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Mer 17 Avr 2019 - 10:28
Tu toques à la porte mais comme tu t’y attendais, celle que tu étais venue voir n’était pas à son domicile. Ne souhaitant pas attendre devant chez elle, ni faire des vas à viens dans l’espoir de pouvoir tomber sur elle, tu crées alors une aiguille grâce à ta maîtrise du kinton. Tu te piques ensuite le doigt avec l’objet puis tu laisses ton sang perlé avant d’écrire avec et sur la porte un message qui invitait la locataire de l’appartement à venir te rencontrer :

Retrouve-moi au Domaine des Metaru demain à 10 h. Yamiko

L’écriture de sang pourrait heurter plus d’un mais tu n’avais cure d’état d’âme d’autrui. Et puis, tu étais certaine que celui-ci ne choquera pas la destinataire que tu savais être sanguinaire. Tu espérais juste ne pas avoir écrit sur la mauvaise porte ; autrement tu vas pouvoir attendre longtemps sans voir la véritable destinataire se pointer, celle-ci n’ayant jamais reçu le message. Tu étais cependant certaine d’être à la bonne adresse et c’était celle qui était enregistrée dans le dossier de Jun Joo auprès de l’organisation ninja de Kumogakure no Sato. Tu avais pu obtenir celle-ci grâce à Itagami qui avait plus de facilité pour accéder aux dossiers des genin du Village que toi.

Le message écrit, tu tournes les talons pour retourner au Domaine des Metaru où la remise en état d’une habilitation t’attendait. Un endroit que tu allais certainement partager avec la jeune ronin masquée afin d’honorer la promesse que tu lui avais faite lorsque vous vous êtes retrouvées à Hayashi …

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Dim 21 Avr 2019 - 19:24
Elle était donc revenue? Combien de temps? Une éternité? Le temps importait peu en vérité, seule comptait la promesse des retrouvailles, et cela Jun l'attendait depuis un moment. La mission diplomatique avait prit plus de temps que prévue, et désormais l'apparition de l'ancienne mafieuse sonnait comme un glas au rythme de vie que menait Jun. En vérité non pas vraiment, Yamiko n'entravait pas ses libertés et ses désirs, mais savoir que la Metaru était revenue changeait de manière considérable la vision des choses, de la vie de l'errante à Kumo. Désormais, désormais il fallait se retrouver pour expliciter, pour tenir une parole et Jun comptait bien obtenir gain de cause. Comment Yamiko avait-elle trouvée son adresse? Cela importait peu également, chacune était débrouillarde, et cela faisait un moment que les deux femmes se connaissaient. Entre anciennes membres au passé criminel, entre petits secrets gardés, ni l'une ni l'autre n'ayant trahit le passé de l'autre une sorte de relation presque muette s'était installée. Et pour autant, pour autant savoir que Yamiko avait tenue à la convoquer rajoutait autant de pression que de ce qui se rapprochait le plus de la joie, enfin, enfin l'ancienne tenait promesse et malgré l'heure relativement matinale pour la masquée, dont les soirées consistaient le plus souvent à boire et rendre visite au rouquin, ce rendez-vous avait quelque chose d'officiel.

Le domaine du clan Metaru, l'écriture couleur sang, depuis quand Yamiko vivait chez son clan? Remarque, la discussion n'avait pas tourné autour de ça mais l'errante était presque certaine que les liens liant le clan à l'ancienne mafieuse, n'avait rien de ceux d'une famille mais qu'importe. Il était temps, les choses avaient changés et l'errante aussi malgré un refus catégorique de se socialiser, sa force et sa vision altérés par le fait d'être sédentariser de force. Se trouvant désormais le domaine du clan des manieurs de fer, clope dans le masque, tirant dessus par bouffées, expirant l'air vicié et la nicotine. Attendant que l'ancienne mafieuse, attendant que son premier lien social ne se montre. Repensant un instant à leur première rencontre, esquissant un rictus mauvais derrière le masque. Les temps, le temps était passé mais finalement avaient-elles changées toutes deux? Rien n'était moins sur, le temps altérait la conception mais le fond lui restait le même.

-T'en as mit du temps pour revenir, tu trouvais pas le chemin?

En guise de commencement.

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Lun 29 Avr 2019 - 13:56
>> Je suis ravie aussi de te revoir Jun, fais-tu en guise de réponse et en toute sérénité.

Tu arborais un faciès complètement placide bien qu’au fond tu étais soulagée de constater que la jeune ronin semblait bien se porter. Malgré ton air froid et distant actuel, tu t’étais souvent demandé si tout allait bien pour elle. Tu savais qu’elle était débrouillarde mais étant habituée à une vie errante et solitaire, mais surtout connaissance son caractère loin d’être tendre, tu t’attendais à la revoir dans un sale état à cause des bagarres qu’elle aurait provoqué. L’idée de devoir la retrouver au fond d’une cellule t’avais même traversé l’esprit.

Tu t’écartes de l’entrée grande ouverte afin d’inviter la mauvaise graine à rentrer. Tu refermes ensuite derrière elle avant de lui emboîter les pas puis la devancer.

