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2/Final. L'Empire du Feu

Rei
Rei

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Dim 19 Mai 2019 - 20:34
Quelques heures après la bataille de Kumogakure no Satô, en après-midi…

Tout le monde était encore sous le choc, soit des combats soit de ce que certains appelaient déjà la Résonance. Cette vague de chakra qui était intervenue quasiment à la fin de la bataille, bouleversant une grande partie des Kumojins, Teikokujins et même civils. Certains perdirent leur capacité à malaxer leur chakra, d’autres au contraire le virent grandir mais ce qui semblait surtout étrange, c’était à quel point certains avaient vu leurs pouvoirs changer, à l’image de l’illustre clan Metaru dont certains membres étaient eux-mêmes devenus le métal qu’ils avaient pourtant toujours eu l’habitude de forger.

Mais comment quiconque à Kumogakure no Satô aurait pu s’attarder sur les détails de cet événement aux origines pour l’instant inconnues ? En effet, le village des Nuages avait eu à affronter autre chose que la Résonance : la plus grande bataille de son histoire.

Et cette bataille, les Kumojins l’avaient perdue.

Tous les survivants, vainqueurs ou vaincus, blessés ou encore en état de se battre, étaient plus ou moins rassemblés sur la plus grande place du village. Et leurs regards étaient braqués sur celui qui venait d’apparaître au balcon de l’Assemblée.

« Mes frères et mes sœurs, vous avez suivi Araho Daiki votre Daimyô pour donner un sens à la mort des nôtres, ces Hijins innocents qui périrent sous les coups de ces Kumojins, aveuglés par un pouvoir qu’ils pensaient les seuls à détenir et des droits universaux qu’ils n’ont jamais obtenu ! Mais pour arriver à ce jour tant attendu, j’ai eu à vous cacher une vérité… »

Araho Daiki enleva son masque d’or. Le visage de Yamanaka Rei, ancien Lieutenant de l’Homme au Chapeau et frère aîné de celle qui était promise à devenir Daimyô, Yamanaka Ema, apparut aux yeux de tous.

Il reprit aussitôt.

« Araho Daiki est mort le jour du génocide Hijin. Mais grâce à son souvenir et son nom, j’ai su canaliser la Volonté de notre peuple pour éviter qu’elle ne dérive vers une vengeance suicidaire. Je veux ici m’excuser à ceux que cette nouvelle bouleversera, mais je sais que vous comprendrez ce choix qui nous a aujourd’hui mené jusqu’à la victoire… »

***

« Moi, prendre la place de Daiki ?! »

Rei était toujours aussi colérique, proie à la rancœur et à la peine qui avaient suivi le meurtre de sa petite sœur. De son côté, l’Homme au Chapeau était toujours impassible. Cela lui était accoutumé.

« Il le faut. Si nous laissons le peuple Hijin sans chef, ou par un nouveau leader et ce même s’il est le frère ainé d’une figure connue, le Pays du Feu courra vers une catastrophe et Kumogakure no Satô prendra ta nation d’ici un an. »

Les poings serrés, Rei tentait de retrouver son calme. S’il ne le réussit qu’à moitié, il semblait pourtant enclin à écouter la suite.

« Quel est le plan ? »

L’Homme au Chapeau se redressa.

« Tout le monde a vu Araho Daiki se faire brûler par le Yôton du Tsuchikage et écraser par le Kinton du Raikage. En faisant croire à sa survie, tout le monde trouvera logique qu’il ait reçu des blessures graves. Tu porteras un masque, cachant un visage que tous croiront brûlé et meurtri. Mais grâce à cela, tu pourras te faire passer pour celui qui aura survécu. Hi tout entier t’écoutera et te suivra, mais surtout… »

Le vieil homme caressait le masque en or qu’il ne tarda pas à tendre vers le Yamanaka.

« … personne ne soupçonnera que le Seigneur du Feu possède les pouvoirs des Yamanaka. Aussitôt que tu auras repris la place de Daimyô, demande l’Appel international et rassemble les Seigneurs du monde entier. Avec tes pouvoirs spirituels, tu leur feras accepter un accord qui diminuera l’impact des village shinobis pendant un temps et qui nous débloquera les fonds nécessaires… »

Rei croisa les bras, en attendant la suite. Mais il ne s’attendait certainement pas à ce qui allait suivre.

« … pour fonder ton Empire. »

***

Aujourd’hui, tout était révélé. Yamanaka Rei n’était plus le Lieutenant de l’Homme au Chapeau ni l’homme qui avait fait perdurer la volonté de feu Araho Daiki. Il était l’Empereur du Feu.

« Je sais mieux que quiconque ce que Kumo nous a pris. Ma petite sœur est morte des mains de leur cheffe. Mais grâce à nous tous, aujourd’hui… »

Le Grand Empereur dévoila sa main gauche jusqu’alors restée cachée. Il porta fièrement la tête de Metaru Reiko.

« … nous avons obtenu la justice. »

Les premiers hourras se firent entendre chez les Teikokujins. S’ils avaient pu au départ être perturbés par la révélation fracassante de leur Empereur, l’officialisation de leur victoire totale semblerait les avoir ramenés à leur réalité héroïque. Ils avaient vaincu leur ennemi. Kumogakure no Satô était tombée !

Rei laissa tomber la tête de celle qui avait tué sa sœur. Tandis que ses vêtements continuaient de cacher la plupart de ses blessures, son regard cherchait à tutoyer le plus de personnes en contrebas.

« Trop longtemps nous avons laissé nos différences et nos intérêts personnels passer au-dessus du bien commun. Nous avons eu à affronter la plus longue des guerres civiles avant d’être la proie à des villages cachés qui se croient tout permis. Mais nous, nous montrerons l’exemple. Nous ne tuerons pas pour le plaisir ou par orgueil, nous dialoguerons et ferons nous rejoindre ceux qui sont en perdition. Tandis que nous laisserons les peuples pacifiques vivre en paix, nous forcerons ceux qui abusent de leurs pouvoirs à respecter ses voisins, de gré ou de force. »

Les hourras de la foule contrastaient forcément avec le dépit des Kumojins vaincus ou celui des civils de la cité des Nuages. Yamanaka Rei, l’Empereur du Teikoku, ouvrit grand les bras.

« Car dès aujourd’hui, nous ne sommes ni une cité militaire enchaînant les abus et génocides ni un peuple soumis qui continuerait d’être impuissant face aux injustices de ce monde. Nous sommes le Teikoku… »

Derrière l’Empereur, des craquements se firent entendre. Des bruits sourds qui s’accompagnèrent rapidement d’un visuel marquant : celui des flammes qui dévoraient l’Assemblée.

« … l’Empire du Feu ! »

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Sairyo Hiko
Sairyo Hiko

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Dim 19 Mai 2019 - 23:05
Kumo no kuni – Grande Place
Quelques heures après la bataille

L’été de l’année 203 avait été particulièrement chaud. Tous les records de chaleur avaient été battus cette année, et les shinobis avaient été les premiers témoins de cette hausse notable de la température. Les oiseaux étaient moins vifs, les enfants peinaient à rester jouer au soleil à la marelle, au ballon, ou tout simplement à frapper leurs petits camarades de classe. Ouais, y’a pas à dire… Les températures n’avaient pas été clémentes cette année, et personne n’avait été épargné. Tous, les plus vieux, les plus jeunes, les gros, les maigres, les beaux, les…

- Mec…
Putain ouais je m’égare là, on s’en bat les cojones de tout ça ! C’est pas comme si l’environnement c’était important… Faisons plutôt des manifestations pour tout casser c’est plus marrant !

Bref, tout ça pour annoncer de prochaines manifestations ? Pas vraiment. Mais il fallait faire un choix, et c’était la raison pour laquelle le jeune Sairyo avait été contraint de rejoindre la place centrale du village. De par son faible rang et ses faibles capacités, il n’avait pas été réquisitionné pour aller se battre aux côtés de ses frères Kumojins face à l’envahisseur. Même si ça c’était l’excuse RP, en fait j’étais juste revenu trop tard sur le forum… Et j’peux vous assurer que j’ai eu le seum, et que j’avais hâte que cet event se termine. Maintenant que c’est chose faite, on va pouvoir passer aux choses sérieuses !

Mais encore une fois, je m’égare. Revenons donc au discours prononcé par un homme qui n’était pas celui qu’il disait être. Là je vous avoue que mon petit Hiko il avait pas tout compris, il voyait seulement un mec avec une énorme cicatrice sur la tronche qui donnait un discours des plus… Enflammé ? Cocasse, mais pourtant bien vrai. Apparemment sa cadette avait été tuée par Metaru Reiko, qui était Raikage jusqu’à quelques heures auparavant. Hiko avait laissé traîner ses oreilles, et il semblerait qu’elle se soit décidée à agir un peu tard… Un peu trop tard, apparemment.

Mais bon, lorsqu’on voyait sa tête pendouiller au bout du bras du nouvel « Empereur », on se dit que ce n’était pas forcément une question de timing… Peut être aurait-elle dû être plus gentille… Ah le karma, il frappe souvent là où on ne l’attend pas… Comme une bonne gastro, jamais au bon moment. Et alors que la foule était pleine d’excitation, sans doute les envahisseurs, Hiko regardait alors ses camarades Kumojins. Chacun d’eux portait sur lui son masque de deuil, habituellement réservé aux enterrements ou aux anniversaires de grands parents… Les moments chiants quoi.

Hiko, quant à lui, analysait la situation. Il était entouré de plusieurs centaines de personnes sur cette place, mais il se sentait seul. Il avait fait abstraction de tout ce qui se tenait autour de lui, seul le discours de l’auto proclamé Empereur résonnait à ses oreilles. Un beau discours en somme, mais un discours qui intimait à la prudence. Il était tranché dans ses propos, violent parfois, et disait sans toute tout haut ce que « son » peuple voulait entendre… Un vrai chef, un vrai politique… Un vrai meurtrier qui tente de justifier ces actes.

- …
Le son revenait peu à peu à ses oreilles, et Hiko entendait maintenant tous les gémissements et les plaintes provenant des familles Kumojins. Beaucoup avait perdu des enfants, des maris, des épouses… Il n’y avait pas un seul shinobi des Nuages qui portait aujourd’hui un masque joyeux. Mais bon, pouvait-on leur jeter la pierre ? Aujourd’hui Kumo avait perdu, et il fallait plier le genou… Ou prendre la poudre d’escampette en essayant de ne pas se faire prendre… Deux choix qui n’étaient pas très séduisants.

Notre jeune héros à la chevelure blanche voyait cependant une troisième option. Se ranger aux côtés du vainqueur… Certains affirmeraient que cet acte était d’une lâcheté sans nom. Que ce choix le déshonorerait de tout ce à quoi il avait aspirer auparavant… Mais l’enfant savait qu’il devait faire son propre choix aujourd’hui, car l’indécision causerait sa perte. Et alors que des légères rixes commençaient à éclater sur la place, les envahisseurs s’en chargèrent rapidement, violemment. Hiko regarda ces actes isolés, et il comprit alors qu’il ne pouvait rien faire… Ce n’était ni l’endroit, ni le moment.

- Arrêtez… Stoppez ça… Vous n’y pouvez rien…
Ces mots n’étaient adressés à personne… Il ruminait. Une colère montait en lui, et les larmes lui coulaient sur les joues. Il ne s’en était même pas rendu compte, mais ses ongles s’enfonçaient dans les paumes de ses mains, tellement il serrait les poings. Il pensait garder l’esprit clair, mais c’était tout l’inverse. Il perdait pied, et bien qu’il n’ait pas participé aux combats, tout était clair… Les petits hommes verts étaient venus se venger, massacrer une population… Et le tout pour quoi ? Pour venger les leurs. Cette action ne faisait qu’entretenir la violence… Comme réponse à la violence. Alors tu as beau vouloir parler de dialogues et de clémence… Tu n’en restes pas moins un meurtrier, qui ne vaut pas mieux que les shinobis que tu as fait mourir sous ta lame.

Hiko fut sorti de sa torpeur lorsqu’il vit alors un gamin se saisir d’un kunai, on se demandait bien où il avait pu se le procurer, qui courrait vers un des envahisseurs. Hiko regarda la situation et vit que la cible ne l’avait pas vu et il se mit alors en action. Concentrant du chakra dans ses jambes, il se déplaça avec une forte vélocité pour venir stopper le gamin en lui bloquant le bras, ce qui le fit s’arrêter net. Le gosse pleurait, on voyait la haine dans son regard.

