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KUDAKETA YAIBA ๑ Ryūboku Asa

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Lun 1 Avr 2019 - 16:36




« KUDAKETA YAIBA »
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Le pas lourd et le corps marqué de nouvelles cicatrices qu’il avait pansés comme il avait pu, le samurai sans maître et sans Voie reprit donc la route vers la mégalopole Brumeuse. Ses doigts encore mouillés glissaient frénétiquement le long du fourreau noir corbeau, comme témoins d’une inquiétude grandissante. Depuis son périple par Tetsu no Kuni et sa rencontre avec le vieux forgeron, il n’avait jamais été séparé. Cela n’était pas réellement vrai ; mais dans le linceul reposait [ ... ] en une multitudes d’éclats qu’il avait tous ramassés soigneusement.

Pour récupérer son bien si précieux, il compta de prime abord rendre visite à celui qui l’avait imprégné de son talent si particulier. Mais il se rappela ensuite de la rumeur d’un de ses anciens équipages ; le vieillard avait disparu rattrapé par le shinigami. C’est pourtant au port, en discutant avec les marins, que sa salvation apparut. L’une de ses ‘filles’ s’était établie dans les parages et elle avait visiblement ouvert le même commerce que lui.

Un homme d’épée ne laissait que certaines mains toucher le prolongement de son bras, peut-être les siennes seraient-elles dignes ? Cela ne lui coûtait absolument rien, son échoppe se trouvant sur la route entre le Village Caché de la Brume et sa position actuelle.

Le Mirage se mit donc en route vers sa prochaine destination, un large rouleau scellé entre les omoplates. Les beuglements de la petite grenouille avec lui à l’aller semblèrent presque lui manquer l’espace d’un instant, le temps pour qu’il se rappelle de son caractère irascible et vulgaire.

Parfois, quelque paysan ou quidam le reconnaissait et venait entamer un brin de discussion et sans encombre, il arriva bientôt aux abords d’une maisonnette en bois. Doucement, il monta sur le parquet surélevé en bois tout en observant la bâtisse avec curiosité. Etait-ce la demoiselle rencontrée plus de cinq ans auparavant qui avait bâti ce petit havre de paix ?

Sans dire le moindre mot, il pencha la tête face à la large porte coulissante encore fermée et après quelques secondes sous son kasa de paille, il lâcha un seul et unique mot, sur un ton monocorde.

« Ohayô. »








Dernière édition par Shinkirō no Xūen le Lun 1 Avr 2019 - 17:53, édité 2 fois
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Lun 1 Avr 2019 - 17:21
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La perte d'un katana n'en supprime pas la maîtrise.

Mon bras frappait le métal rougissant avec une hargne et une précision millimétré. Chaque coup que je portais avait un rôle précis à jouer, aucun d’eux n’étaient le fruit du hasard. Le hasard n’avait pas sa place dans la confection d’une arme, ce mot n’existait même pas dans notre vocabulaire. Le temps brumeux aux alentours de la cité militaire du pays de l’Eau était une véritable bénédiction face à la fournaise de la forge itinérante que j’avais mise en place. De la sueur dégoulinait sur mes bras, dans mon dos, sur mon front et certaines gouttes se logeaient dans mes orifices nasaux à chaque inspiration.

Ce métier était ingrat aux yeux de beaucoup de monde, mais il ne l’était pas pour moi bien au contraire, la douleur qui en résultait à chaque effort était un cadeau, car à la fin de tout ceci, une arme voyait le jour. Une fois la lame parfaitement formée, j’attrapais cette dernière avec ma pince et je plongeais le tout dans un bac d’eau non loin de moi, une épaisse fumée résultant du contact entre le métal chaud et la fraicheur de l’eau s’échappait. Heureusement que ces opérations que je faisais étaient en extérieur, car en intérieur il faudrait que je prévois des ouvertures ce qui n’était pas trop conseillé dans la mesure où je dormais dans cette maison de bois que j’avais érigé avec mon don, à savoir la maîtrise et surtout la création du bois.

