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KAISŌ ๑ Chōkoku Tomoe

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Mar 2 Avr 2019 - 21:33




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réminiscences ft. @Chôkoku Tomoe



Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


Cette année-là, Xûen l’avait passé à découvrir le monde, ses nations et leurs cultures diverses et variées dans le but de pouvoir se défendre contre toutes et tous, comme par curiosité intellectuelle. Chaque peuple avait ses dialectes, ses spécialités et ses histoires d’un temps passé. Ces mêmes contes, on lui en avait rabattu les oreilles pendant plus d’une décennie, mais l'épéiste en devenir ne s’en lassait pas, même s’il avait perdu toute naïveté lors du conflit au coeur de Mizu no Kuni ; découvrant l’amplitude de la pire maladie rongeant le coeur des hommes, l’avidité.

Lui ne s’en pensait pas corrompu, peut-être à juste titre. À cette époque, le jeune et fougueux Kazejin à la peau mate rôdait dans le Pays de la Terre à la recherche d’histoires à entendre et de personnes intéressantes, jusqu’à arriver à la gigantesque cité commerçante. Dans l’interstice, la chasse avait été bonne sur les terres encore en friches. Entre petits hameaux et routes marchandes, il n’eût pas beaucoup d’efforts à fournir pour tomber sur quelque criminel dont la tête était mise à prix. Une fois les malfrats attrapés, il alla donc quémander son dû dans l’ancêtre d’Iwagakure no Satô, avec pour preuve et trophée leurs têtes dans un sac de jute à sa ceinture, dégoulinant et marquant de qui voulait bien pencher la tête un chemin sanguinolent.

Il n’eût pas trop de mal à trouver le bureau en charges des récompenses, assez rondouillettes et s’en alla dépenser son magot en victuailles et autres rouleaux et conteurs en tout genre traînant dans les troquets.

Alors qu’il allait de l’un à l’autre, il tomba nez à nez avec plusieurs hommes courant après une jeune fille de quelques années sa cadette, bien qu’il restait un adolescent. Se demandant où tout cela devait mener, il poursuivit donc la chasse avec eux, à l’abri des regards après avoir grimpé sur les toits. Passé un moment, sa bourse se détacha de sa ceinture dû aux chocs répétitifs sur le sol d’appoint et cabossé. Pour la rattraper, il se pencha et tomba donc dans un fracas de tous les diables sur l’un des trois poursuivants, le sonnant pour quelques heures tant la chute avait été de haut.

« ’hayô. Gomen ! » Lâcha-t-il en direction de son réceptionneur, tandis que les deux autres le regardaient avec stupeur comme s’il était véritablement tombé du ciel. À sa peau mate, ils comprirent vite qu’ils avaient à faire à un étranger et non à la bonté divine réconciliatrice.



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Mar 2 Avr 2019 - 22:56
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Une époque sombre qu’était celle-ci pour la très jeune Chôkoku Tomoe. Celle qu’elle aurait préféré ne jamais connaître. Si seulement les souvenirs étaient possibles à effacer, alors plus aucune trace de cette époque ne subsisterait. Malheureusement l’esprit d’un Homme fonctionnait par ces petites billes dorées dans le cerveau, mauvaises ou bonnes, car le choix n’appartenaient à personne, qui marquaient pour toujours un être.

Tomoe courrait de toute la vitesse qu’elle pouvait dans les rues de la merveilleuse Rokkusu. Les rumeurs ici-bas racontaient beaucoup sur les prémices de quelque chose plus grand. Mais que faire des petits chuchotements ça et là, il lui fallait courir toujours plus vite, toujours plus loin ! A ses trousses, trois membres de son clan –des oncles plus ou moins éloignés certainement- tentaient de la rattraper. On aurait pu imaginer une adolescente qui avait seulement fait une grosse bêtise et qui essayait, en vain, d’échapper à sa sanction. Qui plus est d’un clan aussi respecté que reconnu au sein de ces terres, alors il lui fallait être exemplaire. Que nenni. En réalité, ce que cherchait la brune était tout simplement la paix. L’adolescente courait après la sûreté, chose qu’elle ne connaissait plus dans le foyer de son père. Personne ne savait, personne ne l’avait jamais cru. Ô grand jamais un tel maître de l’art argileux n’aurait fait telle ineptie ! Et pourtant…

Ce n’était pas la première fugue que l’héritière Chôkoku tentait désespérément pour fuir la folie d’un paternel obsessionnel. Et ce n’était pas le début des ennuis. Combien de fois, en plus de retourner vivre avec lui, elle avait dû subir moult punitions décidée par Obasan. C’était toujours la même rengaine : elle s’enfuyait une nuit, il criait au loup, on revenait la chercher. Et rebelote sans qu’aucune solution n’ait été cherchée, sans qu’aucun questionnement ne soit soulevé.

Ses essoufflements devenaient de plus en plus bruyants au fur et à mesure des foulées et des coups d’œil en arrière. Après tout, cette très jeune Tomoe n’avait pas encore goûté aux efforts et aux arts shinobi. L’endurance ? Elle n’en avait eu à peine le goût lorsqu’elle restait des heures entières à jouer les modèles pour son père. Mais rien de plus. « Elle n’était pas prête » voilà ce qu’il lui était annoncé à chaque tentative.

Lorsqu’elle vit les trois ninjas –bien que de bas rangs- rattraper leur retard sur la gamine, celle-ci ferma les yeux pour prier intérieurement. Que quelqu’un l’aide… Et son vœu fut exaucé. Un regard en arrière et fut surprise de voir ses assaillants être immobiles. Du moins, deux d’entre eux, avec le troisième écrasé par quelque chose –enfin quelqu’un. Sans vraiment s’en soucier, l’enfant reprit sa route et vit là un encouragement du destin. Elle détala aussi vite pour éviter de se faire voir et alla jusqu’à se dissimuler dans une ruelle qu’elle connaissait bien. Telle une brèche dans la roche, Tomoe imaginait qu’elle ne pourrait être retrouvée… « Enfin libérée… »

Un peu plus loin, au lieu d’impact, celui qui avait fait perdre la trace de la jeune Chôkoku, les trois ninjas du clan ne comprirent pas plus, remontés par cet individu maladroit mais ne le suivirent pas lorsqu’il prit les jambes à son cou. Après tout, ils avaient une adolescente en fugue à attraper, et le plus vite serait le mieux.
☾ anesidora

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Jeu 4 Avr 2019 - 2:03




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


Une fois receptionné et le calcul fait sur la méthode à adopter pour se sortir de ce pétrin tout relatif, la future Étoile du Matin n’eut pas le temps d’élaborer une stratégie contre la supériorité numérique que les deux Chôkoku indemnes avaient déjà repris leur chasse à la donzelle, laissant le troisième quidam seul avec Xûen. Après tout il ne payait pas de mine, si jeune et si fin.

Peut-être l’avait-il pris pour un simple orphelin de Kaze, la région étant souvent en proie aux exils et expatriations du fait de son contexte et de ses paysages difficiles. Pourtant, ses parrures laissaient présager le contraire, les lampes allumant les rues faisant scintiller les coutures dorées de son habit aux allures moniales.

Se relevant sans gêne si ce n’était un léger sourir confus, il tendit la main à l’homme, qui la saisit. « Fais attention, je ne serais pas si clément la prochaine fois. » Xûen lui dirigea un autre rictus, bien plus sombre et révélateur. « Pourquoi chasser une enfant alors que vous représentez l’image de marque d’un clan fastueux ? » À chaque mot l’emprise sur les phalanges du Chôkoku semblait se resserrer. Quand ces dernières craquèrent, il se décida à répondre. « Cette peste s’est enfuie de chez elle, c’est pourquoi... » Puis son visage s'illumina d’une malice méphistophélique, tandis qu’il sortit de sa manche gauche plusieurs cafards aux teints blafards, cause de l’argile de laquelle ils étaient issus. Puis, une explosion.



Sabré désormais rengainé, Xûen pénétra la ruelle où se tenait la toute jeune Tomoe. « Yo. Plus besoin de fuir, ils sont déjà passés par ici. Tu es tranquille pour quelques temps. Tu sais, tu n’aurais pas besoin de courir, si tu savais te défendre. À en juger par leurs haoris, vous faites parti d’un clan reconnu, puissant ici-bas? » Sans attendre une réelle réponse de sa part, l’homme à la stature féline s’approcha d’un pas pour connaitre sa version de l’histoire édulcorée entendue tantôt par l’autre Explosif.



