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Faire connaissance, à nouveau [Han Musashi]

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Jeu 11 Avr 2019 - 17:20
Le repos qu’il avait pu prendre au centre médical avait été d’une rare qualité. Après avoir été soigné par la jeune médic-nin Aimi Chiwa, le guerrier à la toison rouge s’était en effet endormi d’un long et profond sommeil particulièrement réparateur, qu’il suspectait être en lien avec le chakra bienfaisant que la jeune Genin avait utilisé pour le remettre d’aplomb. S’en étaient suivis plusieurs jours de contrôles et de remise en forme, qui n’étaient pas grand-chose pour Yanosa après le calvaire qu’il avait du endurer suite à son coma. Récupérer de ce genre de blessures n’était rien comparé à l’atrophie et à la faiblesse généralisée auxquelles il avait été assujetti, et tout prenait une autre dimension à présent. Malgré tout, quelques jours loin des terrains d’entraînement et des missions et l’Oterashi se sentait déjà loin de son élément de prédilection depuis trop longtemps, et si il savait pertinemment qu’il était encore trop tôt pour retenter quoi que ce soit sans prendre le risque de se rouvrir comme une pastèque fendue, il fallait en tout cas qu’il s’occupe l’esprit pour ne pas tourner en rond.

En fin de matinée ce jour-là, Yanosa décida donc d’aller énergiquement se promener dans le quartier commerçant. Après avoir touché ses premiers salaires, lui qui n’avait rien pu économisé pendant plusieurs mois puisque les soins de l’hôpital avaient tout englouti au fur et à mesure, il disposait à présent d’un petit pécule pour pouvoir se réapprovisionner en munitions diverses mais aussi en produits longue consommation, qu’il avait au départ du rassembler sur la base de la charité d’autres shinobis. Vêtu de son kimono marron assez grossier et de son pantalon beige, il déambula donc dans les rues, un grand sac en toile à l’épaule, pour charger à l’intérieur toutes les marchandises dont il désirait posséder un stock décent. Il passa ainsi chez différents artisans et receleurs pour se fournir ses articles préférés et des rations au goût un peu moins abominable que celles que lui fournissait la Haute Autorité, puis prit le temps de se promener autours du quartier pour prolonger sa promenade. Tout exercice était bon à prendre lorsque l’on était un addict de l’effort tel que lui.

Mais, tandis qu’il commençait à arpenter les longs escaliers qui remontaient le long de l’avenue marchande principale, où plusieurs salons de thé tenaient leur commerce, Une silhouette familière happa son attention. Un jeune homme blond, sensiblement du même âge que lui, avec qui il avait échangé bien peu de mots malgré la connaissance assez pointue qu’ils avaient l’un de l’autre à présent. Car le combat, au cœur de tout, devenait également un moyen de communication unique en son genre.

« Musashi ? C’est bien toi ? Et bien… on aura pas mis très longtemps à se retrouver, dis-moi. Comment se passe l’entraînement ? Tu t’en doutes un peu mais, personnellement... j’ai du lever le pied quelques jours, nécessité oblige... »



@Han Musashi
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Ven 12 Avr 2019 - 19:46

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Faire connaissance, à nouveau


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Je me trouvais dans les rues commerçantes, à la recherche d’un objet pouvant potentiellement m’intéresser. En effet, tous les mois, dès que je percevais mon salaire, je m’empressai de le dépenser dans ce coin du village, souvent sur un objet un tant soit peu intéressant. A vrai dire, la plupart du temps, il s’agissait de bouquin, de tout genre, me permettant ainsi d’apprendre et de découvrir des nouvelles choses, allant parfois de comment cuisiner un plat à des concepts philosophiques et moraux pour le moins complexe. La raison qui se cachait derrière ce besoin constant de me débarrasser de ma bourse n’était ni plus ni moins que de m’alléger l’esprit. En effet, l’argent était une distraction que je devais chasser de mon esprit, et ce rien que pour pouvoir accomplir mes séances de méditation sans penser à ce que je pourrais bien faire de ma bourse.

Bref, c’était donc pour cette raison que je me trouvais dans les rues commerçantes, observant ainsi chaque stand avec beaucoup d’attention. Comme d’habitude, ces rues étaient bondées de monde, causant un raffut pour le moins désagréable. Je prenais malgré tout sur moi, affrontant ma « phobie » de la foule, portant ainsi toute mon attention sur mon objectif, à savoir un objet digne d’intérêt. Je vous avouerais que je préférerais mille fois me trouver sur un terrain d’entrainement, autant pour méditer que me déchaîner, mais ce rituel mensuel n’en était pas sans importance.

Ainsi, quelques temps après, je finis par trouver un bel ouvrage, intitulé : « Le pion ». Le résumé me plut immédiatement, m’empressant ainsi de débourser la majorité de ma bourse pour me le procurer. Après quoi, je rebroussai chemin, me hâtant de quitter cet endroit pour un lieu plus calme et propice à la lecture. Soudain, alors que je passais près des salons de thé, débouchant sur la sortie des rues commerçantes, je fus interpellé par une voix qui m’était plutôt familière. En tournant légèrement la tête, je tombai sur Yanosa qui m’interpellai et m’interrogeai sur mon entraînement. Quelle surprise ! Je n'aurais jamais pensé le recroiser aussi rapidement, surtout dans un lieu pareil. Ainsi, je retirai ma capuche, m’empressant de le saluer à mon tour :

« Yanosa ?! Quelle surprise, je n’aurai jamais pensé te recroiser par ici… » Fis-je, d’un léger sourire. « Y a encore du boulot à faire mais j’essaye de faire au mieux, et toi ? Tu récupères bien ? » M’enquis-je, d’un air curieux.

A priori, il avait l’air de mieux se porter même si je me doutais que c’était encore tôt pour lui de reprendre l’entraînement. Quoi qu’il en soit, j’étais ravi de tomber sur ce type, un type plein de mystère, attisant grandement ma curiosité.

« Tiens, tu as quelque chose de prévu ? Sinon, je t’invite à boire un thé… un café peut-être ? » Lançai-je, d’un air large sourire.

Je pointai du doigt deux salons de thé, le laissant ainsi choisir celui de son choix. Après quoi, je le suivis pour nous installer sur la terrasse à l’extérieur, légèrement éloigné de la zone où était concentrée les clients du salon.

« J’espère que tu ne m’en veux pas trop pour l’autre jour… j’ai lâchement profité de ton état pour te mettre hors-jeu, ce n’est pas très fairplay, hein. » Fis-je, d’un léger rire, en me grattant l’arrière du crâne.




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« Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »


Dernière édition par Han Musashi le Sam 13 Avr 2019 - 0:02, édité 2 fois
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Ven 12 Avr 2019 - 23:34
Les deux hommes ne s’étaient rien épargnés, et pourtant les voilà qui se retrouvaient par hasard, et surtout dans la bonne humeur, au milieu du centre des commerces du village. Des deux, c’était évidemment Yanosa qui était ressorti le plus amoché de l’affrontement, mais il n’en tenait pas rigueur à Musashi, pas le moins du monde. Car en vérité, grâce à l’intervention de la Yaoguaï qui s’était invitée dans leur session d’entraînement, il avait obtenu précisément ce qu’il attendait de cette confrontation, à savoir la connaissance, d’une part, mais aussi l’expérience. L’expérience de la douleur, de la frustration de la mise en échec et des limites sans cesses repoussées qui étaient les siennes. Un autre avantage, un peu plus indirect, était que l’Oterashi avait aussi appris à connaître la personnalité et l’être profond de ses deux adversaires, qui avaient tout deux prouvés qu’ils étaient dotés d’un fort caractère, chacun à leur façon.

« Ouii, très bien même. La prise en charge au centre médical est vraiment très bonne, d’ici quelques jours je pourrai retourner sur les Hauts Plateaux pour reprendre l’entraînement. »

Yanosa, son sac chargé de marchandises à applications militaire pendu en haut de son épaule, pensa alors que la conversation allait rapidement péricliter et inclina son buste vers le haut de la rue, où l’attendait le chemin qui le mènerait à nouveau chez lui. Mais le bretteur, lui, ne semblait pas partager son urgence à couper court au dialogue, invitant même le pugiliste à aller partager une boisson chaude avec lui.

« Euhm, et bien… dans les faits, non je n’ai rien de prévu, donc… Pourquoi pas ! »

Aimable à l’excès, Musashi laissa alors le choix à Yanosa de l’établissement où il préférait se rendre pour partager sa boisson. Choisissant par défaut le salon de thé aux couleurs les plus chatoyantes, le guerrier aux cheveux rouges se demanda si, derrière cette façade par trop sympathique, ne pouvait pas se cacher une part de culpabilité de la part du jeune blondinet. Choisissant de mettre ces réflexions de côté pour le moment, l’Oterashi s’installa en terrasse en déposant son sac lourd et encombrant à ses pieds et prit ses aises.

« Lâchement profité ? Haha, Musashi san, tu es plutôt modeste en fin de compte… dit-il non sans ironie en faisant référence au phrasé très provocateur qu’avait put employer le bretteur lors de leurs premiers échanges. Je sais pertinemment que tu aurais pu lancer une technique bien plus puissante si tu l’avais voulu. Tu étais bien plus lucide que moi pendant ce combat, tu as vu dans quel état j’étais, et tu as simplement voulu… comment dire…. m’accompagner au sol ? C’est ce que j’en retiens en tout cas. Donc non, je ne t’en veux pas, rassure-toi. Hm ? Une infusion aux écorces noires, s’il vous plaît », répondit-il instinctivement au serveur qui passait prendre leur commande.

Dans un mouvement un peu hasardeux pour s’installer plus confortablement, l’Oterashi tendit l’une de ses plus larges cicatrices, ce qui provoqua une vague de douleur aiguë dans tout son flanc droit. Un rictus passa sur son visage pendant un très bref instant, avant qu’il reprenne.

« En tout cas… c’est une approche très intéressante que tu as eu : ne dévoiler ton Shôton qu’en dernier recours était malin, et ça t’a sûrement permis de voir jusqu’où tu pouvais aller sans t’appuyer sur ce don que tu as. J’aimerais avoir le luxe de ce choix, personnellement. Mais… c’est la vie. »
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Dim 14 Avr 2019 - 18:30

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Faire connaissance, à nouveau


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Notre dernier affrontement fut pour le moins spectaculaire, et même si l’adepte du Taijutsu fut le premier à flancher, il n’en avait pas moins été un adversaire coriace. A vrai dire, il fut le seul d’entre nous trois à prendre le plus d’initiatives, ne se souciant guère de sa défense et de son état qui, à l’issue de l’affrontement, fut pour le moins critique. Ainsi, le revoir de sitôt se tenir devant moi, m’assurant qu’il se portait bien, était une nouvelle qui ne pouvait évidemment que m’enchanter.

« C’est une excellente nouvelle ça ! » Fis-je, d’un air léger sourire. « Cependant, va mollo quand tu reprendras l’entraînement, hein. » Poursuivis-je, d’un léger rire.

A cet instant, une vague d’images de notre affrontement se défilèrent très rapidement dans ma tête, provoquant ainsi des sueurs froides rien qu’à l’idée d’imaginer l’affronter de nouveau, un jour. A vrai dire, je n’étais pas vraiment pressé de remettre cela, et de toute évidence, il devait encore bien récupérer de ses blessures. En effet, si d’apparence il semblait plus ou moins en forme, j’étais persuadé qu’au fond il devait encore souffrir de ses blessures ; non pas tant de celles de notre affrontement, mais de toutes celles qui semblaient lui faire « perdre » la raison. Fin, d’un autre côté, je ne faisais peut-être qu’extrapoler à partir de toutes les cicatrices qu’il avait sur le corps…

Quoi qu’il en soit, l’adepte du Taijutsu accepta mon invitation, choisissant même expressément le salon de thé son choix. J’espérais alors que la petite conversation qui allait suivre serait fructueuse car, beaucoup de choses m’intriguaient chez cet homme, et par conséquent je tenais absolument à en connaître un minimum sur lui. Après tout, au-delà de satisfaire ma curiosité, c’était aussi un moyen d’apprendre à mieux se connaître, et ainsi peut-être établir une certaine complicité pour l’avenir, qui sait. Quoi qu’il en soit, je ne perdis pas de temps pour m’excuser d’avoir agi un peu lâchement lors de notre affrontement, espérant que cela serait suffisant pour l’adepte du Taijutsu ne me fasse aucune grief. Ce à quoi Yanosa répondit qu’il n’en était rien, et étonnant il le prenait même bien.

« Je suis rassuré alors, après il est clair que sans l’aide de cette femme, je n’aurais pas tenu longtemps » Répliquai-je, d’un léger sourire. « Pour moi ce sera un café à la cannelle, s’il vous plaît. » Fis-je, à l’égard du serveur.

Alors que je m’apprêtais à interroger Yanosa, ce dernier me devança en faisant une petite remarque sur ma stratégie lors de notre affrontement. Il avait l’air d’apprécier mon choix de ne recouvrir au shôton qu’au dernier moment, me confiant par ailleurs qu’il aurait aussi aimé être doté d’un don semblable. Je fus tout d’abord surpris par la remarque de l’adepte du Taijutsu, mais en y réfléchissant un peu je le comprenais, ou du moins je pensais le comprendre.

« C’est vrai, tu as raison, cependant, je regrette un peu d’être incapable de terminer un combat sans recouvrir à ce don. » Fis-je, d’un air pensif. « Je te comprends, Yanosa, ça ne doit pas être facile et cela te demande probablement plus d’effort que certaines personnes… toutefois, je pense que quand la nature te prive d’une chose, elle t’offre malgré tout d’autres moyens d’acquérir quelque chose de semblable. » Poursuivis-je, d’un air confiant.

A cet instant, je pensais notamment à Towa qui n’avait pas de don héréditaire, mais qui était malgré tout parvenu à se transcender pour obtenir des aptitudes physiques hors du commun, des aptitudes qui n’avaient certainement rien à envier aux dons héréditaires.

« Sinon, si j’ai bien compris, pour le moment tu ne maîtrises que le Taijutsu, c’est ça ? » M’enquis-je, d’un air curieux.

Le serveur arriva au même moment, posant ainsi devant chacun sa boisson respective. Il nous souhaita alors bonne dégustation et s’en alla, nous laissant ainsi poursuivre tranquillement notre conversation...


