Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez

Altercation en ville [Ouvert Iwa]


Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Jeu 2 Mai 2019 - 12:52
Ce genre de nuit, il aurait aimé pouvoir les vivre tous les soirs. Yanosa avait désormais pris ses habitudes à la Salle, cette « enseigne » de combats clandestins, et avec ses accords avec Kotarô pour pouvoir combattre un maximum d’adversaires chaque semaine tout en augmentant significativement son pourcentage, il pouvait se rendre sereinement dans le sous-sol en étant presque assuré d’en ressorti contenté, rincé et en bonus, avec des Ryos plein les poches. Le Guerrier Rouge était à présent une réalité tangible, et beaucoup l’attendaient comme le craignaient dans l’enceinte sablonneuse qui servait de ring. Ce soir-là, comme tous les soirs où il se rendait à la Salle, l’Oterashi était donc ressorti victorieux de ses affrontements à mains nues : il avait encaissé quelques coups, s’était fait quelques frayeurs bienvenues, mais avait fini par dominer, et avait donc quitté les lieux par la sortie dérobée empruntée par les pugilistes et qui menait directement sur une ruelle à l’arrière du bâtiment. Et l’argent dans ses poches, à dire vrai, commençait à le démanger.

Car Yanosa, issu d’un milieu riche, n’avait jamais souhaité suivre les pas de sa famille et n’avait jamais couru après la richesse. Il s’était longtemps accoutumé à la vie quasi sauvage et à l’absence de confort, et son minuscule appartement qu’il louait dans le centre ville d’Iwa ne dérogeait pas à ces habitudes. Son confort spartiate lui convenait, et il ne se voyait pas avoir besoin de plus dans un futur immédiat. Toutefois, il connaissait tout de même la valeur de l’argent, et n’était pas assez bête pour en faire don ou pour aller le brûler par anticonformisme. L’argent était une forme de pouvoir, l’une des plus grandes en ce monde, et si il espérait pouvoir entrer dans le jeu de certains mégalomanes et disposer d’une force d’achat dissuasive à un instant déterminant dans sa vie, alors il n’allait pas se priver de se composer ce petit pactole, en attendant d’en trouver une utilité. Et à l’allure où s’accumulaient les Ryos, il avait de toute façon mieux fait de rapidement commencer à économiser…

Les poches pleines, donc, et assez confiant puisque sortant d’une série de victoires au combat, Yanosa arpentait lentement les rues en se dirigeant vers son petit chez lui. Et c’est alors que, sans aucun bruit notable qui ait pu attirer son attention, une silhouette sombre et assez imposante se glissa dans son dos… et lui ceintura le cou en l’entraînant en arrière. Pris par surprise, l’Oterashi se débattit aussi vivement que possible mais très vite, plusieurs autres silhouettes relativement bien bâties se ruèrent à leur tour sur lui pour le maîtriser. Dans son esprit, Yanosa revécut les pires moments passés au centre militaire, et voyait ressurgir son sentiment d’impuissance passé, qu’il croyait à jamais enterré. Mais plutôt que de se faire victime de ce sentiment, il décida rapidement de lui faire une nouvelle cérémonie funéraire : un coup de pied partit ainsi directement dans le visage de l’un des assaillants, alors qu’un autre arrivait déjà sur son flanc pour lui faire les poches. Sa trachée comprimée, l’air allait vite lui manquer, il lui fallait agir vite avant que son premier agresseur n’atteigne une paroi sur laquelle s’appuyer : sautant les deux pieds en l’air, retenu par le cou, il fit plonger ses jambes en arrière comme un balancier pour les faire passer entre celles de son agresseur, le catapultant par-dessus lui et brisant ainsi son emprise.

Un plat du pied plus tard sur la tempe et voilà le colosse qui se trouvait condamné à l’inconscience. Mais autours de Yanosa, les silhouette, une demi-douzaine peut-être, ne se replièrent pas pour autant, ce qui eut le don de provoquer un rire nerveux de la part du pugiliste. Et c’est même lui qui, le premier, repassa à l’attaque, distribuant les crochets et uppercuts comme un forcené et fracassant les côtes de ses assaillants plutôt organisés, mais aussi diablement trop téméraires.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Dim 5 Mai 2019 - 21:04
Nuit et Quotidien


Furieux, le jeune homme n’était toujours pas décidé à rentrer chez lui. Il dévalait maintenant depuis plusieurs heures les différentes toitures du quartier commerçant. Une envie d’en découdre montait en lui alors que des passants nocturnes pouvaient voir Mashiro d’ordinaire taciturne sauter de toit en toit. Sa course effrénée ainsi que le vent frais devaient le calmer, mais au lieu de cela, il débordait d’autant plus d’énergie. Comme il ne parvenait pas à extérioriser sa rage et que malgré son état actuel ; sa personnalité ne lui permettait pas de crier, il finit par se laisser tomber en s’adossant sur l’une des parois rocailleuses à la bordure entre la montagne et un quartier peu éclairé du village. Il changea de stratégie pour en prendre une autre plus enfantine, il se recroquevilla tout en serrant les poings et en se mordant les lèvres. Oui, Mashiro Hyûga boudait. Il y a encore de cela quelques années, sa mère aurait sans doute surgi pour réconforter ou céder aux caprices de son héritier. Mais les garçons finissent par devenir des hommes et tôt ou tard, ces hommes doivent apprendre à gérer leur propre frustration.

