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Le Grand Dojo des Épéistes [Portes Ouvertes]


Lun 24 Juil 2017 - 21:40

Les portes du Grand Dojo
sont actuellement :

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Les regards des promeneurs pérégrins scrutaient cette structure. Ce dojo aux tailles démesurées qui de par son architecture élégante et étudiée semblait aussi bien hospitalier qu'inaccessible. Au loin, ils pouvaient entendre les kiai des kendoka qui se consacraient à cultiver leur art de la lame au travers de leurs épées de bois.

L'endroit n'était pas conforme à la nouvelle urbanisation de kirigakure. Un œil amateur de bâtisse pouvait remarquer que l'édifice n'était pas jeune et qu'il consistait en un antique dojo ayant été restauré et dont l'entretien était respecté avec une rigueur inflexible. Aussi bien sur l'enseigne que les quelques rares affiches qui traînaient, on pouvait reconnaître le symbole reconnaissable aux dix tomoe de la Confrérie des Épéistes. Ce bâtiment de bois était donc leur demeure, leur forteresse.

Les visiteurs souhaitant pénétrer les lieux étaient indiqués par les locaux ou les adeptes des lieux via des instructions toutes tracées. Au travers d'un chemin de galet, le marcheur est amené à traverser un Torii nacré représentant la première entrée dans le sanctuaire des épéistes. La seconde étape consistait en une porte conséquente alourdie de moult revêtement d'or, et dont les paumelles ne permettaient une ouverture aisée. En cela consistait ainsi la première épreuve, une personne ne réussissant pas d'elle-même à pousser le rempart, ne méritait pas de franchir le seuil.

Celui qui triomphait de la première étape pouvait alors s'introduire dans l'édifice et atterrir dans le Grand Hall où s'entrainaient les disciples et autres amateurs désireux de se contraindre à l'entraînement sous le respect des préceptes des Épéistes de la Brume. Dans cette pièce immense, se mêlent alors aïeux patriarches vétérans aux jouvenceaux inexpérimentés. Cependant les mots étaient d'ordre, hormis le Gardien et les maîtres de la demeure, nul n'avait le droit d'adresser la parole ou de lever le sabre contre une personne qui n'avait pas encore était acceptée.

Au-delà des premières silhouettes, on pouvait alors reconnaître un jeune kendoka aux cheveux d'un brun azuré qui s'adonnait au même rythme que les autres à la tâche. Sur son haori bleuté on pouvait discerner entre deux mouvements un kanji le discriminant d'autrui, c'était le #2, c'était le 守 Gardien.

...

Prière de vous informer quant au règlement avant de poster.
Ce topic n'a pas pour but de recevoir les simples shinobis souhaitant s'informer, discuter, ou palabrer sans raisons valables.


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Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Dim 3 Sep 2017 - 21:18, édité 4 fois
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Sam 5 Aoû 2017 - 11:47
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Aucune secousse, aucun remous. Depuis quelque temps, le Dojo demeurait calme et vide de toute populace. La crise que Kiri venait de connaître avait entravé les épéistes au plus haut point selon Tetsuko. Sa vision du monde, de certaines personnes avait totalement été altéré et c'est dans la confusion et le ressenti le plus exécrable qu'il déambulait seul dans les couloirs à présent.

Debout, posé contre le mur sa tête accolée à celui-ci, ses songes étaient multiples. Blême, inerte et gelé, son corps lui-même traduisait les symptômes de l'accablement, de la dépression, de l'affaiblissement. Son moral était au plus bas, il était incapable de prendre du plaisir dans n'importe quelle activité et sa vision sur le monde était complétement anéantie. Il se sentait superflu, inutile et c'est avec une périodicité récurrente qu'il ressassait sans cesse les événements de la veille.

Il reformait la scène et repensait aux acteurs de la scène. Les songes de l'enfant n'étaient pas complexes, c'est avec une rationalité simple transpirant l'économie cognitive qu'il confondait images et actes :

- Yasuhito, son senseï, portait à présent dans l'imaginaire de Kasanagi le rôle du maître déchu. Il se remémorer la scène, ses mots emplis d'une lâcheté inconsidérée face à l'adversité.

- Asura était dans le même panier, au détail que lui collaborait à présent pleinement avec une personne ayant enfermé sa consœur.

- Shiori, pour revenir à elle. Elle était à présent dans les geôles pour avoir eut les couilles d'être une hardie faisant ce qu'il faut pour braver l'hostilité. Seulement, ceux qui étaient censés nous représenter ne sont à présent que des chiens battus.

Et si la perte de sa camarade n'était pas suffisante, il fallut aussi que Tetsuko soit soustrait de ses alliés les plus fidèles : Hirame & Karei. Fixant des yeux la paume de sa main, il brûlait de désir de récupérer son rallongement de bras. Il était un gardien désarmé, un oiseau privé d'ailes, un félin privé de griffes. Son cœur dépouillé de toute flamme était martyr de pincements. Il ressentait ce vide d'une manière physique et bien réelle, et il savait que cette gêne continuerait de le consumer tant qu'il n'aura pas récupéré sa moitié, ses moitiés.

Sa dépression le mandait de mourir ;
Sa paranoïa lui fit comprendre que la mort est au tournant ;
Cependant, son narcissisme concevait qu'il était trop parfait pour mourir.

Là, une porte du dojo entrouverte laissant apparaître un fin rayon de lumière. Tetsuko conjecturait sous le mouvement d'une tapisserie la silhouette de son père. Absent depuis quelques jours, c'est son ombre et son assurance qui lui manquait.

L'heure était aux ténèbres, mais le soleil n'avait pas encore totalement disparu. Il restait un espoir, il restait de la lumière. Kasanagi était encore pourvu de ces deux jambes, de ces deux bras, et plus important, d'une étincelle véhémente de vengeance qui ne demandait qu'à être attisée. Reprenant sa vigueur, une puis deux claques ratiboisées vinrent réveiller la petite bête. Le dojo ne pouvait se suffire d'un épéiste sans épée. Il était l'heure de faire une petite balade, il était l'heure de bouger et d'immoler de feu et de cendres ce village infertile et cruel : Le petit diable était de retour.

Équipé d'un katana et de son orgueil, il prenait la route de la sortie, ne manquant pas de sceller les portes d'un imprimé indiquant la fermeture temporaire du Grand Dojo des Épéistes. D'un trait d'encre hâtif et irrégulier, il était noté que Gardien reviendrait sous peu.