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Faire connaissance, à nouveau [Han Musashi] Musa

« Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »
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Lun 15 Avr 2019 - 0:05
Yanosa ne sut trop élucider si Musashi faisait preuve d’un trop plein de modestie ou si il était simplement sincère. En effet, soutenir qu’il n’aurait pas tenu longtemps en un contre un n’était pas forcément vrai. Peut-être, sans doute d’après Yanosa, ne s’était-il pas rendu compte des vraies limites qui étreignaient le style de combat de l’Oterashi, et ne s’était donc du même coup pas rendu compte qu’il disposait de bien plus d’outils que lui pour remporter la victoire, que ce soit contre lui seul ou à plusieurs. Peut-être, se dit le pugiliste, avait-il été quelque peu impressionné par son état second, presque berserk ? Il était vrai que, surtout en de telles circonstances, un entraînement sans enjeux particuliers, il avait pu sembler étrange voire un tantinet intimidant de voir un guerrier de sa stature se déchaîner comme s’il n’y avait pas de lendemain. Mais, la vérité était bien plus prosaïque en réalité, et les limites qu’avait voulu tester et repousser Yanosa ne reposaient en rien sur son hypothétique victoire lors de cet affrontement.

« Hmph. Ne te sous-estime pas trop. »

Le regard du guerrier aux cheveux rouges dériva un instant sur le côté, vers la rue où quelques habitants passaient nonchalamment. Le discours que lui tint ensuite Musashi avait, en un sens, de quoi lui remonter un peu le moral, eusse-t-il eu besoin qu’il soit requinqué. Oui, c’était effectivement plus dur, et un combat de tous les instants, d’évoluer dans ce village shinobi sans posséder la moindre prédisposition particulière autre que le goût pour le combat pur et dur. Que le blondinet tente lors de ses entraînements de « s’abaisser » à ce niveau était tout à son honneur, dans tous les cas, et faisait certainement gagner à Musashi un certain respect d’entrée de jeu auprès de l’Oterashi.

« Hm. Ce n’est pas vraiment la nature qui a… compensé, mon absence de pouvoir. J’ai un goût prononcé pour la violence, que j’ai développé à l’école militaire. Pas l’Académie Hashira attention, non… je parle d’un centre militaire gouvernemental de l’arrière pays. Mais, hormis cette prédisposition, j’ai peur que la nature comme tu dis ne m’aie pas offert grand-chose. Car oui, je n’utilise que le Taijutsu. Ça te paraît certainement… très étrange, voire même stupide, mais… je n’ai jamais pu prendre le temps d’apprendre à contrôler le Ninjutsu. Je me suis toujours contenté de travailler mes points forts, pour pouvoir réellement apporter quelque chose d’intéressant au village, pouvoir avoir ma propre identité en tant que combattant. J’ai quelques prédispositions sensorielles, à côté de ça, mais rien de grandiose. Mais….

Quand tu dis « maîtriser », j’ai peur de ne pas encore en être là, loin de là. C’est un mot que je n’emploierai jamais à la légère, vois-tu, et non, je ne maîtrise pas le Taijutsu. Chaque fois que je pense avoir perfectionné une technique, un déplacement, de nouvelles frontières me sont révélées, et c’est un cycle d’apprentissage qui me semble, aujourd’hui, absolument infini. C’est aussi pour ça que j’ai négligé le Ninjutsu : il ne me passionne pas, et ne me passionnera certainement jamais autant que le combat au corps-à-corps.

Mais, quand je vois des combattants tels que toi, capables de défendre leurs acquis au corps-à-corps, et qui excellent vraiment à distance, je me questionne souvent, c’est vrai...
 »
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Mar 16 Avr 2019 - 1:33

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
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L’école militaire ? Cela me disait vaguement quelque chose, ne sachant pas si je l’avais lu dans un bouquin ou entendu par quelqu’un, néanmoins cela expliquait quelque peu le style « sauvage » du guerrier. Il confirma d’ailleurs lui-même, me confiant effectivement qu’il avait développé son goût prononcé par la violence durant son séjour dans cette mystérieuse école. J’imaginais alors que cette école ne devait rien à avoir avec l’académie, lieu où on était plus ou moins chouchouté et mit dans des bonnes dispositions pour apprendre. Certes, la partie théorique demeurait supérieure à la pratique, néanmoins on apprenait malgré tout. Ceci étant, quand on voit l’état et la personnalité de l’adepte du Taijutsu, surtout en situation de combat, on pouvait deviner qu’il en avait vu de toutes les couleurs, dans cette école militaire. Quoi qu’il en soit, je lui prêtais toute mon attention, curieux d’en apprendre en effet un peu plus sur sa personne et pourquoi pas d’en apprendre un peu plus en générale.

Ainsi, le guerrier issu de l’école militaire me confia qu’il n’avait pas de connaissances en ninjutsu, ayant en effet préféré se concentrer pleinement sur le Taijutsu, son domaine de prédilection. Dommage car, j’estimais que se concentrer pleinement sur son domaine de prédilection n’empêchait pas de pouvoir apprendre d’autres choses à côté. Chose qui se confirma assez vite, puisque Yanosa ajouta qu’il avait quelques prédispositions sensorielles, peut-être innée. Au fond, peu importe notre domaine de prédilection, j’estimais qu’un shinobi était capable d’apprendre d’autres spécialités, et à priori Yanosa n’avait pas l’air de penser le contraire, ce qui était d’autant plus dommage.

Puis, l’adepte du Taijutsu tint à préciser quelque chose : en effet, il ne voulait pas que le mot « maîtriser » soit utilisé dans sa conception la plus simple et la plus courante. Pour lui, il ne maîtrisait guère le Taijutsu : il voyait les choses autrement, son entraînement lui permettant en effet de développer et perfectionner ses techniques, ses mouvements ; il voyait enfaîte le Taijutsu dans sa conception la plus large et la plus complexe. Je hochai alors légèrement la tête pour approuver ses propos, ne manquant ainsi pas de bien retenir cette petite leçon. Le moins qu’on puisse dire c’est que Yanosa était un passionné, j’en étais du moins persuadé.

Enfin, le grand guerrier rebondit sur le ninjutsu, soulignant que cette spécialité ne le passionnait et ne passionnera jamais, du moins pas autant que l’amour qu’il vouait pour le Taijutsu. Cependant, il regrettait malgré tout d’avoir négligé cette spécialité, ayant à priori prit conscience des nombreux avantage offert par le ninjutsu.

« Tu sais, il n’est pas trop tard pour te mettre au ninjutsu » Lançai-je, d’un léger sourire.

Un défi. Oui, je lui lançai en quelque sorte un défi car, si j’étais persuadé qu’il était un combattant hors pair en Taijutsu, je n’en étais pas moins persuadé qu’il pouvait encore s’intéresser et apprendre le ninjutsu pour ainsi combler ses éventuelles lacunes. Peut-être que cela ne l’intéressera pas, peut-être, néanmoins je me devais de lui suggérer l’idée. Parfois, il ne suffit d’un rien pour encourager et inspirer une personne, vraiment d’un rien.

« En tout cas, le moins qu’on puisse dire c’est que t’es aussi passionné par le Taijutsu que je le suis par le ninjutsu, haha. Je ferai plus attention au mot « maîtriser », c’est vrai que nous, les utilisateurs de ninjutsu, l’utilisons à tout bout de champs. » Fis-je, en prenant une petite gorgée de mon café. « Tu sais, Yanosa… » Repris-je, en regardant brièvement le ciel. « J’ai appris que j’avais le shôton il y a à peine trois ans, et c’est à partir de cette date que j’ai vraiment su que je pourrais devenir shinobi, donc au fond dis-toi que rien n’est perdu. Je comprends ton amour pour le Taijutsu, mais un jour, tu auras certainement affaire à des redoubles adversaires, peut-être ceux contre qui le Taijutsu ne te sera d’aucune utilité, à ce moment-là, il serait bien que tu puisses aussi compter sur d’autres atouts. » Poursuivis-je, d’un air sincère. « Rassure-toi, je ne suis pas en train de remettre en question ton Taijutsu, bien au contraire car, pour tout avouer, je suis par moment effrayé par tant puissance… » Fis-je, d’un léger rire.

En effet, le Taijutsu était effrayant, surtout pour un utilisateur de ninjutsu ne disposant pas d'une bonne défense et d'une assez bonne capacité de réaction. J’en avais eu la preuve contre Towa, et même contre Yanosa.

« En tout cas, je pense que tu vois où je veux en venir… Si le ninjutsu est mon domaine de prédilection, ces derniers temps j’ai développé un certain intérêt pour le Kenjutsu pour justement ne pas avoir à trop subir les gens comme toi. » Repris-je, d’un léger rire, en grattant légèrement l’arrière du crâne.

Je repris une nouvelle petite gorgée de mon café, puis je repris mon monologue, cherchant cette fois-ci à rebondir sur un autre sujet :

« Fin voilà, excuse-moi j’ai un peu trop parlé pour dire peu de choses au final. Sinon, tu peux peut-être m’en dire un peu plus sur cette école ? Je suppose qu’elle n’a rien avoir avec l’académie Hashira ? » M’enquis-je, d’un air curieux.


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Jeu 18 Avr 2019 - 14:09
Tandis que le serveur apportait enfin les boissons commandées par le duo de Genin, Yanosa accusait réception du défi à peine déguisé que venait de lui lancer Musashi. Développer son aptitude au Ninjutsu ? Il s’agissait là d’une idée concept intéressante, mais l’Oterashi balaya presque d’un revers de main mental la proposition aussitôt. Il y avait en effet, à ses yeux, tellement à apprendre, tellement à découvrir au sein des différents styles de combat au corps-à-corps qu’il lui semblait impossible voire invraisemblable de consacrer du temps et des efforts à l’apprentissage de techniques Ninjutsu. Il ne pouvait nier leur potentiel et les applications diverses qu’elles pouvaient avoir, mais dénué de pouvoir particulier qu’il était, le guerrier à la toison écarlate n’avait pas de grand répertoire à exploiter et hormis quelques techniques de clonage et de projectiles élémentaires basiques, il ne pouvait pas tirer de grand bénéfice d’un tel investissement. Et puis, bien sûr, il y avait son goût pour le contact. Avec les années, Yanosa s’était en effet tellement acclimaté au combat à mains nues contre tant d’adversaires différents qu’il y avait pris goût de façon exagérée, presque compulsive, et ne pouvait envisager une confrontation où il serait obligé de garder ses distances avec son ou ses ennemis.

Attrapant sa tasse de thé, d’un noir si profond qu’on aurait dit qu’elle contenait du café, l’Oterashi y trempa les lèvres en écoutant Musashi développer son propos. Et plus il le développait, plus il semblait qu’il voulait en quelque sorte « rassurer » le pugiliste, comme si il avait quelque chose en moins, un manque à compenser par la force de la camaraderie et de l’entraide. Musashi avait pu devenir shinobi seulement après avoir éveillé son pouvoir, la manipulation du cristal : cela en disait à la fois peu et beaucoup. N’avait-il pas osé emprunter cette fois avant de savoir qu’il possédait quelque chose de spécial, ou bien ce fameux quelque chose avait-il fait émerger l’idée en lui ? A l’écouter, songea Yanosa, il semblait que pour lui il demeurait impossible de devenir un shinobi complet et apte aux missions opérationnelles sans s’investir dans plusieurs disciplines en parallèle, ce que l’Oterashi fut tenter de réfuter sur le coup. Mais, il n’y parvint pas. Avalant une gorgée de thé, il écouta le bretteur rebondir sur ses propres paroles, valorisant malgré tout la puissance inhérente à un style de combat au corps-à-corps maîtrisé et le danger qu’il pouvait représenter. Une sorte de petit aveu, pour compenser le fond de sa pensée que Yanosa avait à présent bien compris.

« Tout l’enjeu est là, Musashi san. C’est en m’entraînant, encore et encore, à parfaire mes techniques et à améliorer ma condition physique que je peux arriver à trouver des solutions contre tout type d’adversaire. Chaque pouvoir, en son cœur, possède une faiblesse qui, si elle est exploitée correctement, permet de contrer tous les atouts qu’il pourrait avoir. Que ce soit par la puissance brute, la vitesse ou encore la finesse des mouvements, il y a toujours une réponse à apporter à un problème. La seule limite, celle contre laquelle je bataille tous les jours ou presque depuis que je suis arrivé ici, c’est le temps. J’étudie constamment, je croise le fer avec autant de camarades que possible pour allier la théorie à la pratique, mais le temps vient toujours à me manquer. Si j’en avais davantage, j’en suis certain, je pourrais… Oui, je pourrais vaincre n’importe qui, quel que soient ses facultés spéciales. Je sais ce que tu vas dire : avec le temps suffisant, n’importe qui pourrait battre n’importe qui, et c’est vrai… Mais mon défi à moi, celui qui me fait vivre et que j’ai des chances de relever, c’est celui-là : devenir assez puissant pour mettre tous les pouvoirs en échec. »

A chacun sa voie. C’était en résumé ce que voulait rétorquer Yanosa à l’exposé du blondinet, arguments pratiques à l’appui, mais il ne pouvait s’empêcher de se sentir acculé par ses arguments, qui demeuraient par définition justes et pertinents. Mais le guerrier à la toison rouge ne voyait pas de voie possible pour lui en dehors de celle qu’il empruntait déjà. Poursuivant leur conversation, Musashi changea cependant de sujet en revenant sur l’école militaire où Yanosa avait passé toute son adolescence. Celui-ci eut un rictus à l’évocation de cet endroit mais, après avoir décidé il y avait des années de ça de ne pas se créer de tabou sur son passé et ce qu’il avait pu vivre, se voyait presque contraint de suivre ses propres préceptes.

« Ça, c’est peu de le dire. Je ne sais toujours pas au final ce que cette école était supposé nous apprendre, à part peut-être la valeur de la hiérarchie, et à nous entre-tuer le plus gaiement possible… Ce centre, qui est d’ailleurs certainement toujours en activité, est un trou, un trou où l’on broie des gens pour en faire des cadavres ou, au mieux, des gardes serviles et obéissants. Ma famille m’a expédié là-bas pour que je cesse d’être un problème, elle se fichait bien de ce qui pouvait m’arriver. Et si je n’avais pas… pris les mesures nécessaires, je serai sûrement mort là bas il y a des années. Les instructeurs n’attendent que ça : que la loi de la jungle règne. Pour que eux, ensuite, puissent gouverner cette jungle, l’arme au poing, et y dresser les animaux survivants. En un sens, j’ai beaucoup appris là-bas : pour compenser le handicap de ma haute naissance, mère nature a jugé bon de me donner un physique avantageux, et ça m’a permis de me révéler à moi-même, d’accepter la violence comme une nécessité absolue. Oh, des coups j’en ai pris, mais en retour… qu’est-ce que j’ai pu fracassé de têtes… »

Il reprit quelques gorgées de thé, un sourire douloureux sur le visage tandis que des souvenirs qui l’étaient tout autant remontaient à la surface.
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Sam 20 Avr 2019 - 19:12

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Faire connaissance, à nouveau


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L’adepte du Taijutsu restait malgré tout campé sur sa position : pour lui c’était en effet le Taijutsu, et seulement le Taijutsu. Il était persuadé qu’en s’entraînant, encore et encore, il parviendrait, tôt ou tard, à parfaire ses techniques et ainsi s’offrir des solutions pouvant défaire n’importe quel type d’adversaire. De mon côté, je n’en pensais pas le contraire, loin de là, seulement je me demandais à quel prix. Après tout, le Taijutsu était un art pour le moins paradoxal, demandant un effort constant et un sacrifice non négligeable. Du moins, de ce que j’en savais, contrairement à nous, utilisateurs du ninjutsu, les adeptes de cette pratique martiale étaient amenés, par moment, à sacrifier une partie de leur propre espérance de vie. Il s’agissait à priori d’une conséquence directe et pas de moindre importance de la force qu’ils se voyaient pourvu. Peut-être que ce n’était pas le cas pour tous les adeptes de cet art pour le moins impressionnant, mais, au fond, je restais persuadé que la « puissance » convoitée par l’écarlate devait être au moins de même niveau que ces fameux « portes célestes ».

