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Bons procédés [Chiwa Aimi]


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Ven 12 Avr 2019 - 12:54
Ce matin là en se levant de sa paillasse sommaire, dans le petit appartement spartiate qu’il occupait dans le centre ville d’Iwa, Yanosa savait déjà exactement ce qui l’attendait, et cela l’emplit d’une pointe de satisfaction. Car aujourd’hui, se dit-il, était le jour où il pouvait enfin reprendre l’entraînement, après sa défaite relativement cuisante face à une membre du clan Yaoguaï maîtrisant la limaille de fer ainsi que Han Musashi, un bretteur adepte de Ninjutsu et possédant la faculté de créer et manipuler le cristal. Mieux encore, il savait déjà avec qui il allait s’entraîner en ce jour, et cette pensée le ravit encore davantage. Le pugiliste à la toison écarlate avait en effet prévu à l’avance la date de son rétablissement complet, et était passé l’avant-veille au panneau d’affichage publique pour y déposer la note promise à destination de la médic-nin, lui indiquant un rendez fixé sur l’un des grands terrains d’entraînement des Hauts Plateaux en début de matinée. Passant un œil par la fenêtre, l’Oterashi constata une météo plutôt maussade et très fraîche pour la saison : un temps parfait, en somme, pour s’endurcir dans de bonnes conditions.

Avec un certain entrain, plus enjoué qu’à l’accoutumée, Yanosa se restaura et prépara ses affaires en vue de la session qui l’attendait. Pendant un instant, il jaugea du regard, dans son armoire, la tenue de Chûnin qu’il enfilait d’ordinaire en mission. Cet artefact issue du temps très court où il avait été gradé représentait quelque chose pour lui, un accomplissement, qui lui avait toutefois été arraché assez justement à la suite de son coma. Le grade s’était envolé, mais la tenue était restée, et elle portait intrinsèquement un poids hiérarchique, quand bien même son port n’était pas interdit aux Genins. Devait-il la porter, aujourd’hui, quand bien même il ne partait pas en mission ? Il hésita un instant, mais referma finalement son armoire. Il n’avait pas besoin de l’habit pour faire le moine. Être un sensei, dans une discipline ou une autre, était un privilège et un honneur qu’aucune parure ou qu’aucun vêtement ne pouvait usurper, et il était tout à fait inutile d’en faire trop en présence de la Chiwa. Le guerrier se contenta donc de son habit habituel, composé d’un kimono marron usé et d’un pantalon beige ample, agrémenté de sa paire de bottes utilitaires.

Il passa ensuite son ceinturon garni d’équipements shinobis et se mit en route vers les Hauts Plateaux, passant déjà mentalement en revue ce qu’il comptait aborder avec la jeune femme. De son propre aveu, elle était en effet assez peu expérimentée en matière de corps-à-corps, toute son énergie passant certainement dans la perfection et l’amélioration de ses compétences de médecin. Yanosa savait qu’il ne pouvait pas l’aider sur ce plan, mais il avait déjà quelques idées sur ce qui pourrait lui être le plus bénéfique sur le terrain. Arrivant en trombe sur le terrain d’entraînement réservé, le pugiliste fit quelques préparatifs avant de se positionner en tailleur sur un rocher haut d’un peu plus de deux mètres, tâchant de sentir l’arrivée d’Aimi le plus tôt possible avec son flair.

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@Chiwa Aimi


Dernière édition par Oterashi Yanosa le Mer 17 Avr 2019 - 19:31, édité 1 fois
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Ven 12 Avr 2019 - 15:58
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La douce brise fraîche de la matinée caressa la peau de la jeune femme en route pour l’hôpital. Il était encore très tôt et le village était très silencieux, ce qui lui permettait de méditer tranquillement sur le chemin. Elle repensait à ces dernières semaines remplies de rencontres, quelques jours avant, elle était littéralement tombée par surprise sur le mystérieux Muramasa, elle s’était occupée des soins d’Abuto qui pourrait vite reprendre l’entraînement, il s’avérait que l’homme était devenu une sorte de disciple dans l’art médical. En tout cas, elle avait prévu de l’aider dans l’apprentissage de celui-ci, chose qu’elle faisait aussi avec Musashi, son cher manipulateur de cristal, qu’elle allait aussi initier dans la voie de l’Iroujutsu. Un fin sourire aux lèvres se dessina en pensant à tout ça, tout avançait si vite qu’elle ne savait plus où donner de la tête, mais ce qu’elle savait, c’est qu’elle adorait cela. Ce rythme effréné la poussait à se lever le matin, cela lui donnait du sens à sa vie. Aimi avait décidé de se rendre à l’hôpital, elle vérifierait s’il y avait besoin d’aide et se tiendrait à disposition si c’était le cas. L’épéiste arriva à destination et commença par saluer respectueusement les médecins et infirmières qu’elle croisa. Alors qu’elle demandait ce qu’elle pouvait faire, une infirmière dont le visage était familier l’interpella :

« Bonjour Aimi-san, tout va bien ce matin. De toute façon, tu as un message sur le panneau d’affichage qui t’es adressé depuis avant-hier, tu devrais aller voir ! »

La Chiwa hocha de la tête et un sourire aux lèvres, la douce n’était pas surprise, elle attendait avec hâte ce fameux message, qui signait le début des entraînements aux côtés de Yanosa. Remerciant la femme, elle s’empressa de se diriger à l’endroit où étaient accrochés tous types de messages. Ses pupilles écarlate, reflétant son âme, cherchèrent son nom sur le tableau, défilant de messages en messages, elle finit par tomber sur la note dont il lui avait parlé quelques semaines auparavant. Lisant celui-ci, il lui donnait rendez-vous en début de matinée sur un des grands terrains d’entraînement des Hauts Plateaux d’Iwa. Hochant la tête positivement, la jeune femme jeta la note, aujourd’hui, ce serait entraînement. La rousse possédait déjà tout l’équipement nécessaire, son katana dorénavant attaché à sa taille et deux étuis contenant chacun kunais et shurikens. L’Eisei Nin portait ses fidèles habits kaki contenant une petite jupe, un petit chemisier et ses hautes chaussettes noires accompagnées de bottines ninjas, son long manteau noir terminait la tenue de la jeune femme lui offrant un air mystérieux et rebelle. Très enjouée, la doucereuse se lança en direction du roux qui devait sûrement l’attendre et Aimi n’aimait pas infliger cela aux gens.

Durant le chemin, elle se demandait ce dont il allait parler, et ce qu’ils exerceraient. Ses entraînements étaient solitaires, à part lors de son petit combat avec Mashiro, elle n’était pas habituée. En tout cas, la jeune femme avait hâte de pouvoir apprendre sur le terrain, elle était avide de savoir, souhaitait devenir plus forte, plus rapide, déployer ses réflexes, avoir une meilleure analyse en combat. La Genin se pressa le pas, son sang bouillait, elle avait hâte de se dépenser, de se tuer à la tâche, d’en baver. Car oui, elle savait que cela serait très difficile, qu’elle était loin du niveau et qu’elle allait sûrement se prendre des coups. Connaissant bien la zone, la jeune femme se dirigea vers le plus grand terrain qui leur était réservé, analysant les lieux, elle fut interpellée par une silhouette aux formes musclées, un sourire aux lèvres, elle comprit qu’elle était arrivée au bon endroit. S’approchant doucement de lui, elle se doutait qu’il sente rapidement la présence de la douce Aimi. Son accoutrement changeait de la première fois qu’elle l’avait rencontré, où l’homme était peu vêtu et couvert de balafres. Il était vêtu d’un kimono marron et d’un pantalon couleur chair ainsi que toute l’artillerie shinobi. Se positionnant face à lui, elle relava son visage croisant ses pupilles identiquement rouges, elle lui adressa un sourire naturel et le salua de la main.

« Bonjour Yanosa, j’ai reçu le message que j’attendais avec hâte, merci. Je vois que tu te portes bien mieux qu’à notre première rencontre, ça fait plaisir à voir. J’espère que tu es prêt à m’enseigner l’art de la violence et de la guerre. Quant à moi, je suis prête à t’écouter. »

Une main sur le fourreau de son katana, l’autre sur sa hanche, un faux air autoritaire sur le visage. Elle faisait un clin d’œil à leur conversation dans la chambre d’hôpital, se souvenant de ses paroles comme si c’était hier. La jeune femme attendit donc que l’homme s’exprime sur cet entraînement qui serait fort instructif.







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Ven 12 Avr 2019 - 22:52
Quelques minutes après s’être installé sur ce rocher en surplomb, le guerrier à la toison écarlate commença déjà à percevoir les premières effluves qu’il pouvait à présent associer à Aimi. Il fallait dire qu’en ce jour plutôt nuageux et assez austère, le vent lui facilitait grandement la tâche en lui amenant directement les odeurs qu’il était à présent habitué à sentir et dissocier les unes des autres. Et en l’occurrence, l’empreinte olfactive de la jeune médic-nin était aisément reconnaissable entre toutes. Yanosa ne retira donc pas grande fierté personnelle et n’avait pas grand mérite à pouvoir anticiper ainsi son arrivée, dans des conditions aussi favorables, et il savait qu’en des conditions moins propices, il aurait du se concentrer bien davantage et n’aurait peut-être pas été en mesure de faire le tri entre les senteurs qui pouvaient se mêler de façon inextricables, par exemple en pleine jungle fourmillant de formes de vie ou au contraire dans les monts venteux où toute trace olfactive disparaissait presque instantanément. Mais, pour aujourd’hui, il devait se satisfaire de cet exercice sensoriel. Ce n’était de toute façon pas pour ce genre d’entraînement qu’il s’était préparé aujourd’hui.

Aimi était là. Lorsqu’il fut certain de sa proximité, l’Oterashi ouvrit donc les yeux, un mince sourire sur les lèvres. Il savait que le corps-à-corps était son domaine de prédilection, celui par lequel il était arrivé à se frayer un chemin au coeur du village d’Iwa, et si il y avait une discipline qu’il se sentait prêt à apprendre à autrui, il s’agissait bien de celle-là. Seulement voilà, sans avoir été une seule fois placé dans cette position d’enseignant, sans avoir jamais vraiment mené d’équipe officiellement, la confiance que Yanosa portait en son propre jugement et ses attentes dans ce genre de situation restait toute relative. Il tâcha malgré tout de conserver une attitude neutre envers la Chiwa, conscient qu’il se devait, à minima, d’afficher une résolution assez ferme pour parvenir à transmettre son savoir.

