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Jeu 18 Avr 2019 - 23:43
Les rumeurs des bars se frayaient un chemin jusque dans les rues. De pauvres bougres claudiquant ou rejetant le contenu trop rapidement ingéré. Un triste spectacle pourtant habituel pour ces fins de semaine généralement très arrosées. Le quartier « festif » regorgeait donc de bons nombres de profils, mais jamais les plus classieux. Les ruelles étriquées n’abritaient plus les gentils bonhommes un peu ivres. Un autre style de population y traînait. Les rejetés de la société. Des marginaux ou de petits truands à la recherche de marchandises peu recommandables. Un secret de Polichinelle. Tout le monde avait conscience de l’existence de tel trafic malgré son interdiction. Mais rien n’était fait pour réellement endiguer la chose. En même temps il n’y avait rien de prolifique. Quelques sachets par ci par là et de petits boulots de larcin proposés à droite à gauche. La Misère était la mère des lieux. Auteurs comme victimes.

Dans une de ses ruelles, un jeune homme très fier fit son entrée. Marchant d’un pas décidé, il arriva au niveau d’une poubelle ou un individu recouvert de draps tendit une main tremblotante. Le malheureux eut le droit pour seule réponse à un coup de pied dans le foie. Quelques coups répétés par la suite et le tyran sourit de son méfait en continuant sa route. Il se retrouva à l’autre bout de la ruelle, de là où il pouvait observer un bâtiment qu’il connaissait un peu. Le bar « Chez Chikamaru » était encore rempli à cette heure-ci malgré son lot de viande saoule. Le jeune tabasseur observa sa montre au moment où son rendez-vous s’approcha. Ils n’échangèrent comme interaction qu’une poignée de main. Un petit coup d’œil de chaque côté et les deux silhouettes se séparèrent, l’un retournant à ses occupations et l’autre se réfugia dans la petite allée d’où il venait.

Les mains aussi tremblantes que le clochard qui avait osé lui mendier quelque chose, il arbora avec une sorte de respect le petit pochon. La promesse qu’augurait son contenu le rendit jouasse et l’amena à reprendre la route qu’il avait empruntée en venant. Tellement absorbé était-il par son petit réconfort qu’il ne remarqua que trop tard l’absence du corps du mendiant. Ce dernier lui barra la route, faisant barrage de son corps, un coup d’épaule désarçonna le junkie qui laissa s’échapper sa petite pochette de plaisir. Une grille d’évacuation se tenait là et le réconfort prit la poudre d’escampette. S’étant mis à terre pour tenter de rattraper sa came, il glissa ses doigts abîmés à travers la grille. En vain. Toujours à genoux, il releva la tête pour fixer sa victime d’un regard ravageur. Ce qui n’était qu’une action susdite allait bientôt s’exécuter. Même sous cet angle, il n’arrivait pas à distinguer les traits de celui qu’il souhaitait éventrer. Il tira une lame de sa ceinture et son bras partit droit vers la carotide.

Un coup arrêté d’une poigne ferme et assurée dont il essaya de se défaire. Mais le clochard tenait bon. Une force qu’il n’aurait jamais soupçonné le tenait immobilisé et l’empêchait de récupérer son arme. Alors qu’il s’apprêtait à cracher au visage de son opposant, ce dernier le dévoila au grand jour. La capuche de Shiro quitta ses cheveux pour s’abattre dans son dos. Un sourire bestial et une pression de la main fit faiblir sa proie. De chasseur il était passé à gibier. S’accroupissant près du caniveau, il tentait de bégayer quelques mots. Le shinobi serra une nouvelle fois la main pour désarmer son adversaire. La lame partit rejoindre la marchandise du misérable qui se tenait maintenant agenouillé. Un simple doigt levé sur les lèvres de Shiro fut l’ultime vision du petit brigand.

Quelques minutes après, Shiro sortait de la petite ruelle déserte qu’il avait minutieusement choisie pour l’absence de passage. Un sujet d’expérimentation supplémentaire. Satisfait après une tâche rondement menée, il n’avait plus qu’à rejoindre son domicile pour bénéficier d’une bonne nuit de repos après cette récolte. Mais une rencontre inopinée risquait de le retenir. C’était un regard hypnotisant qui le stoppa. La silhouette d’une femme plantureuse et ses yeux fixés sur lui, Shiro se sentit cette fois à la place de sa dernière victime. Il comprit qu’elle n’était pas dupe et qu’elle devait se douter de son activité. Il n’allait pour autant pas la convaincre du contraire, et encore moins l’affronter. Il adopta une toute autre stratégie.

- Bonsoir. Connaissez-vous un lieu agréable pour terminer la soirée après une dure journée de labeur ?