Enfin, d’un autre côté, il n’avait pas vraiment l’air d’ignorer le travail et le sacrifice que lui demanderait son objectif, loin de là. Je dirais même qu’il en avait parfaitement conscience. Donc, en soi, la seule barrière qui existait et face à laquelle l’adepte du Taijutsu ne pouvait rien y faire, c’était le temps… En réalité, il s’agissait d’une barrière commune à nous tous, et face à laquelle aucun de nous ne pouvait rien y faire. Bien sûr, il existait et existera toujours des « demeurés » cherchant à défier le temps, avec des pratiques plus ou moins loufoques, mais là il s’agissait d’un cas à part. Quoi qu’il en soit, je me contentais d’écouter mon camarade tout le long de son monologue, et ce sans l’interrompre une seule fois. Le moins qu’on puisse dire c’était qu’il était déterminé, une détermination dépassant presque l’entendement, du moins à mes yeux. Je pensais alors, à cet instant, que la somme de sa détermination et de sa passion pour le Taijutsu pouvait certainement le mener loin, très loin. Ainsi, je me vis obliger de réagir, ne serait-ce que pour l’encourager dans cette voie.

« Je veux bien te croire, Yanosa-san. Après tout, je ne connais pas grand-chose du Taijutsu et par conséquent je n’ai aucun droit de le remettre en question ni d’en douter... En tout cas, la seule certitude que j’ai, à cet instant, c’est que ta détermination semble sans faille. » Fis-je, d’un léger sourire. « Tu sais… je pense que tu ne devrais pas faire attention au temps, après tout aucun de nous ne peut réellement avoir de contrôle dessus, donc contentes-toi seulement de travailler et de persévérer dans ton objectif, et ce n’est que de cette façon que tu t’en rapprocheras le plus. » Poursuivis-je, d’un air optimiste.

Il pouvait y arriver, du moins j’en étais persuadé. En effet, il avait tout ce qu’il fallait pour y arriver, ou du moins se rapprocher le plus de son objectif. Quoi qu’il en soit, désormais je comprenais un peu mieux ses choix lors de cet entraînement avec la femme à la jarre. Il devait probablement chercher à connaître ses limites pour pouvoir ainsi mieux les surpasser. Cela restait à mes yeux quelque peu disproportionné, mais c’était son choix et il devait probablement savoir ce qu’il faisait, du moins je l’espérais pour lui.

Quoi qu’il en soit, vint alors le moment pour l’écarlate de rebondir sur cette mystérieuse école, une école qui avait tout l’air d’être bien différente de ce que je pouvais connaître. L’adepte du Taijutsu me confia alors les contours de cette école, n’hésitant pas à entrer un peu dans les détails. Il m’expliqua aussi comment il s’était retrouvé là-bas, ainsi que toutes les horreurs qu’il avait vécu durant son séjour dans cet abominable « école ». A cet instant, j’eus du mal à comprendre que ses propres parents l’eurent jeté dans cet endroit abjecte, mais en y prenant du recule cela ne me parut pas aussi choquant en fin de compte. Après tout, mon propre grand-père était à l’origine de la mort de mes parents et d’une bonne partie des membres de mon clan. Quoi qu’il en soit, l’histoire de mon camarade m’attrista profondément, ne manquant ainsi pas de réagir sans pourtant faire trop dans le « sentimental » :

« Je suis désolé de l’apprendre… » Fis-je, d’un air sincère.

Mon regard se plongea alors dans ma tasse de café, observant ainsi étrangement la couleur sombre de ma boisson.

« Je suppose que la plupart de tes cicatrices proviennent de cet endroit ? » Repris-je, en portant mon regard sur le Genin.

L’expression de mon visage changea légèrement, virant un peu plus vers le neutre. Enfin, je pris une petite gorgée de mon café, ne manquant pas d’ajouter quelques remarques sur les confidences de l’Oterashi :

« Je suis malgré tout heureux de voir que tu as pu surmonter cet enfer. Je ne doute pas une seconde que peu de gens auraient pu survivre dans un endroit pareil… tiens, peut-être qu’en fin de compte la nature ta pourvue de cette force pour justement sortir de ce genre d’enfer, là où un utilisateur de ninjutsu, surtout novice, aurait certainement misérablement péri. » Fis-je, d’un ton calme.

Je pris une nouvelle gorgée de mon café, presque vide d’ailleurs, puis je soupirais un bon coup avant de porter mon regard vers le ciel, légèrement nuageux :

« Tu sais, en fin de compte, je ne peux m’empêcher de penser que le monde n’est qu’un vaste champ-de-bataille, avec cependant des batailles revêtant des multiples formes… comme ce que tu as vécu dans cette école par exemple. M’enfin, je suppose que les chosent tendent à changer avec l’apparition des villages cachés… ou du moins, je l’espère… » Repris-je, en reportant mon regard sur l’Oterashi.




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Sam 20 Avr 2019 - 22:51
Le guerrier à la toison rouge ne se confiait pas ainsi pour se faire plaindre, ni même encore pour solliciter l’aide ou la compassion d’autrui de façon détournée, pour attirer l’attention et se sentir intéressant. Non, si il se confiait ainsi à qui souhaitait entendre ses vieux récits de souffrances juvéniles de façon aussi ouverte, c’était avant tout pour lui-même. Parler ouvertement des événements qui avaient façonné sa vie rendait lesdits événements presque anodins, des banalités enchaînées et sans réelle importance qui s’échappaient de son esprit. D’une certaine façon, Yanosa se voilait ainsi la face, mais restait pour autant conscient du poids de ces expériences passées et de ce qu’elles lui avaient coûté, ce qu’elles lui avaient enlevé. A côté de cela, faire le récit de ses déboires de jeunesse avait également un intérêt un peu plus communautaire, auquel il attribuait une certaine importance mais sans vraiment y penser. En effet, partager ainsi son passif pouvait parfois permettre à des shinobis d’Iwa de mieux réaliser ce qui pouvait se trouver au-delà des murs d’enceinte. Il l’avait réalisé assez tôt en arrivant, Iwa était en effet un milieu assez fermé, des enfants y naissaient régulièrement, et des jeunes enfants et adolescents y grandissaient avec des codes et préconceptions bien précis. Apporter son lot d’expériences différenciées était donc aussi un atout qu’il tentait de mettre en avant.

Mais, en dépit de tout cela, les remarques de Musashi à son exposé lui firent du bien. Un bien sans concession ni coût caché, qui l’emplit d’une détermination qu’il n’avait pas l’habitude de ressentir, comme si l’énergie qu’il ressentait le parcourir ne venait pas vraiment de lui, ni même de Musashi, mais plutôt du lien qui se tissait entre eux. Les défis que l’Oterashi aurait à relever seraient encore nombreux et particulièrement corsés, mais avoir l’appui d’un camarade contre qui il avait combattu avait une valeur à part aux yeux du pugiliste, qui fit une moue malgré tout un peu incrédule.

« Je te remercie sincèrement Musashi. Même si il reste assez illusoire de penser pouvoir se soustraire au temps lui-même… ! Si on me posait la question, si on me laissait le choix, je crois que… je choisirais ce pouvoir, si il était même concevable. Avoir le Temps à sa botte, le contrôler et le modeler à sa guise… Ce serait là la plus proche conception d’un Dieu à laquelle je pourrais penser, ce qui serait à la fois terrifiant et…. absolument exaltant. »

L’esprit du pugiliste dériva un instant, osant alors s’imaginer les répercussions que pourrait avoir un tel pouvoir sur le monde des Hommes, et si il serait même possible de lutter contre une entité vivante qui aurait la faculté d’altérer le temps. Pour un simple guerrier comme lui, à peine versé dans les vrais arts shinobi, cela semblait tellement improbable et inatteignable que son cerveau se ferma de lui-même à l’idée, ce qui lui permit d’éviter de faire chanceler sa tasse et de la reposer à temps, lorsque le jeune blondinet rebondit finalement sur son petit exposé concernant le centre militaire. Des réalités bien plus terre à terre qui le ramenèrent aisément dans le présent, mais aussi un peu de son passé.

« Hm. Tu supposes mal, pour le coup. A l’époque dans le centre, on m’a pris par surprise une fois avec une arme blanche. Une seule fois. Ce n’est plus jamais arrivé ensuite, là-bas en tout cas. Non, ces cicatrices que tu as pu voir… elles me viennent d’un affrontement contre des shinobi de Mizu, il y a de ça deux ans environs. C’est à l’issu de ce combat que je suis tombé dans le coma. J’ai encaissé de plein fouet un jutsu Fuuton très puissant qui m’a lacéré de part en part, je suis passé très près de la mort. Mais, comme pour compenser la chance que j’ai eu de rester en vie… les cicatrices qui ont résulté de tout ça ne se sont pas formées correctement. Chaque fois qu’elles tirent… je revis la morsure de cette technique, comme si elle était encore dans ma chair. C’est assez… handicapant, mais j’apprends à faire au mieux avec. Je transforme la douleur en colère, ce qui explique aussi en partie mon état de l’autre jour. Figure-toi qu’à l’époque, j’étais parvenu à atteindre le grade de Chûnin d’ailleurs, grade qui m’a évidemment été retiré vu mon niveau actuel. Enfin... »

Yanosa se tut un moment et but plusieurs gorgées de son thé aux écorces, se remémorant par vagues les différents trauma qu’il avait du surmonter depuis son réveil. Il était bien plus fort, à présent, bien plus sûr de lui et convaincu du bien fondé de ce qu’il faisait, mais il demeurait toujours moins bon, moins fort, moins précis que l’homme qu’il était avant son coma.

« N’importe qui avec des dispositions en Ninjutsu n’aurait pas pu les faire évoluer dans ce milieu, ça c’est certain. Il aurait effectivement péri, serait devenu un mouton servile, ou bien… aurait balayé l’endroit dans une crise incontrôlable qui aurait fait déferler son chakra élémentaire dans la montagne. »

L’événement aurait en effet pu se produire, en y repensant, si une recrue avait disposé de talents particuliers et enfouis et avait été poussé à bout par le quotidien avilissant et abrutissant qui lui aurait été imposé, songea Yanosa.

« Ha. C’est marrant que tu dises ça, Musashi… Je suis… absolument du même avis. Par contre.. je ne partage pas vraiment ton optimisme quant à la suite. Les Villages cachés sont des entités semi autonomes, qui concentrent en leur sein des dangers et une puissance que le reste du monde est inapte à gérer. C’est une régulation exceptionnelle, pour des combattants exceptionnels, les shinobis. Le monde, heureusement ou malheureusement, ne changera jamais radicalement par la simple présence ou l’action d’Iwa, de Kumo ou de Kiri. Nous sommes des outils, des outils d’élites, spécialisés et surentraînés, dotés par la nature de facultés plus ou moins uniques. Et si mécaniquement, nous influons sur le monde, les batailles, aussi diverses qu’elles soient, continueront toujours malgré tout, se transformeront si besoin, pour muter en quelque chose d’encore différent, indéfiniment. Il en va de la nature humaine, de sa violence intérieure. Et le mieux que l’on puisse faire, à mon avis, dans ce maelström immobile… c’est de s’accrocher à ce qui a de l’importance pour nous », finit-il en rehaussant sa tasse au-dessus de la table pour inviter Musashi à trinquer.

Ce Genin, face à lui, était décidément une belle âme, et il était triste qu'au fond, elle évolue dans le même marasme que celle du guerrier à la toison rouge. Mais l'estime, comme d'autres sentiments positifs, à l'image de ceux qu'avaient véhiculé Musashi à Yanosa plus tôt, portait avec elle un pouvoir intangible et pourtant bien réel.
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Sam 27 Avr 2019 - 0:59

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Bien que ce soit imprévu, le moins qu’on puisse dire c’est que ce moment était des plus agréables. Certes, on se connaissait à peine, mais cela ne nous empêchait guère d’échanger et de nous entendre comme des vrais camarades. Il était clair qu’un certain lien était en train de se nouer, un lien des plus solides ou tout du moins je l’espérais, inconsciemment. Ainsi, entendre mon nouveau camarade parler du « temps » et me confier à quel point ce pouvoir « divin » le fascinait me fit largement sourire. Ce n’était point un sourire moqueur ou quelque chose du genre, loin de là, au contraire je comprenais parfaitement où il voulait en venir et pourquoi il ferait un tel choix, dans l’éventualité où il aurait cette possibilité. Je ne savais pas si de mon côté j’aurais fait un tel choix, néanmoins je ne manquais pas rétorquer à l’Oterashi pour lui faire comprendre brièvement les avantages et les inconvénients d’un tel pouvoir :

« Un tel pouvoir entre les mains d’un homme… ce serait effrayant, je ne te le fais pas dire. Cependant, quand on regarde à quel point, nous, humains, sommes limités dans ce bas monde, je comprendrais que tu fasses un tel choix car cela reviendrait à te libérer de toutes les limites qu’un shinobi ordinaire puisse rencontrer… » Commençai-je, en regardant l’Oterashi droit dans les yeux, ne manquant pas d’accompagner mes propos d’un sourire amical. « Toutefois, l’éventualité où un tel pouvoir serait entre tes mains, penses-tu pouvoir le contrôler et en faire un bon usage… parce que moi je t’avoue que ce ne serait clairement pas le cas, enfaite, je finirais probablement par m’en lasser très vite. » Conclus-je, d’un léger rire.

Il n’avait probablement pas lancer ce sujet pour en faire un espèce de débat, m’enfin je voulais malgré tout réagir dessus, après tout c’était un moyen parmi d’autres pour en connaître davantage sur l’Oterashi.