Le boudeur tenta de se remémorer les derniers évènements et comprit qu’encore une fois il avait fait un étalage plutôt embarrassant de son immaturité. Les règles et l’éducation stricte des Hyûgas étaient là pour une raison : la séparation en branches du clan rendant les interactions sociales plus compliqués, il était admis que sauf cas majeur, un membre de la soke ne devait intervenir et encore moins prendre parti lorsqu’une dispute insignifiante prenait place entre deux membres de la bunke. Et cela, même si leur propre sœur faisait partie du conflit ; qui maintenant qu’il y pensait , était en effet parti d’un désaccord mineur et ridicule, il s’agissait plus d’une adolescente se chamaillant avec un autre adolescent que d’un cas de force majeure. Evidemment assez tôt un aîné du village vint calmer la situation et pour faire comprendre à l’hirondelle son erreur, punit la sœur qu’il voulait aider. La sanction était dure mais efficace, il y réfléchirait à deux fois.

Mais dans l’instant présent, il était simplement frustré, il ne pouvait rien y faire ; et sa bonne intention s’était retournée contre l’une des personnes les plus proches de lui. Il avait maintenu un visage respectueux, et avait fini par s’excuser ; de toute façon il finissait toujours par aider sa jeune sœur à effectuer ses tâches. Il se sentait simplement blesser dans son égo et maudissait sa propre impuissance et son erreur. Si tout le monde devait agir de façon déraisonnable pour si peu, alors aucune communauté ne verrait le jour. Le jeune homme soupira et se releva, les poings toujours serrés– s’il avait fini au bout de plusieurs dizaines de minutes par trouver une réponse qui lui permettrait d’accepter la réalité, il n’en restait pas moins frustré- il marcha quelques pas avant de sauter à nouveau, plus calmement, vers sa résidence.

C’est en plein air qu’il aperçut en dessous de lui une scène qui retint son attention ; il atterit avant de regarder ce qu’il se passait dans la rue ; un jeune homme semblait en découdre avec plusieurs assaillants, l’Hyûga fut impressionné par le mouvement du jeune homme pour se dégager de l’étreinte de l’homme qui lui maintenait le cou.

Pas mal dis donc ! Il doit avoir de sacrés abdos... Je devrais juste rentrer chez moi mais…

Mais il n’avait toujours pas retenu la leçon. Peut-être avait-il besoin de se défouler, peut être que la longue du coiffure du jeune homme –similaire à la sienne- lui donna un sursaut d’empathie, ou peut être voulait-il prouver qu’il était capable d’apporter une aide sans être un boulet, toujours est-il qu’il se laissa tomber alors que l’individu à la chevelure rougeoyante mettait à terre le premier ennemi.

Ayant un sursaut de conscience, Mashiro ne dégaina pas son katana et alors que le jeune homme se ruait à nouveau à l’assaut, il s’occupa de l’un des assaillants qui allait attaquer dans son angle mort en lui donnant un coup de paume violent contre la tempe. L’effet de surprise aidant, il y arriva sans mal, avant de se prendre un coup dans l’abdomen qui suffit à calmer ses ardeurs et à être plus attentif. Utilisant le Juken pour se protéger et attaquer, il eut la mauvaise surprise de remarquer qu’il était bien moins dangereux sans son épée et qu’il avait bien trop négligé le taijutsu propre aux Hyûga. Moins adroit qu’un autre Hyûga sans son katana, il parvint néanmoins à défaire un second opposant après quelques instants avant d’éviter de justesse un autre coup. Ce saut l’emmena dos à dos avec celui qu’il était venu secourir, dans ses moments-là, les regards étaient le meilleur moyen de communication, ainsi après avoir échangé un regard avec Yanosa, il prononça simplement quelques mots avant de se lancer à nouveau dans la bataille couvrant les adversaires qui arrivaient devant lui et donc dans le dos de Yanosa.

- Le Hyûga s’appelle Mashiro, désolé mais j’ai besoin de me défouler, je t’en pique quelques un.

lumos maxima


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t6002-hyuga-mashiro-ce-qu-il-y-a-derriere-le-blanc-du-byakugan

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Lun 6 Mai 2019 - 14:03
Ces malandrins en avaient après sa bourse. Ces hommes, le visage recouvert chacun par un foulard, il ne les reconnaissait pas, mais il y avait fort à parier que eux, le connaissais assez bien. Le nom du Guerrier rouge, localement, avait commencé à circuler, et comme à chaque fois que la richesse se concentrait un tant soit peu à un endroit, elle attirait les convoitises les plus violentes et exacerbées par l’envie. Mais loin, très loin de se retrouver intimidé par cette démonstration de lâcheté et de jalousie mal placée, l’Oterashi était bien décidé à donner une bonne leçon de savoir vivre à ces énergumènes. Pour lui qui avait toujours été en conflit avec sa famille de riches commerçants bien trop portés sur la fortune, il y avait dans cette situation un certain paradoxe, mais il savait au fond faire la part des choses entre un empire familial fondé sur la duperie et des efforts tout relatifs et un pécule qu’il s’était constitué lui-même parla sueur et le combat. Ce fut donc avec un entrain certain qu’il asséna un plat du pied en plein plexus de l’un de ses assaillants pour le repousser avant de bondir de plus belle vers lui en lui expédiant un poing météore à la tempe pour le coucher sur le coup.