« En effet, et c’est grâce à toi. Te former davantage sur ce que je connais du corps-à-corps n’est qu’un juste retour des choses même si, je suis sûr que tu le comprendras, ce sera loin d’être facile.. »

D’un mouvement ample et précis, le pugiliste bondit de son rocher pour atterrir avec grâce à côté d’Aimi, qui était ce jour-là équipée de son katana et vêtue de façon bien plus permissive que lors de leur première rencontre. Elle prenait ce premier entraînement au sérieux, et c’était évidemment une bonne chose, si ce n’était une condition sine qua nun.

« Je vois que tu es plutôt adepte du Kenjutsu : je n’utilise que mes pieds et poings pour ma part mais, ne t’en fais surtout pas ce ne sera pas un problème. D’abord, laisse-moi t’avertir d’une chose : il va falloir te faire mal. Que ce soit en attaquant ou en te défendant, il faut toujours avoir à l’esprit que la douleur viendra tôt ou tard te mordre la peau, les muscles, les os,… Avoir peur de la douleur, c’est être assujetti à un mal primaire qui nous condamne à l’inaction. Tu as déjà du voir ton lot de blessés à l’hôpital, tu as certainement déjà une bonne idée de ce qu’est la souffrance, mais j’ignore si tu en as déjà vraiment fait l’expérience : sache en tout cas qu’elle est essentielle. Se préserver d’un handicap qui pourrait te mener à perdre la vie ou à condamner tes camarades est une chose, mais se défiler devant une douleur qui n’est rien d’autre que ce qu’elle est peut tout aussi bien constituer un crime, envers toi-même ou ton pays. »

Yanosa fit une petite pause, marchant lentement devant Aimi en allers-retours successifs, avant de reprendre.

« Elle est là, la première leçon concernant la violence : les douleurs qu’elle cause sont inévitables, et il faut savoir vivre et combattre avec. Es-tu prête à mettre cette première leçon en pratique ? A braver ton instinct de conversation pour pouvoir survivre ? »
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Sam 13 Avr 2019 - 2:13
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Dans un silence de glace, le vent était bien présent et continuerait à être de la partie, ses cheveux virevoltaient ainsi que son manteau offrant une scène digne des plus grands spectacles. Elle attendait patiemment de savoir ce que l’Oterashi lui réservait, sachant très bien qu’il ne ferait pas de cadeaux. La Chiwa aimait entendre qu’il lui était reconnaissant des soins prodigués, bien que cela fût simplement son rôle, recevoir de la gratitude nourrissait son désir connu de protéger. La jeune femme hocha de la tête quand il lui expliquait que ce ne serait pas facile. Elle n’en attendait pas moins de lui, elle n’attendait pas à ce qu’il prenne les pincettes avec la douce rousse. Rapidement, après avoir bondit avec une agilité déconcertante, il se retrouva à ses côtés. Il était plus grand qu’elle bien évidemment et donc elle l’observait en levant les yeux. C’était la première fois qu’elle était debout, face à lui, étant donné que durant leur première rencontre, il était couché sur le brancard dans un triste état.

Elle se tenait droit, toujours une main sur le fourreau de son katana, un regard des plus sérieux pouvant intimider les peu habitués. Le Genin lui expliquait qu’en combat au corps-à-corps il utilisait ses pieds et ses poings, alors que l’Eisei Nin était équipée d’un katana. Il la rassura sur ce sujet, cela ne lui faisait guère peur. Il entra dans le vif du sujet, et ce, à quoi elle s’attendait bien évidemment : la douleur et la souffrance. Des termes que la douce connaissait bien, les ayant côtoyé très souvent, mais pas sur elle. Le rubis avait beau se tuer à la tâche, jamais elle n’avait subi de dommage lui conférant une quelconque souffrance. Elle hocha positivement de la tête, comprenant où il voulait en venir. Mais Aimi n’avait pas peur, elle en voulait en fait, elle voulait avoir mal, elle voulait se tuer à la tâche, c’était peut-être étrange dis comme ça, mais ça ne lui faisait pas peur, peut-être qu’elle s’écroulera, qu’elle pleura, qu’elle saignera, mais c’était le but de l’entraînement, elle en était pleinement consciente. Elle l’observait se diriger de gauche à droite cherchant ses mots. Il lui expliqua que c’était la première leçon. Ses longs sourcils froncés dans un regard des plus sérieux, la jeune femme lui envoyait par le regard toute sa détermination.

« Si je m’arrêtais à une simple douleur, j’insulterais tout ce en quoi je crois, si je veux atteindre mes objectifs, je vivrai avec la souffrance, je l’assimilerai même, j’en ferai une force. Montre-moi un aperçu de la violence avec laquelle tu vis tous les jours, ne prends pas les pincettes avec moi Yanosa. Tâche juste de faire en sorte que je puisse être en état de me soigner à la fin. »

Un regard amusé à son encontre, la jeune femme ne savait pas à quoi s’attendre, elle tenait ses positions. Elle retira son katana de son fourreau, l'impressionnante lame et très longue pointée vers le sol pour ne pas montrer de signe d'hostilité de sa part, elle restait tout de même prête à recevoir un quelconque coup de sa part.





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Sam 13 Avr 2019 - 23:43
Aimi sembla sincèrement compréhensive envers son petit discours presque moralisateur, ce qui rassura Yanosa quant à ce qui allait suivre. La détermination de la jeune femme n’avait pas faibli d’un iota à l’annonce des douleurs à venir et c’était un plus indéniable, car le guerrier aux cheveux rouges se serait mal vu entraîner de force une kunoichi réticente, autant pour lui que pour elle. Aimi voulait réellement s’endurcir, côtoyer la souffrance qu’elle guérissait ou palliait chez les autres pour mieux la comprendre, et d’une certaine façon, pour ce genre d’exercice, elle avait aujourd’hui trouvé le senpai idéal. L’Oterashi baissa les yeux et recula de quelques pas, acquiesçant aux remarques de la kunoichi et commençant à contracter ostensiblement ses muscles. D’un geste ample tout en pivotant sur lui-même, il enleva alors le haut de son kimono pour sentir le vent frais lui frapper les épaules et jeta son vêtement contre le rocher où il s’était positionné plus tôt. De retour face à Aimi, la tension dans son corps ne laissait plus aucun doute sur ce qui allait suivre.

« Dans ce cas, que tu sois prête ou non… nous allons commencer. »

Ses mains exécutèrent une brève parade devant lui, adoptant une posture finale auréolée de puissance apte à prévenir Aimi qu’il n’allait pas perdre de temps en passes de chauffe inutiles. Et quelques instants plus tard, effectivement, l’Oterashi fonça droit sur la medic-nin, son poing dardant vers son minois aquilin et innocent. L’attaque manqua : Aimi s’était baissée de justesse en portant ses appuis en diagonal, une belle démonstration de sa maîtrise instinctive de l’esquive qui lui permit l’instant suivant de dégainer son katana. Yanosa enchaîna, lui aussi, afin de ne pas laisser de répit à la jeune femme : exécutant un balayage rapide au niveau des jambes, il força Aimi à reculer, se catapultant à nouveau vers elle en la menaçant d’un coup de son avant-bras, recouvert de ses brassards composites, qu’elle réussit à parer tant bien que mal en plaçant son sabre en opposition. Mais le guerrier à la toison écarlate ne s’arrêta pas là : injectant davantage de force dans son bras, il lui donna une impulsion nouvelle, qui projeta la lame du katana sur le côté, créant une ouverture béante dans la garde d’Aimi. Sans doute, en temps normal, contre un adversaire qu’il aurait voulu éliminer au plus vite, aurait-il alors préféré frapper à la mâchoire, mais ce n’était pas le but de ce premier exercice : sciemment, Yanosa destina donc son coup de poing suivant au foi de la kunoichi, qui encaissa durement l’attaque. Il marqua une pause, laissant le soin à la Chiwa de prendre toute l’ampleur de la douleur que représentait un coup dans cette zone du buste ainsi que pour se reprendre un tantinet, puis reprit de nouveaux appuis offensifs pour se lancer à nouveau vers elle.

Plusieurs coups de faible intensité s’échangèrent ensuite, les instincts d’Aimi lui dictant sans doute de tenter de riposter, l’Oterashi cherchant à déborder ses défenses pour la mettre au pied du mur. Et après quelques passes d’armes, lorsqu’il eut cerné davantage les forces dont disposait Aimi, Yanosa lança une nouvelle attaque avec son avant-bras gauche, plus puissante cette fois, et volontairement lisible pour laisser la kunoichi la parer sans problème… ou presque. Car lorsque le coup porta de tout son poids, l’impact sur le katana fut bien plus important que ce à quoi Aimi pouvait s’attendre : sa garde fut donc brisée sur le coup, ses poignets cédant sous la pression et son arme manquant de lui échapper, son corps entier balbutiant en arrière. C’est dans l’instant précis qui suivit que le pugiliste aux cheveux rouges ouvrit sa paume face à sa partenaire d’entraînement pour lui signifier un interlude.

« Tu te débrouilles certainement bien mieux que ce que tu laissais entendre l’autre jour Aimi, bien joué. Mais… j’espère avoir malgré tout été capable de te montrer à quoi peut ressembler la sauvagerie d’un adversaire déterminé à te détruire physiquement. Les coups peuvent vite se mettre à pleuvoir, et il ne faut pas pour autant se laisser transir par la douleur. C’est même le contraire, en tout cas en ce qui me concerne. Je ne sais pas si ça peut s’appliquer à tout le monde, mais la douleur peut s’avérer un moteur efficace en combat si on sait comment la gérer. Enfin, ce qui est sûr, c’est qu’elle ne doit pas te priver d’un iota de lucidité : c’est ce temps de réaction en plus qui peut former la limite entre la vie et la mort.

J’imagine que… ça peut devenir un peu lourd à entendre, à force, mais c’est extrêmement important. Car si la douleur que cause la violence est inévitable, la violence elle-même l’est d’autant plus dans ce monde. Et c’est parfois la causalité la plus banale qui l’engendre. Aux yeux de toutes les autres recrues autours de moi au centre militaire, j’étais le fils de riche. J’aurais pu être n’importe qui, aimer ou détester n’importe quoi, mais du moment que je provenais d’une famille aisée, leur haine m’était toute acquise. Le principe de statut social et la supériorité fictive qui y est attachée leur imposait de vouloir me faire du mal. Et partant de là, face à leur violence à eux, comment crois-tu que je sois parvenu à survivre ?
 »
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Dim 14 Avr 2019 - 2:14


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Il était prêt, prêt à lui faire découvrir son monde, prêt à lui faire ouvrir les yeux quant à la violence qu’il engendrait et donc la douleur et la souffrance qu’il infligeait. Aimi était prête, ce n’était pas en prenant des pincettes qu’elle apprendrait, elle n’était pas du genre à laisser facilement tomber, c’était une dure à cuire, elle avait la volonté de la Roche dans le sang, et elle allait lui prouver. Ayant écouté ce qu’elle lui avait dit, l’homme accepta son choix et se mit en position, la jeune femme pouvait apercevoir de ses yeux analytiques qu’il préparait ses membres au combat. D’un geste vif, il retira l’habit marron prêt à battre des poings. Fronçant des sourcils, prête à le recevoir, l’homme mima des gestes inconnus pour la Chiwa, mais qui lui faisait comprendre qu’il était prêt.