>> Veux-tu boire quelque chose ? J’ai du saké et du … saké.

Inutile de proposer de l’eau ou du lait car tu étais certaine que la Joo n’en voudrait pas. Et en alcool, tu n’avais que du saké car tu ne buvais que celui-ci en matière de liquide pervers et comme tu ne pensais qu’à toi-même alors forcément tu n’avais rien d’autre à disposition. Tu avais également du thé que la vieille Metaru Aya - chez qui tu logeais encore il y avait quelques jours - t’avait offert lors de ton déménagement. La doyenne désirait sans doute que tu préparasses du thé à tes invités comme elle le faisait systématiquement comme si tout le monde appréciait ce breuvage.

>> Fais comme chez toi. Après tout, ici sera chez toi … à moins que vivre au sein d’un clan étranger te dérange ?

Une façon d’aborder le sujet de la présence de la jeune ronin.

A la base, tu désirais avoir un chez toi en dehors du clan Metaru mais Itagami avait réussi à te dénicher une maison que tu pouvais occuper gratuitement mais qui se trouvait malheureusement sur le Domaine du clan. Tu n’étais pas regardant niveau financier mais tu trouvais bête de louer un appartement alors que tu pouvais avoir un domicile bien plus grand sans rien débourser.

Jun était déjà installée et si elle refusait la cohabitation que tu lui avais promise, tu ne lui en voudrais pas. Bien que l’idée de vivre sous le même toit que la jeune rônin ne te dérangerait guère - et pourrait même te plaire - tu n’avais rien non plus contre l’idée de vivre seule …

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Lun 13 Mai 2019 - 17:11
-Je suis étranger partout ou je passe, mais çà tu le sais déjà pas vrai ma grande?

Allumant cigarette dans l'ouverture de son masque, observant les alentours et entrant à la suite de l'ancienne mafieuse. Ici, ici Jun l'était à cause de cette femme au tempérament aussi bouillant que le sien, à la différence que Yamiko avait visiblement réussie à s'intégrer au mieux dans les environs, délaissant peut-être même sa véritable nature pour devenir quelqu'un d'autre. Chose que ne ferait jamais la ronin, la folie, la colère dansant dans ses iris rubis fixant les formes de la Metaru. Au sein d'un domaine clanique, une certaine ironie pour la femme, pour la fouteuse de troubles qu'elle avait connue. Le temps passait et occasionnait visiblement des changements chez toutes les personnes qu'elle connaissait, seule la masquée semblait immuable aux jours, à l'adhésion et restait complètement hermétique au changement, à cet environnement ne lui correspondant pas. Les retrouvailles autour d'un verre d'alcool, déliraient peut-être les langues de chacune des femmes. Intérieurement, la rage et l'amertume dansaient main dans la main, soufflant sur le brasier intérieur de l'errante comme pour déclencher un incendie incontrôlable. Ravie de la revoir? Un rictus mauvais, parodie de sourire se formant derrière le masque, sur le faciès meurtrie de Jun. Acceptant d'un hochement de tête silencieux l'offre de boisson, observant les environs de la demeure de son ancienne camarade. Comment, comment accepter avoir connue débauche et liberté de vivre au sein d'un clan, sous l'égide d'une hiérarchie dictant conduite et manière de vivre.

-Chez moi? Me proposes-tu enfin d'emménager avec toi?

Les rubis plongeant dans le regard de son interlocutrice, son corps entier s'arrêtant comme si le mécanisme avait été rompue. Puis soufflant, ouvrant son masque en regardant le plafond, et y ingurgitant le contenu de son verre. L'alcool réchauffant sa gorge, mais n'aliénant pas ses pensées. Faire comme chez elle? De nouveau une grimace mauvaise derrière le masque, chez elle il n'y avait pas de règles et cette nouvelle Yamiko semblait au contraire se plier à beaucoup de règles. La cohabitation, la vie de chaque jour serait surement explosive mais n'était-ce pas ce que toutes les deux recherchaient? La nostalgie, les souvenirs d'avant, d'avant cette vie de servitude et de dévotion inutile. Un clan étranger? Tous les clans se ressemblaient, aucun ne se démarquant. Cousins avec cousins, haine familial et rivalité autant de notions qui échappait à la masquée.

-Tout n'est qu'étranger, un clan qui ne sera jamais le mien mais semble désormais faire partie de ta vie? C'est donc ça que tu as découvert pendant ton voyage? Un besoin de lien familial ? Une attention particulière? Le saké en revanche était ma foi pas mal, mais le goûter une seconde fois m'en assurerait ses vertus.

Et toujours cette insolence dans le regard, et son corps qui se rapprochait légèrement de celui de Yamiko. Défiant quiconque, et même cette ancienne mafieuse de lui insuffler, d'oser lui inculquer des règles et des valeurs. Jun ne vivait que pour elle même, et pourtant cette offre de partager un logis c'était une première. Et c'était peut-être pas si mal.

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Ven 17 Mai 2019 - 23:28
>> C’est ce qui arrive quand on ne fait aucun effort pour s’intégrer, lâches-tu sereinement.