Inadéquate comme demande au vu de l’endroit. Ce genre de demande bien formulée et polie faisait tâche dans le paysage. Mais peu lui importait. Il n’était clairement pas à la recherche de faux-semblant cette fois.
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Ven 26 Avr 2019 - 14:18
Voilà plusieurs jours que tu étais rentrée de cette mission qui avait durée plusieurs semaines à Hayashi. Voilà plusieurs jours que tu étais enfin de retour dans cette ville où tu avais hâte de rentrer dans l’espoir que ton train-train quotidien te ferait oublier ce qui s’était passé entre toi et Yaoguaï Senkû mais la morosité ne semblait pas vouloir de déserter. Tu avais couché, bu à l’excès, s’était battue à outrance mais rien à faire. Dans le feu de l’action, tu parvenais à retrouver celle que tu avais été mais dès lors que tu ne faisais rien, ton faciès se voilait de nouveau de cette tristesse incontrôlable. C’était comme si ton être ne se plaisait plus à être seul. Tu étais arrivée même à apprécier discuter avec tes semblables alors qu’autrefois tu faisais tout pour fuir la moindre conversation.

Senkû avait réussi à faire battre ton cœur que tu croyais jusqu'à présent être fait d'acier et malgré la réciprocité de vos sentiments, vous étiez à présent à des milliers de kilomètre de distance. Bien que là fût un choix que tu avais accepté, tout au fond de toi celui-ci semblait te laisser un arrière-gout amer. Une part de toi était insatisfaite de cette situation mais il était hors de question pour ta personne de retourner à Hayashi afin de retrouver le Yaoguaï. Ce n’était pas la fierté qui te faisait camper sur ce choix bien que celui-ci ne te satisfît pas mais tu savais pertinemment que tu n’avais pas ta place auprès de cet homme. De prime, tu avais des choses bien plus importantes à accomplir à Kaminari. Tu avais rejoint Kumogakure no Sato avec un objectif précis à atteindre et il était hors de question pour toi de tout abandonner juste pour une histoire d’amour qui n’avait même pas débutée. Ce que tu avais de mieux à faire était d’oublier le Yaoguaï. D’ailleurs, tu ne pensais plus autant à lui mais ce vide au fond de toi continuais à te réclamer ardemment à être combler mais tu ne savais pas par quoi le remplir. Un jour peut-être tu réussiras à trouver ce qu’il fallait ou mieux, le sentiment d’absence finira par s’effacer de lui-même. Après tout, le temps était le meilleur remède à certains maux.

Après avoir descendu un unique verre de saké, tu sors de « Chez Chikamaru », endroit malfamé qui était devenu ton repère et celui des nombreux autres sacripants du Village Caché des Nuages. La nuit allait encore être longue mais tu ne parvenais plus à supporter tous les boucans qui régnaient dans l’établissement. Ton être aspirait actuellement au calme. Tu décides même d’emprunter une ruelle sombre et peu fréquentée au lieu du chemin habituel et plus direct pour atteindre ton domicile. Seulement, à peine t’étais-tu aventurée dans la venelle que tu tombes sur une scène de bagarre. Très vite, un des assaillants finit par tomber.

Arborant un faciès totalement placide, tu te contentes de regarder le spectacle dans le silence jusqu’à ce que le vainqueur finisse par remarquer ta présence. Celui-ci te pose une question qui te fait plisser les sourcils tant celle-ci ressemblait à une plaisanterie railleuse. En guise de réponse, tu fonces vers le jeune homme et tente de lui asséner un coup de poing au niveau du thorax.

Ton acte tendait à faire croire que tu cherchais à venger le malheureux qui était tombé ou que tu étais vexé par les propos de ta cible mais en vérité, tu cherchais juste à savoir le niveau de combativité du jeune homme de blanc vêtu. Etant donné la facilité avec laquelle il s’était débarrassé de son adversaire, peut-être que celui-ci était suffisamment fort pour t’offrir un affrontement exaltant. Chose qui saura certainement sortir ton être de sa morosité …



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Sam 27 Avr 2019 - 1:19
Shirō observa bien la damoiselle qui lui faisait face. Des courbes voluptueuses auxquelles il ne fit que brièvement attention. Mais cela en disait long sur elle. Une femme avec une telle plastique se promenant l’air serein dans un quartier malfamé comme celui-là était soit trop confiante, soit trop stupide. Au vu du regard qu’ils échangèrent, elle n’était pas stupide puisqu’il se doutait qu’elle avait compris à quelle obscure besogne il s’était adonné quelques instants auparavant. Ce qui laissait la supposition d’une confiance un peu trop élevée mais Shirō ne comptait pas sur cette théorie.

Un tel minois attirait les regards et attisait les désirs insatiables de la gente masculine. Pour qu’elle soit aussi calme à progresser dans de tels endroits, elle devait avoir une certaine connaissance des lieux. Peut-être une habituée. Mais surtout une femme de caractère. Elle ne devait pas se laisser faire et cela devait expliquer l’absence de mâles abrutis en quête de plaisirs de la chair autour d’elle. Ils étaient face-à-face. Un instant qui sembla se figer dans le temps dans l’esprit du shinobi. Sûrement devait-elle être une collègue d’ailleurs au vu de ses premières observations basées sur le visuel.