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Jeu 4 Avr 2019 - 2:35
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Elle s’était adossée à un mur de pierre froid pour se permettre un peu de repos. Sa cavalcade au cœur de rues commerçantes l’avait lessivée et pendant un court instant elle se refit le visuel de cet oiseau tombant du nid. Elle se doutait bien qu’il ne s’agissait pas du tout d’un volatile, et quand bien même elle s’en fichait, tant qu’elle se trouvait ici, à l’abri des poursuites de son clan, à l’abri de ses bourreaux.

Toussant quelque peu, la jeune fille finit par récupérer un souffle plus posé, dont les battements de cœur s’étaient assagis. Après tout, elle n’avait plus à s’en faire à présent. Il lui suffisait de patienter jusqu’à la venue lunaire et elle pourrait espérer ne pas être repérée alors qu’elle partirait. Pour aller où ? C’était très certainement là qu’un problème épineux se posait. Tomoe n’avait jamais voyagé, pas même jusqu’aux frontière de son pays natal. A la fois une véritable plaie mais une excitation débordante que celle d’aller découvrir tout ce qui fait ce monde. C’était une adolescente qui était encore bien loin de son futur.

La Chôkoku se laissa pourtant surprendre par cet inconnu qui la repéra au fond de sa grotte au ciel découvert. Elle sursauta avant de lui faire immédiatement face et de sortir un kunaï qu’elle tenait maladroitement dans sa poigne droite. Il était évident qu’elle ne savait pas du tout ce qu’elle faisait avec cet engin. Son regard peu sûr, le poing bien trop serré sur le manche de l’arme dérobée, les jambes avec un espace ridiculement grand, le tout alors qu’elle était tout de même déjà très grande pour ses quatorze ans. « Qui es-tu ? » Elle ne l’avait jamais vu. A vrai, dire, elle avait croisé bien peu de personne depuis bien longtemps. Mais lorsque le jeune homme commença son monologue de faiseur-de-leçon, Tomoe se mit à grimacer de panique. Regardant par-dessus son épaule pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un piège, sans même l’écouter, elle lui fonça dessus sans même prendre soin de faire quoi que ce soit de cet objet ninja qu’elle ne savait pas utiliser.

L’étranger aurait pu prendre ça pour une offensive, mais son air si jeune et innocent de cette époque lui avait certainement mis le doute. Elle, une menace ? Impensable… Et pourtant… La jeune Chôkoku avait en fait simplement, de ses deux mains, plaqué la bouche bavarde du métisse pour qu’il se taise. Elle ne savait pas vraiment se tenir en société, avec autrui. L’inexpérimentée avait pourtant dangereusement gardé sa petite lame dans l’une de ses mains, mais à présent la menace était vers elle-même, et ce, sans qu’elle ne s’en rende compte alors que son propre visage était suffisamment proche pour qu’elle puisse lui chuchoter. « Tais-toi enfin.. ! Ils vont me retrouver sinon… »
☾ anesidora

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Jeu 4 Avr 2019 - 21:17




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Tsuchi no Kuni - 197


Visiblement, elle était farouche à défaut d’être entraînée, qualitée nécessaire à la survie dans un monde qui ne faisait pas de cadeaux aux pauvres agneaux différents du troupeau. Son arme blanche à la main, Xûen n’en changea pas moins de posture, ni d’air serein gravé sur ses traits encore enfantins.

Sa position était sommaire, celle de l'Étoile du Matin capable d’arrêter l’un des siens un peu plus tôt, les appuis à peine fléchis et la lame toujours rengainée. « Je suis Xûen, fils du Seishinteki Butai. » On aurait pu lire la fierté sur son visage, si seulement ce dernier n’était pas si inexpressif, toujours marqué d’un calme olympien sans grand chose d’autre.

Tomoe fonça alors sur lui, ce qui était prévisible vu l’état de panique avancé et le fait qu’il était à ses yeux un énième autre ennemi. Peut-être le prenait-elle pour un des Chôkoku sous henge ? Elle le força au mutisme en posant ses dextres sur son orificie buccal, et elle put y sentir un sourire, caché en-dessous. Il lui aurait fallu un mouvement de poignet pour l’éventrer de son Wakisashi, mais il n’en fit rien.

Gardant son rictus à ses derniers mots, il frappa simplement de son index le kunaï qui frôla une mèche brune de la Tsuchijine pour aller se planter plus loin dans un mur. « Et toi, qui es-tu ? » Lâcha-t-il un peu plus fort qu’elle, en reculant de moins d’un pas pour se libérer tout en ayant jeté un oeil à l’intérieur de ses manches pour vérifier qu’elle aussi était pourvue de ces appendices monstrueux mais exceptionnellement pratiques.

« Si ils envoient des incompétents comme les deux autres, tu ne risques rien avec moi. J’espère que tout ton clan vaut un peu mieux que ça ou me voilà très déçu. » Finit-il par dire, allumant une cigarette, vieille habitude pour un jeune homme à qui l’alcool était interdit.




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Jeu 4 Avr 2019 - 23:18
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Xuen de la meute spirituelle. La jeune Chôkoku ne comprenait pas vraiment ce que cela signifiait ou même impliquait. Elle n’était pas beaucoup sortie depuis que son paternelle était possédé par des folies qui menait sa propre fille sur la voie de non-retour. Mais les ténèbres n’étaient pas encore parvenues à s’emparer de l’adolescente. Elle avait encore l’espoir de pouvoir s’échapper de tout ça, c’était là toute la motivation d’une fugue. Ou du moins d’essayer…

La jeune fille recula son visage au moment même où l’étranger lança d’un simple doigt l’arme qu’elle avait presque oubliée. Elle se recula immédiatement et, d’un regard vif sur l’ensemble de son interlocuteur, Tomoe finit par se reculer de quelques pas encore. Un sabreur. Tout du moins il avait un fourreau sur le côté, ce qui laissait présager une maîtrise du kenjutsu. Si elle n’avait pas entamé son propre entraînement aux arts shinobis, ou quoique ce soit d’autre, elle avait néanmoins quelques notions non négligeables. Après tout, elle était issue d’une famille qui maîtrisait au moins l’art du Ninjutsu, le reste des apprentissages découlaient de tout un chacun.

Quand bien même elle avait déjà demandé à ses pairs de lui apprendre, tous –ou presque- avaient répondu par un même mot : négatif. La petite brune porta son regard une nouvelle fois au bout de la ruelle qui lui servait de cachette, et ne voyant personne arriver, elle se détendit un peu plus. « J’m’appelle Tomoe. » Son air faussement sauvage, méfiant en direction du samouraï, elle lui lança un regard vif. Elle n’en dit pas plus à propos de la remarque sur son propre clan. Elle n’estimait plus vraiment son clan, déjà à cette époque. L’adolescente était même très remontée contre eux, alors en faire les éloges, sûrement pas. Cependant, sans même s’y attarder, elle se retourna, dos à l’individu, pour aller s’acharner sur le kunaï planté dans le mur. C’était qu’il était drôlement bien enfoncé dans la roche. Comment avait-il fait ? Elle tira une première fois de ses bras fin et assurément peu musclés, avant de lâcher prise. « Eh bah t’es pas malin, toi. » Elle recommença son essai. En vain. L’impatience était un défaut qu’elle avait toujours eu, et elle en fit une formidable démonstration. « Arrête de me regarder comme ça, comme un imbécile, j’en ai besoin. » Tomoe était remontée, très insolente, mais c’était sa manière à elle de se créer une barrière, une face visible pour ne pas aller découvrir les maux qui la rongeaient chaque jour au plus profond d’elle-même, ceux qui l’avaient mené à quitter son foyer. « J’ai une route à prendre. »
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Ven 5 Avr 2019 - 0:47




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


Et voilà que la juvénile Chôkoku, après avoir mimé une esquive lors de son jet, se mit à essayer de tirer le métal hors de la pierre après s’être présentée, telle une version féodale de Arthur et son Excalibur. Sauf que comme on pouvait s’y attendre, la demoiselle se heurta à un échec cuisant, même en y dévouant la majorité de ses forces.

Bien que semblant hostile, elle semblait ce qu’elle était ; une jeune fille perdue à la recherche de sa voie, refermée sur le monde extérieur pour des raisons encore inconnues à ses yeux. Il se rapprocha donc dans son dos d’un pas de velour qui n’avait pas vocation à la surprendre ni à se faufiler et présenta devant ses yeux un kunaï alors en sa possession sorti de l’intérieur de sa tenue, filigrané d’or et de kanjis. « Il est à toi. » Souffla-t-il, laissant le kunaï comme un trophée, une pierre à gravir sur le mur lorsque Tomoe serait prête, physiquement ou mentalement.

