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Quand les rumeurs rencontrent les blagues - Libre / Benten [Arrestation]


Dim 23 Juil 2017 - 13:19
La séance de la Confrérie venait de toucher à sa fin. Les différents protagonistes s'étaient tous salués et avaient quitté les lieux afin de retourner à leurs occupations. Moi, il me restait une chose à faire. Qui était devenu le Shodaime Mizukage ? Gattsu dont la force et l'arrogance non pas à être prouvé ? Asura, Confère et escrimeur de choix ? Ou alors moi, le possesseur de « Jibakurei » ?

J'avançais dans la ville en direction de mon appartement afin de voir s'il y avait ne serait-ce qu'une simple convocation de la part du Conseiller quand, sur ma droite, une affiche attira mon attention. O'Dui S. Benten avait été élue Shodaime Mizukage. Etais-ce une mauvaise blague ? Tout ce baratin, ses belles paroles quant au combat pour au final élire la seule qui n'a pas bougé le petit doigt ? Gattsu avait raison, depuis le début.

J'allais partir - en riant discrètement - lorsque derrière-moi, j'entendais qu'on m'interpellais.

« Hattori Yasuhito ! Sur ordre du Shodaime Mizukage, vous êtes en état d'arrestation ! »

Cette fois-ci, je ne pouvais pas contenir le rire qui naissait. Coup sur coup, ces informations étaient dignes des meilleurs comiques que j'avais eu la chance de rencontrer. Je me retournais, plantant mes yeux en plein de ceux des personnes qui venaient pour m'arrêter et, reprenant un air plus sérieux, je leur disais.

« C'est comme ça que Kiri remercie ceux qui l'ont créé ? » Je m'approchais de quelques pas. « Si votre amie Benten à quelque chose à me dire, qu'elle vienne. Et sinon, qu'elle aille au diable. » Je marquais une légère pause avant de continuer. « Les rumeurs ne peuvent pas toutes être infondées. Je suis persuadé qu'un grand nombre d'entre elles sont réelles et vous, vous servez cette personne sans vous poser de question ? Si vous êtes tranquille avec cela, ce n'est plus de mon ressort... »

Je me retournais pour m'en aller, prêt à me battre s'il le fallait, mais pas en premier lieux. La diplomatie pouvait peut-être fonctionner.

« Allez lui dire ceci, je l'attends au Grand Dojo. »

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Dim 23 Juil 2017 - 16:51

...


Au sein du grand hall du Grand Dojo, les tatamis et l'air étaient suintés de suée tandis que les kendokas se donnaient corps et âmes afin d'exalter leur art via un entraînement physique intense. On entendait le bois se tordre et se fracasser sous le poids des bokken et c'est ainsi qu'une vingtaine d'adeptes s'adonnaient à un rythme régulier de frappe à travers des duels d'entraînement. Le grand hall était particulièrement vide ces temps-ci, les shinobis semblent-ils n'avaient plus le temps de se développer à l'exercice.

Là dans un coin, deux genin sortaient du lot. On reconnaissait les épéistes de la brume, maîtres de ces lieux. Kasanagi était donc en compagnie de Ueno, la kunoichi de brume et c'est en duo qu'ils rivalisaient d'ingéniosité, de force et de vitesse afin de prendre le dessus l'un sur l'autre. Dans un moment de répit, le jeune genin prit un temps de réflexion concernant la situation. Il venait tout juste d'être élevé au rang de Gardien de ces lieux, mais pourtant, d'un coup d’œil sur les autres adeptes il pouvait comprendre que de par son âge et son rang il était loin d'être le plus puissant et que face à un ennemi ne rentrant pas dans sa case, il ne pourrait pas remplir sa juste tâche comme il se doit.

Mais qu'importe selon lui, il appréhendait le fait que ce n'était pas en s'acclimatant à son faible niveau qu'il atteindrait les sommets, qu'il marcherait sur les pas des grands épéistes et notamment ceux de son père. Afin de gagner en puissance, il fallait voir haut, il fallait avoir la folie des grandeurs et le sens de la rigueur. Si intrus il y aurait, quelque soit son niveau, il donnerait son maximum et combattrait avec l'idée de tuer, tel était son nindo.

Là, au loin, il pouvait apercevoir une silhouette familière s'introduire par la grande porte. Hattori Yasuhito était revenu au Grand Dojo, et c'est face à l'admiration du puissant épéiste, que conjointement tous les élèves baissèrent l'échine, les talons joints, le regard en avant afin de saluer le Représentant d'un Osu vibrant et imposant.

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Dim 23 Juil 2017 - 18:35
Je ne pouvais m'empêcher de penser aux derniers événements. Une ombre à Kiri. Cette nomination avait été soudaine et sans faire effet d'échos au sein du village caché de la brume. Ni vote, ni propagande, ni choix. Ça n'avait rien de clair ni même d'honnête. Mais comment leur en vouloir ? Après tout sur l'Archipel principal du pays de l'Eau la nécessité d'avoir un chef se faisait grande. Alors ils l'avaient élue, elle. O'Dui Benten. C'était ce que j'avais pu lire sur le mur en face de la porte de sortie de mon foyer. Peut-être que je l'avais déjà croisé, et même parlé, pourtant cette nomination ne me rappelait rien. Inconnue au bataillon. Puis plus tôt, j'avais entendu ces deux personnes bavardant à ce sujet. Sauveuse de Kiri. Ils racontaient que cette vieille femme avait permis à l'arrestation et la mise hors service de bien des bandits de l'ancien temps. Si tel était le cas alors pourquoi avoir agrégé ce premier Mizukage sans que rien ni personne ne soit convoqué, sans que quiconque ne soit au courant ?

J'étais assise sur une estrade de bois, les mains appuyées vers l'arrière et mon corps qui suivait. Je tentais de reposer mon corps, récupérer mon énergie comme je le pouvais. C'était qu'il était endurant et entraîné ce petit. Kasanagi, disait-on. La plus jeune recrue de la Confrérie et pourtant son potentiel ne semblait pas être à débattre. Cela, j'avais pu en témoigner, quand, à deux et en partenaires, nous avions décidé de rendre plus vivant le grand dojo qui était nôtre. Il y faisait toujours chaud. Tout résonnait dans ce lieu. Que cela eut été les fracas de nos sabres ou bien nos courtes conversations parsemant nos mouvements, tout avait été amplifié. Ces situations ne seraient plus si rares à présents. Car nous avions tous décidé, à l'unisson, que nous nous soutiendrions. J'avais de nouveaux coéquipiers. J'avais peut-être de nouveaux amis. Pourtant je n'en ressentais rien.

Je redressai le haut de mon corps et descendis de mon échafaud pour me remettre debout. Je replaçai ma ceinture tandis que je grimaçai lorsque je sentis ce léger tiraillement au sommet de mon bras, juste avant mon épaule. Cinq. Ce nouveau chiffre symbolique que je devais porter avec fierté. Mon numéro de sabreuse, fraîchement tatoué. Et lorsque je détournai mon regard de ce dessin corporel je remarqua seulement que le détenteur de Hiramekarei qui s'abaissait en signe de respect. Les pupilles vertes glissantes je les relevai droit vers la cause. Hattori Yasuhito, un autre épéiste et pas des moindres : notre représentant à tous. Humblement mais avec cette pointe d'impertinence je posai les mains sur mes deux hanches et l'observai simplement.

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Mer 26 Juil 2017 - 12:06
-Encerclez le Dôjo.

La voix aiguë et faible qui vibra derrière la chaise à porteur voilée semblait jaillir de la gorge d'une mourante. Pourtant la troupe de dizaines d'hommes masqués qui l'encerclait avec attention était comme suspendue aux lèvres décharnées de leur maîtresse, la Dame de la Brume, qui dessinait une ombre derrière les étoffes de soie légère dont on avait recouvert sa voiture, et qui étaient aussi fragiles, aussi évanescentes, presque aussi insaisissables qu'elle. L'image d'hommes d'élite ployant le genoux devant leur autorité suprême, inversement puissante, était frappante : des lions soumis à une vieille louve et aboyant sur son ordre.

Pourquoi avaient-ils porté la nouvelle Ombre de la Brume jusqu'aux quartiers où siégeaient les sabreurs ? Parce que l'un de leurs meneurs les plus estimés avait manifesté ses ambitions de prendre le pouvoir, qu'il avait participé au bain de sang présidé par le conseiller Ao – et qu'il avait même été le plus remarquable de tous, tant dans son art inégalé au sabre que dans la subtile association qu'il en faisait avec des techniques illusoires. Il était une menace évidente. Il fallait, pour tout pouvoir nouvellement installé, s'assurer que ses intentions n'étaient non seulement pas hostiles, mais qu'il ne provoquerait pas une guerre civile au village, du fait même que l'homme était à la tête de l'un des clans fondateurs.

Il suffisait à Benten, ou à Yasuhito, de lever la voix et ordonner la charge, et la Brume était plongée dans le sang. Leurs troupes réciproques aussitôt se jetteraient l'une sur l'autre. Et, pire que tout, les autres grandes familles auraient à prendre position.

D'où la décision immédiate que Benten prit à l'annonce, une heure auparavant, que Yasuhito avait refusé d'obtempérer – et même, qu'il avait lancé un défi au pouvoir. De sa main cadavérique et centenaire, Benten le relèverait. Les meilleurs hommes parmi ses forces réputées loyales et ses partisans l'escortèrent jusqu'au Dôjo, où s'étaient déjà affrontés les prétendants. Le symbole était fort pour la vieille femme : elle en rencontrerait un autre, comme pour achever ce qui n'avait pas pu, ou s'était mal, décidé le soir de leur première mêlée.

Et dès qu'ils étaient arrivés face aux portes immenses qui semblait la défier, Benten, manquant de s'étouffer, hurla à nouveau :

-Encerclez le Dôjo. Nul n'entre, nul ne sort... avec sa tête !

Il n'y eut aucune hésitation, quoique les hommes présents sentaient que l'instant était grave, et l'ordre risqué. Ils passèrent la porte, ignorant toute autre présence que celle recherchée : Yasuhito. Et lorsqu'ils déployèrent leur formation spéciale au sein de la première cour, au milieu de laquelle demeurait, immobile, l'ombre de Benten dans sa voiture, ses porteurs la déposèrent au sol avec soin, comme pour ne pas briser son chargement de porcelaine – puis un homme, à la voix plus forte que les autres et vêtu d'une robe de magistrat, défit d'un signe le sceau qui verrouillait le rouleau dans son autre main, et hurla d'une voix telle qu'elle vibra bien au-delà des murs silencieux du Dôjo : que Hattori Yasuhito paraisse, ou l'exemple qui serait donné ici glacerait à jamais les velléités prétentieuses de toutes les menaces à venir.
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Jeu 27 Juil 2017 - 0:59
A peine venait-elle de se structurer que la Confrérie était déjà assiégée dans sa propre demeure : Le Grand Dojo des sabreurs. L'imposant édifice qui faisait la fierté de tout le village et qui était actuellement menacé par une vaste troupe d'individus masqués répondant aux ordres d'une voix étrangement abimée. Le fait est qu'aucune autre autorité de Kiri n'avait manifesté son désir d'enfermer l'un de ses membres, et sans nul doute un second si ce n'était pas la Confrérie dans son ensemble, le Roux avait sa petite idée quant à l'identité de ce charmant donneur d'ordres à l'influence si grande.

Mais que pouvait bien signifier ce remue-ménage ? Quel était le véritable but de cet atroce personnage ? Plus important encore, pourquoi le Conseiller personnel du Seigneur de l'Eau s'était mis en tête de le porter à une telle fonction ? Des questions dont le talentueux escrimeur chercherait inévitablement les réponses. Une quête semée d'embûches et de dangers qui commencerait aujourd'hui, au moment précis où il s'avança à la rencontre de tout ce beau monde. Laissant en retrait la jeune Shiori, la main gauche assurément posée sur le manche de son épée, il n'hésita pas une seule seconde à élever la voix avec fureur :


"Que cherchez-vous en agissant de la sorte Maître Shodaime ? Est-ce là une façon de traiter des femmes et des hommes qui se sont battus pour libérer l'Archipel ?"

Son regard ne trahissant alors aucune crainte, uniquement de la colère alors que ses yeux étaient rivés sur la chaise à porteurs où était confortablement installé à l'abri des regards le Mizukage, il ne perdait pas de vue qu'en criant de la sorte il signifierait aussi sa présence à ses confrères.

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Ven 28 Juil 2017 - 5:10
Des fous... des aliénés. Les mots se perdent, rien ne peut décrire cette scène aussi invraisemblable qu'irréaliste qui se produit. Un ramassis de cancre face à une mafia plus que douteuse représentant l'autorité. Il est dur à croire qu'il ne s'agit pas d'un spectacle tant ça frise le ridicule : grotesque. Que font-ils ? Ont-ils tous perdu la tête ? Sont-ils tous devenus déraisonnable à ce point ... Personne ne plongera ce village et ses citoyens dans l'opprobre, tant que j'existerai.

Chère Mizukage... O'dui S. Benten. Ne comprenez-vous pas là les erreurs que vous répétez sans cesse ? Nous, ancien de ce pays ; savons des choses dont ces jeunes face à vous ignorent : qu'arrivera-t-il si cela venez à être révélé ? Qu'arrivera-t-il si j'ordonne à mes oiseaux de mener une enquête fondée sur vous et que la vérité éclate au grand jour ? Votre méthode est plus que douteuse est quant à vous...

Sabreur de Kirigakure no Sato. N'avez-vous pas honte de ce que vous affichez ? Les habitants vous pointent du doigt comme étant les défias de l'autorité. Qui parmi eux croiront que vous protégez deux recherchés par bonté de cœur et pas par intérêt personnel ? Votre martyr n'existera pas ; tout ce que vous gagnerez c'est une place en cellule, ainsi qu'un exil social insoutenable ; vous serez destitué de vos biens et vos domaines tandis que vous serez écrasé par les deux autres clans du village, silencieux et honorable vis-à-vis du peuple. C'est un pari risqué que vous abordez et pourtant, vous le faites avec amateurisme. Je suis déçu, déçu de n'être qu'un vieil homme dont l'influence n'égale pas l'autorité suprême de ce pays.

J'aurais aimé être mort pour ne pas voir cette aberration qui se propage aujourd'hui sous mes yeux. Le premier Mizukage de Kiri, incompris et totalement désordonné, face à des jeunes bornés, indiscipliné et dépourvut de jugeote. Pauvre village.


Un décor remplissant le vieil homme d'amertume, de colère, de tristesse, d'anxiété. Tous les sentiments existants ne peuvent décrire ce qu'il ressent vis-à-vis de ce qui se produit, en lieu quasi public, aujourd'hui. Quelle mouche avait bien pu pouvoir piquer ces sabreurs et autres autorités ? Vouloir mener un village tout fraîchement construit et en état d'évolution à la guerre civile ? Une imbécilité sans nom.

Plus tôt dans la journée...

Voilà que Netero n'était qu'un simple civil arborant les rues de son hameau lorsque la nouvelle était tombée : O'Dui S. Benten était nommée Shodaime par l'autorité suprême du pays : le daimyô. C'est alors qu'une seconde nouvelle était rapportée : les candidats Gattsu, Hattori Yassuhito et Fuji Asura étaient tous trois recherchés et en état d'arrestation pour une raison encore inconnue et sans doute disciplinaire. Les raisons pouvaient être sans doutes nombreux, mais elles étaient incomprises.

De son âge avancé et son vécu dans ce pays, le vieux singe savait pertinemment que la nomination de Benten allait créer des grabuges, après tout, au sein des anciens les plus hargneux elle n'était pas une totale inconnue ; loin de là. Si Gattsu restait introuvable, les deux autres Sabreurs ne devaient pas être dur à repérer et à localiser et bien évidemment deux choix s'offraient à eux : résister et encourir la guerre civile au beau milieu d'un peuple encore fragile et innocent. Ou baisser les armes et se rendre à l'évidence : attendre une explication. Ils n'étaient pas déclarés comme ennemis de la nation, du moins pas publiquement. Pourquoi fuir ? Une raison qui échappe drôle au vieillard sénile.

Et maintenant...

Il descend de son perchoir, s'approchant lentement de l'entrée interdite au dojo. Les armes des soldats pointées tous en sa direction, bien sûr, de par son histoire et réputation fortunée, même s'il ne porte aucun grade, les hommes autour de lui peuvent aisément le reconnaître : Qui d'autres d'aussi vieux peut être encore en activité en ce jour ? Personne. Netero, Le fortuné, l'aventurier des pays, l'homme martial qui était jadis un des fondateurs du mouvement libérateur de Mizu No Kuni, qui oseront en ce lieu ignorer sa parole sincère ?

- Baissez vos armes je vous prie. Bien que je sois homme d'expérience, vous mettriez sans doute aisément une raclée au vieil homme que je suis, wohohohoho *rire sénile*. Je ne souhaite que calmer les choses, parole de Sarutobi Netero, je ne prendrai aucun parti et vous n'aurez pas à me tuer aujourd'hui -à mon grand regret- *s'étire les reins*.

Et finalement... c'est ainsi qu'il passe. Après tout de base, le sénile est connu au travers du pays pour sa bonté et sa parole ; sans rajouter le fait qu'un Sarutobi a pour réputation d'être un homme d'honneur sans failles, qui n'a qu'une seule parole. Quelle scène d'un pitoyable mauvais goût.

- IL SUFFIT !

Une voix qui fait trembler là l'enceinte du bâtiment. Étonnement, il n'omit pas les traditions et le respect, retirant ses chaussures après avoir crié afin de rejoindre les tatamis, regardant la scène tout en la jugeant tel un professeur.

- Jeunes gens, mes félicitations *applaudit-il*, vous venez de déshonorer votre " clan " suite à vos actions de la journée. Voyez-vous dehors ? Ce pour quoi vous vous êtes battus ? Eh bien aujourd'hui, ils vous craignent comme des parias, se demandant s'il n'est pas plus sûr de vous exiler de toute activité avec le village. Hattori Yassuhito-kun, Fuji Asura-kun. Soyez raisonnable pour les vôtre. Pensez à ce qui arrivera à ce village et à vos familles, votre famille de sabreur, si vous défiez les forces du village et menaçait celui-ci d'entrer en guerre civile pour une simple arrestation. Imaginez si cela arrivait aux oreilles du daimyo, des Yuki et des Kaguya ? Ce qui ne saurait tarder au vu du bouche-à-oreille civil. Soyez bons et déposer les armes, vous avez affrontés des obstacles plus suicidaire que celui-ci et en êtes revenu, pourquoi ne pas réitérer l'exploit ? Et quant à vous....

Il se tourne du talon fixant la seconde personne âgée... après lui.

- Belle O 'dui... Pardonnez-moi... Shodaime-sama. Vous savez ce que c'est, c'est l'âge. Soyez doté de bonté et pardonnez ces jeunes gens : comprenez leurs actes, ils ne comprenaient pas la raison de leur arrestation, ils étaient paniqués, ne voyait pas cela comme un acte personnel envers vous, mais pour une faute pardonnable. Qu'arrivera-t-il si le daimyo, les Yuki et les Kaguya, entendent que dès votre premier jour sur le siège, vous exécutez des noms qui se sont battus pour le pays, honorablement, pour une faute mineure : celle d'être stupide et apeuré. Expliquez-leur la raison de leur arrestation s'il le faut, mais quoi qu'il arrive, vous devrez les laisser repartir. Lancer une guerre civile alors que le village n'est qu'au commencement de son évolution, c'est être risible auprès d'autres nations et vous mettre à dos beaucoup de monde. Soyez compréhensive, Shodaime-sama.

Jouer les gros bras ne sert à rien, lorsque notre cerveau est petit. Que de parole de la part du vieil homme, pour au final très peu d'acte comparé aux gros bras présents des deux cotés. Et pourtant, des paroles censées. Les seules choses de censées qui sont arrivées en ce jour jusqu'à présent, malheureusement.
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Ven 28 Juil 2017 - 16:19
Asura a prit les devants, me laissant dans la rue avec Kanji pour regagner le dojo en premier. Il veut qu'on se regroupe si jamais notre mizukage tente de s'en prendre aussi à Yasuhito. Il en est persuadé et dans un sens, je ne comprends pas du tout comment on en est arrivé là. Pour ça, je suis rendu au même niveau que le petit fils de cette vieille femme récemment nommé. Je ne la connais guère, mais l'impression qu'elle me fait maintenant avec son désir d'arrêter nos mentors, n'est pas forcément la meilleure. Alors, il est vrai que sans connaître cette vieille dame, je ne peux que porter sur elle un regard négatif, voir même mauvais..

Suivant ainsi Asura après avoir convaincu Kanji de me suivre, lui tenant la main pour garder la cadence et surtout, l'avoir à mes côtés une fois à destination. Après tout, on ignore tout trois sur quoi on va tomber. Cependant, Asura nous ouvre la voie et nous le suivons d'assez prêt pour rentrer à sa suite dans le dojo sans que les gardes aient eu le temps de boucher le trou qu'il a créé en forçant ainsi le passage. Me positionnant ensuite un peu en retrait derrière lui, je garde précieusement le petit fils de la mizukage à mes côtés. Elle veut faire pression avec son armée ? Je peux faire pression autrement. Reste à voir comment elle réagira face à la présence de son héritier de notre côté et non pas du sien.

Tournant la tête vers Asura alors qu'il prend la parole et quémande des explications, qu'elle ne fut pas ensuite ma surprise de voir débarquer encore un homme probablement tout aussi âgé que la représentante de notre village. Un soutient pour elle ? J'arque un sourcil en dévisageant cet homme alors que déjà, il se permet de nous juger, nous attaquant sur ce qu'il se passe ici alors que ce n'est aucunement de notre faute.

M'avançant alors d'un pas, serrant peut-être un peu trop fort la main de Kanji dans la mienne pour être sûr qu'il ne s'écarte pas, je me positionne ainsi à côté de l'un des membres de notre conseil. Je laisse l'homme poursuivre, continuer de parler, probablement un peu dans le vide, parce que je doute réellement que parler ainsi change réellement quelque chose, surtout quand on voit ce que la shodaime à déployé alors qu'au final, on ne demande que des explications sur la situation et le pourquoi des arrestations non ? Enfin, j'ignore probablement une partie de l'histoire, mais je doute que mon senseï ai fait quoi que ce soit pour pousser à une telle action.

"Belles paroles et probablement même d'aucunes utilités étant donné que cela ne va pas désamorcer le conflit. Vous pensez réellement qu'en nous insultant de la sorte, nous baisserons nos armes parce que vous êtes je ne sais quel doyen du pays ?" Oui, je l'avoue, j'ignore qui il est, niveau politique, j'ignore encore beaucoup de choses, mais je ne demande qu'à apprendre au final. Fixant ainsi le vieil homme. "Vous intervenez dans un conflit qui n'est pas le votre, vous nous insultez et vous nous donnez ensuite des ordres. Je conçois que vous voulez bien faire, mais ici, cela ne marche pas de cette façon." L'informais-je ensuite, en regardant mes frères d'armes un instant avant de prendre un kunaï dans ma poche, forçant Kanji à se positionner devant moi "ne craint rien" lui soufflais-je doucement afin qu'il soit le seul à l'entendre. Espérant qu'il allait me faire confiance. Je pose alors rapidement la lame de mon kunaï sur la gorge de l'adolescent. "Quand à vous Shodaime-sama." Lançais-je alors, posant mon regard dans la direction de la vieille folle, car j'ai qu'une envie de la surnommer ainsi. "Si vous êtes désireuse de préserver l'intégralité de votre petit-fils, je vous demanderais de retirer vos troupes. Je m'engage à ce que mes frères d'armes ne vous fasse aucun mal si vous obtempérée." Calme, je le suis, même si je redoute dans un sens l'après, espérant surtout que Kanji ne va pas bouger ou tenter quoi que ce soit, parce qu'après tout, il doit quand même douter de ma bonne foi en vue de ma lame posée sur sa gorge, mais il doit aussi réaliser qu'il est juste un moyen de pression sur sa grand-mère pour tenter de préserver le clan dont je fais partit. "Je suis persuadée qu'il y a moyen de régler cette histoire sans effusions de sang en parlant comme des adultes sensé et raisonnable."

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Ven 28 Juil 2017 - 19:35
Alors qu’Arukisa déambulait dans les ruelles de Kiri, son instant de papillonnage fut interrompu par une rumeur de mauvaise augure qu’elle aurait préféré ne pas entendre. Le bruit courait qu’une arrestation avait lieu au grand Dojo. Elle n’avait pas les informations exactes, elle ne savait pas qui étaient concernés. Mais une chose était certaine, le Dojo était la propriété des Sabreurs et elle avait un sale pressentiment. Après les derniers événements liés à la nomination d’un Mizukage, le doute planait quant à la position de la Shodaime Benten vis-à-vis de ceux qui avaient prétendu à la plus haute marche du village. Et si cette arrestation avait un lien avec tout ça ? Sans perdre une minute, la kunoichi prit la direction du lieu-dit. Si sa supposition était avérée, elle se devait d’être présente. Depuis peu, elle avait intégré la Confrérie des Sabreurs et son devoir était de protéger les siens. La seule condition qui aurait pu l’amener à agir autrement soit qu’un de leurs membres ait commis un crime immorale à ses yeux. Cependant, elle devait se rendre sur place pour juger d’elle même.

Quelques minutes plus tard, elle aperçut l’attroupement au loin. Et au fur et à mesure qu’elle approchait elle pouvait distinguer les gardes de Benten à l’entrée du Dojo. La Mizukage était-elle présente en personne pour cette arrestation ? Si tel était le cas, ce n’était pas une mince affaire. Un Kage ne se déplace pas pour rien. Pour une fois, Aru’ utilisa son sens de l’analyse et décida d’adopter une approche furtive. Elle prit position à quelques mètres de l’entrée, sa petite taille lui permit de trouver une cache lui donnant la possibilité de voir sans être vu. Vu la situation, elle se douta que passer par la porte d’entrée serait compliqué, mais elle trépignait sur place à l’idée de ne pas savoir ce qui se tramait à l’intérieur. Il fallait absolument qu’elle trouve un moyen de rentrer. De sa planque, elle pouvait entendre des voix mais elle ne comprenait pas vraiment ce qui se disait. Néanmoins, elle reconnut la voix de Shiori, était-elle seule ? Pour le moment, aucune ouverture lui permettait d’en savoir plus. Elle aurait pu tenter de tirer dans la tête des gardes afin de les assommer, à cette distance c’était des cibles faciles, d’autant plus qu’ils ne la voyaient pas, mais pour le moment cela ne semblait pas la meilleure idée, si des discussions avaient lieu à l’intérieur et qu’elle faisait dérailler l’arrestation à cause de son impatience, elle s’en voudrait pour longtemps. Elle n’avait d’autres choix de que de rester aux aguets et attendre un signe...

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"Un autre jour, une autre aventure !"


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Ven 28 Juil 2017 - 21:32
« Regardez-moi les ovaires qu’elle se trimballe, celle-là, même moi je suis pas sûre d’en avoir d’aussi grosses ! »

La voix à la fois lourde et féminine sortait des dojos eux-mêmes. Si les regards convergèrent vers la bonne direction, ils purent attester de l’arrivée de la Grande Kaguya. Les plus perspicaces comprendraient, à la vue de nombreuses gouttes de sueur sur le front et autres membres de la kunoïchi, que cette dernière s’était une nouvelle fois entraînée. Et dans cette optique, les Grands Dojos n’avaient pas leur pareil. De par sa réputation de combattante hyperactive et depuis sa récente nomination à la tête de l’un des clans fondateurs de Kirigakure no Satô, elle pouvait presque venir et repartir comme elle voulait. Surtout qu’elle avait toujours entretenu de bonnes relations avec les Sabreurs, ces derniers étant souvent enclins à combattre et surtout à chercher des moyens de perfectionner leur art. Loin d’être une experte en Kenjutsu, elle partageait au moins leur motivation.

Le regard d’Idaina trahissait directement vers qui elle s’adressait : la jeune Sabreuse qui avait – en tout cas tout portait à le croire – pris en otage un jeune homme. Mais ce que la Kaguya ignorait jusqu’à maintenant, c’était que ce dernier n’était pas n’importe qui : il était présenté comme le descendant de la Shodaime, de deux générations.

« Mais pour s'en servir, il faut que la tête reste attachée au reste du corps. »

La scène avait un côté surréaliste, mais pourtant tout partait d’un dessin plutôt habituel pour Idaina : elle sortait une nouvelle fois d’un entraînement intense, et descendait maintenant. Autour d’elle, Sabreurs et forces de la Première Ombre étaient trop concernées par le fait de mutuellement s’observer. Et la Kaguya était à la fois la cheffe de sa grande famille, mais présentement toute seule : personne ne la prenait réellement pour une menace. Ce fut donc assez logique qu’elle restait libre de mouvements, et s’approcha de la jeune Shiori de quelques mètres.

« Sabreuse, c’est le Shodaime Mizukage que tu menaces. »

Inutile d'en dire plus. Son air grave pouvait rassurer sur la compréhension qu’Idaina avait de l’évènement en cours. Mais elle ne s’attarda pas et continua de marcher. Sa descente de quelques pas finit par la placer au milieu des deux forces en présente. Derrière elle, les Sabreurs, devant elle, la Shodaime et ses forces plus « personnelles ». Pourtant, c’est au vieux qu’elle s’adressa.

« Sarutobi… Netero, c’est ça ? Ne soyez pas idiot, elle se tourna vers les Sabreurs avant de reprendre. Nos compères Sabreurs sont tout sauf apeurés. »

Puis elle croisa les bras, restant toujours au beau milieu des forces en présente. Difficile de savoir de quel côté elle se rangeait. Mais elle, elle le savait très bien. Elle attendait la suite, sans la moindre crainte pour la suite.

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Ven 28 Juil 2017 - 22:10
J'étais caché dans un coin sombre, à l'abri des regards. De cette position, je pouvais parfaitement voir comment se déroule la scène. D'un côté, j'aimais bien le côté autoritaire de la Shodaime, en me disant que peut-être, j'aurais fait la même chose à sa place. Néanmoins, son comportement me répugnait. Elle n'inspirait ni peur ni crainte. Son charisme est digne de celui d'une huître asthmatique. En somme, elle est médiocre. Ce que je me demandais le plus était : qu'allais faire la Mizukage avec les individus qu'elle désire ? Torture ? Mise à mort ? Qui sais. Jashin ne m'a pas encore autorisé à tuer quelqu'un présent parmi ce troupeau d'humains, du moins, pour l'instant. Mais si j'en avais l'autorisation, cela aurait été avec honneur.

Apercevant la jeune fille blonde qu'il avait croisé la dernière fois, je l'avisait mettre une arme sous la gorge d'un jeune garçon. C'était une stratégie de dissuasion ? Contre moi, cela n'aurait pas marché. Je n'en ai que faire des autres, et ne pas avoir de sentiments fait de moi quelqu'un de puissant. Si la Mizukage voulait se montrer à la hauteur de mes attentes, elle devait réagir froidement. Dans un monde tel que celui-ci, il ne faut pas montrer le moindre signe de faiblesse. Cela est sans doute l'erreur la plus fatale à commettre. Il y avait aussi un vieil homme, qui croyant inspirer l'autorité, s'était mis à brailler. Pour qui se prenait-il ? Avait-il un souci de reconnaissance particulier, ou la sénilité l'avait déjà atteint ? Dans tous les cas, ce n'est pas comme ça qu'il allait régler un quelconque conflit. C'est comme s'il essayait de faire la morale à des enfants.

< Je suis intrigué de voir ce que cela va donner. >

Tout pouvait basculer d'une action à une autre. Le moindre petit fait et geste de trop pouvait créer une guerre civile d'un ampleur jamais égalé. Cette option était pour le moins intéressant : c'était l'occasion idéale afin de vérifier le niveau de puissance des shinobis et kunoichis de ce village. Mais cela allait-il réellement se passer ainsi ?
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Sam 29 Juil 2017 - 17:04
Du monde, il y en avait plein à présent. Ceux déjà présent dans le Dojo s'étaient tus. Il régnait sur le bâtiment une ambiance tendue et de silence comme rarement. Kiri n'avait pas connu pareil événement depuis un bout de temps. La nouvellement nommée Shodaime Mizukage assiégeait le bâtiment fort du village, maison des Sabreurs. Rien que ça. Moi qui croyais que les ancêtres étaient sages... En parlant d'ancêtres, s'étaient-ils tous donné rendez-vous en ce jour ? Car après l'arrivée en fanfare de mes confères, c'était un vieillard un peu plus connu dans le village qui faisait son apparition.

Il s'approchait de nous, Sabreurs, après avoir hurlé pour nous demander d'arrêter, comme s'il avait une quelconque autorité sur nous. J'écoutais ensuite sa tirade, ne pouvant m'empêcher de sourire lorsque j'entendais quelques-unes de ses phrases. J'allais répondre lorsque Shiori prit la parole juste avant moi, la laissant terminer, je reprenais ma respiration.

« Merci beaucoup vieil homme. » Lui dis-je avec un sourire très hautain. « Mais lorsqu'on ne sait pas de quoi il en retourne ici, il est plus sage de se taire. »

Il se retournait au même moment pour faire face au Shodaime et ses troupes afin de leur faire la même morale inutile qu'à nous, Sabreurs. Un mouvement au fond du bâtiment attirait mon attention, Idaina. Cheffe de l'un des trois clans majeurs du village, le clan Kaguya. Benten voulait-elle réellement se mettre à dos si rapidement deux clans majeurs du village ? J'observais, plus que j'agissais quand la Watanabe sortait un kunaï de l'une de ses poches afin de menacer... le petit fils de la Shodaime ? Non ! Ne nous enflammons pas de cette façon. Il ne faut pas que ce soit nous qui faisons le premier pas si cela devait dégénérer. Idaina m'avait devancé de quelques secondes pour parler à Shiori et j'en faisais de même.

« Elle a raison, ne mettons pas le feu aux poudres, la tension est déjà palpable. »

J'appréciais la réplique de la Kaguya à l'attention du vieillard Netero. Oh que non, nous n'étions pas apeurés. C'était à mon tour d'entrer en scène. J'avançais d'un pas sûr et déterminés afin de passer aux devants de mes collèges, Asura ainsi que Shiori. La Watanabe avait raison, il existait un moyen de régler ce conflit sans effusion de sang.

« Messieurs, mesdames. Soyez raisonnable. » Je marquais une légère pause, je m'adressais ici à toutes les personnes présentes dans l'enceinte et ses alentour. « Shodaime, je vous invite dans notre demeure et vous apportez toutes vos troupes ? Pensez-vous vraiment que cela n'allait pas envenimer les choses ? Ou alors, vous aviez prévu votre coup ? »

En effet, faire accuser les sabreurs d'une tentative de putsch n'avait rien de bien compliqué pour le Shodaime et cela ferait de nous des renégats. J'ajoutais alors.

« De plus, je vous promets que rien ne sera fait à votre petit-fils. Vous le retrouverez dans quelques heures... » Une suspension un peu plus longue afin de donner tout le poids nécessaire à ma prochaine réplique. « J'en mets ma vie en jeu. »

Me tournant en direction de Shiori, lui implorant de ne pas faire de bêtises qui mettrait Kiri à feu et à sang. Je donnerais ma vie pour Kiri s'il le fallait, s'il le fallait pour apaiser les tensions entre deux camps ou pour stopper une guerre civile... Une nouvelle fois, je reprenais.

« Vous n'aviez nullement besoin d'assiéger notre demeure pour venir me questionner, Asura et moi-même serions heureux de répondre à vos questions, mais comme je l'ai dit à vos larbins tout à l'heure... Sous nos conditions. Je souhaite aussi ajouter, qu'assiéger non pas un, mais deux chefs de clans majeurs du village ne vous fait aucunement de la bonne publicité. »

J'allais enfin lui proposer l'entrevue qu'elle était venue chercher.

« Vous voulez discuter ? Prenez vos meilleurs gardes, je prendrai les miens. Nous nous assiérons autour d'une table pour en discuter. Ne soyez pas stupide, car en effet... » Je me tournais cette fois-ci vers le vieillard Netero. « Ne ne sommes pas le moins du monde apeurés. »

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Dim 30 Juil 2017 - 18:14
-Dame Benten ? vous devriez ordonner que la troupe procède à l'opération « Fourreaux vidés à jamais ». La chose est malheureuse, mais nécessaire.

Le capitaine des troupes personnelles de Benten était le plus proche de sa boîte richement décorée, celui qui, à genoux et le visage dirigé vers les voiles que le vent gonflait, adressait ses murmures avec délicatesse, comme s'il s'agissait de volutes de fumée qu'un courant plus fort que le précédent menacerait de dissiper. Il était réputé le moins diplomate des gardes seigneuriaux : l'homme qui tranchait les têtes au lieu d'y jeter des arguments, qui joignait à une inclination de naissance pour la répression sanglante et un caractère naturellement violent, la certitude éprouvée lors des derniers conflits que la force était la voie la plus efficace lors d'une crise. Il avait d'ailleurs été requis à la tête des troupes du jour pour cette seule raison : un pouvoir récent doit faire ses preuves, ritualiser sa détermination, illustrer dans le symbole, la rumeur et le spectacle politique ce que les juristes nomment le monopole de la violence, et que les ninjas surnomment : le pouvoir de mort.

Et de fait, les deux sabreurs à arrêter était d'avantage dangereux par leur pouvoir symbolique que par leur capacité à nuire. Bien sûr, Yasuhito était à la tête d'un clan fondateur, l'un des piliers de Kiri ; une antique autorité devenue indissociable du village – et il était impensable de l'éradiquer : Kiri ne peut être Kiri sans ses armes légendaires comme sans sa brume. L'enjeu n'était pas là. L'enjeu était de distribuer le pouvoir dans la nouvelle, donc chancelante et encore imparfaite, hiérarchie des autorités à la tête de laquelle le Daimyô avait nommé Benten. En fait, il n'y avait pas là deux camps prêts à s'égorger et à libérer leur chakra jusqu'à l'épuisement et à l'effondrement du Grand Dôjo : il y avait là deux spectacles, deux génies médiatiques, deux mises en scène de la place que Benten et Yasuhito voulaient occuper à Kiri. Et pour Benten, cela était inacceptable : la rudesse, l'audace, l'ignominie insultante et défiante du chef des sabreurs ne pouvait être ignorée.

Chercher la paix avec Yasuhito, c'était céder.
C'était reconnaître qu'il était une autorité légitime et presque égale à Benten dans Kiri.
C'était admettre que le chef des sabreurs avait su faire reculer la cheffe des Kirijins.

La ninja médecin qu'était Benten savait trop qu'un homme peut mourir de deux façons : lorsque son pouls atteint 0 – et lorsqu'il a été tué dans sa réputation. La mort biologique était même moins grave que la mort sociale. Yasuhito savait qu'il livrerait son clan à la mort s'il l'envoyait contre les partisans du Mizukage : il cherchait donc la mort sociale du Shodaime.

-Ordonnez-le. Maintenant.

Le capitaine, partagé entre la nécessité de murmurer ses mots, et ce lui de les marteler tant il était préoccupé par la tournure des événements, insista pour que sa maîtresse, comme convenu au matin, ordonne que ses troupes noient le Dôjo dans une mer de sang.

Elle fit un signe de la tête.
Les troupes, aussitôt, se mirent en position. Une position non plus défensive, et organisée en cercles concentriques ayant Benten pour cœur ; mais une position agressive, pareille à quatre lances dirigées contre Yasuhito.

Le capitaine avait paniqué et insisté, parce que d'autres Kirijins parmi les plus réputés avaient fait leur apparition. Asura, l'un des hommes qui avait refusé l'arrestation, et qui savait trop quelles activités avait accomplie Benten pour échapper à ses griffes ; Shiori, qui tenait une lame scintillante sous le cou du disciple et héritier de la Dame des Brumes ; Idaina, la deuxième grande autorité du village après la Mizukage elle-même, dont l'attitude toujours instable mais secrète était une variable incertaine de plus dans l'évaluation du plan ; et un vieux PNJ.

L'entrée de la Kaguya, la pique d'Asura, la menace de Shiori, la harangue du PNJ, accidentaient le cours des choses, qui devait pourtant, dans le plan initial, se résumer à l'identification, l'interpellation, et l'arrestation calme et légale des deux sabreurs. Ils avaient refusé. Pire : ils défiaient le seul pouvoir légitime à Kiri. Ils en paieraient les conséquences.

Le magistrat qui avait annoncé la venue puis lu le rouleau officiel des motifs et références au code ninja, passa la tête à travers l'un des rideaux de soie translucide qui dissimulaient Benten. Il en revint, hochant la tête en effectuant chaque pas comme s'il se remémorait les ordres de sa maîtresse. Puis il hurla à nouveau, tonnant d'une voix rauque à la suite des autres :

-Opération...

La voiturette alors recula. Le dispositif s'étendit d'avantage en arc de pics dressés et prêts à être décochés sur leurs cibles respectives. Le magistrat donna l'ordre qui devait décider du destin de Kiri à la tombée du jour : à peine sortie des flots de la discorde, plongée dans les flots de la guerre civile ?

-« Flots agités ».

Lui-même semblait déçu en transmettant l'ordre du Mizukage. Les rangs se resserrèrent, car tous les chefs de file avaient été si sûrs que Benten avait ordonné l'autre opération, qu'ils prirent l'initiative de se mettre dans la position qui s'imposait : celle de lions prêts à bondir. « Flots agités » n'était qu'une opération à mener pour la seule protection du Mizukage en situation périlleuse.

Shiori, en pensant sauver les siens, avait commis un geste de trop.
Le petit Kanji était décidément un avorton d'une utilité inexplicable. Sa rencontre inattendue avec Benten, la rareté de son pouvoir médical, et aujourd'hui l'offre qu'il faisait de son cou à une main téméraire : il ne pouvait qu'être l'étoile incarnée de Benten, et venue sur terre pour faciliter ses desseins. Qu'il crève lors des luttes possibles à venir ? Peu importe. Il aurait servi. Benten ne l'avait recueilli que pour cela.

Le magistrat pointa un doigt vers Shiori, répondant d'une phrase à sa supplique :

-Watanabe Shiori, menace de mort sur un frère d'armes mineur : aux geôles avec les deux autres.

Les gardes jetèrent un œil plus attentif sur Shiori, comme pour inscrire les traits de son visage au burin dans leur mémoire, et savoir qui l'un de leurs groupes aurait à saisir durant la mêlée finale.

« Flots agités », c'était la réponse de Benten à Shiori. C'était le coup de patte de la louve à la menace hésitante du moineau. Les sabreurs étaient désormais des hors-la-loi déclarés et revendiqués, des parjures à la seule autorité reconnue du village, des séditieux préférant l'autorité des âges claniques à l'autorité des âges ninjas – et ils menaçaient aujourd'hui de trancher la gorge de porcelaine d'un garçonnet d'à peine 10 ans.

Alors, elle apparut.

« Flots agités » n'était pas qu'une opération défensive. C'était la position à adopter pour toutes les troupes afin d'ouvrir un couloir à la venue de Benten. C'était la position à adopter pour protéger leur maîtresse à l'intérieur du dispositif, et éliminer quiconque tenterait d'y pénétrer. C'était la position à adopter lorsque Benten voudrait sortir et apparaître au grand jour. La portière s'ouvrit, la main offerte du magistrat fut saisie par celle, momifiée, de la vieillarde ; et l'Ombre de la Brume surgit dans l'axe parfait de Yasuhito.

-Les sabreurs sont-ils d'abord membres du village de Kiri dont je suis l'unique chef, ou appartiennent-ils d'abord à un clan ? Sont-ils loyaux envers leur Mizukage et le pays de l'Eau, ou envers le chef qu'ils se donnent selon leurs règles de jadis ? À qui êtes-vous fidèles ? Qu'y-a-t-il sur votre bandeau ? Hattori Yasuhito, les villages ninjas comme les hommes n'ont qu'une Ombre, et celle de la Brume se tient devant vous ».

Un garde, à sa droite, tenait dans ses mains une boîte sombre. Elle était assez grande pour contenir une tête. Cette boîte était son dernier argument. Plus loin, reculés à l'arrière du dispositif, deux autres gardes tenaient eux-aussi une boîte sombre.

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Dim 30 Juil 2017 - 19:50

...


Le brouha était à son comble et ce sont ordres invectifs que l'on pouvait entendre au sein du Dojo qui tremblait sous l'action extérieure. Un mouvement de tête de l'ainé et Ueno ainsi que Kasanagi comprenaient qu'il était temps de s'avancer vers la cour et l'intrigue qui les attendait. Les pas furent lourds et le grondement se faisait, au fur et à mesure de chaque avancées, plus intense. On pouvait entendre les paroles plus ou moins bruyantes, et ce bruit parasite du fer des gardes qui se mouvaient de façon frénétique. Une fois passé le seuil de l'ombre, Kasanagi pouvait alors contempler la scène.

Là, les protagonistes avaient pris place. Ce qui sautait aux yeux, c'était l'attroupement des gardes qui avaient accompagnés ce palanquin coquet. On reconnaissait la marque des hommes du daimyô, seulement pour Kasanagi, ils n'étaient pas porteurs de crainte et représentait plus des petits chiots que des véritables cerbères. Les sabreurs n'étaient pas entourés actuellement de réels bellicistes, ce n'était que des vulgaires grivetons qui n'avaient aucune âme guerrière et qui se baignaient dans l'honneur futile que leur status leur apportait.

Autrement, il pouvait reconnaître non loin de lui cette Kaguya qui s'était déjà fait un nom parmi les épéistes du dojo, celle armée d'os qui armait de même ses compétences au Kenjutsu.
Non loin, un vieux sénile ayant sûrement réussi sa fuite de la maison de retraite. Même si la tension était à son comble, Tetsuko ressentait tout de même une certaine pitié envers le supplice de la vieillesse. Comme en atteste ses rides et certainement sa couche, cet homme n'avait pas été épargné. Il faudrait le raccompagner à l'hospice une fois la situation réglée.
Au-delà des silhouettes de la cohorte il pouvait tout de même entrapercevoir les galbes de deux de ces compagnons. A son plus grand malheur, il reconnaissait Shiori et c'est dans un flot d'inquiétudes que le jeune Yuki baignait à présent.

Soudain, au-delà des maigres paroles futiles et autres actes inféconds, l'action reprenait. Les hommes du Daimyô quelques peu hésitants au début reformait les rangs, s'attroupant de manière considérables autour du Kago. La tension était telle les gouttes de sueurs qui faisaient leurs chemins sur le front de Kasanagi : Palpable. Ce n'était pas plus de la peur que de l'excitation. Un mélange somptueux d'émotions qui s'instillaient dans ses poumons tel un poison nocif pour son équilibre mental. Cette rage qu'il avait hérité commençait à se matérialiser sous la forme d'un sang bouillonnant. Il avait cette émulation ardente, ce désir téméraire de croiser le fer lorsqu'il se rendis compte de l'appétit meurtrier des hommes lui faisant face.

Profitant de l'exaltation, Kasanagi dégaina ses lames-jumelles, les séparant au passage dans un flot de linceuls blancs avant de faire un pas de front, dépassant légèrement ses camarades Ueno et Yasuhito. Le Dojo était sa demeure, les Sabreurs étaient sa famille et il comptait bien les protéger. Mais au-delà de ces raisons futiles qui lui permettaient de voiler sa pulsion de mort, subsistait une cognition imperméable au temps et à la situation : Celle que quoi qu'il arrive, son père serait là pour le protéger.


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Dim 30 Juil 2017 - 22:31
Un applaudissement. Juste cette coupure dans le silence jeté au milieu de la cour. Alors qu’il traversait les gardes qui gardaient l’entrée, l’homme applaudissait. Sourire aux lèvres, son œil borgne scrutant les alentours et comptant chaque soldat aux pieds de la Mizukage, il s’amusait de cette étrange situation. Comme si les étoiles lui avaient dessiné une étrange destinée. Quelques jours avaient seulement suffi pour que toute sa vie s’en trouve entièrement bouleversée. Avant sa rencontre avec le Daimyo de l’Eau, Hideyoshi Yuki, Chef du Clan, l’avait rencontré, d’abord en privé, avant d’annoncer officiellement qu’il prenait sa retraite, en faveur d’Eiichiro. Une décision qui avait été longue en discussions entre les deux hommes qui, depuis ce jour, étaient régulièrement vus ensemble avant le départ du vieil homme. Puis cette fameuse nouvelle, donnée par le Seigneur. Cette nuit, il avait longuement réfléchi.

Dans cette cour, grand était le nombre de personnes. Entre Nakamura Ueno et Hattori Yasuhito, deux visages connus, il reconnaissait aussi Watanabe Shiori, ou encore les bandages trop familiers de la vieille O’dui. Sourire aux lèvres, arrêtant d’applaudir, il ouvrit grand les bras, dans un geste théâtral marquant son ouverture à la discussion. « J’imagine que ceci est notre première réunion officielle alors ? » Tournant sur lui-même, davantage pour continuer son compte, il continue un bref instant. « Je n’ai pas reçu d’invitation officielle, mais il n’y a pas d’inconvénients, je suppose ? » Intolérance. Comme un autre affront. Personne n’aurait appelé une réunion dans un lieu aussi public. Surtout avec autant de gardes. Autant de tensions dans l’air. Bien sûr, il avait repéré le Sabreur, déjà armé avant son arrivée fracassante. Il avait remarqué la tension qui existait aussi auprès de la jeune Sabreuse Watanabe. Alors, il souriait. Il s’amusait.

Il n’avait pas commis l’erreur d’emporter avec lui une quelconque arme. Il s’était laissé fouiller, se gardant d’une remarque sur ce geste déplacé posé par des hommes inférieurs. Mais, se pliant aux nouvelles exigences, il était entré dans cette nouvelle aire de jeu. Les bras largement écartés, comme un signe de paix, il ne laissait le temps à personne de lui répondre. « J’ai eu une intéressante rencontre avec le Daimyo de l’Eau tout récemment. Il évoquait la visite de son Conseiller, un certain Abo … Ano … Aro ? » Il fronce les sourcils visibles, ne se souvenant plus exactement du nom que le vieillard lui avait donné dans sa moustache tombante. « Et que bientôt serait nommé notre première Ombre. » Il s’avançait lentement, prenant soin d’un cercle autour de la vieille personne encore entourée d’une garde rapprochée. Evidemment, il savait exactement où il souhaitait se positionner et où amener cette discussion, qu’il soit, ou non, écouté. Haussant les épaules, toujours un sourire amusé aux coins des lèvres. « Soyons francs, voulez-vous ? », lança-t-il à l’assemblée mais précisément au vieux personnage, désintéressé par le reste. « Je n’ai toujours pas vu ce fameux Conseiller. »

Un geste lent. Descendant son bras, il fouilla sa poche, en sortant une affiche de la fameuse propagande. La jetant déjà au sol, affichant les quelques lignes qui annonçaient la nomination, il balança encore à ce public quelques phrases. « Et vous voici nommée à un poste auquel aucun Yuki n’a été invité. » Perdant son franc, mais faux, sourire, il posa finalement son regard sur la vieille femme, arrêtant de se donner en spectacle, attendant de véritables réponses. Ou allait-elle seulement ignorer la requête d’un de ses citoyens les plus importants ?
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Lun 31 Juil 2017 - 0:52
Quand le singe désigne la lune, les sabreurs regardent le doigt.
Le plus intelligent reste celui qui fait croire aux idiots qu'il est sénile.
Un paquet de cacahuète est plus difficile à vaincre que les amateurs.
Ils ont quittés le bateau, ils sont parti en zodiac.
Les lions ne s'associent pas avec les cafards.

La vie ne réserve que d'imprévu. Le vieux singe est apparu face à cet amas d'idiots. Le vieux de son air de sénile qu'il prend volontairement pose un oeil sur chacun des protagonistes : un idiot. Un second. Un troisième. Un quatrième. Sans surprise, un cinquième. Ils espèrent marchander et s'en sortir à l'amiable : ils ne sont pas idiots, ils sont naïfs peut-être ? Dépité de voir qu'un village auquel il tient est entretenu par les incapables présents, il repère une chaise pliante dans la cour, qu'il s'empresse d'aller prendre, s'éloignant un petit peu du lieu des tensions, il s'assied et admire alors les futilités présentes.

- Belles paroles et probablement même d'aucunes utilités étant donné que cela ne va pas désamorcer le conflit. Vous pensez réellement qu'en nous insultant de la sorte, nous baisserons nos armes parce que vous êtes je ne sais quel doyen du pays ?

- ????

- Vous intervenez dans un conflit qui n'est pas le votre, vous nous insultez et vous nous donnez ensuite des ordres. Je conçois que vous voulez bien faire, mais ici, cela ne marche pas de cette façon.

- ????

- Sarutobi… Netero, c’est ça ? [...]

- En légende et en mythe, lui-même.

- Ne soyez pas idiot [...]

- ???

- Nos compères Sabreurs sont tout sauf apeurés

- En effet, c'est moi qui suis apeuré de voir leur naïveté infinie.

- Merci beaucoup vieil homme.

- Enfin une personne qui utilise sa tête [...]

- Mais lorsqu'on ne sait pas de quoi il en retourne ici, il est plus sage de se taire.

Netero passe sa main sur son visage, feintant d'être sourd, après tout vu qu'ils sont bien aveugle pour ne pas voir leur idiotie, ils ne verront pas l'air dépité du vieil homme.

Et ainsi sonne la fatalité ! Ceux qui pensaient tout à l'heure avoir la situation en main en voulant régler cela à " l'amiable " et par une prise d'otage se retrouve confronté à ceci : coopérez ou soyez ennemis. Quelle excellente stratégie -inutile, sauf pour le Shodaime les ayant mener par le bout du nez-, qui tombe à l'eau ! Le vieillard, ennuyé par la situation ne trouve rien de mieux à faire qu'ouvrir un paquet de cacahuète, mangeant à la vue de tout son encas.

- Ne faite pas attention à moi. Après tout, je ne suis que le vieillard vous ayant prévenu que votre stratégie était la mauvaise depuis le départ et qu'à part donner raison au Mizukage, vous n'avez rien fait de mieux. Si l'idiotie et la naïveté étaient des arts, vous en seriez les précurseurs. Oups ! Ma sénilité me joue encore des tours, ne faites pas attention, BOUAHAHAHAH ! *Rire feintant la dite " sénilité "

Pourtant, le lieu est plaisant : des sabreurs célèbrent, la grande et valeureuse Idaina, le vaillant et téméraire Eiichiro. Un lieu dont Netero trouve le cirque d'un pitoyable spectacle.
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Lun 31 Juil 2017 - 22:23
Le Roux n'en croyait tout simplement pas ses yeux. Qu'il s'agisse de Shiori qui menaçait de mort la soit disant descendance du Shodaime Mizukage; cette dernière qui se comportait en tyran couronné alors que sa nomination avait à peine été prononcée ; son confrère Yasuhito sensé représenter leur confrérie auprès des instances dirigeantes mais qui se comportait pourtant comme un contre-pouvoir à lui tout seul en invitant Benten à se rendre seule dans leur antre, comme si une telle personne prendrait bien la demande ; un vieux loup sorti d'on ne sait où qui partageait sa sagesse au travers d'insultes à peine voilées ; la dirigeante des Kaguya qui s'apparentait dans son imaginaire à un charognard attiré par l'odeur du sang ; ou encore un Samui venu pimenter ce cocktail déjà explosif en mettant en évidence l'absence d'un maître de la Glace lors de la soirée de sélection organisée par le Conseiller privilégié du Daimyo ; l'avenir du village si ce n'est de la Nation toute entière était en péril.

Il n'avait pas trahi son ancien clan de bandits pour contribuer à bâtir la poudrière qui causerait sa perte, il n'était pas devenu kirijin pour voir la première Ombre du village dictait sa Loi à ses hommes grâce à une armée de mercenaires, ou ce qui en avait tout du moins l'air, il n'avait pas assisté à la naissance de sa confrérie pour la voir allumer le feu de la guerre civile, non sans aide mais tout de même. Et bien que les sacs mis en évidence par les hommes de la vieille sorcière ne lui inspirait guère confiance, il se résolut à faire ce qu'il ne se serait jamais cru capable de faire.


"Mais putain qu'est-ce qu'il se passe là !!!"

Sa voix grave avait alors tant submergé les ondes qu'il était difficile de ne pas la remarquer. Et c'était loin d'être terminé.

"A peine trois ans que la Cité est bâti et on va bientôt pouvoir faire un feu de bois avec ? C'est ça le projet ?"

Une accusation plurale qui avait bien failli le concerner tant son sang avait bouilli dans ses veines.

"Shiori ! Yasuhito ! Kasanagi ! Uenko ! Pas d'ça ! On nous accusera bientôt de coup d'Etat si vous continuez, alors que tout ce qu'on cherche se sont des justifications à ces tentatives d'arrestation."

Son regard se déportant alors naturellement sur la principale instigatrice de ce malheureux chaos à l'avenir bien sombre, il s'adressa directement à elle sans prendre de gants.

"Benten ! Tu me connais surement et moi je te connais bien. Mais sérieusement ! Une dame qui a passé les âges avec discrétion et qui aujourd'hui est sur le point de briller dans l'histoire comme celle qui nous a fait régresser de plusieurs dizaines d'années en arrière avec ceux-là même qu'elle était sensée mener,"

La tête penchée de biais avec un air étonné. Ses déclarations ne poursuivirent sans plus tarder.

"Tu penses que notre allégeance t'es due mais jusqu'à preuve du contraire celle-ci va à notre seigneur. Toi ce que tu mérites c'est notre loyauté, et crois moi ce n'est pas en ramenant tes chiens de guerre que tu l'obtiendras, quoi que dise les gens coincés dans leur ligne de mire."

Et il espérait par là que Benten comprendrait que ce n'est pas en faisant régner la peur derrière sa garnison qu'elle réussirait à faire tourner la machine qu'on lui avait confié.

"Mais tu sais c'est quoi la meilleure ? J'ai peut-être été un sacré enculé par le passé, mais surement pas au point de regarder mon pays brûler à cause de conneries dans ce genre."

Retirant alors sans ménagement le fourreau de sa ceinture, il jeta avec force Kusanagi dans les bras de Shio, comme pour la forcer à la saisir et à relâcher par la même occasion son emprise sur le petit jeune homme qui n'avait pas soufflé un mot depuis le début. Laissant place au clou du spectacle.

"Tu la veux à ce point ton arrestation ? Et ben voilà je suis là, montre à tous le monde comment tu traites les fidèles de la Brume qui place les intérêts de leur pays avant les leurs."
Spoiler:
 

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Lun 31 Juil 2017 - 23:58
Je ne peux réprimer un léger sourire de prendre place sur mes lèvres quand je constate que les troupes de la Mizukage se retire en quelque sorte. Visiblement, mon action, aussi folle que suicidaire n'aura pas servir à rien, même si cela ne fait pas grand chose. Après tout, il ne sont pas partit, ils se sont juste mit autour de Benten pour la protéger, sait-on jamais qu'on tenterait de l'atteindre autrement que par des mots. Pour ma part, ce n'est clairement pas moi qui tenterait quoi que ce soit contre elle ou même contre quelqu'un d'autre là. Et la sentence tombe pour moi. Une arrestation en plus. Comme si on en avait pas déjà assez avec celle d'Asura et de Yasuhito. Bien que dans mon cas, elle semble bien plus légitime ! M'enfin, pour l'heure, je ne bouge pas encore, restant un peu spectatrice en voyant l'agitation et le nombre de protagoniste qui arrivent à chaque instant. Je perds d'ailleurs mon sourire en voyant Eiichiro débarquer et se la jouer. Vraiment, ce ninja, je ne peux pas me le blairer ! Il est obligé de faire son one-man-show comme ça ? Comme si la situation n'était pas assez tendue encore. Le Yuki dans un sens, n'a visiblement pas tord en parlant d'une sorte de réunion, même si c'est juste une sorte de foutage de gueule là. Le laissant parler, je soupire ensuite en entendant une nouvelle fois le vieux fou tenté de ramener sa science. Il a pas envie de se faire oublier lui ? Sérieusement. Il sert à rien sauf tenté de mettre encore plus de tension. Il semble juste attendre que tout éclate ainsi posé sur le côté. Un spectateur du macabre. Un fou désirant le sang sans en verser une goutte du sien. Oui, on pourrait le définir comme ça d'une certaine façon. Même s'il se la joue sage.


Je sursaute cependant en voyant Asura bouger à mes côtés et me lancer son sabre. Lâchant mon kunaï et libérant ainsi ma victime que je tenais encore sous ma lame plus pour la symbolique qu'autre chose, je rattrape l'arme de l'ancien bandit alors qu'il continue de faire son petit speech.
"Tu la veux à ce point ton arrestation ? Et ben voilà..."

"Je me rends !" Hurlais-je alors pour couper la parole à Asura et l'empêcher de dire une connerie sans nom. M'avançant alors vers lui, le regardant en coin, je le foudroie du regard un instant avant de lui rendre son sabre ainsi que le mien. Sortant alors toute les autres armes blanches que je peux porter sur moi, je les plantes dans le sol à côté de lui sans lui adresse un mot de plus.

Je me tourne alors vers Benten, levant les mains en signe d'abnégation et restant silencieuse jusqu'au moment à être proche de sa garde. Posant un genoux à terre et baissant la tête, je m'agenouille devant elle. "Mon arrestation ayant un motif légitime, je me rends sans aucunes résistances, témoignant ainsi de la bonne volonté de mon clan à l'encontre de l'autorité que vous représentez quand une raison valable est cité." Tête baissée, je fais peut-être preuve d'une certaine insolence en lui adressant ainsi la parole, mais ainsi, sans motif, elle ne peut, devant témoin accusé encore les épéistes d'une quelconque rébellion à son encontre et surtout, tenter d'arrêter encore l'un de mes frères d'armes sans explication valable, car comme Asura l'a encore mentionné peu de temps avant que je fasse mon cinéma à mon tour, on attend toujours des explications quand à ses tentatives d'arrestations contre deux de nos membres.

hj:
 

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Mer 2 Aoû 2017 - 20:55
Le nombre de personne dans cette cour ne cessait de grandir. Les gardes de la Shodaime se déplaçaient afin de modifier leur placement, pour se retrouver dans une position beaucoup plus offensive. Benten était-elle si peu sûre d'elle ? Croyait-elle vraiment que nous allions nous rebeller de notre plein gré ? La seule qui mettait la paix de Kiri en danger ici, c'était vous, Mizukage.

Les gardes s'agitaient et Benten faisait enfin son apparition, m'adressant rapidement la parole. Me posant questions sur questions. Étais-ce là les questions qu'elle souhaitait nous poser ? Je me le demandais.

« Je vais vous répondre, Shodaime-sama. Nous sommes fidèles à Kiri, au Daimyo, au Pays et à ses habitants. Nous n'appartenons ni à Kiri, ni à un clan, mais au peuple. Nous sommes-là pour le défendre et le protéger de tous les dangers. Nous sommes de ce fait, membre de Kiri et d'un clan. » Je marquais une légère pause avant de reprendre la suite de ma tirade. « Je pense avoir répondu à votre deuxième question, pour ce qui est des règles de jadis, elles ne sont plus vraiment d'actualités, mais ne vous inquiétez pas, vous serez mise au courant très rapidement des changements. » Une pause, une nouvelle-fois. « Je sais très bien qui vous êtes, Shodaime, je sais très bien qui nous sommes et ce que nous représentons. »

Les trois boites sombres qui se trouvaient dans les bras de certains de ses gardes attirèrent mon attention et soudain, je réalisais. Il ne manquait qu'un seul des protagonistes présent au Grand Dojo cette nuit...

« J'ai moi aussi une petite question, Benten-sama. »Je me faisais une joie d'accentuer plus que nécessaire sur les formalités. « Gattsu n'est pas invité ? Je suis sûr qu'il adorerait parler avec vous... »

Par la suite, tout s'accéléra. Le vieillard s'ennuyait et s'asseyait, Eiichiro débarquait. Aucun Yuki convié ? De quoi parlait-il ? Était-il au courant pour cette nuit ? Kasanagi suivait mes pas et sortait ses sabres tout en les séparant. Je le stoppais dans son élan d'un geste de la main. Je ne me considère pas comme un sage, mais évitons nous les problèmes.

Ensuite, vint Asura ainsi que Shiori. Asura élevait la voix et faisait taire une bonne partie de l'assemblée. J'écoutais ses paroles avec attention, ne pouvant m'empêcher de tiquer lorsque dans sa liste, mon nom était cité. Il jetait ensuite son sabre à Shiori avant de lancer une dernière phrase, coupée par la Watanabe. Elle se rendait. Cela pouvait peut-être calmer les esprits.

J'écoutais les paroles de la jeune fille tout en réfléchissant à la suite des événements. Il fallait prendre une décision, rapidement et seul. Je me raclais la gorge...

« Shodaime ! Comme vous le prouve Shiori, nous ne résistons pas lorsque l'arrestation est justifiée. Asura et moi ne résisterions pas non plus, mais comprenez tout de même que votre méthode est quelque peu, brute de décoffrage... Pourquoi ne poseriez-vous pas vos questions ici même ? Je peux vous faire porter siège - avec coussin - table ainsi que papier, si vous le souhaitez. »

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Jeu 3 Aoû 2017 - 15:43
Ce qui se présentait là était inédit. Apparemment nous les enchaînions les événements improbables. Si ce n'était l'élection du Mizukage, cette petite réunion au sommet improvisée était bougrement inattendue. Dans ce lieu sacré, ce temple du combat, de l'entraînement et de la persévérance, s'étaient retrouvés diverses personnalités, importantes ou non mais de quoi témoigner de cette atmosphère pesante qui avait hanté les lieux. Un théâtre de l'absurde dans cette cour habituellement déserte ou seulement chemin de passage. Les protagonistes étaient évidents. Trois intéressés que j'avais, moi-même, souhaité seconder. Parmi eux tous je connaissais évidemment mes frères d'armes, fraîchement familiers, Yasuhito et Kasanagi que je suivis dans l'ombre. Puis il y avait, plus loin et surtout à l'extérieur de la barricade humaine, Shiori, Arukisa et Asura. Puis de notre côté du mur se trouvaient cette jeune femme que je reconnaissais facilement, une habituée du Grand Dojo, dont je me souvenais de certains entraînement mais sans pouvoir remettre la main sur le nom. Enfin, il y avait aussi cet inconnu fripé, flasque, le crâne dégarni, le teint défraîchi. Cela faisait longtemps à Kiri que l'on en avait pas vu des comme ça. Je l'avais à peine remarqué ce vieillard. En vérité j'avais depuis mon arrivée, silencieuse, mes yeux verdâtres rivés sur la petite bâtisse mobile qui se distinguait derrière les corps musclés de ces clones impériaux. Alors que nous étions tous à découverts, à la merci des autres, seule une était camouflée dans l'enceinte de son armada : Benten, Shodaime Mizukage.

Observatrice. Discrète. Suspecte probablement. Je clignai à peine des yeux lorsque je fixai certains de ces gardes qui ne faisaient que leur travail. Fut un temps je ne me serais pas retenue un bref instant pour en embarquer un et caresser ardemment de l'acier de ma lame sa jugulaire. Quitte à mourir sur le champ. Gisante. Abondante. Il en était fini en cet instant des erreurs. Après tout je me devais de faire profil bas et quoi de mieux devant cette cheffe fraîchement nommée ? Hors de question de retomber dans l'exil. J'en avais tant envie pourtant. Une petite lueur discrète qui agitait mon regard figé. Un, juste un.

Pourtant les mots de tous ces camarades ninja me maintinrent.Probablement tous plus bête que les autres. Aucun ne s'en démarquait d'ailleurs. Si Yasuhito prônait à juste titre une discussion formelle, Shiori venait de peut-être tout foutre en l'air. Ça c'était vraiment idiot. Et sa Seigneurie inerte, laissant ses chiens répondre à sa place. C'était sûrement le plus insupportable d'ailleurs. Mais je me contentai de ne rien faire. Beaucoup plus simple ainsi. Les bras croisés, je les allongeai tous de mes pupilles furtives. La vipère guettant sa proie ou son bourreau. Il était temps de choisir le destin de chacun et de le sceller.

Mais finalement cette familière amertume que je ressentis à l'entente de cette voix me fit grincer des dents. Yuki Eiichiro. Jalousie ? Envie ? Tout ce qui suffisait à son air arrogant pour que j'en cache un petit rire avant de me dissimuler un peu plus dans le dos de mon aîné hiérarchique. Sa tirade bientôt terminée et ce spectacle dépourvu de sens de la part du vieil homme à côté, je retrouvai mon sérieux. Sacrifice, bêtise, je tournais en rond. Pourtant je ne pouvais pas non plus rester à ma place. Alors lorsque Yasuhito eut fini je m'avançai d'un pas sur le côté pour à présent me montrer à la momie encapuchonnée. « Nous devons montrer notre bonne foi. Soit. Acceptez alors les propositions de mes compères. Mais est-ce véritablement tout ce que vous vouliez maître Mizukage ? » L'air sévère mais pas le moins du monde hostile je levai les mains à la hauteurs de mes épaules comme pour suivre la suggestion diplomatique de notre numéro neuf -Yasuhito-. « Ils ont indiqué leurs conditions et celles-ci ne sont pas dépourvues de sens, surtout lorsque nous connaissons tous les antécédents de notre pays, notre patrie. L'injustice n'est plus notre domaine de prédilection semblerait-il, si vous veillez à donner les raisons valables de votre entreprise je ne doute pas que mes amis se laisseront embarquer. » Je marquai une pause légère pour abaisser un peu la voix et tourner la tête un instant vers mes proches confrères épéistes. Je revint en un soupir vers la première protagoniste et d'un air plein de lassitude et d'arrogance que je n'avais pas vraiment maîtrisé. « Encore faut-il que nous soyons tous sur la même longueur d'ondes. »

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Jeu 3 Aoû 2017 - 20:14

CONCLUSION DE L'ACTE II


Bavardages.
L'écoulement du temps était devenu insupportable à Benten. Un grain de plus qui tombait dans le sablier, c'était une opportunité d'agir offerte à ceux qui défiaient son autorité, la seule légitime. Et au nom de quoi justifiaient-ils leur comportement rebelle ? Au nom de leur fidélité au Daimyô – le même homme qui, précisément, leur avait donné Benten pour chef. Ils prononçaient là un propos des plus contradictoires ; car contester Benten, c'était contester l'ordre le plus fondamental du seigneur des Brumes, soit la nomination de l'ancienne au poste suprême. Les sabreurs avaient tort de faire l'éloge du vieux Daimyô dans l'idée rhétorique de gommer, dans le même geste, le pouvoir de Benten et de souligner qu'il n'était pas sa propre source, et que sa légitimité était infondée donc contestable. Mais ils initiaient là une lutte juridique inefficace : à quoi bon avancer des pions quand le joueur adverse écrivait le règlement ?

Il était temps de démontrer qui détenait le pouvoir légitime.
Yasuhito, dans sa supplique finale, avait illustré malgré lui qu'il ne le détenait pas : les sabreurs n'avaient que le pouvoir de la parole, signe que, inconsciemment peut-être, ils savaient trop que leur affront allait contre l'ordre en place, l'ordre institué et signé par le Daimyô. Ils savaient trop qu'ils n'étaient qu'un clan face à un village, qu'ils tentaient de s'accaparer un pouvoir qui ne leur avait pas été donné, qu'ils refusaient d'appliquer un ordre au nom de la justice, en oubliant que cette justice était un monopôle du Mizukage.

Or, celui qui a le pouvoir l'utilise. Celui qui feint d'avoir le pouvoir gesticule et bavarde. Yasuhito et ses pairs bavardaient. Benten utiliserait le pouvoir, parce qu'elle l'avait, elle seule, elle et personne d'autres. Benten leva une main ; le garde à la boîte sombre recula ; le magistrat en retrait s'avança. Elle murmura quelques mots à son oreille, puis lui à la sienne.

La Dame des Brumes ne répondit à aucun protagoniste.
Non pas qu'ils étaient trop, mais illégitimes.
Répondre, c'était considérer qu'il y avait là une autorité égale à la sienne, et digne de discuter ses ordres. Répondre, c'était accepter que ses ordres n'étaient pas absolus, qu'ils avaient besoin d'être d'avantage justifiés, alors que leur seule prononciation suffisait ; bref, qu'ils pouvaient être modifiés au rebond d'une autre conscience.

Non.
Elle était O'Dui Sijima Benten.
Shodaime Mizukage du village caché de Kiri.
Elle avait été nommée à la tête de la première armée du monde par la seule dynastie régnante de l'Archipel des Brumes.
Elle était née à l'aube du siècle et avait survécu à toutes ses guerres, avait assisté à ses désastres, soigné ses héros, rencontré ses grands hommes, surpassé ses génies.
Elle avait été formée aux arts ninjas par les premiers maîtres qui l'avaient étudié en l'an 0, et était reconnue dans le monde comme l'un des puits de science du ninjutsu médical.

Voir, 85 ans plus tard, des adolescents acnéiques grouiller devant elle comme une fourmilière en alerte, lui inspirait le sentiment amer que ses adversaires du jour étaient bien moindres que ceux qu'elle avait affrontés depuis 100 ans. Hier, soigneuse et autorité crainte des bandits ; aujourd'hui, institutrice donnant des coups de règles à quelques impudents fessiers en révolte. La médiocrité de l'opposition risquait de la rendre elle-même médiocre. Cela suffisait. S'exposer plus longtemps aux sabreurs, c'était respirer à pleins poumons des germes moraux.

L'heure était venue de distribuer les punitions.

-Hattori Yasuhito, tu nommes pour piliers de ta loyauté le peuple, son pays et leur seigneur ; mais est-ce le Daimyô des Brumes qui t'a nommé chef de clan ? Non, mais il m'a donné pour supérieur à toi et aux sabreurs. Nier mes ordres, c'est nier ceux du Daimyô qui m'a nommé ; discuter mon autorité, c'est discuter celle du Daimyô qui m'a nommé. Lui seul, et nul autre, peut me requérir à une table, contester mes décisions ou me démettre. Vous tous ici, si vous prétendez avoir le même droit que lui, vous l'usurpez et vous déclarez l'égal du Daimyô.

Benten fit alors avancer le magistrat, qui semblait prendre note de la moindre syllabe tombée des lèvres vieillies de sa maîtresse : les notes qu'il griffonnait devaient être appliquées immédiatement.

-Hattori Yasuhito n'est plus digne de me conseiller : lui qui conteste un ordre mineur ne peut qu'être un obstacle plus grand sur les grandes affaires de Kiri ; or, je décide seule. Tu perds ta place au Conseil. Et pour preuve de leur loyauté et bonne volonté, les sabreurs devront se donner un autre représentant. Tant que vous n'aurez pas élu un nouveau chef, vous tous n'aurez plus d'influence dans les décisions de la Brume.

Elle pointa alors du doigt le suivant :

-Fuji Asura. Ton obéissance mérite d'être imitée par les tiens. La loyauté plutôt que l'allégeance, dis-tu ? Prouve-le moi : je te nomme responsable-en-chef du Dossier Namida. L'important repère découvert par l'équipe Noah il y a peu, c'est à toi d'en commander la répression. Je te délègue toute l'autorité et la compétence nécessaires à l'accomplissement de ta mission. Tu as désormais un siège provisoire au Conseil et seras le maître d’œuvre des opérations. Tous les ninjas engagés impliqués dans des missions du dossier sont sous tes ordres. Que tes anciens réseaux, tes connaissances des us et coutumes des bandits, te soient utiles.

En secret, Benten espérait bien sûr qu'Asura échoue gravement dans sa nouvelle mission ; car s'il devait revenir avec le titre de « Héros de la cascade Namida », il serait aussitôt un successeur potentiel, du moins gagnerait-il alors plus qu'un casier vierge : réputation, célébrité, amour de l'opinion... Le nommer à la tête du dossier était certes une épreuve pour Asura ; mais c'était aussi un risque pour la Mizukage, d'autant qu'il avait désormais des troupes...

-Sarutobi Netero. Tes propos ont été moqués – mais répétés par tes moqueurs. Te voilà singé dans ta sagesse. Toi aussi disposes de réseaux et d'amis dans le monde. Sers t'en bien, car je te nomme responsable en chef du Dossier des Orphelins de Hi, avec droits, pouvoirs et compétences identiques à Asura.

Netero était parfait pour le rôle. Sa tempérance, son influence mondiale le préféraient à tous les autres grands hommes de Kiri. De plus, Benten se sentait menacé par le vieillard, pour diverses raisons dont son âge : l'éloigner, fût-ce un temps, vers le pays du Feu, était aussi l'un des principes de sa décision.

-Watanabe Shiori. Menacer de mort le disciple du Mizukage est impardonnable. Menacer un autre Kirijin est impardonnable. Menacer de mort un enfant est impardonnable. Tu as accompli les trois. Magistrat, quelle peine encourt un tel geste ?

-Bwéhéhéhéhé – la mort – héhéhéhéhé.

-Dans l'attente de son procès, qu'on la jette aux geôles de Kiri ; à l'étage des traîtres. Yuki Eiichiro, en tant que directeur des lieux, je te tiendrai pour responsable de toute évasion...

Car c'était moins Shiori qu'Eiichiro que Benten souhaitait punir. Que choisirait le chef des Yuki ? Le devoir de sa fonction au sein du village, ou ses émotions ? Dans les deux cas, la Mizukage sentait déborder de ses cuisses l'écume du plaisir que jadis, jeune fille, elle éprouvait auprès de son prince lors d'une nuit d'amours. Mais l'objet de sa passion n'était désormais plus le corps finement sculpté d'un amant, mais le sentiment d'avoir piégé deux moineaux dans des mâchoires inextricables, et d'observer leur visage à l'annonce d'un tel destin.

-Kirigakure no Kasanagi. Dans l'élan de ton jeune âge, tu as oublié que tu t'armais face à ton Mizukage. Mais je te pardonne. Je ne tiens pas la saisie menaçante de tes armes pour une injure.

Benten leva trois doigts, et trois gardes dont le capitaine progressèrent en direction du gardien des lieux, tandis que la Dame des Brumes, d'une voix désormais douce, jetait son dernier ordre tandis qu'elle remontait dans sa voiture, et que le dispositif, à sa suite, disparaissait aussitôt vers le palais :

-Mais tu risques de te blesser ; pourquoi manier de si gros jouets si tu ne sais même pas manier ton âme ? Confisquez-lui ses sabres. Si l'un d'eux résistent, tuez-le. Les sabreurs doivent choisir entre le chef de leur village et le chef de leur clan. S'ils refusent les ordres du premier pour ceux du second, ils sont des nukenins de l'intérieur et doivent être traités comme tel.
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Lun 7 Aoû 2017 - 15:23
Des voix s’élevèrent à l’intérieur Dojo, plus exactement dans la première cour. Arukisa était toujours planquée près de l’entrée qui était bien gardée par les sbires de la Mizukage. Mais que se passait-il à l’intérieur ? Les minutes lui semblaient très longues. Des voix masculines, d’autres féminines, certaines qu’elle ne connaissait pas d’ailleurs. Il semblerait que de nombreuses personnes soient impliquées. La kirijin se mit à genoux et attendit, aux aguets. Devait-elle intervenir ?

C’est une voix semblant venir d’une personne d’un certain âge qui conclut la scène. Arukisa n’avait pas comprit ce qu’elle avait dit, mais ses mots semblaient avoir cloué le bec à tout le monde. Après son intervention, plus aucun bruit. Le seul son qui s’éleva, c’était les pas cadencés de la garde se mettant en marche. La sabreuse les vit passer devant elle, en rang, en rythme. A la vue de leurs visages, ils semblaient tendus. Une chaise à porteur se tenait au milieu du cortège, c’était probablement la Mizukage. De toute façon, il n’y avait qu’elle qui disposait d’une telle protection. Cachée dans son cocon, Aru’ ne put apercevoir son visage. Son coeur battait la chamade, mais quel était l’objet de son intervention ? Elle craignait pour sa confrérie. Et ce qu’elle vit ensuite la frappa de stupeur. Les gardes avaient fait une prisonnière. C’était la jeune Shiori. Arukisa ne savait pas quoi faire. Son coeur lui disait de sortir de sa cachette mais sa tête la suppliait de ne pas aggraver la situation. Mais comment était-ce possible ? Avait-elle commis un crime ? Elle s’assit et posa son dos contre le mur en tentant de reprendre ses esprits, il fallait se calmer et attendre qu’ils s’éloignent. Quelques secondes passèrent et le convoi martial s’éloigna, amenant la jeune Watanabe avec eux.

En trombe, Arukisa entra d ans la cour du Dojo. La scène qu’elle vit la désola. Plusieurs protagonistes, dont la plupart des sabreurs étaient présents. Les mines semblaient dépitées. Rapidement, elle fut mise au courant de la situation. Plus les infos parvenaient à elle, plus elle avait du mal à les croire. Une arrestation incompréhensible ? Des épées subtilisées ? Shiori probablement condamnée à mort ? Plus de représentant ? Apparemment, Asura lui avait été promu sur une mission ? C’était à n’y rien comprendre. La Rose Rouge était clairement perdue. Elle venait tout juste d’être promue chûnin et semblait donc être dans les petits papiers de la Mizu, mais après ces événements, elle ne savait plus quoi en penser. Pendant un court instant, elle se demanda si l’image idyllique qu’elle avait des projets de Kiri n’était pas en train de s’écrouler. Elle qui se voyait dans un village stable, juste et solidaire, elle s’apercevait du contraire. Mais qui était cette Mizukage pour vouloir asseoir son autorité aussi violemment ? Une chose dont elle était certaine, c’était que le clan des sabreurs faisaient partis des clans fondateurs de Kiri, et là ils venaient clairement d’être mis à l’épreuve tels de vulgaires sujets. La Rose Rouge ne savait plus où se placer. Elle venait d’entrer dans cette confrérie mais elle avait aussi juré fidélité au pays de l’Eau. La question qui se posait maintenant pour elle c’était de savoir si la Mizukage servait elle aussi le village en agissant ainsi. Seul le temps décantera la situation et lui ouvrira les yeux sur le vrai visage de la Shodaime, ou celui des Sabreurs...

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Quand les rumeurs rencontrent les blagues - Libre / Benten [Arrestation]

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