Situation:
 

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Lun 4 Sep 2017 - 0:38


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Aujourd'hui, se tient la fête des moissons de Kiri. Les artificiers se mêlent aux villageois et c'est dans un torrent de procédés pyrotechniques que le ciel du village s'embrase au gré des explosions. Si les fêtes sont de coutume pour les shinobis vacants, quelques kendokas ne trouvèrent guère les lumières colorées à leurs goûts et c'est au sein du Grand Dojo récemment rouvert par son Gardien que certaines silhouettes gambadaient.

Si la grande salle d'entraînement était peuplée d'une poignée de shinobis disciplinés s'attelant à l'entraînement de leur lame en cette soirée mouvementé, une silhouette déambulait dans les couloirs privés des Sabreurs de la Brume. Là, dans un recoin de la bâtisse, Nakamura Ueno s'avance vers la bibliothèque du domaine. S’insérant dans la pièce, c'est dans un grincement assourdissant qu'elle refermait la porte qui laissait dès lors apparaître une silhouette dissimulée dans son ombre. La pie de Kirigakure était donc là, adossé au mur, les bras croisés, profitant de ce coin sombre pour dérober sa présence à la Nakamura qui n'aurait point tardé à détecter sa présence.
« Il faut qu'on parle. » énonçait le Chûnin qui se découvrait, portant son visage à la lumière de la lanterne.
Il était l'heure de rendre les comptes, il était l'heure de mettre les choses à plat. Son expression glaciale ne laissait transparaître aucune émotion si ce n'est un certain ressenti vis-à-vis d'un événement passé. Le dégoût l'avait atteint, le déshonneur l'avait frôlé, il était là, seul avec sa consœur dans les couloirs du Grand Dojo, en quête de réponse, sa langue aiguisée prête à déchainer sa haine.

Situation:
 

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Lun 4 Sep 2017 - 1:16
Le Grand Dojo était enfin rouvert, après déjà des semaines de fermeture. Les tapis, les tiges de bois, les livres, tout devait avoir pris la poussière. C'était alors un peu comme le village caché de la brume en ces temps sombres. La Shodaime avait fui. Avions-nous véritablement réussi ? Cette question me trottait dans au profond de mon crâne, m'en donnant des maux. Accoudée au rebord de la tribune d'où je les regardais épuiser le meilleur de chacun d'eux, je pestai. Mes pensées n'étaient tournées que vers un individu, le pire d'entre tous. Il m'avait trahie. Je sentais cette violente brûlure aux entrailles, me remontant jusqu'à la gorge. Il avait osé abuser de cette femme. Du moins à sa façon. Et pas n'importe laquelle puisqu'elle était ma consœur, une partenaire épéiste. Et à force de songer devant moi d'une parfaite folie ses mains ailleurs, je crachai une nouvelle insulte.

Seule. Je me tournai pour rejoindre le couloir menant à la bibliothèque. Si sa trahison m'empêchait d'aller lui rendre visite durant sa convalescence, je me réconfortai un peu plus à l'idée que bientôt, bien trop tôt, je prendrai la mer. Nous étions tous au courant au pays de l'Eau que la contrée du Feu, nous invitait pour un événement mémorable. Une rencontre internationale aux sommets pleine de surprise. Mais à cette occasion, un vieil ami viendrait me chercher, entre autre dans le but de profiter de se voir pour ce voyage. L'Amiral du Daimyô, vieil ami que je devais bien admettre, il m'impatientait de retrouver après toutes ces années. A y penser, le clan Yuki aurait sûrement raison de moi. Car lorsque je haïssais l'un à ne vouloir croiser son regard, je souhaitais de tout cœur pouvoir sourire à un autre.

Les pensées bien trop occupées en entrant dans la bibliothèque, je n'avait visiblement pas remarqué le petit Kasanagi dissimulé. Il était là ce soir là, celui où le sang avait coulé et où notre tyran s'était envolé. Son expression algide me valut aussitôt un même faciès sombre, sévère. Prévenante, je n'avais non loin de ma main mon épée que j'avais pris soin de garder à la ceinture. Je ne comprenais pas tout à fait. Qu'avait-il ? Je laissai un long silence pesant avant de simplement soupirer et de me rapprocher de lui de quelque pas, me voulant presque intimidante pour qu'il perde de son assurance menaçante. « Bien. Dans ce cas je te propose de m'accompagner, j'ai quelques recherche à faire. » Et d'un détournement des talons je le contournai sans un regard supplémentaire pour m'enfoncer un peu plus dans la pièce. Finalement je me laissai prendre par la curiosité et repris. « Quel est donc ce sujet si grave pour que tu fasses une tête pareille ? »

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Lun 4 Sep 2017 - 10:30

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À peine eut-elle le luxe de terminer ses mots qu'un kunai projeté vint légèrement lacérer son épaule gauche, ne manquant pas de marquer d'un trait sanglant le #5 qu'elle arborait si fièrement de sa peau dévêtue. Kasanagi, le bras encore tendu de son geste provocateur demeurait deux mètres derrière elle, son expression désignant à présent clairement une animosité furieuse.
« Te fous pas de ma gueule Ueno. Tu peux faire comme si rien ne s'était passé, mais j'ai très bien vu ton vrai visage, à te prélasser sur notre ennemi telle la petite catin que tu es. »
Ses mots étaient à l'image de son émulation : Aussi ardente que froide. Il ressassait le passé, se rappelant du visage de l'épéiste d'améthyste qui se ruait sur Eiichiro et qui se délecta d'une lampée de son sang. Qui est-elle ? Cette interrogation revenait sans cesse, s'insinuant dans les pensées de Kasanagi qui avait, à présent, le temps de s'acharner sur son cas et de mettre les choses au clair, qu'importent les conséquences de cette confrontation. Il était impétueux, il était curieux, il était impatient, et il le faisait savoir. Elle lui devait des comptes, et il comptait bien les avoir.

