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Burning with a Will of Fire [Tomoe]


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Mer 10 Avr 2019 - 4:10
Au final, tout allait se conclure de la même manière que ça avait commencé, sur les planchers de pierre de la capitale du pays du feu, Yûgure. Ça n’aurait pas dû être une surprise pour Taishi, comme un cercle dont on parcourt l’extrémité, sachant sans le savoir qu’on va revenir au point de départ.

L’arrivée de Taishi depuis Ame, après des adieux à contrecœur d’une nouvelle connaissance avait quelque peu scellé son destin. Dès son apparition sur l’une de ses marques, il s’était roulé sur le sol, en proie à une agonie indescriptible, même pour quelqu’un de sa résistance physique. Ses bras étaient des étaux d’aciers surchauffés et électrisés, et les arracher n’aurait probablement pas été un luxe à bien y penser.

Il était resté là, sur le sol de la forêt du feu, pendant un temps impossible à calculer, mais qui sembla à chaque instant une éternité. Et lorsqu’il s’était relevé, c’était dans une idée certaine : son prochain jutsu allait probablement le tuer. Mais c’était un problème pour un autre jour. Après tout, il était déjà à destination. Mais surtout…

Et chez lui.

***

Les badauds s’étaient rassemblés. Le mendiant au manteau vert était bien connu après tout, même s’il avait disparu quelques temps. Son dindon géant attirait toujours les regards curieux, mais c’était la musique de sa guitare ou de son shamisen qui les faisait toujours revenir, déposant des pièces dans un vieux masque à ses pieds rappelant un démon tengu, un visage strié d’un éclair vert.

Ce jours-là, il s’était installé dans une rue plus isolée, mais également plus à proximité du palais impérial, le siège de l’illustre – ou sinistre, selon les opinions – Araho Daiki. Mais cette fois, le dirigeant ou ses obscures intentions n’occupaient pas une seule parcelle de l’esprit de l’Hayai, qui trouvait en lui cette étrange sérénité qu’on peut avoir lorsqu’on connait les fins possibles de l’histoire.

Assis à même le sol, sans artifices, il avait calé la guitare contre lui. Il n’avait plus aucunes sensations dans ses avant-bras, ni ses mains d’ailleurs, mais l’habitude et la sensation des vibrations de l’instrument lui permettait encore d’en jouer, même si la mélodie était plus lente, plus simple et pourtant, plus profonde et sincère. Le dindon était dans un coin, endormi dans une sphère de plumes aux couleurs dépareillées, et pourtant observait, attendait de voir le destin qui se faisait attendre depuis un moment déjà.

Ses mains lâchèrent les cordes et quelques applaudissements jaillirent. Taishi regarda ses doigts. Ils tremblaient. Cela faisait plusieurs jours qu’il cherchait, que son réseau cherchait. Le temps allait manquer. Mais son visage fatigué se promena sur les regards attentifs de ses spectateurs de rue.

« Je… Je… »

« Une dernière chanson, vagabond ! »

« Oui, oui ! Une dernière pour la route ! »

« S’il vous plait ! »


L’Hayai eut un simple sourire. Qu’il en soit capable ou non était peut-être sans importance. Il avait dédié les meilleures années de sa vie au pays du Feu. S’il était incapable de continuer, autant y consacrer les derniers temps.



Mais à mesure que les sons oeuvraient, son chakra instable percevait un autre en approche, different et pourtant semblable, le seul qu’il pouvait probablement encore percevoir. Et sans doute que c’était pour son semblable. C’était le seul chakra qu’on pouvait reconnaitre par les liens du sang.

Et incidemment, celui qu’il cherchait désespérément.