« Effectivement, malin n’est pas le premier mot qui vient à l’esprit pour me qualifier. Mais de là à être un imbécile... » Il esquissa un sourire après ce léger trait d’esprit, moins choqué ou insulté qu’amusé au vu du tempérament volcanique de la demoiselle à ses côtés.

« Une route à prendre ? J’ai beaucoup voyagé et crois-moi, tu n’iras pas loin sans un minimum d’entraînement. Et j’entends le Ninshū et ses branches. » C’était bel et bien vrai, un bon retour à la réalité pour une fugueuse incapable d’extirper le fer du rocher ; comment pouvait-elle se targuer de vivre seule dans le Yûkan sauvage ? On la chasserait pour son sang, son affiliation ou pour des plus bas desseins encore ; et il n’était pas homme à laisser faire cela.

Il comprenait pourtant ce qui poussait un être humain à vouloir quitter son carcan social ; malheureusement n’en sachant rien avec exactitude, il ne pouvait rien faire de plus que la prévenir...




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Ven 5 Avr 2019 - 2:01
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Inutile d’être un génie pour remarquer cette présence qui avait rétréci leur proximité. En fait, il ne lui fallut que de pencher le regard vers ses pieds pour voir, non loin, ceux du moine. D’un petit grognement qui allait lui être fort gentiment adressé, Tomoe se redressa d’un coup en lâchant son objectif pour se retourner, toujours aussi abrupte et suspicieuse. La jeune fille avait entre-ouvert ses lèvres mais pas le moindre son ne sortit puisque le métis avait pris l’initiative. Un même objet, et à la fois si différent qu’il lui présentait. Il fallait être fou pour ne pas accepter. Au moins, elle n’aurait plus à se ridiculiser devant cette simple sculpture de fer dont une part de la pointe était engouffrée dans la pierre. « Merci.. » Sembla-t-elle marmonner sans vraiment s’en rendre compte. En vérité, elle n’était d’origine pas si méchante, pas si brutale, et elle vit en ce geste une clé pour la liberté.

Légèrement plus calme, soudainement, l’adolescente avait laissé sur le côté son tempérament agité, mais pour combien de temps ? La Chôkoku s’en voulut quelque peu lorsqu’il pointa mine de rien sa maladresse. Impensable était de s’excuser, après tout elle avait sa fierté. Puis il n’avait qu’à pas coincer son couteau. Elle remonta simplement les yeux sur ce garçon avant de ranger le kunaï qu’il lui avait si gracieusement offert. La première déduction s’extirpa de sa petite tête. « Tu as beaucoup voyagé, donc tu n’es pas de Tsuchi. Donc tu ne sais rien de ces terres. » Aucune animosité dans sa voix, juste une fine curiosité avant une pointe accusatrice. Les mots de la jeune brune pouvaient s’avérer être particulièrement virulents par moment, et très probablement infondés, mais fallait-il vraiment lui en vouloir ?

« Je m’en fiche pas mal, l’inconnu sera toujours mieux qu’ici. » Les yeux sombres de l’explosive plongés par une certaine intrigue dans ceux de Xuen finirent par s’en détachés. Elle tourna les talons et s’empressa d’aller pousser une benne au fond de la ruelle pour la plaquer contre un angle. Avec ça, elle pourrait très certainement sauter jusqu’à attraper le sommet et s’y glisser. Expérimentée de ces petites acrobaties ? Certainement pas. Elle n’osait même pas imaginée la tête que ferait son père si elle s’écorchait un genou. Pourtant, elle grimpa sur son piédestal et, guettant avec ardeur son but –donc le sommet qui lui donnerait accès aux toits de la ville. Elle pouvait y arriver… Ce n’était qu’une question de propulsion sur ses deux fines jambes, voire peut-être de rallonger son saut par un coup de pied supplémentaire sur la paroi murale.. Et peut-être aussi beaucoup de chance. « Tu m’excuseras.. Mais je ne vais pas passer ma vie ici. » C’était la façon à Tomoe de lui faire faux bond, mais de le prévenir au moins.

Alors, sans attendre une quelconque acceptation, la jeune fille bondit de toute sa hargne, les bras tendus vers le ciel, prête à attraper le rebord. Elle y crut de toutes ses forces. Mais lorsqu’elle comprit qu’elle n’avait fait que l’effleurer, la chute se ressentit avec encore plus d’amertume. Retombée sur le plat du dos, elle s’était dans le même temps éraflée les deux coudes ainsi que le haut de sa hanche, à proximité d’une côte, que l’on voyait à cause du vêtement qui s’était déchiré. « Bordel… » Un juron qui fut suivi d’un murmure pour elle-même, probablement inaudible pour le samouraï. « Je veux seulement m’en aller.. » Ses gémissements de douleur pouvaient faire comprendre qu’elle ne s’était pas loupée.

☾ anesidora

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Sam 6 Avr 2019 - 0:07




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


Il n’attendait pas de remerciement spécifique, c’était un pari sur l’avenir. Le kunaï lui-même n’était pas important, comme toute possession matérielle dans ce monde impur. Voilà qui n’était pas loin de sa façon de penser, bien qu’il sut toujours qu’un estomac plein augmentait drastiquement ses chances de survivre, et donc d’apporter ce savoir au reste du monde.

Elle accepta donc l’offrande et il n’en parut pas changé, du moins physiquement. Tomoe marqua ensuite un point, mais faire de l’esprit avec l’ancien monial en formation n’était pas un terrain aisé. « Ces terres sont les mêmes que celles des autres Pays, même si elles ont leurs propres problèmes. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs. » Il haussa doucement les épaules tout en observant les mimiques de la Chôkoku qui n’attendit pas une discussion et le calme de la ruelle pour s’affairer. Cette fois, voilà qu’elle s’érigeait un petit chemin pour se faire la malle. Les bras croisés, il observa donc le tintouin provoqué par celle qui jugeait le monde extérieur comme meilleur que sa situation actuelle, ce qui était sûrement vrai. Mais si peu armé, c’était avec une flèche dans le genou qu’elle voulait démarrer sa route sur la Voie.

Muet, il continua de la regarder jusqu’à que son périple la mène inexorablement au sol, métaphore parfaite de ce qu’il essayait d’expliquer quelques minutes avant. Il aurait pû la rattraper, mais c’était la priver d’une leçon millénaire.

Le natif du Vent s’approcha doucement et tendit sa main vers elle, au-dessus de celle qui s’était abîmée. Mais elle survivrait et tirerait -il l’espérait- l’expérience de cette chute. « Au moins tu n’as pas froid aux yeux. » Il évita l’insulte de lui demander si ça allait, sa moue semblait indiquer le contraire et la demoiselle semblait animée d’une sacrée fierté.

En ajoutant simplement du chakra sur la plante de ses pieds, elle aurait été à des centaines de mètres depuis le début de sa petite entreprise. « Veux-tu bien considérer qu’il te serait bénéfique d’apprendre la maîtrise du chakra pour te sortir de cet étau que tu détestes tant ? Ce n’est pas si mal. » La main toujours tendit, il fléchit les membres inférieurs pour approcher sa dextre de la sienne.




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Sam 6 Avr 2019 - 0:59
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
La douleur émanant depuis le bas de son dos et qui remontait presque jusqu’à sa nuque l’obligea, d’une main, à se masser brièvement. Et même cette contorsion lui soutira une nouvelle grimace qui devait être très moche à voir. Mais il en aurait fallu bien d’avantage pour la faire renoncer à sa folle entreprise.

Comment renoncer à aller voir l’herbe plus verte, plus belle ailleurs alors que sur son propre champ il n’y avait… Que du gris. Froid. Lamentable et si immensément vaste. Infini. Tomoe s’arrêta de penser un court instant lorsqu’elle vit cette poigne se proposer à elle. La méfiance d’abord, puis ce regard qu’elle croisa. Il était bien loin de l’hostilité ou même de la moquerie. Chose qui lui était alors encore inconnu. Tous la prenaient pour une adolescente rebelle et complètement timbrée qui ne voyait toujours que le verre à moitié vide. Ce n’était peut-être pas faux. Mais ce n’était assurément pas vrai non plus. Jamais on ne l’avait entendu, alors elle se demanda finalement si lui, étranger, le pourrait. Puis elle se demanda s’il ne s’agissait pas d’un brin de pitié qui animait ce jeune homme à lui tendre la main.

« Le considérer est une chose. Je le peux. Mais je n’ai plus le temps d’attendre. » Un doux euphémisme pour une gamine de quatorze ans à peine. Trop présomptueuse. Ce qu’elle ne criait pas, pourtant, c’était que si elle restait, elle finirait par atteindre l’irréparable. Pour qui, elle n’en savait rien, mais la Chôkoku était, à cette époque, encore suffisamment lucide pour l’admettre.