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Lun 4 Sep 2017 - 15:19
Le picotement de cette petite traînée de sang qui coula sur mon bras. Les dents serrées, la main portée sur cette plaie superficielle pour que le rouge me tâche, comme si j'avais besoin de le voir pour y croire. Un coup d’œil sur ces doigts immaculés, et je fis volte-face. Menaçante. Rapidement je comblai l'espace qui pouvait nous séparer. Prête à mordre. Il avait omis un détail : Je ne supportais pas l'irrespect. Mais je compris de quoi il parlait, c'était une bonne chose. Ou peut-être pas puisque son insulte ne passa pas dans l'oreille d'une sourde. Les mâchoires serrées pour se retenir de lui bouffer quelque chose pour cet affront, le faire saigner comme un porc, je me contentai d'un revers violent de la main. Celui qui ne se sent même pas partir, volant au gré de la trajectoire pour une gifle méritée. Car oui, il l'avait cherché. « La ferme ! » Mon ton ne possédait plus rien de bienveillant pour mes semblables, ou même quoique ce soit qui ressemblerait à une banalité. Non cette fois, ma voix était tranchante, sifflante, et cinglante. Je ne laisserais pas un avorton m'insulter de la sorte impunément.

« Tu veux savoir la vérité gamin, n'es-tu pas assez grand pour comprendre ?! » Emportée par la colère de m'être faite agressée de la sorte, mélangée à l'image de cet homme évoqué, j'étais à deux doigts d'exploser. « Oui, j'ai eu une aventure avec Yuki Eiichiro, deux même, et tu sais quoi ? A force je ne les compte plus. Mais il ne s'agit en aucun cas de ce que tu mets dans ton crâne de piaf. » Je m'emportai déjà, alors que ma main encore tâchée de sang vint prendre les mâchoires de l'adolescent d'une prise, masquant alors sa bouche. « Mais je ne savais rien de ce qu'il s'était passé. Et je ne souhaite pas en parler microbe, alors va jouer ailleurs. » Ma voix plus grave, je le repoussai en arrière avant de me retourner et d'un pas rapide je me faufilai plus loin dans la bibliothèque. Cette image me hantait. Une trahison qui allait être chère payée.

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Lun 4 Sep 2017 - 16:31
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Elle a de la poigne. Il le reconnaissait. Palpant sa mâchoire qui le démange à présent, il la regardait s'éloigner, énumérait les nombreuses et multiples méthodes à mettre en œuvre afin de lui faire payer sa fornication avec le démon. Un crachotement de sang vint dès lors teinter de rouge le vierge parquet et c'est avec une idée bien précise derrière la tête et un sourire vilain qu'il suivait, telle une ombre, les pas de la racoleuse.

Elle qui avait commis l'affront de porter assistance au chef du clan Yuki, avait attisé la haine du petit diable qui ne cessait de bourdonner le chant de ses doléances. Salope, je vais te trucider. Je vais te pendre, te noyer, te meurtrir, puis je boirai ton sang de pute. Égorger, étriper, dépecer... Ses pulsions lancinantes refaisaient surface, lui qui croyait l'avoir intercepté pour obtenir réparation pour son ignominie chez la Mizukage, ne se rendait pas compte qu'elle était devenue dans son esprit la projection de tous ses maux. Elle était à présent personnifiée comme l'origine du mal de Tetsuko, elle était la parfaite occasion pour lui de libérer son aigreur, d'absoudre son animosité et de laisser le champ libre à l'abomination qui l'habitait.

Les étagères se fracassaient au sol, victime de la furie de Tetsuko qui continuait à suivre les pas de la kunoichi serpentine. La bibliothèque ne serait pas un lieu de calme aujourd'hui, les deux antagonistes ne le permettraient certainement pas.
« Alors c'est ça ta piètre excuse ?! Que tu n'étais qu'une simple ignorante ?! Vers qui ton obédience est-elle allée lorsque Shiori était au sol ?! Vers qui t'es tu ruée au lieu de venir bander celle qui perdait son sang et qui partage l'encre sur ton épaule ?! Vers qui ?! »
Prenant une pause dans ses pas, renversant une autre bibliothèque, il était à présent clairement azimuté, perdu dans sa folie rancunière.
« Réponds Ueno ! »

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Lun 4 Sep 2017 - 17:50
Tout se bousculait dans ma tête. Esprit dérangé. Esprit pollué. Mon échine en frémissait de colère. Le serpent allait en profiter. Son sifflement résonnant d'abord au creux de mes tympans avant de disparaître entièrement. Sombres idées. Il était hors de question qu'une fois de plus je me laisse avoir. Je me glissai sur le côté lorsque j'entendis les premières étagères tomber. Il était devenu fou. Presque autant que moi. Il était sur la bonne voie. Ou la mauvaise. Mais alors qu'il semblait repousser ses limites, les miennes n'étaient visiblement pas non plus très bridées à l'heure actuelle.

Mais incapable d'y résister, je ne pouvais faire autrement que de me prendre à son jeu. Je ne supportais plus tout ça. L'oppression. Tant de sentiments en un corps. Le mien. Mon esprit. Mon cœur. Et j'avais cette envie soudaine de dégobiller mes tripes tant cette situation me dégoûtait. Je rattrapai quelques livres tombant dans ma direction -ainsi éviter une belle bosse- et lui refit face à quelques pas. Je lui balançai au visage, n'ayant rien d'autre sous la main et haussai le ton. Je ne pus en placer une tant il débitait, tant il faisait chauffer et bouillir l'amertume au fond de ma gorge. L'ignorant. Il ne savait pas qui il était venu demander des comptes. Et je ne savais sûrement pas à qui j'avais à faire. Certainement pas le jeune garçon mystérieux avec qui j'avais pu m'entraîner, au potentiel intéressant. Nous étions tout autre. « Oui je l'ai choisi lui ce soir là ! Pour cette blessure qui aurait pu coûter la vie d'un jônin de Kiri ! » La respiration bruyante, je serrai les poings d'énervement et repris. « Qu'est-ce qui te dérange réellement, hein petit ?! Allez raconte moi ! » Je m'avançai, le regard assassin. « C'est la frustration de me savoir avec lui ?! » Je lui attrapai le poignet avant qu'il ne refasse basculer une nouvelle planche. Et je le fixai, non loin de son visage, pestant le retour de haine.« Que je puisse vous trahir ?! » Je le lâchai finalement et surveillai ses gestes pour savoir riposter au cas où. « Allez, qu'as-tu le plus besoin d'entendre mon petit Kasanagi ?! »

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Lun 4 Sep 2017 - 18:52
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L’agressivité, l'animosité, l'ardeur, la virulence, voilà des mots qui plaisaient au jeune #2 qui prenait un malin plaisir à contempler sa consœur répondre à sa provocation. Elle avait cette perversité enrobée d'artifice qui lui permettait de voiler sa réelle nature au monde. Elle avait cette véhémence délicieuse qui ravivait la flamme malveillante du Chûnin. Il la convoitait. Non, ce n'était pas une pulsion sexuelle. Il désirait bien plus. Il désirait mettre à nu bien plus que ses vêtements. Il désirait défaire chacune de ses pellicules, exhiber la moindre de ces facettes et rencontrer cet animal venimeux qui se terrait dans l'abîme le plus profond de son être.