- Pas aujourd’hui gamin… Pas comme ça…
Il ne savait pas quoi lui dire d’autre. Il devait sûrement avoir perdu un être cher et cela attristait d’autant plus Hiko. Combien d’orphelins ? Combien de veuves avaient-ils engendré avec cette guerre ? Beaucoup trop…

Mais aujourd’hui, Hiko devait faire un choix. Il n’avait pas les épaules pour s’aventurer dans le Yuukan avec ses propres forces… Déserter était donc une option non admissible pour notre enfant préféré. Il l’écartait donc directement. Il ne restait plus que deux choix : se soumettre docilement, ou affirmer ses convictions mais rester sous le joug de l’envahisseur. Aucune des deux solutions n’était parfaite, mais il fallait choisir. Et après avoir pesé le pour et le contre de chacune des options, notre jeune héros à la chevelure blanche avait finalement fait son choix…

Et ce sera l’Empire du Feu !

HRP:
 

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Sentetsu Chiaki
Sentetsu Chiaki

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Dim 19 Mai 2019 - 23:49

L'Empire du feu.


Une ère qui se termine. Les prunelles émeraudes s’attardent lourdement sur la population, sur tous ces visages dépités ou heureux qui s’élèvent au monde. Chiaki soupire. Ils ont perdu. Contre toutes attentes, contre tous ses espoirs, la situation est telle : Kumo a perdu. Kumo a ployé l’échine. Metaru Reiko est morte, entraînant avec elle la fin du village des nuages. La brune serre le poing, fort, très fort, au point de blanchir ses phalanges. C’est la fin d’une ère. La fin de l’ère Reiko, certes, mais surtout la fin de tout ce qu’elle a connu. Au fond, la Chûnin voulait la disparition de leur Raikage, elle savait que cette méthode n’était pas la bonne, qu’elle finirait par leur coûter cher. Chiaki secoue doucement la tête. C’est impossible …

Les iris se déposent à droite, à gauche, constatent la faiblesse de leurs propres shinobis. Kumo a perdu. Aujourd’hui, Kumo a ployé l’échine sous la menace adverse. Sous ces êtres qui sont venus les envahir, les nuages se sont dissipés. Si le ciel est bleu, aujourd’hui, il n’est annonciateur que de mauvaises nouvelles. Chiaki hausse doucement les épaules. Vivre ici, sous l’adversité, dominée, comme un chien ? Vivre sans avoir de libre-arbitre ? Courber la tête contre ses ennemis ? Accepter qu’ils vivent et dominent le village, sans rien dire ? Sans rien faire ? La brune secoue une nouvelle fois la tête. Non. C’est impossible. Tous ces cadavres, tous ces êtres qui se sont battus jusqu’à y laisser leurs vies … Ils voulaient un Kumo flamboyant, un Kumo fort, grand. Tous ces gens, comment prendraient-ils le fait de vivre sous l’occupation adverse ? Comment agiraient-ils face à tout ça ? Ploieraient-ils ?

Chiaki recule lentement. Elle dépose ses prunelles sur Ryû, un sourire désolé sur les lèvres. Metaru Reiko est morte, vive Metaru Reiko. Elle laisse sa place à une figure bien pire encore. La Chûnin comprend les motivations adverses, elle comprend ce qui les a menés jusqu’ici, mais l’entreprise revient au même : la violence ne mènera qu’à la violence. Ils ont pris par la guerre, ils ont gagné grâce à cela, mais non. Ce n’est pas comme ça que c’est censé fonctionner. Chiaki ne veut pas. Elle ne peut pas. Pour toutes les vies perdues, pour tout le savoir qu’ils vont leur voler, pour toutes ces choses inadmissibles qu’ils sont en train de faire, elle ne peut pas. Alors, une fois encore, la demoiselle recule.

« Je suis désolée. »

Un pas en arrière. Puis deux. Puis trois. Qu’il la suive ou non, c’est une chose, elle ne peut pas le forcer à croire en ses convictions. La distance se crée, se creuse entre eux deux. Un sourire étire doucement ses lèvres et elle penche la tête.

« Kumo ou ailleurs, peu importe. Je t’aime quoi qu’il arrive. Pour ma part … Je n’aimais déjà pas Reiko, alors la domination d’un Empire auquel je ne crois pas ? »

Un rire s’échappe de sa gorge. C’est drôle, sans être drôle. Nerveux.

« Au revoir, Kumo. Quand je reviendrai, ce sera pour te récupérer. »

Chiaki recule un peu plus, jusqu’à quitter le grand monde des nuages. Sa maison. Sa vie. Son histoire. Tout change, aujourd’hui. Et rien ne sera plus jamais pareil. Ses prunelles émeraudes se déposent sur tout un chacun. Une foi inébranlable s’éveille en elle.

« Vous êtes tous libres de rester, ou de me suivre. Notre Kumo ne battra plus dans nos cœurs comme il a pu le faire. Libre à vous de décider de l’aimer comme il sera, ou de le glorifier comme il pourrait être. »

Un sourire bienveillant étire ses lèvres alors qu’elle les regarde. Sa voix s’est élevée un peu plus fort, pour les inviter, tous, à la suivre. L’avenir n’est pas ici, Chiaki ne le sait que trop bien. Mais croiront-ils en elle ? Et en ce plan que personne ne connaît ?

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Suzuri Takara
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Lun 20 Mai 2019 - 11:17



2/Final. L'Empire du Feu MEqzAFF


Que s'était-il passé ?
Au delà de la bataille déjà meurtrière, un nouveau phénomène venait de balayer la zone tel un bouquet final qui se complaisait à marquer l'impuissance des esprits affolés. Depuis sa libération à l'extérieur de la ville, Takara s'était empressée de traverser le champ de bataille afin de rejoindre son clan - Le surveiller, le protéger... Au bout du compte, comme pour feu-Shisei elle n'était parvenue sur place que pour assister en direct à de nouvelles horreurs. Frénésie générale. Au sein de sa famille cantonnée dans le domaine clanique, plusieurs se voyaient gangrenés par leur propre encre ; enfants, adultes, anciens, difficile de s'attarder sur les visages qui se décomposaient en un instant jusqu'à se transformer en flaque obscure.
Choc, impuissance, tristesse. Tout cela à ne plus savoir quoi en faire. A genoux et totalement vidée par l'affreuse et soudaine absurdité qui décimait les siens, la Suzuri observait ses propres mains, le regard flottant. Rien. Une certaine impassibilité remplaçait peu à peu les traits jusque là déformés de son visage, plus aucun rictus, juste un glacial abandon, une détresse intériorisée face à une force qu'elle ne comprenait pas.

Combien de temps passait alors ? Des cris, des pleurs, des mouvements. La trentenaire finissait par se redresser, tel un automate, sortant un instant avec comme seul souhait d'y retrouver un zeste de silence. Les méninges tant agitées qu'elles en saturaient.

Puis au loin vint un discours assuré, particulièrement plus audible. Une voix qui s'imposait au point d'en devenir attractive malgré le chaos.
Au bout de sa marche fantomatique, elle put assister à la fin du discours de celui qui n'était autre que le leader de cette faction ennemie, brandissant la tête de la sœur de Shuuhei - La Raikage. Cette vision n'ébranlait pas plus la Suzuri, bien trop atteinte pour ressentir d'avantage. Fatiguée, elle écoutait sans se soucier de l'agitation ambiante devenue aussi monotone que naturelle à ses oreilles.

La bouche entrouverte, seule avec elle-même, elle frissonnait.
Du dégoût.
Qu'il était aisé de parler de repentir une fois sa vengeance accomplie... Pauvre Yuukan, pauvres pantins armés.
Peu importe que le pouvoir central change : La ville venait d'être dévastée. Même un beau discours mieux amené ne pouvait combler l'infinie tristesse provoquée par la vue de sa famille amputée aléatoirement comme par maléfice. Il n'en parlait pas ?

Cet homme parlait de Justice.
Ni le premier ni le dernier... Takara repensait à ce qui se rapprochait le plus de son Nindo : Le Message est le Messager.
Tous ces gens là s'imaginaient que tourner une page suffisait à justifier leurs états et les actes qui en découlaient pour se rendre vers un monde meilleur. Aucun d'entre eux ne détenait le potentiel de clore une oeuvre. Ils ne savaient qu'entretenir, répéter... Des perroquets, des faiseurs. Pensait-il révolutionner le monde ?
Parler de paix avec la tête d'une personne dans une main...

La kunoichi se détournait, loin d'être réceptive, cela ne la sortait pas de sa torpeur précédente, ajoutant seulement un peu plus d'amertume et de désordre à ses pensées actuelles. Kumogakure n'était plus, mais Shitaderu demeurait. Il restait âmes qui vivent, il restait des lieux érigés par les anciens, Kaminari no Kuni dans son ensemble existait toujours. Il ne fallait pas l'oublier - Aussi déplorable soit la situation, partir maintenant relevait d'un manque de sagesse et d'un égoïsme certain.

Citation :
Takara reste Kumojin.

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Nozomi Ryû
Nozomi Ryû

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Lun 20 Mai 2019 - 12:16
La mort était partout. Ryû avait suivi Chiaki, et avait assisté, sans un mot, à tout ce qu'il s'était passé. En passant près des cadavres de ces deux Iwajin, dont l'un avait d'ailleurs effectué un entrainement avec lui, Shin, et une femme inconnue. Le Nozomi ne prêta pas plus attention à ces deux-là, après tout ils n'étaient que deux morts parmi des centaines. Combien d'innocents ? Combien d'enfants ? Combien de braves guerriers, d'un côté comme de l'autre ? Le bleu se moquait bien de l'autre côté, au fond, même si certains avaient sans doute été leurrés, comme souvent dans les guerres. Il ne voulait que vengeance, et toute personne ayant participé à cela serait une cible. Les bâtiments étaient complètement détruits ici, et en regardant les agissements de la brune, le Chûnin comprit rapidement que la personne responsable utilisait une matière à laquelle il avait déjà eu à faire. De là à dire qu'il s'agissait de la même personne, rien n'était certain, tout restait à prouver. Les coupables étaient nombreux, et des têtes allaient tomber, mais seraient-ce les leurs, ou celles des envahisseurs ? Leur chemin put ensuite reprendre, vers le centre du village...

***

Le discours de cet homme était aberrant. Le point de Hatsu était serré comme jamais, il pourrait aussi bien l'attaquer maintenant, mais il savait qu'il en mourrait aussitôt. L'homme en lui même était déjà bien plus fort que lui, et la tête de la Raikage entre ses mains le prouvait, mais en plus de cela, le Nozomi était très affaibli par le poison à peine retiré de son corps. Même si ses jours n'étaient plus en danger, il avait subi de lourdes blessures internes que la chirurgienne avait soignées tant bien que mal, mais il était bien sûr incapable de se battre à nouveau ici, et maintenant. Alors il écoutait, prenant son mal en patience, enrageant intérieurement en voyant la peine sur les visages des citoyens, et la joie sur ceux de ses ennemis. Une réaction l'affecta particulièrement, celle de la Sentetsu, qui commença à s'éloigner de lui. Il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser ce qu'elle souhaitait faire, et aussi pour comprendre qu'elle était prête à le faire sans lui. Ne pas le forcer à la suivre, c'était bien la femme qu'il aimait, ça. Si elle partait, pourquoi resterait-il ? Oh, une idée germa dans son esprit, mais rester ici alors qu'il souhaitait tuer chaque Teikokujin était impossible, il mourrait en un instant, qu'importe le nombre d'ennemis qu'il aurait pu tuer dans cet instant. Alors, lorsqu'elle appela les siens à la suivre, il fût bien sûr le premier à la rejoindre, se tenant à ses côtés, non pas fièrement comme il aurait pu le faire, mais avec une grande détermination. Mourir ici ou mourir ailleurs, tant que c'était avec elle, alors ce serait une belle mort. Mais avant tout, au-delà des risques, des dangers et de cet avenir incertain, il comptait utiliser cette vie qu'elle avait sauvé pour reprendre ce village. S'il mourait pour la victoire, ce n'était pas un mal, après tout, sa "résurrection" avait fait de lui un démon de vengeance, et il pouvait tout donner dans ce seul but.

"Nous reprendrons Kumo."

Il ne prononça pas un mot de plus, attendant de voir combien de ses fiers compatriotes allaient les suivre. Combien ? Ils étaient fiers, mais beaucoup avaient énormément perdu, peut-être qu'aucun ne suivrait, après tout...



hrp:
 

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Couleur des dialogues : Nozomi "Hatsu" Ryû Hayasu "Nibanme" Shimega Sasayo "Hinoe" Tokebi Katsu "Yokka" Bakatsu Pensées
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Chôkoku Tomoe
Chôkoku Tomoe

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Lun 20 Mai 2019 - 14:30
L’Empire du Feu
Burn it all
« Ca ira Doku’, tu peux retourner chez toi. » Tomoe s’était éloignée des champs de bataille, du moins de ceux qui faisaient encore rage. Elle était assise là, sur un débris, dommage collatéral, alors que l’odeur pestilentielle et ferreuse du sang la fit doucement sourire. « Tu es sûre ? Je peux rester avec toi. » Sa blessure à la main qui séchait, la douleur qui lui crispait quelque peu la dextre, la Chôkoku plongea ses iris sombres sur celle-ci. Elle laissa planer un lourd silence, dont les brouhahas de la guerre s’estompaient au fur et à mesure que les minutes filaient lentement, trop lentement. « Rentre à Ryoukokukan. Et préviens tes frères et sœurs de ce qu’il s’est passé ici. Dis leur que tout va changer… Et que je ferais ce qu’il faut pour tenir notre accord. » Le varan devant elle la regarda avec cet air inquiet. L’humaine ne comprenait-elle pas que tout ceci n’était plus comme à leur rencontre. Pour Dokuzetsu, elle était plus qu’une partenaire, elle était une maîtresse digne de son peuple. Alors, la reptilienne n’ajouta rien. Elle se redressa sur ses pattes arrière et d’un seul hochement de la tête, une épaisse fumée s’éleva pour ne laisser derrière… Rien. Seulement Tomoe et ses propres pensées.