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Jeu 11 Avr 2019 - 20:11
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Hayai Taishi & Chôkoku Tomoe
Le temps était long, trop lent. Cette sensation de tourner en rond dans une cage, animal sauvage pris au piège en des terres étrangères. Voilà commet Tomoe se percevait depuis qu’elle avait accepté l’offre du Daimyô. Non pas qu’elle le regrettait –bon un peu, uniquement parce qu’elle n’avait pas pu enterrer elle-même sa senseï- mais maintenant que tout se mettait en place, la jeune fille trouvait déjà une certaine forme de redondance d’un jour à l’autre. Peut-être avait-elle trop estimé Hayashi. Son subconscient mettant ce lieu majestueux au-dessus de tous les autres. Etait-ce donc ça le sentiment d’appartenance ? Ne serait-il que passager ? Finalement, la farouche explosive avait peut-être trouvé depuis quelques mois seulement ce qu’elle avait cherché toute sa vie…

Il ne fallait plus s’attarder dessus. Tomoe avait bien conscience de sa situation actuelle et des mots aussi tranchants que décisifs d’Araho Daiki. Il avait été placé entre ses mains des responsabilités encore inédites et incalculables pour cette Tsuchijine. Elle avait cependant gardé son sobriquet d’Hannya-Tsuki, la possédée par le Hannya. Il s’agissait de vieilles histoires, de légendes, qui avaient construit ce-dernier. Attribué par le feu Sennen Mûsha, elle avait juré de ne plus le quitter. Son utilisation lors de l’entrevue avec le Seigneur du Feu n’avait d’ailleurs pas été anodine. S’il l’avait impressionné à posséder tant d’information sur Tsukimono, au moins il ne semblait pas avoir décelé l’origine même de ce nom qu’elle s’était donné. C’était pourquoi, au sein de Hi no Kuni, personne ne connaissait Chôkoku Tomoe, mais qu’une certaine Hannya pouvait se trouver sur quelques lèvres hautement placées.

De sortie, la brunette traînait des pieds lentement en dégustant ses Takoyaki encore fumant. Son ventre criant famine, elle ne mit pas plus de temps à s’empiffrer, n’en laissant plus qu’un dernier quand elle sentit une étrange sensation. Un frisson naturel, à la limite du désagréable, surprenant. Tomoe n’aimait pas les surprises. Alors, cherchant du regard en arrêtant sa balade, elle finit par entendre la musicalité qui résonnait à quelques pas. Voyant cet homme aux traits fatigué, assis au sol et son public satisfait, la jeune fille jeta un coup d’œil sur son dernier Takoyaki, puis sur l’homme. D’un grognement léger, elle engloutit son dernier bien culinaire. Même pour un enfant affamé elle ne l’aurait pas légué. « Peut-être qu’on nous le rendra. » Se dit-elle à elle-même. S’approchant de quelques petits pas, elle sortit peu de ryôs qu’elle fit rouler sur une dizaine de centimètres, ces-derniers atterrirent aux pieds du musicien. Après tout, elle ne savait à force plus quoi en faire de cette somme donnée pour la réussite du contrat…

Mais sans en dire quoique ce soit d’autre, la Chôkoku tourna la tête, les talons, et tout le reste pour retourner sur ses pas et chercher une nouvelle portion de Takoyaki, ou peut-être même deux !
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Jeu 11 Avr 2019 - 21:34

« Tomoe. »


L’Hayai avait relevé la tête, ayant terminé la mélodie née de ses doigts. Cette sensation… Son regard se profila sur la femme qui venait de déposer quelques pièces à ses pieds, d’une manière détachée. Un instant de silence, puis l’homme eut un simple sourire en déposant l’instrument sur le côté, faisant un signe de main aux badauds.

« C’est tout pour aujourd’hui, chers amis. »

Il y eut des regards et des éclats de voix de déception, mais les gens commencèrent à s’éloigner. Tout le monde, mais pas tout le monde alors que son attention se dirigeait vers la Kunoichi. La description physique ne pouvait mentir. Taishi aurait pu utiliser une technique de sensorialité pour le confirmer, mais il n’en voyait pas l’utilité. Ça ne pouvait être autrement.

« Mon nom est Taishi, mais je suis mieux connu sous un autre nom en ce pays. »

Il vida les pièces contenues dans son masque inversé, puis le releva, montrant le visage Tengu surmonté d’un éclair vert. Le symbole du shinobi du même surnom. Un autre instant de silence.

« Cela fait un moment que je te cherche. Je n’ai pas d’intentions hostiles, mais je pense que nous avons quelques sujets à discuter. Plus précisément, j’aimerais faire un échange. Mais d’abord… »

Taishi porta une main mal assurée dans son manteau verdâtre, sortant un petit rouleau de parchemin à l’apparence un peu huileuse. De l’argile, mais pas n’importe quelle.