Balayant d'un revers la projection de bouquin, il se laissait apprivoiser par la kunoichi avec une certaine complaisance tandis qu'elle rafistolait verbalement ses actions, en tentant de se donner une pointe d'innocence et de renverser la situation.

La laissant terminer ses palabres, Tetsuko appréciait dès lors un silence court tandis qu'il manipulait le poignet qu'elle venait de prendre en otage.
« Et quand tu t'es abreuvé de son sang, c'était aussi pour "le bien du village" ? Petite sotte, tu es si ridicule... Maintenant, écoute-moi bien... »
Le geste fut rapide et précis, en un instant, il avait atteint la gorge de l'escrimeuse et c'est avec une étreinte à la limite du soutenable qu'il avançait son visage, plongeant son regard dans l'océan émeraude de ses yeux, avant de reprendre ses mots d'un murmure au ton lent et aigre.
« Je vais l'égorger Ueno. Je le laisserai se vider de son sang dont tu te délectes tant. Ce jour-là, j'afficherai sa carcasse sur le pic le plus haut de Kiri. Et tout le monde saura qui est Eiichiro, l'écervelé Yuki qui osa affronter les épéistes. »
Son emprise toujours ancrée, il n'avait de cesse de se rapprocher de la kunoichi, armé d'un regard malin et d'un sourire pernicieux. L'air menaçant, il n'attendait guère de réponse de sa part.
« Et si tu te mets en travers de ma route Ueno, ton tatouage ne te fournira aucune protection et il n'y aura personne pour te porter secours. On retrouvera ton corps nu et abandonné dans une ruelle quelconque, victime d'un meurtre quelconque. »

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Mar 5 Sep 2017 - 19:27
Une redécouverte. Il ne semblait plus être le même tandis que tout ceci ne cachait que plus grand. Du moins c'était l'impression que j'avais. Autrement pourquoi une affaire de sentiments intéresserait ce jeune sabreur. Je l'observai. Ce présomptueux petit garçon. Sa voix me hérissait l'échine. Mes mains me démangeaient. Mes poings tremblaient. Son regard plein de dédain me mettait hors de moi. Mais pour qui se prenait-il ? Juge de tout et de rien. Enfant mystérieux. J'avais quand même cette fâcheuse envie d'en savoir plus. Moi qui étais devenue avisée en terme de masque brisé et reformé. Femme aux deux visages, il m'était presque tentant de le lui montrer, qui de lui ou de moi, était le plus à même de donner une leçon à l'autre. Mais il avait l'air toujours si preux, comme cette nuit là où il s'était retrouvé avec la Shodaime Mizukage. Avec ses beaux discours sur ma loyauté, sur la sienne allant aux sabreurs. Il était beau le gardien de ces lieux, de tous ces préceptes. Il avait cette fière allure face à l'une des siens, à prêcher le vrai du faux, à argumenter les faits, à les exploiter. Et je semblais tomber faiblement dedans. Or il ne fallait pas oublier qui de nous deux était la pie et le serpent.

Le corps presque bloqué, le cou enchaîné par les doigts de l'adolescent, je le regardai. L'observation était pesante. Le sang d'Eiichiro, ce soir là, je me souvenais qu'il avait eu cette légère pointe salée d'une larme qui ne pouvait plus couler. Un instant, j'ai voulu goûter au sien. Un instant, je voulais voir se planter ma lame sur son cou pour lécher sur mon sabre cette même saveur d'acier. Il serait fade le sien, si pâle et chaud. Pourtant chacun était bon à prendre. Il avait fini ses menaces, et bien que je laissai une lourde seconde de silence, je relâchai une petite toux à cause de l'étranglement. Ma respiration se faisait courte, un vif sursaut vint s'emparer de ma nuque. C'était semblable à un frisson, mais bien plus violent. Tant que ma tête fit un léger, mais rapide, mouvement sur le côté. La voix rauque, étouffée, je le fixai toujours mais cette fois avec un large sourire plein d'animosité. « Eh bien ? Qu'attends-tu ? » Je marquai une pause pour pencher la tête sur le côté, quitte à me brûler la peau sous sa poigne. « Je pourrais même te donner cette occasion, après tout, je vais là où tu ne pourrais entrer. » Puis je lui pris le poignet d'une main griffue, plantant les acérés dans sa chair si fort que j'en voulais que son sang s'en rejette. Perdant mon sourire pour un visage assombri, je repris dans le même chuchotement que lui auparavant, gardant la proximité. « Mais tu es bien trop idiot pour te prétendre assez fort. De plus je n'ai pas cru entendre un quelconque "s'il te plait". » Je décalai mon visage en arrière en le toisant du regard. « Alors tu peux toujours te brosser. » Je mentais. Je n'allais pas l'aider à s'introduire là où il aurait une infime chance d'assassiner mon amant. J'étais unique détentrice de ce droit. Que cela plaise ou non, à ce Kasanagi ou à Eiichiro.

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Mer 6 Sep 2017 - 4:40
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Elle ne cédait pas au plus grand désarroi de Kasanagi qui tremblait de désir de violence à la moindre des répliques de la kunoichi serpentine. La rétribution, voilà tout ce qu'il demandait. L'audace, voilà tout ce qu'il recevait. C'est du sang qui teintait les yeux du jeune homme tandis que de haine, il la contemplait lacérer sa chair de ses griffes acérées.