Mais alors que son plaisir grandissait, il sentit une présence à l’aura très différente se positionner non loin dans son angle mort, et il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre, en voyant ce jeune homme aux cheveux noirs, que cette personne était là pour l’aider. Cela invoqua des sentiments aigre-doux dans l’esprit de Yanosa : il y avait d’un côté cette satisfaction de pouvoir constater une fois de plus la solidarité et l’esprit de groupe qui existait à l’échelle du village, où aucun crime ne restait impuni. Mais de l’autre côté, cela allait le confronter à la réalité mathématique qu’avec leurs forces combinées, ces badauds mal avisés n’allaient vraiment pas durer très longtemps. Tant pis, se dit-il, il avait après tout déjà bien combattu ce soir. A l’aide de son camarade de fortune, il entreprit alors de plus belle de briser les os et les nez de ces abrutis finis, mais alors que le pugilat se déroulait exceptionnellement bien pour le duo, qui n’avait encaissé aucune vraie attaque depuis le début des hostilité, son partenaire jusque là anonyme crut bon de se présenter à l’occasion d’un dos-à-dos fortuit. Et à ce moment, le sang du Guerrier rouge ne fit qu’un tour : il se propulsa hors de ce contact éphémère pour asséner un ultime coup à son adversaire pour l’envoyer dans les bras de Morphée et se retourna aussitôt après vers ce Mashiro, qui devait avoir fait de même avec le dernier hurluberlu qui tenait encore debout.

« Mashiro… Hyûga, hein ? Je savais pas que les gens comme toi avaient besoin de se défouler, pour être honnête… je savais pas non plus que ces messieurs descendaient parfois de leur dojo d’ivoire, surtout aussi tard dans la nuit… Tsshh... »

Yanosa marqua une pause en se tournant de tous côtés pour prendre la mesure de la situation et le nombre de menottes que la police d’Iwa allait devoir mobiliser pour mettre tous les assaillants aux arrêts, puis fit quelques pas en slalomant entre leurs corps inconscients.

« Que ce soit bien clair, j’avais aucunement besoin d’aide, et encore moins de celle d’un Hyûga. Vous autres vous vous sentez tellement tout permis… Mais… j’imagine que je dois te remercier quand même, pour la forme, hm ? Alors merci, et bonsoir. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Mar 7 Mai 2019 - 1:05
Nuit et Quotidien


Maintenant que l’adrénaline montait augmentant encore plus encore son excitation, le jeune Hyûga ne pensait plus une seconde à revenir sur sa décision. Sa détermination se transformait peu à peu en fougue et cela était bigrement agréable. Dans cette ruelle sombre, pour une fois peut être hors de portée des yeux blancs de son clan, il ressentait son côté animal, sa face violente tapie profondément en dehors de son éducation et de la façade qu’il avait fait de sa personnalité ressurgir. Yanosa déjà bien ancrée dans cet état se lança de plus belle dans la bataille alors que la frustration de Mashiro continuait encore de le gagner. Le fait que son Jûken soit maladroit pour un œil avertit l’exaspérait, n’était-ce pas là une autre preuve de son impuissance ? Un instant de flottement l’obligea à subir durant l’altercation un autre coup en plein visage, la brulure qu’il sentit monter dans sa joue finit de briser sa carapace et de libérer l’hirondelle, furieuse. Sans dégainer son katana, il frappa néanmoins avec Shigure, toujours dans son fourreau d’un coup latéral furieux contre la tempe de l’adversaire en face de lui alors que le dernier opposant sautait sur lui.

Mais une épée à la main, l’habilité du jeune homme aux yeux blancs étaient tout autre, métamorphosé, ses mouvements incertains redevinrent fluides, il se permettait même quelques coups d’estoques sans puissance, chatouillant et énervant son dernier adversaire comme un toréador s’amusait avec un taureau qu’il savait déjà dominer. Ce changement de situation lui fit du bien non seulement à son égo, mais aussi à sa nouvelle frénésie de sensations fortes ; pendant l’espace d’un instant il oublia jusqu’à son nom et se délectait du plaisir d’être un homme qui avait sacrifié tant d’heures à la maîtrise de son art avant de mettre au sol le dernier adversaire d’un coup sec de son katana toujours dans son fourreau. Son envie de domination avait surgit pour combler un besoin égoïste mais n’avait pas transformé l’homme en une bête sanguinaire avide de sang. Il laisserait là les adversaires aux sols, tout en espérant silencieusement que l’un d’eux ait un sursaut d’orgueil pour revenir à la charge ; mais il n’en fut rien.

Comme pour exprimer et se défaire de sa frustration restante, le jeune homme soupira en rattachant son katana et son fourreau autour de sa ceinture, c’est alors qu’il tentait de se calmer que Yanosa qui en avait fini quelques instants avant lui, s’adressa finalement au sabreur. La pause qu’il fit entre le prénom et le nom de famille du jeune homme, donna de nouveau l’envie à Mashiro de soupirer. Mais comme un éphémère rayon de soleil entre deux pluies d’été, sa frénésie avait déjà disparu et le jeune homme réagit de la seule façon qu’il lui soit possible lorsqu’il entendit le nom de Hyûga, en prenant une pose fière, presque hautaine ; faisant comprendre à son vis-à-vis qu’il ne portait ce nom en aucun cas comme un fardeau. Il posa sa main mollement sur le katana, plus pour reposer son bras et confirmer son attitude désinvolte que pour suggérer une quelconque envie de représailles et écouta silencieusement l’homme à la chevelure rougeoyante s’adresser à lui.

