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Un monde en noir et blanc. [Kansei]


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Dim 26 Mai 2019 - 2:43

Un monde en noir et blanc.


198, Automne, Hi no Kuni.

De tous temps, les récits internationaux content la sombre histoire du pays du feu. Minée par une guerre civile qui ne semble jamais avoir cessé, cette contrée évolue au fil du temps dans le danger, l’insécurité totale et la sourde menace qui plane. Kanna a vu la carte du monde récemment, et Hi no Kuni est au milieu de tout. Ce pays gigantesque semble prendre la majeure partie du Yuukan et il est inesquivable. Son voyage ne pourra pas se poursuivre convenablement si elle ne se décide pas à y aller. Il y a encore d’autres contrées au-delà, c’est ce qu’elle cherche à découvrir, à connaître. Sa curiosité ne sera pas satisfaite tant que son voyage ne l’y aura pas menée. Alors, la voilà. Le pays du feu, aussi brûlant que son nom l’indique ?

Ses petites pattes lui font traverser des plaines, des bois, des tas d’univers qui lui semblent si inconnus et pourtant si satisfaisants. Les odeurs, ici, ne sont pas les mêmes. Elles se mélangent en une masse confuse de parfums, qui caressent la truffe de l’hybride. Mais il y a la fragrance du bois qui bat toutes les autres. Cette odeur qui se modifie selon l’état des arbres. Si le tronc est mouillé, s’il est brûlé, s’il est abîmé, s’il est intact, ce n’est jamais pareil. La boule de poils progresse au rythme des inspirations et elle se perd peu à peu dans l’immensité de ce pays aussi monumental que satisfaisant.

À vrai dire, Kanna ne sait pas si son escale dans ce pays sera signe de danger ou de progrès, si cela lui sera utile. Mais elle décide malgré tout de garder tout ce que son museau perçoit dans un coin de sa mémoire, tellement tout est si beau et intéressant. Tranquillement, le chat progresse dans les grands bois, jusqu’à être attiré par des parfums différents. Une odeur de nourriture, qui enivre son odorat. De la nourriture … Personne ne peut y résister, surtout pas une Kanna sauvage en plein voyage. S’il y a de la nourriture quelque part, elle y sera.

Les petits pas se transforment en un trot tranquille, qui l’amène jusqu’à la source de cette odeur. Ce n’est pas un village, ce n’est qu’un homme, avec un feu et de la viande. Les prunelles céruléennes se concentrent sur le morceau, puis sur l’être humain. Que fait-il ici ? Dans les bois ? Seul ? Il campe ? Il voyage ? Kanna a un mouvement de recul. Elle hésite. Il l’a vue, désormais, c’est un peu tard pour fuir … Mais peut-être le faut-il ? Lui donnera-t-il à manger ? La chassera-t-il ? Après tout, ce n’est qu’un chat … Techniquement il n’a pas de raison de la faire fuir … Et elle n’a pas de raison d’agir autrement, si ? Ou alors … Il va la manger ? Kanna recule un peu plus et plante ses griffes dans le sol, prête à fuir au moindre mouvement suspect.

« Mrrrrh … »

Un sifflement méfiant, mais pas méchant. Juste un son émis du bout des babines, qui secoue doucement ses vibrisses. Hostile ou non, Kanna ne le sait pas. Mais il a de la nourriture !

Spoiler:
 


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Dim 26 Mai 2019 - 16:23




à l'ombre d'un feu
miaulement
@Saiseiki Kanna

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Des années auparavant, Kansei n’était pas pourvu de son titre de Jônin, pas plus que d’un quelconque lien avec Kumogakure no Satô. Certes, il s’y était déjà rendu pour visiter ses liés-par-le-sang, déclinant toutefois les invitations à servir le Nuage au profit du pays du Feu et de ses habitants. Shikatowa n’étant pas encore à la tête de son clan, les événements qu’on connait ne pouvait donc pas se produire pour l’instant. Vétéran de Shito et de Yugure, survivant du massacre Hijin encore avant ; c’était pourtant un homme à l’allure proche de l’accalmie aux traits sympathique qui se tenait là dans la nuit noire, devant un feu dont il profitait seul, ses acolytes sur une quelconque piste dont il ignorait encore tout.

Le Nara avait traqué, localisé puis tué sa proie et il la faisait maintenant doucement rôtir au fil des crépitements de son brasier improvisé, bien conscient du potentiel danger qui rôdait partout en tout temps dans ces bois maudits par les cris des défunts et bénis par ceux nés ici.

Bien que ses sens ne purent décemment déceler une présence dans les parages, c’est la marque chakratique particulière et compacte qui réveilla l’intérêt de Kansei pour la faune et son environnement. Plus ou moins loin, il sentait quelque chose. Quelqu’un, peut-être ? Il était dur de mettre des mots sur son ressenti présent, mais cela sortit assez de l’ordinaire pour piquer la curiosité du manieur de ninshû.