Mais tout juste après, elle sentit cette étrange et violente sensation. Elle en tomba à la renverse, réveillant chacun de ses maux physiques. Qu’était-ce ? Une impression de renouveau. Une mauvaise impression. Elle vit alors plus loin un corps déjà mort se liquéfier. Impossible. Ces ardents relents qui s’emparèrent de tout son corps, venant jusqu’à la tétaniser.

Mais elle n’avait rien.

Retrouvant quelque peu ses esprits de longues minutes plus tard, la folle explosive se mit à rire de tout ça à gorge déployée.

. . .

La lieutenante de l’Empire avait passé les dernières heures à ne rien faire. Mais lorsque les cris d’agonie cessèrent, ils sonnèrent la fin. La guerre avait atteint son terme. Dure bataille de tous pour leurs idéaux, pour leur survie… Pour une victoire. Mais laquelle ?

S’avançant dans les rues assombries, Tomoe arriva finalement comme beaucoup au cœur de toute l’agitation calmée. Enfin plus ou moins. Un brasier impressionnant et… Araho Daiki trônant devant celui-ci. Nulle doute, elle avait décidément bien fait d’accepter ce gros coup qu’il lui avait promis. Kumogakure no Sato était tombée.

Le masque aussi.

Un visage parmi la foule de Hijins s’assombrit. Une vulgaire supercherie. Comment pouvait-elle lui en vouloir, elle n’était pas mieux que lui finalement. Tomoe était même pire. Elle observa l’espoir dû à la consécration de l’Empire. Teikoku. Les ambitions de cet homme qui l’avait embarquée dans tout ça étaient grandes. Ses promesses lui rappelaient pourtant vaguement quelque chose. Aurait-il quelque chose de nouveau à lui proposer après tout ça ? La Hannya-Tsuki songea à son frère, non celui qui portait son nom et son sang, mais bien celui qui l’avait soutenue jusque-là. Elle devait le tenir informer car comme elle l’avait si bien dit : Tout allait changer, et il devait être mis au courant de ce qu'il s'était passé et de ce qui sera. Pour Fujimi. Pour Genkû. Pour le banni. Et pour Tsukimono.

La brunette se fondait parmi les combattants, demeurant silencieuse lorsque les acclamations se firent entendre. La tête coupée représentait si bien ce que le pays du feu avait accompli. Mais elle ne put s’empêcher de vouloir se délecter des victimes de tout ceci. Alors Tomoe se recula lentement et tourna la tête vers le reste de la foule. Elle les cherchait du regard, les Kumojins. Il y avait bien trop de spectateurs pour qu’elle ne puisse trouver ces visages qu’elle n’aurait oubliés. Où étaient-ils… ? Où étaient ces deux kunoichi et ce shinobi rencontrés lors du convoi. Une frustration certaine de ne pouvoir lire la potentielle souffrance –qu’elle espérait voir en vérité- sur leurs faciès.

Oh oui, tout allait changer. Tomoe avait choisi de participer au commencement, et était bien décidée à ne pas s’arrêter là.
☾ anesidora


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Nara Kansei
Nara Kansei

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Lun 20 Mai 2019 - 16:01




a song of shadow and fire - epilogue
le choix


2/Final. L'Empire du Feu TSiEfT2





[...]

Hommes de raison ; intelligents et puissants. Cerveaux de la construction de Kumogakure no Satô, esprits supérieurs. Autant de qualificatifs associés à son patronyme, censés le définir comme personne, comme shinobi. Mais dans le tumulte et le sang, il n’en paraissait qu’une âme de plus au fait de l’éphémère de son existence. Marqué par son conflit fratricide, le corps zébré de ce qui deviendrait des cicatrices, morsures canines et lames, l’esprit encore en proie aux puissantes illusions de son confrère, ses pas marquaient le sol du Nuage entre ses murailles devenues passoires suites aux assauts répétés de la force empirique.

Ce qu’il venait d’arriver, Kansei l’avait déjà prédit ou plutôt vu arriver. Aux premières loges à Yugure, c’était la suite logique dans une cascade alimenté par le fiel et la rancoeur. L’ouroboros.

Pour autant, son esprit n’avait jamais arrêté une décision ou un plan, chose assez rare pour le souligner. Et comment aurait-il pu ? Choix cornélien entre sa terre d’accueil et celle qui l’avait vu naître. Mieux qu’aucun autre Kumojin, il comprenait la motivation profonde, la flamme d’une volonté si destructrice et les étincelles qui l’avait faite naître. Alors il continua de marcher avec flegme jusqu’au rassemblement sur la place du village, parfois bousculé par certains courants vers l’extérieur ou se voyant obligés de se rendre dans la direction du shinobi. Le visage inexpressif, son épaulière brisée, ses vêtements plus carmin qu’azur, il continua de marcher.

Ayant pris certaines dispositions avant de se rendre au coeur de l’action qui allait se résumer à des mots comme des actes, le Jônin fit abstraction de sa douleur au profit de sa réflexion, ses méninges tournant et retournant ce qu’il allait advenir ; ses projets balayés par la main de cet effroyable destin. Ses plans n’avaient plus lieu d’être. Influencer les hautes-sphères par la sagesse et les manipulations, les forcer à ployer le genou pour se baisser sur leurs fautes et arrêter le saignement ; l’hémorragie avait visiblement eu le dessus sur le bon sens dispensé pendant ces deux ans. Kansei s’arrêta devant le large quartier Nara presque vide, quelques matrones finissant d’y cloitrer enfants et autres non-concernés par le choix, le discours qui allait advenir. Les siens n’étaient pas stupides. L’une d’elle croisa le regard de Kansei. Au creux de celui-ci, il put y lire la détresse, l’appel à l’action ; comme si elle pensait en son for intérieur que ses seuls gestes pouvaient changer la situation. Mais y croyait-elle vraiment elle-même ? Un sourire las qui se voulait rassurant mais qui n’exhala que de sa fatigue déjà apparente fut tout ce qu’il put fournir en guise de réponse. La large porte au cercle barré de vagues se referma. Il réaffirma son regard vers l’horizon où déjà s’attroupait shinobis et Teikokujins, les Nuageux encerclés et supervisés par les hommes de celui qui gravissait les hauteurs relatives pour se préparer à discourir. Un homme l’arrêta ; plus grand que lui. Il le délesta de son katana et le Nara n’eut aucun en guise de réponse qu’un haussement de sourcil indécelable.

L’assemblée semblait ne pas rougir d’être restée intacte, autant que faire se pouvait. À son balcon sorti l’homme masqué ; Araho Daiki. Le fils renégat s’étant assis sur le trône du père, celui-là même à l’origine du déclin des Nara à Hi no Kuni. Fendant la foule sans véhémence, il arriva aux côtés de certains visages plus ou moins connus. Sa voix tonna, sa langue cracha ses paroles sur un ton victorieux qu’on ne pouvait sciemment lui enlever.
Puis, les apparences se révélèrent plus trompeuses que jamais et sous les traits d’or du cache-face se révela un homme moins connu que celui pour lequel il se faisait passer sans être pour autant le dernier quidam venu ; le frère de la défunte Ema. Et les révélations allaient bon train, affichant au creux de sa paume les cheveux qu’il serrait et ce qui pendait au bout ; la tête de Metaru Reiko.

Un goût amer chatouilla son palais. Sans qu’il puisse véritablement décider, il oscilla entre la jalousie de ne pas avoir commis l’acte et l’interrogation du comment de cet acte. Mais ses motivations profondes n’étaient pas de la faire mourir ; plutôt d’abdiquer. Tout autant de plans qui se trouvaient maintenant être les cendres du papier consumé d’une ambition naïve. Au sein de la clameur renouvelée par telle nouvelle de ses précieux membres, serviteurs de l’Empire ; il semblait tout aussi calme et monolithique que jadis. Pas de poing serré et pas d’effusions de larmes ou d’émotions. Comme il l’avait démontré à Jun ; être shinobi signifiait endurer. Et à cela, il n’avait de honte ou de complexe à avoir envers personne, pas même celui se tenant en Empereur du haut du balcon.

La politique élémentaire, éclipsant son imposture par ses actes “justifiés”. Kansei lui analysa chaque blessure, l’environnement, les gardes et autres alliés autour de Rei. Pas question de jouer au héros ; il n’en était pas un.

Et tandis qu’il ouvrait ses bras comme pour accueillir les vagissements de son peuple aveuglé et ivre de gloire et de victoire, les flammes vinrent s’élever ; volutes de fumée et odeur âcre s’élevant dans le ciel, y faisant naître des nuages. Ceux de la rébellion. Ceux-là même qui l’avait mené à ce rôle, poussé par un peuple qui essuya jadis le même affront que celui imposé à Kumogakure no Satô ; ce n’était pas difficile d’imaginer les suites possibles.

En bon monarque fraichement élu, il se mit à tenir les propos qu’on pouvait imaginer ; promettant justice et paix sur les terres brûlées par ses soins. Bien que ce fut le feu derrière le Yamanaka qui étincelait dans ses prunelles, il y brûlait pourtant un brasier différent. Kansei fit un pas en avant.

Il écouta Chiaki mais ne bougea pas d’un iota, n’afficha aucune réponse à la demoiselle en l’ignorant royalement. Elle savait à quoi s’en tenir après tout. Il en fut de même pour la promesse de Ryû. Il crut apercevoir Takara, au loin, mais n’en fit rien non plus. À part un autre pas en avant pour arriver aux devants de la grande troupe, sans en sortir pour autant.

Là se tenait Shikatowa et plusieurs membres éminents de son clan. Son regard croisa celui de l’ancienne qui semblait figé, en pleine interrogation. Il la connaissait assez pour savoir son prochain choix ; forcément le plus sage quand il s’agissait de protéger les siens. Doucement, il passa sa main à l’intérieur de sa tunique souillée par l’hémoglobine sortant des veines de son frère d’arme et en sortit son bandeau ninja, celui-là même remis quand il avait réussi son test. Froid comme la glace, il tint son regard, tendit la main et laissa choir l’objet au sol dans la glaise teintée du liquide vital échappé de ceux tombés au combat.

Le contexte, ce qui venait d’advenir, les choix d’autrui, Rei, Teikoku. Tout était clair dans l’esprit du Nara ; de l’être qui devait autant à Hi qu’à Kaminari. Du Nara qui avait vu brûler sa forêt pendant la chasse des Inuzuka. Qui avait assisté à la perdition de l’élection. Sora. Chidori. Elles auraient peut-être pensé qu’il avait échoué, leur si parfait grand-frère. Mais tout était clair dans l’esprit du Nara. Sa nature profonde serait maintenant sa carte maîtresse, ses choix des paravents épais ; il deviendrait celui que Kumogakure ne voulait pas ; mais celui dont elle avait besoin. L’un de ses bras se leva. Et sa voix grave se joigna à celle des vainqueurs dans un rugissement iconique. Si il paraissait une note de plus, lui ne fit pas vibrer ses cordes vocales de félicité.

Aujourd’hui, il serait Nara Kansei, celui ayant trahi le peuple qui l’avait fait Jônin pour se joindre aux vainqueurs comme un lâche. Celui qui porterait le fardeau de la perfidie. Celui-là même qui ploierait le genou. Un paria, l’image même que certains se faisait des membres de son clan depuis Alderan, le scandale des élections. Si c’était le prix à payer pour arriver à ses fins, alors qu’il en soit ainsi.

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Hayai Taishi
Hayai Taishi

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Lun 20 Mai 2019 - 18:56
Il savait.

Taishi se tenait dans un coin de la place publique, près du palais que les Kumojins appelaient l’Assemblée. L’idée n’était pas de passer pour mystérieux, même si le masque sur son visage passait sans doute le même message. Non, Taishi restait discret par ce que sa vie en dépendait peut-être à cet instant.

Parce que c’était Rei.