Tomoe emprunta enfin la dextre de ce Xuen alors qu’il s’était agenouillé. Se redressant dans le même temps que celui qui lui proposait son aide, la jeune fille grinça des dents lorsqu’elle sentit les picotements sur son côté. Elle glissa ses yeux craintifs sur la blessure –superficielle- et soupira une nouvelle fois. « Je dois vraiment partir maintenant Xûen. » Laissa-t-elle entendre dans une énième tentative. Ses longs bras se tendirent, puis se replièrent pour ne pas laisser de douleur supplémentaire s’installer et elle se reposa ses iris sur ceux de son interlocuteur. « Je crois que s’ils me retrouvent dans cet état, je n’aurai même pas l’occasion d’apprendre quoique ce soit. » Elle sous-entendait le pire, et encore une fois ce n’était pas vrai, mais ce n’était pas totalement faux non plus. Une légère exagération en somme. Celle d’une jeune fille qui cachait son secret.

« Je ne sais pas ce que tu es venu faire par ici, à Tsuchi. Mais je pense que tu devrais retourner vaquer à tes occupations. J’ai entendu dire qu’à tous les coins de rue il y a de bonnes auberges à la cuisine exquise. Ou alors il paraît qu’il existe quelques lieux merveilleux dont on n’a pas voulu me dévoiler ce qu’ils proposaient, mais je n’ai pas posé plus de question, alors à toi de les découvrir maintenant. » Tomoe avait bel et bien tenté une diversion. Elle lui tapota l’épaule deux fois avec la même insolence qui lui collait à la peau avant de se retourner en direction de la sortie. Sur la terre ferme cette fois.

La jeune fille passa son regard discrètement sur la rue plus en mouvement, celle qui donnait sur des marchands en tout genre et repéra une cape. C’était exactement ce qu’il lui fallait. Elle attendit à peine, trop impatiente, et fonça comme elle le put pour choper sur un étendage cet accessoire qu’elle convoitait. Un seul cri du vendeur, propriétaire de la boutique se fit entendre. « Au voleur ! » Et voilà que la jeune Chôkoku était repartie dans une folle course pour sa survie dans les rues bondées de Rokkusu, mais cette fois, camouflée sous ce manteau dont la capuche recouvrait entièrement son visage.
☾ anesidora

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Dim 7 Avr 2019 - 2:25




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


La main tendue fut étonnamment acceptée, bien que ses dires suivant le geste n’avait rien allant dans ce sens. Elle semblait désabusée et résignée, mais tout aussi véhémente à l’idée de se camisoler dans ce carcan social. Voilà qui était un intéressant noeud à démêler, si tant était que ledit noeud veuille bien arrêter de sautiller et de s’enfuir quand l’envie lui en prenait.

« J’ai vu beaucoup de lieux merveilleux, mais je te remercie de te soucier ainsi de mon confort, même si c’est pour me faire défaut. » Il haussa simplement les épaules, avec un air blasé pour la première fois lisible sur son visage hâlé, preuve s’il en fallait une que tant de refus commençait à l’user. Certes, ses convictions religieuses inculquées dès son plus jeune âge le poussait à aider son prochain du mieux qu’il le pouvait, mais il fallait parfois se faire une raison ; aider quelqu’un ne marchait que si ce dernier voulait l’être.

« Fais attention à toi Tomoe-chan. La nuit est noire et pleine de terreurs. » Ce n’était en aucun cas pour l’effrayer, mais pour la préparer. Et cette dernière s’échappa dans le tumulte de la foule ; il la suivit d’un pas lent, ignorant presque son vol. Pourtant, dans un dernier élan de sympathie, il tendit une jambe en guise de croche-patte à peine camouflé pour que le poursuivant s’écroule lamentablement et se mêla à la foule comme si de rien était.

C’est quelques minutes après qu’un vacarme l’attira vers le centre de la cité. Etait-ce encore elle ? Après tout, son clan et les explosions avaient un rapport très étroit et il semblait à son oreille expérimentée que c’était l’une d’elle qui avait déclenché cette cohue.





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Dim 7 Avr 2019 - 3:36
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Tomoe était restée là, tétanisée. Sa capuche retombée sur ses épaules frêles et tremblantes. Elle se tenait les jambes fléchies au beau milieu du vacarme et les regards, absolument tous, tournés vers elle. Les dents serrées, la peur intense mais éphémère au creux du ventre, poignant, presque nauséeux un court instant. Elle déglutit.

En face, se trouvaient trois individus, les même qui l’avaient poursuivie toute la soirée durant. Et pour toute la nuit s’il le fallait. Au centre, légèrement plus en avant que les deux autres, un jeune garçon qui ne faisait mine de rien. Il était l’origine de cette catastrophe. Il était serein, il fallait l’y voir. Sa grande taille, ses cheveux sombres qui naviguaient au courant encore fumant provoqué par l’explosion. L’un des deux en arrière tenta de dire un mot mais d’un mouvement de la main –celle quelque peu meurtrie à cause d’une brute- il le fit taire. « Non, ne dis rien. » Une prestance comme peu de son âge semblait en avoir…

« Mais quel nul ! » Tomoe, dans un élan d’agacement exacerbé s’effara à cette idée. Finalement, à y repenser une deuxième fois, l’impulsion passée, elle se calma en marmonnant dans sa barbe que ce n’était pas plus mal. Elle s’adressait à ce garçon et le regardait avec une telle hargne qu’on aurait pu croire de l’extérieur qu’elle projetait de l’assassiner. Après tout, qui était-il pour se permettre d’attenter à sa vie !

C’est alors que d’un regard vers le flanc gauche de la scène qu’elle aperçut l’étranger. Celui-là même qui était apparu par une coïncidence laborieuse pour la dépêtrer d’un funeste retour au bercail. Eh bien, soit. Peut-être l’avait-elle mal jugé. Peut-être était-il sa porte de sortie ? La jeune Chôkoku pesta entre ses dents et sortit le kunaï dont les filaments dorés brillèrent sous les rayons de la lune encore pâle. La fraîcheur écartant les nuages de fumée, Tomoe fut de nouveau découverte à la vue de tous les passants. Certains l’avaient même échappé belle que l’assaillant eu raté son coup. Sa poigne se resserra, toujours avec si peu de maîtrise. Mais cette fois, elle ne plia pas. « Oniisan ! Je me casse alors fais-moi le plaisir de pas te mettre sur mon chemin ! » Son grand-frère. Ce grand gaillard, aux airs si supérieurs qu’il en était probablement étouffé. Une fierté qui était telle qu’il n’avait même pas avoué que son précédent coup était un échec cuisant. Et pourtant le plus jeune Chôkoku à avoir été admis aux apprentissages mystiques du clan.

Mais sans réfléchir, la petite brune fonça droit devant, arme en main, faisant croire qu’elle allait vraiment l’affronter. Pourtant, lorsqu’elle arriva à son niveau, elle se laissa tomber sur le sol et se fit toute fine, longiligne sous les jambes suffisamment écartés de son frère pour glisser entre. Laissant la surprise faire son effet, Tomoe eut le temps de se relever et de courir sur le moine, un regard suppliant. « Je t’en prie, sors moi de là Xûen.. ! » Après tout, il avait été le premier à lui tendre généreusement la main -ou plutôt sans rien demander véritablement- tandis que toute sa famille n'avait fait que lui tourner le dos.
☾ anesidora

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Dim 7 Avr 2019 - 23:52




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Tsuchi no Kuni - 197


Quand il arriva sur place, la demoiselle semblait aux prises avec les même énergumènes. Le seul paramètre différant était le shinobi proche d’elle, qui partageait des similitudes assez poussées avec l’Explosive pour que Xûen comprenne qu’ils partageaient du sang, plus ou moins pur.

Sans saisir totalement le dialogue entre les deux individus il comprit alors que ce n’était pas un allié qu’elle rencontrait ici et à en juger par l’arme offerte précédemment maintenant au creux de sa paume, le Sablonneux fut conforté dans son idée. Son invective envers lui confirma qu’il était son frère.

Voilà qu’elle courait maintenant et que dans un mouvement non dénué de grâce et de vélocité, elle s’approcha sensiblement de lui tout en mettant de l’espace avec ses potentiels poursuivants. Déjà, le Kazejin était en mouvement, sa cape encore flottante et prête à heurter le sol. Mais avant que cela n’arrive, il avait déjà saisie la demoiselle par la taille et d’un fléchissement de ses appuis, rejoint le toit le plus proche.

