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No time to grieve ; le couronnement d'un chef [PV Borukan]


Dim 23 Juil 2017 - 6:29

No time to grieve - ft. Borukan Arikasa et Borukan Bara

La température se faisait de plus en plus fraiche. Alors que Dame nature s’était montrée particulièrement clémente en ce début d’hiver, on aurait dit que depuis l’attaque elle avait été ramenée dans la réalité. Ce matin-là – particulièrement sombre pour tous les Borukan – une petite neige à peine visible tombait sur le plus haut des Hauts-Plateaux, là où siégeait le clan. Il s’agissait du type de neige désagréable, celle-là qui se transforme en eau à peine en contact avec le sol, seules quelques petites touffes blanches survivaient sur les toits et les sommets. En cette triste matinée, tous les Borukan s’étaient recueillis dans le bastion du clan dans les sommets d’Iwa pour enterrer l’un des leurs. Lors de l’attaque quelques jours plus tôt, Borukan Kyokai, la tête du clan depuis presque cinquante années, était mort. Si cet affront contre le village avait été un coup dur pour tous les Iwajins, il l’avait été doublement pour le clan des manipulateurs de lave, ils venaient de perdre l’un de leurs plus grands piliers, celui qui maintenait la stabilité du clan en ces temps de paix depuis des années.

La cérémonie avait été courte, mais éloquente, en concordance avec les coutumes du clan. Dans la place centrale du domaine, tous et toutes s’étaient rassemblés. Au centre, un cercueil ouvert avait été déposé sur un piédestal – tous deux taillés dans de la roche volcanique. À tour de rôle, chacun des anciens du clan était invité à dire quelques paroles sur le défunt – principalement des récits de guerre à son sujet. Puis, lorsque tout le monde s’était prononcé, son successeur prenait place sur le piédestal et remplissait la tombe de pierre volcanique de lave, dissolvant ainsi le corps et ses cendres pour que son énergie puisse nourrir Hachiman – le dieu de la guerre et la source du pouvoir des Borukan. Il s’agissait d’une vieille légende, ce n’est pas tout le monde qui y croyait encore, mais dans un esprit de tradition la coutume du geste était restée.

Akimoto portait ses plus beaux habits pour la cérémonie – un plastron et des avant-bras de cuir noir aux arrêtes métalliques, une sous-tunique de laine pour le protéger du froid et une épaisse cape écarlate au col de fourrure blanche. Il se trouvait derrière le piédestal et la tombe, faisant face à la foule. De part et d’autre de lui se trouvait les anciens – des membres éminents du clan qui étaient adulés pour leur exploit passé dont les conseils, même s’ils ne dirigeaient pas le clan, étaient respectés. À sa gauche se trouvait Akayagi l’Immortel, Tsukihiko la Reine du Nord et à sa droite Kon le Destructeur et Kenmaru l’Insoumis.


Son tour venu, Akimoto s’avança sur le piédestal. Il se tint un instant devant le corps inanimé de son mentor couché dans le cercueil avant de lever les yeux vers la foule devant lui. Il y avait des visages connus – comme la jeune Bara et son cousin Arikasa installés au premier rang – et d’autres moins – des Borukan venus des quatre coins du pays pour payer leur respect. Tout le spectre du clan était rassemblé aujourd’hui, autant les puristes comme lui que les plus modérés. Kyokai était un homme respecté de tous, même de ceux qui prônaient l’abandon des coutumes les plus ancestrales des Borukan ou du moins une certaine modération de leur philosophie. C’est ce qui avait fait de son mentor un si grand chef pendant plus de cinq décennies. Akimoto déposa ses mains sur le cercueil ébène et aussitôt elles se mirent à briller de chakra et à suinter du magma, remplissant progressivement la tombe de son prédécesseur. C’était une manière de symboliser la passation des pouvoirs entre l’ancien et le nouveau – comme si l’ancien venait renforcer les pouvoirs du nouveau en transmettant son énergie en étant consommé par la lave de ce dernier.