C’est avec satisfaction qu’elle le vit s’élancer vers elle de façon linéaire, son poing visant le visage doux de l’Eisei Nin. La Genin prête à une offensive de sa part n’eut pas de difficulté à éviter le coup, se baissant instinctivement. La jeune femme en profita pour dégainer son Hinoken : elle se sentait entière. Aussitôt la lame prête à brandir, il ne lui laissa pas le temps de l’attaquer et tenta de la prendre par surprise par les jambes, elle se vit obligée de reculer et il fonça sur elle aussitôt. Sachant qu’elle ne pourrait pas éviter le coup de son avant-bras couverts d’une protection à cet effet, la jeune femme plaça sa lame entre les deux, parant par la même occasion le coup. Elle forçait sur ses mains pour le retenir, ses sourcils froncés, la mâchoire serrée. Alors qu’elle essayait de le repousser tant bien que mal, une puissance nouvelle impulsa dans son attaque défaisant la parade, le katana projeté sur le côté, et sa défense annulée. Aimi écarquilla les yeux de surprise par tant de férocité et d’ardeur dans ses gestes. Aussitôt, le poing de l’écarlate ne pardonna pas cette ouverture et lui asséna un coup au niveau du foie de la douce, grimaçant : une douleur encore inconnue naquit. La jeune femme eut le souffle coupée durant quelques secondes, la bouche grande ouverte. Elle recula légèrement et posa une main sur son ventre, reprenant son souffle : alors c’était ça ? La rousse se redressa légèrement, encore désarçonnée par le coup qu’il lui avait porté, mais son envie de continuer plus forte que tout, elle fixa l’Iwajin prête à reprendre l’assaut. Chose promise, il se lança de nouveau vers elle, ses coups destinés à atteindre la jeune femme pour lui faire éprouver cette souffrance dont il parlait tant. La douce se défendait tant bien que mal en parant avec son katana ou évitant ses attaques bestiales.

Les coups fusaient et la jeune femme éprouvait des difficultés à suivre la danse de poings qu’il lui offrait. Ce fut alors qu’il lui lança une nouvelle offensive plus lente, mais qui semblait bien plus forte et décisive que les autres, lui laissant le temps de tenter une parade contre son membre musclé. Sûre de pouvoir se défendre, la jeune femme ne s’attendit donc pas à prendre autant de violence dans cet affront qui sous le poids de l’impact, fit céder ses poignets, brisant la garde d’Aimi qui faillit perdre sa compagne aiguisée. La jeune femme recula fortement manquant de chuter maladroitement. Ses pieds de nouveau cordonnés, surprise se lisant dans ses iris rubis, elle sentit ses mains endolories par son puissant coup. La doucereuse respirait bruyamment suite au coup sur son thorax, la douleur l’élançant de nouveau. Un sourire aux lèvres s’adressa à son partenaire de combat, lèvres entrouvertes, c’était étrange, mais elle adorait ça. Elle se sentait plus vivante que jamais, bien que la douleur était présente.

Yanosa s’arrête alors, permettant à la jeune femme de reprendre son souffle et de remettre ses idées en place. Une main était posée sur son buste et son katana lui servait d’appui. L’homme féroce la félicita pour l’échange, elle ne trouvait pas avoir été particulièrement efficace, mais avait tenté de se défendre à chaque coup. Aimi hocha positivement de la tête durant ses explications : la sauvagerie était telle que si elle était tombée face à un ennemi, elle aurait sûrement succombé sous les nombreux coups de l’adversaire qui aurait pour but de la tuer. Le coup douloureux qu’elle reçut l’avait désarçonnée, la surprise était telle qu’elle eut beaucoup de mal à se remettre dans l’échange bien que sa volonté l’ait aidé à de nouveau se protéger. Seulement, elle comprenait l’Oterashi lorsqu’il disait qu’il ne fallait pas se laisser distraire par la souffrance. Il fallait absolument qu’elle apprenne à faire abstraction du mal qu’elle pouvait ressentir, parce que cela pourrait coûter très cher, voire même la vie. Aimi l’écouta le plus sérieusement possible, concentrée sur ses paroles, elle reprenait son calme petit à petit. La Chiwa savait que ce qu’elle ressentait n’était rien comparé aux blessures qu’on pourrait lui infliger en temps de guerre, elle comprenait bien mieux où il voulait en venir. Il lui expliqua qu’il avait été haï, car il faisait partie d’une famille aisée, la jeune femme ne comprenait pas comment on pouvait mettre une étiquette sur quelqu’un aussi simplement et ne pas voir plus loin, c’était injuste. Il avait subi mainte souffrance à cause de ce qu’il était, il lui demanda comment il avait réussi à survivre sous leur courroux violent. Pour la jeune femme, c’était évident.

« Si j’avais été à ta place, je me serais montrée aussi violente qu’eux, je me serais battue et défendue, pour survivre, j’aurais encaissé les coups, mais je leur aurais rendu puissance dix. »

Il était évident que c’était le seul moyen de survivre, la fuite n’était qu’une maudite preuve de lâcheté, ce n’était pas la vraie survie, celle qu’on obtenait en se battant corps et âme.

« Je dois survivre moi aussi, je dois faire abstraction de la douleur que tu m’infliges, sinon tu me vaincras sans soucis. Il faut que je me renforce, que j’apprenne à me défendre bien mieux, que j’encaisse mieux. Cette douleur, elle n’est pas agréable, j’ai déjà lu dans les yeux de mes patients un martyr insoutenable. Pour ma part, je me sens simplement vivante, cela doit paraître étrange, je sais… »

La douce Chiwa le regardait avec une lueur de désir de vaincre, elle avait la hargne, bien qu’elle n’ait clairement pas le niveau à la fin au combat au corps-à-corps, elle n’allait pas laisser tomber aussi facilement, et elle savait que cela plaisait à Yanosa. La douce femme reprit une position défensive dans le cas où l’homme voudrait reprendre les hostilités, réfléchissant à comment riposter et l’attaquer, elle avait besoin de défense plus solide.




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Dim 14 Avr 2019 - 18:03
Yanosa éprouva un sentiment très partagé lorsque la jeune medic-nin répondit à son interrogation exactement de la « bonne » façon, retranscrivant et résumant ce qui s’était déroulé dans les faits, car si c’était effectivement la réponse et l’attitude que lui avait adopté à l’époque et continuait de promouvoir aujourd’hui, il avait secrètement nourri un secret espoir en posant la question. L’espoir de recevoir une réponse surprenante, qui l’aurait désarçonné et lui aurait montré que, peut-être, une autre voie aurait été possible, si ce n’était pour lui, pour les autres habitants du monde en général. Mais il n’en fut rien, et si l’Oterashi ne s’était formulé aucune attente, il ne put s’empêcher de ressentir une légère déception. Et puis après tout, pensa-t-il, peut-être était-il finalement dans le vrai depuis tout ce temps ? Peut-être n’y avait-il réellement aucune autre voie possible que celle de la violence, et que la seule paix qui était possible se trouvait sur d’autres plans, ailleurs que sur cette Terre. C’était là la fatalité à laquelle s’était rendu Yanosa, qui ne percevait que trop clairement la façon dont tournait le monde pour se vautrer dans une naïveté qui le pousserait à croire à un idéal de paix et d’entente cordiale entre tous les peuples.

« En un sens, ta réponse est rassurante. Car oui, c’est exactement ce que j’ai du faire. Je me suis… abaissé, ou élevé, selon la perspective, au niveau de violence de ceux qui m’entouraient, et j’ai fait en sorte de rester plus fort et plus violent qu’eux. Heureusement… tout ne se limite pas à de la simple force brute, et l’intellect joue un rôle extrêmement important en définitive. Mais la violence induite par la manipulation et les manigances en tout genre est tout aussi réelle que le reste. »

Mais il s’agissait d’une leçon que le pugiliste ne pouvait pas réellement enseigner, pas pour le moment en tout cas, car si il était bel et bien versé dans l’art de la politique et de ses intrications toutes plus obscures les unes que les autres, il n’en avait pas la même connaissance ni la même expérience. Savoir était une chose, maîtriser en était une toute autre.

« Non, ce n’est pas étrange au contraire. La vie toute entière est faite de souffrances diverses, et aussi désagréables qu’elles soient, elles nous prouvent que nous sommes vivant à chaque instant. Et en ce sens, elles sont les bienvenues… jusqu’à un certain degré. Ce n’est pas pour rien que la torture reste, et bien… de la torture. Mais revenons à nos moutons. » dit-il en se rapprochant de façon neutre de la jeune femme.

Sans un mot, il prit doucement ses mains, celles-là même qui tenaient le sabre entre leurs doigts, et la fit brandir son arme en position de garde classique.

« Tu sais parer, je l’ai vu, mais tu ne sais pas encore tout à fait adapter ta parade à la puissance de ton adversaire. Tu aurais pu avoir le temps d’esquiver mon dernier coup, tout à l’heure, mais tu aurais aussi pu ne pas l’avoir si je l’avais décidé, et dans ce cas, parer est ta seule vraie option. Tu ne t’es pas débinée, et c’est le principal, mais il va falloir que tu améliores ta posture et ton mouvement si tu ne veux pas subir de plein fouet la puissance de tes adversaires. Pour parer au mieux, il faut parfois admettre sa propre faiblesse. Si tu ne peux pas stopper la force qui vient à toi, alors… contente-toi de la dévier.

Cela t’offrira deux avantages : premièrement, tu ne seras plus autant engagée physiquement dans l’échange, tu dépenseras moins d’énergie et tu ne perdras pas ton équilibre. Et deuxièmement, ton adversaire sera d’autant plus déstabilisé, lui, de voir et de sentir sa propre force s’enfoncer dans le néant. Il sera déséquilibré, et aussi frustré, et c’est la meilleure recette pour créer des ouvertures et des opportunités de contre-attaque. Maintenant… pour que tu t’y essayes un peu plus, je vais t’attaquer plusieurs fois d’affilée, assez rapidement. Et de plus en plus fort. A toi d’essayer d’adapter ton mouvement et ta posture pour dévier mes coups plutôt que d’essayer de les stopper.
 »

Armant son bras droit, Yanosa commença alors la série de coups annoncée en usant et abusant de la résistance que lui offraient ses brassards.
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Dim 14 Avr 2019 - 20:13
Bons procédés...

