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La taulée du siècle

Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Lun 1 Avr 2019 - 23:41
➜ Printemps 203, Village de Kiri, Port Naragasa

En cette période où les hautes instances du village étaient emplies de doutes et de méfiances, le monde du commerce semblait être le seul à ne pas avoir baissé d'un poil son activité. Et pour cause, ce soir-là, la plus fameuse des artères mercantiles était blindée par une armada humaine, mêlant clients et commerçants. Qu'il soit touriste, pêcheur, restaurateur, pitre de rue ou vendeur de brochettes ambulant... n'importe qui y trouvait finalement son compte, par le succès touristique et commercial de la Brume. Kiri la Grande était la reine des échanges internationaux, et c'était un fait incontestable, étant donné que le Port Naragasa permettait les allées et venues de bon nombre de marchands venant de tous les horizons.
[invisible_edit]
Parmi cette foule grouillante se distinguait Reikan, par sa longue chevelure primitive couverte de pierres précieuses et de parures dorées. Vêtue d'un accoutrement oriental assez atypique mais sombre, la métamorphe marchait pour passer d'une boutique à une autre, en vue de parvenir à la satiété. Les pourparlers battaient leur plein, puisque les vendeurs marchandaient les meilleurs prix sous le nez de leurs concurrents pour s'arracher les habitués les plus coriaces. Et si la tigresse blanche préférait le silence à cette désagréable cacophonie, elle avait, avec le temps et l'expérience, trouvé le moyen de s'enfermer entre les parois de son psychique pour ne plus subir un tel brouhaha constant. Concentrée de la sorte, elle erra dans la ruelle, pour rentrer au plus vite à son appartement et trouver un repos bien mérité. Encore un peu, et je serai rassasiée pour de bon. Après avoir fait divers stands et s'être remplie partiellement la panse, la changeforme fut confrontée à un imprévu. Pour changer. Si Reikan passait quelques unes de ses soirées à défaire les groupes de malfrats, de façon totalement bénévole, il fallait que ce soir-là, voué au relâchement et à l'intempérance de sa faim, soit ponctué par un aléa. Ainsi, la jolie brune fit volte-face lorsqu'elle entendit un cri de la part d'un charcutier, dans son dos.

« RAAAH!! Espèce de GROGNASSE, lâche mon sauciflard! VA TRAVAILLER AU LIEU DE VENIR ME VOLER!
Bah non, j'ai pas envie. »

Et ce qui se déroulait désormais sous ses yeux dépassait l'entendement. Une femme d'une quarantaine d'années, aux cheveux multicolores et ébouriffés, dont le barrage des lèvres avait été forcé par un rouge à lèvres aussi rouge que le sang... se tenait là, en train d'essayer d'arracher un saucisson sec à son confectionneur. J'y crois pas. Mais qu'est-ce qu'elle fiche, celle-là? La créature grogna tel un animal enragé avant de se défaire de sa prise, en chutant sur les pavés de façon assez... gênante. En se contorsionnant comme une tortue sur le dos, elle se leva rapidement pour reprendre ses appuis et se dépoussiérer. Et finalement, tout ce qu'elle trouva de mieux à faire, c'était de lâcher un soupir d'exaspération au milieu de ce bain de foule, si profond qu'on en entendit ses cordes vocales souffrir et qu'on eut l'impression qu'elle avait arraché le dernier souffle de vie à ceux se tenant trop près.

« OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOHHHHH... OHLALALA... La taulée que j'me suis prise, j'y crois pas. La honte, mais la honte. »

En se tenant la tête après cette débâcle, la femme à la chevelure de perroquet adressa un regard aussi niais que vide à ses spectateurs, en haussant ses sourcils quelque peu... caricaturés. Après un temps d'hésitation, elle fut prise d'une montée de panique démesurée. Et, poussée par l'adrénaline, elle s'élança comme un boulet humain dans l'essaim, en traînant son atroce bedaine. Son avancée fulgurante manqua de faire des morts parmi les Kirijin, en bousculant plusieurs civils un peu trop fragiles. Et la féline manqua de réagir, encore traumatisée par le faciès de cette énergumène. Il lui fallut quelques secondes pour revenir à la réalité, alors que l'excitée était déjà à l'autre bout de la rue commerçante. La métamorphe décrocha un soupir en fixant les victimes de son départ, avant de s'avancer vers l'une d'entre elles. La nomade tendit sa chaleureuse dextre vers une jeune femme blonde, qui peinait à se révéler de cet assaut effroyable.

« Vous allez bien? »



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Dernière édition par Yasei Reikan le Sam 28 Déc 2019 - 16:47, édité 2 fois
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Hayame Atsumi
Hayame Atsumi

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Mer 3 Avr 2019 - 21:03
Finalement rentrée de mission peu après la tombée du jour, la demoiselle comptait bien profiter des débuts de soirée animés dans le village caché. Ne prenant pas vraiment la peine de se changer, Atsumi avait de toute façon fait son travail en toute propreté, et était parfaitement prête et pimpante pour sortir dans les rues, comme d'habitude.

Voyant au loin la foule se former autour des divers commerces, elle se rapprocha avec un léger sourire au coin des lèvres, ôtant sa capuche pour libérer sa chevelure dorée emprisonnée depuis trop longtemps.

Alors qu'elle s'engageait dans une ruelle calme, encore éloignée du centre ville, une voix très enrouée vint la surprendre. Difficile de dire d'où elle venait vraiment, mais les propos étaient pour le moins … explicites.

«  PUTAIN MAIS QUELLE CONNEUH ! C'EST PAS POSSIBLE HEIN ! CA ME SAOULE !! »

Écarquillant légèrement les yeux, Atsumi se contenta de se faufiler doucement dans la ruelle comme à son habitude. Elle se dirigeait droit vers le marché nocturne, où elle trouvait de quoi satisfaire sa satiété la plupart du temps. Il faut dire qu'étant adepte des virées de longue durée, la kunoichi ne faisait que très peu de courses, pour des raisons évidentes.

Seulement, alors qu'elle se rapprochait, un brouhaha se faisait entendre. Plusieurs personnes étaient en train de se relever, comme bousculés brutalement. Intriguée, la blonde se fraya un chemin à travers la foule en sa qualité de shinobi. Elle entendit ça et là quelques jurons révoltés :

« Mais quelle grosse dindasse. »

« C'était quoi ce boudin rouge ? »

« Appelez mon gynécologue, je vais faire une crise cardiaque là ... »


« Le gynécologue, vraiment ? »
Se dit-elle, légèrement amusée.