Il reconnaissait ce jeu provocateur qu'il exerçait de lui-même durant ses phases acrimonieuses, seulement, il n'était pas ici question de simplement déstabiliser l'autre. Il en voulait pour la hargne qu'il exerçait contre le Maître Yuki ainsi que les sévices qu'avait pu subir sa consœur. Seulement la personne en face de lui-même n'était guère en phase avec ses demandes et semblait vouloir uniquement être en antagonisme avec le petit diable qui demeurait fielleux. C'est de la rage liquide qui s'instillait dans ses veines tandis qu'il absorbait chacune des palabres de sa camarade avec une oreille ouverte à un mot sur deux.
« Me brosser ? »
Sa rancœur ayant atteint son paroxysme, c'est contre une bibliothèque encore intacte que la kunoichi fut plaquée dans un élan de violence. Les bouquins pleuvaient aux côtés des deux protagonistes qui se fixaient de plus bel.
« Pourquoi le soutiens-tu, chienne ?! As-tu seulement la moindre idée de l'état dans lequel je l'ai trouvée ? Abattue, vide, dénudée de la pire manière qui existe et criblée d'aiguilles à des endroits que dans toute ta putain de vie tu n'oserais imaginer ! »
Ressassant ces images parsemées de flashs consécutifs de la scène ce n'est pas de la haine, mais un profond chagrin qui habitait désormais la pie qui regrettait de n'avoir pu empêcher cette action. Néanmoins, la pause ne dura que quelques brefs instants et c'est sous l'image d'un Eiichiro aux mains rouges, colorées du sang vermeil de Shiori, que les pulsions lancinantes du jeune épéiste refirent surface, soutenant de plus bel la poigne soumise sur la jugulaire de la vipère.


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Mer 13 Sep 2017 - 21:10
Je ne comprenais pas. Comment en un jeune garçon il était possible de contenir tant de haine. Il n'était pas bien vieux et pourtant semblait se comporter en grande personne. Mais il n'avait pas dû comprendre, à son tour, que les convictions qu'il défendait m'étaient égales. Je me fichais de la cruauté d'Eiichiro. Je me fichais de ce qu'il avait pu faire à cette jeune femme, ma consœur pourtant. Je ne voyais que cette vengeance dans son regard et dans le mien, mais non pour les mêmes motifs. Il défendait la veuve et l'orphelin. Je défendais mes intérêts et mes effets. Bec et ongles, nous étions, semblait-il, prêts à beaucoup, et surtout au pire.

Sa poigne je n'en avais pas peur. Sentant les coins plus pointus d'une étagère de la bibliothèque qui me perfora la surface de ma colonne vertébrale, plus en une douleur interne qu'externe, je grimaçai et cette fois, la rage pouvait se lire dans mon regard. Ses mots étaient des poignards. Ils étaient les aiguilles qui avaient, paraissait-il, transpercé le corps de la Watanabe. Les aiguilles du Yuki. Un cœur chaud glacé par le sentiment de trahison. Qu'il arrête. Qu'il cesse de me dire tout ça. Je fronçai les sourcils et d'un cri hargneux je l'interrompis. « La ferme ! » D'une main je décochai également une gifle droite, franche, et bruyante. Sur la trajectoire de cette main je vins lui attraper le poignet pour faire appui sur ce dernier. Qu'il me lâche. Qu'il aille jouer ailleurs, je ne voulais plus. La gorge serrée et compressée, je me remis à tousser et d'une voix étouffée, je pestai à presque lui cracher au visage. « Il paiera ! Il paiera je te dis ! Qu'il crève ! Mais je me fiche de tout ça ! » Je fermai les yeux un instant pour faire remonter ces larmes de haine d'où elles venaient et sans même réfléchir je laissai cette même main qui l'avait violemment frappé pour venir attraper un kunaï dans cette sacoche dissimulée sous ma ceinture, pour enfin venir tenter de le planter au coude qui me maintenait s'il ne reculait pas dans l'immédiat.

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Mer 13 Sep 2017 - 22:00
...


Enfin... Kasanagi n'était même pas conscient du réel objet de sa rencontre avec la kunoichi pourpre. Lui qui se targuait d'être le bras vindicatif de sa consœur blessée n'était au final venu que pour une seule raison : Ce moment bien précis.

Un sourire s'esquissait sur le visage du jeune Yuki tandis qu'il l'observait craquer, se fissurer, laissant une faille permettant d'entrevoir sa peine colérique à l'égard du Chef de clan. Oui, il appréciait et grandement même. Là était la perversité de Tetsuko : pousser à bout ses gens, les voir se rompre afin de se délecter de l'odeur si gourmande d'un esprit qui se déchire. Mais il n'allait pas en terminer là, insatiable tel un avare déjà crésus, il en voulait encore plus. Il désirait la presser, recueillir tout son nectar avant de la laisser là, seule dans la bibliothèque, vide et sans-vie à l'image d'un marc de café.

Il savourait chaque instant, dégustant avec un plaisir fou le picotement de douleur naissant sur sa joue. Lentement, la pression qu'il exerçait sur elle devenait de plus en plus grande, lentement, il s'approchait, lentement, il l'enveloppait de son ombre afin de la faire plonger graduellement dans un abîme de tourment.

Soudain, une réaction, un kunai, une taillade. Ma main, du sang ? Voilà qui pimentait la situation avec un soupçon de menace à présent. Reprenant sa position sans attendre, il la provoquait de nouveau ne cherchant aucunement à se défendre d'un nouvel assaut. Sa main vint dès lors bercer le bas du visage de la kunoichi, lui portant en bouche le goût du sang qu'elle venait fraîchement de faire couler. Ironique, il n'était plus question de parler avec raison, d'ailleurs, il ne l'a sûrement jamais été avec elle.
« Et tu vas lui faire payer comment, hein ? En refusant de le prendre en bouche le temps d'une maigre soirée ? Tu n'es bonne qu'à te dandiner et à écarter les cuisses, petite catin. »
Maintenant la pression sur la mâchoire de Ueno, il continuait de la priver de sa parole tandis que ses lèvres s'approchaient désormais d'elle afin de lui porter ses mots pernicieux dans le creux des oreilles.
« Mais après tout, peut-être que le reste du clan Yuki pourrait en profiter, non ? »
Un rire, et il reprenait ses paroles tel un tortionnaire qui remuait le couteau dans la plaie. Tetsuko et Eiichiro étaient au final bel et bien fait du même bois, seulement, c'était plutôt sur la kunoichi pourpre que Kasanagi comptait porter la comparaison.
« Maintenant, montre-moi que tu n'es que sa pâle copie et enfonce donc ce kunai dans ma chair. Prouve donc au monde que Nakamura Ueno n'a rien à envier à son amant. Vas-y, plante-moi... plante... plante... Tu attends quoi ? PLANTE ! »
Il était confiant, elle n'aurait pas les couilles et il le savait que trop bien.


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Jeu 14 Sep 2017 - 2:16
Tout ça recommençait. Tout reprenait. Comme avant. Ce paysan étouffant dans ce sac de blé, ce sang sous mes mains il y a quelques années, la rencontre avec Eiichiro, et maintenant lui. Ce gamin pour qui je m'efforçais d'avoir autant d'estime que tout autre Kirijin, plus encore, que tout autre sabreur. Un confrère. Un enfant. Un gardien. Et maintenant un bourreau. Il n'était pas loin cet instant où je perdrais le contrôle. Il guettait. Il sifflait, ce serpent qui rampait dans mon esprit. Il me lacérait lui aussi. J'allais céder.