Aimi savait que ses paroles avaient fait mouche, elle n’était pas bête, elle avait très bien compris la direction dans laquelle Yanosa avait dû s’aventurer pour souffrir, on n’en serait pas là sinon. La douce n’était pas d’accord avec tout cela, même si elle savait que c’était ce qui avait été nécessaire de faire pour sa survie, elle aurait souhaité que tout cela se passe autrement. L’écarlate s’enquit de les mettre d’accord sur sa réponse.

« Je reste cependant persuadée que ce n’est pas forcément la meilleure des choses, de devoir user d’autant de violence qu’eux. Même moi, en aurais-je eu la force ? Je suis bien trop gentille, toi-même, tu le dis… Je suis d’accord que cette violence ne se résout pas à faire preuve de force, je pense qu’elle est aussi sournoise, comme tu le dis, qu’on peut faire encore plus de dégâts en agissant avec intelligence. Malgré tout, je continue à croire qu’il y a du bien en ce monde, je continue à l’espérer et je pense être la preuve qu’il y a encore du bon, non ? Notre cause n’est pas perdue, je ne laisserai pas ce qu’il y a de mauvais prendre le dessus, et c’est pour cela que tu es là. Pour m'apprendre à côtoyer cette sauvagerie, cette violence, pour mieux la vaincre. Parce que si cette douleur me fait me sentir vivante, le bien que je procure me fait tout autant cet effet, c’est l’équilibre de la balance. »

Elle lui adressa un fin sourire, s’il voulait user de violence pour se battre, c’était son choix, mais il n’avait pas le droit de penser que leur cause était perdue. Son aide lui sera précieuse, elle se renforcera, deviendra plus résistante, plus solide mentalement et tout cela, pour pouvoir protéger ce monde qu’elle chérissait tant. Car au-delà du mal, de la peine, de la tristesse, du désarroi et de la mort, il y avait aussi la vie, la joie, l’amour, la beauté et tous ses mystères, et toutes ces choses méritaient d’être préservées.
Revenant au sujet principal, la Chiwa observa l’Iwajin s’avancer vers elle afin de prendre ses mains la poussant à se mettre en position de parade, celle qu’elle connaissait déjà, lame brandit.

Il lui expliqua qu’elle maîtrisait la parade, mais à un bas niveau. La douce femme avait besoin de faire que sa parade fonctionne sur des attaques plus puissantes, sinon elle ne réussirait jamais à se défendre. Elle hocha de la tête positivement, l’écoutant avec une attention infaillible. L’idée de dévier l’attaque l’intéressa énormément, pourquoi forcément la bloquer ? Les mots explicatifs du combattant étaient une source de savoir très importante, elle assimilait ses paroles : gain d’énergie, moins de risque de prendre un coup bien trop puissant pour sa parade, ne pas être désarçonnée, déséquilibrer l’adversaire, prendre le dessus et pouvoir contre-attaquer. Elle avait besoin de ça, c’était ce qu’il lui fallait. La jeune femme devait réfléchir à comment améliorer sa parade. Trêve de bavardage, il était temps de passer à l’offensive et Yanosa n’attendit pas plus avant de se lancer.

La jeune femme évita son premier coup en basculant sa tête sur la droite, mais le poing gauche de Yanosa arriva aussi vite et la douce n’eut le choix de bondir légèrement en arrière alors que le Genin se lançait aussi vite vers elle avec l’intention de l’atteindre. La douce utilisa son katana pour parer l’assaut, la proximité des deux était telle que l’homme en profitant pour lui envoyer un coup de genou sur la hanche la faisant grimacer de douleur alors qu’elle repoussait aussi fortement que possible Yanosa avec son katana. Reprenant son souffle, elle devait vite réfléchir et agir en conséquent. Tant pis pour la souffrance résidant sur sa taille. Bien décidé à ne pas la laisser se reposer, il s’élança vers elle de nouveau le poing brandit vers son visage. L’épéiste d’Iwa décida de mobiliser tout son corps, se déplaçant sur le côté et accompagnée du fourreau de son katana, elle tenta de lui asséner un coup sur l’épaule.

Cependant, elle ne fit pas attention à ses jambes qui tournoyèrent lui assénant un coup derrière le genou. Elle lâcha un petit cri de surprise et perdit l’équilibre, ses mains se rattrapèrent sur le sol, énervée de s’être faite avoir aussi facilement, elle se releva aussitôt et reprit une pose défensive face à lui, titubant légèrement. Quand il disait faire de plus en plus mal, il ne plaisantait pas, Aimi devait trouver une solution. Peut-être pourrait-elle se servir de sa petite taille ? Se préparant à recevoir l’Oterashi, la jeune femme brandit son katana contre un coup bien plus puissant, la jeune femme se pencha légèrement en arrière, il la surplombait et la jeune femme fit glisser la lame de toutes ses forces tentant de faire basculer son bras sur la gauche, le coup dévia donc sur le côté, évitant la douce Aimi. La kunoichi en profita pour asséner un coup de pied latéral sur le dos, essayant de lui faire perdre l’équilibre. Mais Yanosa était bien vif pour la rousse et alors que son pied atteignait son omoplate, il utilisa sa main gauche pour l’arrêter et elle se retrouva bloquée. Elle fronça les sourcils essayant de se défaire, mais il la tenait fortement et dans un geste ample, il envoya valser sa jambe et le reste de son corps vers le sol, les yeux écarquillés, elle tomba à plat lâchant son Hinoken par la même occasion, son poignet lui faisant drôlement mal. Elle lança un regard à son sensei du jour, essoufflée, il ne rigolait vraiment pas.

« J’ai presque réussi. »

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres, elle adorait pouvoir se défouler et s’entraîner en même temps. Même si ça faisait mal. S’asseyant sur le sol, la doucereuse réalisa quelques mudras afin de soigner son poignet foulé. C’était la première fois qu’elle usait de soin sur sa propre personne. Un chakra vert se posa sur la blessure, c’était agréable et chaleureux, elle comprenait le sentiment de douceur que ses soins procuraient.

« Il y a sûrement plusieurs façons de dévier les coups, j’ai essayé, mais ça m’a coûté cher ahah. Si tu as des conseils ! »




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Mar 16 Avr 2019 - 0:04
« Notre cause n’est pas perdue ». Ces mots résonnèrent dans l’esprit du pugiliste aux cheveux écarlates, tandis qu’il enchaînait les coups, les parades et les contre-attaques contre la jeune Aimi. Cette dernière, malgré le fait qu’elle souhaitait se confronter à la violence, la souffrance et la sauvagerie, demeurait idéaliste en son for intérieur, et ne voulait pas cesser de croire à une utopie de paix et d’entente mutuelle universelle. Yanosa, lui, n’était pas du tout de ce bord là, et le fait même que la Chiwa se soit en premier lieu spécialisée dans le soin des blessures, petites comme grandes, témoignait déjà à ses yeux de la cause perdue qu’était le monde. Il n’était pas dit qu’on ne pouvait pas y trouver du bonheur et des bulle de réconfort à l’échelle d’une vie. Certaines personnes pouvaient même parvenir à s’isoler suffisamment des problèmes et des violences que recèle le monde pour mener une vie toute entière à l’abri, préservées, isolées. Mais, pour l’Oterashi, chercher à atteindre ce nœud immobile de confort coupable n’était pas une option, mais plutôt une manifestation de naïveté et de lâcheté. Car admettre que la paix durable et absolue en laquelle croyait Aimi n’existait pas était une chose, mais cela ne voulait pas pour autant dire qu’il n’y avait pas des choses qui valaient la peine qu’on se batte pour elles. Des choses personnelles comme altruistes, des motifs tournés vers soit-même ou vers son prochain. Il y avait tout un univers d’actions à entreprendre pour vivre les joies qui nous attiraient vers elles, comme des astres. Mais, au bout du compte pour Yanosa, le monde restait un grand chaos, un arc-en-ciel de possibilités où aucune d’elle ne pouvait dominer les autres.

Et ces pensées s’achevèrent subitement, le regard concentré de l’Oterashi se posant sur la jeune kunoichi qu’il venait d’envoyer valser sur le sol rocailleux sans ménagement aucun.

« Je dirais même que tu as réussi. Mais tu as fait preuve d’un peu trop d’imprudence dans ta contre-attaque. Garde à l’esprit que je ne suis pas le combattant le plus rapide qui soit, et que je me bats à mains nues : tu aurais pu perdre une jambe dans cette situation, contre un autre adversaire. »

Mais alors que la medic-nin affichait une mine relativement réjouie, sans doute et à raison assez satisfaite de ces premières passes d’arme qui avaient mené à une bonne utilisation de ce nouveau mode de parade, Yanosa la vit commencer à composer des mudras pour créer une vague de chakra vert emblématique d’un jutsu de soin. Écarquillant les yeux sur le coup, le guerrier aux cheveux rouges réagit immédiatement avant même la fin de la phrase prononcée ensuite par Aimi. Il se rua vers elle et claqua ses mains d’une tape vive et assez sérieuse pour lui faire comprendre qu’il ne plaisantait pas.

« As-tu compris de quoi on parle depuis tout à l’heure ? As-tu réellement compris ? La plupart des shinobis qui partent en mission n’ont pas le luxe de pouvoir compter sur un medic-nin tel que toi. Ils n’ont que leur coéquipier, et leurs facultés, point. Si ils flanchent, l’équipe flanche. Que tu sois capable de te soulager de ta propre douleur : très bien ! Tant mieux pour toi ! Mais si tu pars en mission, ce sera tes camarades que tu devras soigner, comme si tu étais à l’hôpital. Oh bien sûr, tu dois te dire… Formons plus de médecins, imposons leur présence dans toutes les équipes du village… Mais ce n’est malheureusement pas possible. Iwa, comme toute les forces militaires des autres pays, doit pouvoir Agir. Savoir réagir est toujours une nécessité, bien sûr, mais c’est la proactivité qui prime dans notre monde. Et une force militaire composée au tiers de médecin ne va pas du tout dans ce sens.

Car pour pouvoir espérer atteindre cette fameuse paix dont tu rêve, que tu le veuilles ou non, il faut combattre. Il faut tuer, tromper, parfois même torturer, et ce n’est pas en pensant à son propre confort qu’on arrive à atteindre l’objectif. A chaque instant, tu devras faire le choix stratégique le plus juste avec tes compétence très prisées, et si tu te laisses influencer par ton jugement, tu pourras ne pas être capable de faire le bon choix. Aujourd’hui, tu ne te soigneras pas. Tu ressortiras de cet entraînement douloureuse, recouverte de bleus, saturée de crampes. C’est compris ?
 