Tes dires ressemblaient fort à un reproche mais en vérité tu t’en fichais complètement du comportement de la jeune ronin. Tu prenais juste un malin plaisir à lui faire comprendre que ce n’était pas forcement les autres le problème mais qu’elle aussi avais sa part de responsabilité. Tu pensais même que c’était elle tout entière le problème. Ce n’étaient pas des êtres prêts à l’accueillir les bras ouverts qui manquaient en ce monde mais pour être acceptée il faudrait que Jun consente à abandonner certaines de ses mauvaises habitudes mais tu la connaissais assez pour affirmer qu’elle n’était pas du genre à faire des concessions. D’ailleurs, tu avais été étonnée de la voir abandonner sa vie de solitaire, que tu savais lui tenir tant à cœur, afin de vivre auprès de toi. Même toi qui, habituellement, ne portait aucune considération aux actes d’autrui reconnaissait que là était un réel privilège que t’avait accordé la jeune Joo. T’appréciait-elle donc à point pour abandonner ainsi la liberté qu’elle chérissait tant pour être auprès de toi ? C’était si inimaginable qu’il t’était même arrivé de te demander si, comme ton intégration à Kumo, derrière cette décision de la ronin ne se cacherait pas en réalité un dessein secret. Plausibilité à laquelle tu n’accordais cependant la moindre importance. Tu n’avais aucune suspicion envers Jun en qui tu avais décidé d’accorder ton entière confiance.

>> Effectivement, je t’ai fait venir afin d’honorer la promesse que je t’ai faite à Hayashi mais sache qu’il y a certaines choses que je ne tolèrerai pas, comme ...

Tu humidifies ton pouce et l’index droits avec ta salive puis, sans prévenir, tu éteins avec tes doigts humidifiés le cigarette que Jun avait en bouche.

>> ... fumer à l’intérieur.

Cela t'importait que Jun se ruine la santé avec cette immondice mais il était hors de question de fumer dans la maison et cette règle s’appliquera à quiconque posera les pieds dans la demeure. Tu avais déjà essayé de fumer par le passé mais tu avais rapidement conclu que fumer n'était pas pour toi. Tu avais certes grandi au milieu de la pègre mais tu n'avais pas adopté pour autant tous les vices de ce monde.

>> Tu pourras vivre ici avec moi et à titre gratuit mais en contrepartie, tu devras respecter mes règles … Bien sûr, tu es libre de refuser ma proposition et si telle sera ta décision, sache que je ne t’en voudrai pas pour ça.

Tu prends le temps de verser du saké dans deux coupelles avant d’en tendre une à Jun tout en plongeant tes prunelles dans celles de la jeune ronin.

>> Si j’avais besoin d’un lien familial, je serais retournée plutôt chez ma maternelle. Et, l’attention particulière, c’est plutôt toi qui sembles la chercher ma petite Jun.

La jeune ronin semblait te reprocher le fait d’avoir abandonné ta vie passée pour te ranger du côté « des gentils » et se familiariser avec ces derniers mais elle avait tort. Tu étais ici que par intérêt. Tu n’avais rien à faire de Kumo, ni du Clan Metaru mais pour atteindre l’objectif que tu t’étais fixée, tu avais besoin de t’intégrer au sein du Village Caché des Nuages et de « ton » clan. Et pour cela, tu avais dû faire des sacrifices. Le plus dur avait été celui d’abandonner la liberté d’agir à ta guise mais là était une des concessions nécessaires afin de parvenir à ton dessein.

Un jour peut-être, Jun saura la vérité mais pour l’heure tu préférais la laisser dans l’ignorance. Non pas parce que tu ne lui faisais pas assez confiance pour lui partager ton secret mais tu appréciais cette vision erronée qu’elle avait de toi. Beaucoup s’acharnaient à vouloir démontrer aux autres qui ils étaient réellement mais toi, tu affectionnais particulièrement d’être prise pour celle que tu n’étais pas.

>> Quelle est donc ta décision ? … Tu veux peut-être un temps de réflexion ?

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Lun 20 Mai 2019 - 17:29
-Et peux tu me blâmer pour ne chercher qu'un lien de confiance Yamiko? Toi que j'ai connu dans des faubourgs malfamés, toi que j'ai connu dans une autre époque. Peux-tu me blâmer de chercher dans un autre humain, un début de relation sociale? J'ai troqué ma liberté pour toi Yamiko et uniquement pour toi. Je t'ai suivis, je t'ai écouté et pour la première fois de ma vie j'ai fait confiance à une autre personne que moi même. Je n'ai pas besoin de temps de réflexion, je n'ai besoin de rien.