Mes yeux tressaillir lorsque je les rouvris. Ce contact m'envoûta. Mon souffle fort et pénétrant sur la commissure ouverte de sa main. Je le sentais. Sur ma peau, sur mes lèvres. Enivrant. Il était froid celui-ci. Il était fou. Le regard vide, je n'avais d'yeux que pour ce qui peignait l'échine fine de ma bouche, pourtant ils étaient virés sur les siens. J'attrapai son poignet subitement. Hors de question qu'il l'enlève. Je n'avais même pas entendu sa première phrase. Ou plutôt je n'avais aucune attention pour celle-ci. Je me contentai d'entrouvrir la bouche d'un petit centimètre. Mon cou ne fit qu'un demi-tour au dessus de mon buste. Il ne me lâchait pas. L'idiot. Plus que lui faire payer, j'allais lui faire goûter à ce qui est de pire que la vengeance. Allez petit oiseau aux ailes blessées. Es-tu prêt à jouer maintenant ?

Sa deuxième sentence eut plus d'impact. Elle me sortit de cette torpeur. Je déglutis. Le cerveau bouillonnant, je me crispai à ses mots. Il me prenait pour quelque chose que j'avais en horreur. Insolente petite chose. Proie alléchante. Mes crocs étaient de sortie, le regard assassin et larmoyant de haine. Je penchai la tête face à lui et poussai sur mes bras et mes pieds pour me rapprocher, que nos fronts se confrontent. Je n'avais pas peur Kasanagi. Et il n'y avait aucune différence entre nous. L'un tomberait ou tous les deux mais il semblerait qu'il n'en soit autrement.

La pression qu'il exerçait de par sa provocation, il n'aurait d'autres occasions. Et moi non plus. Je fis un large sourire derrière sa main, les yeux écarquillés. Le kunaï empoigné. La main tremblante d'excitation. La deuxième main lui lâchant le poignet. Dirigé sur son côté gauche, quelques centimètres de l'arme vinrent se planter lentement mais sûrement dans ses plumes. Pas suffisamment enfoncé pour venir chatouiller ses côtes, malgré mon autre main qui poussait derrière l'autre. Il lâcha son emprise. Tu voulais t'y frotter jeune garçon. Mais les reptiles sont bien trop souvent venimeux pour prendre le risque. Et tu l'as quémandé. Sombre égaré.

« Tu apprendras... » Les lèvres libérées de son infâme pince, je chuchotai suffisamment explicitement pour qu'il m'entende et me comprenne. « Qu'il ne faut pas offrir ce qu'il veut à un prédateur... » Je l'observai de haut. Dégainant d'une traite mon épée, celle qui nous rendait d'abord communs, et vint l'attraper par le cou, serrant l'emprise et portant le tranchant dangereux de ma lame sur le coin de sa joue, sans appuyer pour qu'il ne soit encore victime de mon poison. « Car il y prendra forcément goût. »

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Ven 15 Sep 2017 - 4:21
...


Il la pressurisait là depuis plusieurs dizaines de secondes tandis qu'il pouvait sentir ce changement âcre dans son attitude. Elle n'était pas si différente de lui au final, elle jonglait entre plusieurs masques et c'est lorsqu'il put observer son oeil à la fois si aigrefin et déterminé que c'est une vague de froid qui s'empara dès lors de Kasanagi. Pour la première fois depuis des lunes, il faisait face à un réel danger.
« Qu'est-ce que tu... »
Elle venait de commettre un acte qu'il n'avait aucunement prédit : une attaque aussi pénétrante que clémente. Le léger bruit de la chair qui se déchire était un bruit auquel Kasanagi était très familier, cependant malgré ça, il en restait inextricablement surpris et confus. Sa vision se floutait légèrement tandis qu'il sentait un léger filet d'air s'insinuait direct dans sa chair. Chienne... À peine eut-il le temps de poser la main sur le manche de son arme légendaire qu'elle le prenait déjà au cou, l'asservissant d'une main, le menaçant de l'autre. Même si la flamme de la haine avait quitté Kasanagi, il demeurait l'air fielleux, rancunier, ne souhaitant pas faire profiter sa consœur d'une seule once de pitié, d'un seul instant de faiblesse.

Sa dextre faisant pression sur sa blessure nouvelle, il demeurait orgueilleux et méprisant. Son impétuosité lui ordonnait de faire front, de prendre la lame à bras-le-corps et de maîtriser cette personne. Cependant, Sabreur de titre, il concevait que Dokueki ne portait pas son nom pour rien, et qu'une entaille proliférerait dans ses veines un venin aux propriétés inconnues pour le Chûnin.
« Une prédatrice ? Je réitère mes mots Ueno, tu n'es qu'une petite pute vénale... seulement toi, l'or que tu recherches tant n'est pas couleur blé... »
Relevant dès lors son bras de la plaie, c'est le liquide de la vie qui coulait désormais sur sa paume, traçant sa route sur son avant-bras avant de venir dessiner une flaque sur le sol qui s'incrustait dans les fissures du bois.
« Il est rouge écarlate, n'est-ce pas ? »
La pie était peut-être trop loquace mais elle était loin d'être dupe et avait à sa disposition une fourberie peu honorable. Délecter son ennemie de ce qu'elle recherchait tant ? Il n'en avait que faire.