D’entre les troncs et les bosses, il sortit un petit animal étranger aux espèces locales. Un félin de compagnie échappé ou importé sur les terres de Feu ? Ce dernier semblait appâté par le repas de l’Ombrageux qui à défaut d’être élaboré, jutait d’un sanguinolent parfum de viande fraîche et filandreuse. Un fumet qui sembla plaire au chat de l’espèce inconnu.

Doucement, le dos dont le bas est découvert se tourne vers le félidé.

L’homme à la cicatrice sembla trouver l’apparition digne d’intérêt et toujours très lentement, il se pencha pour mieux discerner la forme immaculée dans l’obscurité, son pelage illuminé par les langues dansantes. « Tu n’es pas un chat ordinaire, toi. » Parlant plus pour lui-même qu’autre chose, il lui vint à l’idée que c’était peut-être un animal invoqué par un shinobi ; mais son pacifisme apparent ne trahit pas une seconde ses pensées hypothétiques. Toujours tourné, la courte lame dans sa main tourna et vint couper une lichette de la chair animale, qu’il posa au creux de sa main libre en la tendant vers elle.

« Tu m’as l’air assez féroce pour chasser seule. » Lâcha-t-il avec un sourire en coin, bien que sa main lui offrait de partager un début de repas, ne sachant pas à quel point il voyait juste dans ce dialogue n'attendant pas de réponse.




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Lun 27 Mai 2019 - 1:29

Un monde en noir et blanc.


Perspicace. L’être qui lui fait face n’est pas idiot, il a très bien compris que la créature qui lui fait face n’est pas « juste un chat ». Il n’est pas un humain comme les autres, il a ce petit quelque chose qui le rend unique. Déjà, il mange tranquillement auprès d’un feu, seul dans la vaste forêt de Hi no Kuni. Il s’expose au danger en agissant ainsi : qui sait quelles sont les bêtes qui rêveraient de se faire un festin d’un tel être humain. Mais, en plus de se mettre dos à la faune, il s’attire aussi la possibilité qu’un être mal-intentionné vienne lui tomber sur le coin de la figure. Autrement dit, s’il est ici, aussi paisible, c’est qu’il y a une raison. Kanna s’approche un peu plus, patte après patte, timidement.

L’inconnu fait alors le mouvement, ce mouvement, celui qui scelle sa relation à la minette. Déjà que son instinct est grandement titillé par sa présence, mais si, en plus, il lui donne à manger ! Les prunelles de l’hybride s’illuminent, devenant semblables à un ciel étoilé. Mais attention ! Elle refrène ses pulsions de grosse bouffie et s’approche tranquillement. Une démarche calme, mesurée, complètement opposée au véritable chat qui prépare déjà ses griffes, sa petite serviette et s’en est déjà foutu plein les babines. Paisible, l’animal tend la truffe et renifle longuement le morceau de viande qui lui est tendu. Après tout, cet homme est un véritable inconnu, il pourrait très bien avoir préparé cela juste pour attraper un animal et lui faire la peau. On ne sait jamais !

Kanna ferme les paupières un très court instant, moment fugace pendant lequel sa garde se baisse. Satisfaite, convaincue, elle attrape doucement le morceau de viande et le mordille, puis le mord vraiment, jusqu’à l’avoir transformé en nombreux tous petits bouts, qu’elle engloutit. Un festin ! Cet homme lui a offert un festin ! Et ça ne l’a pas rendu malade ! De la vraie viande ! C’est incroyable ! Kanna l’observe avec une attention nouvelle. Cet homme est peut-être une bonne personne …

Satisfaite – pour le moment – elle recule légèrement et s’assoit. L’arrière-train touche le sol, tandis que les pattes avant portent son corps. Ses yeux, plus noirs que bleus à cause de la luminosité, se déposent sur l’inconnu qui lui fait face. Si Kanna n’est pas une grande connaisseuse de ce que les gens appellent les « ninjas », elle n’est pourtant pas dupe : une force indéniable émane de cette personne, quelque chose que la blanche ne peut pas expliquer mais qu’elle ressent jusque dans ses tripes.

Si elle avait été sous forme humaine, elle aurait souri à l’être humain. Féroce, hein ? Il n’a pas tout à fait tort. Une vie à vadrouiller de pays en pays, ça forme même les plus petites patounes. Kanna se lèche les babines, puis la patte, pour ensuite la passer sur sa truffe et nettoyer une partie de sa figure.

« Tu es malin, l’humain. »

La voix cristalline, aux antipodes de l’animalité, tombe comme une fausse surprise. S’il ne connaissait pas les « Yasei », ces fameux hybrides capables de se métamorphoser en animaux, voilà qu’il fait leur découverte. Autrement, peut-être en a-t-il entendu parler, ou peut-être l’a-t-il vue comme une vulgaire invocation. Quel irrespect, tout de même. Kanna reste ainsi installée, les oreilles dressées pour être parée à toute éventualité.

« Ma taille t’a peut-êtrrre mis la puce à l’orrreille … Ou autrrre chose … »

Une grande force, une belle capacité à réfléchir … Qui est cette homme ? D’où vient-il ? Que fait-il ici ? Toutes ces questions éclosent dans l’esprit de l’hybride, qui veut tout savoir, sans pour autant se dévoiler. S’il l’a bien écoutée, pourtant, il pourra saisir qu’il s’agit d’une adolescente et que sa taille animale n’est pas forcément trompeuse. Mais … C’est tout. Les prunelles perçantes ne quittent pas l’humain, le détaillent, le gravent dans sa mémoire. C’est une rencontre qu’elle n’oubliera pas, c’est certain.

« Merrrci, pour la viande. C’est un cadeau d’une valeur inestimable. »

Une réalité que personne ne pourra jamais contredire. S’il ne savait pas comment s’y prendre pour se lier d’amitié avec Kanna, il a trouvé la bonne méthode. Rapide, efficace. Bon, ça n’offre pas la confiance, mais ça ouvre déjà la voie.

« Je m’appelle Kanna. Je viens du déserrrt de Kaze no Kuni. À qui ai-je l’honneur ? »

Disséminer des informations, en laisser quelques unes, ici et là. Réutiliser les phrases toutes faites entendues au cours de son voyage. Établir un lien, une connexion. Progresser patte après patte vers un futur incertain, façonné par les rencontres faites au gré du vent.


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Lun 27 Mai 2019 - 20:45




à l'ombre d'un feu
miaulement
@Saiseiki Kanna

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Le petit être sembla dans un premier temps farouche, comme au fait du mal qui sévissait dans la région et à plus juste titre dans tout le Yûkan, même si cette partie était réputée comme malfamée. Lui la voyait comme sa maison, son pays, une partie de son être et ne pouvait être répugné par quelque chose de si beau.

Il laissa la demoiselle féline toute vêtue de blanc humer, s’interroger puis saisir ce qu’il lui offrait de bon coeur sans attendre ni remerciement ni autre forme de procès entre eux. Peut-être allait-elle décamper aussi vite qu’elle était apparue et le laisser à ses pensées. Kansei se demanda si ce genre d’animal ne pouvait pas plaire à sa cadette mais fut vite arrêté dans le fil de sa pensée changeante de part le comportement adopté par le félidé.

Elle était vorace ! Après avoir émietté et avalé le cadeau de bienvenue, une nouvelle lueur dans ses yeux, elle vint à s'asseoir et là ; elle parla. Sans afficher une once de surprise ou paraître décontenancé, il afficha un sourire satisfait, comme si sa présence et sa prose était attendue. Malgré ce qu’il avait pu voir, les nécromants animant les morts ; les hommes capables d’altérer l’esprit ou se décupler, il restait toujours aussi friand de nouvelles choses.

Son grain de voix semblait celui d’une jeune fille. Ou plutôt une jeune femme, n’ayant pas le timbre naïf de la jeunesse frivole et immaculée. Kansei ne lâcha pas son regard, restant là, assis à contempler la créature voilée de blanc. « Il y a une lueur particulière dans ton regard et ton empreinte chakratique est tout sauf banale. » Il continua de garder son simple sourire accroché sur le bas du faciès, sa peau plus hâlé que de nos jours à cause du temps passé dehors se ridant au rythme de ses paroles.

D’un signe de la main ouverte et maintenant dépourvue de viande, il invita son interlocutrice étonnante à se rapprocher et à profiter du feu, bien qu’un tel pelage devait se charger de lui tenir chaud. « Il n’y a pas de quoi, sers-toi à ta guise, il me faudrait plusieurs jours pour manger tout cela. » il comptait à vrai dire faire sécher ses restes mais autant les partager.

« Enchanté, Kanna. Je suis Kansei, des forêts de Hi. » Mimant sa description pour se présenter lui-même, il fit tomber son bras tendu vers la place offerte. « Qu’est-ce qu’un félin fait aussi loin de chez lui? Tu dois être bien intrépide pour parcourir ce long chemin seule. » L’air aussi calme que sympathique, il sortit de sa large ceinture une gourde scellée d’un capuchon. « C’est la première fois qu’un chat me fait la conversation et ce n’est pas déplaisant. » Finit-il par lâcher suivi d’un court rire guttural, avant d’altérer sa soif.



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Dim 2 Juin 2019 - 16:24

Un monde en noir et blanc.


Les prunelles céruléennes observent avec une attention toute particulière. Il a compris qu’elle n’était pas juste un chat, qu’il y avait quelque chose de plus. Son regard, son empreinte chakratique. La minette est amusée. Il doit être un ninja expérimenté, ou au moins intermédiaire, suffisamment fort et cultivé pour voir ces détails que tout le monde manque. Pour une fois, Kanna décide de se laisser approcher, de tendre réellement la patte vers l’inconnu, sans crainte, sans férocité. Elle écoute, regarde, plonge dans cette nouvelle rencontre comme elle plongerait dans l’eau. Le futur commence bien quelque part, après tout … Peut-être que cet endroit, cette personne, sont ce qui la mèneront vers l’avenir ? Une étrange alchimie, quelque chose que la blanche ne comprend pas très bien, mais qui la tire irrémédiablement vers cet être.

Kanna ne se fait pas prier et s’installe près du feu, suffisamment pour profiter de la chaleur mais pas trop, pour ne pas risquer de se brûler les pattes. L’homme réitère la proposition de nourriture pour la minette, qui voit en cette manière de l’approcher un gage de confiance. Offrir de la bouffe à quelqu’un d’inconnu … Tout de même. Soit il est aussi intrigué qu’elle, soit il est juste extrêmement gentil, voire naïf. Dans un univers comme celui-ci, la gentillesse n’apporte rien, alors Kanna préfère se dire qu’il est curieux. C’est tout de même moins dégradant pour lui.

L’hybride hoche la tête, un remerciement silencieux qui passe par les mouvements et le regard. Une gratitude non-dissimulée, qui apparaît dans ses prunelles comme deux étoiles scintillantes. Kansei. Tel est le nom du fameux jeune homme qui lui fait face. La blanche ne détourne pas le regard, véritablement intéressée par cet être qui semble n’avoir peur de rien. Il vient d’ici, c’est peut-être pour ça qu’il est aussi tranquille … Il a dû apprendre à vivre avec, tout comme Kanna peut se balader les yeux fermés dans le désert sans avoir peur de se perdre. Maîtriser son environnement, une manière d’y vivre sans le craindre. La meilleure façon de s’y prendre, d’ailleurs.

Si la chatte avait été sous forme humaine, elle aurait souri. Les questions de Kansei sont totalement légitimes : pourquoi une si petite bestiole se trouve ici, à des mois de sa maison ? Son territoire est aux confins du monde, pourtant, la voilà désormais dans une forêt alors qu’elle appartient au sable. Il boit, puis reprend la parole. Parler à un chat n’est pas commun, il a raison. Surtout quand le chat comprend et répond. Kanna émet un rire cristallin qui tranche avec sa forme animale.

« Merrrci, Kansei. »

Confortablement installée, la minette récupère un morceau de viande qu’elle mange rapidement, avant de reprendre la parole. C’est son tour, désormais. Se dévoiler un peu, juste un peu. Ne pas trop en dire, ne pas aller trop vite. Il lui donne à manger, il lui offre sa confiance, mais on ne sait jamais. Même les meilleurs peuvent devenir les pires.

« Je voyage depuis cinq ans, maintenant … J’ai eu le temps de me déplacer de pays en pays, de voir du monde et d’apprrrendrrre à connaîtrrre le Yûkan … »

Un long récit ? Non, pas vraiment. Elle soupire, puis commence à planter les griffes dans le sol, dans un mouvement répété, comme pour tâter le terrain et s’assurer de sa sûreté. Un réflexe animal dont elle ne parvient pas à se défaire, même après avoir autant gambadé.

« J’ai quinze ans depuis peu … C’est tôt, pour parrrtir en voyage si loin de son pays. Mais il existe des cirrrconstances qui nous empêchent d’agir et de choisir. Alors, me voilà, aujourrrd’hui, devant Kansei des forrrêts de Hi. »

La terre meurtrie sous ses pattes commence à s’aplatir doucement, alors qu’elle appuie dessus avec ses coussinets.

« J’ai bien des histoirrres à raconter, mais je suis sûrrre que toi aussi. »

Elle penche la tête et le regarde. Kanna ne veut pas trop se dévoiler, elle attend de cette conversation qu’il y naisse un échange, non un monologue mais un dialogue, qui permettrait à l’un comme à l’autre de découvrir ce qui se cache derrière la fourrure … Et derrière les ombres des flammes, qui caressent le visage de l’être humain. Un masque créé par la nuit, léché par les couleurs oranges et rouges qui se déhanchent tout près d’eux.


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Lun 3 Juin 2019 - 16:38




à l'ombre d'un feu
miaulement
@Saiseiki Kanna

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Visiblement la féline accepta sans trop se montrer farouche son invitation à le rejoindre et se délecta même un peu plus de la chair qu’il venait de chasser, son regard témoignant autant que ses mots de la valeur d’une telle offrande. Et bien que ce fut dans sa nature profonde de manipuler pour obtenir, il n’y avait là qu’un shinobi las de sa journée ne voyant pas de problème à partager ce qu’il ne pouvait pas finir pour égayer un peu plus sa soirée en apprenant plus sur elle. Si le prix à payer était un peu de viande pour assouvir sa curiosité et bercer ces moments d’une discussion intéressante, alors soit.

Son rire brisa le silence relatif et berça le Nara qui trouvait dans le cristallin de celui-ci un rappel formel de ses soeurs. Il y répondit par un court sourire satisfait, avant d’incliner la tête vers elle légèrement, lui indiquant que cela n’était rien quant à ce qu’il avait à offrir.

« Je vois. Cela a dû être très formateur de voyager autant. » Elle parlait de plusieurs pays et il était presque prêt à parier une arcane secrète ou deux que la demoiselle n’en était pas à sa première destination, Hi et Kaze mis à part. « Et très révélateur des moeurs du Yûkan. » Il adressa un court sourire vers le vague, ayant lui-même voyagé dans quelque contrée lointaine pour différentes raisons.

Regardant ses petites griffes marquer le sol, il écouta Kanna en lui adressant un regard presque compatissant bien que dénué de quelconque pitié. Il ne fit pas de remarque sur son âge, tout du moins pas liée à sa juvénilité. « Le monde dans lequel nous vivons rend la jeunesse bien particulière et après tout la valeur n’attend pas le nombre d’années. » Il avait lui-même été formé et s’était formé à cause des funestes événements de son pays d’origine bien avant la quinzaine. « Je ne les connais que trop bien, à ceci près que mes circonstances m’obligent à l’exact inverse. » Sans en dire trop, il se confia donc lui aussi sur sa présence. Il n’y avait aucun mystère à ses yeux sur son refus de rejoindre Kaminari. Il était de son devoir d’être le Nara qui gardait Hi à l’esprit et le défendrait d’une façon plus illustre que celle de Alderan. D’une façon qui serait louable et fructueuse.

« C’est vrai. Je pourrais te conter l’histoire de ce pays mais je suppose que tu la connais, ou au moins ce qui est nécessaire à savoir. » Il lui adressa un rictus bienveillant en se servant lui-même au niveau du cuisseau, avalant la lichette avant de faire tourner le couteau agilement entre ses doigts.

Kansei prit une inspiration et détacha ses prunelles du pelage nacré de la chatte pour le poser sur les braises rougeoyantes au sein du foyer. « Rien ne te force à répondre. » Il se dédouana pour ne pas brusquer la demoiselle. « Mais tu l’as vu, la folie qui se répand en ce monde. » Elle avait voyagé, c’était donc évident. « Est-ce qu’elle t’a affectée ? » Comme elle, il cherchait à établir un dialogue sans arrières-pensées, chose rare en connaissant le personnage.




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Dim 9 Juin 2019 - 17:53

Un monde en noir et blanc.


La sagesse de l’homme face à l’instinct animal. Un être réfléchi, qui suscite chez Kanna une réflexion profonde et mature, au-delà de tout ce qu’elle a pu connaître jusque-là. Si certains éveillent en elle ses pulsions félines, d’autres parviennent à aiguiser son esprit humain. Confortablement installée, la chatte écoute attentivement tout ce qu’il lui dit, pour ne rien rater. Quand il lui parle d’un voyage formateur et révélateur, elle dodeline longuement de la tête. Malheureusement pour la minette, elle ne comprend que trop bien ce que cela implique. Certes, traverser les pays et les visiter lui a permis de découvrir des endroits magiques, peuplés de personnes merveilleuses, mais elle a également eu son lot de terreurs et de problèmes. Le Yûkan est vaste et parfois impitoyable.

Il poursuit, rassurant Kanna sur sa jeunesse, à vrai dire. Parfois, l’être vivant est contraint d’atteindre une haute maturité avant même que son corps n’ait eu le temps de s’adapter. Quinze ans, c’est jeune, certes, mais ce n’est encore qu’un âge biologique, deux chiffres côte-à-côte qui ne signifient presque rien. La réalité est toute autre, ces deux êtres l’ont appris à la dure. Grandir se distingue alors de vieillir et encore plus de mûrir. Kanna, à ce stade, est un fruit qui a déjà un potentiel remarquable, mais n’a encore rien libéré. Les chaînes de son manque d’éducation et de sa vie en solitaire. Apprendre auprès des autres a égayé son voyage, certes, mais cela n’a pas tout changé. Il en faut plus encore, bien plus, pour la porter jusqu’au firmament. Kanna soupire. La dure loi de la réalité ne laisse personne derrière, elle embarque tout le monde dans ce surpuissant tourbillon qui détruit tout. Certains doivent fuir, d’autres doivent faire barrage. Une opposition intéressante, qui les sépare autant qu’elle ne les rapproche. Kanna dépose ses iris félins sur le jeune homme, compatissante. Le fardeau de chacun fait souvent écho à celui d’un autre, peut-être a-t-elle trouvé celui qui répond à sa propre peine.

Kanna s’étire et s’étend doucement, désormais allongée auprès du feu. L’histoire de Hi no Kuni, hein ? Il y a tant à en dire. La minette en a entendu bien des choses, peut-être fausses, peut-être vraies, mais toutes se rejoignent en un seul et unique point : « le pays de la violence » pourrait être le second nom de ce territoire. Tout le monde en parle et personne ne se contredit : la guerre civile fait rage ici depuis des décennies, privant bien des familles de leurs biens et de leurs proches. Kanna opine du chef. Elle sait tout ça, et c’est déjà bien trop.

Kansei s’éloigne alors du précis pour atteindre le général. Une vision plus globale des choses. La folie de ce monde, hein ? Celle qui rend tout terrifiant, celle qui fait que les petits chats doivent se cacher quand les hommes passent. Kanna penche la tête. Une douloureuse mélancolie remonte dans sa poitrine et parasite ses pensées.

« Oui. »

Et c’est tout. L’approbation est courte, mais révélatrice des maux de ce monde. Kanna, quinze ans, voyageuse émérite, a été victime de la folie de leur univers. À vrai dire, elle l’a été au début de tout, avant même que ses pattes ne foulent une autre terre que le désert. L’hybride se perd dans la contemplation du feu. Peut-elle tout lui raconter ? Elle ne le connaît pas, après tout. Il lui a donné à manger, mais leurs relations se limitent encore à ce contact. Peut-être plus tard, s’il s’avère présent, s’il reste là.

« Je n’ai pas décidé de voyager sans raison, aprrrès tout. Il a bien fallu que quelque chose m’y pousse, malheurrreusement. En cela, je dirrrais que la folie de notrrre monde m’a touchée. Est-ce qu’elle m’a trrransforrrmée en monstrrre ? Non, je ne pense pas. Est-ce qu’elle m’a fait grrrandir ? Oui, sûrrrement. »

Kanna relève les pattes et attrape un morceau de viande, qu’elle malmène entre ses griffes avant de le dévorer.

« Notrrre monde est rempli d’êtrrres monstrrrueux, qui n’attendent qu’une possibilité de tuer, d’asseoir leur domination sur les autrrres. Aprrrès avoir voyagé aussi longtemps, j’ai remarrrqué que beaucoup d’êtrrres sont intérrressés par l’arrrgent, le pouvoir … Et qu’ils tuerrraient n’imporrrte qui pour y arrriver. »

Une pause, un soupir. Une réflexion peut-être trop mature pour un si petit chat.

« Je ne sais pas pourrrquoi ce pays est en guerrre, mais je peux mettrrre mes moustaches au feu qu’il s’agit d’une autrrre question de pouvoir, dans la hiérrrarrrrchie ou dans les capacités. Je ne sais pas trrrop. Mais ils oublient qu’au-delà de leurrrs petites querrrelles, des gens meurrrent tous les jours. Des innocents, souvent, qui se trrrouvent au milieu du carrrnage quand ils n’ont, pourrrtant, rien demandé de tout ça. »

Elle se redresse complètement, droite sur ses quatre pattes.

« Je voyage pour trrrouver une maison aussi conforrrtable que Kaze, mais aussi pour trrrouver un endrrroit où je pourrrais devenir meilleurrre, où je pourrrais fairrre quelque chose qui compte. Êtrrre plus forrrte et perrrmettrrre à d’autrrre de ne pas souffrrrir. »

Révélations sur ses motivations. C’est peut-être déjà mieux que ne rien dire, hm ? Encore une fois, il s’agit de créer des liens, encore, toujours, sans pour autant trop enlever la cape de mystère qui la préserve. Enfin, de toute façon, si cet homme veut se débarrasser d’elle, elle aura beau lutter pour le vaincre, il parviendra probablement à la tuer, donc … Mais voilà. L’ego du petit chat entre en ligne de compte et, quitte à mourir, elle préfère mourir en ayant emmené son histoire avec elle, dans sa future tombe, ou là où le vent la mènera quand ses forces la quitteront.


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Lun 10 Juin 2019 - 1:14




à l'ombre d'un feu
miaulement
@Saiseiki Kanna

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La réponse fut compacte, courte mais lourde de sens. Trois voyelles prononcées d’un tel ton qu’il pouvait y lire l’amplitude réelle de leur signification. Souvent il avait croisé des vantards et des pseudo-aguerris s’épanchant sur leurs labeurs et leurs épreuves, brandissant leurs croix comme monnaie d’échange contre la légitimité dans le regard d’autrui. Ce petit matou n’avait rien de tout cela et Kansei eut un goût amer en bouche, comme si ce funeste rappel de la situation de son pays, de sa famille et de ses plus proches amis ainsi que leurs sorts en corrélation avec celui réservé à la jeune demoiselle au pelage sybillin n’était qu’un rappel de trop sur le pourquoi ce monde avait besoin de changer. Dieu qu’il aurait aimé naître incapable et sot à Joheki, blotti derrière des murailles de pierre. Mais il était Nara Kansei et même ses capacités et son intellect n’y pouvait quoi que ce soit.

À voir le vague à l’âme de la féline, il eut presque envie de la caresser comme s’il avait s’agit d’un chat lambda. Mais il n’en fit rien et afficha seulement un air non loin du sien, sans pour autant être aussi révélateur. Il ne répondit rien à sa première incartade, mimant sa voisine en coupant une large tranche qu’il laissa pendouiller au bout de son couteau au manche brodé de symboles anciens.

« Ce ne serait pas trop t’avancer, effectivement. Un daimyô aux ambitions démesurées et aux moyens qui ne le sont que plus encore. » Ce Araho n’avait de Seigneur que le titre et sa cruauté contre ceux allant à l’encontre de ses besoins subissaient inlassablement le contrecoup d’un joug qui s’il n’était pas tyrannique se trouvait malsain et contre productif pour l’expansion qu’il voulait tant. Il n’y aurait donc pas de surprise quand les autres pays développeraient leurs villages pendant que dans les forêts du Feu, il continuerait de se passer ce qui n’arrivait déjà que trop. Pleurs. Larmes. Désolation. « C’est bien pire que ça, Kanna. Ils en sont conscients mais considèrent cela comme un sacrifice nécessaire. » La folie de la caste humaine, illustré sur un tableau à la peinture sanguinolente puisée dans le sang des plébéiens et des soldats. Un éternel jeu d’échec où les Rois se dispensaient les premières lignes et le goût de l’hémoglobine.

Il mordit dans la viande et en arracha la moitié, qu’il mâcha sans grand entrain. Kansei trouvait toutefois dommage de miner le morale de sa partenaire.

« C’est très louable. Tu sembles telle un diamant brut qui ne demanderait qu’à être taillé. Et pourtant la seule lumière de tes ambitions semble réchauffer autant que ce feu dans la nuit noire. » Il lui adressa un sourire bienveillant pour contrebalancer avec le morose de leur précédent échange, lançant le reste de chair au bout de son couteau en l’air pour le rattraper dans son gosier ouvert.

« Je suis sûr que tu trouveras ta maison, un jour. Ce n’est pas facile et elle n’est pas toujours comme tu l’aurais souhaité. Mais une fois que tu l’auras trouvé, tu le sauras. Pour ce qui est de devenir plus forte... » Une idée presque saugrenue lui traversa l’esprit.

« Tu as déjà entendu parler du Ninjutsu et de ses dérivations je suppose. Le chakra, tout ça ? » Il ne paraîtrait pas moqueur si ce n’était pas le cas. Kansei ne pensait pas à l’instruire en disant cela. Et pourtant… ?





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Lun 10 Juin 2019 - 23:44

Un monde en noir et blanc.


Le plus difficile, dans la réalité, c’est son caractère indéniable. Rien ne peut être effacé, rien ne peut être modifié : tout ce qui arrive, arrive. On ne peut que l’améliorer, ou l’empirer. Dans le cas de la guerre de Hi no Kuni, il semblerait que tout aille de mal en pis. Ce pays connaît la haine pour des raisons qui échappent au petit chat, mais qui comprend aisément de quoi il en retourne. Elle ne sait pas pourquoi ils s’amusent à le faire, ce qu’ils y gagnent, mais elle ne peut pas faire la sourde oreille. En avoir conscience ne signifie pas agir, mais c’est déjà un premier pas. Ne pas réitérer les erreurs des adultes est une première leçon de vie, que Kanna s’efforce d’appliquer tous les jours. Elle soupire face aux révélations de Kansei, qui heurtent toujours un peu plus son innocence. L’Homme a soif de pouvoir, une soif insatiable, qui le pousse aux pires crimes. C’est horrible, tout le monde le sait, mais certains sont d’accord avec cette vision des choses et les autres, ceux qui tenteraient de se rebeller, sont étouffés aussi vite qu’ils ne se manifestent. Comment faire, alors ? Laisser couler jusqu’à ce que la haine les emporte tous ? Prier pour qu’un maximum de civils survive ? Ou se lancer à pleine vitesse jusqu’à la tête pensante de cette mascarade, pour lui arracher et mettre fin à ce carnage ? Est-ce un risque à prendre, finalement ? Kanna soupire une nouvelle fois. Le Yûkan est sombre et sa réalité est parfois magnifique, parfois terrifiante.

L’attention du chat se déplace lorsque Kansei reprend la parole. Un compliment. D’ailleurs, pas n’importe quel compliment. Il la compare à un diamant, suffisamment ambitieuse pour illuminer la nuit noire. Kanna baisse la tête. Ses prunelles s’échappent. Heureusement que les chats ne rougissent pas, au moins son pelage reste immaculé et ne la transforme pas en tomate géante. Elle ne sait pas quoi lui répondre, à moins de se lancer dans une séance de bégaiements ridicules. Dans le doute, la blanche fait le choix de rester silencieuse et conserver ce compliment au plus près de son cœur. Si Hi n’est pas sa maison, elle y a au moins trouvé quelqu’un qui le rend moins morose.