La haine, la colère et le ressentiment dans les paroles amères et froide de l'errante. Son regard n'était plus fixé vers la personne l'hébergeant, tout quitté pour quelqu'un. Sacrifier son temps, sacrifier une vie entière d'errance mais qui désormais paraissait ô combien meilleur en comparaison du temps maussade et fade que Jun passait entre ces murs. Kumo n'était pas pour elle, ce monde n'était pas pour elle et dans la mort elle trouverait surement le repos et l'apaisement qu'elle cherchait depuis bientôt trop longtemps. Elle ne vivrait pas vieille, c'était une promesse qu'elle s'était faite à elle même. Ne pas vivre assez longtemps pour voir les ravages du temps et ne pas finir comme la Metaru acceptant l'hospitalité d'un clan qu'elle avait longtemps renié. Lui en vouloir? Qui devait en vouloir à l'autre exactement? Qui avait patienté des mois, pourrissant dans la foudre comme un fruit trop mur laissé au frigo pour tenter d'épargner les ravages du temps. La discussion ne mènerait à rien, Yamiko ne comprendrait pas. Jun s'était fourvoyée sur sa personne, et sur celle de la Metaru. Une erreur, la première et la dernière qu'elle commettrait envers le genre humain. Personne ne la comprendrait et inversement, son regard rubis ne porterait plus jamais que dédain et colère envers les humains. Il y avait un temps pour tout, il y avait des combats voués à l'échec et ceux là la masquée n'en prenait pas le parti.

-Tu vas en effet honorer ta promesse et je me plierai à tes règles, je crécherai donc ici jusqu'à ce que Kumo disparaisse ou que ma personne ne le fasse. Nous cohabiterons désormais femme de fer.

Engloutissant le contenu alcoolisé, une figure, une grimace horrible derrière le masque. Combien, pourquoi, pourquoi avait-elle rejoint la foudre au firmament de sa vie? Car Yamiko, car cette femme était son lien le plus ancien, mais même dans les compagnons d'hier le changement et le temps peut faire des ravages. Elles n'étaient plus sur la même longueur d'ondes, elles ne se comprenaient plus. Qu'était-ce que ce pincement qu'elle ressentait au plus profond d'elle même? Qu'était ce donc que cette désagréable sensation? Pourquoi subitement la colère semblait démesurée, pourquoi vouloir partir et ne rien laisser. Se sentait-elle trahie? C'était donc ça? Ce n'était pas possible, jamais Jun n'avait ressentie pareil sensation et cela ne se reproduirait plus. Elle détourna le regard, manquant de faire imploser la tasse dans laquelle on lui avait servie l'alcool. Fermant un instant les yeux, reprenant le contrôle d'elle même avant d'afficher de nouveau ses rubis et de plonger dans le regard de l'ancienne mafieuse. Rien, rien ne serait plus comme avant mais en attendant. En attendant, en attendant cette femme représentait quelque chose, quoi? Elle ne pouvait exactement mettre les mots dessus, mais cette figure féminine l'avait marquée. Et finalement elle lui était redevable, elle effacerait ses erreurs et ne reproduirait plus la même situation. Et pour cela.

-Trinquons, à notre cohabitation. Et à ton retour.

Pour cela, l'alcool coulerait. Pour cela, pour cela Jun oublierait le contexte présent, la déception et cette étrange piqûre au plus profond de ses entrailles. Pour cela elle repenserait à leurs premières rencontres, à celle dans la foret d'Hayashi et aux souvenirs communs. Il n'y avait pas que du mauvais, cette femme pouvait-elle être blâmée? La seule fautive ce n'était que l'errante, et c'était dans les erreurs qu'on en tirait les meilleurs leçons. C'était dans l'adversité qu'on avançait, et aujourd'hui, sous ce toit Jun n'en ressortirait que plus forte. C'était la force des choses, c'était sa vie. Seule, ne pouvant finalement se confier en personne et ne subsistant que pour elle même et avec ses propres moyens. Ce voyage, ce voyage lui avait prouvé que si les gens changeaient, pas elle et qu'il était impossible de renier sa nature profonde. Alors, alors elle reviendrait aux sources.

Et ils trembleraient de nouveau.

Jun ne montrerait pas de signes d'affection, mais après la colère et l'énervement de l'instant c'était l'amertume qui faisait place désormais dans son regard, pourquoi, pourquoi tout était voué à un échec avant même que les choses ne prennent place? Pourquoi même cette femme qui valait tant à ses yeux, n'était que le reflet de sa propre incapacité à s'émouvoir, non à être comprise. Pourquoi ce qui était tant cliché devenait subitement une réalité. Regrettait-elle? Que lui prenait donc soudain?

-Tu m'as manqué.

Fut son seul aveu.

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Dim 26 Mai 2019 - 1:49
>> Je suis ravie que tu acceptes mais je sens dans ta voix que tu n'es pas satisfaite, Jun.

Oui, le timbre de la ronin était teinté de déception mêlée à une certaine colère refoulée. Tu pressentais un profonde désappointement chez la jeune Joo mais tu ne parvenais à identifier la cause réelle de celui-ci.

Tu la savais si franche alors tu ne comprenais pas pourquoi Jun ne te disait pas tout. Pourquoi ne déversait-elle pas tout ce qu'elle avait sur le cœur ? Souhaitait-elle donc te ménager ? Nenni. Tu la connaissais assez pour pouvoir affirmer que la jeune Joo n'était pas du genre à arrondir les angles. Elle avait pour habitude de ne pas mâcher ses mots. Elle était plutôt d'une franchise blessante tout comme tu l'étais également mais actuellement, tu ne l'accusais de rien alors qu'elle, elle semblait te blâmer pour quelque chose que tu ignorais.