Akimoto avait une stature naturellement imposante, s’élevant à plus de deux mètres de hauteur, mais aujourd’hui il se tenait encore plus haut. Non pas qu’il est pris du galon pendant la nuit, mais simplement par la prestance qu’il dégageait à cet instant. Son regard était à la fois empli de tristesse et de fierté, ses yeux étincelaient – certains diront parce qu’ils étaient emplis d’eau, d’autres parce qu’il était fier. Le rouquin avait perdu un être cher, Kyokai était plus qu’un chef de clan pour lui, il était une figure paternelle et un ami. S’il était chagriné, il était également honoré de pouvoir prendre sa place pour diriger les siens. Si devenir chef du clan était le plus grand honneur que les siens pouvaient lui faire et qu’il en avait toujours rêvé, Akimoto se demandait plus que jamais s’il en était réellement digne. Depuis l’incident qui s’était produit durant l’invasion – son attaque sauvage contre les siens – la montagne se remettait sans cesse en question. Avait-il le droit après ce qu’il s’était produit de représenter les siens ?

Le rituel accompli, la lave bouillonnant encore dans la tombe de pierre devant lui, Akimoto se redressa et défia la foule du regard. C’était à son tour de parler. « C’est un triste jour pour la grande famille Borukan. Nous venons de perdre un être aimé, Kyokai le Dragon Éternel, notre chef à tous et à toutes. Cet homme – mon mentor – a permis d’unir le clan comme aucun autre chef ne l’a fait avant lui. Il a rassemblé toutes les familles, toutes les philosophies, sous un seul étendard, propulsant notre clan vers de nouveaux sommets. Sans sa vision d’un monde meilleur, jamais nous ne saurions venu nous établir ici pour aider à fonder ce village. Certains diront que je lui ressemble trop et que le clan aurait plutôt besoin d’un vent de renouveau. » Akimoto s’interrompit un instant et porta son regard vers les Borukan installés dans les dernières rangées, les plus modérés d’entre tous. « D’autres diront au contraire que je ne lui ressemble pas suffisamment, que mon curriculum militaire est de mauvais augure et que je risque de replonger le clan dans la noirceur d’autre fois. » ajouta-t-il en tournant son regard vers un petit groupe d’artisans Borukan. « À tous je répondrai : Je suis votre nouveau chef, un point c’est tout. » Aussitôt, les individus interpellés par son regard quelques secondes plus tôt s’indignèrent, on vent de murmures s’éleva sur l’assemblée. « Je suis toutes ces choses à la fois. Oui je suis un fervent défenseur de nos traditions, oui je suis un militariste, oui je suis un homme de guerre. Mais avant toute chose je suis un Borukan. Comme vous tous. Si le clan est devenu si prospère sous le règne du grand Kyokai c’est parce qu’il a compris une chose importante ; la force est dans notre union. L’union de nos différentes philosophies, de nos différentes manières de penser et d’agir. Le clan Borukan est et restera toujours la plus grande puissance militaire de notre nation. Mais les plus guerriers d’entre nous ont besoin de nos artisans. » Il pointa le groupe de forgerons et d’artistes Borukan au fond de l’assemblée. « De nos jeunes pousses plus modérées » Il pointa cette fois la jeune Bara et quelques autres jeunes assis devant. « Afin de nous ancrer dans la réalité du monde moderne. Iwa a vu le jour grâce aux talents de nos artisans et de ceux des Chôkoku, et grâce au savoir-faire commercial des grands marchands de notre nation. Mais sans la protection des plus guerriers de notre clan, jamais cela n’aurait été possible. Le clan Borukan est l’épée et le bouclier qui protège cette nation, en plus d’en être le cœur. Ne l’oublions jamais. C’est notre union qui nous rend si forts. »

« C’est un triste jour également pour Iwa. Nous nous pensions forts et invincibles…mais une bande de renégats nous a prouvé le contraire. Le village manque d’organisation, de vision peut-être même. Heureusement pour nous, deux des nôtres ont été nommés au Triumvirat qui dirige à présent notre grand village. Plus que jamais auparavant, notre clan sera important pour l’avenir de cette nation. Plus que jamais nous ne devons insister sur le rôle essentiel des nôtres dans la hiérarchie et l’organisation militaire d’Iwagakure. Nous devons être forts et vaillants. » Il y avait tant à dire sur cette nomination, mais Akimoto ne désirait pas partager le fond de sa pensée avec la foule. Il garderait son opinion pour une conversation à huis clos avec Arikasa et Bara un peu plus tard. « Bon…Trêve de bavardage. Nous nous devons d’honorer la mémoire de notre défunt en célébrant comme de véritables Borukan. Un banquet vous attend tous dans le Grand Hall !! » Sur ces dernières paroles, la foule applaudit et se dispersa peu après. Le Grand Hall se trouvait juste derrière eux, de l’autre côté de la grande cour où avait eu lieu la cérémonie. Sur place, la salle était richement décorée aux couleurs du clan. De longues tables avaient été placées sur les côtés de la pièce, il y avait de tout : de la viande et des victuailles à profusion, du vin, du saké, de la bière.