»
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Mar 16 Avr 2019 - 1:10
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C’était bien de réussir, mais si son succès lui aurait valu la perte de sa jambe, ce n’était pas vraiment une réussite. La douce hocha de la tête sérieusement, écoutant ses conseils. La douce se rendait compte de sa bêtise, elle avait agi dans le feu de l’action et n’avait pas pensé aux conséquences. Elle devait trouver d’autres moyens pour contre-attaquer de façon efficace sans en subir des conséquences drastiques. Alors que la jeune femme tentait de soigner son poignet inutilisable, elle ne vit pas Yanosa se ruer vers elle, mais sentit la claque irritante qu’il lui infligea sur ses mains, la jeune femme le regarda avec des gros yeux ne comprenant pas ce geste. C’est alors qu’il éleva la voix à son encontre, vraiment énervé. Bien sûr qu’elle savait que les shinobis n’avaient pas la chance de posséder les capacités réparatrices d’Aimi, bien sûr qu’ils n’avaient pas de seconde chance, pourquoi lui rappeler cela ? Plus il parlait et plus la jeune femme fronçait des sourcils, mais pour qui la prenait elle ? La jeune femme pouvait comprendre sa façon de penser, mais elle trouvait qu’il allait trop loin dans ses paroles, elle n’était pas née de la dernière pluie. Même si elle n’avait jamais côtoyé cette violence dans laquelle il avait été bercé, cela ne signifiait pas qu’elle ne se rendait pas compte des choses. Elle comprit alors qu’il parlait du fait qu’elle venait de se soigner, qu’elle devait réagir de façon stratégique, la jeune femme pouvait absolument comprendre cette leçon fructueuse. Elle avait très bien compris la leçon. Mais Aimi avait beau être gentille, elle n’aimait pas se laisser faire et allait lui faire comprendre. C’est d’un geste vif qu’elle se releva et se dressa face à lui, colère dans les yeux, elle plaqua ses deux mains sur son torse et le poussa avec la force qu’elle possédait. Si elle savait utiliser cette super force dont l’entraînement était en cours, il n’aurait pas fait le malin plus longtemps.

« Parce que tu crois que je suis ici pourquoi ? Tu crois que je ne sais pas que tout le monde n’a pas le droit à cette seconde chance que je peux offrir ? Je sais très bien que la priorité en mission sera mes camarades, mais tu m’excuseras, si je suis incapable d’utiliser ma main, je ne vois pas comment je peux protéger mes coéquipiers ! Parce que je suis obligée de survivre quand je suis avec eux, je ne pourrai pas toujours me reposer sur eux, je dois me défendre, je dois me battre, je devrai tuer s’il le faut, torturer comme tu dis, mais dans certains cas, je n’ai pas le choix que d’utiliser un soin sur moi. Alors peut-être que pour l’entraînement, j’ai pensé à moi, mais si je suis incapable de tenir mon katana, tu comptes m’apprendre quoi ? Je me sens déjà assez impuissante comme ça ! Si je suis ici, c’est que je veux combattre pour préserver ce qui m’est cher, que tu y crois ou non. »

Elle soupira et ramassa son katana, elle sentait son genou lui faire mal, mais n’en fit rien, elle avait compris la leçon pour aujourd’hui. Au fond, c’était une vraie leçon de moral qu’il lui avait fait, elle pouvait comprendre son ressenti.

« Enfin, je comprends où tu veux en venir, c’est juste la façon dont tu le dis qui est… Soit, j’assimile tous les conseils que tu me donnes, je ne me soignerai plus. Je vais me contenter de subir et de te rendre. Alors ramène-toi ! »

Son regard déterminé ne quittait pas ses pupilles depuis le début de leur rencontre, elle était enragée et avait besoin d’évacuer, il était hors de question qu’il pense qu’elle était de ceux qui pensaient à son confort avant les autres. La douce femme lança même les hostilités en tentant de lui asséner un coup de katana qu’il para facilement avec son avant-bras avant de lui mettre un coup-de-poing dans le ventre qu’elle encaissa difficilement. Reculant légèrement, elle toussa dans le vide surprise par la violence du coup. Ce fut à son tour de se lancer un coup de pied visant sa nuque qu’elle évita en se baissant, armée de son katana, elle tenta de le frapper à la jambe sachant qu’une blessure à cet endroit pourrait être très gênante. Il eut le réflexe de reculer alors que la lame déchira légèrement son pantalon beige, l’éraflant légèrement. Elle l’avait légèrement touché, mais c’était déjà ça. Un fin sourire aux lèvres, elle se concentra de nouveau alors que la bête Iwajin se lançait sur elle bien plus énervée qu’avant. Les deux iwajins s’échangeaient des coups alors que ceux de l’homme étaient plus puissants, plus amples, plus déterminés à lui faire mal alors que la douce tentait de parer et de lui rendre vicieusement la pareille.

La kunoichi ne parvenait pas à éviter toutes ses attaques et ses bras et ses jambes fatiguaient à vue d’œil, se teintant de quelques bleus, tout comme son ventre qui avait pris un sacré coup. Manquant de concentration pendant quelques secondes, elle ne vit pas le coup de coude atterrir sur son visage la faisant reculer dangereusement. Un goût de fer rempli sa bouche, du sang coulant de sa bouche dû au coup féroce. C’était la première fois qu’elle était malmenée ainsi et elle s’en rappellerait sûrement toute sa vie. Elle passa le revers de sa main afin d’essuyer les traces de sang puis le laissa se lancer à elle. Reproduisant sa tactique première, elle le laissa l’attaquer puissamment et utiliser son poids pour lui faire perdre l’équilibre alors que son katana faisait basculer son bras sur le côté. Cette fois-ci, elle n’utiliserait ni sa jambe, ni son bras, si jamais elle devait l’attaquer, elle utilisait le fourreau de son katana et frappa dans son épaule le plus fortement possible, l’atteignant le faisant reculer légèrement. Les deux combattants se toisaient du regard, la douce reprenait son souffle, tout son corps la faisait souffrir, mais elle ne laissait rien paraître, elle ne voulait pas qu’il la prenne pour une faible.

« Ne dis plus jamais que je fais passer mon confort avant celui des autres. De mon côté, je tacherai de ne plus te décevoir de cette façon. Tu m’apportes beaucoup sache le, alors merci.»

Elle avait eu besoin de lui faire comprendre qu’elle ne se laisserait pas faire, mais elle n’aimait pas manquer de respecter pour autant ou simplement le décevoir. L’homme lui offrait un apprentissage sans égal, elle lui était vraiment reconnaissante.




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Mer 17 Avr 2019 - 19:45
Bingo. Ce fut la pensée qui fusa à travers l’esprit de l’Oterashi lorsque, terminant son monologue réprobateur, il vit cette lueur de défi s’éveiller dans les yeux d’Aimi, qui accompagna l’attitude par le geste en se redressant de toute sa petite hauteur et en poussant le plus fort qu’elle le put le torse de Yanosa avec ses deux mains. Celui-ci réfréna un sourire, qu’il savait hors de propos, mais ne s’en réjouit pas moins en son for intérieur de voir ainsi la jeune Chiwa se rebiffer et faire montre d’un tempérament qu’il lui connaissait déjà, mais dont il n’avait pas encore pu avoir toute l’expression. Sans broncher d’un iota, il la laissa donc décharger tout ce qu’elle avait à décharger, écoutant un à un ses mots chargés de colère, une colère auréolée de justice et d’affirmation de soi. Et lorsque l’orage fut finalement passé, le guerrier aux cheveux rouges répondit simplement.

« Justement, Aimi. C’est précisément pour t’apprendre à tenir ton katana quoi qu’il en coûte que je suis ici aujourd’hui. »

Compréhensive malgré tout, Aimi finit par assimiler les propos que lui avait tenu Yanosa, bon gré mal gré : il vit son faciès se renfrogner légèrement, trahissant le fait que, au fond, elle savait qu’il détenait une part de vérité, et que c’était elle précisément qu’il tentait de lui inculquer. Il l’avait prévenu : elle devrait se faire mal, et cela était aussi vrai pour que mental que pour le physique. Mais l’Oterashi demeurait comblé par les réactions de la médic-nin qui, loin de se cabrer devant l’obstacle, l’embrassa une fois de plus et le prit à bras le corps en relançant d’elle-même les hostilités. Sans concession, Yanosa demeura le plus ferme du monde en dépit de son admiration pour ce petit bout de jeune femme, qu’il érodait petit à petit pour que le diamant en elle se révèle. Ses riposte se firent même plus rudes qu’auparavant, et prenant tout à fait au sérieux la menace et l’expertise d’Aimi, ne se déconcentra pas un seul instant durant la joute qui suivit. La medic-nin encaissait encore et encore, mais parvenait presque à riposter, abîmant le pantalon du pugiliste du bout de sa lame.

Toujours partial, Yanosa fit monter la pression, ne laissant passer aucune faille dans la garde de la kunoichi et la « punissant » chaque fois d’un coup sur mesure. Il se surprit même lui-même, dans toute sa neutralité, en décochant un violent coup de coude dans le visage d’Aimi, mais constater sa détermination même après un tel coup le combla de bonheur. Mieux, quelques échanges plus tard, la voilà qui parvenait à appliquer à la lettre les conseils techniques qu’il lui avait prodigué, déviant parfaitement l’un de ses coups les plus brutaux et lui décochant en riposte un coup sec et rapide avec le fourreau de son sabre. La douleur dans son dos avait rarement été aussi délicieuse, et Yanosa en vint à réellement aimer son rôle éphémère de sensei.