Enfin, l’adepte du Taijutsu rebondit sur ma petite supposition concernant l’origine de ses cicatrices, me confiant en effet que je supposais mal à ce propos. A cet instant, toute mon attention était focalisée sur lui, curieux d’en savoir plus. Ainsi, l’écarlate se lança dans un petit monologue dans lequel il m’exposa brièvement ce qu’il en était. A l’issu de son monologue, je finis alors par en apprendre beaucoup plus sur lui, notamment sur l’origine de ses cicatrices et cette « folie » dont il fit preuve l’autre jour, à l’entraînement. Cependant, même si ce n’était pas le but recherché, je ne pus m’empêcher d’avoir mal pour l’Oterashi qui semblait en avoir bavé lors de l’attaque de Kiri, comme beaucoup d’autres me devriez-vous… Certes… mais quand même…

« Hum, je vois… Le moins qu’on puisse dire c’est que tu en as baver, hein. Mais quand je te vois aujourd’hui… je ne peux m’empêcher de penser que tu en ressors de tout cela grandi... Bien sûr, je ne souhaite à personne ce que tu as vécu, mais quand tu as la chance de ressortir vivant après avoir frôlé la mort de si près, c’est que quelque part le ciel lui-même tiens à te préserver pour une raison ou une autre. » Fis-je, d’un air légèrement neutre.

C’était une façon un peu détourné de compatir, drôle de façon je vous l’accorde. Quoi qu’il en soit, l’Oterashi dégustait son thé, tandis que de mon côté je profitai pour me plonger très rapidement dans les histoires et les contes philosophiques que ma mère me contait autrefois…

Après quoi, l’adepte du Taijutsu rebondit sur ma petite remarque concernant les probabilités qu’un adepte du ninjutsu puisse survivre dans cette mystérieuse école, l’Oterashi se montra catégorique ne laissant effectivement aucune chance à une telle personne d’en ressortir en vie. Cela en disait long sur cette école qui, secrètement, continuait de m'intriguer au plus haut point. Quoi qu’il en soit, je finis par exposer brièvement mon point sur le monde et les incessantes batailles qui la régissaient, lui confiant cependant que les choses avaient malgré tout tendance à changer, et ce dans la bonne direction. Ce à quoi l’Oterashi semblait du même avis, même s’il me confia qu’il n’était cependant pas aussi optimiste que moi. Enfin, mon nouveau camarade finit par développer, m’exposant ainsi son point de vue sur les shinobis et notamment le nouveau système des villages qui était progressivement en train de s’installer, occupant de plus en plus un rôle majeur dans le monde. Le moins que je pouvais dire c’était qu’il avait un point de vue intéressant, je ne le partageais certes pas totalement mais il méritait réflexion. Quoi qu’il en soit, je finis par lever ma tasse au-dessus de la table pour trinquer avec l’Oterashi, accompagné d’un léger sourire aux lèvres. Je laissai alors le silence s’installer quelques secondes avant de le rompre pour prolonger un peu plus cette échange pour le moins enrichissant.

« Je crois que tu as tout, hein… » Commençai-je, d’un léger sourire.

Alors que je voulus reprendre une petite gorgée de mon café, je remarquais malheureusement que la tasse était déjà vide. Je la posai alors sur la table, reposant de nouveau mon regard sur l’Oterashi pour ainsi reprendre la conversation :

« Quand tu parles de ce qui a de l’importance… je suppose que tu fais référence à ton art ninja ? J’espère me tromper et qu’il y a réellement autre chose qui t’anime autant que la passion que tu voues pour le Taijutsu, peut-être une femme… » Fis-je, d’un léger sourire.

Je ne savais pas trop pourquoi j’avais lancé un tel sujet, mais c’était chose faite. L’Oterashi avait le choix d’y répondre ou non, de diriger la conversation à sa guise… En tout cas, au fond, j’espérais réellement que toute sa vie n’était pas vouée à son art, quelle triste vie ce serait sinon… Quoi qu’il en soit, lui parler de « femme » me renvoya très loin dans mes souvenirs, à cet époque où ma mère était encore en vie et qu’elle me confia qu’un beau jour je finirais par rencontrer une jolie jeune fille qui saurait me donner goût à la vie. Mais voilà aussi que d’autres images plus désagréables défilaient dans ma tête, notamment ce jour-là où mon grand-père me confiait qu’un shinobi doit absolument faire un trait sur les plaisirs de ce bas monde et se consacrer entièrement à son art et ce jusqu’à ce que la morte l’emporte…



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Sam 27 Avr 2019 - 22:55
« Le contrôle ne fait pas vraiment partie de l’équation, mais pour ce qui est de l’ennui et de l’usage… je pense être en mesure de te garantir que j’en ferai personnellement une utilisation extrêmement intensive et… je l’espère… juste… mais difficile de raisonner à cette échelle en réalité. »

Ce petit aparté sur le pouvoir de contrôler le Temps terminé, les deux jeunes hommes partirent explorer et approfondir d’autres territoires de conversation, en l’occurrence la chance qu’avait eu Yanosa de survivre à son terrible trauma lors de son combat contre les forces kirijins. En entendant les propos de Musashi, il se dit que la description qu’il faisait de cette expérience aurait pu tout à fait convenir à son séjour au centre militaire : ce dernier l’avait en effet façonné d’une certaine façon, qui définissait son identité d’aujourd’hui, et l’avait forcé à se forger un caractère et des capacités au corps-à-corps qu’il n’aurait sûrement pas développé de lui-même en d’autres circonstances. Mais cette défaite cuisante et traumatisante dans l’enceinte d’Iwa ? Il ne lui aurait pas attribué les mêmes « qualités », déjà très relatives à l’origine.

« Grandi ? Permets-moi de te contredire une fois de plus Musashi. A ce jour, et en dépit de tous mes efforts, je n’ai même pas pu regagner mon niveau d’origine, avant mon coma. Et sans ces foutues cicatrices… j’aurais toujours toute ma tête. Pour couronner le tout, je déteste l’idée même qu’une force supérieure soit derrière ma survie : même si je peux avoir tord au bout du compte, je ne crois pas qu’un quelconque Dieu ait les ficelles de mon destin entre les mains. »

L’Oterashi se fit un tantinet colérique lors de cette réplique, car le bretteur au Raiton si efficace avait effleuré là du doigt un thème qui pesait lourd dans les conflits d’idée auxquels se livrait intérieurement le guerrier aux cheveux rouges. Il n’était en effet pas religieux pour un sou, et si des phénomènes ou événements semblaient de prime abord inexpliqués, il cherchait avant tout à en chercher des causes probables ou non en imaginant des suites d’actions réelles, aussi difficiles qu’elles soient à envisager. Et en l’occurrence, sa survie, il la devait au fond avant tout à une succession de détails insignifiants, tant mentaux que physionomiques, qui avaient permis à son corps de tenir juste ce qu’il fallait, sur le fil. Un peu mis sous tension, Yanosa n’en restait pas moins assez détendu sur cette terrasse pour envisager la suite de la conversation sereinement. Même si, lorsque Musashi aborda le sujet suivant, il faillit déglutir sa dernière gorgée de thé.

« Hgm… ! Une femme, tu dis ? Ha… on entre là sur un territoire bien différent dis moi… ! Enfin… en ce qui me concerne, pas si différent au final… Il y a effectivement… cette femme. On l’appelle le Lilas. Je te passerai les détails de notre rencontre mais, en résumé : c’est la plus féroce combattante à mains nues que j’ai jamais rencontré. Et ça n’est pas sans me déplaire, ce qui… comme tu semblais l’énoncer, rejoins l’idée que c’est, en fin de compte, peut-être le Taijutsu ma plus grande passion. Je rêve d’affronter tous les styles de combat de la terre, et de triompher de chacun. Apprendre des écoles les plus reculées et inconnues pour nourrir mon propre style et composer l’ultime art du combat au corps-à-corps. A entendre comment tu présentais les choses, cela doit te paraître bien étrange, voire plutôt futile, mais c’est par là que tend mon âme, je le sens, et je le sais, depuis des années maintenant.

Et toi dis moi Musashi, pour aborder le sujet… tu as des vues sur une femme d’ici ? Car j’ai beau avoir mes réserves sur les relations amoureuses dans notre corps de métier, je peux tout à fait comprendre l’intérêt qu’on peut porter à une relation. Elles peuvent à la fois t’apporter un nouveau monde à protéger… mais, en même temps… te détruire de l’intérieur.
 »
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Dim 28 Avr 2019 - 23:32

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Je voyais plus clair de la conception qu’il se faisait d’un tel pouvoir, ainsi je me permis simplement de sourire en hochant très légèrement la tête. Une fois cette petite parenthèse achevée, l’adepte du Taijutsu rebondit sur mes remarques qui se voulaient rassurantes à son sujet, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’avait guère l’air de les apprécier. Il ne se montra pas pour autant désagréable, loin de là, seulement il m’expliqua à sa façon qu’autrefois il était bien plus fort, et par conséquent ses événements le privèrent de son niveau d’antan. Malheureusement, je ne pouvais le deviner, néanmoins je pris note du degré de sensibilité du sujet : je tâcherais ainsi de faire plus attention la prochaine fois. Enfin, je pris également note de ses remarques concernant le « destin », chose à laquelle il n’avait visiblement pas l’air d’y croire. Sur le moment, je me disais que le destin pouvait être interpréter de tellement de manière que son raisonnement pouvait s’avérer être en contradiction avec ses propres arguments, toutefois je me résolus à ne pas entrer dans un débat métaphysique, puis de toute façon c'était ma conception qui était en cause. Enfin de toute manière on se connaissait à peine, peut-être qu’un jour, on aurait l’occasion d’étaler tous les deux nos conceptions de la vie sur table et en discuter librement. Ce jour-là, peut-être que l’un trouvera les arguments de l’autre hilarant, ne manquant ainsi pas se moquer ouvertement de lui. Un jour, peut-être. Pour l’heure, j’apprenais beaucoup de l’Oterashi envers qui j’avais un immense respect, m’empressant dès lors de m’excuser, surtout si je pus le froisser de quelque manière que ce soir.

« Je comprends, je suis navré, Yanosa-san. Je ne voulais pas te froisser, et puis franchement, tout ce qui est destin, Dieu et tout, même-moi je ne suis sûr de rien, je ne fais que répété ce qui m’a été inculquer… » Commençai-je, d’un air sincère. « Il faut peut-être que je m’y penche dessus un jour, histoire de voir ce que j’en pense réellement… » Poursuivis-je, d’un léger sourire, cherchant à détendre l’atmosphère.

Après quoi, je rebondis sur un autre sujet, un sujet bien plus intéressant et qui parlait à tout le monde. D’ailleurs, en observant la réaction de Yanosa à ce sujet, je ne pus m’empêcher de sourire très largement, ravi d’avoir pu amener la discussion sur un terrain amicale. Ainsi, j’écoutais l’Oterashi me parler de cette mystérieuse femme, Lilas, qui était apparemment une combattante hors pair. Enfin, lorsque mon camarade ramena une fois de plus le sujet au Taijutsu, ce qui expliquait d’ailleurs – logiquement – son intérêt pour cette femme, je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire pour le moins amical.

« Haha, ça ne m’étonne pas de toi, hein. » Fis-je, d’un léger rire, amusé de le voir rapporté tout au Taijutsu. « Si ce n’est pas indiscret, tu peux m’en dire plus sur cette Lilas, vous êtes en couple ? Ou tu as simplement des vues et tu cherches encore comment conquérir son cœur ? » Poursuivis-je, d’un léger sourire, quelque peu embarrassé par mes propres questions.

La suite n’en fut que plus intéressante, en effet, l’Oterashi me confiait qu’il souhaitait affronter tout type d’adversaire et style de combat, ce qui permettrait assez logiquement de parfaire son art, en s’inspirant des différents styles de combat qu’il sera amené à découvrir. C’était intéressant car l’adepte du Taijutsu avait un objectif clairement défini et il était prêt à tout faire pour l’accomplir. Je l’enviais presque sur ce point-là, car contrairement à lui, il n’y avait rien qui me passionnait réellement, du moins pour le moment.

« Oh crois-moi je ne trouve pas cela futile, loin de là. Tu as un objectif clairement défini, par conséquent tu sais vers où tu vas. Je ne peux en l’occurrence que t’y encourager, car contrairement à toi, il n’y a rien qui me passionne vraiment. » Rétorquai-je, d’un léger sourire.

Enfin, l’Oterashi m’interrogea à mon tour sur les femmes, me demandant si j’avais des vues sur une femme en particulier. La suite de sa remarque me parut par ailleurs bien plus pertinente que son interrogation. En effet, même si pour le moment je n’avais de vues sur aucune femme en particulier, j’étais malgré tout tiraillé entre deux conceptions de la vie diamétralement opposées. L’une étant une conception plus souple de la vie, à savoir : vivre sa vie comme on l’étend et profiter des plaisirs qu’elle nous offre jusqu’à ce la morte nous emporte. Tandis que la seconde se voulait bien plus rigide, à savoir : parfaire son art en s’écartant de tout plaisir et toute distraction. Si la première me paraissait la meilleure, la seconde ne me parait pas moins intéressant et ce pour divers raisons. En définitive, à l’heure actuelle, j’étais une personne perdue qui ne savait absolument pas vers où aller.

« Heuu, une femme… » Commençais-je, en rougissant. « Pour le moment, je t’avoue, je n’ai des vues sur aucune en particulier. » Poursuivis-je, d’un très léger sourire. « Après je t’avoue aussi que je me mets beaucoup de limites, notamment pour les raisons que tu as énoncées. Puis, tu vas peut-être trouver ça ridicule, mais je reste encore un peu indécis sur le genre de vie que je voudrais mener… » Conclus-je, en me grattant légèrement l’arrière du crâne.



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Mar 30 Avr 2019 - 0:37
« Hm. Non, on est pas en couple, pas du tout même... »

Yanosa repensa à ses relations pour le moins houleuses et compliquées avec le Lilas, qui n’en étaient de toute façon qu’à leurs balbutiements, et eut un petit sourire amusé à la mention du concept de couple. Musashi l’avait utilisé avec tant de légèreté que cela en trahissait en réalité son intérêt pour la chose, et le fait que, certainement, une part de lui aurait voulu avoir une moitié avec qui partager sa vie d eshinobi.

« D’ailleurs… je ne sais même pas si je le voudrais. Être en couple, je veux dire. Je n’exclue pas les relations que la vie peut amener jusqu’à moi, mais de là à m’engager avec une personne, je trouve ça… Non, je ne pense pas que ce soit pour moi. Même si le Lilas, je l’avoue… ne me laisse pas indifférent. »

D’une traite, l’Oterashi termina finalement sa tasse de thé noir, des images de la jeune femme lui tournant soudainement dans la tête. Il ne connaissait même pas son vrai nom, mais ce n’était pas foncièrement cela qui le dérangeait le plus à l’heure actuelle. Non, ce qui le taraudait le plus à son sujet, c’était cet esprit combatif qu’elle possédait, et qui semblait supérieur au sien dans les meilleures comme les pires situations possibles. Une version omega de son propre tempérament bagarreur et violent, dont il ne connaissait pas l’origine. Il voulait connaître son histoire, et connaître par la même occasion quel combustible elle utilisait pour garder un feu intérieur aussi vif. Mais Yanosa fut soudain tiré de ses petites rêveries lorsque Musashi mentionna le fait que lui n’avait pas vraiment de passion vers laquelle se tourner. Une pensée qui évoqua quelque chose au-delà de la tristesse à Yanosa, qui ne put s’empêcher de répondre.