Leurs assaillants semblaient plus déterminés encore qu’il y a quelques minutes à leur première rencontre et ce fut sans demander son reste que le futur Mirage ne lâcha pas la demoiselle d’un centimètre, la faisant ballotter au rythme de ses pas. Certes, il aurait pu les affronter, il n’était que la fange de ce système. Mais la protéger d’elle-même et d’eux, se prémunir de toute attaque, empêcher les civils d’être blessés.. Tout cela en même temps était impossible, même pour un prodige tel que lui. Alors il courut, usant d’un de ses plus grands atouts ; sa vitesse, qui si elle n’était pas luminique, n’avait que peu d’égal ici-bas.

Quelques minutes sans discontinuer et ils sortaient des quartiers pour arriver près de la nature, un terrain bien plus propice à calmer un peu le pas et enfin la lâcher.

« Eh bien. Il faudrait te décider, même si ça m’a l’air d’être fait. » Il poussa un soupir tout en regardant au loin.

« Je pars vers l’Ouest bientôt. Si tu le désires, tu peux me suivre. Je ne te garantis pas que la vie sera meilleure mais au moins, tu auras de l’influence dessus. »






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Lun 8 Avr 2019 - 16:39
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Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Il en fut moins une. La Chôkoku s’était laissée embarquer sans même prendre en compte cette nouvelle poigne et proximité qu’elle ne connaissait pas. Jamais, pas même son père. Chez ce clan si pur, si prestigieux, précieux, tout type de démonstration était proscrite, il en allait de même pour le moindre contact. Du moins, c’était quelque chose qu’elle avait toujours appris. C’était peut-être sous cette barrière que le reste du clan ne pouvait imaginer les blasphèmes que cette « folle » exprimait. Un Chôkoku qui porterait atteinte à la santé de sa progéniture en l’obligeant à poser durant des heures. Alors la fuite fut une réussite malgré la course effrénée entamée par Jurôjin et ses deux acolytes.

Mais le moine s’était révélé bien plus rapide que ne l’avait imaginé les espoirs de la Tsuchijine. Impressionnée, voire nauséeuse suite à cette vitesse surhumaine qu’elle venait de subir. Tomoe posant pied à terre tituba sur quelques centimètres, un bon mètre tout au plus avant de se retourner vers l’étrange sabreur. « Eh bien… Au moins tu m’as prise à la lettre près. » L’adolescente devait bien l’admettre : c’était efficace. Elle se mit dos au jeune homme et vérifié l’horizon comme elle le put. Personne. Pour l’instant. A la bonne heure, ils auraient probablement quelques minutes d’avance, et s’ils creusaient l’écart, ce serait plusieurs heures que Tomoe aurait devant elle. Xuen les avait semés pour le plus grand soulagement de la Chôkoku. Cependant, la gamine n’était pas si naïve et en se reculant de deux-trois pas, elle revint aux côtés du moine bretteur. « Ce n’est qu’un répit. Ils vont finir par nous trouver, mon frère, contrairement à moi, connaît ces terres rocheuses comme sa poche. » Préféra-t-elle donner pour information supplémentaire.

La cadette fit volte-face pour une nouvelle fois croiser son luisant regard dans lequel l’or pure semblait couler. « Alors oui, je veux te suivre. Peu importe, comme je te l’ai dit, ce sera toujours mieux qu’ici. Et ne t’en fais pas, je me ferais discrète… » Une promesse qu’elle n’était même pas sûre de pouvoir tenir. Et sans se faire prier, elle entama la route dans la direction qui lui semblait être « l’ouest ». Erreur. N’entendant pas les bruits de pas du garçon derrière elle, elle comprit, s’arrêta, se retourna et recommença l’initiative dans le sens opposé. « Nan mais je le savais, c’est juste que je suis encore un peu chamboulée, c’est tout. »

. . .

Marchant depuis quelques minutes déjà, Tomoe avait la tête basse, comme honteuse. En voilà une expression qu’on lui connaissait peu. Elle finit par briser le silence, et ainsi le rendre un peu plus léger. « D’où est-ce que tu viens exactement ? » La jeune fille se posait tant de question mais c’était une première : Elle se permettait de l’exprimer et en ressentait même un brin d’intrigue.
☾ anesidora

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Lun 8 Avr 2019 - 22:22




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


Xûen ne sembla pas effrayé par la nouvelle, tant et si bien qu’il fouillait déjà dans sa poche pour en sortir une cigarette, la joignant à son bec l’air totalement serein. « Qu’il connaisse le pays ou pas, peu de shinobis peuvent se vanter de me rattraper. » Lâcha-t-il avec la vanité de la jeunesse, qu’il avait de nos jours perdue. Toutefois, il était bien conscient qu’en devant transporter la jeune brune, le futur Mirage n’était pas au paroxysme de sa vitesse et même loin de ce dernier.

Il la laissa vadrouiller dans les alentours, la sachant en quête de liberté tout en consumant le tabac porté par à-coup à ses lèvres. « C’est le clan qui va me regarder de façon étrange, tiens. » Benkei n’était effectivement pas homme à apprécier les surprises. Toutefois, ce dernier comprendrait la nécessité de la jeune femme en devenir et tendrait la main ; car c’était par essence sa nature profonde.

Voilà que maintenant, elle se trompait de sens. Xûen ne put retenir un soufflement de nez sans se retourner pour autant et Tomoe trouva vite la bonne voie, qu’elle suivit avec du retard qu’elle combla. Le silence ne le dérangeait pas pour sa part ; depuis de nombreuses années, il voyageait et vivait seul. Il était son ami mais aussi son confident, le témoin de ses actes les plus malveillants et son manteau dans un hiver de hurlements.

« Je viens d’un petit village à l’Ouest de Kaze no Kuni où un clan de moines itinérants m’a élevé. À vrai dire, pour remonter encore un peu plus loin, ils m’ont trouvé à Ame dans des circonstances que je connais pas bien moi-même. Et toi ? J’ai compris quelques détails depuis notre rencontre, mais ça reste très obscur. »

Au moins le chemin se ferait avec une occupation ; la nuit tombante aiderait à leur projet.



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Lun 8 Avr 2019 - 22:58
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Il était vantard par-dessus le marché. Chose que Tomoe retint dans un coin de sa tête pour éviter toute insistance sur ses capacités. C’était impressionnant, il était vrai, mais elle en avait vu bien plus… Le clan ? Celui des moines ? La Chôkoku se posa la question sur la destination finale de tout ceci, pourtant elle n’en demanda rien. Elle n’allait quand même pas faire la difficile. Comme elle ne cessait de le répéter, rien ni nulle part ne pouvait être pire que son foyer, ça elle en était persuadée.

D’un rythme ni trop lent, ni trop rapide, les deux jeunes gens avançaient alors que le crépuscule allait laisser place aux noirceurs et incertitudes de la nuit. La brune trépignait d’impatience à l’idée de quitter les recoins de Tsuchi. Une fois la frontière passée, elle songeait à la liberté qui allait s’ouvrir à elle. Après tout, au-delà de ces contrées rocailleuses, son clan ne pourrait plus rien contre elle. Cependant elle se doutait pertinemment que cela n’écarterait pas les dangers, bien au contraire, ils seraient bien plus menaçants. Une héritière au sang rare, qui plus est avec une capacité innée pour les explosions. Qui ne serait pas tenté ? Finalement, elle admit que Xûen avait raison et… Une fois à l’abri –tout du moins à ce qui y ressemblerait- la gamine se promit d’apprendre les arts du combat. Peut-être qu’elle était douée d’ailleurs ? Ses pensées virevoltaient entre différentes suppositions, elle visualisait un avenir.