« Je ne te le dirai plus… si je ne le constate plus. Bravo, il semble que finalement, le geste ait fini par rentrer. Et alors même que ton corps a largement souffert de mes attaques… Tu es donc capable, en fin de compte, de bien le tenir ce katana, peu importe la douleur. Sans même t’en rendre compte… tu as dépassé des limites que tu croyais finies et absolues, tu t’es surpassée, et c’est exactement ce que j’attendais de toi aujourd’hui. J’espère que tu ne m’en voudras pas de t’avoir malmené, tant par mes mots que mes actes. Tu es… en ce moment même… dans une zone de ton esprit que tu ne connaissais peut-être pas, et qui t’autorise des choses que tu ne te permettais peut-être pas avant. Si tu souhaites continuer à t’entraîner à parer, je t’invite à continuer… Si tu penses que tu as suffisamment assimilé la technique, alors... »

D’un geste ample de la main, Yanosa offrit une porte de sortie intangible à Aimi, vers le cœur du village, où elle pourrait trouver un repos bien mérité. Toutes ses blessures considérées, elle avait en effet donné suffisamment d’elle-même pour qu’elle puisse clore cet entraînement la tête haute, mais l’Oterashi restait disponible pour elle si elle désirait approfondir son savoir.
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Jeu 18 Avr 2019 - 0:25


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Le souffle effréné de la kunoichi se faisait entendre dans tout le terrain d’entraînement où fraîcheur et humidité régnaient. La jeune femme avait le corps légèrement penché en avant, ses poings appuyés sur ses genoux, katana dans la main droite. Tout son être la tiraillait de toute part, c’était douloureux et très désagréable. La douce avait déjà eu des courbatures, des petites éraflures ou des petits bleus, suite aux entraînements autonomes, mais jamais de façon aussi intense, c’était complètement différent de tout ce qu’elle avait connu. Tout s’était déroulé de façon si féroce, la jeune EIsei Nin avait explosé contre Yanosa qui l’avait accueillie à bras ouverts, ayant l’air amusé par la situation. Tout ceci était arrivé suite à sa réprimande qui servait de provocation, ce qu’elle comprit quand il lui expliqua qu’il faisait cela pour qu’elle apprenne à utiliser son Katana peu importe la situation dans laquelle elle se trouvait. Même si la douleur lançait à chaque attaque, elle tenait coup et recevait les coups non sans difficulté, elle n’avait pas lâché l’affaire et plus le combat avançait, plus elle comprenait. Jusqu’à utiliser sa première idée de parade, mais de façon plus réfléchie contre l’homme à la tignasse rouge qu’elle avait réussi à atteindre. Tout s’était déroulé dans une danse bestiale, mais aux objectifs bien précis.

Elle attendait un signe de sa part, alors qu’elle avait simplement envie de s’écrouler à même le sol. La rousse ferait tout pour qu’il n’ait plus à constater cela, car c’était une vraie insulte à tout ce en ce qu’elle croyait, elle se dépassait toujours pour prendre soin des autres. Puis, il la félicita, d’un coup, et la jeune femme écarquilla les yeux à ces douces paroles qui semblaient la guérir de tous les maux de cette rencontre sauvage. Plus il parlait et plus elle confirmait ses doutes, s’il n’avait pas souhaité qu’elle se soigne, c’était pour qu’elle se batte avec son katana en souffrance. Il lui expliquait donc qu’elle avait tenu le coup avec brio. Alors que les paroles du roux atteignaient ses oreilles, les jambes ankylosée de la jeune femme lâchèrent et elle chuta lentement à genoux sur le sol, épuisée, son katana tombant à ses côtés. Elle avait réussi à dépasser ses limites et tout cela à cause d’une simple provocation qui l’avait fait sortir de ses gonds, c’était fin et astucieux, car cela avait parfaitement fonctionné. L’épéiste était même honteuse de s’être fait avoir ainsi. Aimi ne lui en voulait absolument pas, il avait fait son boulot et il avait fait cela avec exemplarité et une certaine brutalité… La Chiwa se sentait faible physiquement, mais entière dans son âme, elle découvrait un aspect du combat qui lui était encore inconnu et elle avait énormément appris en ce jour. De plus, elle aimait cela. Il lui proposait alors si elle voulait continuer ou si elle voulait écouter leur rencontre. La jeune femme fixait sa main, elle ne pensait pas pouvoir se relever de suite et ne souhaitait pas se soigner, elle ne le ferait pas, trop fière. L’émotion et la douleur intensifiée firent apparaître deux petites perles aux coins des rubis d’Aimi, qui était fière d’elle et à la fois épuisée et très éprouvée. Ne voulant pas qu’il la voie ainsi, elle essuya brusquement ses yeux avec son avant-bras.

« Ce n’est pas que je ne désire pas continuer, mais je crois que… mes jambes ne me répondent plus ahah. Je vais avoir besoin de quelques minutes pour reprendre de l’énergie et je ne compte pas me soigner. Si cela te dit, je serai très honorée de continuer l’entraînement avec toi quand je serai d’attaque, merci pour ce que tu as fait. En échange, tu me parlerais de ton école militaire ? Enfin sauf si tu veux rentrer, je comprendrai.»

L’iwajin aux cheveux flamboyants avait bien trop mal pour bouger, elle était bloquée sur le sol et n’avait pas envie de bouger, le gravier était bien confortable à ce moment précis. La combattante se devait d'assimiler la douleur, elle ne céderait pas à des soins mineurs. Alors elle se disait qu’elle mériterait peut-être d’en savoir un peu plus, c’était tout de même de là que tout était parti.





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Dernière édition par Chiwa Aimi le Lun 10 Juin 2019 - 13:21, édité 4 fois
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Ven 19 Avr 2019 - 12:30
Lorsque Yanosa annonça à la jeune médic-nin qu’elle était libre de mettre fin à l’entraînement, il sentit en elle une avalanche de soulagement se déclencher. Tout son corps se détendit de sa crispation et de sa tension accumulées pendant les passes d’armes multiples et violentes et, mécaniquement, comme si sa seule volonté l’avait aidé à tenir jusque là, Aimi tomba à genoux sur le sol rocailleux du haut plateau. L’Oterashi afficha un léger sourire en observant la scène, à la fois fier de ce qu’ils avaient accompli ensemble et tout à fait au courant qu’un seul entraînement de ce type était loin d’être nécessaire pour forger l’âme d’une future élite, capable de prendre en toutes circonstances les meilleures décisions et les appliquer le plus efficacement possible. Malgré tout, il baissa son bras qui montrait jusque là toujours la direction du village, et se plaça en tailleur en face de la Chiwa, visiblement éreintée et totalement vermoulue par l’entraînement qui venait de se tenir. A dire vrai, lui non plus n’était pas foncièrement contre une petite pause, car lorsqu’il ne se laissait pas aller à la frénésie du combat, ses douleurs lancinantes et parfois très aiguës le parcouraient de part en part sans lui laisser de répit, ce qui érodait sa concentration et ses facultés logiques. Seul l’abandon le plus total lui permettait de rediriger ces énergies négatives pour les muer en une force positive, ce qu’il ne pouvait pas se permettre dans ce cadre là.

Yanosa fut en tout cas étonné de « l’échange » qu’elle lui proposa alors, tandis qu’elle réaffirmait malgré tout son envie de reprendre l’entraînement plus tard : lui parler de son école militaire… pour la remercier ? Ou bien était-ce elle qui pensait le remercier en lui offrant une opportunité de se confier ? L’Oterashi ne comprit pas très bien où elle voulait en venir avec cet échange de bons procédés à la dynamique un peu opaque, mais il avait déjà décidé il y a bien longtemps de ne se faire aucun tabou de son passé, afin de pouvoir mieux le gérer lui-même et de ne pas contaminer ses rapports avec les autres.

« J’ai le temps. Décidément… cette école intrigue chaque fois toutes les personnes à qui j’en parle. Il est vrai qu’elle est tellement différente de l’Académie d’ici qu’il y a de quoi être intrigué. Je l’expliquais déjà, l’autre jour, à un camarade d’entraînement nommé Musashi. Ce centre militaire… n’a en fait qu’un seul but : créer des soldats serviles et obéissants, broyés par leurs instructeurs et par la sauvagerie qui se développe entre les recrues qui ne s’entendent pas. Je te le disais déjà l’autre fois : j’étais un bouc-émissaire parfait là-bas, vue ma haute extraction, et si je n’avais pas pris le chemin de la riposte et embrassé la violence de ce milieu, je serais certainement mort là bas. Il n’y a pas de demi-mesure dans ce centre, et mon parcours fait figure d’exception. C’est parce que j’avais fini par devenir l’alpha de ce milieu pourri et détestable que j’ai pensé pouvoir le rester au sein de ce village, mais tous les autres étaient bien conscients que leur carrière serait bien plus fructueuse, et aussi moins dangereuse, en s’enrôlant dans la garde traditionnelle.

D’un côté, j’ai donc fait une énorme erreur de jugement : aujourd’hui, même si j’ai réussi à passer Chûnin il y a deux ans, je suis confronté chaque jour à mes limites et à des pouvoirs tous plus extraordinaires les uns que les autres. Je dois m’adapter et m’améliorer sans cesse pour espérer regagner mes galons et rester dans la course. Je suis très loin de l’alpha que j’étais alors devenu dans cette « école ». Mais d’un certain point de vue… c’est pour le mieux. Si j’avais suivi un chemin différent, je ne me serais même pas rendu compte de ma faiblesse, et je me serais complu dans un carcan et une routine qui ne me ressemblent pas. Je détruirais donc volontiers ce centre si j’en avais l’occasion, et en même temps… je lui dois d’être celui que je suis aujourd’hui.
 »
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Sam 20 Avr 2019 - 10:43



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Les deux Iwajins étaient installés en tailleur l’un face à l’autre. La douce sentait son corps tout tendu, comme si tout ce qu’elle avait contenu en elle refaisait surface avec brutalité sans égale. Son visage épuisé se grimaçait de douleur à chaque fois qu’elle essayait de bouger. Un bon repos n’était pas de refus. Alors la douce s’était dit que quitte à rester là à ne rien faire, autant rendre de temps rentable en questionnant le jeune homme sur un sujet qui l’avait interpellée quelques semaines auparavant à l’hôpital. Aimi était très curieuse et elle voulait aussi comprendre les choix de Yanosa qui étaient tout sauf anodins. De plus, étant donné, qu’il l’avait côtoyé un peu de son monde de sauvagerie, elle se trouvait en droit d’en savoir plus. La jeune femme aperçut son air étonné, ne s’attendant pas à ce qu’elle lui pose la question sûrement. Pourtant, elle le lui avait dit, qu’elle voulait savoir. La Chiwa soupira et lui sourit simplement.

« Je t’ai dit à l’hôpital que je voulais comprendre et savoir, tout simplement. Je me dis que vu que tu m’en apprends plus sur moi-même, j’aurais le droit de comprendre un peu mieux ce qui a fait ce que tu es devenu...»

Concentrée sur l’homme à la teinte écarlate, l’homme prit la parole s’étonnant que tout le monde puisse être intéressé, ce n’était pourtant pas surprenant, ceux qui avaient exercé en tant qu’apprenti à Iwa, ne pouvaient pas comprendre ce… Centre militaire. À l’entente du nom d’un certain blond qu’elle connaissait très bien, qui lui aussi avait fait l’expérience de ses explications, sa réaction la plus naturelle fut de rougir légèrement, ne pouvant contenir cette réaction habituelle. S’infligeant une gifle mentalement, elle reprit sur elle, un air sérieux et concentré sur son minois. Il lui expliqua alors l’objectif de cet endroit violent : celui de former des soldats se soumettant à eux sous la violence et la brutalité, les instructeurs étaient très différents des senseis du village de la Roche, c’était certain. Et elle supposait que les mésententes aussi devaient être différentes. Plus elle l’écoutait et plus elle le plaignait. Yanosa n’avait pas eu le choix de se tourner vers la même violence et brutalité qu’il avait subie durant tant de temps et la Chiwa ne pouvait pas remettre en cause ses choix, elle ne pouvait pas imaginer un quart de seconde ce qu’il avait vécu.