« Attend, tu es sérieux ? Non, il y a forcément quelque chose en toi.. quelque chose qui te pousse. Tu n’en as peut-être juste pas encore conscience, mais crois-moi. C’est impossible... de vivre sans pouvoir poser son regard vers l’horizon et… ne rien y voir. Il y a des objectifs mieux perçus que d’autres par les gens autours de toi, mais il ne faut pas avoir peur de leur regard : tes aspirations t’appartiennent, tout comme il t’appartient de les réaliser. »

Yanosa ne connaissait pas encore assez bien Musashi pour se permettre de se lancer dans des déductions sur ce qui pourrait, au fond, motiver son cœur et son esprit et le faire vibrer suffisamment pour motiver les efforts et prouesses les plus fous. Aussi, il s’arrêta là, un peu désolé pour le blondinet, mais sûr de son fait : il possédait un rêve, qui ne demandait certainement qu’à montrer le bout de son nez. Mais le problème, en conclut rapidement l’Oterashi lorsqu’il entendit les propos suivant du bretteur, était bien plus clair qu’il ne le pensait.

« Aaah… en effet ça peut être un problème. Tu ignores si, au fond… tu voudrais vouer ta vie entière au métier de shinobi, c’est ça ? Tu aimerais… pouvoir envisager autre chose pour ton avenir, mais sans savoir quoi ? Il y a peu de corps de métiers qui font usage des talents que nous développons entre ces murs… Ce n’est qu’une intuition basée sur un peu de logique mais, à mon avis, ton absence de passion vient précisément de cette indécision en toi. Si tu ne sais pas quelle vie tu veux… alors il est peu étonnant qu’au final… tes envies les plus folles te restent cachées. Mon avis… c’est que tu feras un excellent ninja. Et que ce serait bête qu’Iwa ne puisse pas bénéficier de tes services. Mais c’est ta vie, c’est à toi de choisir ce que tu veux en faire au final. Il faut simplement… trancher dans le vif. »
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Mer 1 Mai 2019 - 12:31

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L’Oterashi me confia qu’il n’était pas encore en couple avec cette Lilas, ajoutant par ailleurs qu’il ne savait même s’il voudrait d’une telle relation. Chose qui, si l’on connaissait un minimum l’adepte du Taijutsu, ne paraissait pas si surprenante que cela. Cela dit, il ne cachait guère son intérêt pour cette mystérieuse femme et n’excluait en aucune façon l’idée d’entretenir un quelconque relation avec elle, à partir du moment où cela ne lui demanderait pas de s’engager. Au fond, je fus quelque peu attristé de le voir aussi réfractaire à l’idée de s’engager, s’il en avait le choix, néanmoins je comprenais assez bien son point de vue.

« Je te comprends, ce n’est jamais une chose simple que de s’engager dans relation sérieuse, surtout pour un homme tel que toi… je veux dire, tu as des objectifs qui laisse peu place à ce type de relation… » Commençai-je, d’un air légèrement neutre. « Cependant, je pense que parfois c’est justement en ayant quelqu’un à ses côtés, une personne à qui on peut penser et qui nous encouragerait sans cesse dans notre objectif, qu’on peut progresser à une vitesse folle et atteindre un niveau inimaginable… » Poursuivis-je, d’un air sincère. « Je sais que votre relation n’est qu’à son balbutiement, mais j’espère qu’elle prendra une bonne direction et qu’elle participera à te rendre une personne encore meilleure. » Conclus-je, d’un très léger sourire.

Je ne connaissais absolument pas cette Lilas, mais je ne pouvais que souhaiter le meilleur à mon camarade. S’il éprouvait une quelconque intérêt pour cette femme, alors c’était de mon devoir de l’encourager dans cette voie, de le pousser à faire tout ce qui était en son pouvoir pour conquérir son cœur. Après, d’un autre côté, je n’avais pas particulièrement d’expérience en la matière, dès lors il n’était pas surprenant de me voir aborder le sujet avec maladresse. Cela dit, au fond, j’étais sincère, chose qui pouvait clairement être lu sur mon visage. Quoi qu’il en soit, c’était assez ironique de me voir prodiguer des conseils à l’Oterashi alors que moi-même j’étais indécis sur à peu près tout en ce qui concerne ma vie. M’enfin, on était toujours meilleur pour prodiguer des conseils autres que nous-même, après tout.

Par ailleurs, lorsque je confiais au Genin qu’il n’y avait rien qui me passionnait en cette vie, il se montra très étonné, persuadé qu’il y avait forcément quelque chose. L’idée de n’être passionné par aucune chose lui paraissait impossible. Il me confia alors qu’il devait forcément y avoir quelque chose, chose dont je n’avais peut-être pas encore conscience. Il chercha alors à me rassurer en avançant que mon entourage devait probablement avoir une idée de cette « chose » et qu’il ne fallait par conséquent pas avoir peur de leur regard. Ces quelques phrases sorties de la bouche de l’Oterashi me parurent, sur le moment, sans grande importance, même si je lui en étais très reconnaissant d’essayer de me rassurer, car au fond cela ne me gênait pas plus que cela de n’avoir aucun objectif… Cependant, au fond, il était quand même parvenu à semer une graine qui, dans peu de temps, allait certainement me travailler pour ainsi faire germer toutes les passions qui sommeillaient au plus profond de mon être.

Enfin, lorsque je lui confiais mon indécision concernant la vie que je voudrais mener, l’Oterashi m’expliqua alors que le problème se situait peut-être ici. Je l’écoutais alors faire quelques suppositions plus ou moins véridiques auxquelles je hochais par moment la tête en guise d’approbation. Il était parvenu en peu temps à cerner le cœur du problème, m’aiguillant ainsi sur le bon chemin pour résoudre ce conflit interne une bonne fois pour toute. En réalité, ce n’était pas aussi facile, néanmoins entendre l’Oterashi faire mon éloge en disant que je ferais certainement un bon ninja n’était pas une chose sans importance. Mais en fin de compte, il conclut en me confiant que le choix final me revenait et qu’il fallait que je mette fin à cette indécision en tranchant selon ce que je pense le mieux pour ma personne.

« C’est fort probable effectivement… En y réfléchissant, j’ai l’impression d’être absent du présent, comme si une partie de moi ne souhaite pas se détacher du passé, tandis que l’autre se projette au contraire dans l’avenir… C’est étrange, hein. Mais merci à toi, sincèrement. Tout ceci mérite des grandes réflexions, et comme tu dis, il faut à moment trancher pour avancer… » Fis-je, en souriant.

Je me saisis alors de ma tasse pour boire une nouvelle gorgée, mais je m’aperçus qu’elle était vide… tout comme celle de l’Oterashi. Le serveur n’étant pas très loin, je me permis alors de demander à l'adepte du Taijutsu s’il souhaitait encore poursuivre cette conversation pour le moins enrichissante.

« Un autre thé, peut-être ? » Fis-je, d’un léger sourire. « Je ne suis pas contre l’idée de reprendre la même chose » Poursuivis-je, en levant la main, prêt à appeler le serveur si l’Oterashi souhaite encore rester poursuivre cette conversation.



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Mer 1 Mai 2019 - 14:20
Lorsque Musashi développa son avis sur les avantages « pratiques » que pouvait avoir une relation suivie et sérieuse avec un membre du sexe opposé – ou du même sexe, pour ce qu’il en pensait - , Yanosa ne put s’empêcher d’afficher un rictus, un sourire un peu forcé qui en disait long sur son opinion sur le sujet. Des encouragements, il n’en avait pas besoin : en ce qui le concernait, et malgré la valeur qu’il accordait au soutien que lui apportaient certains de ses camarades, sa propre volonté à progresser toujours plus loin, à devenir le plus fort dans son domaine, sa ténacité dans l’effort, tout cela lui suffisait pour atteindre ses objectifs. Tout n’était, de ce point de vue, que pragmatisme dans l’esprit de l’Oterashi. Il avait beau reconnaître les sentiments positifs suscités par la franche camaraderie et ce qui allait au-delà, il ne pouvait malgré tout les associer à une nécessité morale, et se détachait inconsciemment de leur enveloppe sans pour autant les repousser. Un état intermédiaire, indécis d’une certaine façon, mais qui était en réalité le fruit d’une décision ferme et consciente.

« En un sens, tu as sûrement raison quand tu dis que côtoyer le Lilas me fera progresser… mais pas forcément comme tu l’entends. Elle est si forte… que c’en est une source d’inspiration pour moi. Mais, nous verrons bien où tout cela nous mène... »

Le jeune blondinet s’épancha ensuite davantage sur le fait qu’il avait du mal à faire un choix de vie parfaitement tranché : cette indécision, à ce que comprit Yanosa, était en réalité due à son ancrage dans le passé, e qui l’intrigua quelque peu. Il avait passé un certain temps à décrire des éléments de son propre passé, mais n’avait finalement pas tant que ça écouté Musashi parler du sien. Un tord qu’il avait l’occasion de réparer, ou d’équilibrer tout du moins, en rebondissant sur ce fameux passé qui empêchait vraiment le bretteur d’avancer.

« Et dis-moi Musashi, qu’est-ce qui dans ton passé te retient tant… hm ? Je t’ai assez parlé de mes casseroles, je pense que tu peux faire de même maintenant. Parce que, pour ton information, si j’ai aussi peu de réticences à parler de tout ce qui m’a marqué, c’est avant tout pour empêcher tout ça de me pourrir l’esprit. Reléguer certaines choses au rang de simples événements neutres et les raconter sans filtre, en ce qui me concerne en tout cas, est la meilleure façon de désamorcer certains complexes...

Hum ? Oui, la même chose s’il vous plaît
, répondit-il au serveur interpellé par Musashi. Pour en revenir à nos moutons, donc… Je me demande ce qui peut te tirailler de la sorte. »
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Sam 4 Mai 2019 - 23:22

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Cette Lilas devait vraiment être impressionnante pour que l’Oterashi parle d’elle de cette façon. En tout cas, comme pouvait le laisser paraître mon sourire, j’étais content pour l'écarlate, content qu’il ait trouvé une personne qui l’impressionnante au point d’ailleurs de la prendre comme une source d’inspiration. Si cette Lilas était vraiment plus forte que lui, alors que j’étais persuadé que l’adepte du Taijutsu fera des immenses progrès à chaque qu’il sera amené s'entraîner avec elle. Cela devait d’ailleurs probablement constituer une source de motivation supplémentaire pour l’Oterashi, et ce d’autant plus que cette Kunoichi était aussi spécialiste du combat à main-nue, exactement comme Yanosa. Quoi qu’il en soit, j’étais curieux de voir comment tout cela allait évoluer, espérant secrètement que mon camarade ne soit pas fermé à l’idée de découvrir et expérimenté d’autres facettes de la vie, et en particulier avec cette Lilas. Enfin, je hochai légèrement la tête en guise d’approbation, arborant par ailleurs toujours un léger sourire pour que cette conversation soit la plus agréable et amicale possible.

Après quoi, je fis part à l’Oterashi de ma situation pour le moins complexe, jonglant en effet entre le passé et l’avenir, ce qui avait logiquement pour effet de me rendre indécis sur bien des choses. C’était alors que Yanosa rebondit sur le sujet, m’interrogeant sur l’élément de mon passé qui me retenait tant. Son interrogation me surpris car je ne m’y attendais pas ce que la conversation prenne cette direction, loin de là. Cependant, pour m’inciter à ne pas me retenir, l’Oterashi me souligna tout d’abord qu’il m’avait lui aussi fait part d’une partie de son histoire, et que par conséquent je pouvais faire la même chose. Enfin, il me rassura et m’encouragea, du moins c’était ainsi que je l’avais interprété, en me confiant en effet que c’était en n'en parlant qu’on pouvait empêcher que ces choses viennent nous pourrir l’esprit. Il avait parfaitement raison, j’avais par ailleurs lu des « conseils » semblables dans quelques bouquins... Ainsi, je hochais légèrement la tête en guise d’approbation, attendant alors que le serveur prenne nos commandes avant de lui faire part de ce qui me tiraillait.

« Même chose pour moi aussi, s’il vous plaît. » Fis-je, à l’égard du serveur.

Le serveur prit nos commandes et s’en alla pour nous pour préparer nos boissons respectives. L’Oterashi se demandait alors ce qui pouvait bien me tirailler de la sorte, ce qui me poussa à réfléchir rapidement pour l’exposer le fond du problème.

« Hum, c’est une très longue histoire… Pour faire court, disons que je suis l’hériter du clan Han mais je ne veux plus rien avoir à faire avec ce clan. » Fis-je, d’un air pensif. « Et tout le problème est justement là parce que pour mon grand-père, qui dirige actuellement le clan, nulle ne peut quitter le clan sans sa « bénédiction ». Il a déjà tué ma mère, mon père, et de nombreux compagnons pour avoir enfreint les règles ou tenter de déserter le clan. J’ai failli y passer à plusieurs reprises mais je m’en suis sorti, souvent avec beaucoup de chances d’ailleurs. » Poursuivis-je, en regardant l’Oterashi droit dans les yeux.

Parler de mon grand-père n’était jamais facile, car il avait une telle emprise sur ma personne que rien qu’à l’évocation de son nom je me mettais à trembler. Il m’en avait fait voir de toutes les couleurs, et à bien d’autres d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, en exposant les choses de cette façon, l’Oterashi ne devait probablement pas voir le problème, il devait probablement penser qu’il fallait que je tue mon grand-père et le problème serait résolu. Cependant, au fond, c’était là le souci, car en agissant de la sorte je m’écarterais incontestablement de la voie que ma mère voulait que j’emprunte...

« Quand il a une idée en tête, il n’est pas du genre à arrêter… » Fis-je, d’un air légèrement neutre. « Mourir ne me fait pas peur, mais je trouverais cela dommage et triste de partir de ce monde en ayant rien accompli, t’es pas d’accord ? Je peux évidemment me préparer à le combattre et me venger mais cela irait à l’encontre des dernières paroles prononcées par ma mère… » Conclus-je, d’un sourire forcé.

Par moment, je me demandais si au fond il y avait vraiment un problème, si je ne me cherchais en effet tout simplement pas des excuses pour me complaire dans cette situation paradoxale. C’était étrange, cela me faisait d’ailleurs penser aux propos de ce « vieil » homme de Hi no kuni qui m’avais sauvé des griffes des assassins de mon grand-père et qui m’avais amené jusqu’aux portes d’Iwa. Peut-être que l’Oterashi allait lui aussi sortir des propos semblables, ce qui ferait alors de moi le fond du problème…



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Dim 5 Mai 2019 - 23:26
Sur le visage de Musashi, le guerrier aux cheveux rouges lut une certaine approbation vis-à-vis de ses propos. Le bretteur acquiesça en effet lorsque Yanosa mentionna sa méthode pour gérer les événements de son passé qui l’avaient marqué. A la vérité, chacun pouvait le faire comme il ou elle l’entendait, et l’Oterashi fut presque surpris que le Han se retrouve de façon aussi directe dans sa méthode. Elle était, selon lui, la plus efficace, et le pugiliste était très sûr de lui sur bien des choses, mais il aurait facilement pu admettre que sur ce point là en particulier que l’approche pouvait diamétralement différer pour chacun, l’important restant avant tout le résultat. A savoir, ne pas se retrouver victime des sentiments que pouvait susciter son propre passé.