« Un message de ton ancienne gouvernante peut-être. Une femme plus âgée, plutôt autoritaire ? Pour toi. »


L’Hayai ignorait le contenu du message lui-même, ayant bien été averti qu’une mauvaise manipulation mènerait à une spectaculaire explosion, ce qu’il tentait d’éviter le plus longtemps possible. Il supposait que seul un Chôkoku pouvait l’ouvrir, ce qu’il était techniquement, apparemment. Mais tout ce qu’il savait de « nouvelle famille » se résumait en quelques phrases que n’importe qui d’autre auraient su.

« Avant que tu ne poses la question, j’étais également un shinobi d’Iwa. Ma relation avec le village est aujourd’hui… Compliquée. »

Il se releva péniblement, époussetant la poussière sur son manteau.

« Nous avons peut-être ça en commun, mais il y autre chose. »

L’Hayai haussa des épaules légèrement en remontant les manches de son manteau, affichant ses avant-bras bandés.

« Nous sommes également cousins, apparemment. »

Son regard transigea vers le sien.

« Comme j’ai dit, nous avons je pense, beaucoup de choses à discuter. Peut-être que tu connais un endroit qui serait plus approprié ? Les murs ont des oreilles, ici à Yugure. »

L’Hayai espérait avoir piqué suffisamment son intérêt pour la faire rester. Il avait besoin de se faire une idée de sa personnalité et de ses motivations à elle, pour commencer. Le temps pressait peut-être, mais la patience serait la vertu la plus importante désormais. Après tout, Taishi avait un nom et un prénom, mais il ne connaissait pas grand-chose d’autre de cette Tomoe.

Et de l’œil d’un gardien de Hi no Kuni, ces questions auraient méritées une réponse, même sans les intentions de l’Éclair Vert…

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Ven 12 Avr 2019 - 20:05
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Hayai Taishi & Chôkoku Tomoe
La brune s’arrêta un bref instant, juste celui d’un pas de plus lorsqu’elle entendit son nom sortir d’outre-tombe. Personne ici ne le connaissait, c’était impossible. Tomoe n’en dit rien mais ses mâchoires serrées, à la limite d’exploser en exprimait long. Elle resta dos à lui, écoutant seulement. Elle se fichait pas mal de qui était ce Taishi, mais il mettait à mal sa couverture, du moins celle qu’elle avait installée lorsqu’elle avait décidé de ne pas dévoiler ses origines à Araho Daiki. L’inconnu chargeait en informations toutes aussi différentes les unes des autres, et cela agaçait encore plus la jeune fille qui ne se sentait même plus à l’abri. Etait-il si inconscient ? Mais il eut finalement raison de son insuffisance lorsqu’il sembla décrire la vielle peau qu’était sa Obasan.

La Tsuchijine cracha un petit son de mécontentement avant de se retourner pour regarder le parchemin qu’il détenait. Elle le lui arracha et retrouva un certain calme sur son visage. Etrange. Elle lui lança un regard assassin en écoutant les phrases qui suivirent. Que ne venait-il pas d’avouer là. Que faire de leurs avis conjoints. Que faire de cet étranger. Un cousin ? Il se prétendait Chôkoku. Il y avait homicide à faire, décidemment…

« C’est seulement maintenant que tu t’en rends compte ? Après avoir certainement dévoilé bien plus que suffisant... Abruti. » Lâcha Tomoe avant de se retourner sans faire plus de zèle et de l’inciter à la suivre. Elle ne connaissait pas beaucoup d’endroit, certainement bien moins que cet homme qui s’était vanté d’être connu par ici. Raison de plus. Quel shinobi exemplaire celui-là. Cependant… S’il mourrait maintenant, peut-être que les regards se tourneraient vers elle. Puis, finalement, elle était méconnue au sein de la capitale, alors c’était le bon moment. Tout en fendant le vent dans une course qui la mena à l’écart de Yûgure, aux frontières peu rénovée, un lieu qu’elle avait repéré justement parce qu’il était encore composé de débris. Elle était silencieuse, et ce n’était pas bon signe.