As-tu à ce point honte de ton nom pour insulter mon clan avant de te présenter ? Il prit une légère pause, réalisant que cette attitude hautaine ne lui allait point après le triste étalage de Juken qu’il avait montré quelques instants plus tôt. Réalisant que si un autre membre du clan l’avait vu, il aurait sans aucun doute été lui-même une insulte envers un clan si fier. Magnanime, il continua donc ainsi: Ce n’est pas le Hyûga qui est intervenu, mais l’homme. Il fit de nouveau une pause, méritait-il de parler ainsi de lui-même ? N’était-il pas toujours simplement un garçon qui boudait quelques instants plutôt en attendant avec un infime espoir de voir sa mère ou sa sœur venir le réconforter ? Le fait que les paroles de Yanosa semblaient avoir une certaine vérité, finit de l’achever. Il perdit sa posture et s’adressa à lui d’égal à égal, étrangement ; cette scène ressemblait beaucoup à celle qui avait engendré ses péripéties à la base. Si tu as quelque chose à me dire dis-le, si tu as quelque chose à reprocher à mon clan dis-le aussi; là tu ressembles juste à un gamin jaloux comme en voit tant d'autres. Qu’est-ce qu’il y a ? Toi aussi tu blâme nos yeux car tu n’es pas capable de voir plus loin que le bout de nez ?

lumos maxima


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t6002-hyuga-mashiro-ce-qu-il-y-a-derriere-le-blanc-du-byakugan

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Mar 7 Mai 2019 - 13:59
Se faire aider par un Hyûga. Le concept avait du mal à prendre dans l’esprit de l’Oterashi, qui avait commencé à s’éloigner des corps inconscients en slalomant entre eux. Il aurait déjà été bougon de se retrouver à partager un pugilat aussi récréatif que celui-là avec n’importe qui d’autre, mais le fait que ce Mashiro appartienne à ce clan gâté par la nature lui était tout simplement insupportable. Mais tandis qu’il s’éloignait, il entendit le Hyûga l’interpeller avec la verve sûre et hautaine qui les caractérisait. Bankise lui revint immédiatement à l’esprit, et des sentiments plus virulents encore se mirent à fuser dans son crâne, se sentant presque coupable d’éprouver un tel rejet fondé sur une simple question de génétique. Yanosa s’arrêta donc, se tournant aux deux-tiers vers Mashiro.

« Je n’ai honte de rien, et je ne te dois rien. » répondit-il sèchement.

Le fait qu’il se soit arrêté pour lui répondre en disait toutefois assez long sur ce à quoi aspirait le guerrier aux cheveux rouges. Ce dernier était après tout un artisan martial autoproclamé, un érudit du pugilat qui aspirait à confronter son art et son style à tous ceux qui pouvaient exister de par le monde. Le Byakugan, cette pupille blanche qui conférait des capacités hors normes à ceux qui en étaient dotés, l’avait toutefois marqué bien trop négativement lors de son arrivée à Iwa pour que ses possesseurs ne puissent échapper à son ressentiment. Ils avaient ce qu’il n’aurait jamais, une faculté qui augmentait leurs prouesses au corps-à-corps de façon incomparable. Mais lorsque Mashiro ajouta cette précision identitaire en apparence anodine, Yanosa eut un déclic. Il repassa en revue ce qu’il avait pu observer pendant l’affrontement, comment certains coups basiques avaient pu toucher le Hyûga, ou comment il s’était apparemment senti bien plus à l’aise après avoir commencé à utiliser le fourreau de son sabre pour frapper.

Un Homme, avant d’être un Hyûga : la réflexion eut de quoi faire s’arrêter à nouveau l’Oterashi, qui se retourna alors tout à fait, un air d’une neutralité sans pareille sur le visage. Sans pour autant être parvenu à gagner la sympathie du guerrier aux cheveux rouges, Mashiro était malgré tout parvenu à rétablir un semblant d’équilibre quant à l’appréciation qu’il portait sur lui. Mais alors que Yanosa se plaçait de sorte à écouter plus patiemment son interlocuteur, la parole de ce dernier se fit d’un coup plus définitive et plus provocatrice encore qu’elle n’avait pu l’être, dévoilant une part d’immaturité qui fit hausser un sourcil à l’Oterashi. Ce Mashiro, pensa-t-il, creusait peu ou prou dans le vrai avec ses questions et ses invectives, mais la façon qu’il eut de les formuler laissa le pugiliste perplexe. Et Yanosa, du haut de ses convictions, ne put décemment se décider à laisser passer impunément ce genre de tirade vexée.

« Regardez donc qui parle. Je me suis emporté ça, je peux l’admettre… Mais ce ne sont justement pas vos yeux que je blâme, mais ceux qui les portent. Car contrairement à vous, ou du moins à tous ceux de ton clan que j’ai pu côtoyer, je vois justement très loin. Vos yeux… vous pensez qu’ils vous donnent une clairvoyance à toute épreuve, mais vous vous trompez. Vous vous en servez pour faire les choses plus facilement, comme une béquille, et manquez de respect à tous ceux comme moi qui vouent leur vie au Taijutsu sans avoir de don particulier… !

Dans le fond, tu touches à la vérité… Oui, je vous envie. J’envie ces facilités, cette marge de progression énorme que vous avez, ce pouvoir qui vous donne un avantage considérable en combat. Mais tu sais quoi ? J’ai beau admettre mes tords et mon humeur exécrable, j’en crache pas moins sur la mentalité élitiste et immobiliste qui vous habite, vous les Hyûga. Voilà ce que j’ai à te dire, Mashiro. Je suis on ne peut plus lucide, mais on ne peut pas en dore autant de ton clan...
 »

Terminant sa tirade en réponse aux questions du jeune Hyûga, le pugiliste mûrit quelques secondes avant de se raviser sur un point. Il se serait présenté à n’importe qui d’autre, et il était puéril de sa part de rester campé sur sa position sur ce point précis.