Quoi qu’il en fut, Musashi se mit bientôt à raconter ce qui pouvait ainsi lui couper le mental en deux, ce qui témoigna à la fois de sa franchise et de son relatif confort en la compagnie de l’Oterashi, et ce dernier ne fut pas déçu d’avoir demandé. Droit dans les yeux, le shinobi blondinet lui expliqua alors un pan de son passé, et comment son grand-père, le chef de son clan, avait établi une sanglante hégémonie sur son leadership en mettant fin à la vie des parents de Musashi. Plus il écoutait, plus Yanosa écarquillait les yeux, confronté ainsi à une telle histoire, qui émettait un certain écho avec la sienne même si sa propre histoire familiale différait assez largement. Et alors que le jeune homme face à lui faisait une pause dans son récit, le guerrier rouge ne put s’empêcher de réagir sans attendre.

« Ton clan… Ton grand-père… mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ces familles… Tu es en train de me dire que tu es orphelin… parce que tes parents ont voulu vivre une autre vie que celle du « clan » ? C’est d’une absurdité totale… Je ne sais pas ce que ton grand-père pense avoir à protéger de si important pour sa famille, mais ce n’est pas en se débarrassant de tous ses membres qu’il parviendra à quoi que ce soit… Ça me dépasse complètement. A ce stade, si j’étais toi, et plutôt de fuir... »

Il ne termina pas sa phrase, conscient du poids que pouvaient avoir les mots qu’il avait au bord des lèvres, et constatant que Musashi semblait désireux de continuer son explication, il s’abstint et écouta. Et les mots qu’il avait gardé pour lui trouvèrent alors un sens dans le vide qu’ils habitaient. Les derniers mots de sa mère… Le Han, contrairement à Yanosa, avait apparemment eu au moins un parent auquel porter une affection sincère et de l’estime, au point de vouloir respecter ses dernières paroles. Malgré tout…

« … Ta mère… Musashi, avant tout… crois-moi, je suis désolé que tu ais eu à traverser tout ça. Tu as eu la chance d’avoir au moins un parent auquel tu tenais sincèrement, et il t’a été enlevé de force par une personne à fortiori totalement mégalomane… Je comprends que tu veuilles respecter les derniers mots de ta mère. J’imagine… qu’ils doivent être très pacifistes, à t’écouter… Mais si je peux te donner un seul conseil, quel que soit le choix de vie que tu veux faire ensuite… c’est de te débarrasser de ton grand-père. Un jeune homme de ton âge… de notre âge ! Ne devrait pas avoir la peur au ventre et craindre pour sa vie à cause de la seule volonté déviante d’un vieil homme.

Tu veux savoir ? Si ça peut t’aider en quoi que ce soit dans tes réflexions. Je suis prêt à t’aider à le faire. A tuer ton grand-père. Aucun nom, aucun clan, aucune tradition, aucun bien matériel ne vaut qu’on assassine sa propre famille. Ou qu’on l’envoie moisir dans un centre militaire...
 
»
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Dim 12 Mai 2019 - 2:12

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
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Ce n’était jamais facile de parler de cette partie de mon histoire, et ce d’autant plus à une personne que je ne connaissais que depuis peu. Cependant, en y réfléchissant, l’Oterashi n’éprouva aucune difficulté à parler de la sienne, bien au contraire. D’ailleurs, c’en était même fascinant de le voir en parler aussi librement, comme s’il avait en effet déjà fait la part des choses depuis un certain temps. Puis, si je me référais par ailleurs aux écrits sur les « samouraïs » et « les moines », bien d’entre eux recommandaient de faire la paix avec son passé et de vivre pleinement l’instant présent. Ainsi, on pouvait d’une certaine façon penser que c’était en partie pour cette raison que je me confiais de la sorte à l’Oterashi. Je n’espérais, bien sûr, pas en ressortir en ayant totalement fait la paix avec ce passé car, ce serait illusoire que d’imaginer cela, toutefois qui sait peut-être qu’à la fin de cette conversation je trouverais quelques pistes qui sauraient m’aiguiller…
D’ailleurs, alors que je lui contais la partie sur mon grand-père, l’adepte du Taijutsu ne put s’empêcher de rebondir sur le sujet. En effet, tout d’abord, il trouvait la raison cachée derrière la mort de mes parents d’une totale absurdité, ce à quoi je hochais naturellement la tête, m’efforçant de garder toujours ce sourire « forcé ». Enfin, il trouvait globalement la philosophie du « vieux » absurde, indiquant par ailleurs que s’il était à ma place, il aurait certainement fui le clan. En réalité, c’était exactement ce que j’avais fait, même si évidemment la fuite n’était survenue qu’après l’échec de notre « rébellion ».

« C’est clair, et c’est exactement ce que j’ai fait. » Fis-je, d’un air légèrement neutre.

Enfin, je lui racontai la suite de l’histoire, notamment la partie concernant ma défunte mère et ses dernières paroles qui se voulaient très pacifistes. L’Oterashi réagit alors en compatissant à ma douleur, précisant toutefois que j’avais eu de la chance d’avoir au moins une personne à laquelle je tenais. Ce qui me fit immédiatement penser à son histoire, hochant alors légèrement la tête en guise d’approbation. La suite n’en fut alors que plus intéressante, certes surprenante, mais intéressante. En effet, Yanosa saisit clairement le problème, à savoir mon grand-père, et proposa de m’en débarrasser une bonne fois pour toute. Chose à laquelle j’avais pensé un nombre incalculable de fois. Chose à laquelle j’avais imaginé bon nombre de scénario, allant de comment l’appâter jusqu’à une mort des plus atroces que je pourrais lui réserver. Cependant, les dernières paroles de ma mère s’étaient toujours dressées comme une barrière qui, peu à peu, transformait ma haine en peur. Et ça, l’Oterashi semblait l’avoir parfaitement saisi. Cependant, la proposition qui suivit me surpris grandement, surprise que Yanosa pouvait clairement lire dans mes yeux grandement écarquillé. En effet, l’adepte du Taijutsu proposa ni plus ni moins que de m’aider à tuer mon grand-père, rien que ça. A cet instant, je me demandais alors pourquoi il serait prêt à aller aussi loin pour moi. Puis, d’autres interrogations me traversaient l’esprit sans que je puisse y trouver l’ombre d’une réponse. Cependant, la dernière phrase de l’Oterashi eut comme l’effet d’une bombe, en disant par ailleurs plus sur sa personne.

« Je suis parfaitement d’accord avec toi. Je te remercie sincèrement, Yanosa. Ta proposition me touche beaucoup. Cependant, tu as beau être fort, bien plus fort que moi d’ailleurs, aujourd’hui même à nous deux réunis on serait incapable de le vaincre… » Rétorquai-je, en regardant l’Oterashi droit dans les yeux.

A l’entendre parler, une partie de moi avait vraiment envie de réanimer la flamme de la vengeance qui m’animait autrefois. Cependant, est-ce que je saurais faire abstraction de la barrière que représente les dernières paroles de ma mère ? Difficile à dire…

« Puis, ce n’est pas ton combat, Yanosa. Si un jour je parviens à faire abstraction des dernières paroles de ma mère, alors je pense que je devrais agir seul… La dernière fois que j’ai impliqué d’autres personnes, elles se sont toutes retrouvées mortes… » Repris-je, en jetant un bref coup d’œil au ciel. « Tu sais, en fin de compte, je suis vraiment content de t’en avoir parler car, j’ai l’impression que c’est aussi libérateur que tu le dis, mais surtout tes propos me poussent à réfléchir et à trancher vite… » Poursuivis-je, d’un air pensif.

Le serveur arriva au même moment, déposant nos boissons respectives sur la table. Il nous souhaita alors bonne dégustation et s’en alla avec les tasses vides…



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Dim 12 Mai 2019 - 14:14
Yanosa voyait son interlocuteur opiner timidement du chef en réaction à ses propos, comme si Musashi ne pouvait pas vraiment lutter contre la vérité qu’ils représentaient mais freinait malgré tout des quatre fers pour éviter de devoir affronter les vérités en question. Il n’y avait, aux yeux de l’Oterashi, pas de vraie alternative, pas quand l’objet et la source de tous les maux et souffrance d’une existence se résumaient à la folie d’un seul homme. Le patriarche des Han devait mourir, de la main du bretteur ou de celle d’un autre. L’endroit et la manière avait en vérité peu d’importance, bien moins en tout cas que le quand, c’est à dire toujours selon Yanosa, le plus vite possible. Ce n’était pas surprenant que Musashi se sente aussi tiraillé dans son présent, étant donné ce qu’il traînait comme casseroles, et l’aider à s’en débarrasser le plus tôt possible était un service naturel à lui rendre, un service que le guerrier à la toison rouge rendrait au final indirectement à Iwa, car le village shinobi y gagnerait ainsi un combattant bien plus concentré, plus efficace et tourné vers l’avenir qu’il ne l’était présentement. Et Musashi, d’après Yanosa, était déjà une sacrée graine de shinobi, ce qui lui laissait entrevoir un futur aussi prestigieux qu’il pouvait l’être entre ces murs militaires. Mais alors que son faciès se fermait quelque peu, le bretteur trahit sans le savoir la nature de sa réponse avant même de la formuler.

L’Oterashi serra les dents en regardant sur le côté, tout en écoutant Musashi lui expliquer les problèmes auxquels lui et le pugiliste étaient confrontés. La puissance du patriarche, d’abord, qui d’après lui était trop importante même pour leurs forces combinées, ce que voulut bien croire Yanosa en dépit de la confiance qu’il accordait à leurs facultés à tous les deux. Mais, plus important encore, Musashi fit état de son attachement trop profond aux engagements pris auprès de sa défunte mère, et de sa nécessité de gérer seul cette affaire familiale le moment venu. Pas par fierté ni orgueil, mais plutôt par culpabilité anticipée. D’autres personnes étaient déjà mortes d’après le bretteur, pour tenter de l’aider dans cet imbroglio familial, et il ne voulait pas renouveler l’expérience. Un avis pour le coup assez tranché, et que Yanosa pouvait comprendre, mais qu’il ne se sentait pas pour autant obligé d’accepter tel quel. Songeur, il fit la moue en écoutant les derniers mots du manieur de cristal, comme si, quelque part, sa gratitude n’avait encore aucunement lieu d’être.

« Peut-être ne sommes-nous pas encore assez fort, oui… Tu es mieux placé que moi pour le dire, de toute façon. Mais si tu espères régler cette affaire avant de trouver la mort pendant une opération délicate, où tu auras perdu le iota de concentration qu’il t’aurait fallu pour survivre à cause de ce passé qui te ronge, alors laisse-moi te dire qu’un coéquipier sera loin d’être du luxe.

Quoi… tu voudrais attendre d’être trois fois, quatre fois plus fort que tu ne l’es maintenant pour retourner sur tes terres et tenter de clore ce pan de ton histoire ? Tu penses que tes chances seront meilleures comme ça ? Que tu te sentes coupable des morts qui sont déjà survenues, je l’entends bien… Mais ce n’est pas une raison pour prendre des décision irrationnelles. Sans vouloir te manquer de respect.
 »

Les boissons furent servies, et Yanosa s’empressa d’humecter à nouveau ses lèvres dans l’eau noire imprégnée des arômes d’écorce qu’il affectionnait tant. Il s’empressa toutefois de reposer sa tasse pour continuer.

« Tu sais, ce n’est pas par pure bonté d’âme que je te propose mon aide. Tu as un choix de vie à faire. Ce n’est pas à moi de t’imposer une voie ou une autre, mais le fait est que si tu choisis d’entrer pleinement et absolument dans le monde shinobi, tu devras te débarrasser rapidement de ce fardeau pour t’émanciper de son poids. Pour devenir le ninja dont tu as le potentiel. Iwa a besoin de combattants comme ce ninja-là, et c’est aussi ce genre d’homme ou de femme que je veux avoir à mes côtés si je m’engage dans une mission périlleuse. En te rendant service, je me rends service, ainsi qu’à tout le village.

Nous nous entraînons, tous les jours, pour devenir un peu plus forts, un peu plus rapides, pour mieux nous coordonner… Et un jour pas si lointain, nous serons suffisamment puissants pour te débarrasser de ton grand-père. Et s’il faut que je te traque le jour venu pour me joindre à toi dans cette entreprise, crois bien que je le ferai.
 »
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Lun 13 Mai 2019 - 23:40

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Faire connaissance, à nouveau


Faire connaissance, à nouveau [Han Musashi] Iwagak12

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L’Oterashi était tout bonnement fascinant. Bien des gens n’auraient probablement eu que faire de cette histoire qui n’était, après tout, qu’une petite graine de souffrance à l’échelle de l’humanité. Après tout, chaque shinobi avait une part de son existence entachée d’une part de souffrance, et aucune ne saurait être supérieure à celle d’un autre. Ce qui rendait l’écarlate fascinant, c’était qu’en dépit du fait qu’on ne se connaissait que depuis peu de temps, il m’avait poussé à lui raconter ce qui me tracassais, prenant alors le temps d’écouter attentivement et de proposer des solutions à mon problème. Pourtant, je l’avais bien mis en garde contre le danger que représentait « l’ancêtre », mais l’Oterashi n’avait que faire, me confiant en effet que de toute évidence je ne saurais réellement avancer tant que cette historie ne serait pas résolue. Sur ce point-là, il avait clairement raison, ce qui me fit d’ailleurs brièvement penser à ce mystérieux Samouraï qui m’avait, il y avait de cela trois ans, sauver des griffes des hommes de « l’ancêtre ».

Tout ceci méritait clairement réflexion, et d’ailleurs je ne cachais pas que les propos de l’Oterashi faisaient resurgir en moi mes plus profonds désirs. Des désirs refloués à cause des dernières paroles prononcées par ma génitrice. Cependant, étrangement, ce n’était que maintenant que je m’interrogeai sur le véritable sens de ses propos : et si au final j’avais tout simplement mal interprété ses paroles ? D’un autre côté, quand bien même ce ne serait pas le cas, de toute évidence, mon grand-père en avait clairement après ma personne, et le connaissant il ne cessera pas de me traquer avant sa mort. S’il était vrai que rien ne pouvait m’arriver, tant que je me trouverais entre ces quatre murs, il n’en était pas moins vrai qu’une fois à l’extérieur, tôt ou tard, nos chemins finiront par se croiser, tout du moins j’en étais persuadé. Dans ce cas, pourquoi continuer à vouloir retarder ou fuir ce qui était inévitable ?... Alala, quelle torture…

Quoi qu’il en soit, l’adepte du Taijutsu avait une fois de plus raison en soulignant qu’une fois débarrassé de ce fardeau, je pourrais enfin pleinement m’épanouir et exploiter tout mon potentiel, en tant que shinobi d’Iwa. Il était d’une certaine façon soucieux du village et espérait par conséquent lui rendre service en m’aidant à régler mes conflits familiaux. Bref, je cernais de mieux en mieux la personne qu’il était. Enfin, après l’avoir attentivement écouté, hochant par moment la tête et arborant un très léger sourire, comme je savais si bien le faire, vint alors le moment pour moi de prendre la parole.