La kunoïchi commença par poser le parchemin offert par terre pour l’ouvrir. D’un soupir las, elle trouva évidemment cette argile quelque peu abîmée mais qu’importe. D’une injection de chakra dans la matière, la jeune femme recula ensuite et d’un mûdra, elle le fit simplement exploser. Ce fut les fumées dégagées qui composaient le message. Un petit tour de passe-passe que seuls les plus aguerris des Chôkoku réussissaient à maîtriser. « Il vient te chercher, Tomoe. » Un message visiblement lugubre mais qui provoqua un ricanement au fond de la gorge de l’intéressée. Elle savait pertinemment de qui il s’agissait. Cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas croisé son frère.

Puis plus rien, le message devint caduque. Cette même envolée qui suffit pour que la Tsuchijine perde à jamais son sourire. Silencieuse de nouveau, elle se retourna vers l’homme au masque d’un air ténébreux. Il n’aurait pas dû venir. D’un mouvement vif, elle sortit trois shuriken qu’elle lui lança dessus pour tenter de le bloquer contre un mur brisé qui tenait encore à peine debout. « Tu n’aurais pas dû venir. » Non seulement il avait osé dévoiler son nom, l’exposant à de potentiels dangers, surtout depuis sa nouvelle fonction, mais en plus de cela, il se présentait comme une fleur, se revendiquant Chôkoku sans savoir qu’en vérité, elle ne désirait que leur morts. Sa mort ?
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Ven 12 Avr 2019 - 21:27
On avait souvent reproché à Taishi de manquer de discrétion, du moins dans les derniers temps. À commencer lorsqu’il s’était présenté à Iwa avec son masque sur le visage. Et maintenant alors que la femme semblait plutôt furieuse des informations déballées, surtout dans un endroit public. Tout ça, l’Hayai le savait pertinemment. Mais il aimait penser qu’il n’avait pas le choix, surtout dans ce cas-ci, alors que de voir Tomoe l’ignorer signifiait plus ou moins une mort certaine. Au moins, ça semblait avoir fonctionné pour le moment alors qu’elle lui arrachait des mains le parchemin avec une force excessive – ou bien c’était Taishi qui s’affaiblissait, tout aussi possible.

Elle lui indiqua de le suivre et il ne se fit pas prier, gardant le silence pour le moment. Il connaissait la capitale comme sa poche, mais laisser le choix de l’endroit aux soins de son interlocutrices montrait une certaine… Honnêteté, peut-être ? S’il avait voulu la piéger, ce serait déjà moins simple. Le décor changea alors qu’ils se déplaçaient vers une zone très endommagée, près des limites extérieures de la capitale. Hormis quelques mendiants qui fouillaient les décombres à la recherche de quelque chose à revendre, il n’y avait pas grand monde par ici. Ce qui tombait sous le sens pour leur entretien, il supposa.

Tomoe semblait temporairement absorbée par les contenus du parchemin et Taishi s’appuya contre un pan de mur à moitié démoli. Ayant évité d’utiliser son chakra pour accélérer sa course, le simple déplacement avait accéléré sa respiration. Le parchemin éclata dans un petit bruit sec, attirant l’attention de l’Hayai qui regarda les volutes de fumée former des Kanjis. Voilà qui était plutôt astucieux, même le fonctionnement de la technique lui restait inconnu.

La situation changea brutalement alors que la femme aux cheveux noirs venait de faire volte-face en lui envoyant une salve de shuriken. Les réflexes de l’Éclair réagirent instinctivement, son bras relevant un kunai pour bloquer le premier projectile dans un tintement métallique, presque mélodique. Mais le chakra réunit dans son bras disparut presque aussi subitement que le geste de Tomoe, et le deuxième shuriken passa à travers sa garde, se plantant profondément dans son épaule et l’épinglant contre le mur à moitié affaissé. Quant au troisième, il ramena le kunai à temps mais le choc avec le projectile fit tomber le couteau de sa main et le shuriken se planta dans sa main.

« Hmph – »

Bordel, c’était douloureux. Il serra les dents, utilisant son autre main pour arracher l’étoile métallique dans sa gauche, le laissant tomber sur le côté dans une éclaboussure de sang. Taishi sembla soupirer. Quant à son épaule, il n’osait pas y toucher pour le moment. La douleur lui rappelait qu’il était en vie au moins.

« Je suppose que je les ai mérités, ceux-là. »

Il expira, ramenant ses yeux dorés vers ceux de son interlocutrice. Une autre femme aux yeux rouges. C’était définitivement un signe… Non ?