>> Je sens que tu es en colère après moi et j'aimerais bien savoir pourquoi ?

Tu marques un bref silence alors que tes prunelles cherchent à captiver celles de la jeune ronin.

>> J'aimerais que nous commençons notre cohabitation sous un bon départ.

Délicatement, tu poses une main sur l'épaule de Jun tout en gardant ton regard rivé dans le sien. Geste tendre qui ne t'était point habituel. C'était d'ailleurs la première fois que tu en faisais preuve. Ce simple contact n'était peut-être pas grand-chose pour la plupart mais venant de toi il signifiait beaucoup.

>> Dis-moi ce que tu as sur le cœur … s'il te plaît !

Tu invitais Jun à vider son sac une fois pour toute. Tu n'étais pas un être sensible alors peu importait ce qu'elle allait te dire, tu ne t'offusquerait pas. Au contraire, cela te donnera certainement l'occasion d'arranger les choses. Du moins, si cela se révélerait possible …

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Mer 29 Mai 2019 - 14:49
-Je ne suis que colère et ressentiment Yamiko. Ce n'est pas nouveau si?

Ici, ici elle devait trouver un nouveau foyer. Ici, ici elle devait faire sa vie? C'était impossible, impossible de rester errant à attendre qu'une guerre ne se déclare. Le tracas, le tracas c'était le silence et l'ennuie, certains aimaient, certains aimaient la sécurité. La promesse d'une vie calme et de promotions avec le temps et les mois passant, devenir et faire partie de Kumo et pas seulement vendre ses services à un village shinobi. Le temps, le temps la ramenait à la première rencontre avec cette femme. Elles n'étaient pas si différentes, la différence d'âge n'était pas criante mais la mentalité divergeait. Les objectifs, le discours de la Metaru à Hayashi. Tout devenait soudainement plus limpide, elles ne seraient jamais ensemble ailleurs qu'ici. Ailleurs qu'entre ces murs ou les besoins de l'ancienne mafieuse l'amenait à rester plus que nécessaire. Alors, alors il devenait évident que l'évasion se ferait seule. Qu'après avoir rejoint un village, qu'après avoir tout sacrifié pour cette femme, la finalité était la même. La déception, la déception ne venait que de sa faute, Jun avait fait confiance. Jun avait suivie sans broncher cette femme, et les retrouvailles symbolisait désormais une nécessité d'au revoir. Quand, comment? Jun ne le savait pas, mais un jour, un jour elle disparaîtrait sans laisser de traces et ce jour là, ce jour là il ne faudrait pas regarder en arrière.

-Il est trop tard Yamiko.

Et les rubis rencontrèrent les iris violets de la femme, posant une main sur la sienne, l'autre sur son visage. Il était trop tard pour réparer la situation, il n'y avait pas de possibilités de le faire. Chacune avait un choix, déterminant pour la suite de leurs vies ici et maintenant elles devaient avancer même si cela sous-entendait de le faire sans l'autre. Une collocation, une vie commune c'était probablement ce dont avait rêvé sans jamais l'avouer l'errante, mais pas ici et pas comme ça. Et pourtant, pourtant son interlocutrice s'était débrouillée, avait gravie les échelons et occupait désormais une position intermédiaire mais avec des responsabilités, Yamiko avait des liens ici et plus que Jun pouvait en compter de son propre côté. L'égoïsme, la naïveté tout cela avait empêchée Jun de voir le tableau en entier, ne regardant que la partie la liant à la chûnin. En vérité, en vérité il ne s'agissait pas uniquement de Jun et de Yamiko, mais des autres relations, des objectifs et de la détermination de la manieuse de fer.

-Il n'y a pas de reproches, pas de colère à diriger contre quiconque. J'ai réalisé, j'ai prit conscience de ta situation. Tu te plais ici, ton discours lors de notre rencontre dans le pays du bois, je réalise oui maintenant et un peu tard que ta vie ici ne me concerne pas uniquement. Et que nous empruntons des chemins différents. Tu aspires à rester ici encore un moment, pour tes propres motivations, je ne désire que quitter le village. Quelque chose bloquait ma vision, m'empêchant de prendre conscience du contexte, et d'avoir une vision plus large. C'est la première fois et je crois savoir désormais poser un mot sur ce mal me rongeant.

Elle dépassa la femme, se dirigeant en cherchant la salle de bain. Merde, la situation devenait subitement moins joyeuse mais après tout n'était-ce pas Yamiko qui avait insisté pour connaître les raisons. Les raisons des raisins de la colère, une graine poussant dans le corps de la masquée pour y éclore et avec un poison retors, l'amertume, la jalousie les émotions négatives et les sentiments poussés par une idéalisation de la situation. Laissant ses habits tomber, exposant son dos, les cicatrices nouvelles et anciennes. Exposant les tatouages, exposant sa vie et observant dans le miroir son propre reflet. Posant le masque sur le rebord, dédaignant regarder son visage après. L'eau coulant, plonger et ne jamais refaire surface, nager et apparaître à un autre endroit, dans un autre monde ou elle ne serait pas entachée de cette femme.