« Je suis Yanosa, et je ne suis pas celui qui devrait avoir honte ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Sam 11 Mai 2019 - 0:23
Du mouvement … Du grabuge … Des ombres fugaces à travers la nuit mal éclairé … La vie nocturne suivait son cours dans les quartiers commerçant où le Mugirawa avait l’habitude de traîner de par son métier d’origine et ses connaissances nombreuses en cette partie du village. La populace grouillait encore en ces rues même si sa densité n’égalait pas les heures de pics d’activités en journée, à la recherche d’affaires ou de détentes voir des affaires peu conventionnelles comme dans toute cité de ce nom. Du commerçant honnête jusqu’à la racaille pourri des pieds à la tête, l’on pouvait aisément trouver de tout au coeur d’Iwa et ce en dépit de la police locale omniprésente.

Et ce n’était pas sans exclure ses délinquants et surtout sa mafia enfoui dans les méandres des quartiers malfamés du coeur commerçant et du nom jamais prononcé d’Iwajuku où demeuraient les pires crapules que l’on puisse rencontrer en ces ténèbres. Là, au milieu de la foule, peu de gens arrivaient à se rendre compte de l’attroupement étouffé qui prenait place par ci, par là, en des énergumènes aux visages et aux expression peu recommandables, assurément épris de dessins machiavélique. Seuls quelques oreilles aguerris parvenaient à se rendre compte de la situation, encore qu’ils eussent le courage de s’impliquer dans ces affaires de gang. Normal pour des civils préférant fermer les yeux …

Mais le guerrier à la chevelure d'ébène ne pouvait guère esquiver ces soupçons et dut dans l’obligation de sa nouvelle profession prendre ces bandits en filature quitte à se retrouver seul à leur trousses. Aucun autre de ses confrères Shinobi ne se trouvait dans les horizons et le temps d’aller en rameuter risquait de lui faire perdre la trace de ces hommes. Pas le choix, les circonstances exigeaient se s'éclipser à travers les recoins peu éclairés de coeur commerçant pour se transformer en une créature étrange dont la peau opaque semblait être constitué d’un noir profond qui se mouvait à la manière d’un amas de tentacules vivantes.

Ni sa voix, ni sa taille, ni son visage n’évoquait la présence d’un humain mais plutôt d’un monstre sorti des enfers, prêt à avaler ses proies dans sa grande gueule déformable à souhait. Sa façon de se mouvoir changea aussi du tout au tout, étant capable de se déplacer à quatre patte telle une bête, presque collé sur les surfaces ornés de tuiles des toits du village. Aucun bruit, aucune précipitation, sa discrétion était digne d’un serpent, toujours en maintenant en visuel le groupe d’individu qui se rassembla en une quantité importante avant de se revêtir de masques semblables à part l’un qui indiquait son rang de leader.

La filature continua jusqu’à tomber sur deux autres Shinobi en contre bas qui avaient déjà terrassé bon nombre de voyou dans les corps inconscients jonchaient le sol inertes. Les deux discutaient avec une certaine véhémence, ce qui ne tarda pas attirer l’attention de la nouvelle foule se dirigeant vers eux, visiblement déterminés à en découdre pour de bon. Faisant-ils partie du même gang ? D’ailleurs, l’un des Shinobi concernés s’avérait être Yanosa, un combattant a qui Abuto avait déjà eu affaire auparavant. Pourtant, il ne comptait toujours pas dévoiler sa présence et attendait de voir la suite des événements.

« C’est eux ! Ils sont là ! Chef, ils ont attaqué à nos hommes sans pitié et les ont tous mis K.O. »

« Quooooi ? Et bien et bien … On ne s’en prend pas impunément à mes hommes … Bien, on a une raison pour les tabasser maintenant non ? Allez y, terminez le travail ! »


Muni d’une canne, celui qui semblait à priori diriger cette troupe fit un signe de son outil pour envoyer ses hommes à l’assaut. Un traquenard ? Le colosse ne connaissait pas vraiment l’étendue de cette histoire, mais à priori, Yanosa et l’inconnu risquait d’avoir besoin d’aide. Ou peut être pas ? Il ne connaissait pas vraiment le niveau de ces voyous, sûrement de petites frappes. En dépit de cela, par mesure de sécurité, il se déplaça en silence, depuis l'arrière des assaillant dans une petite impasse emplie d’une noirceur insondable. Dans la tumulte et le brouhaha du nouveau combat annoncé, une des silhouettes de ces malfrats s’éclipsa dans les ténèbres d’un coup, avant que des cris étranges et stridents ne retentissent à travers la rue.

« …. AAAAAAHH, AAAAAAAAAH, NIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH … »

Puis, après un supplice bref mais horrifique, le silence repris sa place dans cette impasse ou plus aucune présence ne demeurait à part le corps inconscient du malheureux, Abuto s’étant de nouveau éclipsé sous sa forme filaire, encore en train d’évaluer la situation. Cela ne manquait pas de l’amuser ...

