas l'envie ni le besoin de toutes façons. J'hésite à prononcer des mots, car ma moitié dort encore, et que je ne connais pas particulièrement les autres... Et la Yuki a bien failli tous nous tuer, même si je ne lui en veux guère, que suis-je censé lui dire ? "Je ne te vous en veux pas ?" ... "Bonjour, bien dormi ?"... Non, absurde, elle est une haut gradée de ce village, je ne peux censément pas lui parler de manière si informelle... Alors j'opte pour une phrase plus... Formelle.

"Kaya-sama, ce fût un honneur de me tenir à vos côtés dans ce combat... improvisé."

Ma voix est faible, après tout je n'ai pas parlé depuis au moins aussi longtemps que je ne dors, si ce n'est plus, étant donné que même avant cela, je n'avais pas prononcé beaucoup de mots... Je tourne alors la tête vers le reste de l'assemblée, affichant toujours mon air maussade...

"L'un de vous fait-il partie de ceux qui nous ont soigné ? Si oui... Merci de l'avoir sauvée..."

Ne pas aimer parler aux gens ne m'empêche pas de remercier... Mais pas pour moi, surtout pour elle, car je n'aurais pas supporté de la perdre.


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Merci Mappy pour le kit <3
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Merci Shimi pour le beau louloup <3
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Jeu 11 Avr 2019 - 0:29




« KOUMYŌ »
光明
espoir




D’abord, la plantureuse manieuse de la Glace du clan Yuki vint à les rejoindre et ne tarda pas à montrer de l’animosité formée au creux de ses poings. Envers sa propre faiblesse ou une potentielle erreur ? N’étant pas là au moment des faits, il laissa planer le doute et s’adjoignit de quelques mots en sa direction, pensant que le blond aurait sûrement mieux à lui servir pour ce qui était des informations sur cette partie de la nuit. « Si je ne m’abuse, ils sont à vos côtés, ici-même. » C’était tout ce qu’il avait pu tirer de prime abord des rapports d’entrée. Ces trois-là venaient ensemble dans un petit lot de fortunés.

« Moins d’un jour. » Pour le reste, il ne saisit pas l’étendue du propos alors Xûen préféra ne pas étaler son ignorance.

Ce fut donc le jeune garçon qui s’éveilla en second, comme une deuxième naissance après la débandade de la nuit qui avait jeté l'opprobre sur le village. Et ce dernier chercha vite du regard le troisième alité, allant jusqu’à verser une larme. Ce n’était somme toute pas très viril ni même shinobi dans l’essence du terme, mais il avait des circonstances atténuantes, après tout. Sans fixer quiconque, il fit voleter son regard de personne en personne, ses bras simplement croisés devant lui.

Son regard croisa le sien et le Mirage n’exprima littéralement rien au travers du mordoré de ses pupilles.

Ce n’était pas difficile ni savant de comprendre que le brun tenait à l’autre gamine encore en proie au sommeil réparateur. Comprenant que son anonymat empêchait toute aide à la naissance d’un nouvel espoir, laissant la tâche à plus qualifié que lui, il pivota doucement en se séparant du mur et tourna le dos à la petite assemblée.

À mesure qu’il avançait dans le couloir traçant une ligne parfaitement droite, il entendit pour la première fois depuis son retour la petite voie insidieuse de la partie qu’il cherchait à tout prix à éviter par la méditation, l’entraînement et ses diverses bonnes actions.


Tu as donné ton sang pour Mizu no Kuni, tu as servi de ciment pour les briques qui ont été détruites hier, mais aujourd’hui tu n’es Personne. Tu n’as pas agi pour la gratitude, mais ton nom a été oublié au milieu de la mer de nombreux autres. Elle avait raison. Si tu étais sagement resté à Kaze no Kuni en ayant fait la moitié de ce que tu as fait ici, Nima serait vivante. Tes frères aussi. Tu n’as de Mirage que le sens au premier degré. Une belle illusion dans laquelle tu t’enivres. Les derniers qui te portaient du respect sont morts ou seront enterrés dans les jours à venir. Ce n’est pas étonnant que la Voie Moniale se soit fermée à toi.



Sa mâchoire se crispa tandis que de l’extérieur, son seul geste fut de serrer le poing le long de sa hanche, à en faire blanchir les jointures sous son épiderme pourtant hâlé.






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Jeu 11 Avr 2019 - 18:32
Aditya ne devrait pas s’étonner d’apprendre que la personne qui se tenait en face de lui était un Jônin, de par la prestance qui s’échappait de ses gestes ; après tout, les seuls gradés auxquels il avait eu à faire se trouvaient ici, à l’hôpital ; Kaya, sa senseï allongée dans ce lit et inconsciente, ainsi que Kagai Inja, le chef des armées dont les rumeurs attestaient de sa présence en ces lieux sans qu’il n’ait pu les vérifier par lui-même. Il ne doutait pas que sa réaction aurait certainement été la même s’il avait rencontré d’autres visages inconnus, quelle que soit la place qu’ils tiennent dans le village.

« Je suppose que ça n’a rien d’étonnant, je ne suis rien de plus qu’un homme ordinaire, enrôlé il y a quelques mois. Beaucoup d’autres doivent partager la même histoire. », glissa-t-il à voix basse en délaissant un sourire respectueux à Xûen.

La voix claire de Kaya brisa le silence que son corps avait tant de temps maintenu dans un profond sommeil, un air perdu et hagard s’emparant de ses traits. Si la première réaction qu’il ut fut de se relever précipitamment, il se força bien vite au calme afin de respecter la convalescence des deux genins encore en train de récupérer de leurs blessures. Échangeant un regard bref avec le Jônin, il s’avança à pas lents vers le lit de la Yuki éveillée, ses mains trouvant un confort rassurant dans les poches de son pantalon d’uniforme. Pour la première fois à son encontre, son regard se teinta de douceur et de compassion en voyant à quel point elle peinait à se relever. Il ne put s’empêcher de s’en penser en partie coupable, étant donné son écart de plus tôt, bien que la majorité de ses blessures rémanentes n’aient pour source que celles essuyées sur le champ de bataille.