Spoiler:
 

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »


Dernière édition par Borukan Akimoto le Dim 13 Aoû 2017 - 1:26, édité 1 fois
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Lun 24 Juil 2017 - 5:38


Comme quoi une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, après l’attaque du village ; ce fut la mort du chef du clan qui vint entacher cette nouvelle journée. Enfin, pour la plupart des membres du clan, la plus grande partie même. Le chef était vieux, sa fin était proche ; c’était l’ordre naturel des choses. Une annonce qui ne fit, finalement, ni chaud ni froid à Arikasa. Si le cinquantenaire était l’exemple même de la courtoisie –du moins pour un Borukan- et abordait toujours les « choses » de manière très politiquement correcte, il n’en restait pas moins en froid avec la majorité de ces personnes qui constituaient sa famille plus ou moins proche. Il n’avait eu de contact depuis son arrivé Iwa, ou Rukkusu il y a de cela quelques années, avec seulement trois ou quatre Borukan, dont une ne souhaitait pas, vraisemblablement, lui adresser la parole.

Ce ne fut que pour ne pas froisser les derniers « grands » du clan qu’il était venu assister, ce jour, à la mise en « terre ». Observer la tradition, la respecter ne le dérangeait pas, en revanche voir certains visages le crispait un peu… D’ailleurs il n’avait pas pris place au premier rang, ni au second ou autre troisième pour assister aux funérailles. Le fond de l’assemblée lui suffisait amplement, pour le peu de temps qu’il passerait ici en leur « compagnie »… C’était sans doute la meilleure place. Ne pas s’éterniser était l’ordre que s’était donné Arikasa. Mais alors qu’il pensait la cérémonie enfin terminée, une autre nouvelle qu’il ne pouvait juger être bonne ou mauvaise vint agrémenter cette réunion de « famille ». En plus d’enterrer leur chef, un nouveau prenait sa place, très rapidement, en fait. Akimoto.

Arikasa observa et écouta du fond, sans rien dire. Qu’y avait-il à dire, d’ailleurs ? Il n’avait rien à lui reprocher si ce n’était d’être un Borukan, et encore… Par contre les mots qu’il prononça, rappelant que des Borukan faisaient parties de la sphère décisionnaire du village rendant ainsi le clan plus « important », le titilla un tantinet. Malgré son âge, son expérience et tout ce qui va avec, Arikasa ne put s’empêcher de rire, intérieurement bien sûr. Même si le fait qu’il soit un Borukan avait peut-être, même un tant soit peu, joué dans sa nomination au poste de Triumvirat ; ne donnait en rien, pour lui, plus d’importance à ce clan qu’à un autre. Et malheureusement, jamais il ne prendra en considération la remarques venant d’un individu de son clan, quel qu’il soit, pour mener à bien les affaire d’Iwa.

La chose était très claire dans son esprit.

Puis, alors que tous se dirigeaient vers le « banquet », Arikasa se contenta, alors qu’Akimoto semblait libre, d’aller lui adresser quelques sincères félicitations.

-Félicitations pour ta… nomination ? Je pense que les moutons seront bien gardés avec toi à la tête du troupeau.. enfin… les moutons, façon de parler. Bien, tu m’excuseras, j’ai quelques affaires à régler. Ajouta-t-il en observant la foule se dissiper.

Puis, saluant le nouveau chez des Borukan, tourna les talons, saluant de même, au passage, Bara.
Comme tous les autres, il emprunta le sentier qui menait jusqu’au bas du plus haut plateau, gardant bien ses distances avec le reste de ces gens. Puis il fut rapidement rejoint par l’un des rares Borukan qu’il appréciait un minimum. Kaemon.

-Hey, Arikasa ! Je ne t’ai pas vu ! Pas mal que ce soit Akimoto, non ?
-Non! J'étais caché. Pour Akimoto... Je suppose oui.
-Hum… Tu ne sembles pas convaincu.
-Oh… Si je le suis. Mais, les affaires du clan ne sont pas mes affaires. Je ne suis là que par politesse pour Kyokai-sama. Rien de plus, à l’origine.