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5433-mugirawa-abuto-doesn-t-make-sense-but-it-makes-money-termine http://www.ascentofshinobi.com/t5577-nouvelle-equipe-nouveau-depart-equipe-2-au-dojo http://www.ascentofshinobi.com/t5799-mugirawa-abuto-carnet-de-route#47092

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Mer 15 Mai 2019 - 1:12
La tension forte qui se tenait entre les deux protagonistes reflétait assez bien la différence de caractère entre les deux. Cette différence qui ne pouvait qu’exister entre deux personnes ayant une vision aussi différente de la vie, pourtant calmé Mashiro ne pouvait s’empêcher de ressentir au fond de lui quelque chose brûler, suffisamment pour le faire rester et continuer la conversation tout du moins. Il aurait pu garder le rôle que Yanosa lui avait confectionné, prendre son air méprisant qu’il avait hérité des anciens et partir. Cette solution disparut totalement après la nouvelle prise de parole de l’inconnu aux cheveux rouge. Il s’agissait là d’un combat de coqs entre deux hommes tentant à l’aide de leurs verves de conforter leur système de pensée et de peut-être même supplanter le raisonnement de l’autre. Dans ce genre de combat là, Mashiro ainsi que sa mauvaise foi semblait avoir un avantage certain. Toutefois, comme il s’était montré sous une facette que lui-même ignorait devant l’Oterashi, le jeune homme n’y songea même pas un instant et répondait simplement, parlant avec le rythme que lui dictait ses émotions.

- De la manière dont j’entends les choses, j’ai l’impression de voir un borgne se plaindre que d’autres utilisent leurs deux yeux. Il fit une petite pause, encore dicté par son instinct de répondre du tac au tac sur le même ton, il n’avait pas réussi à exprimer aussi clairement sa pensée qu’il le souhaitait. Quelque chose le dérangeait bien plus dans la tirade de Yanosa.

Ce gas… Il considère que mes yeux font subitement de moi un dieu en taijutsu ou quoi ? Je ne l’avouerai pas, mais si jamais on s’affronte dans un combat à mains nue simple… Il m’infligerait sans doute une dérouillée à faire rougir mes ancêtres. Hyûga et taijutsu ? D’un certains côté qu’il le sache ou pas, il parle comme les anciens du clan. Je suis bien un Hyûga, mais je suis un épéiste, pas un combattant, il n’a pas réussi à voir quelque chose d’aussi évident ? Il souffre d’un complexe ou quoi ?

Mashiro avait pris une légère pause pour réfléchir et organiser ses mots, il s’était bien assez donné en spectacle et il était maintenant temps pour lui de reprendre son phrasé habituel.

- C’est bien ce que je pensais, tu es comme la plupart des détracteurs du clan. Cette parure dont tu nous reproches de nous vêtir, n’est-ce pas toi qui nous l’as donné ? Ce piédestal sur lequel nous nous tenons, ne l’as-tu pas fabriqué toi-même ? Même les membres de la bunke savent dès leurs plus âge qu’on ne peut surpasser une personne qu’on admire au point de le déifier. Yanosa-kun, si tu n’as aucune raison d’avoir honte, alors c’est qu’il n’y a aucune personne honteuse encore capable de parler dans cette rue. Chaque ninja de ce village essaie de s’améliorer, de se construire et certains finissent par développer d’extraordinaires capacités et toi, tu considères nos yeux comme un don particulier injuste ? Après avoir insulté les Hyûgas, tu comptes insulter l’ensemble des Shinobis en vie ? Ne te fais pas si petit, nos yeux ne sont pas si grand.

Toutefois, laisse-moi être clair sur une chose, quelqu’un comme toi, qui ne sait pas voir au-delà du Byakugan, n’a absolument pas le droit de juger la gestion interne du clan. Cette hiérarchie qui existe est incompréhensible pour vous autres, puisque l’individu est au sein de votre psyché. Le lien qu’il y a entre chacun des membres, la force d’accepter et de se plier aux règles, à l’éducation et un entraînement incroyablement sévère pour la survie du bien commun, elle réside là, la véritable force des Hyûga. Comparé à ça… Le Byakugan, je te l’offre quand tu veux.

-
Il terminait sa phrase alors qu’un nouveau groupe apparaissait, peu discret… Combien étaient-ils au juste ? Soupirant il attrapa à nouveau Shigure toujours dans son fourreau en prenant une pose de combat adapté.

« …. AAAAAAHH, AAAAAAAAAH, NIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH … »

Alors qu’il se débarrassait de son deuxième adversaire, ce cri transperça la nuit. Mashiro grimaça, pas par lassitude, mais simplement parce qu’il était maintenant impatient de finir sa tirade sur une phrase d’anthologie dont lui seul avait le secret, une « punchline » façon Hyûga. Légèrement agacé donc, il activa les yeux qui avaient été le sujet du débat pour juger la situation, il semblait que pour l’instant cela soit la dernière vague, l'homme à la canne semblait être par ailleurs le leader du groupe. Enfin Yanosa devrait pouvoir s’en occuper, se dit le jeune homme qui s’autorisa alors à se concentrer sur une autre présence qui semblait vouloir se dissimuler. Byakugan toujours actif, il finit de mettre à terre un troisième opposant. Mashiro soupira, c’était sûr maintenant : s'il devait interpeller l’autre individu, il était certain qu’il n’aurait plus le timing pour finir sa tirade en beauté. La dernière personne semblait différente De la façon dont il semblait se dissimuler et se mouvoir… Etrange… Un ninja ? Avait-il aidé durant le conflit ? Etait-ce de là que provenait le cri ? Il aurait sans doute eu la réponse s'il avait activé le byakugan plus tôt mais par soucis d’égo, il n’avait pas souhaité le faire sous les yeux de Yanosa, c’était compréhensible. Après tout, il venait de dire qu’il était prêt à offrir le Byakugan quelques instants auparavant. D’une voix presque boudeuse, Mashiro le calme éleva sa voix suffisamment pour être entendu.