« Ne forcez pas trop senseï, vos blessures sont encore fragiles. Et… oui, ils sont encore en vie tous les trois. Deux d’entre eux sont ici avec vous, le troisième se trouve dans une chambre adjacente. »

Quant à sa question au sujet des diverses complication, il tâcha de taire son cas personnel pour le moment : sa franchise ne tarderait pas à le rattraper dès lors qu’ils ne seraient plus en si grande compagnie. Il se rapprocha un peu plus afin qu’elle soit en mesure de discerner ses traits familiers malgré la position déplaisante que lui infligeaient ses muscles.

« Le coup d’état a eu lieu hier dans la soirée avec l’explosion des geôles et du Palais de la brume. Ça ne fait que quelques heures que vous dormez tous trois, douze, tout au plus. »

Son regard fut attiré par la silhouette du noiraud qui elle aussi ne cessait de s’agiter à l’aube d’un éveil improvisé. S’il avait fermement veillé à ce que le ton de sa voix n’entrave en aucun cas leur repos, aucun doute ne subsistait quant au fait que ces trois téméraires n’allaient pas demeurer plus longtemps dans l’inactivité. Aditya remarqua l’étincelle qui habitait son regard et l’inquiétude qui marquait sa voix lorsque ses yeux se déposèrent sur la silhouette morphéenne de la jeune Yuki. Et bien qu’il se refuse à une quelconque gloire, il tâcha tout de même de répondre à ses interrogations.

« Elle a encore besoin de repos, mais elle est tirée d’affaire tout comme vous deux. »

Et alors que ses pupilles céruléennes furent parcourues d’un frisson d’inquiétude, il reprit la parole, adressant un regard aux trois blessés.

« Je vais vous reposer, maintenant que vous êtes tirés d'affaire. Ne forcez pas trop. », murmura-t-il.

Sa silhouette disparu dans l'embranchement du couloir, suivant les pas de Xûen après un dernier regard accordé à ces trois survivants. Ils étaient en vie. C'était tout ce qui comptait, à cet instant précis.




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Dernière édition par Aditya le Mer 29 Mai 2019 - 17:25, édité 1 fois
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Dim 21 Avr 2019 - 17:15

Redonner une place à l'espoir.


Des bruits, beaucoup de bruits tout autour d’elle. Que se passe-t-il ici ? Kaelia nage dans un univers étrange, où rien n’a de sens, où tout lui semble si particulier. Si étrange. Son corps pèse des tonnes, au point qu’elle peine à remuer ne serait-ce que les orteils. Des voix, plein de voix, dont certaines qu’elle reconnaît. Des voix familières, douces à ses oreilles. Elle plisse les paupières, tente de les ouvrir. Non, non, trop difficile encore. Il y a des rais de lumière qui l’agressent, elle ne peut pas encore regarder autour d’elles. Les topazes ne le supporteront pas. Kaelia remue un peu, maladroite. Une douleur lancinante la fatigue brutalement, mais ne l’empêche pas de persévérer. Elle veut se mêler à la foule.

« Gnnnn … »

Voilà une bonne manière de s’y mêler ! Une bonne façon de progresser, de dire qu’elle est là, qu’elle existe. Coucou, je suis vivante ! Oui, c’est pas mal. Une première approche. Quelques petits mouvements, une petite voix qui se manifeste. Une forme de grognement qui provient du cœur. Après quelques efforts, Kaelia ouvre les yeux. La lumière pique ses prunelles, mais elle les maintient ouvertes, jusqu’à s’habituer. Autour d’elles, plusieurs personnes : Aditya, d’abord, le premier qu’elle croise avec son regard. Sa longue chevelure blonde, brillante, qui frappe les yeux et ravit les esprits. Un sourire parvient à étirer légèrement ses lèvres. Les topazes balaient les alentours jusqu’à trouver Kaya, dans un lit et lui, dans l’autre. Lui. Cette petite crevette, là. Son loup. L’homme qui s’est battu à ses côtés jusqu’au bout, alors qu’il n’aurait jamais dû être là. Kaelia sourit encore un peu. Puis elle regarde ailleurs. Qui est l’autre personne, là ? Elle ne la connaît pas. Aditya a dit son nom, la brune en est presque certaine, mais le brouillard dans son esprit l’empêche de le récupérer.

Enfoncée dans son lit, Kaelia se racle doucement la gorge pour tenter de faire revenir sa voix. Un regard à droite, un autre à gauche. Pas de mouvement supplémentaire au risque de se faire plus de mal. Pas utile, pas utile. Pas de mouvement de tête, seulement … Seulement quelques mots.

« Je réfléchirai à deux fois avant de manger une glace, maintenant. »

Bide ou blague réussie, Kaelia n’en sait rien, mais c’est lancé. Toujours dans son lit, elle reporte ses prunelles sur Aditya.

« Merci à tous pour ce que vous avez fait. On aura souffert, mais Kiri vivra un autre jour. »

Son sourire parvient à s’affirmer, devenir une véritable mimique sur ses lèvres. Plein de douceur, en particulier pour le blond, qu’elle soupçonne avoir travaillé très dur pour les remettre sur pieds. Pas de doute, il sera un excellent médecin. Ses yeux dérivent sur Zeref, qu’elle regarde avec tendresse. Sain et sauf … Le plus dur est passé. Enfin, en théorie.
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