Il lui faisait part de la limite de ses pouvoirs contrairement à d’autres qui en possédaient de talentueux et uniques même. La douce le comprenait, elle, pour arriver à ce niveau, elle avait travaillé sans relâche, et même encore maintenant la route était longue et parsemée d’embûches. La douce aussi devait s’améliorer sans cesse, tout comme lui, elle ne devait pas freiner si elle ne voulait pas se retrouver derrière ses camarades, fierté oblige et désir de protéger les siens une priorité. Aimi hocha positivement de la tête, assimilant toutes ses paroles avec le plus grand des intérêts.


« Comme tu l’as dit, ce n’est pas étonnant qu’on s’intéresse à ton centre militaire, c’est vraiment différent de tout ce qu’on a pu vivre Yanosa. Je comprends mieux maintenant pourquoi tu es devenu ainsi, ce centre t’a fait t’endurcir, t’a nourrie d’une violence inouïe et je pense que ça t’aidera à encaisser les affres monstrueux de ce monde, c’était peut-être un mal pour un bien... Mais plus jamais tu as à devenir un bouc-émissaire. Une chose dont je suis certaine, c’est que même si tu es très loin de celui que tu étais avant tu n’en deviendras que meilleur, j’en doute pas. Ta volonté et ton désir de ne jamais te freiner, je le comprends énormément, j’ai dû me battre pour être ce que je suis aujourd’hui, et même encore maintenant, toi-même, tu le vois, j’ai tellement à apprendre encore… Et un jour, toi aussi tu seras fier des pouvoirs que tu posséderas. Moi-même, je suis fière d’avoir pu apprendre à durcir mon mentale, à encaisser la douleur et me battre sous celle-ci, je me suis améliorée aussi techniquement que physiquement et psychologiquement et tout cela, grâce à toi. Alors, ouais, je ne doute pas de ton ascension qui sera prodigieuse. Ah ah je suis comme ça toute façon, j’aime voir les bons côtés de ce monde et qu’importe ce que tu dis, tu en fais partie. »

Elle releva son bras et brandit le pouce accompagné d’un magnifique sourire plein d’encouragement et de confiance. L’épéiste fit mine de réfléchir durant quelques instants, laissant un petit blanc.

« Étant donné qu’on doit tous les deux progresser pour rattraper les autres, je m’engage à t’apporter toute l’aide possible, que ce soit théorique ou pratique, j’ai tellement lu et étudié que peut-être, je pourrai t’être utile un jour ! En attendant, je deviendrai un partenaire d’entraînement à la hauteur de tes espérances ! »

La douce dirigea ses deux bras vers le ciel pour s’étirer alors que tout son corps pleurait de souffrance, mais elle se sentait déjà mieux. Prise par une volonté qui surprendrait tout le monde, la rousse se redressa, Katana à la main, contre toute attente. Son ventre lui faisait toujours mal et son genou aussi, sa bouche ne saignait plus, mais le sang sur sa joue avait séché. Ses membres tremblaient d’excitation et de souffrance, la douce pleurera sûrement à chaude larme lorsqu’elle ira se détendre sous une douche, mais en attendant, elle avait toutes les personnes chères à son cœur à protéger.

« J’aimerais retenter cette parade si c’est possible Yanosa, après on pourra se laisser le reste de la journée puis on s’entraînera un autre jour si cela te dit ! Alors, comme toujours, je t’attends. »

Elle se mit en position de défense et lui adressa un sourire complice, attendant son partenaire d’entraînement pour un dernier échange bestial.

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Sam 20 Avr 2019 - 16:02
Assis en tailleur l’un en face de l’autre, l’heure était définitivement à la communion des esprits et à la communication verbale plutôt que martiale pour les deux shinobis. Yanosa, au fond, affectionnait ces deux modes d’interaction à parts presque égales, dépendant de son humeur et du contexte. L’un pouvait être la source de débats et de confrontations civilisées de haute volée, pouvait transmettre des concepts complexes et des idées fortes, tandis que le second permettait, en quelques instants à peine, de cerner le fond d’une personne, et d’aucun dirait même son cœur. Croiser le fer avec un autre être vivant, c’était apprendre à le connaître de façon presque plus intime qu’un amant, et ce en un temps record. Il n’y avait rien de plus vrai que la vérité du combat, songeait Yanosa tandis qu’il écoutait Aimi lui répondre, et il avait à la fois appris et fait apprendre beaucoup de vérités par ce biais aujourd’hui. En l’occurrence, et ce en dépit du discours de la médic-nin, l’Oterashi était convaincu qu’en son for intérieur, elle savait à quel point son environnement direct comme lointain pouvait se révéler impitoyable et dangereux, mais surtout, à quel point ces traits étaient inexorables et inaltérables. Son optimisme faisait plaisir à voir, mais réveillait malgré tout les pensées les plus moroses chez le pugiliste, qui entendait là en creux l’impasse dans laquelle fonçait le monde, de génération en génération, toujours un peu plus fort et un avec un peu plus de détermination.

« Une ascension prodigieuse tu dis ? Ha, décidément ! Tu ne manques pas d’optimisme.. Mais que tu vois le bien en moi, laisse-moi te le dire, peut tout autant être une preuve de grande sagesse… que d’une extrême naïveté. Et en toute franchise, au jour d’aujourd’hui, je serais bien incapable de te dire laquelle des deux options est la bonne. Qui vivra verra, je suppose... »

Yanosa mûrit une pensée pendant un instant, songeant à tout ce qu’il avait réussi à accomplir pour arriver ici, à Iwa, à devenir Chûnin, à remplir des missions périlleuses et à côtoyer des shinobis formidables en leur apportant à son tour la valeur de son expérience et de ses acquis. Il repensa à tout ça, et le remit dans le contexte du temps qu’il avait mis pour accomplir tout cela, et alors pour la première fois, l’optimisme d’Aimi lui parut presque une donnée logique et mathématique : si il avait été capable de surmonter tous ces obstacles dans cette période de sa vie au demeurant relativement courte, qui sait ce qu’il pourrait accomplir d’ici un an ? Trois ans ? La perspective, il était vrai, était réjouissante, même si des plafonds de verre se matérialisaient de plus en plus au-dessus de son crâne.

« Mais, tu as raison, en s’entraidant, qui sait jusqu’où nous pourrons aller… Pas vrai ? A cette allure, tu deviendras une combattante aussi redoutable que moi au corps-à-corps en un rien de temps ! Enfin… tu sais je n’en donne peut-être pas trop l’impression, mais je suis un grand amateur de littératures en tout genre également. Je lis des livres en continue depuis mes sept ans, sur tous les sujets… et c’est assez fou de voir tout le savoir qui se fixe durablement dans le cerveau même sans approfondir tel ou tel sujet. A l’image de ta ténacité assez spectaculaire, moi aussi je pense être capable de te surprendre avec quelques traits de sagesse tirés d’ouvrages anciens... »

Quelques mots plus tard, alors que le guerrier à la toison rouge rassemblait encore sa contenance et sa résistance à la douleur, il vit entre ses paupières à demi fermées la silhouette de la Chiwa qui se redressait, katana à la main, sa posture maîtrisée en dépit des douleurs qui devaient la parcourir. La jeune kunoichi était à nouveau prête à en découdre, et impressionnait une fois de plus le pugiliste par sa détermination qu’il avait aidé à éveillé. Suivant son mouvement, il se releva d’un bond à son tour, acceptant le défi qui se lisait dans ses yeux.

« Parfait. Mais je te préviens, Aimi. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… et pour ces dernières passes… je ne retiendrai aucun de mes coups. Absolument aucun. »

Yanosa haussa alors sa garde en dégageant autours de lui une légère impulsion d’énergie brute, synonyme du sérieux qu’il allait investir dans les échanges à venir. Car si la médic-nin voulait encore parfaire sa maîtrise de la parade qu’il lui avait enseigné, ce ne serait pas au cours d’échanges plats et sans reliefs, mais plutôt en conditions de combat quasi réelles.
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Lun 22 Avr 2019 - 10:05


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La jeune Genin s’était étonnée à apprécier ces moments mélangeant une communication des plus sérieuse et joute physique des plus sauvage, les deux, bien contradictoires, pourtant, semblaient se complaire. En tout cas, la dualité des deux types de communication permettait de se découvrir l’un à l’autre, aussi intimement que possible, et elle se doutait que Yanosa pensât la même chose sur le moment. Bien sûr qu’elle ne manquait pas d’optimiste, il en fallait dans ce monde, c’était une nécessité pour la rousse. Pour elle, le Yuukan méritait qu’on se batte pour lui, qu’on croit en lui, qu’on pose ses espoirs sur lui, et quand bien même il était recouvert d’une certaine obscurité mélangé aux larmes et au sang, il y avait aussi de la lumière, et c'était en cela que la Chiwa croyait. Alors même la bête Iwajine pouvait avoir vécu l'horreur et fait subir la même chose, le contexte était là et en voyant les actions de l’Oterashi et ses paroles, elle ne doutait pas de ce qu’elle ressentait, sage ou naïve. Elle haussa des épaules et lui sourit, on verra bien disait-il.

Un petit silence naquit où les deux se perdaient dans leurs pensées. La douce espérait sincèrement que ses paroles pourraient impacter le jeune homme sur sa façon de penser, elle ne voulait pas le changer, mais si elle l’aidait à croire en ce qu’il pouvait apporter pour ce monde et que ce n’était pas forcément violence et souffrance, alors elle en serait plus qu’heureuse. Aimi était d’ailleurs très satisfaite d’entendre qu’il lui donnait raison, faisant naître par automatisme un sourire à l’épéiste. Bien sûr qu’ils pourraient aller très loin s’ils s’en donnaient les moyens, elle n’en doutait pas une seconde. La volonté de la Roche était puissante et ceux qui tenteraient de dire le contraire en prendraient pour leur grade. Elle hocha de la tête positivement pour approuver ses dires puis se mit légèrement à rougir lorsqu’il soutenait qu’elle deviendrait quelqu’un d’aussi redoutable que lui, trouvant qu’elle avait encore beaucoup de chemin à faire, mais cela l’encourageait énormément. Passant par tous types d’émotions en quelques secondes, elle se vit maintenant très surprise lorsqu’il lui confia apprécier la lecture diverse et variée. Elle se sentait soudainement très intéressée par ses paroles, avide de savoir et de littérature.