Il lui avait à peine adressé la parole qu’elle émit une réponse plus directe qu’il n’aurait pensé. En effet, ce qui semblait être un arrêt dans le temps reprit très brusquement le cours de son existence. Comme s’il y avait eu une volonté de rattraper le temps perdu. Mais Shirō aurait préféré que cela soit sous une autre forme qu’une charge fulgurante suivi d’un coup assuré au niveau de son thorax. Totalement désabusé, il fut touché en plein dans la zone visée. Il ne sut rien faire. L’impact le fit reculer et même trébucher. Il prit alors conscience qu’il ne s’était pas trompé sur son analyse visuelle mais confirmant également une supputation qu’il s’était faite plus tôt : c’était une kunoichi.

Et d’un bon niveau en plus. Elle ne semblait nullement affectée par ce combo éclair contrairement à lui qui se tenait un genou à terre, main contre la poitrine là où elle avait frappé. Grimaçant très légèrement sous la douleur, il releva la tête pour la détailler. Elle ne semblait pas avoir bougé. Comme si elle s’était juste téléporté de quelques mètres entre le moment où il l’avait aperçue et maintenant. Il sourit à cette pensée en se massant la cage thoracique. Lui qui n’était guères un grand combattant, il n’allait pas pouvoir se lancer dans une rixe interminable, il devrait donc faire avec les moyens du bord. Sa respiration s’était faite plus difficile donc pas de course poursuite pour l’instant. Qu’à ne cela tienne.

Profitant de sa posture basse, il déplia soudainement sa jambe pliée vers l’avant pour tenter de la faucher. Il savait la manœuvre vaine mais au moins cela pouvait lui offrir une chance de se reculer un peu. Elle avait déjà prouvé en une seconde sa capacité à mener un combat rapproché. Décrivant un coup circulaire, il balaya le sol sans grand espoir de la faucher au passage. Mais au moins put-il bénéficier de l’inertie de son mouvement pour se relever, une lame à la main. Un simple scalpel guères impressionnant. Il ne souhaitait pas l’utiliser mais il pourrait peut-être en avoir l’utilité en cas de nouvelle approche rapide. Il songea un instant à faire usage de son don pour quémander l’assistance de sa victime du soir. Mais une telle utilisation risquait de l’affaiblir pour rien. Si elle avait de réelles intentions d’en découdre, c’était trop risqué pour lui. Il était sûrement plus sage d’encaisser quelques coups et peut-être de renouer dialogue avec cette sauvageonne. C’était son unique arme, en dépit de la modeste arme blanche dans sa main.

- Je vois. Navré si je vous ai offensé par ma demande précédente. Loin de moi l’idée de vous insulter. J’en conclus à votre réaction que le corps de notre ami derrière devait être un proche. Un…

Il prit un temps pour réfléchir au lien plausible unissant ces deux êtres.

- Petit-ami ? se risqua-t-il à demander.
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Jeu 2 Mai 2019 - 23:35
La déception se lisait sur ton faciès, constatant que ta cible n’avait même pas su bloquer ton attaque qui était pourtant de moindre puissance. L’offensive n’ayant été qu’un test pour évaluer le niveau de combativité de l'inconnu, tu t'étais alors retenue et pourtant celui-ci n’avait pas su éviter ton coup de poing. De toute évidence, ce n’était pas avec cet homme que tu allais pouvoir assouvir ton envie de se défouler physiquement ce soir et ce, malgré l’audace dont il avait fait preuve en tentant de te faucher ... vainement.

N’étant pas un être à s’acharner sur des plus faibles malgré ton amour évident pour la violence, tu ne tentes même pas de riposter face à la tentative d’attaque de l’étranger. Tu aurais poursuivi ton chemin sans lui prêter plus d’attention après avoir constaté que celui-ci ne pourrait pas de distraire mais la façon dont le jeune homme te tenait tête te force à lui imposer ta présence plus longtemps.

L’inconnu se révélait avoir du sens de la repartie alors, à défaut de ne pas pouvoir le combattre, peut-être pourriez-vous vous en découdre verbalement ? Tu n’étais pas certes une personne qui aimait bavarder mais la provocation orale faisait partie de tes spécialités. Et, par ses propos, cet inconnu venait de t'inviter en quelque sorte à s'engager dans une joute orale.

>> Il était plutôt un de mes précieux jouets.

Mensonge lâché avec sérénité comme si tu ne comptais pas t'en prendre à celui qui venait de tuer ton prétendu jouet alors qu'au fond, une idée plutôt salace frétillait dans ton esprit quelque peu dérangé. Pensée qui se dévoile rapidement alors que, sans crier gare, tu avales rapidement le peu de distance que l’inconnu avait cherché à mettre entre vous et dans la foulée, tu le choppes fermement au niveau du cou. Ton regard violacé ancré profondément dans celui du captif, tu inspectes le visage de celui-ci. Ce dernier se révélait être plutôt un bel homme exotique et la lueur de bête sauvage qui dansait au fond de ses prunelles ne te laissait pas indifférente.

>> Et vu que tu viens de le détruire alors tu vas devoir le remplacer !