« Je ne serais pas ici si j’avais le choix… Mais nous avons quelques autres points à considérer si me tuer est vraiment ce que tu veux. »

Il sembla chercher ses mots en baissant le regard quelques instants avant de le remonter. L’Hayai sentait son propre sang couler à travers de son manteau et de sa main, et c’était étrange, pour le moins.

« Mon appartenance au clan est plutôt récente, mais nous y partageons le même statut. Selon eux, nous sommes des erreurs du passé, indignes et tout ce qui va avec. Je ne suis pas spécialement surpris, n’ayant jamais été un fan des familles majeures d’Iwa à la base. »

Même si sa haine était surtout envers les Hyûgas à la base. Mais de ce qu’il avait vu jusqu’à présent dans sa vie, ils étaient tous pareils. Orgueilleux, traditionnalistes et surtout, arriérés et insipides.

« Mais avant cela, j’avais déjà refusé de suivre un village qui traite ses shinobis comme des pions,et qui profitait des faibles. Qui croit pouvoir tuer en toute impunité. »

Il n’avait pas oublié Sanadare. Il ne l’oublierait jamais.

« Il n’y a qu’une différence majeure entre toi et moi, Tomoe. J’ai toujours accès à Iwa. J’ai la confiance du Tsuchikage. Et je me tenais dans le domaine des Chôkokus il y a moins d’une semaine, en toute légalité. Il y a des raisons spécifiques à ces permissions, pour le bien du pays du Feu. Mais ça ne change pas le fait que je sois au final un nukenin. »

Ce n’était pas aussi simple. Mais au bout du compte, c’était la vérité. Son regard fatigué se pencha sur le shuriken dans son épaule, posant une main sur le projectile qui le gardait bloqué contre le mur.

« Je ne suis pas un Chôkoku, de leurs propres mots. Et je ne le serai jamais. Mais j’ai besoin de ton assistance, avant que cet héritage ne prenne la seule chose qui me reste encore : ma propre vie. »


Il remonta sa manche avec sa main valide, déchirant les bandages qui couvraient son avant-bras, révélant son bras enflé et de mauvaise apparence, parsemé de veines verdâtres. Et au centre du portrait, au-dessus de son poignet, une bouche aux dents pointues, fermée si fortement que des gouttes de sang perçaient entre les crocs.

« Je ne suis pas venu ici. Tu es venue ici.. Hi est mon territoire, que je protège depuis deux longues années des intérêts mal placés des villages, et les obsessions mercantiles d’Iwa en tête de liste. Et je compte bien continuer. Apprend moi à contrôler, à maîtriser cette capacité. »

Il essaya de retirer le shuriken mais la douleur trop le fit grimacer. Soupirant, il releva les yeux.

« Et Hi t’aidera, à travers moi. »

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Dim 14 Avr 2019 - 16:03
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Hayai Taishi & Chôkoku Tomoe
Le sang jaillit. Un petit éclatement rougeâtre. Celui que les yeux sombre suivirent intensément. Si peu. Elle n’aurait jamais pensé que ça fonctionnerait, cela symbolisait presque la crise, au terme de changement, chez cet individu. Laissant de côté l’idée qu’elle pouvait avoir face à elle un débutant. Il avait dit qu’il était très connu par ici. Il avait sorti son kunaï avec volupté et une certaine habileté. Non, il devait juste être dans un piteux état. A la bonne heure, il n’en serait qu’une cible bien plus facile. Inutile de niaiser, il devait mourir.

Et il parlait. Parlait encore. Et Tomoe n’en avait que faire de ses états d’âme. Que lui voulait-il réellement ? Qu’elle le plaigne ? La brune avait fait les frais d’une folie. Son père. Elle en était devenue chèvre. Atteinte à son tour. La brune s’assit sur un débris suffisamment haut pour qu’il soit similaire à un siège, elle le regarder, l’ennui sur le visage. Elle l’écoutait tout de même, cherchant assurément une quelconque raison de ne pas l’achever. Il tenta même de sortir une carte, toutefois non négligeable. Iwa. Si la possédée avait été seule, peut-être qu’effectivement la négociation aurait pu avoir lieu. Or, Tsukimono demeurait à travers elle, et Takuni. Les défunts verraient, depuis l’au-delà tel qu’ils l’appelaient, leurs objectifs accomplis. Alors non, elle n’avait même pas besoin de lui sur ce champ-là.