Dans sa folie perverse, Kasanagi avait pu dès lors observer avec un oeil expert celle qui l'intriguait. Psychologue, il avait décelait ses petites failles, ses tocs, ses sensibilités émotives et schémas de pensées. Elle avait beau être une personne réactive, faisant preuve d'un bon instinct et d'une volonté quasi-inébranlable, elle était à l'image de Kasanagi, une kunoichi en proie à ses propres démons. Son fétichisme sanguin en était le point principal, de là, il n'y avait plus qu'à en déduire le reste en se basant sur les éléments annexes qu'elle dévoilait au compte-goutte. À n'en pas douter que lorsqu'elle était enfant, à la suite d'un incident mineur elle découvre l'excitation de consommer son propre sang. Dès lors, elle prend plaisir à s'adonner à cet auto-vampirisme, jusqu'au jour où cet attrait se tourne vers un autre individu et qu'elle commette son premier méfait. Est-elle passée par la zoophagie ? S'est-elle tourné vers les animaux une fois avant de se rendre compte que le plaisir n'était pas similaire ? C'est une possibilité. A-t-elle tenté de faire éprouver ce plaisir à une personne de son entourage ? C'était tout autant fort probable. Quoi qu'il en était, elle avait à Kiri de quoi facilement trouver un être aussi désaxé qu'elle afin de partager ce monde étrange. Psychose délirante ou réaction à un traumatisme d'enfance, les origines étaient multiples et n'importaient que très peu. Au final, seul demeurait cet attrait certain pour ce processus de manipulation qu'elle était utilisait pour assujettir ses proies, ou en devenir une. Elle prenait dès lors tout intérêt pour Kasanagi qui venait de trouver, en cette personne unique, un formidable sujet d'exercice.
« Regarde comment ça coule, tu ne trouves pas ça, poétique ? » interrogeait-il tandis qu'il retrouvait son attitude à la limite de l'euphorie.

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Lun 18 Sep 2017 - 19:43
Cette douce folie m'accueillait. Elle m'enivrait. Je la désirais, peut-être plus que n'importe quelle vengeance, plus que toute colère apparente. L'échine frissonnante d'une envie palpable du bout de mes doigts autour de sa nuque. Palpable depuis cette lame qui lui chatouillait près de l'oreille. Entendait-il comme moi ce sifflement envoûtant ? Entendait-il lui aussi l'appel du sang ? L'appel de la mort frappante. L'appel de la faim, celle d'un serpent qui ne voulait qu'une chose. Me voir plier. M'agenouiller. Car c'était lui le maître. Seul, il dominait les choses alors que d'une fraction de chakra insufflée dans ma lame, les yeux rivés sur ce pauvre garçon, il sortit ses écailles. Chaleur. Tendresse. Il se mit à enlacer d'un alanguissement indéniablement cruel l'enfant que je tenais là, devant moi. Et il frétillait lorsque sa tête, d'où sortait cette langue filandreuse, passa à l'opposé. Mon impuissance. Mon excitation de voir les crocs de mon reptile se planter dans sa chair. Qu'il le bouffe d'une violence impardonnable. Qu'il le défigure tel qu'il le mérite pour ses affronts. Qu'il le saigne. Qu'il le...

« Lâche. » Des mots sortis sans aucune conscience et pourtant si lourds de sens.

Bruissaient les mots de cet adolescent en perdition. Je les avais bien entendu, or sans même les comprendre jusqu'à maintenant. Il pariait la carte de la provocation. Et je jouais son jeu. Nous étions deux pauvres enfants émerveillés l'un l'autre par l'aliénation. Nous étions deux alliés qui se déchiraient mutuellement sans même en connaître les motifs. Nous étions deux animaux qui se disputaient une place sans gloire. Jusqu'à la mort. Mais pas aujourd'hui. Pas de ma main. Tu avais suffisamment profité Dokueki, alors pas cette fois. Pas encore une fois. Malgré ton entortillement, ton regard étroit sur le mien, je te faisais face. Mon fidèle ami. Ta langue suspendue dans la direction de cette fraîche peau pâle surplombée des cheveux de jais. Alors seulement il revint sur ses courbes, rentrant dans sa tanière pour redonner au katana sa forme unique et si banale.

Le regard vide, déviant sur ce qui fascinait mes tympans. Les gouttes de sang clapotant sur le sol boisé. Résultat d'une insouciance, la sienne. Résultat d'une désinvolture, la mienne. Ensemble nous ne faisions que des dommages collatéraux. La bibliothèque en pagaille, et maintenant parsemée de globules rouges. Je ne devais plus repartir. Il avait amené une vipère. Il avait mené ma propre débauche. Par ses mots, par ses gestes, il avait réussi à m'attirer plus encore en l'enceinte de l'enfer. « Ferme-la gamin. » Je rangeai ma lame dans un premier temps et lui lâchai le coup lentement. Difficilement. Les émeraudes franchement plongées sur ses azurs, je ne dégageai probablement plus rien. Ni haine, ni colère, ni tristesse, ni envie, ni excitation, ni soif. Je m'étais lassée de ce jeu. Pourtant j'avais bien ce compte à lui rendre. « Tu peux bien faire ce que tu voudras de ton ennemi, je m'en fiche. » Je me reculai en abaissant mon regard sur sa plaie. « Ton véritable ennemi. » De plusieurs balayages de la pointe de mon pied droit je dégageai la voie de tous les livres. « Tu dois d'abord te soigner. » Un revirement qui me coûterait probablement ma propre punition, mais ce qui était sûr c'est qu'il ne s'en sortirait pas aussi facilement. Jamais n'aurait-il dû m'affronter de la sorte. Après tout je n'étais qu'un mal qui s'efforçait de se rendre meilleur. Par tous les moyens. C'était un échec.

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Mer 20 Sep 2017 - 16:44
...


Le serpent ? Une vague de froid caressait le manteau de la pie qui, nonobstant les symptômes physiques, ne trépassait pas d'effroi. Qu'est-ce que tu attends, vipère ? Sa volonté masochiste était une ode perverse. Il voulait la voir tomber, il voulait qu'elle lui donne raison, qu'elle lui montre l’œuf démoniaque derrière la coquille, il voulait qu'elle craque et qu'il puisse, après avoir brisé sa volonté, lui briser le corps. Néanmoins, sous l'air intrigué de Kasanagi, la Nakamura ne s'écroula pas, bien au contraire, elle s'élevait dans la dignité et le respect.

Un sentiment de honte prit part alors à la petite pièce de théâtre.
Était-ce lui le désaxé ? Il se refusait d'accepter cette pensée qui trônait dans son esprit. Non ! Irrité, le Chûnin n'avait pas prévu la réaction de sa consœur. Tu fais la saine d'esprit ? Tu penses que je ne vois pas clair dans ton jeu ? Je sais qui tu es derrière ton masque, je sais qui tu es, je sais qui... Il pataugeait dans ses propres cognitions, dans ses propres réflexions. Car lui qui se targuait de la connaître, oui, lui, qui était-il au final ? Le calme dans le jeu de la vipère perturbait clairement la pie qui refaisait face à son désir de la briser, de parcourir son monde, de lui faire découvrir le sien et de l’assujettir à son joug en profitant de sa folie.