Ton timbre froid et menaçant faisait comprendre à ton interlocuteur que tu ne lui laissais pas le choix et pourtant ta main qui se contentait de le maintenir sans lui faire mal discréditait ta fulmination. Mais, si le bellâtre refusait de se plier, tu comptais bien employer les moyens forts, passant outre ton principe de ne pas t'acharner sur des plus faibles car, ce soir tu étais prête à te rabaisser même aux actes les plus bas pour tenter d'évacuer cette morosité qui perdurait bien trop longtemps en toi …



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Ven 3 Mai 2019 - 23:40
La Vipère s’était rapidement glissée aux côtés de Shirō. Elle avait une nouvelle fois fait preuve d’une vivacité fulgurante. Ses compétences de corps-à-corps ne laissaient plus aucun doute. Si ça ne suffisait pas en prime, elle l’avait attrapé au cou. Tout ça parce qu’apparemment le malheureux qui avait tenté de l’agresser était un de ses « jouets ». Shirō ne comprenait pas vraiment ce qu’elle entendait par là et il ne tenait pas à le savoir. Il avait de plus grosses préoccupations sur l’instant.

Elle avait planté son regard mauve dans les yeux du shinobi. Même si leurs couleurs originales pouvaient être perturbantes, le rapport de force qui était en train de s’instaurer ne lui plaisait guères. Il lui rendit un regard froid mais pavé de mauvaises intentions. Elle semblait en être tout autant capable. De plus, elle avait la capacité physique de l’importuner. Tout cela lui déplaisait au plus haut point et commençait même à l’exaspérer. Il se prit à s’imaginer qu’elle décide de lui faire rejoindre son jouet. L’idée serait amusante puisqu’elle provoquerait une véritable guérilla contre sa sœur. Il ne connaissait pas la Vipère mais il ne donnait pas cher de sa peau si Yasue venait à s’en mêler.

Voilà maintenant qu’elle lui ordonnait de devenir le remplaçant de celui qui gisait au sol. Si c’était pour finir de la même façon, ce n’était même pas la peine. Shirō valait beaucoup plus que ça. Les propos de la dame le firent sourire. Un air sarcastique qui pouvait paraître déplacé au vu de la situation. Il n’était clairement pas en position de force. Mais ce n’était pas de si futiles techniques d’intimidation qui allaient avoir raison de son esprit retors.

- Pardonnez mais vos jouets semblent de bien piètre qualité. Je crains de devoir décliner.

Sans attendre, il coordonna l’action de ses deux mains afin de ne pas être surpris à nouveau. L’une attrapa la main vide de la Vipère alors que l’autre, tenant son scalpel, vint se ficher à un dixième de millimètre du bas-ventre de la jeune femme. Son sourire se renforça. Même si elle avait sûrement de quoi contrecarrer cette manœuvre, il avait un tant soit peu de pouvoir de décision. Si elle faisait un faux mouvement de travers, il n’avait pas qu’à légèrement avancer sa main pour tenter de l’en dissuader. Ce qui s’annonçait comme une simple nuit de récolte se transformait en vulgaire bagarre de ruelle. Néanmoins, il ne doutait pas de sa capacité à s’en sortir.

- Cela ne m'enchanterait pas que vous rejoignez votre jouet, tout comme ça m'est égal si vous y tenez. Je n’ai rien contre vous et je suis sûr qu’il y a bon nombre de clients potentiels ici qui accepteraient bien volontiers votre proposition.

Il avait à présent relevé un peu plus sa tête, malgré la forte poigne qui lui tenait le cou. Il n’avait pas quitté ces yeux améthyste de tout le long et il s’y plongea un peu plus alors qu’il conclut :

- Il serait encore temps de m’indiquer cet endroit agréable que je vous demandais plus tôt.
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Ven 10 Mai 2019 - 12:24
Tu réponds au sourire que t’adressait ton captif par un autre qui accentuait ta nature mauvaise.

Le jeune homme t’avait saisi la main libre et te menaçait à présent avec un scalpel au niveau du bas ventre. Geste qui ne t’avait même pas surpris ni te dissuader de le maintenir. Bien au contraire, pour lui faire comprendre que sa tentative d’intimidation n’avait aucun effet sur toi, tu avais resserré l’étreinte au niveau de cet endroit si fragile du corps. Une forte pression avec ta main entraînée à écraser les cranes de tes ennemis suffirait pour faire craquer les os fragiles qui maintenaient la tête du bellâtre. Et, tu y parviendrais avant même que ce dernier ne réussirait à en enfoncer sa bien pathétique arme assez profondément dans ton corps pour espérer t’arracher la vie.

Tu appréciais l’audace de cet inconnu. Si ta menace de faire de lui ton jouet n’était qu’un mensonge balancé pour tenter de l’intimité – chose qui n’avait guère fonctionné d’ailleurs – tu trouvais à présent l’idée plutôt intéressante. Mais, malgré ton apparence plutôt vulgaire, tu n’étais pas très portée sur la luxure cependant, cet homme pourrait t’être utile autrement qu’en tant que jouet sexuel. En vérité, tu n’aimais guère soumettre un autrui en dehors des ébats. Pour pimenter ton quotidien, ce qu’il te fallait n’était pas un jouet mais plutôt un complice qui accepterait d’assouvir tes appétences physiques de temps à autres. Cet homme paraissait le candidat idéal.