Kaze ? Oui, le pays du vent. Elle avait entendu, de ses petites oreilles d’enfants quelques années auparavant, des histoires à son propos. Pour elle, il s’agissait presque d’un autre monde. Du sable, à en perdre la raison, sans en voir jamais le bout. Voilà comment elle se l’imaginait. Etait-ce là-bas qu’il l’escortait ? Tomoe garda son questionnement et finit par afficher une drôle de moue, démonstration de son sentiment d’inconfort. Et elle alors ? « Eh bien c’est pas compliqué, le symbole qui décore mon haut. C’est celui des Chôkoku, originaire de ce territoire. » Elle écarta d’une main ses longs cheveux ébènes qui traînaient sur son dos et les fit glisser sur son épaule gauche pour les mettre en avant, laissant ainsi le champ de vision pour le moine. « Moins tu en sauras sur eux, mieux tu t’en porteras, crois-moi... » L’adolescente tenta une nouvelle diversion pour ne pas avoir à s’étendre, mais le regard presque sévère sur elle –du moins elle le voyait ainsi- lui arracha un long et gras soupir. Elle n’en avait plus parlé depuis bien longtemps après tout, par unique crainte d’être moquée alors que sa souffrance, personne ne la percevait « Ok... Mon père est devenu fou récemment. Il m’utilise pour garder le souvenir de ma mère intact. Une preuve d’amour envers elle, dit-il. Mais ce sont des jours, des semaines où je suis enfermée dans ma propre maison à rester immobile. » Il ne devait pas vraiment bien saisir l’ampleur de toute son histoire. Et quand bien même, perdue dans son récit, les yeux dérivant dans le néant, droit devant comme un automate, elle continua d’une voix monotone. « Il est artiste, en plus de manier le chakra. Mais depuis la mort de ma mère il utilise cette argile secrète, cœur de notre clan, pour redessiner encore et encore des statues à son effigie. Et pour ne rien oublier d’elle, il me garde exposée pour mieux travailler. Je n’ai en principe pas le droit de sortir. Et gare à moi si mes cheveux sont mal coiffés, pas comme il le veut. » Elle s’arrêta subitement quand une douleur fine mais constante la reprit au niveau de son côté blessé –ah oui, la chute. « Enfin bref, tu dois certainement croire que je suis folle, comme tous les autres. » Tomoe haussa les épaules et cette fin de mauvais conte marqua l’arrêt de cet air si… Catégorique. Oui, dans son regard on pouvait y lire une haine débordante, une plaie bien plus profonde que cette insignifiante égratignure.

La Chôkoku ne laissa guère le temps à l’étranger de rétorquer quoique ce soit et accéléra subitement le pas de manière franche. Elle souhaitait prendre de la distance, au moins un tout petit peu. Car en vérité, elle ne voulait simplement pas entendre le jugement qu’il porterait sur la fugueuse, cela l’avait bien trop détruit jusqu’à présent.
☾ anesidora

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Lun 8 Avr 2019 - 23:30




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


En avait-elle vraiment vu assez pour juger de sa qualité inférieure aux membres de son clan? Malgré sa valeur handicapée par sa juvénilité qui en faisait un espoir plus qu’une figure déjà faite, Xûen n’avait que peu d’égal de son âge. Ou il ne les avait pas encore rencontré ; peut-être l’aurait-elle vu autrement s’il avait affronté son frère, qu’elle semblait tenir en haute-estime. Au moins pour ce qui était du combat. Pour le reste et à entendre les dires qui suivirent, Tomoe portait dans son coeur une haine tenace pour les siens.

Le Guerrier du Désert lui ne pouvait en dire autant. Il n’avait ni amour ni haine pour sa famille car il ne l’avait jamais connue et selon les dires des patriarches qu’il avait espionné dans son enfance mais dont les paroles n’avaient jamais quitté son esprit “tous étaient morts d’une façon horrible, anéantis par quelque chose qui n’avait rien d’humain”. Ce jour-là, Ame avait fait un orphelin de plus, dans une mer d’innombrables autres au fil du temps. Le pays était un repaire de crapules, de recherchés ; peut-être était-ce pour ça qu’inconsciemment l'épéiste chassait ces deniers. Comme s’il pouvait empêcher cela de se produire. Comme si la vengeance était une chose tangible qu’il pouvait accomplir à l’aide du fer et de ses katas.

Il jeta un coup d’oeil encore une fois au symbole clanique de la jeune fille. Elle était une partie d’un tout plus grand, qu’elle le veuille ou non.

Son récit fit passer son pater pour un monstre et il n’aurait eu aucune empathie pour ce genre d’énergumène si d’aventure, le Destin l’avait placé sur sa route. Mais ce n’était pas le cas et en l’état il ne pouvait rien pour elle, à part écouter.

Xûen ne l’insulta point en la plaignant, elle n’avait certainement pas besoin de ça. Quand elle avança devant, comme pour se convaincre qu’elle n’avait rien dit et redorer son blason, le samurai lâcha assez fort pour qu’elle l’entende mais pas assez pour qu’elle se sente obligée de répondre. « Tu as l’air perdue mais pas folle. » Un rictus amer fendit son masque d’impassibilité ; comme s’il commençait à réaliser que tous ses actes ne pourraient changer la nature profonde des Hommes. Il y aurait toujours des Hommes comme son père. Il y aurait toujours des Tomoe.

Sans forcer, il finit par la rejoindre. « Parmis les miens, il y a des anciens ninjas. Aucun Chôkoku, mais d’aventure l’un d’eux pourra peut-être t’apprendre à te servir de ton don. Peut-être même qu’un jour tu seras capable de refuser l’aide de quelqu’un comme moi pour te débrouiller toi-même. » Un simple sourire, rassurant tandis que ses paupières se plissaient.




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Mar 9 Avr 2019 - 0:06
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Se perdre. Dans ses pensées, la jeune Chôkoku avançait, les mains serrées sur le bas de son kimono. Ses doigts fins en étaient devenus moites tant elle étreignait le noble tissu. Et un peu plus haut, sous ses manches, se trouvaient ses deux autres orifices buccaux qui gémissaient à peine, faisant grincer leurs dents, comme trépignantes. Perdue ? C’était un euphémisme pour qualifier cette enfant qui n’avait de souvenir joyeux, tous assombris par les derniers évènements. Une jeune fille rebelle qui peinait encore à faire véritablement le deuil de sa génitrice, et qui, en quelque temps tout juste, maudissait son père jusqu’à ne plus dormir. Il aurait mieux fait de mourir à sa place… Souvent elle se le répétait en boucle, et là encore, ces idées noires lui hantaient l’esprit, déjà bien amoché.

Elle n’en avait même pas entendu le « compliment » -car tel aurait-il été pour elle si seulement elle avait tendu l’oreille. Pas à pas, Tomoe revenait finalement dans le monde réel, laissant s’échapper les lubies qui la rongeaient depuis peu. Tout ceci était fini à présent… N’est-ce pas ? Son regard bercé par cette interrogation, elle n’était qu’une adolescente après tout, se tourna vers le grand gaillard aux yeux perçants. Le sien, bien plus sombre, observa un peu plus attentivement ses traits alors qu’il sembla tenter une nouvelle approche. « Je ne suis pas complètement un manche, tu sais ? » Elle n’était pas douée, ça c’était sûr. Mais dotée d’une impulsivité et d’une ingéniosité qui pouvaient faire pâlir plus d’un jeune shinobi. Et cela était inhérent à sa personnalité. « Mais je ne refuserais pas quelques apprentissages. Pas une deuxième fois… » Sa dernière phrase fut bien plus basse, elle l’avait marmonné. La brune faisait allusion à son comportement de plus tôt et il s’agissait là encore de sa manière à elle de s’excuser. Ô Tomoe n’en ferait rien de plus, mais si le jeune bretteur commençait à comprendre l’énergumène, alors il décèlerait cette prise de conscience.

. . .

« D’ailleurs j’y pense, qu’étais-tu venu faire à Rokkusu ? » L’adolescente n’avait pas vraiment conscience de la portée que cette cité avait dans le Yûkan. Sa question était donc toute naturelle pour une gamine qui n’avait jamais eu l’autorisation de quitter les quatre murs, si ce n’était pas en désobéissant. La brune s’arrêta finalement, quelque peu essoufflée et les jambes particulièrement engourdis. Cela devait bien faire une bonne heure qu’ils marchaient maintenant. Elle se laissa tomber, à genoux sur le sol et resta assise. « Je n’en peux plus, je veux faire une pause. » Tomoe le regarda, les sourcils légèrement froncé, comme pour montrer une certaine autorité. C’était même peut-être amusant à voir. Sans attendre une quelconque remontrance, ou acquiescement, la jeune fille se recula un peu pour aller s’asseoir plus confortablement au sol, le dos posé contre un rocher. Elle leva son regard pour y regarder au loin, malheureusement, elle n’y voyait pas grand-chose avec pour seule lumière l’astre lunaire.
☾ anesidora

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Mar 9 Avr 2019 - 17:01




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197


Xûen lui adressa une simple moue satisfaite ; au moins avait-elle gardé ce panache de tantôt et il ne douta pas de ses dires. « Ce genre de talent se cultive. J’en ai vu beaucoup le gâcher. » Effectivement, avoir un don était quelque chose de rare mais beaucoup l’utilisaient à mauvais escient ou le négligeaient tant que même quelqu’un comme Xûen, pourtant pourvu d’aucune particularité héréditaire, pouvait les maîtriser d’une seule main.

Il n’y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d’avis, alors il ne sembla pas particulièrement satisfait quand elle admit qu’elle pensait à suivre son conseil précédent. Seulement un simple sourire empli de confiance dans un futur qu’elle déciderait et qu’elle forgerait de ses propres mains.