L’étape était achevée et je pouvais poser la lame sur le plan de travail qui était protégé par un petit toit, néanmoins l'arme n’était pas encore prête loin de là. Il me restait encore de nombreuse chose à faire, comme le tranchant. Cette lame devait être capable de couper un cheveu et dans le sens de la longueur. Si le katana en était incapable, alors le travail n’était pas digne d’un Maître Forgeron de Tetsu no Kuni. Le sceau d’eau qui était posé me servait à me rafraichir, avec une serviette j’épongeais et je nettoyais mon corps couvert de sueur. Une voix masculine se faisait entendre sur le seuil de mon petit domicile éphémère. Me trouvant derrière la maison, je contournais cette dernière et j’arrivais dans le dos de l’inconnu.

« En quoi puis-je vous aider ? » Disais-je en observant les armes qu’il possédait tout en remettant en place le kimono noir que je portais.
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Lun 1 Avr 2019 - 17:52




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Etrangement, c’est par le côté puis dans son dos qu’apparut l’interlocutrice qu’il était venu rencontrer ici-même, pourvue d’un kimono noir qui laissait deviner un travail récent, autant que sa peau encore humide. L’odeur iodée et le fumé de l’acier récemment trempé était des effluves trop de fois inhalées pour qu’un guerrier de son acabit ne les ignore, encore plus une fois les sens poussés à leurs paroxysmes comme tout shinobi se devait de le faire.

Sans paraître pour le moins du monde impoli mais avec une retenue qui témoignait des événements vécus depuis leur dernière rencontre, le Jônin tourna doucement les talons et jaugea la Tetsujin avec un air las dû à la fatigue, avant d’afficher un maigre rictus de sympathie et descendit de la petite plateforme en bois.

« Asa. Il paraît que ton maître est devenu introuvable et je l’ai… » C’était une honte pour n’importe quel samurai digne de ce nom que de briser l’orfèvre d’un travail aussi rondement mené, et après avoir discrètement dégluti dû à sa gorge qui semblait s’assécher, il continua en caressant la garde de son sabre. « Brisée. Je l’ai brisée lors d’un affrontement, et je ne suis pas homme à manier n’importe quel acier. »

Doucement, il ôta le ruban tenant le fourreau à sa ceinture, le pivota horizontalement et le déposa là où il était perché précédemment. Doucement, il fit crisser le début de la lame qui se révela fendue à plusieurs dizaines d’endroits, dépourvue de sa finalité qui glissa en petits morceaux, se répandant sur la latte de bois. Saihyô était l’ombre d’elle-même.

« Qu’en penses-tu ? Okazaki semblait te tenir en haute-estime, après tout. »

Puis il s’adossa contre un des piliers tenant la petite maison hors du sol, admirant la jeune femme semblant épanouie qu’était devenue la forgeronne à la chevelure de jais.




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Lun 1 Avr 2019 - 19:01
KUDAKETA YAIBA ๑ Ryūboku Asa 190208045929788098

La perte d'un katana n'en supprime pas la maîtrise.

L’inconnu se tournait légèrement pour me faire face affichant un maigre rictus sur une mine fatiguée. Cet homme, je le connaissais. Il se souvenait de moi puisqu’il commençait sa phrase par le prénom que le Maître Okazaki m’avait donné quand il m’avait trouvé ce jour-là à moitié morte sur les rives glaciales du pays du Fer. Si le samouraï était là ce n’était que pour une raison, il avait brisé sa lame. Rien qu’en entendant ce mot, je grimaçais, les mains sur les hanches. L’homme avait conscience de ce que signifiait que la lame d’un Katana brisée, surtout quand elle avait été créée par un Maître Forgeron de la stature de Shintôgo Okazaki. La honte pouvait l’envahir, je n’en avais que cure et cela était bien mérité. Néanmoins, je ne pouvais pas rester insensible pour autant, elle était l’héritage de celui qui m’avait tout apprit et mon honneur m’empêchait de tourner les talons.

« Je vois. » Disais-je laconiquement pendant que l’homme présentait ce qu’il restait de Saihyô.

Le fait que le forgeron de cette si belle arme était mort avait conduit Xûen à frapper à ma porte. Comment savait-il que j’étais non loin des portes de la cité militaire du pays de la l’Eau ? Était-il ce que l’on appelait un Shinobi ayant offert sa lame au bastion qu’était Kirigakure no Sato ? Sans doute, car seuls les mizujines originaires de la cité savaient où je me trouvais. De plus, il devait avoir un certain statut dans la mesure où seuls les gradés pouvaient sortir de l’enceinte du village caché de la brume. Peut-être pourrait-il m’aider à consulter les registres militaires des femmes ayant combattu pour l’étendard de cette cité puante, afin que je sache si j’étais originaire de ce pays ou non ? Mais, chaque chose en son temps, Saihyô avait besoin de moi et tout naturellement je m’approchais de cette dernière.

« Peux-tu me dire comment elle s’est retrouvée dans cet état lamentable ? » Mon regard était froid. Je prenais délicatement l’arme du samouraï. « Je peux te la reforger. Je ne laisserai pas une œuvre de mon Maître périr. » Terminais-je par dire.

Il ne me restait plus qu’à écouter les explications de Shinkirô no Xûen.
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Lun 1 Avr 2019 - 20:25




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La mâchoire crissait, son poing se serra même à la vue de cette belle âme brisée. Le brise-glace ne pouvait plus servir et pourtant, il restait en son âme et conscience une pièce maîtresse de son passé. Dès lors comment imaginer un futur radieux sans elle à sa ceinture. Bien qu’il fut toujours pourvu de sa jeune soeur, un wakizashi qu’il n’avait pas nommé, Xûen se sentit en la déposant presque nu, non pas qu’il était incapable de se défendre sans. Dans les yeux de sa partenaire de discussion, il put entrevoir ce qu’il avait déjà vu, du dédain devant une oeuvre détruite de la sorte. Elle porta à son attention la destruction matérielle en détails, passant en revue la casse sous l’oeil avant de la prendre en main tandis qu’elle s’exprimait avec le ton froid, et l’oeil tout autant.

« J’ai combattu les batraciens du mont Myôboku. » Dit comme cela, d’un ton morne et incroyablement sérieux, on aurait pû croire à de l’ironie, et pourtant. Si sa lame avait été brisé, c’est par le Sennin de cette race millénaire à l’aide d’une arcane qu’il n’avait lui-même jamais vu. « Soka. Prend le temps qu’il te faut, j’attendrais. » La perte d’hémoglobine, la soif et la faim le poussèrent à se laisser doucement glisser le long du bois, éraflant sa tenue jais et or pour se retrouver assis en seiza. Ayant repris son souffle, il sortit de sa poche une cigarette qu’il embrasa d’une simple allumette, les yeux perdus dans le vide au-dessus d’eux.

Un certain temps passa avant qu'il n'ouvre les lèvres. « Qu’est-ce qui t’a mené si loin de ta précédente patrie ? » Elle allait s’occuper de son bien le plus précieux, elle méritait donc bien qu’il en apprenne un peu plus sur ce bout de femme. Qui sait, peut-être possédait-elle des informations intéressantes pour lui ?

Il l’avait apprécié à l’époque, pourquoi cela devait-il changé ? Son questionnement fut purement rhétorique en pensant aux propres changements que le destin avait opéré sur lui-même.







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Lun 1 Avr 2019 - 21:14
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La perte d'un katana n'en supprime pas la maîtrise.

Des batraciens, vraiment ? Cherchait-il à me prendre pour une idiote ? J’émettais des doutes, car le lieu qu’il avait mentionné m’avait déjà été conté dans les territoires du Feu. Soit l’homme disait la vérité ou bien il se servait de la même histoire que j’avais entendue quand j’étais encore en duo avec Rin. Une fois l’arme entre les mains, je la déposais sur la table qui se trouvait à l’intérieur de la maison, tout le mobilier était fait de bois, même les ustensiles. Xûen m’annonçait que je pouvais prendre le temps qu’il fallait, je ne me voyais pas faire cette tâche rapidement. La lame qu’il m’avait présentée était l’une des plus belles de mon Maître, lui rendre son éclat d’antan ne sera pas une partie de plaisir.

« C’est une bonne nouvelle si tu n’es pas pressé. J’y consacrerai de nombreuses heures afin qu’elle redevienne ce qu’elle est censée être. » Il y avait de la désolation dans le son de ma voix, car jamais je n’aurais cru voir ce tragique destin.

Mes geta raisonnaient sur le sol en revenant à la hauteur du mizujine qui s’était laissé glisser lentement avant d’adopter une position plus adéquat. Il en avait même sorti une cigarette qu’il portait à sa bouche. Soit, qu’il se mette à l’aise. Le samouraï se demandait ce qui m’avait poussé à partir de ma patrie précédente. S’il voulait converser, cela n’était pas un problème peu de monde venait à moi, c’était plutôt l’inverse.

« Je te demande quelques instants. » Disais-je avant de retourner sur mes pas. Quelques minutes s’écoulaient avant que je ne revienne muni d’un plateau où un ensemble de thé était posé sur ce dernier. « Cela sera plus conviviale on te proposant un rafraichissement. » J’adoptais la même position que Xûen tout en posant le plateau entre nous. « L’art d’Okazaki mérite d’être reconnu dans tout le Yuukan. J’ai eu des échos que Mizu no Kuni était une terre de sabreur, l’endroit idéal. » Terminais-je par dire.

J’attrapais l’anse de la théière et je nous versais le précieux liquide dans deux tasses. La chaleur du breuvage ainsi que l’odeur pouvaient lécher nos visages et réchauffer nos cœurs. Je reposais cette dernière et j’attrapais ma tasse que je glissais entre mes mains. Je regardais moi aussi l’horizon.

« Es-tu au service de la cité militaire du pays de l’Eau ? » Demandais-je à mon interlocuteur sans le regarder un seul instant.
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Lun 1 Avr 2019 - 22:57




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Elle sembla au fil du temps passer outre la destruction pour s’adoucir. Bien que plus âgée, elle sembla être sur la même longueur d’onde que l’Etoile du Matin qui savait la construction plus importante que la destruction, même si cette dernière avait parfois un rôle d'exutoire important. La vengeance avait su donner mais elle avait aussi pris et malgré ses vingt-quatre printemps, il avait dû mûrir pour survivre à des blessures bien plus dangereuses que des entailles et des os brisés. « Arigatô. » Il inclina rapidement sa nuque tout en exhalant une large quantité de fumée dans sa direction opposée pour ne pas l’importuner.

Il la laissa vaquer à ses possibles occupations et comme un membre fantôme, laissa sa main libre glisser sur son flanc pour ressentir le manque du Brise-Glace. Elle eut la politesse de lui offrir du thé, chose qu’il ne refusa pas en mimant un simple sourire de remerciement et plissant ses paupières, laissant toujours transparaître ses pupilles ambrées. Le sabreur laissa la brune s’installer et écouta patiemment toujours terré dans un mutisme temporaire.

« Effectivement, bien que les natifs manient des lames dont la fabrication et l’emploi dépassent l’Art de Tetsu no Kuni ainsi que leurs applications. » Il eut un plissement à la commissure des lèvres en direction du vide en repensant à Peau de Requin et le Torrent. Personne ne savait vraiment qui avait créé les Sept, mais elles étaient spéciales, sans nul autre pareil.

Une fois servi, il la remercia du même signe de tête rapide et contempla l’eau empreinte de feuille de thé avec un intérêt presque apparent pour son mouvement gracieux. Sans se presser malgré la soif, qu’il avait connu plus que tout autre en vivant dans le désert; il y trempa ses lèvres.

« J'ai servi l’armée régulière et je suis désormais shinobi. Si je ne m’abuse, c’est loin d’être ton cas. » Quelque chose semblait lui faire comprendre - ce fut peut-être son ton ou ses mots, il ne sut mettre le doigt dessus- que ce n’était à ses yeux pas une très bonne chose. Du moins, elle le tolérait en acceptant si proche proximité. Xûen avait son propre avis sur la chose, mais il était curieux d’entendre le raisonnement de la Ryûboku. Après tout, cela serait long et d’aventure il en saurait peut-être plus. « Tu ne sers que toi-même, hein ? » Cela pouvait presque s’envier..



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Mar 2 Avr 2019 - 0:15
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La perte d'un katana n'en supprime pas la maîtrise.

L’homme avait raison, car des histoires sur des lames extraordinaires m’étaient parvenues lors de mes premiers jours à Mizu no Kuni. Il existerait dans l’enceinte de la cité militaire du pays de l’Eau, sept armes qui dépasseraient les frontières que tous Maîtres Forgerons connaissaient. Il y avait une petite voix en moi qui me suppliait de m’enquérir d’informations les concernant, voire de les observer de mes propres yeux afin de comprendre ce qui faisaient leurs sinistres réputations, car chacune de ses armes possédaient un sinistre récit.

Le Mizujine répondait à ma question et effectivement il était bien un kirijin aujourd’hui. Bien, s’il était-là, cela signifiait qu’il était gradé. Pour les réparations de sa lame, je lui demanderai de me rendre un service en échange du mien. Les bons procédés faisaient les bons amis. De plus, l’homme vérifiait si je n’avais pas entretemps embrassé la voie du Shinobi. Qu’il se rassure, ce n’était pas le cas.

« Comment pourrais-je être Shinobi et Maître Forgeron à la fois ? Les deux demandent à ce que l’homme soit disposé à donner son corps ainsi que son âme. On ne peut pas être à la fois lumière ou ténèbres, chaleur ou fraîcheur. » Concluais-je pour montrer mon point de vue et les raisons pour lesquelles je n’empruntais pas la voie du shinobi.

Il était vrai que j’avais quelques prédisposions pour le combat ainsi que l’usage des arcanes qu’usaient ceux que l’on appelait ninja. Mes maîtrises de l’art de l’eau, du bois ainsi que du corps-à-corps m’ouvriraient les portes de ce domaine où la mort était si présente. Néanmoins, je n’avais jamais exprimé un désir allant dans cette direction. Ma vie de forgeron me convenait, elle m’offrait tout ce dont j’avais besoin. Une vie simple, pour une femme simple. Xûen s’interroger une nouvelle fois sur mon cas, et notamment sur mon allégeance qui lui faisait dire que je ne servais que mes propres intérêts.

« Je ne sers que moi-même ? Non tu te trompes lourdement. » Je marquais un temps d’arrêt pour donner davantage d’impact aux paroles qui suivraient. « Je suis une porteuse de l’art de Maître Okazaki, c’est une tâche immense, car les armes survivent aux hommes. Elles sont ensuite transmises avec l’histoire qui les accompagne. Je sers cette cause, celle de la prospérité. » Disais-je en prenant une gorgée de thé.

Ma cause me semblait noble et rien ne pouvait m’empêcher de la satisfaire comme elle lui sierra. La seule chose qui pouvait ralentir cette dernière, serait de découvrir mon passé et qui j’étais avant de devenir Ryûboku Asa.
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Mar 2 Avr 2019 - 22:11




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Xûen écouta ses dires avec le discernement qu’il était dû d’avoir, bien que son avis différa totalement. Il cumulait après tout l’enseignement et certaines pratiques moniales et intérêts différents que ceux de Kirigakure no Satô sans que cela soit un frein mais plutôt un moteur. Toutefois, il comprenait la philosophie de Sae et se contenta d’acquiescer très discrètement, de façon presque imperceptible, pour ne dire que quelques mots. « La dualité est le propre de l’être humain, après tout. » Laissant par là sous-entendre beaucoup sans se répandre dans de la philosophie théologique.

N’étant pas senseur, il ne put vérifier son intuition. Mais malgré les mots de la demoiselle, elle transpirait par tous les pores de l’aura des siens, les manieurs de chakra. Après tout, cet art qu’était la forge s’apparentait souvent avec le ninjutsu, d’une façon ou d’une autre.

Xûen sirota une gorgée de plus dans la petite tasse et fit craquer sa nuque, elle aussi douloureuse après la correction infligée par le trio de batraciens. À sentir le rouleau près de lui, ce thé avait un goût de victoire, celle qu’on obtient au prix d’un effort surhumain en se dépassant.

La chance était de son côté ; la petite grenouille l’accompagnant continuait de somnoler dans sa poche intérieure malgré la discussion. Elle se défendit ensuite de n’être que le vecteur de ses propres ambitions et il fut attentif à sa prose, le visage ouvert autant qu’il pouvait l’être en temps normal, la connaître aidant beaucoup.

« Voilà qui est bien vrai. Brise-Glace me survivra sans doutes et continuera de vivre dans les mains d’un autre quand j’aurais accompli mon temps ici-bas. » Imaginer quelqu’un d’autre avec sa Douce à la main était impensable pour l’instant, mais c’était logique. Et elle en avait déjà vu malgré son bas-âge -pour une lame. « Nous ne sommes pas si différents, finalement. Je défends les contes et mon peuple, pour sa prospérité. » Il haussa légèrement les épaules, un rictus amusé par les similitudes de deux pensées si différentes et continua de boire son thé face à la forgeronne.




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Mer 3 Avr 2019 - 17:49
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La perte d'un katana n'en supprime pas la maîtrise.

J’écoutais le samouraï qui n’entrait pas en détail sur la dualité que subissait chaque Homme qui foulait cette terre riche en opportunité et en aventure. Le manieur de Saihyô était d’accord avec ma vision des choses et que notamment son arme lui survivrait et qu’une autre personne la brandirait, avant de la transmettre à une nouvelle. Il y avait un peu d’amertume dans le son de sa voix à l’idée de penser qu’une autre main se poserait sur le manche de son Katana, mais ainsi était la vie. Il ne lui restait plus qu’à trouver la personne suffisamment digne pour en hériter. Nos visions étaient proches malgré nos différences. Cela était plaisait de trouver quelqu’un comme le samouraï sur le pas de sa porte. Je décidais donc de faire part de mes intentions à mon interlocuteur.

« Dis-moi Xûen, es-tu un homme important au sein de la cité militaire du pays de l’Eau ? J’aurais à te demander une faveur. » Demandais-je au jeune homme.

Il était temps que je tâte le terrain pour voir si ce dernier était prêt à me rendre un service. Étant donné que j’acceptais de donner un nouveau souffle de vie à Saihyô sans lui demander la moindre ressource financière, car la lame fut jadis forger par mon Maître, je ne pouvais pas y trouver une rétribution financière, je ferai déshonneur à l’homme qui m’avait tout apprit ; il me semblait normal que le samouraï me rende l’appareil.

« Il ne s’agit rien d’illégal. J’aimerai avoir accès au registre militaire de Kirigakure des femmes Shinobis qui sont portées disparues en l’an 196. » Disais-je au brun qui aurait combattu des batraciens au Mont Myôboku.

J’avais eu accès à celui de la cité militaire du pays de la Terre qui se faisait appeler à l’époque Rokkusu et rien ne correspondait à ma description, signifiant que je ne venais pas de ce pays et qu’encore moins avoir servi cette armée. Il ne me restait plus que deux endroits à vérifier, Mizu no Kuni et Kaminari no Kuni. Si aucun des deux s’avéraient concluants, alors cela signifiait que je n’avais reçu aucune formation militaire et que les suppositions que les samouraïs avaient pu faire par le passé étaient erronées.
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Jeu 4 Avr 2019 - 2:35




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Voilà qu’enfin, la brune entrait dans le vif du sujet avec un franc-parler qui ne pouvait qu’à plaire à quelqu’un de sa trempe, encore plus venant d’un kunoïchi, accordant à cette caste un bagout tout à fait autre et rafraîchissant. Ô combien de vipères il avait pu côtoyer depuis ses plus jeunes années à vadrouiller, chasser et s'enivrer. Prenant son temps pour répondre, il termina sa tasse d’une traite calculée et après un minuscule resserrement de mâchoire, dû à sa plus large plaie touchant le bois, sensation loin d’être agréable, il entonna une réponse sur un ton simple mais tout à fait compréhensible, bien conscient qu’elle avait la Brise-Glace dans ses mains.

« Je dirais que oui, sans être dans les plus hautes-sphères. Mon influence touche plutôt la Seigneurie, ou devrais-je dire le Conseil. » En repensant à la traîtrise et aux manigances de Ao, il aurait pû être capable de faire éclater le récipient entre ses phalanges contractées, mais il avait acquis la sérénité nécessaire pour ne pas avoir d’effusions de colère inopinées dans ce style.

Ses ambitions se précisèrent. Elle ne voulait en rien du mal à Mizu no Kuni et cette chose en tête, la discussion ne put alors qu’être favorable à celle qui soignait son bras armé. « Voilà une demande très précise. Ça devrait pouvoir se faire assez facilement, dans un laps de temps assez court. Cependant cela voudra dire que tu as ce que tu voulais ou non et je préfère savoir un potentiel maître-forgeron dans mon camp et près de chez moi.. » Lâcha-t-il sur un air de défi palpable malgré son calme apparent. Placide, il posa la tasse et termina sa cigarette, plantant l’or de ses prunelles dans celui de la Sans-Passé.

Petit à petit, elle réveillait l’appétit intellectuel avec ses miettes d’histoire, lui qui ne jura que par les contes et les vieilles histoires. Celle d’Asa semblait intéressante ; il voulut donc en apprendre plus. « Tu cherches quelqu’un ? »



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