Dans l’optique de mettre en exécution ton nouveau plan, tu défais l’étreinte au niveau du cou du jeune homme puis, tu lèves la main libre en guise d’abandon.

>> C’est bon, j’abandonne ! Fais-tu avec le sourire alors qu’une lueur amusée dansait au fond de ton regard violacé.

Ton timbre ne reflétait la moindre terreur. Au contraire, celui-ci était plutôt teinté d’une trop grande confiance en soi. Si l’homme n’était pas un idiot, il comprendrait que tu abandonnais par ta propre volonté non par parce qu’il t’effrayait. Ne désirant pas le soumettre – tu doutais que cela fonctionnerait de toute façon, vu la nature insoumise de l’inconnu – tu tentais plutôt d’acquérir sa confiance.

>> Je veux bien t’amener à un endroit où nous pourrions nous divertir tous les deux.

Une invitation lâchée sans arrière-pensée. Ta voix n’exprimait le moindre désir caché mais une simple envie de passer du temps en compagnie de l’inconnu …

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Dim 12 Mai 2019 - 19:42
Malgré les mesures de défense désuètes de Shirō, sa tentative d’intimidation n’avait pas porté ses fruits. Au lieu de relâcher sa prise, la Vipère n’avait fait que resserrer son étreinte sur son cou. Si jusque-là il n’était que modérément inquiet sur l’issue de cette rencontre fortuite, il commençait à avoir des doutes sur sa finalité. D’abord prise pour une conquête du minable qui gisait à terre, il s’avérait que c’était elle qui tenait les rênes apparemment. Il comprenait pourquoi maintenant. Fortement indisposé par la prise de la jeune femme, son esprit se mettait à cogiter avec effervescence.

Elle avait d’importants réflexes et une bonne maîtrise du combat rapproché. Elle avalait les distances en un rien de temps, Shirō n’avait jamais la moindre chance de la distancer. Il était maintenant trop tard pour fuir. Il devait improviser une solution sur l’instant. Il s’interdit de regarder vers le cadavre dans la ruelle, de peur qu’elle ne suspecte sa stratégie. Il pouvait tenter une réanimation d’ici afin de la surprendre. Mais dans quel but ? Ce corps sans intérêt serait rapidement évincé et ensuite ? Shirō prendrait la fuite ? Pour se faire rattraper deux secondes après. C’était voué à l’échec. La lame avec laquelle il la menaçait ne risquait pas de lui être fatale. Au pire lui défigurer brièvement le bas-ventre. Ce ne serait pas ça qui la ferait lâcher. Il en était certain. Il se retrouvait à la merci de cette Vipère mais il ne se démontait pas. Son regard était toujours bien planté dans les yeux améthyste de sa taulière.

Qui finit par le lâcher d’elle-même. Elle prenait la chose avec le sourire. Autrement dit, elle abandonnait par « politesse ». Elle ne devait pas être satisfaite de cette entrevue et elle s’en était lassée. Fort heureusement pour lui. Levant la main avec laquelle elle l’avait attrapé, elle témoignait de son abandon définitif pour finalement obtempérer quant à la requête première du jeune homme. Même si le fait de retrouver sa liberté l’enchantait, il ne pouvait en dire autant de cette rencontre. Quel mal habitait cette Vipère si versatile ? Elle semblait bien prête à abandonner leur affront et elle l’invitait à poursuivre dans un contexte et un lieu plus agréable. Etait-ce réellement aussi facile ? Méfiant comme à son habitude, Shirō hocha néanmoins de la tête. Il lui laissa le soin d’ouvrir la marche et il lui emboita le pas.

Si le chemin se fit dans le silence, son esprit bouillonnait. Elle aurait très bien pu le balancer aux autorités compétentes, ou même l’achever elle-même pour qu’il rejoigne le misérable au fond de la ruelle. En position de force, elle avait abandonné son avantage pour les remettre sur un pied d’égalité. Dans quel véritable but ? Il n’arrivait pas encore à décrypter cette étrange créature. Sa silhouette généreuse et appétissante charnellement attirait les regards sur son chemin. Il était vrai que sa plastique devait rendre envieuse plusieurs femmes. Shirō n’y était pas particulièrement sensible. Son regard était plus calculateur que lorgneur. Ce n’était pas un grand adepte des plaisirs de la chair, aussi cherchait-il surtout à débusquer une potentielle faiblesse.

Même s’ils avaient convenu d’un cessez-le-feu, il ne pouvait s’empêcher de songer à une contre-attaque. Elle s’était montrée impitoyable et aurait très bien pu le défaire. Qu’est-ce qui l’empêcherait de recommencer à tout instant ? Pour le coup, il n’avait pas pris la peine de ranger son arme. Juste au cas où. Il était également vigilant sur le trajet qu’elle lui faisait prendre. Leur pérégrination les emmena jusque dans le quartier des Metaru. Elle n’avait pas eu besoin de se faire identifier ou quoique ce soit. Elle devait donc être du clan en question. Intéressant pour le coup. Il lui plairait d’étudier cette capacité pour ses projets.