Alors que la demoiselle à la crinière de couleur commune au monial se laissait tomber par épuisement, cette dernière n’ayant pas l’habitude des longues randonnées au vue de ce qu’elle avait révélé, enfermée chez elle, Xûen se stoppa, exempt de la même fatigue. « Je suis venu chercher le paiement des primes que j’avais chassé et voir de mes yeux la Mégalopole. » Il ne trouva pas intérêt à mentir alors que l’Explosive lui en avait révélé autant.

Il s’accroupit alors, le fessier posé sur ses talons afin d’être à sa hauteur. « Faire une pause, c’est prendre un risque. » À voir sa moue, il alluma alors une cigarette et resta là dans la même position, prenant une inspiration puis une bouffée qu’il recracha de façon à ne pas l’incommoder.

« Il y a des ninjas plus puissants que ceux présents tout à l’heure dans ton clan, n’est-ce pas ? » Si c’était le cas, tout cela promettait de devenir bien plus intéressant.




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Mar 9 Avr 2019 - 18:02
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Elle le regardait avec cet air un peu béat. Des primes ? Parfois, faire semblant lui permettait de ne pas paraître ignorante, et cela lui évitait les regards tantôt moqueurs, tantôt incompréhensifs. Après tout, Tomoe ne connaissait que peu de chose du monde. Même du temps où sa mère était encore vivante, la Chôkoku n’était pas beaucoup plus libre de ses mouvements. Les artistes du clan restaient très souvent entre eux, sans se mélanger avec autrui. Ils étaient purs. Alors l’idée simple de chasser, fit entendre à la jeune fille qu’il avait dû partir trouver du bétail qui méritait revenu. Aussi simple que cela.

Quand l’adolescente le vit s’approcher, elle posa tout juste l’arrière de son crâne sur la paroi solide, grisonnante, et le regardait s’approprier la nicotine, inspirant, expirant. Silencieuse cette fois, elle dût bien admettre qu’il n’avait pas tort. Etre en mouvement leur garantissait un écart non négligeable, peut-être même celui qui offrirait la réussite de l’initiative. En revanche, rester là… Elle souffla grossièrement et ajouta. « Mais j’ai mal partout. » La chute dans la ruelle n’aidait pas d’ailleurs. Tomoe recroquevilla ses jambes sur elle-même, les genoux touchant sa poitrine.

Mais lorsque le métis reprit sa réflexion en une question si évidente, la brunette haussa un sourcil. Elle ne prit même pas le temps de se la poser. « Evidemment. Ces gars étaient les cadets, jeunes apprenants du clan. Dont Jurôjin est le benjamin. » Ce génie… Quelle aberration. « J’imagine que parmi les plus forts que je connais il doit y avoir mon père, mais rassure-toi. » Enfin c’était surtout pour se rassurer elle-même. « Il ne se déplacera pas, je te l’ai dit, il ne quitte jamais ses oeuvres. » Tomoe tendit alors la main vers Xûen pour l’inviter à la soulever, ses appuis étant trop engourdis pour trouver la force de le faire seule. « Et puis il y a Obasan, mais elle c’est une autre paire de manches. Nous devrions plutôt prier pour qu’elle ne fasse pas le chemin. Il s’agit de ceux que je connais, c’est tout. » C’était pathétique. Elle savait sûrement autant de chose sur son lieu de vie que sur son propre clan. D’une certaine façon, c’était là de son fait puisqu’elle ne s’était jamais intéressée à tous ces individus méprisants –et méprisables selon elle.
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Mar 9 Avr 2019 - 20:00




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Rokkusu, cité commerçante
Tsuchi no Kuni - 197

La douleur n’était qu’une sensation. Certes, parfois elle venait d’une jambe brisée ou d’un doigt coupé. Mais si le corps pouvait toujours bouger et agir alors elle n’était que psychique, un moyen pour l’organisme de se préserver de séquelles plus graves.

« C’est le prix à payer pour obtenir certaines choses. » Et les plus importantes, surtout. L’excellence avait l’art de demander du labeur et de la détermination, choses auxquelles elle devrait bien s’éveiller un jour ou l’autre, bientôt si on s’en tenait au plan initial. Les siens ne lui feraient pas de cadeaux mais d’ici quelques années, elle pourrait marcher libre au sein de Rokkusu, sans peur.

La nouvelle parut le ravir. Peut-être affronterait-il quelqu’un digne d’intérêt à Tsuchi no Kuni avant de la quitter ; peut-être devrait-il se dépasser. À cette idée, le doux frisson de l’adrénaline effleura son échine exempte de sueur tandis qu’il se tenait désormais droit pour attraper les petites mains féminines de la Chôkoku.

« Nous verrons bien qui viendra s’interposer, alors. » Il ne souhaitait pas que les embûches se présentent, mais il y était préparé, comme à son habitude. La lâchant une fois qu’elle tint debout, il se remit en branle en calculant son pas de façon à ce qu’elle n’ait pas à courir ou se forcer pour le suivre et paraître capable.

Autour d’eux, le décor éclairé par les rayons lunaires était morne mais bien plus luxuriant que les dunes de Kaze. De temps en temps, il lui adressait un regard, à la même fréquence que ceux accordées à sa partenaire de route.




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Mar 9 Avr 2019 - 21:08
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Les pénibles afflictions qui la prenaient depuis la voûte plantaire jusqu’au-dessus de ses genoux la faisait geindre de temps à autre. Elle n’était qu’une adolescente, rien que ça. Tomoe suivait Xûen pas à pas, dans un calme cérémonieux. Ni l’un, ni l’autre n’avait mot à prononcer, seulement quelques œillades échangées pour s’assurer qu’ils étaient sur la même longueur d’onde et qu’ils suivaient le même chemin. Sous ce silence, il était plus aisé d’entendre les miracles naturels. Quelques bruissements cachés, sortis, très certainement des petits animaux résidants au pays de la terre. Mais ce qui apparaissait sans aucun doute comme la plus majestueuse était la lune. Celle-ci se reflétant d’une étrange manière, presque embrasée, vibrante dans les pupilles sombres de la Chôkoku. D’un petit élancement en avant, ne sentant plus les endolorissements dans ses jambes, les bras joints de ses mains derrière son dos, elle dépassa son guide. « Le Yûkan n’est pas comme Tsuchi, n’est-ce pas ? » Libre à l’étranger de prendre telle question comme il le sentait, qu’il en soit de l’ordre géographique comme de l’ordre moral.

Soudain, un coup de vent. Vif. Anormal même. Tomoe sursauta et se rapprocha des pattes du jeune homme. « C’était mon imagination, hein ? Rassure-moi. » Mais lorsqu’elle s’affola à regarder absolument partout comme elle le pouvait, elle fut assaillie par un kunaï jeté suffisamment fort pour venir empaler le tissus sur son épaule. Seul l’habit avait été touché, pourtant il avait suffi à la faire basculer en arrière et à la bloquer lorsque l’arme se planta au sol. Un autre avait fusé, mais cette fois droit sur le bretteur. « Xûen ! Celui-là explose ! » Elle l’avait reconnu malgré l’obscurité, après tout, cette argile… Elle vivait avec, dormait avec. Et ceci n’avait pas manqué puisqu’un fracas bref, éphémère, avait emporté la voix criante de la jeune fille. Une fumée s’en réchappait à présent, et de plus loin, devenant de plus en plus visible, se montrait la silhouette de son frère.

« Oniisan, je t’en prie… » La brunette tirait dès à présent sur le kunaï qui la tenait tranquille. Sans résultat. Et aussi subitement, elle se mit à hurler de rage. « Dégage bon sang Jurô’ ! » De sa petite main libre elle s’acharnait sur l’arme.

« Tomoe. Tu rentres avec nous. » Une voix sortit de l’ombre, à l’arrière. Calme, vibrante, abîmée par l’âge. Et lorsque le regard effrayé de la benjamine se retourna, elle put voir cette dame qu’elle connaissait si bien. Les mains cachées sous ses longues manches, la peau pâle, visage ridé par la sagesse. Obasan…
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Mer 10 Avr 2019 - 0:18




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Tsuchi no Kuni - 197

« Effectivement. Autant au niveau des Hommes que des paysages, de la faune et de la flore. Hayashi est recouverte de forêts denses et d’animaux énormes, Kaze de gigantesques dunes à perte de vue et ne connaît le froid que pendant la nuit. Selon où tu te trouves, les gens ont des coutumes différentes. Très différentes. » Enfermer sa fille était l’une d’elle, malgré qu’il se questionna quant à savoir si c’était du fait Tsuchijin ou si l’individu lui-même était le problème, trouvant la réponse très rapidement.