Mais ce qui amusa finalement par dépit la Tsuchijine fut la dernière proposition. Il était donc si peu au courant de ce qu’il se passait dans « son » pays. Une brise vint faire relever quelque peu la tête de Tomoe pour profiter de cette légère fraîcheur qui allait de pair avec son cœur. Elle ne dit rien, laissant ainsi le doute probablement s’installer chez ce Taishi. Il devait se demander si elle considérait sa présence, son petit jeu. Elle n’en laissait rien paraître, pourtant, c’était un échec cuisant pour lui. Un suspens délicieux pour l’explosive alors qu’elle finit par abaisser seulement ses yeux sur la silhouette du mal en point. « Bien, maintenant que nous avons clarifier qui est étranger et qui ne l’est pas, je vais te faire un aveux puisque tu ne sembles pas très en veille sur les derniers évènement de ton territoire. » La jeune fille se leva, s’approcha d’un pas lent en remontant symboliquement ses propres manches, mettant à découvert ses propres héritages sur ses avant-bras. « Je n’ai nullement besoin de toi pour que Hi m’aide. » Elle s’arrêta pour mimer une réflexion. « C’est Hi qui m’aide ? » Puis elle se mit à rire. C’était macabre. « Ah non, c’est vrai. C’est ce bon Daiki qui m’a engagée pour aider Hi. »

Le regard perçant de Hannya était sombre, presque morbide. Elle dégagea une certaine rage sur les quelques pas restants pour venir juste devant cet homme qui s’était finalement dépêtré de ces artifices ninjas. « Alors pour qui te prend-tu, hein ?! » Sa voix s’était portée d’avantage que précédemment au moment même où elle lui prit, de chacune de ses mains, les poignets pour appliquer une pression aussi forte qu’elle le pouvait dessus. Cela bloquant ne serait-ce que la circulation du sang, entre autre. Mais les mâchoires naissantes devaient certainement connaître l’agonie. Elle n’avait pas idée de ce que cela pouvait faire de connaître l’apparition de ces bouches une fois adulte. Tomoe n’en avait qu’un vague souvenir d’enfant. Les douleurs de ces choses poussant sur son corps, se formant, déformant. Elle avait eu la chance de connaître les quelques remèdes qui aidaient les enfants Chôkoku. « Cesse de chercher à marchander ! Tu ne m’es d’aucune utilité alors je le répète une dernière fois : Qu’est-ce que tu me veux ?! » Elle était en colère, cela s’entendait et se voyait sur son visage alors qu’elle maintenait toujours les garrots que ses poignes faisaient sur l’Hayai. « Quand bien même ils ne te reconnaissent pas en tant qu’héritier, tu n’en es pas moins un détenteur, alors donne-moi une bonne raison de ne pas t’achever, ce serait un pas de moins à faire vers l’un de mes précieux objectifs. » L’éclair vert allait devoir trouver meilleure tactique s’il voulait calmer et convaincre cette Tomoe qui déversait toute la rage accumulée depuis quelques jours.
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Dim 14 Avr 2019 - 19:49
Alliée à Daiki ? Il aurait dû s’en douter. Ainsi le discret monarque était de nouveau actif. Et en train de recruter des shinobis, en plus. Les rouages tournaient enfin. Toute l’incertitude des derniers mois approchait à son paroxysme. Dans quel but, ça restait encore à déterminer. Taishi avait d’autres préoccupations pressantes, fallait le mentionner à nouveau.

Elle n’était pas impressionnée par son offre ni ses mots. Cette Tomoe avait davantage de caractère qu’il ne l’avait pensé. Pas étonnant que ça n’ait pas marché entre elle et les villages cachés, du coup. Les villages préféraient les shinobis qui ne pensaient pas par eux-mêmes, après tout. Ça avait un certain charme. Taishi avait le don de s’entourer de femmes intéressantes en ce moment. Il aurait dû sortir de Hi bien plus tôt, à bien y réfléchir.

