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Voyage d'un samouraï [I]


Voyage d'un samouraï [I] Empty
Dim 21 Avr 2019 - 22:31
Au coeur du pays du feu, l'homme au bob marche d'un pas serein au beau milieu d'une forêt dense au sein de laquelle l'Urawokaku se dirige vers les ruines de Shîto. Des ruines ayant un lourd passé auxquelles le samouraï aime se rendre afin de s'exercer à la médiation et à l'art du zen. Un lieu remplit d'histoire, que la tignasse blonde aime visiter de temps à autre, profitant du calme s'y faisant ressentir et du peu de présence qui s'y trouve.

C'est donc entre deux rochers dont la circonférence est assez importante, sur un troisième roc liant les deux autres, que la fine lame s'assoit en tailleur afin de profiter du calme présent, afin de profiter d'une nature luxuriante vivant tout autour de lui. Le dos bien droit, prenant une première longue et lente inspiration, Ryūzaku - membre des 刺客 Shikaku de l'île 限り無い Kagirinai - ferme les yeux avant d'entre en phase de méditation profonde.

Un instant que celui qui voue sa vie à la voie du Bushido apprécie particulièrement à chaque fois qu'il peut s'adonner à ce genre de petit plaisir. Car si la méditation peut paraitre superflu au premier abord, chez un samouraï, elle s'avère des plus importantes lorsqu'elle permet à ce dernier d'entrer en phase avec son âme.

Une étape des plus importantes, lors de l'initiation du Bushido chez les jeunes recrues.

Toutefois, alors encore seul, l'homme au bob et à la tunique noire perçoit une présence s'approcher de lui. Non pas par la signature de son chakra, même si ce dernier est intéressant, mais par les bruits de pas qu'elle peut se permettre de faire, tout comme cette nature ce mettant subitement à changer.

Les yeux éternellement fermés, continuant à procéder à sa maitrise d'un zen total, Ryūzaku se permet de demander l'identité de ce perturbateur, afin d'être serein d'une méditation sans encombres.


« À qui ai-je à faire ? » dit-il sur un ton calme dos à l'individu, le faciès face à un soleil qui atteint son zénith.

Cependant, à la suite de ses paroles, un long silence se fait ressentir. Que peut-il bien se passer dans son dos ? Le samouraï n'en a aucune idée mais tente de prolonger l'effet de sa séance de méditation en influant son chakra dans le sol et l'air environnant, afin de percevoir cette potentielle menace derrière lui.

C'est alors que l'individu se met à parler, d'une voix assez aiguë, un brin féminine.


« Oh ! Excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger lors de votre méditation Urawokaku-san ! »

Une politesse qu'apprécie l'homme, voyant que cette personne dans son dos possède le respect d'autrui. C'est alors que l'Urawokaku décide d'interrompre sa session de méditation pour se relever de sa roche, tournant son regard vers celle qui lui parle. Désoeuvré de voir l'apparence de cet individu, le Hijin reste bouche bée lorsqu'il découvre ce dernier. Des pieds à la tête, elle - étant donné le son de sa voix - est recouverte d'écailles légères. De plus, ce n'est pas des pieds mais des pattes, au nombre de quatre. Son nez est étrange et de taille minime au milieu de cette gueule verte, presque divine au premier regard. Quant à ses yeux, ils sont si grand, volumineux remplis de couleur, qu'on pourrait croire à deux portails amenants directement ceux qui s'y plongent dans les ténèbres.

Oui, c'est bel et bien un caméléon de taille classique qui se dresse devant lui, son regard perçant croisant les pupilles noisettes de l'homme.


« Qui .. Qui es-tu.. petite ? Et comment connais-tu mon nom ?
Moi ? Je me nomme 夜中 Yonaka ! Et je fais partis des Caméléons du Mont 雨月 Ugetsu - littéralement celui de la lune dévoilée sous la pluie -. Si je suis ici, c'est pour vous défiez Ryūzaku-san. En ce qui concerne votre nom, c'est bien évident que je le connaisse. On vous observe depuis longtemps vous savez. Nous sommes des guerrières implacables, tuants efficacement la nuit dans le plus grand silence ! Alors en garde, et peut-être que vous aurez la possibilité de faire partie des nôtres ! »

Malgré cette bouille quelque peu kawaï, celle qui se prénomme donc Yonaka est un caméléon douée de parole, défiant le maître du Bushido pour un test devant lui faire accéder - si réussite il y a - à quelque chose de plus grand. Que cela peut-il bien être ? Il n'en a aucune idée mais ce qui lui semble certain, c'est que ce caméléon est bien bavard pour une meurtrière agissant dans l'obscurité.