Kaemon soupira, et reprit.

-Bon sinon, félicitations à toi aussi, faire partie du Triumvirat… quelle ch…
-Ce n’est pas une chance. C’est un travail, Kaemon. Et même une nécessité, dirais-je.
-Hum.. Je ne puis dire le contraire mon seigneur ! dit-il sur un ton narquois.

Arikasa soupira à son tour.

-Tu viens au banquet ?

-Non.
-Même pour Sarisa ?
-Non. Et crois moi si je te dis qu’elle n’aura pas envie de m’y voir non. De toute façon, je n’avais pas prévu autre chose que cet enterrement.

Leur discussion les avait menés jusqu’au bas du sentier, là où leur chemin se séparait, au moins jusqu’au lendemain.


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Jeu 10 Aoû 2017 - 10:26
Bara haussa les épaules lorsque son père lui demanda de bien s'habiller. Pourquoi devait-elle ressembler à une dame pour ce genre d'événements ? Et puis, qu'est-ce qu'elle en avait à faire de ces vieux croulants qui avait demander à les réunir ?
Laissant un soupir passer ses lèvres alors qu'elle tentait de se rappeler l'homme dont son père louait toutes les actions, le vénéré Kyokai, elle se passa rapidement une brosse dans les cheveux, passa un chemisier blanc et un pantalon de même couleur, simple et efficace. Au moment de passer ses chaussures sa mère l'appela et l'invita à se dépêcher, qu'ils seraient en retard.

Sur place, sa famille se posta dans les derniers rangs alors qu'elle, mu par son éternelle curiosité, s'était approché le plus possible, venant se poster au premier rang avec quelques uns de ses camarades qui la regardèrent d'un drôle d'oeil. Répondant par un sourire des plus charmant, la demoiselle resta sur sa chaise, un air solennel se peignant doucement sur son visage lorsque la cérémonie débuta réellement.
Ecoutant patiemment les discours, son sourire réapparu lorsqu'il vit se dessiner la silhouette d'Akimoto en dernier lieu. Alors les vieux avaient désirer le voir lui à leur tête. En voilà une bonne chose. Sans pouvoir s'empêcher de repenser à leurs échanges, la rouquine inclina avec respect sa tête envers celui qu'elle suivra pour son clan.

Il commença alors son discours qui n'omit personne, et lorsqu'il désigna les jeunes Borukan, elle rougit légèrement. Elle n'était pas si modérer que ça. Elle aimait la force brute, elle aimait foncer sans réfléchir, mais ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était la joie, les rires, les fêtes...
Une nouvelle fois, Bara inclina son visage et écouta la suite. Sans bouger ni faire montre de trépigner sur place, lorsqu'il annonça le moment du banquet, elle se leva, oubliant parfois de faire preuve d'un peu plus de classe que de spontanéité.

Qu'est-ce qu'un titre, qu'est-ce qu'un rang ? Elle restait elle-même, c'était bien pour ça que les vieux lui avaient fait confiance non ? C'était bien eux qui était venu lui donner sa chance, eux qui avait appuyé sa candidature contre toute attente.
Son sourire illumina son visage alors qu'elle incita ses parents à se sauver vers le banquet ainsi que ses frères.

Saluant discrètement Arikasa, qu'elle n'avait que peu vue, et qu'elle trouvait trop discret, la demoiselle attendit qu'Akimoto soit libre pour aller à sa rencontre et l'attirer vers le chemin que prenait leur confrère de clan.

- Félicitation Akimoto ! J'espère que le clan connaîtra de tes mains toute la gloire à laquelle il aspire.

Agrippant le bras du colosse d'un des siens, elle l'entraîna avec force à presser le pas.

- Dépêchons-nous, sinon il va nous filer entre les doigts !

Elle parlait bien sur d'Arikasa. Ce n'est pas qu'elle ai envie de l'importuner, s'il était partit, elle jugeait qu'il avait ses raisons, mais ils étaient dans le même bateau, et elle aimerait tant qu'il s'ouvre un peu plus.


hrp:
 

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Jeu 10 Aoû 2017 - 12:39
Une bien triste journée s’annonçait. Était-ce le temps qui était aussi en berne et comprenait la douleur ? Ou c’est juste Akahiko qui désirait le voir ainsi ? Cette journée devait aussi être signe de fierté pour lui, pourtant, il avait quand même un pincement au cœur. Les Borukan étaient peut-être un clan, mais c’était avant tout une famille, tous faisaient partie de la même Toile, tous étaient liés que certains le veuillent ou non.
Akahiko était longtemps resté à contempler les sommets rocheux ce matin, laissant son esprit vagabonder, puis il se reprit, il devait être des premiers à s’installer, sinon son père ne lui pardonnerait jamais. Sa toilette fut en somme assez courte, puis vint le temps du choix de la tenue a adopté pour cette réunion. Son cœur alla vers sa tenue favorite, des vêtements traditionnels et une longue cape noire à bordure rouge, faisant ressortir le côté tranché de son visage ainsi que ses cheveux rubis tirés en arrière.

Il se rendit au sommet des pics rocheux, là où la cérémonie se déroulait, très peu de personnes étaient présentes, rien de surprenant vu l’heure, la neige tombait mollement, même ici le terrain était endeuillé. Il prit place sur les premiers rangs, croisant ses bras et ses jambes, attendant que la cérémonie commence. Il était rare de voir Akahiko aussi silencieux, lui qui est d’un naturel exubérant, aimant rire à gorge déployée, s’amuser, faire la fête. Quelques regards étaient posés sur lui, il les ignora tout simplement.

Les rangs se remplirent, les chuchotements commencèrent puis se turent quand un des Anciens prit la parole sur l’autel, le cercueil de leur ancien chef et ancien frère ouvert. Le silence était pesant, uniquement brisé par les discours de ces vieilles têtes pensantes qui se succédèrent. Enfin, vint le moment qu’Akahiko attendait depuis le début. Un homme robuste s’avança à son tour, sa crinière de feu et sa présence irradiait dans l’espace, il n’avait jamais vu son père aussi impressionnant.
On ne pouvait pas le nier, Akimoto en imposait par sa présence et par ses paroles. Il joua avec les esprits qui persiflèrent dans son dos en les provoquant pour mieux les apprivoiser. L’avis d’Akahiko ne pouvait pas être objectif, il savait que son père ferait un excellent chef de clan et refusait actuellement toute autre idée là-dessus.
Le discours se poursuit et il évoqua même la jeunesse Borukan. Un sourire timide fit furtivement son apparition sur le visage du fils, il ne le décevrait pas, même si sa nature fougueuse et tête brûlée pouvait porter à confusion.
Une autre jeune demoiselle réagis à ces paroles en rougissant, il s’agissait de Bara, une des représentantes du Triumvirat, il ne la connaissait que trop bien, elle était de quelques années son aîné et elle était déjà dans les hautes sphères du village. Quelque part, il l’enviait, lui qui aussi voulait devenir important et servir Iwa du mieux qu’il puisse, mais cela arrivera un jour et il donnera tout ce qu’il faut pour y arriver.

Le discours se termina avec le calme et respect qu’exigeait la cérémonie, maintenant, il restait à savoir comment la Famille allait réagir en interne. Il voulut aller voir son père pour discuter avec lui et le féliciter, mais la jeune Borukan lui avait déjà sauté dessus et l’emmenait avec elle. Il sourit et s’élança à la suite de cet étrange duo. Il ne remarqua qu’il ressemblait à son père que lorsque il passa à côté des autres membres de son clan, il était grand, très grand et sa stature pouvait être enviable, même s’il n’en jouait que très peu.
Il rattrapa les deux Borukan et se plaça à côté de son père, ils étaient à peu près de la même taille. Akahiko reprit son sourire et son visage jovial habituel.

" Félicitation père ! Un magnifique discours comme on pouvait s’y attendre. Cela fait plaisir de te voir, à quand notre prochain combat ensemble ? Oh ! C’est vrai, maintenant que tu vas avoir toutes ces responsabilités, tu risques d’être pas mal accaparé. Tant mieux ! Cela me donnera plus de temps pour me renforcer et toi pour te ramollir ! Haha !
Bonjour à toi aussi, Bara, toujours dans des tenues qui mêlent élégance et pratique. J’espère qu’on pourra se revoir dans de meilleurs contextes que celui-ci à l’avenir !
"

Il continua de les suivre, il ne savait pas où ils se rendirent, mais en tout cas, Akahiko était remplis de fierté pour son père aujourd’hui. Le chemin allait s’annoncer long pour le rattraper, mais ça lui plaisait largement.
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