-Je crois, je crois que même la glace se brise, je crois que j'ai mit la charrue avant les bœufs. Je crois surtout, que tu comptes peut-être plus que je ne l'ai jamais avoué à quiconque. Je crois, je crois je ne voyais pas la réalité et que le retour dedans fait probablement plus mal que de vivre dans un rêve éveillé, que mes sacrifices ne serviront à rien à part me mener sur le chemin de la ruine. De ma destruction personnel, je crois qu'on ne change pas même pour quelqu'un comptant, même pour quelqu'un d'important à ses yeux, on ne peut oublier d'ou on vient. Tu t'es trouvée un foyer, je cherche toujours ce pourquoi nous nous sommes rencontrées il y a des années. Je cherche toujours l'excitation du combat, je cherche toujours la folie dans le sang et la violence. Je cherche toujours un sens à ma vie, et vivre dans tes pas, ne me donnera pas ce sens. Pas ici, pas dans ce village. J'adore ce moment autant que je le déteste, à quoi bon être réunis si chaque jour comme ton lion en cage j'observe le moment de sortie? Si je me laisse dépérir, à quoi bon Gentoku Yamiko?

Et une larme coula dans l'eau.

Mais qui le remarquerait?

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Lun 3 Juin 2019 - 15:13
Avec toute l’attention que tu pouvais accorder, tu écoutes la jeun rônin sans l’interrompt une seule fois. Tu l’avais même suivi lorsqu’elle décide d’aller prendre un bain ; sans doute pour tenter de noyer son chagrin. La tristesse qui accablait Jun paraissait si profonde qu’elle faisait neutre en toi un sentiment de culpabilité. Une émotion fort désagréable que tu expérimentais pour la première fois de ton existence.

Tu ne te reprochais rien car tu n’avais pas forcé la jeune Joo à te suivre. Elle-même se considérait comme la seule coupable de son état mais la voir si affligée touchait même ton être qui était pourtant loin d’être émotif. Tu ne pouvais pas t’empêcher de te dire intérieurement que c’était de ta faute si cette jeune fille que tu connaissais, et que tu admirais, pour son absence d’émotion se retrouvait dans un tel état de détresse.

Ne sachant pas quoi dire - n’étant pas habituée à ce genre de situation - tu te contentes de te déshabiller à ton tour avant de glisser tout doucement dans la baignoire pour t’installer face à Jun. Peut-être que tu aurais dû demander l’autorisation de la jeune rônin avant de la rejoindre dans le bain mais tu ne l’avais pas fait car, fidèle à toi-même, tu ne faisais que ce qui te chantait bien que ton souhait n’était pas d’envenimer la situation. Bien au contraire, tu cherchais même à la consoler mais là aussi étant une chose à laquelle tu n’étais point habituée, tu ne savais pas trop comment t’y prendre.

Tout doucement, tu entrepris d’attraper un des pieds de la jeune ronin qui étaient tendus vers toi pour le masser ensuite délicatement entre de tes deux mains.

- Je suis vraiment désolée, Jun. Je voulais ton bonheur mais on dirait bien que j’ai lamentablement échoué …

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Mar 11 Juin 2019 - 19:37
-N'est ce pas l'inverse Yamiko? N'est ce pas moi qui suis un échec, mais ce n'est pas nouveau. Ton absence, n'a fait qu'ouvrir et accentuer ma vision de ma misérable vie. Rejoindre un village pour quelqu'un d'autre, je n'aurais jamais cru le faire et pourtant dès que nous nous sommes revues. Dès cet instant, j'ai sentie que tu étais unique et que tu faisais partie de ma vie. La vie est courte, trop et spécialement dans mon cas pour qu'aujourd'hui quelconque fierté ne m'empêche de t'avouer ceci. Tu n'as pas échouée Yamiko, je ne trouvais guère chaussures à mes pieds de géants à mes ambitions dévorantes ici. Mais j'ai trouvé autre chose, peut-être trop tard mais j'ai trouvé autre chose.

Son corps criblé de cicatrices, de tatouages, le regard vide et hagard fixant le mur et derrière ce dernier, l'horizon et les pays libres. Elle ne dessinait sur son passage, et dans le regard des autres que mépris et dédain. Elle ne demandait pas autre chose, jamais se sentir coupable du rejet, les autres apprendraient bientôt à la craindre. Jun sentait désormais la colère de nouveau faire face, incapable elle l'était à bien des égards mais aujourd'hui dans cette baignoire elle se jurait ne plus jamais en arriver là. Dans son passé, dans les souvenirs que son esprit imprimait et qui s'effaceraient avec le temps, le village semblait faire office de prison et de lieu de repos. Car il était désormais facile de comprendre, ce que les patriotes trouvaient à cet endroit. On ne ressentait la valeur des choses que quand on les perdait, bien souvent mais pas maintenant. Cette femme, cette comptait et désormais le temps de la fierté et de l'égo mal placé, tout ceci disparaissait. Ne restait sous la carcasse, un pan de sa personnalité qu'elle ne dévoilait que rarement. N'était-ce pas la première fois? Chacun portait un masque, s'imposant de cacher et de refouler les véritables maux, les traits de personnalité sous une chape de plomb, en des temps troublés.

-Ne m'oublie pas Yamiko, car je ne le ferai pas. Car ici, ici je trouve un foyer plus que plaisant, pourraient-on vivre entre deux cartons que ça ne changerait rien. Le foyer, ma définition de maison ne tient pas à la taille ni la prestance d'un endroit, mais à la présence d'êtres chers à mes yeux. Et toi, toi femme de métal tu en fais partie, et si jamais quelque chose devait t'arriver. Je peux maintenant le dire sans avoir besoin de feindre quelconque distance ou fierté, si quelque chose t'arrivait. Je mourrais pour que ton assassin disparaisse de la surface de ce monde, lui et tout ce qui le relie à un semblant de famille.

La dernière phrase, le ton était froid sans sous-entendus. Elle passa une main sur le visage la Metaru, nue dans la baignoire, mais ce n'était pas la proximité des corps qui importait. C'était la véritable apparence de chacune, caressant la joue droite de son aînée, plongeant son regard rubis dans celui de son interlocutrice. Dans les iris violets de la chûnin, revenant d'Hayashi pour découvrir une nouvelle partie d'elle même, une nouvelle facette de l'errante. Aucune des deux anciennes errantes, n'avait pour habitude de parler aussi franchement. Pas plus de faire dans la dentelle, les vies qu'elles avaient prises, Jun en tout cas ne regrettait rien. Une arme, ne devait pas avoir de sentiments, car sa disparition pouvait être aussi rapide que celles des corps qu'elle fauchait. Mais aujourd'hui, aujourd'hui la masquée avait attendue depuis trop de temps de retrouver l'ancienne mafieuse, d'enfin partager sa demeure et sans se perdre dans des longs discours de profiter de la vie en sa compagnie. Et maintenant que c'était le cas, tout semblait prendre un cadre différent. Mais ce n'était pas un mal, Jun s'ouvrait en gage de bonne volonté et n'accablait pas son hôte car ce n'était pas elle la véritable coupable.

C'était les émotions pourrissants dans le cerveau de la ronin.

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Jeu 20 Juin 2019 - 13:47
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feat. @JOO JUN

Délaissant le pied de Jun, que tu étais en train de masser, tu attrapes fermement sa main qui se baladait sur ta joue afin de l’arrêter net alors que tu la fixais d’un regard quelque peu refroidi.

- Arrête ça s’il te plaît ! Fais-tu assez sèchement avant de lâcher prise la main de la jeune ronin.

Peut-être parce que tu avais entrepris de lui masser le pied que Jun s’était permise de te caresser la joue de la sorte mais tu ne supportais guère ce genre d’attouchement et peu importait de qui celui-ci venait. Tu te permettais certes de toucher quelqu’un de temps à autres - et souvent c’était dans l’unique but de provoquer - mais cela ne signifiait pas que tu désirais en recevoir en retour. Tu avais peut-être eu tord de vouloir soulager la jeune Joo en lui massant le pied et, avant que celle-ci ne prenne mal tes propos, tu préfères éclaircir les choses.

- Je n’ai jamais supporté ce genre d’attouchement.

Tu prends le temps de te caler plus confortablement dans la baignoire et d'étendre les bras le long des rebords de celui-ci puis tu fixes ensuite la jeune ronin dans les yeux.

- Je vais être honnête avec toi, Jun. Tu sembles attendre de moi de l’affection qui va au-delà de ce que je peux donner ... Je t’apprécie énormément et je ne tiens pas du tout à te faire souffrir mais je ne pense pas être en mesure de répondre à tes ... sentiments. Tu vois … les câlins, les démonstrations d’affection et tout ça … disons que ce ne sont pas mes points forts … Peut-être qu’un jour je m’y ferais mais il me faudra du temps pour ça.

Tu marques un bref silence, histoire d’accorder du temps à la jeune ronin pour digérer tes mots dont tu avais conscience pouvaient la blesser. Au final, Jun se révélait bien plus sensible que tu le pensais. Tu la croyais même être quelqu’un d’insensible mais tu avais eu tort. Peut-être était-elle ainsi qu’avec toi mais tu ressentais une certaine déception de la voir si sentimentale. Tu n’avais jamais apprécié, ni supporté, l’étalage des sentiments. Que celui-ci s’adressait à toi ou à un autrui or, depuis le début de vos retrouvailles, tu n’avais eu droit qu’à ça de la part de la jeune ronin.

- Je suis consciente de n’être qu’une égoïste de ne pas t’offrir ce que tu veux alors que tu as sacrifié ta liberté pour t’enfermer dans ce Village avec moi mais essaie de me comprendre s’il te plaît. Je ne suis pas habituée à ce que quelqu’un s’attache autant à moi … Je t’avouerai que cela m’effraye même un peu de constater à quel point tu … m’aimes.