Il venait enfin de retirer le shuriken dans son épaule, le laissant tomber après y avoir jeté un coup d’œil, un atterrissage le sol dans un jet de flux sanguinolent. Une blessure de plus ou moins… Même s’il songea que Neiko et Aimi à la fois auraient été furieuses à cet instant. Hé ! Ce n’est pas ma faute, d’accord ? Elle a commencée.

La femme s’était approchée pour lui saisir les avant-bras, appliquant une forte pression sur les « héritages » sans la moindre orientation, lui arrachant un rictus. La douleur était extrême et sans entraînement il aurait probablement déjà perdu conscience. Il finit par soupirer en relevant son regard doré. Il n’y avait plus ce soupçon implorant dans ses yeux, plus d’aspect comique dans sa posture physique alors qu’il se redressait.

« T’es peut-être moins naïve que je pensais. Mais Daiki t’a engagée pour aider Daiki. Il n’est pas Hi

Il considéra ses poignets et ses sourires dentés et sanguinolents.

« Tu veux une raison ? Je vais t’en donner trois puisque ça semble si important pour toi. Pour commencer, je t’ai retrouvée. Pas si difficilement d’ailleurs au final. Et maintenant que t’es à la solde de Daiki, tu crois qu’il t’en reste beaucoup, des alliés ? T’as du potentiel. Mais t’es qu’une seule kunoichi. Tu manques d’expérience, et surtout, t’attires trop d’attention trop vite. Comme ce convoi d’ailleurs. Je fais ça depuis un peu plus longtemps. Et je suis toujours là.»

Taishi ne pouvait que supposer qu’elle avait été impliquée. Tout le monde et sa grand-mère avait entendu parler de l’explosion qui avait dévasté la caravane. Les nukenins capables de ce genre d’exploit n’étaient pas légions. Son affiliation à Daiki devait être récente, alors les deux étaient probablement inextricablement liés.

« La deuxième, c’est que si tu m’achèves aujourd’hui, tu as peut-être tué un Chôkoku, du moins la moitié d’un, mais t’as rien changé au final. Il y en a encore cinquante fois plus à Iwa, de vrais membres du vrai clan à continuer leurs petits jeux incestueux. Moi ? J’ai jamais été dans l’équation de toute façon. Mais j’ai les moyens de l’équilibrer, si c’est ce que je veux. Ou de donner les moyens à quelqu’un de le faire. De ce côté-ci du monde, je doute que tu puisses trouver quelqu’un d’autre qui peut t’offrir ça. »

Un instant de silence, puis ce sont les mains de Taishi qui se refermèrent leur tour sur les avant-bras de la femme. Une prise solide en dépit de la fatigue, de la douleur extrême, de l’envie de s’asseoir et juste mourir.

« La troisième… C’est que si je ne suis pas aux faits de ce qui se passe chez moi, tu devrais pourtant l’être à savoir qui je suis. Sans quoi, t’aurais su mieux faire que t’approcher si près de l’Éclair Vert du pays du Feu. T’as l’air d’avoir de la rancœur envers Iwa. Si on allait y faire un petit voyage rapide ? Je survivrai probablement pas au jutsu, si c’est ton inquiétude. Mais je ne peux que faire des théories sur ce qui adviendra de toi. Ou combien de temps tu survivras en plein centre-ville d’Iwa. »

Il soutint son regard sans hésitation. Ce n’était pas un bluff total, il pouvait essayer. Mais ça n’allait probablement pas finir aussi dramatiquement. Pour elle du moins. Mais lui ? Il allait vraiment crever si il essayait, lui.

« Tu veux savoir ce que je veux ? Un Yuukan qui respecte et craint la volonté du feu de Hi no Kuni, et ses habitants. Et il n’y pas de limites que je ne dépasserai pas pour protéger mon peuple. Pour faire en sorte que ce pays n’ait plus besoin de quelqu’un comme toi ou moi. Mais au final, ce que je veux actuellement a peu d’importance. Tu sais ce dont j’ai besoin. Que veux-tu, toi ? »

Un autre moment de silence, puis il la relâcha. Quelqu’un aurait pu appeler ça un signe de bonne foi, mais c’était plus simple. Taishi n’allait pas disparaître en tuant d’autres innocents, surtout s’il allait mourir de manière spectaculaire en plein centre-ville d’Iwa…

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