« Je suis vraiment fasciné par cette faculté que tu as de cerner aussi bien les gens et leurs problèmes, Yanosa-san. Que ce soit l’expérience ou un don inné, je te l’accorde tu as raison sur toute la ligne. J’ai longtemps été une personne solitaire, préférant de loin s’isoler des autres pour des raisons dont je ne saurais même pas l’expliquer. Cela dit, je crois que tu viens d’identifier certaines contradictions dont j’étais incapable de voir jusqu’à présent. Car, en y pensant, je me dis que toute évidence nos chemins, l’ancêtre et moi, finiront par se croiser, tôt ou tard. Après tout, il a juré de me traquer… » Fis-je, d’un air pensif. « J’ai longtemps vécu la boule au ventre, préférant me cacher en espérant que le vieux finira, un jour, par mourir. Mais je me rends compte que ce n’est probablement pas la meilleure décision, et ce d’autant en plus en t’écoutant parler. » Poursuivis-je, en regardant l’Oterashi droit dans les yeux.

Était-ce vraiment une bonne idée d’emprunter ce chemin ? Je n’en savais rien, en revanche, ce qui était certain, c’était qu’une fois engagé, il ne pouvait plus y avoir de marche arrière possible. Et si je ne m’y engageais pas, alors aucune progression n’était possible, je vivrais en effet constamment dans le passé, risquant par ailleurs de mettre mes nouveaux « camarades » en danger, ou de ne tout simplement leur être d’aucune utilité. A partir de là, l’hésitation n’avait plus sa place, mon choix était désormais fait, et advienne que pourra.

« Je ne sais pas si on pourra y arriver, à deux, mais j’ai envie d’y croire, Yanosa… Au plus profond de moi, j’ai envie de m’en débarrasser et de le sortir une bonne fois pour toute de mon esprit. Je serais ravi et très honoré de pouvoir compter sur toi le moment venu… » Repris-je, d’un très léger sourire.

Je n’aurais jamais cru qu’une rencontre des plus « banales » prendrait une telle dimension, serait-ce une fois plus l’œuvre du destin ? Ou peut-être tout simplement le fruit du hasard ? A moins qu’en réalité le hasard et le destin ne soient qu’une seule et même chose, qui sait.

« Il y a un peu moins d’un an, j’ai rencontré un drôle de hibou qui parlait, oui tu as bien entendu un hibou, il me disait que mon esprit était bien trop agité et que je ne risquais pas de progresser tant que cela ne changera pas, il faut croire qu’il n’avait pas totalement tort, haha. Au moins, maintenant je sais ce qui me reste à faire, j’espère d’ailleurs qu’on pourra se mesurer de temps à autre, comme lors de cet affrontement avec la femme à la jarre. » Fis-je, d’un large sourire. « Tiens, d’ailleurs, tu sais qui elle est vraiment ? » Conclus-je, d’un air curieux.

Je pris alors un petite gorgée de mon café, laissant – enfin – la parole à l’Oterashi. Je reconnaissais en effet avoir parlé bien plus que nécessaire, mais d’un côté ce n’était pas plus mal dans le sens où on ne risquait pas d’être à court de sujet de conversation.



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Mar 14 Mai 2019 - 13:24
Face à Yanosa, l’adepte du Ninjutsu qu’était Musashi ne semblait pas pouvoir ni même vouloir se décrocher de ses paroles. Et pour cause, les propos tenus par le pugiliste aux cheveux rouges avaient du sens et, même plus que cela, résonnaient chez le bretteur comme dans une chambre d’échos infinis. Il ne faisait, après tout, que dire tout haut ce que le blondinet devait certainement avoir déjà envisagé plusieurs fois dans son cœur au fil des années sans oser se dire qu’il pourrait être capable d’agir. Mais il l’était. Et c’était bien là toute la dialectique mise en œuvre par Yanosa qui, si il imposait quasiment son soutien à Musashi, n’en vantait pas moins ses mérites. Ce jeune homme, sensiblement du même âge que lui, avait en effet du potentiel, un potentiel qu’il aurait été foncièrement criminel de gâcher. Et en pensant cela, l’Oterashi ne faisait pas montre de second degrés, car un shinobi capable et doué de moins dans le village pouvait, en bout de course, coûter des vies à Iwa. Et le devoir éthique et pragmatique du guerrier rouge lui dictait d’empêcher cela. Iwa, en dépit de toutes ses imperfections inhérentes aux institutions tentaculaires, était le meilleur rempart de Tsuchi contre toutes les menaces qui pouvaient peser sur le pays. Et ce qui était sûr, c’est que Yanosa aimait ses terres.

« Hm. Merci pour le compliment. J’ai quelques prédispositions sensorielles, mais… je crois que ce qui me sert surtout pour comprendre les autres… c’est d’avoir pu autant côtoyer d’ordures et de vices. Quand on a compris comment fonctionnent les gens sans morale ou qui se persuadent du bien fondé de celle qu’ils élèvent en religion, on a malheureusement compris tout le reste. On court après le bonheur et la satisfaction, mais la vérité, c’est que ce sont des sentiments totalement opposés qui nous forgent et définissent comment nous pensons. La peur, le dégoût, le mépris…

Ton grand-père doit être saturé de ces émotions, en réalité. Qu’il en ait conscience ou pas. C’est ce qui fait son aspect terrifiant, mais c’est aussi… le défaut de son armure. Comme tu dis, vos « retrouvailles » sont inévitables quoi qu’il arrive. A nous d’être prêts le moment venu.
 
»

Si le grand-père de Musashi était aussi fort que celui-ci le prétendait, c’était une raison de plus pour Yanosa d’être impatient de se frotter à lui, fut-ce à deux contre un. Si la quête de résultat l’imposait, l’Oterashi n’aurait aucun scrupule, même si il affectionnait par-dessus tout les duels en bonne et due forme. Il était en effet suffisamment lucide pour savoir que dans ce monde de détours et d’apparences toujours plus trompeuses les unes que les autres, les combats honorables se faisaient aussi rares que les hommes capables d’honneur et de vertu.

« Oh nous y arriverons, ne t’en fais pas. Ce ne sera sûrement pas facile à t’entendre, mais une bonne préparation vaut toute la puissance du monde. Souviens-toi, notre plus grande arme, au même titre qu’un politicien ou qu’un homme d’affaires, c’est le savoir. Le reste, autant qu’on puisse en juger et malgré tout notre orgueil… n’est que de l’esbroufe et du décorum. »

Pour un homme aussi impliqué dans la quête de perfection physique tel que Yanosa, ces propos portaient en eux beaucoup de poids, car si lui, un artiste martial auto-proclamé et qui plaçait le corps-à-corps au-dessus de toute autre préoccupation, reconnaissait l’ultime futilité de toutes ses qualités face au savoir, alors rien n’était plus défendable pour la thèse opposée.

« Un hibou, hein ? Les volatiles sont souvent des sources de sagesse… Celui-là, à sa façon, était un peu prophète sur les bords apparemment… Haha.. ! Tu pourras compter sur moi pour les entraînements en tout cas, sans problème, il faut juste… que je me remette tout à fait. Cette femme, je ne connais pas son nom non plus d’ailleurs, m’a vraiment bien esquinté. La fluidité avec laquelle ses attaques et ses défenses pouvaient s’enchaîner… c’était assez impressionnant. Même avec suffisamment de vitesse, j’ignore si j’aurais pu canaliser assez de puissance pour réellement mettre ses remparts d’acier en danger… Mais, après tout… je suis encore convalescent, donc qui sait…

J’y pense… ce hibou, où l’avais-tu rencontré déjà ?
 
»
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Ven 17 Mai 2019 - 22:42

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
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Quelques prédispositions sensorielles et une certaine expérience de la vie, en voilà en effet deux bonnes combinaisons pour bien cerner les autres. D’ailleurs, là où bien des personnes se seraient probablement laisser influencer, voire transformer, en côtoyant des ordures et des malfrats en tout genre comme ce fut le cas de l’Oterashi, ce dernier, lui, il restait toujours maître de lui-même, ressortissant de ses expériences avec une bien meilleure connaissance de la vie et de gens en générale.

« Voilà qui explique tout, hein. » Rétorquai-je, d’un léger sourire.

En réalité, pas vraiment, car pour être ce qu’il était, j’étais persuadé qu’il y avait d’autres choses qui avaient participé à construire sa pensée et forger son esprit. L’expérience devait certes jouer un rôle majeur, mais vous en conviendrez que l’expérience à lui seul ne pouvait suffire à forger aussi bien l’esprit d’un homme. Et à partir du moment où Yanosa rejetait les croyances autour du destin, on pouvait naturellement écarter une éventuelle croyance religieuse. Par conséquent, il restait la possibilité de considérations philosophiques et tout autre savoir qui lui aurait été d’une certaine façon ou d’une autre légué ou qu’il aurait tout simplement tiré des bouquins, après tout ces bouts de papiers étaient l’une des meilleurs sources de savoir qui puisse exister…

Enfin, quoi qu’il en fût, l’Oterashi était plus ou moins parvenu à cerner la psychologie de mon grand-père, un homme dont le mépris n’avait d’égal que sa perfidie. Après tout, il ne croyait en rien si ce n’était qu’à sa propre personne, ce qui expliquait d’une certaine façon ses actes pour le moins fourbes et cruels envers sa propre famille et ses propres fidèles. Cependant, s’il pouvait effectivement paraître terrifiant, il demeurait malgré tout sa propre faiblesse, chose que l’adepte de Taijutsu avait parfaitement remarqué et souligné.

Ainsi, comme le déclara l’Oterashi, c’était à nous de nous préparer et d’être prêt lorsque le moment viendra de l’affronter. Je hochai d’ailleurs très légèrement la tête en guise d’approbation, alors qu’un gain de confiance me submergea lorsque l’Oterashi affirma que nous y arriverons à le vaincre. Après tout, personne n’était réellement invincible en ce bas monde, et certainement encore moins l’ancêtre qui, avec le temps, devait probablement se perdre dans sa propre folie. Par ailleurs, Yanosa ne manqua pas de souligner que notre plus grande arme était le savoir, chose qui sur le moment me surpris légèrement mais avec laquelle j’étais parfaitement d’accord, comme l’indiquait d’ailleurs clairement mon regard.

« Je ne te le fais pas dire, mon ami. Je veux y croire et je te remercie sincèrement de m’y avoir poussé sur ce chemin-là. Et sache que quand bien même on viendrait à échouer, je n’aurais aucun regret, au contraire je serai très heureux de partir en essayant d’avancer. » Fis-je, d’un large sourire. « En tout cas, à t’entendre parler, je ne peux m’empêcher de penser que l’art de la guerre ne t’es pas si étranger que cela, hein… Je me trompe ? Ce qui expliquerait peut-être aussi ton ancien grade de Chunin, que j’espère que tu retrouveras très vite… » Repris-je, d’un léger sourire.

Je pris alors une petite gorgée de mon café, racontant par ailleurs la petite anecdote concernant le hibou des montagnes. D’ailleurs, la petite réflexion de l’Oterashi sur le volatile me fit légèrement rire, et il faut souligner qu’il avait raison, malgré le ton ironique. Quant à effectuer des entraînements en commun, Yanosa n’y voyait aucun inconvénient, bien au contraire. Enfin, concernant la femme à la limaille de fer, l’Oterashi ne savait malheureusement pas grand-chose sur elle. Ce n’était pas très grave, en tout cas j’espérais pouvoir la revoir un de ces jours, car on avait non seulement pas terminé notre dernier combat, mais en plus je me disais qu’elle pouvait aussi être une bonne partenaire pour progresser. Après tout, quand on voyait l’état dans laquelle elle avait mis Yanosa, on ne pouvait douter de son potentiel et de son niveau qui devait probablement plus ou moins nous surpasser.

« C’est vrai qu’elle est sacrément balaise, hein. Il faut aussi dire que le manteau qui l’entourait lui offrait une défense quasi-parfaite, en plus de pouvoir l’utiliser à sa guise pour attaquer. Je crois cependant que tu n’étais pas si loin de briser sa défense… » Fis-je, d’un léger sourire.

Enfin, après quoi, l’Oterashi rebondit sur ce mystérieux Hibou, il souhaitait en effet savoir l’endroit dans lequel je l’avais rencontré. Je penchais très légèrement la tête pour réfléchir, puis je lui confiais le lieu ainsi que les circonstances de notre rencontre.

« Heuu, c’était au nord-Ouest du pays… Ce jour-là, je suis sorti à l’extérieur du village pour trouver d’autres lieux d’entrainement, un lieu plus calme et où je serais seul. C’était un drôle de Hibou, franchement, hein. Il semblait vieux avec de la barbe, tu ne trouves pas ça bizarre ? Enfin, il m’avait interpellé dans ces montagnes-là et m’a fait savoir que je n’arriverai à rien tant que je n’aurais pas trouvé la paix intérieure. » Fis-je, d’un très léger sourire. J’ignorais si l’Oterashi allait croire à une telle histoire. « Mais le plus fou dans tout ça c’est qu’il m’avait dit qu’il était à la recherche d’un élève. Il disait avoir commis beaucoup trop d’erreurs dans sa vie et qu’il souhaitait expier ses fautes en enseignant tout ce qu’il savait à une personne qu’il prendrait comme élève. M’enfin, à cet époque ça ne m’intéressait pas trop tout ce trucs, donc j’ai décliné son offre à plusieurs reprises. Il m’a dit qu’on se reverra très bientôt, mais bon ça fait un an, il a sûrement trouvé un autre élève. » Conclus-je, en me grattant légèrement l’arrière du crâne.