Le retournement d'attitude de la vipère avait fait son effet. Irrité, le jeune demeurait silencieux tandis que la bonne raison le punissait intérieurement.
« Mon véritable ennemi ? »
"C'est toi." avait-il envie de répliquer. Seulement, cet aspect inconcevable de la situation lui prouvait le contraire. Elle avait perdu aujourd'hui tout intérêt macabre à ses yeux pour au final s'élever moralement. La kunoichi avait su, à défaut de Kasanagi, reprendre le contrôle sur sa personne, agir comme une soeur d'arme raisonnable pour se dérober à cette situation chaotique. Il prenait dès lors conscience de son pêché, de son attribut malsain et de la ressemblance infecte qu'il possédait avec un être haï.

Sa main ensanglantée prit dès lors position sur la joue d'Ueno. Un geste qui signifiait fondamentalement le pardon du Yuki, mais qui restait sali par un soupçon perverti de la voir capituler face à ses pulsions. Néanmoins, les yeux de Kasanagi, malgré l'aspect perfide de son acte, demeuraient sincères eux. Il était abattu, il était désolé. Il s'en rendait compte, elle n'était pas celle qu'il avait machiavéliquement espéré, elle était bien mieux que ça.

Sa main écarlate reprenant position sur ses côtes, il maintenait la pression sur sa blessure avant de regretter un manque de sang.
« Tu n'es pas celle que j'ai vue à cet instant. Relevant le regard vers sa consœur, il reprit dès lors ses mots. Tu es mieux que ça.»

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Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Ven 22 Sep 2017 - 11:41, édité 1 fois
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Ven 22 Sep 2017 - 11:31
J'étais différente. Plus calme, bien que toujours aussi oppressée par cette envie insatiable. J'en avais jusqu'à la gorge sèche. Il était différent lui aussi, il virait de bord, il semblait se calmer. La tension palpable d'une spéculation malsaine s'estompait. Était-ce véritablement fini ? L'effort considérable que je dus faire coûta énormément à mon regard pour qu'il s'éloigne de tout ce rouge, pour que je puisse enfin m'en défaire. Trop envoûtant. Mais c'était déjà fini, et c'était déjà de trop.

Je n'osai reposer les yeux sur ce jeune garçon tandis que je m'abaissai pour ramasser les quelques ouvrages qui étaient simplement baignés dans le sang de mon coéquipier. Un raclement de gorge plus tard je me relevai avec ces derniers, prenant bien soin de ne pas replonger les mains dans le nectar humain qui les tâchait. Après tout était-ce véritablement cela qui me rendait aussi folle ? N'était-ce pas plutôt l'idée même de danger, de provoquer chez la victime, de cet esprit dérangé que semblait être le mien, un sentiment de crainte. Ou peut-être cette excitation que Yuki Tetsuko dégageait ? C'était incompréhensible et pourtant si évident. Semblables dans l'adversité de deux points de vue qui se diffèrent, et qui pourtant se complètent. Il grattait à la surface pour creuser et apprivoiser ce qu'il y avait profondément, tandis que moi, j'attaquais directement à la source. C'était la raison qui me poussa à ne pas lui donner de réponse à sa première question. Il serait trop facile de la lui donner. Après tout il s'agissait d'un oisillon qui devait encore apprendre. Il semblait m'avoir démasquée. Et j'avais bien voulu enlever ce masque de mon plein gré.

Puis il arriva de nouveau à me surprendre. Un simple geste. D'un unique touché il réveilla de nouveau le reptile que j'entendais chuchoter ses doux sifflements à mon oreille. Ce sang sur la main de la pie était froid. Il n'avait plus aucune chaleur, plus aucun intérêt pour lui, pour moi. Les sifflements cessèrent aussitôt. Et seulement alors je pus réagir en un mouvement de recul alors qu'il replaçait lui-même sa main sur lui. Il était mal en point. Si ce n'était rien de mortel, le coup de kunaï le faisait tout de même bien saigner, et ce qui était de ma faute, je devais en assumer les conséquence. Alors sans un mot de plus pour le jeune garçon, je vins me placer à l'opposé de sa blessure pour prendre son autre bras autour de mes épaules. « Je t'emmène à l'hôpital, alors cesse de bavarder petite pie. » Alors de mes propres forces je le supportais un minimum pour l'aider à avancer convenable et sans aucun mal.

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Lun 25 Sep 2017 - 16:15
...


De droite à gauche son œil sondait la pièce tandis qu'il prenait compte de la grièveté de son courroux. La bibliothèque avait été témoin et victime dans cette affaire, les étagères étaient au sol, les bouquins étaient écrasés et déchirés pour certains tandis que le parquet laissait désormais apparaître de nouvelles rainures, plus "artificielles" dirons-nous aujourd'hui. Ils n'avaient fait preuve d'aucune pondération l'un comme l'autre, s'étant allé à écouter leurs Moi perfides et profonds. Bien que quelques gerbes de sang avaient coulé et que quelques livres avaient connus les affres de la gravité, rien de conséquent n'eut lieu aujourd'hui. L’abcès qui rongeait leur relation a été crevé d'une façon inexplicable et voilà qu'elle prenait à présent soin de lui comme une sœur le ferait pour son frère. Hehe... Réel ricanement ou réaction nerveuse, lui-même ne savait guère comment réagissait son corps à ce moment-là. Il était à la fois perturbé et rassuré, le cul entre les deux chaises de la confusion et de l'amertume.

Il était perturbé, comme un enfant qui n'avait pas les outils pour comprendre une situation paradoxale. Il était censé tout comprendre, c'est de cette manière qu'il se caractérisait, seulement il avait en face de lui aujourd'hui une personne qui ne répondait pas aux stéréotypes construits. Elle était déviante, étrange et caractérielle. Si les circonstances eurent été différentes, il aurait pu même la caractériser comme aberrante, mais au fond de lui s’immisçait l'idée qu'en elle, demeurait une personnalité bienveillante en pleine contradiction avec la vipère qu'il avait pu voir dans la demeure de la Shodaime.

C'est donc avec l'esprit brouillé qu'il laissait de côté son honneur meurtri afin de la laisser le supporter. Marchant à pas raisonnable vers la sortie de l'édifice, son regard, entêté à vouloir la percer à jour, s'attardait sur les traits de son visage camouflé de quelques mèches.

Un jour je t'arracherai tes écailles petite vipère. Un jour, je ferai connaissance avec le dragon qui se dérobe derrière cette mue. Un jour, nous nous rencontrerons.

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Le Grand Dojo des Épéistes [Portes Ouvertes]

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