- Et toi-là qui te dissimule, ne sois pas comme ça. On ne mord pas.
Il continua cette fois se parlant à lui-même. Quest-ce qu’il ne va pas avec ce village… Plus personne ne se présente ou quoi ?


Trivia à propos du Byakugan: Offre non contractuelle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t6002-hyuga-mashiro-ce-qu-il-y-a-derriere-le-blanc-du-byakugan

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Mer 15 Mai 2019 - 11:58
A entendre la réponse cinglante du Hyûga, Yanosa serra les dents, coincé entre la relative vérité qui se cachait derrière ses propos et leur inexactitude latente. Oui, il existait un différentiel qui était difficilement supportable pour l’Oterashi, une naissance biaisée entre ceux qui possédaient un pouvoir particulier et ceux qui n’en étaient pas dotés. Et si il était difficilement défendable de critiquer les possesseurs de telles facultés sur la base de leur naissance, il y avait en revanche un cas à débattre sur la philosophie qui se dégageait chez les groupes de shinobi, comme les Hyûga, parfois assez méprisante et décadente. Fort de cette certitude, et toujours marqué par la pédanterie et le mépris avec lesquels il avait été traité par différents chefs d’équipe Hyûga, dont Bankise, le guerrier à la chevelure rouge n’en fut pas moins saisi lorsque Mashiro reprit sa tirade après avoir rassemblé ses esprits. Sa prosodie se fit alors bien plus posée et cohérente, plus fluide et adaptée, et Yanosa fut forcé de reconnaître la pertinence de certains propos, même si il ne lui faisait pas particulièrement plaisir de les entendre. Oui, inconsciemment, et par la force des choses, surtout depuis son réveil du coma, il avait sans doute placé les Hyûga sur un tel piédestal qu’il était voué, avec les expériences partagées avec les membres de ce clan, à développer un ressentiment profond envers eux.

Ils étaient un objectif à atteindre, un plafond de verre, et si Yanosa n’avait pas été jusqu’à les déifier, il n’en restait pas moins qu’il s’était construit lui-même une partie de ce rempart qui le séparait d’eux. Il n’avait aucun doute sur la rigueur qui régnait dans les dojos des Hyûga, et ne les mésestimait pas au point de penser que les membres de ce clan passaient leur temps à prendre le thé. Ce qui le mettait dans un état de hargne constant les concernant en revanche, c’était le comportement très concret de certains individus issus du clan de Mashiro. Ce dernier avait beau dire, avait beau promouvoir le bon esprit et la neutralité de caractère de ses pairs, qu’il en ait conscience ou non, certains d’entre eux ne se privaient pas pour affirmer et assumer cette position dominante, cet avantage naturel que leur conféraient leurs yeux, et si l’Oterashi aurait volontiers admis qu’il avait devant lui un spécimen plus terre à terre que la moyenne, il n’en restait pas moins qu’il ne représentait pas l’entièreté de son clan.

Mais alors que le guerrier à la toison rouge s’apprêtait à répliquer, des bruits de pas multiples et désordonnés résonnèrent dans la rue adjacente, et il fut bientôt clair que de nouveaux assaillants étaient en train d’affluer pour les affronter tous deux. Etaient-ils à ce point déterminés à lui voler son argent durement gagné, ou bien ce prétexte ne faisait-il qu’accompagner une volonté de lui nuire personnellement pour qu’il ne mette plus jamais les pieds à la Salle ? Les intérêts souterrains qui étaient en jeu lui échappaient encore, mais en apercevant cet homme à la canne en retrait, un non-combattant certainement un peu trop confiant dans le succès de ses sbires, Yanosa sut qu’il pourrait élucider tout cela en temps voulu. C’est à dire, une fois qu’il aurait neutralisé cette meute d’hurluberlus inconscients en compagnie de Mashiro… et de cette autre présence qui, vraisemblablement, avait commencé à oeuvrer en coulisses. Le cri de terreur, il l’avait entendu lui aussi, et il choisit d’ailleurs ce moment-là pour se jeter dans la mêlée sans autre forme de procès.

Le coups se mirent à pleuvoir, la technique des deux shinobis prenant facilement le pas sur le nombre relativement élevé d’assaillants. Se couvrant mutuellement, les deux hommes effacèrent leur avantage numérique aisément en restant dos à dos, brisant côtes, bras et jambes à tour de bras, et alors que le dernier assaillant tombait à terre, Yanosa se propulsa rapidement vers l’homme à la canne pour l’attraper par le col et lui coller un direct dans le nez, suffisamment fort pour le lui briser mais pas assez pour l’assommer. Le tenant fermement, il se tourna vers Mashiro, essouflé.

« Et… que crois-tu que je fais, Mashiro, hm… ? Tu crois que j’attends après les Hyûga en me lamentant sur mon sort ? Tu sais… t’as l’air d’un bon gars, au fond, mais… ne présume pas des qualités des autres membres de ton clan simplement car tu les possèdes, toi… J’ai été rabroué… humilié… parfois même calomnié, à un degrés ou à un autre, par des gradés aux pupilles blanches… Et de ce point de vue… c’est moi, qui me suit fait insulter. Le fait est… que vous êtes de superbes combattants, et que je vous envie… et ça aurait pu s’arrêter là… si j’avais pas du me farcir le fond du gratin... »

L’attention de l’Oterashi se reporta alors sur sa prise, un homme d’un âge assez avancé et physiquement incapable de se soustraire de son emprise. Ses sens toujours en éveil, il repéra à nouveau cette odeur, cette aura particulière qu’il connaissait assez bien.