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Sam 18 Mai 2019 - 0:27
« Mon ami ». Il l’avait appelé son ami. Sur le coup, Yanosa ne réagit pas vraiment, trop occupé à se concentrer sur le fond du propos que tenait le manieur de cristal. Mais le mot, très vite, se mit à tourner dans son esprit comme une toupie, car à y penser d’assez près… il n’avait jamais eu d’ami à proprement parler. Des connaissances amicales, des relations de courtoisies qui flirtaient parfois avec l’hypocrisie, ou encore de saines relations de camaraderies, à l’image de celle dans laquelle il était assurément engagé avec Musashi depuis un petit moment sur cette terrasse. Mais un ami… un vrai ami ? L’Oterashi n’avait pas souvenir d’une telle chose dans sa vie, et en vint naturellement à se demander, comme par l’action d’un processus de défense automatisé, si il avait réellement besoin d’avoir des amis. Car aussi sincèrement qu’il savait apprécier les bons rapports humains et le respect partagé, il accordait certainement une valeur bien plus élevée que la moyenne à ce terme sacré, qu’il avait longtemps vu circuler de droite et de gauche, sans vraiment savoir quel goût, quelle sensation il pouvait représenter. Et, à ce jour… aucun être humain ne s’était montré à ses yeux digne de cette appellation, pour laquelle il n’avait à vrai dire aucun standard.

Si il semblait envisageable pour le guerrier rouge de se lier d’une réelle et sincère amitié avec Musashi ? Cela semblait possible. Mais il n’était pas dit qu’en cours de route, l’Oterashi ne fasse pas de la résistance passive à ce lien inédit pour lui, et qu’il ne savait en définitive pas vraiment gérer.

« L’art de la guerre, oui… On pourrait croire que ce sont mes années d’internat militaire qui auraient pu m’apporter ce savoir, mais ce n’est pas le cas… Ce que je sais, je l’ai appris dans les livres. Pas nécessairement des tomes traitant spécifiquement de guerre d’ailleurs. C’est surprenant les rapprochements qu’on peut faire entre des intrigues de cour et les manœuvres de troupes à l’échelle nationale, par exemple… En tout cas… merci pour tes encouragements. Je t’avoue volontiers que ce grade signifiai beaucoup pour moi, et pas simplement pour la fierté qu’il me procurait. Nous verrons… si je retrouve mon niveau et que je refais mes preuves, peut-être... »

Yanosa prit de longues gorgées lentes et espacées de son nouveau thé noir pour tenter de camoufler l’importance capitale que revêtait tout ceci pour lui. Son niveau martial, c’était absolument tout à ses yeux : sans lui, il n’existait virtuellement plus, et c’était un devoir bien plus important pour lui que Musashi ne pouvait l’imaginer. Le bretteur, d’ailleurs, aborda heureusement un autre sujet dans la foulée, reparlant de cette fameuse kunoichi à la limaille de fer. En un contre un, peut-être, et avec la part de chance qui pouvait parfois caractériser l’issue d’un combat de shinobis, Yanosa aurait-il pu l’emporter, mais cela était en l’état totalement impossible à vérifier ou à prouver, et le pugiliste aux cheveux rouges restait sur sa position pragmatique à la limite du défaitisme.

« Pas loin… j’en doute un peu. Son pouvoir profite d’une modularité très élevée, elle peut être menaçante et solidement défendue dans le même temps… une équation qui peut paraître insoluble, mais à laquelle il faudra bien trouver une solution. »

Pour trouver des solutions, il fallait l’avouer, l’Oterashi était un petit champion. Cela était dû à sa propension très élevée à ne jamais abandonner, ce qui le menait mécaniquement vers la réflexion la plus longue et la plus intensive possible pour s’extirper de situations délicates et sortir triomphant d’un combat. Musashi aussi, dans le genre, devait certainement disposer d’un très bon intellect pour disposer ses pions et manier son chakra avec une telle précision. Tout deux n’utilisaient simplement pas leurs conclusions de la même manière, et c’était peu de le dire. Lorsque le bretteur aborda à nouveau la question de ce fameux hibou prophétique, l’attention de Yanosa se fit plus pressante, comme inquisitrice. A l’entendre, Musashi semblait douter lui-même de l’anecdote qu’il lui racontait, comme si cette rencontre fortuite et improbable avait pu ne jamais se produire. Mais, un et un firent très rapidement deux dans l’esprit du guerrier rouge, dont les sourcils se relevèrent lorsque certains éléments se mirent à se combiner dans le récit de son interlocuteur.

« Musashi, ton hibou… Il devait certainement s’agit d’un animal mythique. J’imagine… que tu as déjà entendu parler de Kuchiyose, n’est-ce pas ? Certains shinobis se font une spécialité de cet art d’invocation… Mais, pour pouvoir appeler un animal gardien en renfort, encore faut-il avoir pactisé avec lui… Et je pense que c’est exactement ce que cette créature t’aurait finalement proposé, si tu avais accepté son enseignement. Comme je te l’ai dit… les animaux sont parfois source d’une grande sagesse. Je parlais au figuré, pensant aux leçons que pouvaient nous donner les règles naturelles qui régissaient la vie animale, mais en l’occurrence… ma remarque pouvait en fait être prise au premier degré.

Tu as peut-être raté une occasion en or, Musashi, et sans vouloir enfoncer le couteau dans la plaie… pas certain que tu puisses effectivement avoir une autre chance. Compter ce genre d’allié dans ses rangs peut en effet s’avérer un avantage énorme pour un shinobi. 
»
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Dim 19 Mai 2019 - 0:20

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L’art de la guerre ne lui était, en effet, pas si étranger, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ses connaissances concernant le sujet ne lui provenaient pas de son ancien école militaire mais plutôt des nombreux bouquins qu’il avait pu lire. Donc, en plus de chercher la perfection dans son art de combat, l’Oterashi était aussi un homme à la recherche du savoir, et pour cela il ne manquait pas de s’instruire et de se cultiver, chose qui d’ailleurs était loin de me surprendre, surtout après avoir autant échangé avec lui. Enfin, on partageait au moins un point commun, et même si pour le moment mes connaissances restaient très limitées, qui sait peut-être qu’un jour on apportera, tous les deux, notre grain de sel aux stratégies du village.

Bref, Yanosa ne souhaitait, par ailleurs, pas trop se prononcer sur une éventuelle promotion, il ne manqua cependant pas de me faire savoir à quel point ce rang comptait pour lui. Et quand bien même j’étais incapable de comprendre l’attachement qu’on puisse porter à ces titres, je percevais clairement l’importance que cela représentait pour l’Oterashi.

« Oui, les bouquins sont une incroyable source de savoir, hein. » Fis-je, d’un léger sourire. « En ce qui concerne le grade de Chunin, tu y arriveras, j’en suis sûr… » Poursuivis-je, d’un air sincère.

Il n’y avait aucun doute là-dessus, car tous ceux qui s’étaient vu promouvoir au rang de Chunin y étaient parvenu grâce à leur talent et leur prouesse, et l’Oterashi, même si je n’avais aucun idée de son niveau d’antan, je restais persuadé qu’avec un peu de temps il finirait par atteindre ce grade qui lui était si cher.

Enfin, je reprenais quelques petites gorgées de mon café, alors que l’adepte du Taijutsu rebondissait sur mon analyse concernant son affrontement contre la femme à la limaille de fer. Il se montra quelque peu pessimiste, et même si je comprenais ses remarques sur la capacité de cette femme, je restais persuadé qu’il n’avait pas été loin de briser sa défense. En effet, lors de ce combat, j’avais pu grâce à mon clone noté les fissures provoqués par l’impact des poings de Yanosa. Par ailleurs, c’était lui qui avait affaibli son dôme de fer, ce qui m’avait grandement facilité la tâche pour le briser définitivement, ou du moins contraindre la kunoichi à annuler sa technique. Par conséquent, le doute de l’Oterashi n’était pas fondé, peut-être qu’il était tout simplement trop modeste pour reconnaître qu’il n’avait pas été loin de l’avoir ? Ou peut-être qu’il espérait faire beaucoup mieux et par conséquent il considérait ses tentatives comme un échec ? Peut-être bien, néanmoins je ne manquais pas de lui dire ce que j’en pensais personnellement.

« C’est vrai que son pouvoir n’est pas le plus évident pour un adepte du Taijutsu, cependant, crois-moi, tu n’étais pas loin de briser sa défense. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais tu étais parvenu à le fissurer, c’est ce qui m’avait d’ailleurs permis de le briser définitivement, ou du moins la contraindre à annuler sa technique. Tu restes, toutefois, quand même assez vulnérable à ce type de pouvoir, et je suppose d’ailleurs, qu’une fois que tu seras bien rétabli, tu as déjà quelques idées de comment améliorer ce point ? » Fis-je, d’un léger sourire.

Et ce n’était pas les solutions qui en manquaient, en effet, l’Oterashi pouvait très bien renforcer son corps et faire en sorte que ses poings brisent ce type de technique sans en subir des séquelles en retour. Il pouvait tout aussi se pencher sur une défense qui le rendrait moins vulnérable, même si cela s’annonçait assez compliquer sans recourir à autre chose que son propre corps. Enfin, Yanosa était le mieux placer pour connaître ce qu’il devait faire, et je restais persuadé qu’il saura trouver les solutions à ses problèmes.

Quoi qu’il en fût, le guerrier écarlate rebondit sur l’histoire concernant ce drôle de hibou que j’avais rencontré dans les montagnes. Il souligna que cette volatile devait s’agir d’un animal mystique, supposant alors qu’il devait probablement s’agir d’un Kuchyiose. J’en avais déjà entendu parler de ce concept où un animal se liait à un shinobi et que ce dernier pouvait l’invoquer à tout moment s’il avait besoin de son aide. Cependant, je n'en n’avais jamais vu en vrai et il ne m’était même pas venu à l’idée de penser que c’était le type de rapport que recherchait ce mystérieux hibou. Pour le coup, les propos de Yanosa me surprirent légèrement, alors qu’un petit sentiment de regret me submergeait lorsqu’il souligna que j’avais probablement raté une occasion en or d’obtenir ce genre de pacte.

« Alors, franchement, il ne m’est absolument pas venu à l’idée qu’il pourrait s’agir d’un Kuchyiose. J’ai déjà entendu parler de ce concept, même si je n’en ai pas vraiment vu de mes propres yeux. Enfin, si une ou deux fois, mais disons jamais un animal qui parle comme un humain. Peut-être que s’il m’avait expliqué les choses de la sorte, j’aurais probablement réfléchi deux fois avant de refuser, haha » Fis-je, en me grattant légèrement l’arrière du crâne. « Je ne doute pas de l’avantage que ça peut représenter, surtout pour un shinobi qui préfère se reposer sur les autres que soi-même. » Poursuivis-je, d’un léger rire. « Mais bon, tant pis. Je suppose que, toi, si tu avais cette occasion-là, tu l’aurais immédiatement saisi ? En tout cas, je retournerai bien dans ces montages pour voir s’il se balade toujours dans le coin, même si comme tu le dis y a peu de chance de retomber sur lui. » Conclus-je, d’un léger sourire.




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Dim 19 Mai 2019 - 14:28
L’optimisme exacerbé dont faisait preuve Musashi en ce qui concernait l’avenir du guerrier rouge avait de quoi soutenir le moral de ce dernier. Toutefois, en ce qui concernait Yanosa, l’espérance un peu trop positive était un piège vicieux dans lequel il pouvait s’engouffrer, et se faire des illusions sur ses véritables chances ne lui servirait à rien, sauf à l’enliser dans sa situation présente. Il n’était pas faible, mais n’était pas fort non plus. Tout du moins, pas assez fort, pas assez pour que l’adepte du Ninjutsu puisse se targuer de cette certitude absolue quant à sa future promotion. Mais, l’Oterashi laissa dire, gardant ses pensées pour lui en affichant un sourire de circonstances sans pour autant se priver de profiter de ces sincères encouragements. Cette facette optimiste de Musashi se manifesta ensuite à nouveau lorsqu’il donna sa version de l’affrontement contre la kunoichi à la limaille de fer, mais cette fois, il était appuyé par des faits concrets. Ainsi, il l’avait vu se fissurer ? Dans le tumulte du moment, le pugiliste ne s’en était pas vraiment rendu compte, mais il faisait confiance au Genin blond pour ne pas inventer de tels détails de toute pièce.

« Oh, vraiment… Il ne me manquait pas grand-chose, alors… Enfin, quand bien même… Me faire perforer en retour n’est pas vraiment une bonne stratégie, je devrai toujours palier ce problème de vitesse. Je sais que je peux le faire, j’ai juste… besoin de temps. » finit-il en buvant quelques gorgées de thé.

La réponse à son problème se résumait en effet à ça : le temps. Il y revenait toujours. Car c’était le temps qui lui avait été volé lors de son coma qu’il devait aujourd’hui rattraper, et plus encore, vues les pertes physiques qu’il avait subi entre temps. Il se savait capable de plus, de mieux, mais encore fallait-il qu’il passe le temps nécessaire à la récupération de toutes ses facultés. Et pour ça, il n’existait pas de raccourci ou de belle méthode toute faite malheureusement. Musashi se trouva par la suite un peu penaud lorsqu’il dut se rendre compte qu’il était très certainement passé à côté de l’occasion de pactiser avec un représentant du monde animal ésotérique. Rien n’était jamais perdu à tout jamais dans ce domaine, mais Yanosa ne put s’empêcher d’avoir quelques regrets pour le bretteur, qui avait apparemment pêché par ignorance. Une ignorance légitime, mais qui aurait pu être palliée en temps utile pour lui éviter cette déconvenue.

« Moi, pactiser avec un animal ? Je ne sais pas trop à vrai dire… Je ne suis déjà pas un expert lorsqu’il s’agit de coopérer dans un groupe de combat, alors entrer en communion avec un gardien… Enfin, il ne faut jamais dire jamais, on ne sait pas quelles rencontres peuvent nous attendre lors de nos périples après tout. »

A cette idée de périple, le corps de l’Oterashi s’emballa de lui-même, comme si le fait d’être resté au même endroit trop longtemps avait fini par lui provoquer une crise de démangeaison existentielle. La bougeotte, il l’avait depuis qu’il était tout petit, mais il s’agissait là d’une version bien plus sérieuse de ce « syndrome ». Le guerrier aux cheveux rouge se hâta de finir la fin de son second thé et fit mine d’attraper le haut du sac en toile qui contenait toutes ses emplettes en se rapprochant de la table. De l’autre main, il alla chercher quelques Ryos en pièces dans sa poche intérieure et les lâcha prestement sur la table pour couvrir sa part des frais, si ce n’était un peu plus.

« Merci beaucoup pour cet échange Musashi. On en apprend beaucoup en combattant quelqu’un, mais il ne faut pas non plus se mettre à négliger les conversations de ce genre, ou nous ne serions plus que des barbares. Même si… la barbarie reste au final préférable à bien d’autres maux si tu veux mon avis. »

Sur ces mots, il se releva tout à fait, projetant son lourd sac de marchandises sur son épaule droite en regardant Musashi dans les yeux.

« A très bientôt, Musashi. »

Puis, il disparut dans la ruelle, empruntant une rue perpendiculaire pour se frayer un chemin dans le réseau de rues et retourner chez lui, où il mettrait un peu d’ordre dans ce fatras qu’il s’était acheté.
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Faire connaissance, à nouveau [Han Musashi]

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