Elle penche la tête quand il l’encourage sur cette voie. C’est gentil de sa part. Au fond, il ne sait rien d’elle, peut-être qu’ils se mentent de bout en bout depuis le début. Pourtant, il fait le choix de la croire, de la suivre et de l’encourager. Kanna, quant à elle, choisit de s’ouvrir un peu, dévoiler quelques uns de ses secrets, ses ambitions. Un échange dans les deux sens, au coin du feu. L’idée des miroirs saute de plus en plus aux yeux de la minette : deux destins opposés, deux passés symétriques, qui pourtant se croisent en une seule et fine ligne. Pour se séparer par la suite ? Se suivre jusqu’au bout ? Destins entrecroisés, jusqu’à quel degré ? Kanna ne le sait pas et, à vrai dire, elle ne veut pas le savoir. Planifier le futur n’est plus dans sa nature.

Intriguée, elle lève la tête. Kansei vient d’utiliser des mots étranges, qui ne sont que des termes ésotériques pour elle. Son langage serait aussi limité, alors ? Si peu d’apprentissage, après tout ce temps ? Bon. Évidemment, Kanna sait quelques petites choses, mais … Elle est incapable d’expliquer ce qu’est le Ninju … Ninjutsu ? Et le chakra … Elle secoue doucement la tête.

« Le chakrrra … ça me dit quelque chose. Par contrrre, le Ninjutsu, c’est trrrès flou. Je crrrois me souvenir de quelques petites inforrrmations ici et là, mais rien de suffisant pour que je puisse répondrrre à ta question, Kansei. »

La chatte s’étire doucement, ce qui lui permet d’adopter une position pour retrouver sa forme humaine. Elle secoue la tête pour remettre ses cheveux en place et s’assoit en tailleur. Confortablement installée, Kanna dépose ses prunelles céruléennes sur le jeune homme, à qui elle sourit, pour la première fois depuis leur rencontre.

« Je pense que cette forrrme serrra plus adaptée si tu comptes me donner de longues explications au sujet de tout cela. »

Elle penche la tête, entraînant avec elle quelques mèches de sa crinière blanche.

« Enchantée, Kansei, je suis Kanna. »

Nouveau rire, mais toujours la même voix. Au fond, rien n’a changé, juste sa bouille. La physionomie se modifie, pas la psychologie. Enfin. Pour Kanna. Pour les autres, c’est souvent différent. Perturbant, puis amusant. Ou fascinant. Peu importe. Dans leur cas, c’est tout de même bien plus pratique.


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Hier à 2:08




à l'ombre d'un feu
miaulement
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Pourtant rodée aux événements tragiques et à la réalité tangible régente sur le Yukan, elle sembla frappée d’incompréhension ou tout du moins d’ignorance quant aux termes basiques qui régissaient la vie des shinobis. Cela tira au Hijin de lourds questionnements. Elle avait donc un si large potentiel pour qu’il puisse le ressentir sans qu’elle ait jamais appris quoi que ce soit allant dans ce sens ? Ses lèvres s’étirèrent d’un sourire bienveillant, dirigé vers le feu mais adressé à la féline inconnue qui le devenait de moins en moins.

« C’est l’énergie qui parcourt ce monde depuis des centaines d’années. Elle irrigue l’air, nos corps, tout élément vivant et inerte. Tu ne peux la sentir mais elle est bien là. » Les doigts de l’errant se refermèrent sur l’intangible comme s’il cherchait à démontrer son propos ; calmement et avec délicatesse, comme s’il avait pu blesser quelqu’un. Ou quelque chose.

Ce fut alors qu’elle choisit de se montrer sous son apparence réelle bien que la question de quelle forme était celle qui la définissait réellement parcourut son esprit avant que la réponse ne le frappe de plein fouet. Une jolie adolescente aux formes naissantes et aux yeux tel l’océan en mouvement, à la tenue trahissant son lieu de naissance de part sa tribalité assumée.

Il ne parut pour autant pas choqué ; le seul sentiment qui parut se lire sur ses traits fut le même que depuis le début. Un intérêt toujours là qui n’avait pas eu besoin d’un tel changement pour être ravivé, au coin de ce feu qui le caractérisait si bien.

« De même. » Son rire guttural se mêla à celui de la chatte.

« Je ne vais pas t'assommer avec des cours à cette heure. Sache seulement que grâce à cette énergie, tu peux devenir la femme ou l’animal. Et bien d’autres choses en autre. Profitons de ce feu ensemble, veux-tu ? Si tu es encore là demain, je te transmettrais ce que je sais. En contrepartie, tu te dois de garder ces belles idées que tu m’as exposé et les défendre. Ca me semble un bon deal. »

Un vrai sourire, l’un de ceux qui n’ornait plus ses lèvres maintenant qu’il était Kumojin et qu’il avait perdu sa famille ; sa véritable famille, liée par le sang et l’histoire. Un sourire qui signifiait plus que beaucoup de mots venant de sa part. Kansei était ce qui se rapprochait le plus du terme heureux.





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