« Très bien, alors en garde petite 夜中 Yonaka dit l'homme, dégageant la partie inférieure de sa tunique, tout en mettant sa main droite sur le manche de son katana.
Oh chouette alors ! rétorque ensuite le reptile, sortant à son tour sa lame, tout en se mettant en position.
Néanmoins, je t'avertis. Si tu échoues, c'est belle et bien la mort qui t'attendra. Un regard impressionnant sous l'ombre de son chapeau, un sourire mesquin aux lèvres, le samouraï possède un goût amer dans la gorge, n'ayant pas pu méditer en toute tranquillité.
Très bien ! »

Le regard du lézard s'agrandit, alors que sa gueule se forme par le biais d'un sourire naïf comme candide. Une réalité qui montre bien à l'homme que le Yûkan regorge de secret et de mystère. Toutefois, il connait les légendes que les uns et les autres racontent, les pactes d'invocations ... Car si ce caméléon est venue à lui en ce jour, c'est bien pour faire en sorte que l'assassin puisse signer un contrat de son sang, afin de pouvoir faire appel quand il le souhaite, aux Caméléons du Mont 雨月 Ugetsu.

« Aller, c'est parti ! »

Elle s'élance alors, à toute vitesse, vers le Lieutenant du Teikoku pour le confronter à lui-même, le confronter à son destin. La lame qu'elle dégaine est rapide, mais pas assez pour faire ressentir la moindre crainte de la part du blondinet. Gardant son fer au fourreau, il se protège de manière juste et efficace de l'assaut lancer par le rapace tandis que ce dernier enchaîne par de multiples coups transversaux. Fixant son adversaire, Ryūzaku se concentre intérieurement afin de faire jaillir en lui la force nécessaire pour vaincre en un rien de temps son belligérant du jour. Décuplant alors ses réflexes, l'homme au kimono arrête de reculer face au reptile pour esquiver d'un coup de tête vers la droite un coup d'estoc, avant de répondre. Un premier coup de pied vient alors projeter le lézard, profitant au samouraï afin qu'il rétorque du bois qui recouvre sa lame. Car dans un second temps, tuer des animaux n'est vraiment pas son genre.

Néanmoins, s'il pense prendre un avantage certain sur Yonaka, il se met le doigt dans l'oeil. Le bois du samouraï perfore l'air, avant que les ventouses du reptile ne viennent s'y agripper de par un saut avant de foncer sur l'homme. Se protégeant par son bras, la lame de l'animal vient se planter dans son avant bras faisant gicler en parti le sang du sabreur.

Une première blessure laissant le choix à l'homme de passer aux choses sérieuses ou bien de continuer à jouer. Cependant, le temps lui manque. Le devoir de la méditation l'appel. Alors pour faire simple, il va devoir écourter cette passe d'arme en un mouvement éclair. Un éclair se traduisant par une esquive fulgurante, laissant la guerrière à plume plonger dans le vide tout e donnant un coup de lame destiné au samouraï. Dans son dos, l'Urawokaku frappe de son fourreau le caméléon l'envoyant alors valser sur plusieurs mètres, s'écrasant contre le solidité du roc sur lequel le maître du Bushido pratiquait l'art du zen.

Fissure. Explosion. Nuage de poussière. Un silence retentit, avant de laisser Yonaka se relever de sa chute, pliant le genoux face à l'homme.


« J'ai donc échoué ... Mon sort est comme on l'a convenu, scellé, entre vos mains Ryūzaku-sama. »

D'une manière ou d'une autre, cette créature porte un certain respect aux autres, plaisant grandement au samouraï. Et cela se vérifie alors qu'elle appelait l'Urawokaku - san - au début de leur rencontre et que désormais, cette familiarité est formellement respectée par le - sama - trouvant grâce aux yeux du Hijin.

« Et bien ... On dirait que tu portes un certain respect aux autres. Tout comme ta parole qui est unique et sans amertume. Tu n'en as qu'une. C'est louable de ta part. J'apprécie ta sincérité et ton dévouement au combat. Néanmoins ... dit-il tut en rengainant son katana à sa ceinture, avant de continuer. Je ne peux t'ôter la vie. Ta proposition m'intéresse et a vue de la vélocité que tu as pu me montrer lors de ce court échange, j'apprécierais en connaitre un peu plus sur ce soit disant pacte. Je veux être le shinobi à la solde des Caméléon du Mont 雨月 Ugetsu ! »

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