L’Hayai avait eu bien des suppositions sur ce qui était advenu de Daiki le jour du massacre de Yugure, mais il n’avait pas prévu cette avenue-là. Daiki avait été un allié de l’homme au chapeau, alors Taishi n’avait jamais eu en tête qu’il puisse être remplacé par quelqu’un d’autre, même avec la méfiance habituelle d’un individu masqué. À bien y penser, Rei avait la même morphologie que Daiki, ce qui avait sans doute aidé le stratagème. Et maintenant, tout le monde digérait la surprise, mais elle était d’une ampleur colossale pour l’Éclair Vert, et ce pour de multiples raisons.

Rei et Taishi avaient un historique. Si Reiko avait autrefois décapité sa sœur, Ema, c’était Taishi qui avait immobilisé la Yamanaka avant son exécution lors de la fameuse mission d’infiltration de la base d’opération du Soshikidan. Pas seulement ça, mais Rei avait été présent au massacre de Yugure, et donc avait vu à la fois Taishi et son masque. Si ce n’était pas suffisant, il était un foutu Yamanaka. Aucun déguisement, aucuns mots ne suffiraient pour dissimuler sa présence au sein du Teikoku. Rei saurait. Rei savait déjà probablement.

Alors pourquoi Taishi était-il toujours vivant ? Et toujours libre ? Un autre mystère à rajouter à la liste. Le destin changeait, lui aussi. Et maintenant ? Que faire maintenant ? L’Hayai n’était pas certain. Il ne voulait pas être certain non plus, ni réfléchir trop loin. Il n’était pas impossible que Rei puisse lire ses pensées, de toute manière.

Son discours était surprenant, mais Taishi s’en méfiait. Il n’était pas le premier à agiter la Volonté du Feu pour ensuite s’en éloigner quand bon lui semblerait. Malgré cela, l’Éclair Vert n’aurait pas le choix d’y accorder une certaine valeur. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, Taishi devait faire confiance à Rei de protéger Hi et son peuple, puisque l’Hayai en serait désormais incapable, aussi longtemps qu’il serait à la tête du moins. Et si Rei était là, l’homme au chapeau ne serait pas loin non plus.

Les corps des Iwajins étaient à l’abri pour le moment, mais Taishi devait les ramener chez eux, et c’est ce qu’il ferait. Un dernier détail subsistait : Tomoe. L’Hayai avait conclu un accord avec elle. Partir maintenant le briserait… Peut-être. Taishi avait marchandé avec elle, pas l’Empire du Feu. Et il n’oublierait pas le sang qu’elle avait sur les mains. L’Éclair Vert trouverait un moyen.

Son regard vert flotta sur les flammes qui attaquaient l’Assemblée, allant bientôt retourner à la poussière l’un des plus gros symboles de l’indépendance de Kumo. Une page de l’histoire tournait. Et l’Hayai ne pouvait que se demander de quel côté de cette histoire était-il vraiment.

Oui, au final, Taishi n’était vraiment certain de rien. Sauf peut-être… Peut-être une chose. Taishi était l’un des rares membres de cette foule à avoir été là le jour du massacre. À avoir vu la violence monstrueuse dont pouvait faire preuve les shinobis. Et alors que les uns tournaient le dos à leur propre village, les autres se joignaient dans un cri victorieux, et d’autres restaient aussi silencieux que lui…

Taishi n’avait pas trouvé la paix dans sa propre vengeance.

Quelques badauds passèrent devant lui, mais il avait déjà disparu dans un petit éclat verdâtre quand la lumière frappa la ruelle à nouveau…

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Fate will wait for no one, Invité.

Taishi's Theme : The Color of Victory
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Gentoku M. Yamiko
Gentoku M. Yamiko

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Lun 20 Mai 2019 - 21:32
Le silence après la défaite régnait dans les ruelles de Kumo alors que sereinement tu avançais parmi les décombres et les cadavres. La plupart des habitants et des envahisseurs s’étaient rassemblés sur la grande place afin d’écouter le discours de celui qui venait de faire tomber le Village Caché des Nuages en prenant la tête de la Sandaime Raïkage.

Tu avais assisté au combat opposant les chefs des deux armées alors que Shenzy, la hyène d'Itagami, t'éloignait de la bataille. Tu avais pu voir la tête de Reiko tomber avant que vous ne disparaissez du champ de bataille.

Reiko avait beau être une guerrière redoutable malheureusement pour elle, elle s’était retrouvée face au pire qu’elle pouvait certainement avoir : un homme capable de contrôler l’esprit. Tout comme toi, la faiblesse de Reiko semblait résider dans le fait d’être incapable de se défaire des manipulations de l’esprit et cela avait causé sa perte. Dans un affrontement au corps-à-corps, Reiko aurait pu certainement avoir sa chance mais le combat ne s’était pas déroulé ainsi.

Tu avais perdu contre le même homme mais contrairement à la Raïkage, tu avais encore ta tête. Sort que tu attribuais au coup de chance et non à la clémence de l’ennemi dont la haine envers les Metaru semblait si intense. Le fait d’avoir réussi à décapiter celle qui avait été la source de son animosité et conquis le Village que cette même coupable avait gouverné calmerait sans doute l’aversion de Yamanaka Rei mais pour toi, il ne sera jamais un meneur digne de ta soumission. Tu reconnaissais sa puissance mais tu exécrais la source de son pouvoir que tu considérais comme indigne du véritable guerrier que tu te faisais.

En toute discrétion, empruntant les chemins les moins fréquentés et des passages connus que des quelques kumojin, tu te diriges vers la Raffinerie. Tu t’arrêtes lorsque le lieu se présente à ton regard. Restant cachée, tu fais apparaître un clone qui prend aussitôt connaissance des informations sur un parchemin que t'avait donné Itagami avant de se précipiter en toute discrétion en direction du bâtiment. Tu t’assures qu’il parvienne à pénétrer dans la bâtisse avant de rejoindre le quartier des Metaru après avoir détruit complètement le rouleau.

Tu retrouves le domaine de ton clan dans un chaos comme la plupart des beaux quartiers de la ville. Des maisons détruites, des morts des êtres de tout âge et chose étrange, certains avaient été transformés en statue de métal. A croire que les ennemis souhaitaient régner sur des ruines et des cadavres.

Ta demeure qui se trouvait pourtant en bordure du domaine n'avait pas été épargnée. Une partie avait été détruite mais les deux tiers étaient toujours debout et en y pénétrant, tu constates même que ceux-ci étaient même encore habitables. La salle de bain était intact alors tu décides de prendre un bain malgré la gravité de la situation là dehors. Les yeux fermés pour savourer l’eau chaude sur ta peau, des pleurs étouffés par les murs parvenaient à tes oreilles que tu décides alors de boucher avec du coton.

Plusieurs minutes s’écoulent lorsque tes yeux s’ouvrent alors qu’une grande explosion venait de retentir, quelques secondes seulement après que l’Assemblée ait pris feu, comme une réponse à l’acte symbolique du nouvel Empereur à la fin de son discours.

Les souvenirs du clone qui avait infiltré la forge ainsi que de trois autres que celui-ci avait créé une fois à l’intérieur, afin de l’épauler dans sa mission, te reviennent. Tes doubles avaient accompli leur mission qui était de détruire la Raffinerie conformément au dernier ordre que t'avait donné Itagami, l’ancienne directrice de la forge. Exploitant les informations que la Metaru à l’opulente poitrine t’avait confié sur le parchemin, les êtres éphémères avaient réussis à infiltrer le lieu puis à placer des parchemins explosifs et à user de leur talent à manipuler le métal pour faire effondrer les piliers porteurs de la forge. Les clônes n’avaient pas cherché à s’échapper et avaient donc péris sous les décombres, effaçant ainsi avec leur disparition la preuve de ta participation à l’incident.

La célèbre Raffinerie de Kumogakure no Sato n’était à présent plus qu’un amas de graves. Sa reconstruction prendrait certainement du temps et avec la disparition des nombreux valeureux forgerons Metaru du Village, il lui sera très difficile de retrouver sa renommée d’antan.

La destruction de la forge n’avait pas été ton souhait mais celle de ton ancienne sensei. Tu lui avais accordé cette dernière faveur en souvenir du temps passé ensemble et non à cause d’une quelconque rancœur envers les teikokujin. Le sort de Kumo ou te ton clan t’importait toujours. Le fait que le Village Caché des Nuages soit aujourd’hui entre les mains de Yamanaka Rei ne changeait rien pour toi. Tu n’appréciais pas certes cet homme mais tu ne lui vouais pas non plus une haine et ce, malgré la mort et le chaos qu’il venait de semer dans le Village. Tous ces morts ne parvenaient pas à toucher ton égoïste personnage. Pour toi, tout ceci n’était que l’œuvre du destin.

Un jour viendra où Rei paiera à son tour le fruit de ses actes comme il avait fait acquitté à Reiko le meurtre de sa sœur. Le Yamanaka avait peut-être perdu une proche mais il venait d’arracher à des nombreux êtres des enfants, des parents, des amis …. Cet homme venait de perpétuer le cercle vicieux de la haine. Sous le masque de deuil des vaincus murait une vengeance qui un jour finirait par exploser. Représailles à venir auxquelles tu ne comptais pas participer, considérant que cela ne te regardait pas. Sauf, revirement de situation.

Tu avais un objectif personnel à atteindre et pour cela tu avais besoin de demeurer à kaminari. La raison qui t’avait poussé à rester à Kumo au lieu de suivre ta sensei qui avait décidé de fuir le joug d’un dirigeant qui nourrissait en elle aujoud'hui une haine viscérale …


HRP:
 

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2/Final. L'Empire du Feu B6y1
(c) Merci à Aimimi pour le kit <3
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Dernière édition par Gentoku M. Yamiko le Lun 27 Mai 2019 - 16:41, édité 2 fois
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Metaru Itagami
Metaru ItagamiEn ligne

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Mar 21 Mai 2019 - 0:35
2/Final. L'Empire du Feu Burning_Kumo

J’étais heureuse… j’étais particulièrement heureuse d’avoir fait ses prévisions en cas de problèmes du genre, bien que ce n’était pas le type de difficulté auxquelles je pensais… j’étais heureuse… de sentir une nouvelle fois l’étreinte de Kuu et d’entre à côté les pleures de Seina… Depuis la base nous étions des fugitives, des réfugiées dans kumo gakure où j’avais espéré bâtir une future pour elles… mes filles. Mais à cause de notre statut de fugitives j’avais aussi prévu des caches, des réserves de nourriture de viandes séchées et plusieurs autres nécessités de ce genre pour le jour où nous devrions fuir le village si mon passé venait à me rattraper… jamais au grand jamais, je ne me serais attendu à quitter kumo, à cause de l’ardeur des flammes qui le dévorerait.
Depuis la caverne où m’attendait sagement Kuu et la petite dernière, je pouvais encore voir la fumée remonter depuis le village. Combien avaient survécu ? Combien avaient péri… Kuu m’avait littéralement bombardée de questions à mon arrivée, pourquoi étais-je en partie brulée, qu’est-ce qui se passait ? Où était tout le monde, où était son père… ou était Hisao… si dans un premier temps la sécurité de mes anges m’importait plus que tout, maintenant qu’elle les mentionnait, il était vrai que je ne les avais pas vus lors de l’assaut.

Hisao en tant que bras droit devait certainement avoir œuvré pour défendre le village et Shuuhei en tant qu’ancien Kage, même sans son kekkai devait avoir certainement pris part à la bataille… qu’était-il advenu de lui ? Assaillie par ces questions de sombres idées en tête, je fronçai le regard en le posant sur Kuu, puis sur Seina qui s’était arrêtée de pleurer devant les grimaces de Shenzy… je devais aller voir, mais devait pas la même occasion mettre les prunelles de mes yeux en sureté. Mais plus sincèrement, j’avais peur… j’avais peur d’y retourner, peur non pas de l’affrontement, mais de ce que j’allais y trouver.
Un nouveau regard aux yeux inquiets de Kuu, je composai une courte série de Mudras et créai une petite équipe de trois clones de l’ombre. Leur mission était simple, retrouver les deux hommes qui avait réussi à se faire une place dans ma vie… les retrouver… quel qu’ils étaient ; morts… ou vivants.

Connaissant l’amertume que nous portait Rei, je n’étais que trop sure du sort qu’il réserverait à Shuuhei, et c’était l’une des choses qui me terrifiait. Mettant un masque sur leur visage, mes copies hochèrent une fois de la tête avant de toutes se diriger vers le village. Un court instant de silence durant lequel je partageai un regard déterminé avec Shenzy, nous nous lançâmes dans ns préparations ; récupéré le nécessaire laissé dans cette cache, passé par une ou deux autres d’entre elles pour répéter le même procéder et s’en aller… *… il n’est en aucun cas envisageable, que mes filles grandissent sous l’égide de Rei… … … il n’en est absolument pas question ! *

Nous quittions notre refuge lorsque le premier clone de ma petite expédition venait de décéder… elle avait éclaté de rire, d’un rire fort tonitruant et véritablement noyé entre amusement et sarcasme au discours de Rei… Teikoku voulait faire régner la paix, teikoku voulait unir les nations par le dialogue et la bonne entente… comment ne pouvait-on pas prendre ces fadaises pour une vaste plaisanterie ?
L’homme qui venait de jeter une tête, s’était subitement mis à parler de paix, l’homme qui dans son sillage avait laissé cadavre de femmes, vieillards et enfants, osait parler d’entente dans la « paix » ; jusqu’à quand allait-il nous prendre pour des imbéciles… jusqu’à quand… allait-il prendre ce que nous avions de cher ?
Le clone s’était approché de ce qu’il restait de Reiko, elle avait pu donner une dernière bise à sa cousine, perdue entre larmes et rire, avant d’être abattue par un Hijin…

Me figeant sur mon versant de la montagne que nous descendions, levant la tête au ciel pour tacher de retenir mes larmes devant le visage sans vie de Reiko, je m’interdis de m’effondrer, m’interdit de simplement craquer ici et maintenant… quelque part, je sentais aussi ce rire monter, au plus profond de moi, ce rire né d’une envie de vomir, mais aussi d’un intense désir d’y retourner pour tout faire exploser…
C’est alors que me vinrent les informations du second clone… elle avait trouvé Shuuhei, quelque part dans les rues de la ville… lui, comme plusieurs autres individus d’ailleurs… étaient figés. C’était lui, c’était son expression, c’était les mouvements qu’il aurait pu faire à ce moment T, mais… il était devenu une statue de métal… quelle ironie… il avait tant cherché à récupérer son Kekai, que c’était finalement son kekkai qui l’avait retrouvé… je sentais encore sur mes mains le visage de celui-ci, lorsque le clone y avait passé la main. Froid, dur, inanimé, comme ‘laurait été une véritable statue ; quel était ce phénomène ? Pour l’instant… je m’en moquais, je m’en moquais comme s’il avait s’agit de ma dernière chemise… mais j’étais certaine d’une chose, si mon chakra me paraissait moi simplement différent… Shuu lui… n’avait pas eu cette chance.
Eétait-ce réversible ? était-il… vivant ? Y’avait-il… quelque chose à faire ? *… Shuu… comment tu veux que… j’explique ça à Kuu… Comment veux-tu que j’explique ça à ta fille qui t’avait enfin retrouvée ? *

- Maman ? Fit la voix de la jeune concernée, me tirant de mes pensées, et des informations que je venais de récupérer, mais quel en était-il d’Hisao ? Je ne le sus guère, ou plutôt, c’est après une bonne heure que la dernière nous rattrapa, plutôt que de simplement disparaitre comme ses consœurs, elle avait tenu à revenir à mes côtés. Prenant ma main pour y poser un cylindre de métal… je finis par comprendre.
Un cylindre… non, pas vraiment, c’était un bracelet… tournant lentement celui-c, faisant fit des taches de sang qui s’y trouvaient, le morceau de chaine qu’il en restait sur un côté, et les plumes rosées que m’avait laissée ma copie me le confirmèrent… c’était les bracelets de prisonnier d’Hisao, ceux-là mêmes qu’il ne quittait jamais trop sûr de mériter le sort qui s’était jadis abattu sur lui.

Le temps ne passait plus vraiment, ou plutôt, je ne le sentais plus passer, un sourire mort sur le visage, les yeux fixés sur ledit bracelet, je ne savais trop que penser. Mon clone n’avait pas vu de corps ; elle n’avait pas vu de corps, mais ces bracelets, ce sang… ces plumes c’était… bien plusque assez pour comprendre ce qu’il avait pu s’y passer.
Tournant enfin le regard vers ce qui tirait sur ma manche depuis un instant, j’y vis une Kumiko en larmes, elle comprenait ce qui se passait, après tout elle me connaissait depuis le temps… je devais être un véritable livre ouvert pour elle. Je voyais la tristesse et la frustration dans son regard, mais voyais aussi la colère et la rancœur du mien se refléter dans le sien. C’est finalement Seina bougeant dans son sommeil entre les bras de son aînée qui nous redonna le coup de fouet dont on avait besoin… ne serait-ce que pour avancer.

Le pas lourd, le cœur lourd, la tête lourde, la relique d’un homme que j’avais aimé de tout mon être en main, et les derniers souvenirs d’une statue qui un jour avait été le père de Kumiko envahissant mon esprit… c’est au bord de la rupture que j’avançais, un pas… après l’autre, sans vraiment savoir... ce que je devais faire… ou penser sur le moment… seules comptaient Kumiko et Seina… je devais les mette à l’abri… je devais les éloignées de cet enfer… je le devais… ces terres… n’étaient actuellement qu’une vaste fausse commune…

*… maman ne vous élèvera pas dans une citadelle de cadavres… … … je vous en fais la promesse…* pensai-je avec une certaine forme de détermination le regard posé sur le dos encore frêle de Kumiko tentant de calmer sa sœur.
La lourde patte de Shenzy se posant sur mon épaule eu quand même l’effet de m’arracher un fin, presque inexistant sourire… dans quel état devais-je être, pour qu’une hyène se soucis à ce point de moi… ? Mais… … comment on fait pour sourire déjà ?
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2/Final. L'Empire du Feu True_kuu

Ma Naïveté nous a perdu... ça ne se reproduira pas


2/Final. L'Empire du Feu Aho6

Mother of two beatiful Angels
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[ Merci pour les Kits Sazuka san<3 ]
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Shinzo
Shinzo

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Mer 22 Mai 2019 - 0:03
« Natsu, par ici ! »

Lentement, notre protagoniste ouvrit les yeux. Son regard d’un noir de jais balaya la scène devant lui, son instinct premier lui dictant d’analyser son environnement. Le voilà dans une prairie qui s’étend jusqu’au plus loin de l’horizon. Un arc-en-ciel traverse la voûte céleste dans l’arrière-plan. Pas un seul nuage visible dans le ciel, il fait un soleil d’été. C’est une magnifique journée en un lieu agréable. Mais où est-il donc ? Il se tourna finalement vers la voix l’interpellant. Il vit, aussi bizarre que cela puisse paraître, un éléphant se tenant sur deux pattes. L’animal porte un complet de couleur verte ainsi qu’une couronne en or sur sa caboche. En apercevant le mammifère, le brun inclina la tête sur le côté pour démontrer sa stupéfaction et gratta sa barbe inexistante.

« Babar ? Hm. Il y a longtemps Si tu es ici, est-ce parce que j’ai encore pris de l’acide ? »

« Mais non, mon ami. Ceci n’est qu’un rêve, ne t’en fais pas ! Viens. Joins-toi à moi dans cette aventure. Nous allons à Bikini Bottom. »

Chouette. Le Yamanaka haussa les épaules et suivit son compatriote. Au beau milieu de la prairie se trouvait un hangar. Ils entrèrent à l’intérieur et, surprise, il y trouva Thomas le train.

« Monte, Natsu ! Nous devons arriver à l’heure. »

L’excitation commença à monter chez le jeune homme. Les potes se réunissent tous comme à la bonne vieille époque. C’est sympa, tout ça. Le duo monta à bord de la locomotive et les moteurs s’allumèrent. Les trois amis départirent rapidement de la station. Au bout d’un moment, Natsu vit le train foncer à toute allure vers un lac. C’est ce qu’il fit : Thomas plongea à haute vitesse dans l’eau. Bizarrement, notre héros découvrit qu’il était capable de respirer sous l’eau. Possédait-il des branchies quelque part sur son corps ? Qu’importe. La cloche de la locomotive résonna, signalant la fin du voyage, aussi court fût-il.

« Nous y sommes ! »

Ils étaient en face d’une drôle de maison : un ananas géant. Néanmoins, Natsu connaît bien cet ananas. Il y a été à de nombreuses reprises. La nostalgie l’envahit. Ah ! La vie est belle. C’est l’heure de la fête avec les potos.

***

Pendant ce temps…

« Zzz… E.T, bordel. Lâche le… Zzz… putain de téléphone… Zzz… »

Pendant ce temps, malgré que ce soit l’apocalypse au village des nuages, rien n’a su tirer le Yamanaka hors de son sommeil. Il dormait toujours paisiblement dans son lit, sous de lourdes couettes bien chaudes. Voilà un bon Genin au service de Kumo.

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Susukai Ineko
Susukai Ineko

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Mer 22 Mai 2019 - 10:26
Suite de ce rp

Tournée vers la rouquine, je réponds à sa question.

« J'en sais rien. »

J'arrive déjà à peine à tenir debout, alors je ne sais pas vraiment ce qu'on pourrait faire d'autre. Mon regard se pose sur les deux rouquins qui ont combattu à mes côtés. Ils vont plus ou moins bien, en tous cas physiquement. Tant mieux. Je m'adresse ensuite à Kôsuke.

« Je vais bien aussi. Je crois... »

Car si nous trois sommes encore en vie, on ne peut pas vraiment en dire autant de nos deux opposants. On les a tués. On a tué des gens qui protégeant leur village. Je ne sais pas pour les deux autres, mais pour ma part je n'avais encore jamais ôté la vie d'un être humain. Mes yeux se posent sur mes mains et je dépose mon bouclier à côté de moi pour les observer. Elles ne sont pourtant pas tâchées de sang, toujours aussi blanches. Je soupire. Je suis devenue une meurtrière.

« Je vais me reposer un peu. »

Parce que je suis complètement à bout de forces. Je m’assois alors le long d'un mur, et replie les genoux contre moi. Avant de les entourer de mes bras. J'ai vengé Asahi, j'ai obtenu ce que je voulais, non ? Alors pourquoi est-ce que je ne suis pas soulagée ?

*-*-*-*-*-*-*-*-*

Je recule d'un pas malgré moi en voyant la tête pendre au bout du bras de l'empereur du feu. Et je déglutis. D'accord, il a vengé sa sœur. Mais il est obligé de montrer une tête comme ça ? Il n'y a pas d'enfants qui pourraient être choqués dans l'assemblée ? Ou de jeune femme provenant de sa forêt qui n'a jamais rien vu de tel ? Genre, moi. Je me rassure comme je peux en me disant que je n'ai pas tué de civils. Au contraire, j'ai même essayé de sauver mon ennemi. Je voulais les vaincre, pas les tuer. C'est différent. Et puis je n'ai pas non plus attaqué mes propres alliés. Pas comme celui que j'ai affronté qui a par deux fois noyé toute une zone sous un liquide noir et poisseux. Ne se préoccupant pas de qui il pouvait bien emmener dedans. Je prends une grande inspiration, et observe silencieusement la scène.

J'aime bien l'idée de laisser les peuples pacifistes vivre en paix. Ça, ça me plaît. Comme le fait de ne pas tuer pour le plaisir ou par orgueil. Aujourd'hui, j'ai ôté la vie pour la première fois. Mais c'était par nécessité, non ? C'était un malade, il attaquait même ses alliés et les gens qu'il devait protéger. Oui, on va dire ça... On a protégé le peuple de Kumo des gens comme lui, près à sacrifier les civils pour venir à bout de ses ennemis. Près à tuer des gens comme Asahi, morte pour avoir attaqué des choses matérielles. Et aujourd'hui vengée.

Aujourd'hui, je fais moi aussi partie de l'empire du feu. Cet empire dont le but premier est de défendre les opprimés. Si je dois tuer seulement pour protéger les civils, alors peut-être que je m'y ferais. Peut-être. On verra...

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2/Final. L'Empire du Feu Banineko


Dernière édition par Susukai Ineko le Ven 7 Juin 2019 - 18:27, édité 1 fois
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Sasayaki Tsukiko
Sasayaki Tsukiko

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Mer 22 Mai 2019 - 20:25
Lors de la débâcle Kumojin, la jeune femme n'eut le temps d'emporter qu'un seul et unique objet, une clef forgée par Kenshin durant leur mission au Pays du Bois, un cadeau refusé qu'elle gardait depuis ce jour comme preuve d'une vie faite d'erreurs et d'échecs. L'écho d'une nouvelle défaite résonné dans de la Cité des Nuages et laissait planer l'horreur des potentielles exactions au-dessus des survivantes... Tsukiko restait lucide sur ce point, quelles que fussent les promesses d'un vainqueur paré d'or et menteur depuis la première heure.

Non il n'y avait rien de clément ici, à l'instar du massacre de Yugûre quelques temps plus tôt. Un cycle sans fin dans lequel se faisaient balloter les civils impuissants. Nouvelles bannières, nouveau diktat, ce renouvellement n'avait d'inédit que le nom, du reste il brillait par le quotidien plat et fade. Le parfum acide qui embaumait les rues de la ville arracha une grimace de dégoût aux sanglots étouffés de la jeune civile. La Mort se pavanait ici-bas, seule conquérante de tout ceci, emportant avec elle tant les âmes des défunts que les joies des survivants.

Parmi le petit groupe de femmes dont faisait partie la Sasayaki, une enfant lui agrippa la main de toutes ses forces, empoignant cette grande sœur de substitution pour lui soutirer le courage de supporter l'insupportable. Mais malgré sa force, malgré l'instinct d'une mère endeuillée lui dictant d'endurer l'horreur d'un calme froid, les larmes brillèrent derrière les lunettes et tracèrent leur sillon sur le visage encrassé de la civile.

Abandonner ? Fuir ? Cette enfant, ces femmes et tous ces civils qui composèrent le cœur de Shitaderu, de Kumo et maintenant d'une cité du Teikoku, représentaient l'unique raison de vivre de la jeune femme. Ses mains attrapèrent la petite fille et la hissèrent jusqu'à elle, en une chaleureuse promesse d'une vie qui devait se poursuivre. Et d'une voix qui retrouvait l'intensité d'un esprit averti se logea dans le creux de l'oreille de l'enfant.


-"Je reste avec toi, Mumei."

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Shirō
Shirō

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Sam 25 Mai 2019 - 18:36
Autant de bruit pour pas grand-chose. Le Yuukan venait de vivre des évènements peu ordinaires certes. Mais la finalité n’était guères étonnante. Elle semblait même n’être qu’une répétition du passé, qu’un étalonnage du futur. La guerre gagnait le pays qui l’avait perdu. L’Empire du Feu nouvellement proclamé venait de faire son entrée dans Kumo, victorieux. L’ambiance était austère, presque malsaine. Les gens ne savaient où se placer. Un maximum de monde avait été réuni sur la grande place pour que le chef de cette armée vienne faire son traditionnel discours. Chacun observait, écoutait et digérait la nouvelle de son mieux. Parmi la foule, Shirō s’était glissé pour observer d’un œil distrait.

Si les propos de l’homme au balcon lui parvenaient, il laissait aller son regard dans l’assistance et ailleurs. Il était toujours instructif de se concentrer sur l’audience dans de tels moments. Même s’il loupait une partie du discours, il était certain que ça ne serait pas une perte immense. Ce genre d’évènements amenait toujours la même rengaine, le même baratin politico-guerrier qui n’intéressait guères le manipulateur de morts. Les visages déconfits dans l’assistance contrastaient avec ceux qui semblaient ravaler leur rage. D’autres avaient l’air attentifs et semblaient reconsidérer leur place au sein de la Foudre. Là-dessus encore, Shirō s’en moquait éperdument. Ils ne comptaient pas détruire Kumo, pour l’instant on dirait, alors pourquoi partir ?

Il n’avait pas terminé ses recherches, ils avaient encore des mystères à résoudre avec Yasue. Kumo s’avérait être le meilleur endroit pour éclaircir leur passé macabre. Il n’allait pas se rendre à Hi no kuni pour servir une nouvelle tête. L’ancienne qui pendait au bras du vainqueur l’intéressait d’ailleurs. C’était bien là le seul élément qu’il retenait de ce discours. S’il savait voler, il serait directement allé la chercher. Pour servir de tir au pigeon deux secondes après. Mauvaise idée. Cet empire avait prouvé sa combativité et sa détermination, il fallait maintenant constituer avec cette nouvelle variante. Rien de bien différent avec l’avant-guerre. Les échanges et interactions se feraient tout simplement d’une manière différente. De plus, Shirō allait pouvoir bénéficier d’un stock conséquent avec tous les affrontements qui avaient eu lieu. Et ceux à venir, à n’en point douter. Cet empire lui apportait en quelque sorte de la matière première, il n’allait pas cracher sur eux tout de suite.

Ce fut mains dans les poches que Shirō quitta l’assistance. Il en avait assez vu et bien assez entendu. Une ou deux phrases tout au plus mais il n’avait pas besoin de plus pour se faire un avis. La personne au volant lui importait peu tant que cette nouvelle administration ne l’empêchait pas d’avancer et de progresser. Mais elle s’attirerait sûrement des ennemis. Des grands fidèles de la Foudre. Il faudra peut-être composer avec eux aussi. Des tentatives de rébellion seraient naturelles. Mais si l’une d’elles venait à fonctionner, Shirō aurait encore à y gagner.

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2/Final. L'Empire du Feu Cl26
Merci pour le kit Aimimolette ♥️
Le coin des artistes:
 
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Saiseiki Kanna
Saiseiki Kanna

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Dim 26 Mai 2019 - 2:31

L'Empire du Feu.


Le bruit n’a échappé à personne. Kumo est tombée. Malgré des combats acharnés, des efforts surhumains, la guerre sans pitié aura eu raison de ce village. Du haut de son perchoir, les prunelles sur l’homme qui orchestre ce sombre spectacle, Kanna attend. Elle observe, écoute. D’un côté, cet homme est compréhensible, il n’a fait que ce qu’il estimait bon pour son pays. La chatte se serait embourbée dans une situation similaire, à se battre pour ce en quoi elle croit, aussi fort que possible, quitte à en mourir. Elle n’a pas son nom, ne sait pas qui il est, mais elle décèle une croyance illimitée pour ses propres valeurs. Au fond, Kanna respecte cet homme. Un être suffisamment fort pour mener une telle guerre, un coup d’état monstrueux qui aura eu raison du village des nuages. C’est une personne puissante, à n’en pas douter.

Mais la chatte ne peut pas accepter une telle situation. Si elle était sous forme humaine, un sourire amer se serait dessiné sur son visage. Non, après tout ce temps, après tout ce bazar, elle ne peut le suivre. Si les valeurs de cet homme sont tournées vers l’Empire du Feu, celles de Kanna sont toutes portées pour Kumo. Un Kumo qui, comme l’a dit la jeune femme à lunettes, ne pourra plus briller comme il a pu briller. Leurs vies, leurs rêves, leur univers est détruit en même temps que la tête de Reiko est prise. Tout s’efface, tout disparaît. Kumo ne sera plus jamais comme avant.

Kanna saute de son arbre et tombe mollement sur ses pattes. Elle a vu bien des choses, comme Kansei qui s’est enfoncé dans cette rébellion pour la suivre. Mais elle lui fait confiance, le Nara est une tête bien pleine, il sait où il va. L’hybride ne se fait aucun souci à ce sujet.

D’une démarche assurée, l’animal quitte la scène de ce spectacle macabre. Il y a une nouvelle aventure qui s’offre à elle, un nouveau voyage. Un univers gigantesque qui lui ouvre ses bras. Peu importe où elle ira : le Yuukan est vaste. Et la colère des nuages finira par exploser en un orage monstrueux, qui emportera tout sur son chemin.

À une nouvelle vie.
Au renouveau.
Pour Kumo.

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Kitten Kanna:
 
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Endo Hoshiyo
Endo Hoshiyo

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Lun 27 Mai 2019 - 16:03




La jeune Endo écouta les paroles de cet homme dont elle ne savait rien et observa le chaos que ses choix avaient produit. Si elle avait toujours voulu venger la mort de ses parents, tués au cours de l’escarmouche Kumojine, elle n’avait cependant jamais eu l’intention de reproduire ce qu’eux même avaient fait. Ni même de leur imposer sa volonté et sa présence. Seulement les frapper un grand coup, seulement leur faire subir ce qu’ils leur avaient fait. Mais cet homme allait bien plus loin et décevait indirectement l’Hijin de naissance.

Annexer, Kumo et Iwa ne l’avaient pas fait ; ils n’avaient pas détruit leur belle cité de Yugure par volonté ; pas d’après tout ce qu’elle avait pu entendre ; alors… regardant toujours autour d’elle, la jeune femme ne pouvait se résoudre à y participer. Sa vengeance était accomplie, deux vies avaient déjà été prises ; la balance était équilibrée. Avançant à travers les quelques décombres, au milieu des civils et autres ninjas défaits ; elle s’excusait sans savoir pourquoi… Mais, était sûre d’une chose ; ce qui se profilait ne promettait rien de bon.

Cet homme, ce Rei, venait d’allumer les feux d’une guerre qui n’aurait de cesse que lorsque l’un des deux camps serait totalement anéanti, et il était que les Kumojin, et les Kaminarijin n’en resteraient pas là et voudraient récupérer, rétablir la liberté de leur nation, laquelle n’avait finalement jamais été retirée aux habitants du pays du feu. C’était donc sans surprise que la jeune femme ne prêterait plus main forte à cet… empire. Elle savait encore faire la distinction entre le bien et le mal, et si était une patriote convaincue ; elle n’était en revanche pas une Fanatique.

Ainsi elle laissa derrière elle cette nouvelle cité ravagée pour peut-être retourner à ses bains qui finiraient à n'en pas douter comme Kumo d'ici quelques temps... L'avenir le dirait.

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2/Final. L'Empire du Feu F70m
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Sendai Hanae
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Lun 27 Mai 2019 - 18:24
Il faut toujours que des choses horribles arrivent au pire des moments. Hanae revenait de mission, ce jour-là, lorsqu'elle constata de nombreuses traces de pas, vraiment très nombreuses, bien trop pour que cela ne soit qu'une équipe ou un groupe de Kumojin de retour de mission. Une attaque, sans aucun doute, mais qui oserait s'en prendre à une telle puissance du monde que le village des nuages ? Kiri ? Iwa ? La pauvre rouquine n'en sait rien, et elle a beau réfléchir, son absence prolongée en raison de sa mission lui a retiré la possibilité de savoir ce qu'il en est réellement. Mais si c'est la guerre, alors il faut se battre, la Sendai en a la conviction. Après tout, ne pas laisser d'innocents mourir des mains d'hommes sanguinaires est un peu son credo. D'une démarche se voulant discrète, la demoiselle s'avance progressivement de l'arche grise, chemin qu'elle a emprunté de nombreuses fois par le passé, et il y a encore quelques jours avant de quitter la cité, qui était alors libre, pour accomplir son devoir.

"J'espère que rien n'est arrivé... Non, Reiko est forte, elle n'a pas toujours fait des choix très moraux, mais elle ne se laissera pas vaincre par une horde sans foi ni loi."

Qu'en sait-elle, au fond ? Elle ne connaît que très peu l'histoire de son village, n'y étant arrivée que quelques années auparavant, mais elle sait au moins une chose : l'actuelle cheffe a participé à des massacres, à Hi no kuni, et n'est pas une personne que beaucoup apprécient, même si tous se doivent de la respecter. Hanae quand à elle ne juge pas, elle préfère ne pas juger, étant une immigrée, qui a perdu toutes traces de sa famille... Ah, où peuvent-ils bien être, ces Yasei ? Ceux qui l'ont recueillie, élevée, nourrie, et qui lui ont appris à lire, à écrire et à se battre comme une vraie guerrière. Un jour, elle les retrouvera, et chaque jour elle prie pour que rien ne leur arrive.

Des cadavres à l'entrée, d'autres dans les rues. La scène est affreuse, elles le sont toutes d'ailleurs. Mais tout semble fini, et la beauté sauvage voit du monde qui se dirige vers l'assemblée, mais pas des ennemis. Sans baisser sa garde, elle suit le mouvement, et finit par arriver où tous sont rassemblés. Des visages inconnus, d'autres tout aussi inconnus, peut-être un ou deux connus, difficile à dire... Enfin, peu importe, car le plus beau reste à voir : un homme, un foutu mâle, qui montre la tête tranchée de la puissante Metaru à tout ce beau monde. La flamboyante serre les dents, car au-delà de la mort de la représentante des nuages, il s'agit là d'un nouvel homme qui a abattu une femme, et qui exhibe son méfait. Un ennemi qui a vaincu une alliée, un monstre qui a décapité une personne. Ses poings suivent le mouvement de ses dents, mais elle ne fait rien. Sans connaître la situation, elle se doute que nombre d'ennemis sont présents, et sa vie vaut plus qu'un sacrifice inutile. Une femme brune se détache du lot, et du coin de l’œil, la Sendai la regarde, écoute les propos de cette belle femme, mais n'est pas convaincue. Oh, reprendre le village est définitivement dans ses plans, mais le faire depuis l'extérieur ? Cela semble une belle utopie. Tenter de berner les conquérants, ces "Teikokujin", en essayant de les trahir de par leurs propres rangs ? Non, la rougeoyante n'est pas assez bonne menteuse pour cela. Rester ici ? Être en cage, pour tenter quelque chose ? Non, aucune des solutions ne plait à la jeune femme, qui opte pour sa propre solution : partir à la recherche des siens, dans un premier temps, puis revenir, avec leur aide, pour reprendre ce village. Sans doute ne voudront-ils pas, ou peut-être que si ? Impossible pour elle de le savoir, elle doit être présumée morte depuis sept ans. Mais ses deux objectifs du moment sont fixés, et les deux se valent, dans sa tête. Elle tourne le dos à la foule, à cette brune inconnue, et repart d'où elle vient. Elle ira seule, un temps, et reviendra le moment opportun...

résumé:
 
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Mu
Mu

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Mar 28 Mai 2019 - 17:51

Le tonnerre raisonna en un dernier écho hoquetant, comme l'ultime soubresaut d'une vie qui s'achevait. Haletant, la peau fumante et les pores suants, Mu sentit les éclaircis des nuages se dissipant et la chaleur d'un village en flammes. Plus rien ne le retenait à son poste, d'autant plus lorsqu'il sentit des présences survivre à son parjure et s'enfuir dans les artères ensanglantées de Kumogakure. Traitre serait le premier qualificatif qu'il recevrait de ses anciens camarades, suivi d'un coup de surin à la gorge.

L'Hijin traina sa carcasse fatiguée et blessée jusqu'à la grande place du village. Où les exclamations des uns et les chuchotements des autres complétaient le discours du vainqueur, apportant le descriptif nécessaire au non-voyant qu'il était. Et dans la glorification générale, Mu y trouva une fin à son dernier contrat. De toute manière, qui pouvait bien lui acheter ses services à présent, sinon l'heureux gagnant à la loterie de la vie. Même la petite bouille de Reiko approuvait son choix, quand bien même il ne pouvait voir la douleur déformer ce faciès tranché ni le morceau rouge -de ce qui devait être sa trachée- pendouillait du crâne.

Il s'imaginait parfaitement Ban Zai apparaître sur l'estrade, enfourner sa main dans la tête de l'ancienne ombre, et la faire parler comme une marionnette-chaussette. "Coucou les p'tits enfants !" Puis se faire emporter, lui et son rire stupide, par la Garde du Yamanaka félon.

Tous trop sérieux. Tous trop solennels. L'Encenseur vivait dans l'obscurité et le chaos depuis trop longtemps pour s'attarder sur la fin d'une époque et s'isoler dans la rancœur d'un passé révolu. Il n'y avait que des opportunités pour lui, des éventualités et en choisir une revenait à renoncer aux autres. Alors il choisit.

D'aucuns diraient qu'un mercenaire comme lui n'en voulait qu'à l'argent. Et ils auraient en partie raison. Mais ils seraient alors plus aveugle que l'aveugle lui-même, des damnés perdus dans le silence de la nuit, entendant encore et encore les hurlements de cette journée néfaste pour toute la Foudre. Des âmes qu'il faudrait encadrer, voire dresser et, au besoin, faucher en certaines occasions. Tout un programme.

Mu se retira de la foule à pas feutré puis disparut dans le dédale de l'ancienne Kumo, absorbé par sa fumée teintée d'une faible auréole émeraude. Son encensoir aussi avait choisit quel maître il servirait.

Ainsi, entre les cliquetis de sa chaîne et le sifflement d'un esprit torturé, il partit chercher ses frères d'armes, les seuls dégénérés capables de le suivre dans toute cette folie.


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"Sois subtil jusqu'à l'invisible, sois mystérieux jusqu'à l'inaudible."

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Ban Zai
Ban Zai

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Mar 28 Mai 2019 - 17:53
Le type en combinaison moulante se baladait dans les rues de Kumogakure ou plutôt de ce qu'il en restait, bâtisses effondrées, routes et pavés fissurés, tâches de sang et reste de corps humains brûlés, démembrés. L'homme se baladait au milieu de tout ce carnage les mains dans les poches et sifflotant un air joyeux, la scène était splendide, d'un cachet prenant, l'on pouvait presque ressentir la douleur des morts et même si l'endroit puait la défaite, le mélange exquis que formait les autres odeurs comblait largement ce malaise lié à un échec récent.

Une chose le dérangeait cependant, le fait d'être arrivé bien trop tard, la fête était finie, et étant donné les quelques lamentations de cafards refusant de mourir qu'il entendait dans les coins de rues, elle venait tout juste de se terminer. Zai se demanda même si la ville était encore habitée, peut-être bien que les envahisseurs étaient rentrés chez eux après avoir exterminé tout ce beau monde. Néanmoins le nombre de corps dans les rues ne concordait pas avec la quantité humaine qu'une ville de cette envergure devait accueillir. Amassant au dessus de lui en un nuage glauque le sang des malheureux tombés au combat, il continua donc sa route, avec l'espoir enfantin de tomber sur quelque chose d'intéressant.

Ce qu'il ne tarda pas à trouver, sur la plus grande place du village. Des centaines de personnes, civils, guerriers, vaincus et vainqueurs, regroupés en une seule masse qui n'avait d'yeux que pour ce qui se tramait sur une estrade de fortune. Un type charismatique avec une chouette cicatrice en croix en plein milieu de la tronche, brandissait avec véhémence une tête décapitée et ruisselante de sang, tout en déblatérant un ramassis de conneries que Zai n'entendait ni ne comprenait trop bien. Une histoire de justice et de vengeance surement, comme toujours, mais il fallait avouer que le bonhomme avait l'âme d'un poète, l'allure très théâtrale au dramatisme saisissant.

Du coup Zai décida de l'aider un peu, de rajouter une petite touche qui, il en était sûr, plairait à tout le monde. Alors que la tête roulait sur le sol, celle-ci se redressa dans les airs comme par magie pour venir s'empaler d'elle même sur la lance d'un des gardes au devant de la foule. Au même moment, une averse s’abattit sur la place du village et ses occupants, une pluie de sang, celui des inutiles valeureux morts au combat. Des centaines de litres se déversèrent sur la populace, une douche salvatrice en mémoire aux vaincus, en avertissement aux vivants et à l'arrière-gout surement trop amer pour cette flopée de néophytes.

Zai, Ban Zai, écartait quant à lui les bras en grand, la tête vers les cieux, accueillant de tout son être ce liquide de vie qui venait le caresser intimement.

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2/Final. L'Empire du Feu Deadpo10
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Sendai Yahiko
Sendai Yahiko

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Mer 29 Mai 2019 - 15:18
Le retour d'un introuvable.

Trop tard, c'était trop tard. Il n'y avait plus moyen d'aider quoi que ce soit, qui que ce soit. Dans sa vie de ninja, il lui était souvent arrivé d'être à de mauvais endroits au mauvais moment. Cette fois, c'était plutôt l'inverse. Il avait été nul part, et tout le temps. Combien de morts y avait-il à déplorer ? Aucune idée. Au fond de lui, il priait. Il priait pour que toutes ses connaissances soient en vie, et par extension un peu tous les habitants de Kumo. Autrement dit, c'était stupide. C'était stupide de prier, tout le monde priait. Avant de venir combattre Kumo, peut-être que les ennemis avaient prié eux aussi. Et pourquoi dieu accorderait plus de crédit à ceux qui détruisent qu'à ceux qui se défendent ? Par justice ? Alors quoi, est-ce que tous les habitants de Kumo y étaient pour quelque chose lorsque leur pays avait été détruit ? Certainement pas. On construisait la paix avec le pardon, non pas avec la violence.

La mission avait duré trop longtemps. Il avait été tranquille, il avait marché doucement sous un soleil qui faisait pleuvoir une douce chaleur. Ici, il pleuvait du sang et de la sueur. Comment pouvait-il regarder tous ses camarades dans les yeux ? Ceux qu'il connaissait et qui avaient vu l'horreur ? Il était vrai qu'il l'avait vu, lui, l'horreur, quand il s'était battu pour défendre Kumo il y avait de ça quelques mois. Mais bon, la vie de ninja permettait elle réellement de prendre des pauses ? Certainement pas, surtout lorsqu'il savait qu'il aurait pu être plus rapide dans sa mission, qu'il aurait pu ne pas traîner des jambes par tranquillité, lorsque tous ses camarades se battaient de toutes leurs forces pour défendre leur beau village.

Il était là, dans la grande place principale de Kumo, là où la plupart des gens s'étaient regroupés à la demande de ce Rei. Le regard dépité, il ne le regardait même pas avec mépris. Il n'était pas question de lui en vouloir d'avoir tout prit à Kumo, non, il ne lui en voulait pas non plus de tenir la tête de Reiko entre ses mains, tant elle avait été loin d'être une Raikage exemplaire. Mais il culpabilisait bien trop. Peut-être que sa présence aurait aidé à renverser un combat, à faire pencher la balance en la faveur du village, à retourner complètement la situation. C'était prétentieux, évidemment, mais telle était l'état d'esprit du Sendai à ce moment là. Non pas parce qu'il se pensait plus fort, non, plutôt par désespoir. Un état d'esprit très instable pour un homme qui était un peu perdu par la situation.

Son masque était posé sur son visage, le même qui lui permettait de cacher toutes ses émotions, de cacher même son identité. Cacher son émotion ne servait cependant pas à grand chose : son expression faciale ne bougeait même pas. Il écoutait déblatérer l'homme aux cheveux gris sans broncher, comme si c'était la peine qu'il avait mérité. La situation actuelle présentait une occasion parfaite pour fuir, mais le méritait-il ? Qui oserait partir d'ici ? Les plus grands ninjas n'étaient-ils pas supposés mourir en martyr ici et maintenant ? Rester à Kumo pour montrer sa fidélité, ça pouvait être une ambition intéressante. Et si un jour, ceux qui avaient déserté revenaient pour détruire un règne abusif, il saurait se soulever. Il ne se battait pas pour Kumo après tout, il ne se battait pas pour le Teikoku non plus. Il se battait pour la paix, pour la justice.

Alors si à ses yeux Rei était un souverain exemplaire, s'il n'irait pas plus loin que le massacre qu'il avait déjà perpétré, il n'y avait aucun problème à le servir. Il resterait fidèle, et il rejoindrait les idéaux qu'il partage. Encore faudrait-il qu'il les respecte.
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2/Final. L'Empire du Feu Zeah
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Sharrkan
SharrkanEn ligne

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Mer 29 Mai 2019 - 23:19
Le voile sombre et froid de la mort était tombé sur le village caché du Pays de la Foudre en une journée. Une journée, une seule, c'était ce qui avait suffi à l'Empire du Feu pour soumettre Kumo à sa volonté implacable. Et ça, personne ne l'avait vu venir. Pas les shinobis, pas les dirigeants, et encore moins les civils. Du moins, c'était ce qu'ils affirmaient. Mais était-ce réellement la vérité ? L'ancienne Raikage avait-elle réellement cru pouvoir perpétrer des massacres à Hi sans subir le retour du bâton ? Elle avait été soit stupide, soit une bonne menteuse. Était-il possible d'être fier et sûr de soi au point de mener son propre peuple à sa perte ?

Du sang pour du sang. C'était ce qu'avait voulu Teikoku, peu importe les belles paroles de son dirigeant. Et Kumo avait payé sa dette. Le sang des coupables inondait les pavés du village, se mêlant à celui des innocents, s'infiltrant dans la terre pour rejoindre celui des Hijins. On pourrait croire que la boucle était bouclée, mais ce serait bien naïf de croire cela. Car la violence n'est rien d'autre qu'une spirale, les crimes engendrant vengeance engendrant d'autres crimes qui réclameront vengeance à leur tour.

En se précipitant pour défendre leur village de ses assaillants, les jeunes shinobis des nuages avaient signé leur arrêt de mort. Du moins, c'est ce qu'avait cru Sharrkan en perdant conscience sur le champ de bataille. Il ne pensait jamais rouvrir les yeux et pourtant il était là, couché dans les ruines de son village d'adoption, crachant ses poumons pour tenter de rattraper l'oxygène qui lui avait tant manqué.

Il avait repris conscience grâce aux soins d'une jeune chirurgienne qui ne passait pas là par pur hasard. Se forçant à ouvrir les yeux, il aperçut penché au-dessus de lui le visage de Kyohei, plus sombre que jamais. Le jeune Kazejin s'agrippa aux habits de son coéquipier comme si sa vie en dépendait, comme si ces bouts de tissus étaient les seules choses qui le maintenaient à la vie. Tendant l'oreille, il pût entendre la voix faible mais bien présente de son autre coéquipier, le jeune aux cheveux blancs. Il semblait discuter avec quelqu'un et comme Sharrkan n'avait pas encore la force de relever la tête, il en déduit que c'était le punk qui avait combattu à leurs côtés.

Soulagé, il laissa échapper un soupir qui lui valut une douleur lancinante dans son côté droit. Levant une main tremblante, il tâta précautionneusement son torse du bout des doigts. Là où aurait dû se trouver des plaies béantes dégoulinantes de sang, ses mains rencontrèrent des cicatrices fraîchement refermées. Cette fois-ci, il se garda bien de soupirer.

Très vite, il saisit des bribes de conversations, son cerveau se rhabituant progressivement à fonctionner. Ainsi donc, ils avaient perdu. Kumo existait encore, du moins l'emplacement, le village lui se trouvait aux mains de Teikoku. Il entendait beaucoup de voix différentes. Combien de personnes se trouvaient là ? Qui ? Pourquoi ? Dans la cohue, il reconnut une autre voix. Elle lui semblait familière, mais son esprit n'était pas assez opérationnel pour l'associer au Chûnin qu'il avait rencontré au cours d'une mission officieuse.

Un mot revenait souvent : "déserter". Le petit groupe qui se trouvait là était en route pour un autre pays, refusant de ployer le genou face à l'ennemi. Désertion. Sharrkan n'eut pas besoin de réfléchir pour savoir ce qu'il voulait faire. Son rêve était de rentrer chez lui. Revoir sa famille, sa maison, son désert, son clan. Kumo avait été son rêve autrefois, mais Kumo n'était plus. Il avait respecté ses engagements envers le village des nuages en donnant sa vie pour le protéger. Maintenant, c'était au village de le laisser partir.

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Kawashima Kyōhei
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Mer 29 Mai 2019 - 23:43
Des mots qui allaient résonner en moi encore longtemps... « Maintenant regarde, et vit avec ça. ».

Il avait raison, cent pour cent raison. Ce n'était pas une petite semaine qui allait me faire oublier ma décision. Je me rassurais comme je le pouvais, en me disant qu'au moins, j'avais sauvé Sharrkan et Ayanokoji. Ils étaient là, tous les trois à mes pieds. L'un n'était plus vraiment reconnaissable et je m'efforçais de ne pas trop le regarder. Mes pensées me punissaient déjà.

Je portais ensuite le cadavre d'Isami à la recherche d'une sépulture correcte. Enfin, ce que je pouvais lui créer de temporaire. Sa famille - si elle n'était pas décédée - voudrait certainement récupérer son corps.

Je le couchais ensuite sur le dos. Écartant de mes pieds les déchets et détritus des habitations détruites afin d'y faire une petite place. Caché des yeux un peu trop curieux. Je me saisissais de son bandeau kumojin que je posais ensuite sur ses yeux.

« Excuse-moi... » Mais je ne faisais que me parler.

Je poussais un dernier soupir avant de m'en aller. « Maintenant regarde, et vit avec ça. ». Mes amis n'avaient pas bougé, eux. Toujours en train de se reposer.

J'avais l'air malin avec mes trois corps inertes. J'attendais. Ressassant mes derniers choix. Toujours "persuadé" d'avoir fait la bonne décision. Où du moins je m'efforçais d'y croire.

Quelques heures plus tard
J'étais réveillé par des bruits de pas et une agitation un peu plus forte tout autour de moi. Je reconnaissais quelques têtes parmi toutes celles-ci. Une jeune femme s'occupait de Sharrkan et d'Ayano. J'avais échangé quelques mots avec ces personnes et j'avais compris.

Kumo n'était plus. Kumo était vaincu.

Toutes ces personnes s'en allaient, refusant de ployer le genou face à l'envahisseur. Moi non plus. Ma tristesse s'était à nouveau mélangé à la haine en écoutant les récits des autres, mais comme une piqûre de rappel, elle me revint en tête. Non non, ne t'inquiète pas, je n'ai pas oublié. Isami était mort aujourd'hui et son sang était sur mes mains. Je le savais. Mais j'avais pris ma décision. J'allais moi aussi suivre les compatriotes. Et je tuerai ce Fanatique et ses chiens. Pour Isami et pour Kumo.

Nous nous apprêtions à partir et je lançais à les deux amis, sur un ton plus informatif qu'interrogatif.

« Vous venez ? »

Décision:
 

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Sakana Ayanokoji
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Jeu 30 Mai 2019 - 15:55
Alors que j'étais dans un noir total, je me sentis peu à peu revenir. Quelqu'un était en train de me soigner, une chaleur presque agréable, réconfortante, faisait de son mieux afin de me ramener. Il ne me semblait pas être dans un hôpital, malgré mon esprit troublé, je pus voir qu'autour de moi ne se trouvait que des ruines. Comme une illumination, je me mis soudainement à penser à mes partenaires, Sharrky, Kyokyo et Isasasa, où étaient-ils ? Apeuré, je bougeais ma tête rapidement de droite à gauche afin de les trouver. Fort heureusement, je ne mis pas longtemps à discerner mes coéquipiers, ne manquait plus qu'Isami. C'était étrange, pourquoi n'était-il pas avec nous ? Sans prononcer un mot, je me mis à la recherche de la vérité, juste en regardant Kyokyo. Un simple signe de la tête de sa part m'apporta réponse : il n'était plus.

Des larmes coulèrent aussitôt le long de mon visage, dans ce combat, nous avions donc perdu un partenaire. J'avais l'impression de perdre un frère, une personne ayant juré de se battre pour son pays, tout comme moi. J'avais accompli une mission avec lui et la deuxième lui avait été fatale, c'était donc ça la vie de Shinobi ? J'étais face à la dure réalité de notre choix. Je m'efforçais de prendre tout à la rigolade, de m'amuser de ce monde mais là je ne pouvais pas, je n'y arrivais pas. Il était mort par ma faute après tout, un Shinobi ne travaille pas seul, il doit pouvoir compter sur l'aide de ses partenaires et moi je n'avais été qu'un frein durant ce combat. Ma faiblesse, c'était toujours ça le problème, je n'arrivais pas à avancer avec ma force actuelle. Je portais sur mes épaules le poids de sa mort, nul autre n'était fautif à mes yeux. Si j'avais pu mettre à bas notre ennemi lors de notre première attaque, peut-être qu'il serait encore en vie à l'heure actuelle ?

Est-ce que notre ennemi était mort ? Vu le visage de Kyohei, j'en doutais fortement. Donc en plus de nous avoir complètement détruit, il avait eu pitié de nous. Cette pitié, allait avoir raison de lui puisqu'elle avait permis de faire naître en moi, un désir ardent de vengeance. Cet homme devait payer de son sang, il n'était plus question de justice mais tout simplement de pure vengeance. Mes principes, je comptais les mettre de côté pour cet objectif, c'était décidé, sa mort serait mon réconfort.

Malgré mon manque évident de chakra et les contrecoups du Hachimon, je pus tout de même me lever et me mettre aux côtés de mes coéquipiers.

Debout, je pus me rendre réellement compte dans quel état se trouvait notre village. Je n'étais pas natif de Kaminari et n'avais pas grandi ici mais tout de même, j'avais l'impression qu'on m'avait détruit mon chez-moi. Les visages étaient fermés et beaucoup pleuraient la mort de leurs proches. C'était désarçonnant, nous n'avions même pas pu défendre leurs vies et pourtant, c'était ce à quoi on aspirait.

Comme si notre défaite ne suffisait pas, je pus rapidement me rendre compte que c'était le village tout entier qui avait perdu. L'ennemi avait vaincu, l'organisation militaire de Kaminari n'était plus. Je me demandais donc, comment est-ce que cette histoire allait finir ? Qu'en était-il du Daimyo, qu'en était-il de son armée et de façon plus large, son pays ? L'avenir était incertain, mais une chose l'était pour moi, je ne me laisserais pas vaincre.

Il me semblait évident qu'il y aurait un avant et un après-invasion. Je devais changer.

Kyohei nous posa donc la question fatidique, celle que je redoutais puisqu'assurément, nous amènerait sur des chemins différents. Le visage fermé, la tête baissée, je répondis d'un simple signe de la tête.

Non.

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Yu
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Mer 5 Juin 2019 - 2:37
Il y avait cru, à la victoire. Pris dans son propre combat, aveuglé par le sang partagé et ses hurlements de guerrier, le décor en avait disparu. Ce n’étaient pas les familles séparées, ni les shinobis tombés, encore moins ses propres blessures, qui vinrent arrêter sa folie contre l’impossible. Le verdict déjà tombé, Sora ne pouvait rien y changer. Ce fut le retrait de son ennemi qui le guida jusqu’à la foule principale : la tristesse de Kumo réunit sous les yeux d’un personnage remuant le dégoût et la puissance. C’est sans difficulté que le jeune homme se trouva une place où écouter les propos du dominateur. Les yeux brillants de ses larmes, les lèvres pincés.. c’était décidément une sale journée pour les Kumojins.

Pourtant, son coeur ne battait point pour la tête de la Reiko. Une étrange indifférence ne lui donnait pas la chance de frissonner pour ce visage peu chaleureux. Il fut un temps où son respect vénérait la Raikage, mais le passé ne jouait pas dans l’allée du présent. Ses larmes n’étaient pas destinées à elle. Non, ses larmes étaient destinées à sa honte de ne pas avoir su protéger son village, ses habitants, ses proches. Il s’inquiétait soudainement. Kanna, est-ce que tu es ici ? Shisei, t’es toujours vivant, pas vrai ? Mami Takara, tu vas encore me raconter tes histoires sur la vie ? Alors que le feu prenait, Sora recula enfin pour laisser la panique l’attaquer. Sa vision s’embrouilla de colère, son coeur tremblait de rage et son corps s’échappait. Jamais, au grand jamais, il allait rejoindre cet empire de malheur, créer sur une base de sang et de cadavres. Sur son rapide chemin, il remarqua certaines têtes qui ne semblaient pas bouger. Les traîtres. Le Tadao se retint pour ne pas les secouer et leur crier dans les oreilles. Quelle utilité, après tout. Le shinobi ignorait complètement où ses pieds le guidaient, mais une chose était promise : ce n’était plus sur ce territoire que son âme évoluerait. Enfin, pour le moment.

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Nobusada
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Mer 5 Juin 2019 - 11:57
2/Final. L'Empire du Feu B7uf
L'Empire du Feu - Kumogakure


De subtils crépitements et quelques bruits de pas précédèrent un tremblement majeur dans la cité de Kumogakure. Comme un diable, le Yamanaka avait fait rôtir la Cité des Science dans une mer de flammes incandescentes gourmandes et mortelles ; suffisamment pour que la cité des nuages se transforme en fournaise géante, ses murs s’effritant comme des blocs de cendres, véritables passoires pour les vaillants Teikokujins. Les corps des hommes s'étaient entrechoqués avec une violence rare, les sabres avaient couru dans les allés en répandant quelques entrailles à la faveur de leurs caprices, et finalement toute la ville avait ployé devant ce coup tonitruant porté au coeur de la cité par l'impitoyable Empereur et sa vengeance masquée. La sentence était sans équivoque, comme un essaim de frelons colonisant une ruche d’abeilles, comme un ours dans une tanière de loups. Rien n’avait su ankyloser le déferlement de magma déversé par Araho Daiki.

La tête de Reiko pendue au bout de ses doigts, il afficha avec une barbarie sans nom ni mots pour la décrire toute la force de sa conviction et de son ardeur, jetant des yeux azurés mais farouches sur la cité conquise, des yeux qui en toute souveraineté se permettaient de contempler sagement la cité agonisante sous son piédestal, lui qui observait le calvaire de son immense ennemi, comme si un jour Achille s’était penché sur Hector. Glacial, le monstre envahisseur avait prouvé par cette maestria spectaculaire à quel point il pouvait être redoutable. En quelques heures à peine, Kumo s'inclina devant sa majesté.

Le bruit des clashs et des provocations s'estompa presque aussitôt, taisant le brouhaha de la guerre pour que s'affirme le silence du deuil et de la soumission. Comme si la Reine des ombres et de la mort, la nuit, avait englouti le jour plein de vie pour remplacer son règne : un monde plein de couleurs était devenu gris et noir, l’arc-en-ciel rempli de chaleur était devenu un cimetière froid. Pour un peuple qui se prétendait si fort, les Kaminarijins se résignèrent plus rapidement que prévu, lorgnant sur tout ce qu’il restait de Reiko, c’est-à-dire presque rien, souvenir d'une Raikage cruelle et terrible en qui le peuple avait placé sa foi, mais qui n'était maintenant plus qu'un crâne vidé de sa substance, une légende qui n'avait su les protéger eux qui se trouvaient derechef à la merci de l'impérialisme et du despotisme de ce nouveau chef. L'épée avait parlé. Ainsi toute la cité fut sommée de se taire.

Le nouvel Empereur était né.

Dans l’ombre de cette tragédie cependant, il y avait comme un autre monde. Un monde caverneux et mystérieux, une terre cabalistique sagement endormie ayant échappé à ce splendide carnage. Là, il n’y avait eu ni grande polémique, ni grande conquête : rien que des murs froids et un silence immortel. Ce monde nébuleux, plein de secrets et de brumes, abritait un seul être qui avait pu tout suivre, puisqu’il avait tout entendu. Derrière les barreaux, le Lorialet favori du Kougen avait attendu de pouvoir ouïr la conclusion de ce nouveau souverain pour se convaincre qu’il était grand temps de relever la tête afin d’apprécier la lueur du jour.

Ainsi, dans la prison de Kumogakure, Nobusada attendît qu’on le libère.

Des bruits de pas résonnèrent dans le couloir…

HRP:
 
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2/Final. L'Empire du Feu

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