Alors qu’il restait incertain quant à la tournure des évènements, il identifia les bâtiments comme des habitations. Au détour d’une rue, ils croisèrent un chat occupé à déguster sa proie. Le félin prit peur et laissa là son butin. Un oiseau. Mort. Effectuant un unique mudra de sa main libre, Shirō en profita pour réanimer le petit animal alors que sa compagne de route ne l’avait pas vu. Le volatile se releva et prit son envol, suivant l’ordre donné par son maître : effectuer des allers-retours entre ici et son appartement. Si Yasue était chez eux, et qu’il tardait à rentrer, elle saurait où le retrouver au moins.

Plus serein, il détendit ses épaules et finit par ranger son scalpel à sa place. Il semble qu’ils étaient arrivés. Ils pénétrèrent dans la demeure de la Vipère. C’est en tout cas ce qu’il supposait vu qu’elle était entrée sans prendre de précaution particulière. Il était peut-être temps de mettre fin à ce silence tendu.

- Charmant quartier. Au vu de ce dernier, je suppose que vous êtes membre du clan Metaru, je me trompe ? Oh et permettez que je me présente : Shirō.
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Mer 15 Mai 2019 - 17:13
L’homme accepte ton invitation par un hochement de tête avant de te suivre, délaissant le cadavre du malheureux délinquant dont il avait ôté la vie. Avant de disparaître, tu jettes un bref regard au corps qui gisait au sol se demandant pourquoi l’être de tout blanc vêtu avait tué l’importun. Y avait-il une réelle raison derrière ce meurtre ou bien avais-tu affaire à un simple meurtrier impulsif. Perspective qui pousserait les plus sensés à la méfiance et pourtant tu ne reviens pas sur ta décision mais ouvre plutôt la voie en direction du quartier des Metaru où se trouvait ton domicile. Lieu où tu désirais mener le meurtrier. Choix qui accentuait l’irresponsabilité de ton acte. Inviter un assassin chez soi et de prime sur qui tu ignorais tout était une initiative digne d’un fou mais c’était ce qui était au fond. La folie faisait partie de ton être. Elle était même la source de ton bien être et de ce fait tu appréciais l’entretenir.

Le chemin se fait dans le silence que tu ne cherches pas à briser car celui-ci te convenait parfaitement.

Une fois dans ta demeure, c’est l’homme qui rompt le calme qui s’était immiscé en identifiant l’endroit où vous vous trouviez avant de se présenter. Préférant une démonstration à la parole pour confirmer les propos de ton "invité", tu effectues rapidement des signes pour créer une arme faite entièrement de métal et se rapprochant d’un nodachi par sa grande taille et sa forme mais dénué de fourreau.

>> Pour ta défense, utilises au moins une arme digne de ce nom ! Lâches-tu au dénommé Shirō tout en lui jetant ta création et assez fort mais de sorte à ne pas le blesser car là n'était pas ton souhait.

Tu avais fait exprès de façonner l’arme avec du métal à très haute densité. Ce qui assurait la solidité de l’objet mais qui le rendait en contrepartie très lourd afin de voir si celui à qui tu venais d'offrir l'arme avait assez de force pour la manier correctement.

Tu avais conscience de la dangerosité de ton acte car Shirō pourrait très bien se servir de ton présent pour t’attaquer mais tu ne le pensais pas assez idiot pour oser t’en prendre à toi en ce lieu où le moindre désordre pourrait faire rappliquer ceux du clan Metaru. Et puis, tu avais remarqué que sous son air imperturbable, il n’était en réalité qu’un faible renard que tu pourrais certainement maitriser sans trop d'effort. Là était d'ailleurs la raison qui te retenait de le provoquer en duel. Cet homme ne pourrait certainement pas te satisfaire dans ce domaine. Tu ne doutais pas qu'il avait du talent caché mais certainement pas au combat au corps à corps au vu de sa démonstration que tu avais trouvé si peu convaincante lorsque tu l'avais agressé dans la ruelle.

Gardant la distance qui vous séparait, tu fixes sans gêne Shirō alors que tu tentais de desceller en lui une quelconque défaillance mais tu ne parviens à ressentir le moindre trouble émaner de lui. Ne ressentait-il réellement aucun sentiment de faiblesse ou bien était-il juste un bon acteur pour cacher ses émotions ? Peu importait car ce qui t'intéressait en lui était uniquement cette part d'ombre qu'il avait par contre bien du mal à dissimuler. En effet, plus que son côté indomptable, c'était le mauvais être qui paraissait se dissimuler sous les vêtements immaculés qui t'avait poussé à amener cet homme jusque dans ton antre. Tu avais le sentiment que lui et toi, vous n'étiez pas si différents.

>> Moi c'est Yamiko … Thé ou saké ? Finis-tu par lâcher tout en tournant le talon pour te diriger vers le meuble où était stocké l’alcool et les ustensiles pour le servir …

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Mer 15 Mai 2019 - 21:53
Les déductions de Shirō s’avérèrent fondées alors que la Vipère créa à partir de mudras, une lame d’une taille imposante qu’elle tint d’une main avant de la lui lancer. Le geste avait été sûr et vif, mais pas autant que leur précédent affrontement. Heureusement pour lui d’ailleurs. La lame était mise à nue, mais il put au moins avoir l’occasion de l’attraper de sa main droite. Ce fut à ce moment-là qu’il réalisa qu’elle n’était pas aussi légère qu’il pouvait y paraître. La lame était fine et laissait présager une densité idéale à son maniement. Shirō n’eut aucune honte à y ajouter sa deuxième main pour stabiliser l’objet et s’éviter un malencontreux accident. Après une telle soirée ceci dit, il n’était plus à ça près.

La remarque qu’elle lui avait lancée en même temps que sa création de métal lui avait au moins fait décrocher un petit sourire. Maintenant qu’il tenait l’arme, il put l’observer un instant avant d’en revenir aux yeux violacés de la Vipère :

- Une bonne défense pour qui a les réflexes de l’appliquer. Je vous mentirai si j’insinuai en être capable. Notre prestation de tout à l’heure en est la preuve.

Il n’était pas là pour se vanter mais il n’était pas non plus du genre à se laisser marcher sur les pieds, quelle que soit la technique d’intimidation. Il serait juste ridicule de prétendre être un bon bretteur alors qu’il n’avait pas été capable d’anticiper la course de la Vipère plus tôt. Il la voyait mal appuyer un peu plus ce point. Même si c’était le cas, il lui ferait comprendre que ce n’était pas pour autant qu’il était sans défense. Elle avait les compétences pour le surprendre. Mais il était certain que dans un tout autre contexte, il aurait pu en faire de même. S’il avait usé de son pouvoir pour réanimer sa victime par exemple. Le genre de phénomène qui faisait toujours son petit effet. Même si, à bien y repenser, il doutait que cela suffise à faire flancher la guerrière.

Shirō soutenait le regard améthyste de son hôtesse. Cette lueur et cette couleur étaient vraiment peu communes. Tout comme ce caractère. Jamais sur le papier une telle rencontre ne semblait possible. Et pourtant ils étaient là. Lui, assassin d’un camé en pleine crise de manque, et elle, amazone en quête d’un compagnon. Elle avait eu l’audace de l’inviter, mais elle ne prenait pas vraiment de risque au vu de la performance passée. Shirō restait persuadé que sur le bon timing, il pouvait la prendre au dépourvu. Mais bizarrement, ce n’était pas son intention. Il ne doutait pas que son messager mortuaire saurait avertir sa sœur. S’il venait à mourir ici, il espérait juste que ces histoires de vie après la mort existaient. Pour pouvoir assister à la vendetta orchestrée par sa sœur.

Après s’être toisé un petit moment, la Vipère proposa une boisson à son invité. Il n’hésita pas bien longtemps au vu de l’heure tardive.

- Saké s’il vous plaît.

Le temps qu’elle serve, il l’observa attentivement. Un petit reluquage dans les règles de l’art ? Une simple précaution surtout. L’identification attentive des verres et de la bouteille, au cas où il viendrait à l’esprit imprévisible de la jeune femme de le duper. Un homme comme lui finissant empoisonné, ce serait une honte. Il la laissa servir et s’enquit d’une dernière question avant de saisir son verre :

- Dois-je tout de même garder ça pour un troisième round ou cela vous a-t-il suffisamment occupé précédemment ?

Après qu’elle ait répondu, il déposa tout de même avec délicatesse l’arme qu’il tenait pour la troquer avec le verre. Déposée avec minutie sur la table, l’acier reflétait une version déformée de la scène se jouant sur son fil. Shirō leva son verre et suspendit son mouvement :

- A quoi pouvons-nous trinquer ?
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Dim 19 Mai 2019 - 1:29
Tu esquisses un sourire malgré toi face aux propos de Shirō.

>> Je t'accorde que tu es un bien piètre défenseur ... même pour ta propre vie.

Cet homme se révélait être honnête avec lui-même mais tu doutais que c'était le cas envers les autres. Derrière ce semblant de sincérité, tu parierais qu'il était en réalité un de ces sournois qui étaient prêts à inventer n'importe quoi pour parvenir à leurs fins.

Tu n'étais pas vraiment douée pour analyser tes semblables mais ayant vécu longtemps parmi des démons au milieu des humains, tu savais aisément en identifier un qui se présentait à toi. Ce n'était pas parce que tu l'avais surpris en train de tuer un homme sans la moindre hésitation que tu affirmais que Shirō était l'un de ces monstres mais tu parvenais clairement à lire sa nature mauvaise au fond de son regard que tu soutenais sans vaciller d'un iota. C'était d'ailleurs cette raison qui t'avait poussé à l'amener ici. Les "gentils" ne t'intéressaient pas et tu avais pressenti que cet homme n'étaient pas de ceux-là. Mais, avant toute chose, tu devais t'assurer que tu étais dans le vrai ; que ce Renard était réellement celui que tu pensais être.

>> Il n'y aura pas de troisième round … à moins que là est-ce que tu veux ?

Tout en parlant tu avais rempli deux coupelles de saké avant t'en tendre une à ton invité.

>> A notre rencontre, fais-tu ensuite tout en levant ton récipient, répondant ainsi à la dernière question du Renard.

D'une traite, tu vides ton verre puis aussitôt tu te ressers.

>> Que comptais-tu faire de ce cadavre ? Lâches-tu sereinement tout en remplissant ta petite coupe.

Tu lèves ensuite la tête pour fixer Shirô alors que de nouveau tu avais un récipient rempli en main mais cette fois, tu ne le vides pas de suite.

Ta question paraissait comme un piège mais il n'en était rien. Tu n'avais aucune arrière pensée. Par cette interrogation, tu désirais juste en savoir un peu plus sur ton invité. Souhait que ceux qui te connaissaient trouveraient certainement étrange car il n'était pas dans tes habitudes de s'intéresser à autrui. Il y a un mois tu ne te serais jamais intéressée à cet homme, ni à un aucun autre d'ailleurs mais ton séjour à Hayashi t'avait changé ; ou étais-ce parce que tu avais gagné en maturité tout simplement. Quelque fût la raison, tu étais aujourd'hui plus enclin à te rapprocher de tes semblables mais pas envers n'importe qui. Tu ne t'intéressais qu'à ceux qui te ressemblaient. Restait donc à savoir si cet inconnu que tu avais amené chez toi avait quelque chose en commun avec toi ou pas …

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Dim 19 Mai 2019 - 17:53
La Vipère y était allé de son petit commentaire quant à la prestation de combat de Shirō. Guères étonnant au vu du caractère qu’elle semblait posséder. C’était également la raison pour laquelle le concerné ne s’était pas manifesté. Attiser une nouvelle fois un contexte de confrontation n’était pas forcément nécessaire. La plantureuse jeune femme avait donc apporté réponse à son interrogation en levant son verre à leur rencontre. Shirō la suivit dans son geste et vida sa coupelle à l’instar de celle de la Vipère.

Elle n’avait pas laissé le temps reprendre son cours qu’elle revint immédiatement à la charge. Par une question perspicace, il fallait lui accorder. Ce qu’il comptait faire du corps. Ce qui s’avérait être un acte grave était quand même passer au second plan depuis qu’ils s’étaient croisés. Du moins ils n’en avaient pas vraiment parlé. La Vipère avait même pris la peine d’inviter un inconnu chez elle, alors qu’elle était témoin de son acte. Mais sa confiance l’emportait sur sa prudence. Shirō n’était pas désarçonné pour autant par cette question. Elle venait s’inscrire de manière quasi naturelle dans la conversation. A considérer que ses participants fassent partie de la norme. Prenant l’initiative, il prit la liberté de se resservir du saké à son tour. Son hôtesse en avait fait de même et elle avait gardé en suspens son breuvage. Dans l’attente d’une réponse sûrement. Le jeune homme garda donc son récipient en main également.

- Rien du tout, je tue par plaisir parce que je suis un monstre. J’ai assisté au meurtre de mes parents et depuis je suis rongé par des démons intérieurs qui me susurrent de mauvaises actions dans ma tête.

Il laissa volontairement deux secondes de blanc. Il ne put contenir son sourire plus longtemps. Il semblait malvenu de rire d’une telle blague quand certains souffraient de ces maux. N’étant pas directement affecté par la chose, Shirō prenait la liberté d’en plaisanter. Un humour certes douteux mais au vu de sa journée, il se félicitait de pouvoir se détendre un peu.

- Pardonnez cet humour douteux, ce n’est pas ma spécialité non plus. En revanche, la recherche l’est. Je suis constamment à la recherche de cobayes afin de mener mes expériences. Quitte à me fournir mes patients moi-même. Cela fait gagner du temps et…

Il hésita un instant à terminer sa phrase. Elle rentrerait en totale contradiction avec sa blague d’il y a une seconde, mais il se montrait parfaitement honnête pour le coup.

- …d’un côté, cela reste libérateur. Un acte jugé horrible mais qui nous permet de nous purger l’esprit de toute hargne emmagasinée. Mais ce n’est que mon opinion.

Son petit numéro avait de quoi déconcerter la jeune femme. Ou pas ceci dit. Du peu qu’il en avait vu jusque-là, il doutait très fortement que ce genre de déclaration la fasse faillir. Loin de là même. Il se permit de clore par un siphonage rapide de sa coupelle. Il reprit la bouteille et la garda en main, dans l’attente que la Vipère soit de nouveau à sec. Il n’avait pas rompu le contact visuel et, alors qu’il contemplait les astres améthystes de son hôtesse, il s’engagea lui aussi à une question.

- Pourquoi cette altercation si vous n’aviez aucun lien avec la victime ?

Car oui il était maintenant sûr de l’information. Qu’il se fasse attaqué de la sorte parce qu’il avait prétendument ôté la vie à son « jouet », il le comprenait. Que d’une simple menace, il fasse faire machine arrière à cette femme qui ne semblait pas prédisposé à ça, il en déduisait qu’il n’y avait pas un lien aussi fort que ce qu’elle avait prétendu. Et dans ce cas, pourquoi s’être interposée ?!
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