Au delà de l'agitation, une très longue chevelure noire attira d'avantage son attention. Mais, c'était …

« Reikan ! Comment tu vas ? Est-ce que tu saurais m'expliquer ce qu'il s'est passé ici ? »

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Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Ven 5 Avr 2019 - 0:43
De sa douce dextre, Shiroitora aida la civile à se relever d'une traite, avant de la laisser se dépoussiérer. Une fois remerciée par cette dernière, son regard félin scruta les environs, en vue de retrouver la chevelure de perroquet. En vain. De toute évidence, si elle est dans les parages, je ne la raterai pas. Aussitôt, le bain de foule avait reprit son cours, les individus se mêlant à nouveau entre eux pour ne pas couper court aux festivités nocturnes. Le trou qui s'était creusé fut finalement rebouché par toutes ces allées et venues, alors que le charcutier presque vandalisé avait retrouvé sérénité. D'une prudente œillade, la métamorphe s'assura que tous ces éléments étaient avérés, avant de reprendre son errance d'un pas assuré. Mais une voix familière vint suspendre son action, vers laquelle elle se retourna sans attendre.

Hayame Atsumi. Les pupilles myosotis de Reikan caressèrent l'accoutrement et la chevelure de la kunoichi, confirmant ses doutes. Le dos droit et les bras le long du corps, Reikan s'autorisa juste un sourire à peine accueillant pour saluer sa camarade, qu'elle ne connaissait d'ailleurs... pas plus que ça.

« Atsumi. Je vais bien, et toi? Disons qu'une énergumène multicolore a voulu... »

La féline imposa un temps de pause, en se rendant compte de l'absurdité de la scène qu'elle comptait rapporter à la blonde. Il lui fallait choisir avec soin les mots qu'elle allait employer. Marquant, époustouflant, insensé, incroyablement burlesque... effrayant. Mais tous ceux qui défilaient dans la voûte de son esprit ne trouvaient guère assez d'importance pour exprimer l'éboulement monstrueux que la femme à la bedaine avait commis sous ses yeux. Face à l'ironique aberration dont témoignait cet événement, Reikan se contenta de remonter sa dextre à sa nuque. En effet, menacer un charcutier en essayant de lui soutirer un saucisson, avant de se manger la taulée du siècle en public... cela côtoyait presque l'irréel. Il y avait de quoi devenir fou, dans une situation pareille.

« C'est sans importance. Les esprits sont apaisés, puisque cette chose est désormais loin. »

Et heureusement. La tigresse blanche se retint presque de relâcher un soupir, en compagnie d'Atsumi. Une fois la main droite rabaissée aux côtés de son bassin, elle resta stoïque, avant de plonger son regard bleu roi dans celui de la chevelure dorée. Si elles n'étaient pas amies, Reikan avait pourtant changé depuis son arrivée au sein de Kiri la Grande. Et une chose était sûre : il lui fallait aller vers les autres pour obtenir leur confiance, et donc, leur soutien, pour porter ses nobles convictions au plus haut point. En ce sens, et sans se forcer, la changeforme accentua son sourire, en le teintant d'un air taquin.

« J'imagine que si tu es là, c'est que tu souhaitais toi aussi te mettre quelque chose sous la dent. Voudrais-tu te joindre à moi? Je ne suis pas encore repue, alors un tour en plus ne me ferait pas de mal... qui plus est, en compagnie d'une consœur. »

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Hayame Atsumi
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Sam 6 Avr 2019 - 13:16
Le calme que dégageait la demoiselle n'avait rien de dérangeant ni de froid aux yeux de l'espionne. Au contraire, elle savait apprécier les gens calmes. Elle s'attarda un instant sur la Yasei, en se disant que la brune était définitivement un très belle personne.

« Je viens de rentrer de mission » dit-elle en agitant un rouleau tacheté de sang encore frais devant elle comme si de rien était.« Mais comme j’étais sensée être de retour demain, j'irais faire mon rapport plus tard, là j'ai juste envie de me détendre un peu. »

Une énergumène multicolore ? Était-ce donc elle la fameuse « dindasse » dont tout le monde parlait à l'instant ? Néanmoins, face à l'hésitation de la genin, elle ne posa pas plus de questions, se contentant d'hausser les épaules. Si Reikan jugeait que cet événement de méritait pas de retenir l'attention d'Atsumi, alors soit, elle lui faisait confiance.

Elle sentit alors un regard se poser sur elle. La Yasei la regardait d'un air légèrement malicieux, air immédiatement retourné par la blonde.

« Eh oui, je meurs de faim. J'adore les mission de renseignements, et pour rien au monde je ne ferais autre chose, mais il faut reconnaître que vivre au jour le jour pendant plusieurs journées, ca fait regretter son frigo ... Donc oui, avec plaisir, allons manger. »

Les mots « pas encore repue » résonnaient dans sa tête. Quelle genre de mangeuse était donc cette jeune femme ? Atsumi n'était pas un estomac sur patte, c'est le moins qu'on pouvait dire. Elle pouvait donc se permettre d'être assez exigeante sur la qualité de ses plats.

Elle marcha donc quelques secondes avant de s'arrêter à un stand auquel elle avait l'habitude de manger. Il s'agissait d'un cuisinier qui préparait différentes salades très variées. Seulement Atsumi n'hésita pas vraiment avant de pointer du doigt la salade au thon avec un grand sourire quand son tour fut venu. Elle paya, et attendit éventuellement Reikan si elle souhaitait s'en acheter une aussi.

Ceci étant fait, elle reprit son chemin en compagnie de la Yasei.

« Tu as de la chance d'avoir eu Kaya comme sensei. Elle peut paraître un peu … froide parfois, mais c'est une kunoichi très douée. J'ai eu l'occasion de me battre à ses côtés quelques fois, c'était très impressionnant. » Dit-elle, une feuille de salade au bout de sa fourchette.

« Malgré tout, nos efforts n'ont pas étés suffisants pour défaire les Hyosa ... »


Il était facile de sentir la pointe de culpabilité dans sa voix. Elle s'en voulait, c'était indéniable. Et même si tout cela était aujourd'hui de l'histoire ancienne, elle ne pouvait s'empêcher d'y repenser ...

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Yasei Reikan
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Sam 6 Avr 2019 - 22:21
Alors comme ça, elle rentrait de mission. Et elle faisait passer son rapport après son estomac. Sa réaction provoqua l'apparition d'un rictus au coin des lèvres charnues de la féline, qui se retrouvait un peu en la blonde. Bien que leurs appétits ne soient définitivement pas les mêmes, puisque ne jouant pas dans la même cour. En effet, il était insensé de comparer les petites portions satisfaisant une femme normale, aux kilos de viande dont Reikan avait parfois besoin pour se sentir pleinement rassasiée. Si Atsumi se sentait morte de faim, que pouvait-il en être de la féline, qui avait été interrompue de sa tournée de repas par ce malencontreux et incompréhensible événement? D'autant plus qu'Atsumi s'était dirigée vers ce qui semblait être... un stand de produits verts? Même si satisfaite que sa consœur ait accepté sa proposition, la métamorphe fut déroutée face à tant de verdure. Je crois que je vais tomber dans les pommes, si ça continue.