« Merci de m’encourager dans cette voie Yanosa, je tacherai de faire en sorte de ne pas te décevoir sur ce point ! Je t’avoue que oui, je ne m’attendais pas à ce que tu me fasses louange de la littérature, c’est un monde que je chéris beaucoup, avide d’apprendre à découvrir des mystères, de me cultiver… Comme je dis souvent, le savoir est une arme très redoutable dans ce monde ! Je serai donc très honorée de découvrir les mets scripturaux anciens que tu as appris, ah, tu me surprends toujours plus ! »

Ses deux mains se joignirent dans une soudaine excitation, toujours ravie de pouvoir en découvre avec la littérature. Enfin, actuellement, c’était plutôt l’heure de joindre leur force et agilité dans un dernier petit entraînement, visant à vérifier pour sa part qu’elle avait encore la force de lui offrir une contre-attaque. S’étant relevée rapidement, elle avait enfermé la souffrance de chacune de ses blessures ou courbatures dans un coin de son cerveau, tentant de garder une posture potable. Espérant que Yanosa serait toujours enclin à croiser le « fer » avec elle, son regard empli de défi le motivait à cet effet et fut plus que ravie de le voir se relever. Elle hocha de la tête en l’écoutant l’avertir qu’il ne prendrait pas de gant cette fois-ci et était satisfaite de cela. D’ailleurs, sachant que ce n’était pas en évitant et paradant simplement, qu’elle y arriverait cette fois, la jeune femme prévoyait d’utiliser d’autres de ses capacités pour venir à bout de cet ultime face à face de la journée. En effet, elle sentit l’homme se préparer à l’attaque avec une certaine aura bien plus brutale qu’avant, déglutissant légèrement, elle allait devoir s’armer de vigilance.

Alors, avant même qu’il se mette à sa chasse, la douce planta son katana dans le sol et effectua quelques mudras, provoquant une faible bourrasque destinée à lui envoyer multiples débris du terrain qui l’aveugleraient sûrement. Elle attrapa son katana à la volée puis chargea sur lui le regard armé de conviction et de volonté. La lame pointant vers lui, elle espérait pouvoir l’entailler sur une partie de son bras non protégée, sous la surprise de cette charge. Atteignant l’iwajin, elle n’arrivait pas à savoir si elle avait réussi à l’entailler ou non mais l’homme ne se laissa pas faire et tenta une riposte virulente à son encontre qu’elle évita non sans difficulté à cause de toutes ses blessures. Elle tenta donc, une fois baissée de l’attaquer à la jambe, mais ce geste réalisé auparavant le fit réagir rapidement, contrant donc son katana avec son pied qu’il repoussa alors accompagné d’un coup sur ses doigts maintenant fermement son Hinokan, ses yeux s’écarquillèrent face à la douleur encaissée, faisant reculer Aimi vivement. Il chargea de nouveau et frappe dans son épaule gauche si rapidement que la jeune femme ne put l’éviter, grimaçant de douleur, ses pupilles rubis se mélangeaient aux siens furieusement, les deux quasiment collés, la douce agrippa son épaule de sa main prise et souffrante, offrant une tenue moins solide, mais elle en profita pour lui asséner un coup de genou au niveau du ventre l’incitant à se déséquilibrer ; ce qui pourrait offrir une ouverture pour lui rendre la pareille avec son katana. Elle tenta alors d’atteindre son épaule aussi avec sa lame afin de le lacérer sans gravité. La Chiwa se surprit de faire acte d’une certaine bestialité envers lui, tentant même de lui infliger des blessures, bien que non-gravissimes. Elle pouvait voir du sang légèrement couler de son épaule.

Secouant la tête pour ne pas se laisser déstabiliser, la douce donnerait tout pour ce dernier échange, son épaule gauche touchée, rendant son bras quasiment inutilisable. Elle le laissa s’élancer à elle, et effectua un mouvement vers la gauche alors qu’il frappait avec son bras droit, son katana brandit vers le ciel rencontra ses brassards et elle poussa mêlant un cri de rage et ses dernières volontés, celui-ci afin de parfaire sa parade puis contre-attaqua aussitôt avec le pommeau de son katana sur le côté gauche de son dos cette fois-ci. Sourire aux lèvres, la douce sortait de cet échange encore plus souffrante et paralysée par la moindre douleur, mais remplie d’une immense fierté, ayant de nouveau réussi de parer son coup, même si ce n’était pas encore parfait. Essoufflée, la jeune femme rangea son katana dans son fourreau et posa sa main dont les doigts n’arrivaient pas à se plier, sur son épaule peut-être démise. L’Eisei Nin gémit fortement de douleur, quand il disait ne pas retenir ses coups…


« C’était… Très… Instructif ! »

Le souffle saccade, la combattante gardait toujours son sourire amusé aux lèvres, elle était ravie de cet échange. Son corps ne tenait que grâce à son mental, elle ne savait pas comment elle faisait pour tenir encore debout, mais une chose était sûre, elle n’irait pas très loin.

« Merci Yanosa, pour tout… Ce que tu as fait pour moi, peu de personnes donneraient autant de soi pour encourager et apprendre. Sincèrement… Je ne doute pas que tu vas obtenir des prouesses fulgurantes et… il faut que tu y croies et que tu continues à persévérer ! Quant à moi… Je crois que je vais dormir ici, je n’ai jamais autant souffert de ma vie ! Je crois même que tu m’as bien amoché mon épaule ah ah ! »

La jeune femme se laissa tomber sur le sol, son fessier rencontrant la dureté de la Roche froide, elle souffla un bon coup, prenant le temps de se remettre de ses émotions, ses yeux observant le ciel gris, contenant toute la souffrance accumulée.

« Je ne te retiens pas si tu as affaire Yanosa, j’espère qu’on pourra de nouveau s’entraîner si tu veux bien ! Je vais rester un peu ici, je pense pour ma part ah ah. »

Sourire gêné de se trouver dans une position plus que pathétique, elle ne voulait pas qu’il la prenne pour une faible ou autre, mais en même temps, tout son corps donnait cette impression… Elle attendait donc de savoir ce qu’il allait dire de l’apprentissage d’aujourd’hui et s’il y aurait une suite à tout cela.





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Dernière édition par Chiwa Aimi le Lun 10 Juin 2019 - 13:24, édité 2 fois
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Lun 22 Avr 2019 - 16:07
Lorsque leurs échanges reprirent, Yanosa avait à présent face à lui une véritable adversaire, une kunoichi capable de riposter et de rendre coup pour coup ses attaques sans faire de concession en faisant preuve de l’agressivité nécessaire pour ne pas tomber dans une passivité mortelle. Cela se traduisit immédiatement lors de la nouvelle ouverture de la médic-nin, qui produisit un jutsu Fuuton destiné à le déstabiliser d’entrée de jeu afin de tenter une taillade au katana. Se protégeant se la déferlante en plaçant ses bras en croix, l’Oterashi eut tout juste le temps de réajuster sa posture en voyant arriver Aimi comme un boulet de canon sur lui, parant l’attaque de son brassard droit avant d’entamer sa riposte. En son for intérieur, le guerrier à la toison écarlate était en joie, et ne se priva pas de faire fructifier cette joie en relançant l’échange de plus belle, de façon cette fois absolument décomplexée. Il contre-attaqua ainsi en frappant la main de la kunoichi, mettant encore un peu plus à l’épreuve la bonne tenue de son arme et pressant l’offensive pour ne pas lui laisser une seconde de répit. Il avait dit vrai : il ne retenait plus aucun de ses coups, et si il se gardait malgré tout une marge de sécurité pour ne pas sombrer dans un pugilat effréné qui le pousserait faire une frénésie quasi meurtrière, il utilisait là son meilleur niveau technique pour repousser encore les limites de l’eisei-nin.

Et cette dernière, d’ailleurs, faisait preuve de bien davantage de lucidité qu’au début de cet entraînement dans ses choix d’attaque et de mouvements, quand bien même son état physique s’était objectivement dégradé. Ainsi, elle parvint à riposter avec justesse en profitant des ouvertures laissées par l’Oterashi, frappant le ventre et tailladant l’épaule en forçant le corps du pugiliste à accuser le coup, ce qui redoubla sa ténacité au combat. Et alors qu’il destinait un nouveau coup de poing ravageur à la jeune kunoichi, celle-ci cria avec bestialité tout en réalisant le mouvement de parade parfait à l’encontre de l’assaut du guerrier aux longs cheveux écarlates, absorbant et déviant la force du coup en forçant Yanosa à renforcer son appui pour ne pas être foncièrement déstabilisé. Elle l’avait fait, une fois de plus, et il ne pouvait que se satisfaire d’avoir désormais sous les yeux une kunoichi qui serait capable de se défendre efficacement et sans chichi aucun. Se repositionnant face à elle, le souffle profond, il se redressa et afficha un large sourire presque un peu trop carnassier, qui trahissait le plaisir qu’il venait de prendre à jouter de la sorte.

« Ce que je fais, je le fais pour les autres, certes, mais aussi pour moi, pour Iwa, pour que nos forces soient plus inébranlables que jamais. Et… cela passe effectivement par son lot de douleurs, mais je t’avais bien prévenu ! Ha... »

Aimi chuta alors sur le sol en contrôlant à peine sa descente, signe qu’elle avait véritablement atteint ses dernières limites. Si Yanosa était dans l’absolu fier de lui-même pour ce qu’il avait réussi à transmettre à Aimi en termes de valeurs et de technique, il l’était tout autant d’elle, qui s’était révélée tout à fait à la hauteur de ses espérances et qui lui donnait bon espoir quant au futur en général d’Iwa et de la mentalité qui y était enracinée. Aussi, quand il vit la jeune kunoichi s’effondrer en s’excusant presque de son état de faiblesse, la marche à suivre pour l’Oterashi lui parut on ne peut plus simple et naturelle.

« Et bien, j’ai une chose de laquelle je dois m’occuper, oui, un petit détail, avant d’aller bouquiner à l’Académie. »

Et à ces mots, comme si Aimi n’avait été qu’un fétu de paille, et après l’avoir aidé à rengainé son sabre dans son fourreau, il la chargea sur ses épaules en la retenant d’une main, veillant à ce qu’elle soit bien positionnée avant de se propulser en direction du centre ville en enchaînant les grands sauts et enjambées.

« Là, tu pourras dire que tu auras bien mérité ton repos, c’est le moins qu’on puisse dire. Il me tarde qu’on s’entraîne à nouveau, je sais que tu deviendras une kunoichi très capable et puissante. »

Puis, il alla déposer la jeune femme à l’endroit de son choix, la laissant à sa convalescence et se préparant à se tourner vers la partie théorique de son entraînement, direction l’Académie Hashira.
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