La jeune ronin avait dit être prête à sacrifier sa vie pour faire disparaître celui ou ceux qui te feraient du mal. Autant d’affection à ton égard t’apeurait tant tu n’étais pas habituée à une relation aussi profonde. Celle-ci s’apparentait même à une obsession.

Tu avais toujours rejeté toute forme d’affection à ton égard et tu ne pouvais pas changer cela du jour au lendemain. Comme il t’avait fallu du temps pour d’adapter à la vie en tant que kunoïchi de Kumogakure no Sato, il t’en faudra également pour te familiariser avec tous ces gestes d’affection que, présentement, ton être avait tendance à rejeter violemment. Ce serait même une tâche bien plus ardue de se fondre dans la masse au sein d’un Village Caché mais pour Jun, tu étais prête à faire des efforts …

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Lun 22 Juil 2019 - 21:06
-Tu es paradoxale Yamiko, c'est peut-être ça qui m'a poussée à rester à tes côtés. A t'attendre, tu n'aimes pas grand chose, tu te caches derrière ta carapace mais finalement tu tiens tes promesses, tu n'aimes pas l'attention mais tu sembles en donner petit à petit. Je suppose que tu changes, que rester dans ce village te transforme petit à petit. C'est peut-être ça l'affection, tu n'es pas habituée à autant mais tu m'as proposée de te rejoindre, de vivre ici avec tes toi à tes côtés maintenant te défilerais-tu une fois le fait accomplit? Je ne peux pas croire que la grande Yamiko autrefois un tout autre personnage, n'agisse comme ça. Tu parles d'égoïsme, la seule égoïste ici c'est moi, j'ai cru que ton changement était plus profond que ça je me suis trompée.

Balançant son dos dans la baignoire, laissant l'eau emporter avec les souvenirs, les émotions et finalement noyer ce flot de pensées visiblement non réciproques. Yamiko s'attendait-elle à ce qu'elle s'énerve, non s'énerver était inutile. La dame en face d'elle, la femme qui n'agissait que pour elle se mentait à elle même, et Jun ne pouvait rien y faire, au fond qui avait le plus changée entre les deux femmes. L'errante se savait désormais franche et honnête, fut un temps aurait-elle cachée ce qu'elle ressentait sous un comportement rancunier et solitaire mais cela ne servait désormais plus à rien. Sa collaboratrice, celle qui lui offrait un toit et de quoi se reposer avait encore du chemin à parcourir. Deux femmes, deux femmes se rejoignant dans un passé commun mais empruntant des chemins différents, mais une chose était sur si Yamiko lui avait demandée de vider son sac, et les autres preuves que cumulait désormais la masquée, c'était que malgré son apparence taciturne et relativement froide quelque chose battait encore au fond de la Metaru. De l'amour? Non ce n'était pas ça, l'amour n'existait pas entre les humains, le rouquin n'était guère plus qu'un être particulier pour lequel Jun ressentait attraction et sentiment de partage mais de là à dire de l'amour. Yamiko se méprenait, c'était amusant, presque étonnant même de la voir ainsi, prise entre des sentiments qu'elle ne semblait pas connaître. Ce n'était pas son domaine de prédilection, elle pataugeait comme le faisait Jun dans l'eau chauffante du bain, haussant des épaules sondant de ses rubis le regard et les pensées de son interlocutrice.

-Serais-tu gênée Yamiko. Je croyais que tu voulais savoir ce qui me peinait, si c'est ça ta réaction autant ne pas demander non? Mais je n'en prendrai pas ombrage, plus maintenant. Que dois-je comprendre Yamiko, que tu m'as invitée, que je t'ai attendue mais que finalement malgré le fait que tu t'engages à tenir ta promesse, tu ne peux assumer ce qui en suit derrière? As-tu essayée de me comprendre Yamiko, me repousser est une chose je m'y attendais, en revanche jouer sur deux tableaux en est une autre. Moi je te comprends, j'essaie du moins, mais si les sentiments ne sont pas réciproques, alors au moins si tu dis que tu m'apprécies, alors Yamiko soyons toute deux honnêtes.

Arrosant sans outre forme de procès son adversaire, l'aspergeant sans prendre soin de s'expliquer. Esquissant un sourire, un sourire derrière le masque, un sourire pour attendrir l'ambiance qui ne gagnerait rien à rester aussi tendue, pour décontenancer Yamiko, pour lui prouver que elle était honnête maintenant, mieux valait tard que jamais. Du temps? Elles manquaient de temps, elles en avaient déjà assez perdues toutes deux. Jun avait attendue sa comparse, ce n'était pas pour entendre qu'il faudrait encore plus de temps. Ce n'était pas possible, la mélancolie reviendrait, Yamiko resterait. Cette femme indescriptible, au caractère si tranché et pourtant sembler se cacher comme le faisait l'errante avec le masque. Les faire tomber, cela prendrait aussi du temps tout ce qui importait c'était le bien être de l'autre, tout ce qui comptait.

C'était qu'aujourd'hui elles s'amusent.

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