Aussi discrète qu'un fauve en pleine action, la jolie brune abandonna alors la blonde, en la laissant à ses salades le temps de se rendre chez un vendeur voisin. Quelques minutes lui suffirent pour retrouver la compagnie de sa camarade, une brochette de bœuf dans la main. J'imagine que nous avons le temps. De toute évidence, Atsumi ne m'a pas l'air d'être si pressée que cela. Une fois qu'elle eut passé commande, les deux femmes reprirent leur route parmi la foule de civils, qui animaient la rue par leur simple passage. Et à peine eut-elle le temps d'entamer sa première brochette, qu'Atsumi continua le fil de la conversation, avec une voix teintée de sérieux. Reikan fut assez fière d'être l'élève de Yuki Kaya, suite aux propos tenus par sa compagne de soirée. Néanmoins, elle perçut sans le moindre effort la pointe de culpabilité qui régnait en son timbre et son attitude. S'en voudrait-elle encore aujourd'hui? Après une poignée de secondes lors desquelles le silence était roi entre les deux combattantes, la féline daigna lui répondre une fois la bouche vide, sur un ton assez chaleureux.

« Il est inutile de laisser le passé nous rattraper. Tout comme moi, je pense que tu as remarqué que les temps ont changé, au sein de la Brume. Et l'heure n'est pas au regret, Atsumi. Quelque chose se prépare, quelque cho-...
OH ÇA VA PAS, FAUT QUE JE FUME UNE CLOPE! »

La changeforme tiqua, stoppant nette sa marche en tournant la tête sur le côté. Cette voix, je la reconnais. Mais Atsumi... De son regard bleu roi, elle scruta toutes les chevelures environnantes, jusqu'à tomber... sur la pire de toutes, à sa gauche. Appuyée d'une main contre une pile de caissons de bois, la femme-perroquet était de retour, haletant comme une pulmonaire, la langue sortie. Et la féline n'était pas la seule à s'être arrêtée, face à cette ignominie de la nature, qui en repoussait plus d'un. Mais elle était la seule que cet énergumène fixait, avec un regard transperçant, les lunettes sur le bout de son nez manquant presque de tomber. Une voix suave et stressante sortit d'entre ses lèvres submergées par l'excédant de son rouge à lèvres trop pimpant.

« Caméraman? Hehe... j'te vois. »

Cette fixette et ses murmures manquèrent de déstabiliser Reikan, qui s'autorisa à ravaler sa salive en priant intérieurement. Des prières qui ne furent pas entendues par les dieux, dès lors que la chose décida de s'approcher du duo en traînant ses pneux abdominaux. D'une voix rauque et abîmée par la fumée des cigarettes, elle s'exprima avec un air niais sur le visage, les mains déposées sur les lanières de son sac qu'elle portait à ses épaules, telle une grande enfant.

« Bonsoir les amies. Je vois que vous aimez manger, ça tombe bien, j'ai la dalle. Moi j'adore les champignons, à part quand c'est dans la... non, oubliez.
Bonsoir. Désolé, mais nous al-...
On va où? »

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Hayame Atsumi
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Lun 8 Avr 2019 - 14:33
Elle regarda d'un œil amusé la Yasei aller chercher un peu de viande tout en saluant d'un geste de main le marchand le lit qu'elle connaissait bien. Rien de vraiment surprenant comme envie de la part de Reikan, son élève Zeref avait cette même aversion pour la viande rouge.

Mais Atsumi apprécia avant tout. Des regrets, elle en cumulait déjà quelque-uns au cours de sa courte vie, mais elle ne se laissait pas dépasser, là où la plupart des gens auraient étés abattus. Ces deux dernières années avaient pour le moins secoués notre blonde, mais ce qui ne tue pas nous rend plus fort, pas vrai ?

Elle adressa donc un grand sourire à Reikan, mais cette dernière fut interrompue par des plaintes … Cette voix, elle l'avait entendue tout à l'heure avant de venir … c'était donc elle ? Son regard circulait. D'abord, elle remarqua l’étonnante chevelure, ensuite, le maquillage un peu hasardeux de l’énergumène, et enfin sa tenue pour le moins atypique.

Comme Reikan, elle se figea en premier temps, et elle fut d'autant plus tendue lorsqu'elle vit que le regard du pachyderme était fixé sur elles.

Caméraman … ? Qu'est ce que tout cela signifie … ? Il n'y a pas de tournage en cours …

« Reikan, tu connais cette … femme ? » chuchota-elle, légèrement cachée derrière la Yasei.

La femme en question se rapprochait, faisant claquer ses talons en donnant l'impression de manquer de tomber à chaque pas. Elle s'adressa à elles comme si elles étaient les meilleures amies du monde. Reikan tenta bien de la dissuader, mais elle se fit immédiatement couper la parole.

Atsumi tenta donc sa chance

« C'est à dire que ... »

« Ah nan mais j'avais envie de m'acheter des habits en fait !! Regardez ce que j'ai eu dans une boutique la dernière fois ! »
dit-elle en remuant son haut élargi par sa silhouette.

Le vêtement comportait une inscription « Je suis une déglingo. »

« Déglingo ... ? » demanda Atsumi, presque effrayée.

« Eh ouais ! C'est le tee shirt qui me correspond parfaitement. Moi je suis loufoque j'aime la vie voilà, je suis une déglingo ! Je suis une déglingo, hein ? Wooooooooh ! » Le dernier mot avait été prononcé dans un élan prit pour sauter sur les matelas du marchand de lit de sa connaissance.

Avant même que ledit marchant ai eu le temps de prendre une expression horrifiée, un énorme CRAC retentit. Nuls doutes que même Iwa allait l'entendre.

« Oh non non non j'ai pété la latte …. » dit elle, tentant tant bien que mal de se relever.

Il y eu un silence pesant, puis le marchand inspira très fort.

« Madame, ca va faire 140 ryos, j'ai besoin de réparer ça. »


Le perroquet se retourna, plongeant son regard vide dans celui du marchand.

« 140 ryos …. Tout de de suite ! » Encore une fois, le dernier mot avait été prononcé avant de prendre son élan. Le boudin rouge s'était lancé dans une course effrénée destinée à fuir ses responsabilités. Elle progressait tant bien que mal à travers la foule, bousculant du monde au passage.

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Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Mar 9 Avr 2019 - 19:12
[invisible_edit]Et la voilà repartie. Reikan décrocha une moue exaspérée, fermant les paupières pendant quelques secondes. Sans se retenir de soupirer, elle prit soin d'anéantir dans le même temps la boule d'angoisse qui l'avait prise aux tripes, suite à cette rencontre. Il fallait le dire, Reikan avait tiré le gros lot en croisant le chemin de ce machin polychrome. Mais maintenant que la féline avait été liée en quelque sorte à ses agissements, rien qu'en se tenant à côté d'elle... il lui était impossible de faire marche arrière, comme si de rien n'était. En ce sens, la métamorphe rouvrit les yeux et tourna son minois vers l'énergumène, qui essayait tant bien que mal de se frayer un chemin parmi la foule ahurie.

Shiroitora daigna décrocher un signe de sa dextre à Atsumi et au marchand de sommiers, leur intimant de patienter jusqu'à son détour. En une vive foulée la jolie brune traversa l'armada humaine pour s'y enfouir, sur les pas de la fuyarde. Pitoyable... Voici ce à quoi pensait la kunoichi en poursuivant la demeurée, qui manquait de se casser la gueule sur les pavés à chaque mètre de sa fuite et, de donner la mort aux quelques passants ne s'écartant pas sur son passage. Ni une, ni deux, elle la récupéra par le colbac, à une seule main, avant de la ramener au stand de literie.

« Tu es décidément bien étrange. Mais ta route s'arrête ici pour ce soir. Tu as une dette envers cet homme.
OOOOH... La taulée qu'tu m'as mise, oh la honte dis, j'étais pas prête. Vas-y moins fort la prochaine fois...
Allez, paie.
Bah non, j'ai pas envie.
Redis ça pour voir? »

Un duel de regard eu lieu entre les pupilles myosotis de la prédatrice et celles de sa proie retardée. Duel qui ne dura d'ailleurs pas plus de quelques secondes, malgré le faciès écœurant et malaisant de la femme-perroquet qui pouvait mettre à ses terres ses ennemis sans les toucher, étant donné la force de persuasion et le charisme de Reikan.

« Bon, d'accord...
Ça fera donc 140 ryōs.
OUI OH, ÇA ARRIVE! Oh fais chier, j'aurai plus assez pour mes clopes. »

La féline adressa une œillade à Atsumi, avant de relâcher un autre soupir, la sénestre plongée dans les plis de ses vêtements. Elle en ressortit quelques pièces, qui trouvèrent refuge dans la paume du commerçant lésé pour payer la dette de la pauvre folle à sa place. Manifestement, Reikan avait bel et bien le coeur sur la main, même avec la plus grande des attardés que le Yuukan ait portés, qui d'ailleurs, la fixait avec un air douteux.

« Te voilà acquittée de ton paiement, désormais. Mais sache que la prochaine fois, ce sera pas par le colbac que je t'attraperai, si tu récidives.
PUTAIN MAIS T'ES CONNEUH OU QUOI? C'EST PAS POSSIBLE! FALLAIT PAS ME RATTRAPER SI TU VOULAIS PAS PAYER! Attends... »

La chevelure multicolore s'approcha dangereusement du minois de Reikan, en collant presque sa bedaine à son bras gauche. Sur la pointe des pieds, le regard perturbant de la chose fut attiré par les parures précieuses qu'arborait la longue chevelure de la nomade. Aussitôt, elle remit correctement ses lunettes sur le bout de son nez comme pour mieux y voir, en ouvrant la bouche et en respirant comme un chacal dans le Désert. Jusqu'à faire une aspiration assourdissante et inhumaine, qui manqua d'ôter la féline de son ouïe.

« OOOOOOOHHH... J'adore, on dirait l'truc de Cléopâtre. Ça brille de mille feux, t'as eu ça où?
Bien au-delà de ces murailles, ma chère.
Dommage... EH, ÇA VOUS DIT ON VA FAIRE DU SHOPPING? ALLEZ VIENS LA BLONDE, TU VAS M'AIDER À ME RELOOKER. »

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Dernière édition par Yasei Reikan le Jeu 6 Juin 2019 - 2:27, édité 2 fois
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Hayame Atsumi
Hayame Atsumi

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Sam 13 Avr 2019 - 18:20
Atsumi regarda la scène se dérouler, interdite, tout en observant les réactions de sa camarde. Comment allait-elle faire face à ce problème ? Les bras croisés, la blonde adoptait une attitude indiquant clairement qu'elle n'allait pas bouger, laissant donc à Reikan la soin de remettre les choses en ordre.

Et c'est ce qu'elle fit. Revenant en traînant le boulet arc-en-ciel, elle entama un duel de regard avec la « Déglingo » sous le regard amusé d'Atsumi.

Finalement, la Yasei obtint gain de cause, et le boudin finit par payer. Elle adressa un regard désolé au marchand avant de s'éloigner tandis que Reikan enguirlandait d'avantage la grosse truie, qui levait d'ailleurs le ton. Les deux femmes partaient à nouveau dans un duel ridicule … Avant que la dérangée fasse une remarque sur la chevelure de la Yasei.

« C'est vrai que c'est joli ... » dit la blonde, avant de se redresser brusquement lorsqu'on s'adressa à elle.

La relooker ? C'est vrai qu'elle en avait clairement besoin …

« C'est à dire que je viens de rentrer et …. »


Ne lui laissant pas le temps de développer d'avantage son excuse, le ventre sur patte lui empoigna la main fermement avant de se remettre à courir de manière ridicule, entraînant la frèle Atsumi dans son sillage.

« Allez on y va ! Hop ! Allez c'est part … »

Le dernier mot avait été étouffé par un nouveau bruit sourd. Cette fois, il s'agissait d'un fort bruit métallique, et avant qu'elle ne s'en rende compte, la personne qui lui tenait la main était étalée par terre, ayant percuté de plein fouet un panneau directionnel.

Tiraillée entre compassion et rire, la blonde resta stupéfaite pendant quelques secondes.

« Holala, elle est tombée dans le panneau là ... » dit-elle, l'aidant à se relever en se retenant de toutes ses forces d'exploser de rire.

« Ah non mais la honte là !! La taulée que je me suis prise putain ! ET ILS SONT OBLIGES DE FOUTRE DES PANNEAU LA AUSSI ?!?! »

Se pinçant la lèvre, la blonde se baissa et l'aida à se relever.

« Ca vous apprendra, il ne faut pas courir comme ça c'est inutile. »

« Ouais bon. Allez on y va ... »

Atsumi tenta un instant de négocier … puis elle laissa tomber. Au moins, si elle était à leur coté, elle ne risquait pas de causer de problème à personne. Elle suivit donc la boule de pétanque qui venait d'entrer dans un magasin au hasard, et elle était déjà en train de fouiller un peu partout en grognant.

« HOO JE TROUVE PAS MA TAILLE ... »

« Tu m'étonnes ... » chuchota Atsumi à l'intention de Reikan.

« Ah ca y est j'ai trouvé !! Je vais essayer !! »
dit-elle, rentrant aussitôt dans la cabine avant de sortir juste la tête du rideau « Vous regardez pas j'ai pas de culotte ! »

Décontenancée, Atsumi se contenta de s'asseoir sur un siège à coté d'elle en poussant un long soupir.

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Yasei Reikan
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Sam 13 Avr 2019 - 20:45
Après la surprise qui eut traversé son faciès avec ces compliments, Reikan esquissa un sourire apaisé. Il fallait le dire, même la féline appréciait les ornements qui parcouraient sa chevelure ; signes propres aux traditions de son clan, et surtout de l'importante place dont elle disposait en son sein. Et même si la jolie brune avait tous les aspects d'une héritière, cela lui importait peu d'être considérée de la sorte ou pas. D'un regard pointilleux, elle observa les moindres faits et gestes de la femme-perroquet, qui semblait très enthousiaste en sa compagnie et celle de sa consœur. Atsumi, qui avait d'ailleurs été presque réquisitionnée par la déglingo. J'imagine que nous n'avons pas le choix, après tout... il vaut mieux qu'elle reste avec nous plutôt qu'elle ne cause davantage de torts aux habitants de la Brume, en cette soirée.

La raisonnable réaction de la blonde, forcée de suivre les pas désordonnés de l'énergumène, obligea la métamorphe à décrocher un rictus, amusée de la situation. Et Reikan retint comme elle put le rire grouillant dans sa gorge, lorsqu'elle fit face à la taulée que venait de se manger la femme, sous ses yeux. Malheureuse... Comment peut-elle avoir un si mauvais équilibre et ne rien y voir avec des lunettes pareilles? Sans pour autant se gêner et sans trop en faire, elle extériorisa sa joie avant de reprendre la route, suivant de près le duo. D'ailleurs, elle ne daigna même pas accorder de l'attention aux coups d’œil un peu trop insistants des civils l'entourant dans la rue ; pas que la féline était imbue d'elle-même, mais parce qu'elle s'en contrefichait tout bonnement du regard des autres.

À l'entrée du magasin de vêtements, la changeforme balaya de ses pupilles myosotis les piles de tissus à disposition de la clientèle. Lorsque la femme multicolore eut sa trouvaille, elle s'immergea aussitôt dans une cabine en intimant à Atsumi et Reikan de ne pas regarder derrière le rideau ; comme si une chose horrible allait s'y passer. Pendant que la blonde prit soin de s'asseoir pour ne pas s'épuiser, la nomade s'affaira à fouiller sur quelques étagères, avant de dénicher... un string en dentelles, tout à fait à la mode. C'est tout à fait ce que je cherchais. Qui sait, peut-être que ça la rendra un peu plus... La folle sortit de sa cabine, après avoir essayé une jupe qui la boudinait de trop, et qu'elle avait complètement déchiré à l'arrière. Reikan lui tendit le sous-vêtement, un air taquin sur le visage.

« Hé, viens par ici. Essaye cette pièce, ça pourrait te mettre en valeur et... faire plaisir à ton homme, si par chance, tu en as un.
OOOOOHHHH... J'PEUX PAS PORTER ÇA MOI NAH... PARCE QUE J'AI DES HÉMORROÏDES GROSSES COMME ÇA! »

La déglingo remua ses mains, estomaquée par la proposition de la féline, qui avait à peine la moitié de son âge. Puis, de ses doigts, elle illustra la taille des formations veineuses situées à son séant, devant tous les clients. Reikan retint son souffle, essayant tant bien que mal de garder l'estomac accroché face à ces aveux. [invisible_edit]

« Mais...
AH OUAIS NAH EH, LA BARRE DU STRING ÇA RENTRE DANS LE... NAH NAH PUIS ÇA FAIT MAL ÇA SERRE! »

Après avoir jonglé avec le string, elle l'accrocha au cou de la kunoichi, qui l'attrapa du bout de ses doigts alors que le perroquet retournait dans les rayons. La métamorphe adressa un regard assez perplexe à sa camarade, avant de déposer discrètement la pièce sur une pile au hasard, à sa gauche. Ses iris caressèrent les fringues de toutes sortes avant de se planter sur la civile arc-en-ciel, qui était en train de s'enfiler un serre-tête aux cornes endiablées.

« Oh j'aimerais bien mettre un serre-tête... Allez. Ça me va bien?
C'est quelque peu... atypique. Qu'en penses-tu, Atsumi? »

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Dernière édition par Yasei Reikan le Dim 29 Déc 2019 - 20:54, édité 2 fois
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Hayame Atsumi
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Jeu 19 Déc 2019 - 12:51
Assise les jambes croisées sur son siège, la blonde poussa à nouveau un long soupir, avant d'abandonner toute tentative de bien se tenir. Son corps était endolori par la longue mission qu'elle venait d'effectuer. De toute façon, la grâce négative dont faisait preuve l'énergumène en cabine suffirait à couvrir tous ses manquements aux bonnes manières pour au moins la semaine à venir.

Tandis qu'elle massait ça et là des membres engourdis, elle scruta Reikan, qui se baladait dans la boutique, sûrement à la recherche de son prochain accessoire ? Il faut dire qu'en regardant de plus près, l'établissement comptait un certain nombre de pièces de qualités, dont quelques unes avaient attiré l’œil de la blonde presque inconsciemment.

C'est à ce moment que notre boudin rouge termina d'enfiler sa tenue. Elle sortit de la cabine avec une légère démarche de volatile, avant de pousser une série de grognements devant un miroir.

« Ah nan nan nan nan nan nan nan nan nan, ça me va pas trop je crois que ça me boudine ... »

Atsumi leva un œil, mi-agaçée, mi-compatissante, elle se contenta de secouer la tête avec nonchalance.

« Oui, c'est ça, ça vous boudine … Mais ce n'est pas une raison pour voler un sac.» lui dit-elle sévèrement, alors qu'elle tentait de glisser une pochette sous son manteau.

Avec un nouveau grognement, le perroquet tourna d'un coup les talons vers la cabine, lorsqu'un horrible bruit de craquement se fit entendre. Aucun doutes possibles, la jupe taille 40 dans laquelle elle venait de se glisser n'a pas tenu le choc.

Se regardant dans le blanc des yeux pendant quelques secondes, Atsumi laissa filtrer un fort air de reproche sur son visage, avant de détourner les yeux, comme pour dire « Je n'ai rien vu, rien entendu. »

Heureusement, Reikan qui était partie en expédition arriva avec … un string ?

« Audacieux ... » pensa Atsumi.

La trouvaille de l'objet fut suivie d'une confidence fort déplaisante à attendre, rembarrant la proposition du sous vêtement aussi vite qu'elle était arrivée.

Estomaquée, un string autour du cou, Reikan se retrouva face à un rideau tiré, la tête probablement pleine d'images …. agréables. Prise d'un élan de compassion, la blonde se leva, et se contenta de retirer le vêtement de la main de la Yasei avec un clin d'oeil.

« Pas de veine. » Lui glissa-t-elle, se retenant d'exploser de rire devant l'expression décontenancée de Reikan.

Mais ce n'était pas fini, évidemment. De retour dans les rayons, le ventre sur patte avait dégoté un accessoire en plastique très bizarre qui rappelait l'époque d'hallowen. Décontenancée, la blonde leva un sourcil en tentant de prendre un air faussement enjoué. Néanmoins, lorsque la porteuse des bijoux de Cléopatre lui demande son avis, son sang ne fit qu'un tour, d'autant plus que la Déglingo en rajouta une couche.

« Ouaiiiis eh dis blondine, ca me va bien ? »

« Pas du tout. » se contenta-elle de lacher, catégorique. « Posez ça s'il vous plaît, c'est ni fait ni à faire. »

Pour la première fois depuis leur rencontre, Atsumi analysa avec sérieux les vêtements du boudin rouge en se demandant comment elle allait bien pouvoir sauver ça. Les couleurs, oui, mais à ce stade, mieux valait éloigner les épileptique. En plus d'être un danger physique, cette femme était également visuellement dangereuse.

« Ecoutez Madame … euh ... »


« Bernard !! Viviane Bernard !! »

« Madame Bernard oui. Si vous souhaitez vraiment être relookée, il va falloir faire quelques concess … Eh ! Laissez ce sac bon sang! »

En une fraction de seconde, Viviane s'était tournée vers les accessoires et tentait à nouveau de dérober la même pochette qu'après les essayages.

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Lun 30 Déc 2019 - 2:58
Ravaler sa salive fut une épreuve pour la Tigresse blanche, confrontée aux horreurs proférées et assumées par la quarantenaire. Et la petite blague chuchotée à son oreille par Atsumi n'arrangea rien, pour le coup. En regardant Reikan de plus près, difficile de croire que cette jolie brune avait vécu la majeure partie de sa vie sur les traces de l'itinérance ou qu'une bête se cachait en son sein. Malgré tout, elle eut vite fait de se ressaisir pour encaisser le retour du perroquet, qui revenait à la charge. Pourquoi diable s'était-elle donc arrêtée, dans cette rue? Si la Yasei maudissait déjà cette rencontre, force était de constater que ce n'était qu'à moitié ; après tout, elle était tombée sur une consœur qui ne manquait ni de perspicacité, ni d'humour.

La bestiale n'eut même pas le temps de décrocher un rire ou un rictus que l'attardée multicolore quémandait déjà des avis sur sa toute nouvelle trouvaille. Ne pas rigoler. Ne pas rigoler. Les pupilles éthérées de la féline se déposèrent sur le serre-tête de petit diablotin, qui, s'il pouvait la rendre encore plus ridicule qu'elle ne l'était déjà – était-ce non seulement possible? –, allait comme un gant à cette envoyée du diable. Comme elle le put, l'agent de la Brume se retint d'exploser de rire. Ne pas rigo-... Mais à défaut d'avoir cédé à cette tentation, son visage se figea dans le marbre à l'entente de la réponse de la blonde. Ses viscères se relâchèrent d'un coup, pour lui permettre de se détacher d'un discret soupir de soulagement et de ne plus se sentir prisonnière de ses émotions. Décidément, cette femme était un phénomène à elle seule.

Ainsi, son nom était Viviane Bernard – un drôle de sobriquet, pour une femme mûre de l'Eau, mais aussi une voleuse qui s'amusait sans la moindre gêne dans cette modeste boutique de tissus de la Brume. N'avait-elle donc rien dans les poches à part sa graisse abdominale, pour s'abandonner à cette pratique à la moindre occasion? Si Reikan disposait de quelques trésors, il était clair qu'elle n'allait pas assumer de son plein gré les âneries de cette inconnue, qui manquait de titiller sa patience. Après avoir retrouvé son sérieux, la féline aux parures exotiques déposa l'une de ses mains sur l'épaule de Dame Bernard, comme pour prévenir une nouvelle fuite de sa part. Mais à sa grande surprise, celle-ci ne chercha pas à se défaire de son emprise ; non, elle la fixa même du coin de l’œil, lui jetant un regard si foudroyant que la changeforme haussait un sourcil. Qu'est-ce qui lui était encore passé par la tête, à cette mongole?

La Fille du Vent regretta ce geste, dès l'instant où le perroquet s'était précipitée sur elle pour poser ses paumes contre ses joues, de la même manière qu'on manipulait un beau joyau.

« OOOOOOOHhh... J'avais jamais remarqué, mais de plus près, c'est vrai qu't'es belle toi. T'as des petits points, c'est marrant. Et tes yeux sont tellement brillants. J'PEUX LES TOUCHER? ALLEZ QUOI.
Hors de question.
Rooohhhh, t'es pas drôle. Attends, j'ai peut-être quelque chose qui t'irait bien... »

Reikan, dont la beauté faisait parfois jalouser de rage la gente féminine, avait la qualité d'entretenir le don déjà bien présent que lui avait fait la nature, sans toutefois en devenir superficielle. L'étiquette d'étrangère éternellement collée sur son visage – notamment due à ses éphélides si atypiques – avait la chance, ou bien le malheur, d'attirer la convoitise de bon nombre de personnes. Et bien souvent, ces personnes étaient les pires. Mais loin d'être effrayée par cette hystérique, la féline se laissa faire sans rechigner, alors même que celle-ci fouillait dans les plis de ses vêtements et... de ses bourrelets. Il fallait dire que cette empâtée disposait d'une dégaine sacrément ridicule, avec ses yeux globuleux et son regard éteint comme si les crocs de la débilité avaient réussi à ronger le squelette de son âme jusqu'à la moelle. La Fille du Lion fronça les sourcils pour marquer sa curiosité, pendant que Viviane grognassait, avec sa bouche pincée. Elle hurlait de sa voix criarde et ne cessait de gesticuler comme un animal blessé se démenant. Puis, elle dévoila enfin ce fameux quelque chose aux yeux des deux jeunes combattantes.

« TIENS. Va m'essayer ça, avec ton corps de déesse. C'est un magnifique ensemble de lingérie léopard, tu sais... celui que les hommes aiment bien arracher avec les dents.
Euh... Comment ça, arracher av-... »

L'enfant des bêtes n'eut même pas le temps d'en placer une que la convulsive grogna et envoya le soutien-gorge et le string aux motifs fauves dans les bras de l'innocente, avant de la pousser derrière le rideau de la cabine d'essayage. Dame Bernard s'occupa de la changeforme durant quelques secondes, avant de se retourner vers la petite blondinette qui n'attendait qu'elle. Son front malmené par un maquillage de sourcils bien trop prononcé et difforme s'agitait déjà, alors qu'elle déambulait jusqu'à elle avec la démarche d'une dinde bien dodue. Le sac qu'elle tenait fut aussitôt enfoui au-dessus de sa bedaine, ni vu ni connu. Et sans se retenir, elle postillonna sur Atsumi en braillant comme un putois dans la boutique et en pointant du doigt la capuche cuivrée de sa prochaine victime.

« Bon, toi. T'as rien vu. Et maintenant, tu m'enlèves ce bonnet de débilos. T'es une débilos? BAH NON, ALORS TU L’ENLÈVES AVANT QUE J'T'EN FOUTE UNE. »

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Hayame Atsumi
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Lun 6 Jan 2020 - 22:25
Heureusement pour le duo de kunoichi, la dénommée Viviane avait bien vite oublié ce nouveau projet de vol, laissant tomber la sacoche tout en la gardant néanmoins dans sa main pour s'occuper de son nouvel objet de fascination … Reikan.

Elle voulait toucher ses yeux. Sérieusement ? Quelle personne sensée oserait demander une chose pareille à quelqu'un ? Se contentant de froncer farouchement les sourcils, elle s'imaginait toutes les choses terribles qui pourraient se passer si jamais le ventre sur pattes osait une action aussi audacieuse. Heureusement, la féline se montra très patiente, chose dont Atsumi était difficilement capable dans la configuration actuelle. Sa patience dépendant fortement de la sympathie que lui attirait son interlucoteur. Hors, le perroquet partait déjà très mal.

Que faisait-elle d'ailleurs ? Elle était en train de fouiller dans son ensemble rouge, à la recherche de dieu ne sait quoi. Difficile à dire si c'était ses poches ou ses tissus adipeux qui étaient particulièrement pleins, mais du point de vue de la jeune femme la recherche semblait d'avantage relever de la spéléologie que d'une simple fouille.

Enfin, après ce qui sembla des heures à Atsumi, l'écervelée dénicha à nouveau un accessoire très bizarre, mais en fin de compte tout à fait de son genre. Atsumi écarquilla les yeux de manière explicite, comprenant que ce magnifique ensemble félin était destiné à la Yasei. Dans un sens, les vêtements étaient tout à fait dans le thème.

Cette fois, difficile pour Atsumi de dissimuler un rire espiègle qu'elle étouffa aux mieux dans ses mains. La réflexion houleuse suivie de la confusion de Reikan avaient eu raison de son sérieux. Le temps qu'elle s'occupe de la malheureuse dans la cabine, Atsumi eu tout le loisir de retrouver son calme.

C'est à ce moment que l'arc en ciel boudiné s'occupa du cas de la blonde. Changeant d'expression, et dans une démonstration parfaite de son impulsivité, elle cria sur Atsumi des propos invraisemblables, difficiles à comprendre de par son élocution un peu hasardeuse. De plus, Atsumi était trop occupée à se protéger du véritable jutsu Suiton avec lequel elle était assaillie.

Néanmoins, elle n'aimait pas beaucoup se faire insulter de la sorte, et lorsque Viviane dissimula à nouveau un accessoire dans ses bourrelets, ce fut la goutte de trop. D'un geste vif, elle se faufila dans le dos du pachyderme et la plaqua contre la cabine d’essayage et lui faisant une clé de bras. La pauvre Reikan à l’intérieur du sûrement s'imaginer un tremblement de terre de forte magnitude.

Serrant douloureusement le poignet de Mme Bernard, elle força de plus en plus tout en lui disant avec le plus de calme possible.

« Maintenant, ça suffit. La prochaine fois que mon amie ou moi vous surprenons à tenter de voler quoi que ce soit, nous préviendront les autorités. Ensuite, c'est la première et dernière fois que vous proliférez une insulte à mon encontre, ni envers qui que ce soit. Vous reposez ce sac à a place, et on reprend ce que l'on faisait comme si de rien était, c'était mon seul avertissement. »

Pendant toute sa tirade, le boudin rouge se dandinait dans tout les sens en grognant comme une truie. Enfin, lorsque la blonde relâcha son emprise, elle explosa presque :

« PUTAIN MAIS T'ES COMPLÉTEMENT DEGLINGO !! EH NON MAIS TU M'AS FAIT SUPER MAL EN PLUS !! EHHH TIGRESSE, TA COPINE ELLE M'A AGRESSÉE »


Sous le regard dépité de la blonde, Viviane écarta grand le rideau de la cabine d’essayage sans se soucier de l'état de nudité de Reikan, et la secoua dans tout les sens en beuglant.
« ELLE EST VRAIMENT DÉGUEULASSE ! PUIS SI JE VOLE C'EST PARCE QUE J'AI PAS LA FORTUNE A ROTENSHILD MOI »

Roten … qui ?

Décidément, il se passait des choses dans la tête de cette femme qui dépassaient toutes les limites intellectuelles de la jeune espionne.

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Yasei Reikan
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Mar 28 Jan 2020 - 13:03
Déstabilisée. Reikan l'était plus que tout, au-delà de se sentir juste ridicule dans un tel habit. Se voir vêtue de cette légère nuisette léopard dans le miroir lui fit même oublier le monde qui l'entourait, tant l'angoisse menaçait déjà son cœur et harcelait son esprit. Elle ne remarqua même pas l'ignoble visage qui se dessinait contre le rideau de sa cabine d'essayage, alors même que Viviane dégustait une délicieuse prise de la part de sa consœur excédée. La tête de la Fille du Vent pencha sur le côté par une mimique purement féline, tandis que son malaise intérieur commençait à s'envoler. Après tout, ce n'était qu'un simple vêtement ; qu'elle soit nue ou lourdement vêtue, la jolie brune restait une combattante aguerrie. Mais serait-elle assez forte pour vaincre le monstre qui se tordait et hurlait comme un dindon, derrière ce bout de tissu?

La Yasei n'eut même pas le temps d'envisager l'idée de se dévêtir, que la mongole de première déchirait déjà le rideau pour y faire glisser d'abord sa chevelure multicolore, puis son faciès difforme. Son minois resta figé à la vue du teint hâlé et des courbes de la métamorphe, que sa trouvaille épousait dans toute sa splendeur. Sa gorge, elle aussi sûrement maudite par les dieux, ne put retenir le cri dont elle était la seule à détenir le secret. L'aspiration de Viviane fut profonde et ébranla ses propres entrailles, comme si la féline, sans faire le moindre geste, avait aspiré son âme et toutes ses pensées les plus débiles avec. Pourtant, les conneries qui sommeillaient dans le psyché de cette femme mûre étaient tout aussi énormes que la graisse couvrant ses entrailles. C'était dire à quel point voir Reikan dans cette tenue l'avait chamboulé.

Viviane sortit lentement sa tête du rideau, présentant les traits de son minois ridé totalement bouleversés à la discrète Atsumi. Encore sous le choc, sa bouche martelée de rouge à lèvres resta ouverte un bon paquet de secondes. Après s'être appuyée sur le dos d'un canapé destiné à la clientèle du magasin de tissus, le perroquet daigna enfin s'exprimer, en bafouillant. Un laps de temps suffisant pour permettre à la féline de se changer, toujours à l'abri des regards.

« H-Hé, blondinette... tu m'avais pas dis que t'avais une bombe atomique en guise de copine...
Ça suffit! J'ai retiré ta trouvaille, de toute façon.
...AH NAN NAN NAN NAN NAN N-...!! »

La gorge du perroquet, qui n'eut pas l'occasion de faire exploser davantage son mécontentement, fut happée par une forte poigne depuis la cabine, ouvrant son rideau sans la moindre gêne. Nul doute, Viviane était venue à bout de la patience de la Tigresse blanche, qui n'avait pas manqué d'entendre les insultes proférées envers sa camarade. Cette attardée était une voleuse, en plus d'être de mauvaise foi. Alors, son visage amusé avait laissé place à une expression bien plus inquiète ; celle de la crainte et de l'intimidation, pendant que ses pieds avaient décollé du sol. Où Reikan puisait-elle autant de force, pour soulever un bibendum pareil?

« Maudits soient les dieux qui t'ont mis sur ma route. Tu ferai mieux de te taire, si tu veux pas que je finisse vraiment par t'étrangler dans ce magasin. Je ne vais pas acheter ce que tu as trouvé pour moi, parce que je n'en aurai pas l'utilité.
...C-Comment ça? T'AS PAS D'HOMME À SATISFAIRE, TOI? UNE AUSSI BELLE FEM-...
BOUCLE-LA! »

La Yasei secoua le perroquet comme un vieux sac poubelle, si bien que ses lunettes manquèrent de tomber et restèrent bancal sur le bout de son nez. Viviane cligna plusieurs fois des yeux, encore ahurie et inquiète de son sort qui était entre les mains de la jolie brune.

« Tu es une catastrophe ambulante mais cela ne te donne pas pour autant le droit d'insulter quiconque croise ta route. Si tu n'as pas d'argent, tu n'as qu'à travailler comme tout le monde.
...Bah non j'ai pas env-...! »

La changeforme la remua encore un peu dans tous les sens, avant de froncer les sourcils et de plonger l'éther de ses yeux dans les siens. Viviane gonfla les joues et haleta comme le pauvre et obèse animal désorienté qu'elle était. Décidément, elle n'allait pas se contenter de laisser l'énergumène partir sans rien dire ; il lui fallait une réponse satisfaisante.

« Tu ne trouveras pas une personne qui ne travaille pas pour mieux vivre, à la sortie de ce magasin. Alors cesse de geindre comme une dinde et de voler à tout-va ce qui ne t'appartient pas de dr-...
BON D'ACCOREUH, LÂCHE-MOI! J'ai compris. Si c'est comme ça, j'm'en vais! DE TOUTE FAÇON, J'POUVAIS PAS VOUS BLAIRER! VOUS ÊTES TOUTES LES DEUX COMME NOËL, INSUPPORTABLE!! »

La Fille du Lion rendit faible sa prise sur Viviane, laissant celle-ci s'en défaire sans le moindre effort. La tronche du perroquet se décomposa et ses yeux devinrent larmoyants, alors même que Reikan sortait de la cabine, vêtue de ses propres vêtements exotiques, sombres et proches du corps. L'abrutie retint un cri stupéfait mais laissa toutefois s'échapper un premier sanglot, avant de bousculer Atsumi de façon brusque et de sortir à toute allure de la boutique. La tornade de couleurs était... partie, atteinte en plein cœur par les vérités dites par les deux combattantes de la Brume. Ce après quoi la native du Désert se contenta de relâcher un soupir, après tant d'émotions.

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Sam 1 Fév 2020 - 16:14
La déglingo avait misé sur le mauvais cheval en allant se plaindre à Reikan. En effet, la réaction de la Yasei ne se fit pas attendre très longtemps. A peint eut-elle le temps de finir de beugler qu'elle se retrouva soulevée par la tigresse. Pendant un instant, Atsumi se demanda si elle aurait elle même eut la force brute nécessaire pour porter une masse aussi volumineuse, avant de profiter du spectacle.

Peut-être qu'en apparence, la belle brune avait quelque chose de rassurant de par son joli minois, mais elle venait de prouver ici et maintenant même qu'elle était la plus susceptible de céder face à l'attitude proprement insupportable de Mme. Bernard.

Reikan passa donc un savon au boudin sous les yeux légèrement inquiets de la blonde. Elle n'avait pas envie d'être obligée d'intervenir en cas de dérapage. Mais au final, rien de tout cela ne fut nécessaire. Elle échangea un regard gêné avec la gérante du magasin, qui semblait être confuse. Les autres rares clients de la boutique s'éloignaient significativement de la source de toute cette agitation.

« Euh … Reikan ... »
dit-elle, dans une tentative de calmer le jeu.

Mais entre les bruits de dinde qu'on abattait de Viviane, et les hurlements de Reikan, difficile pour la petite voix d'Atsumi de se faire un chemin. Elle s'approcha donc doucement et posa tendrement sa main sur l'épaule de Reikan.

« Tu vas effrayer les clients Reikan, laisse là s'il te plait ... »


Difficile de dire si c'était les paroles de la blonde ou simplement la sagesse de la brune qui eut raison de sa colère, mais après un autre échange virulent, elle relâcha son emprise, libérant le boulet qui sorti en trombe en bousculant Atsumi de plein fouet. L'effet de surprise, et surtout l'énorme différence de masse qui opposait les deux femmes eurent raison de l'équilibre d'Atsumi, qui se retrouva projetée contre un mur. Ses muscles douloureux et ses bleus hurlèrent de douleur en elle.

Néanmoins, elle eut un geste instinctif vers le volatile humain, avant de se résigner. Soupirant un bon coup, elle se tourna vers Reikan.

« Tu y es peut-être allé un peu fort, mais je te comprends ... »

Elle avait en réalité un peu de peine pour cette dame bien étrange, qui semblait seule et désorientée.


Spoiler:
 

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