Quand la demoiselle s’approcha de lui, il n’en fallut pas plus à l’épeiste qui avait déjà fléchi ses appuis sans dégainer toutefois. Une première salve. Une partie de cette dernière visait à sortir Tomoe de l’affrontement et il n’y vit pas d’inconvénient. Le deuxième avait vocation à le blesser et suite à l’avertissement de sa compagne de route, il sortit indemne du nuage de fumée provoqué par l’explosion, semblant se dissiper en deux nuages distincts.

Sa lame déjà rengainée qui ne laissait en aucun cas deviner comment il s’était protégé de cet assaut éclair et surtout très fourbe, Xûen tourna les talons pour se retrouver face à leurs poursuivants. C’était évident ; en étant si lents, on ne pouvait échapper à des traqueurs déterminés.

Il ne porta que peu d’attention à la demande de la jeune fille et les opposants non plus. D’un bond, le garçon sauta à son niveau et lança son poing au niveau de ses côtes, paré à la hâte avec le plat de son wakizashi qui ne tarda pas à venir chatouiller ses cotes sans le toucher pour autant. D’une rotation savamment orchestré, le samurai de Kaze se dégagea après un violent coup de pied au niveau de son plexus et glissa sur moins d’un mètre en rengainant.

« Oï Gaijin, écarte-toi de ma petite fille et il ne te sera fait aucun mal. » Xûen haussa un sourcil interrogateur en regardant toujours le frère de Tomoe. « Vous pensez vraiment qu’un shinobi de bas-étage comme lui a ses chances ? » La vieille dame fit un pas de plus et frappa le sol de sa canne. « Je t’accorde cela. Mais il n’est pas seul. » Il sortit de sous-terre quatre rats énormes qui mordirent ses mollets au sang tandis qu’une lame fûton venait avec l’intention de le couper en deux.

Il ne dût son salut qu’au sacrifice d’un peu de chair du bas de ses jambes. À peine attéri il lança vers eux une énorme lame de vent à la forme circulaire qui fut anéanti par le mur Doton qu’elle rencontra. La dame n’avait pas le niveau du garçonnet avec elle mais il ne comptait pas pour autant abandonner. Il lui restait encore beaucoup de cartes en main.

« User de vos capacités pour museler votre “petite-fille”. Voilà qui est honteux. Puisse ma lame vous ouvrir les yeux, à défaut de vous couper en deux. »





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Mer 10 Avr 2019 - 22:23
KAISŌ
Tomoe & Xûen | 197 - Rokkusu
Plus personne ne la comptait dans l’équation. Ni le binôme familial, ni même le moine qui l’avait invitée. C’était d’une frustration qui n’avait eu d’égal pour Tomoe jusqu’à présent. Elle assista, au sol sans espérer s’interposer, aux quelques échanges donnés par son grand frère, d’abord. Elle ne l’avait jamais vu se battre après tout. Mais loin de l’admiration que devrait faire preuve une cadette envers son seul aîné, son visage transpirait de colère. Alors quand elle le vit à terre, se relevant d’un effort qu’il ne semblait pas connaître jusqu’alors, la jeune fille eut un soupir de soulagement.

Très vite ravalé, ce fut lorsqu’elle entendit cet étranges brouhaha souterrains que la Chôkoku fit une nouvelle fois volteface. Ces créatures bondissant hors du sol la firent sursauter et la vue du sang qui jaillissait des membres inférieurs. La vieille bique était impressionnante. Tomoe n’en avait jamais douté, mais n’en avait jamais témoigné. Elle retourna sur ce kunaï qui la coinçait, tirant de toutes ses forces pour retirer son emprise. C’était bien trop enfoncé… L’adolescente comprit alors que toute cette situation n’était plus une simple partie amusante, plus de démonstration de force, Xûen allait vraiment devoir se battre pour sa survie, et pour la liberté de la brune s’il voulait poursuivre sa route. Etait-il prêt à aller jusque-là pour une fille insupportablement arrogante ?

« Tu as cru les paroles d’une enfant en pleine crise. Je ne peux t’en vouloir, tu es jeune, tu as encore long à apprendre concernant les jeunes filles, mais j’ose espérer que tu ne seras pas toujours si naïf. » La femme à l’âge mûr s’avança et sortit de derrière son mur de terre. Elle semblait le regarder directement malgré ces yeux plissés, d’apparence fermés. Son calme légendaire, qui n’avait absolument rien à voir avec le tempérament de sa petite-fille, pouvait s’avérer insultant pour quiconque l’affrontait. Mais après tout, sa vieillesse lui avait tant appris, et assurément à ne pas laisser un « enfant » s’emparer de sa famille. « Tu portes un habit très prestigieux. J’ai rencontré par le passé quelqu’un qui avait le même. Des moines, n’est-ce pas ? » Evidemment, il était peu aisé de déterminer à quelle décennie appartenait la Obasan. « Je ne le redirais qu’une dernière fois. Pars, oubliant tout de cette histoire à dormir debout, retrouve les tiens et maintiens ton chemin sur la bonne voie. »

Sans attendre quoique ce soit de la part de l’étranger, les manches de la vieille femme sembla tout de même se mouvoir dans la nuit. Des mûdras. Et comme pour illustrer ses avertissements à ses actes, la doyenne des Chôkoku fit jaillir sur les côtés, devant et derrière l’individu quatre grandes parois de terre si proche de sa silhouette qu’il devait certainement y être immobilisé. Celles-ci étaient si épaisses qu’à l’intérieur le jeune homme devait probablement découvrir ce que pouvait être la claustrophobie.

Puis la libération… ! Tomoe était parvenue à faire sauter cette punaise qui la tenait en laisse. Récupérant l’arme, elle se retourna aussitôt et le lança droit sur sa Obasan, sans trop réfléchir et d’une hargne qu’elle ne devait pas lui connaître. Malheureusement, effort vain, ce fut Jurôjin qui vint arrêter le kunaï dans sa lancée grâce à son wakizashi. « Tu n’as pas honte Tomoe ? Excuse-toi auprès d’Obasan. » Son air vindicatif arracha à la cadette un cracha qu’elle porta au sol. Un irrespect qu’elle n’avait encore jamais franchi. « Ferme-la. Laissez-le sortir. » Prête, du moins en volonté, Tomoe sortit le kunaï aux branches finement dorées et fit front devant les deux membres de sa famille proches, elle désirait maintenant en découdre !
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Jeu 11 Avr 2019 - 2:31




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Tsuchi no Kuni - 197

« C’est une bonne chose que vous ne sachiez mettre un nom sur eux. Vous n’êtes vraisemblablement pas assez clairvoyante pour avoir cet honneur. » Ses doigts avaient déjà saisis sa lame et le jeune garçon au côté de la vieille femme semblait avoir compris qu’il lui faudrait travailler encore pour pouvoir s’exposer sans risque dans ce genre de belligérances. Positionné en soutien, Xûen devrait affronter seul à seul la vieille pie.

« Vous parlez de Voie mais vous ne savez rien de la seule et véritable. Vous parlez de naïveté mais vous êtes aveugle ou aveuglé. Le conseil vaut aussi pour vous ; je passerais le pays au fil de l’épée avant de me déshonorer à laisser une innocente en pâture à ceux se pensent bien-nés. »

Mais la personne âgée ne semblait pas vouloir discuter outre-mesure et il surgit encore une fois du sol un tombeau sur-mesure pour le Kazejin. Alors qu’elle semblait discuter avec sa liée par le sang, Xûen fit surgir de chaque pore de sa peau une violente déflagration de chakra qui fit voler en larges éclats la muraille cubique autour de lui, faisant de l’adolescent au teint mât l’épicentre de violents courants, matérialisés d’une lueur aussi doré que ses broderies et ses pupilles.

D’une dégaine, il envoya vers les deux personnes une lame de vent pour chacun et attrapa fermement le bras qui venait de jeter le kunaï pour la tirer derrière lui. Et il rengaina, faisant lui-même des signes incantatoires. Ses poumons se gorgèrent d’eau et la barrière qu’il érigea fut vite mise à rude épreuve par l’ancêtre et ses démons explosifs.

Xûen sentait l’adversité n’ayant pas à forcer pour tenir le rythme et alors qu’il préparait une prochaine offensive, dans le but d’offrir assez de temps à la demoiselle pour s’enfuir, une ombre gigantesque sembla émerger de la nuit pourtant noire. Qu’était ce monstre ?

La première apparition d’une Bête qui fit naître pour le Bushi l’intérêt du Ketsumei.






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