« Abuto… si il n’y a plus personne… je t’en prie, joins-toi à nous. J’ai quelques questions à poser à ce bouffon. Dis-moi… ça fait un peu beaucoup, pour un simple racket, non ? Qu’est-ce que vous voulez en réalité… Ça vous gêne tant que ça qu’un clampin comme moi vienne troubler vos petits calculs clandestins ? Je te conseille de vite cracher le morceau… parce que si tu m’obliges à te garder trop longtemps sous la main, je te jure que le commissariat te paraîtra d’un coup très accueillant... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine

Altercation en ville [Ouvert Iwa] Empty
Jeu 16 Mai 2019 - 13:53
Féroce … Géant … Sournois … Effrayant. Voilà la dernière image qui s’ancrait profondément dans l’esprit des criminels tombant sous le joug du colosse dont les multiples interventions se disaient brutales, rapides et inquiétantes pour cette foule éparpillé et désorganisé. Le cris qui retentit à travers la ruelle quelques secondes auparavant ne fut que le premier d’une longue série d’élimination furtive alors que les deux autres ninjas au coeur de la scène s’occupaient de la partie baston de taverne entre des dizaines de malfrats. Ceux-ci semblaient protégé par un ange gardien qui s’occupait avec minutie d’éliminer le moindre débordement, la moindre silhouette s’écartant de la masse ou désirant d’exploiter un point mort en traître pour atteindre leur cible.

Le monstre filaire à l’allure indescriptible paraissait être partout à la fois, happant l’un de ces énergumènes depuis la fenêtre usé d’un des bâtiments désaffecté autour, puis un autre depuis une nouvelle impasse à l’opposé de la scène du combat et dans toute les ouvertures possibles … Ils étaient simplement happé, terrifiés, incapables de réagir ou de le dénicher. Bien sûr, chaque individu une fois mit K.O était fouillé habilement par les soins du Mugirawa qui ne poursuivait pas la même quête que ses compagnons quant à la présence de ce gang en ces lieux. Un étrange débat ornait le brouhaha de coups et d’exclamation guerrière ou douloureuses auquel il ne savait guère porter de considération, ce genre de querelle ne faisant pas partie de sa personnalité.

Peu importe l’origine du contexte, pour Abuto cet incident comportait des embranchements complexes qui écartait la possibilité d’un heureux hasard ou d’une simple altercation, même si l’implication de Yanosa et d’un autre Shinobi inconnu l’étonnait grandement. Heureusement, sa confiance en ses capacités lui permirent de ne pas avoir à intervenir directement et de pouvoir mener son enquête de son côté, avec un tête particulier en compagnie de ses proies. Seul l’interpellation de la voix inconnu l'interrompit quelques secondes dans ses projets, étonné de voir une personne le repérer si aisément, ou en tout cas en pleine bataille. Mais la créature cauchemardesque ne fit rien de cette intervention, la laissant sombrer dans l’ignorance jusqu’à la fin de cette petite bastonnade.

Il parvint ainsi à se poser un peu à distance afin d’observer les deux ninjas dans cette obscurité pensante, ayant un aperçu de l’homme aux pupilles étranges et l’Oterashi détenant le chef dans sa poigne. D’ailleurs, cela l’étonna d’être reconnu si facilement juste comme ça … Mais bon, des affaires plus urgentes résidaient dans ses mains. De ses déplacements furtifs et bestiales, le guerrier tatoué émergea depuis la noirceur épaisse d’une petite impasse dans une démarche particulière sur ses deux jambes, bien décidé à participer à l’interrogation de Yanosa. Déjà grand de base, le revêtement filaire opaque et profondément déroutante l’approchait des trois mètres de hauteur, sans compter la mise en valeur de sa musculature déjà imposante. Sur le chemin vers son compère aux prises de l’homme à la canne, Abuto détourna son visage au sourire déformé et aux dents semblables à des sabres vers le gars aux yeux peu communes pour donner réponse à sa demande.

« Ah bon ? Tu es capables de mordre toi, la princesse aux yeux immaculés ? Tu danses plutôt bien. »

Sa voix n’avait plus rien d’humaine, doublé d'innombrables échos superposés qui le rendait métallique épaisse et démoniaque. S’en suivit un rire gras du même acabit, avant de s’approcher définitivement de Yanosa, se positionnant plutôt à l'arrière de l’homme à la canne pour éviter toute fuite incongrue ou renfort inattendue. Là, il sortit d’un coup deux objets particulier qui risquait d’envoyer directement cet homme vers la potence ou une longue peine. On put voir la frayeur se répandre sur le minois de l’homme à la canne qui n’avait surement jamais rien vue de tel dans sa vie, ni dans son milieu ni dans un autre.

« Je crois bien que ton bouffon nous cache beaucoup de choses, énormément de choses. Du poison et un ordre d’assassinat hmm ? Tes hommes ne sont pas très malin. T’as intérêt à tout déballer avant de te pisser dessus ou que je te bouffe. Si il ne te démonte pas avant bien sûr. Pour qui qui tu travailles ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5433-mugirawa-abuto-doesn-t-make-sense-but-it-makes-money-termine http://www.ascentofshinobi.com/t5577-nouvelle-equipe-nouveau-depart-equipe-2-au-dojo http://www.ascentofshinobi.com/t5799-mugirawa-abuto-carnet-de-route#47092

Altercation en ville [Ouvert Iwa]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Cœur commerçant
Sauter vers: