Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez

Requiem d'une fleur [Libre]


Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Ven 31 Mai 2019 - 23:29

« Tu ne comprends pas. Ça ne peut pas attendre. Je dois voir le conseil et le Tsuchikage immédiatement. »

Après la bataille de Kumo, que Taishi préférait nommer comme « L’Émergence », l’Hayai s’était mis en route immédiatement pour rejoindre Iwa, mais la fatigue des combats l’avait obligé à ralentir et partager ses déplacements en plusieurs plus modestes afin de ménager son chakra déjà mis à rude épreuve. Ce qui aurait été très rapide avait fini par prendre quelques heures, ce qui restait extrêmement rapide, du moins selon les opinions. Le résultat, c’est un Taishi aux traits encore plus fatigués que jamais si c’était même possible, son manteau vert toujours aussi poussiéreux et couvert de taches de sang par endroits – au moins, cette fois ce n’était pas le sien.

Les signes d’une bataille ici-même étaient impossibles à ignorer. Quelque chose avait tenté de détruire Iwa. Encore cette fanatique de la dernière fois ? Peut-être, mais il ne connaissait pas de lumière capable de faire un immense cratère comme il avait remarqué, près des murailles.

Le village semblait en ébullition, toujours en proie à une certaine panique de ses habitants. Les murailles semblaient désertes, signe que des shinobis avaient été impliqués dans des combats et n’en étaient pas sortis indemnes. Mais Iwa était toujours debout, et un drapeau du Teikoku ne flottait pas sur les remparts. C’était un point de départ.

Ce qui ne l’était pas, c’était ce garde qui refusait de le laisser entrer à la porte d’Iwa, manifestement un genin qui avait été placé dans un rôle pour remplacer quelqu’un d’autre et qui improvisait, conséquemment. Il essayait de le convaincre depuis dix bonnes minutes, et c’était dix minutes de trop.

« Le village est en état d’urgence. Aucun non-iwajin n’entre ! »

« J’ai un accord du Tsuchikage pour circuler dans Iwa. Tu me reconnais, non ? »

« Le Tsuchikage… Le Tsuchikage ne veut aucuns étrangers actuellement ! Et surtout pas un traitre. »


Taishi ouvrit la bouche, la referma. Il en avait marre. Plan B...

« Recule un peu, dans ce cas. »

« … Hein ? »

« Tu vas comprendre. »


Le nukenin fouilla dans sa poche pour sortir un parchemin. Il y eut des cris alertés, quelqu’un n’aimait pas ce qu’il faisait. Le cliquetis métallique des armes alors que d’autres gardes convergeaient vers le supposé intrus. Des sifflements sonores, et l’Hayai qui déviait quelques shurikens avec le kunai verdâtre dans sa main avant d’en poser la pointe sur le parchemin, y insérant son chakra.

Il y a eu un nuage de poussière alors que le parchemin s’activait, ramenant les objets qui y avaient été scellés. L’air se dissipa, révélant des iwajins partout autour de lui, prêts à attaquer. Il n’allait pas les empêcher. Nul besoin.

Il posa la main sur le bois travaillé de la calèche sur roue, un chariot simpliste qu’il avait acheté à un fermier dans un village du pays des nuages. Mais ce n’était pas ce qui retenait l’attention.

C’était les deux corps allongés sur celui-ci. Un drap avait été posé sur les cadavres, le meilleur gage de respect que Taishi ait pu trouver en attendant une sépulture décente. Il avait fait de son mieux avec ses moyens limités… Mais les visages restaient partiellement exposés. Leur état de mort, cependant, ne faisait aucun doute.

Le garde genin, qui avait été jeté au sol par l’apparition du chariot, venait de se faufiler entre deux autres shinobis, manifestement confus et en colère à la fois. Mais son visage devint de marbre alors qu’il s’approchait du chariot, fixant les corps.

« Es-ce que… Es-ce que c’est…. »

Des murmures dans l’attroupement qui enflait alors que d’autres badauds approchaient, curieux de savoir ce qui se passait. Taishi ne répondit pas au jeune shinobi. Avait-il vraiment besoin de le faire. Quel shinobi dans cette cité ne pouvait pas reconnaître la belle et influente Naari Etsuko ? Et à moindre échelle, son partenaire samuraï ?

« Le temps presse. Ouvrez cette fichue porte, trouvez Hyûga Toph ou son partenaire, Konran Tenzin. »

Taishi ne savait pas grand-chose de ce qui avait eu lieu ici, mais il n’avait aucun doute que l’adolescente frustrée ou son animal de compagnie à la faux y avaient survécus.

Il entendit des sanglots éclater quelque part autour de lui, et le nœud dans sa propre gorge se serra.

Quelqu’un venait de comprendre la réalité.

_________________
I'm done apologizing for who I am, Invité.

Taishi's Theme : Flying Green Light.
Requiem d'une fleur [Libre] 56132_s
#GLOUBAFETT (Click)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t363-hayai-taishi-termine

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Sam 1 Juin 2019 - 15:44
Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis les derniers évènements à Iwa, et bien que le village était toujours en alerte rouge, les choses semblaient s'être un peu calmées. Tous les prisonniers se trouvaient à présent en prison, les blessés à l'hôpital, et chaque shinobi du village qui étaient encore disponibles avaient pris part à la stabilisation du village très à coeur. Pour ma part, je n'étais pas membre du Shishiza ni un ninja médecin, ma place se trouvait donc avec les autres shinobis afin de recueillir le reste des blessés, et reconstruire au mieux le village. Par ailleurs, il allait bientôt falloir qu'on discute d'une chose importante. Bien que pour moi c'était encore tôt, je savais pour autant que le village de la Roche avait besoin d'un leader et que notre situation une nouvelle fois précaire ne pourrait pas durer. Cependant, à chaque fois que je pensais aux derniers évènements, ma gorge se nouait et mon coeur se serrait.

Les choses se déroulaient plutôt bien, jusqu'à ce qu'un shinobi -un genin si je ne me trompais- s'approche de moi rapidement avec sur son visage un air affolé. Immédiatement, je fronçai les sourcils alors que j'attendais les nouvelles qui venait visiblement m'apporter. Ça n'augurait rien de bon.

-Tenzin-sempai ! Un inconnu est aux portes du village, il demande à vous voir...

-Un inconnu ? Il n'a pas donné son nom ?

-Ah...non, mes excuses Tenzin-sempai. Je n'ai pas son nom. Mais il vous a spécifiquement demandé, vous et Toph-sempai. Il dit avoir un accord avec le Tsuchikage. Il a transporté un chariot...Avec deux corps dessus...C'est...

A l'évocation des deux corps, mes yeux s'écarquillèrent de surprise. L'expression triste sur le visage de l'Iwajin ne laissait aucun doute sur le fait que ces personnes étaient certainement des nôtres. De nouveau, un grand serrement au niveau de ma poitrine me coupa le souffle. Pendant une fraction de seconde, je revis les pétales de fleurs devant le magasin d'Etsuko-sensei s'envoler, et mon pressentiment ne se fit que plus fort. Il n'y avait pas une seconde à perdre. Je plissai les yeux et serrai les dents.

-Va retrouver Toph, dis-je d'un air sombre.

Et je partis immédiatement en direction des portes du village situé aux Crocs Rocheux. Je me déplaçai rapidement sur les toits des maisons, préférant conserver le chakra que j'avais récupérer après mon combat d'il y avait quelques heures au cas où si la situation le nécessitait. J'arrivai au niveau des Crocs Rocheux en quelques courtes minutes. Le spectacle qui s'offrait à moi représentait tout le stress et la tension qui planait sur le village après ces évènements. Une flopée de shinobi de la Roche qui encerclaient un homme dont je reconnus la morphologie et les habits qu'il portait aussitôt que je le vis. Après tout, c'était exactement la personne que je m'attendais à voir au vu de la description du ninja qui était venu m'avertir. Peu d'autres shinobis correspondaient à cette description. D'un bond, j'atterris quelques mètres devant l'ancien Tengu, le regard sérieux mais empreint d'une certaine fatigue. Je m'étais positionné entre les shinobis de la Roche toujours en alerte et l'ex-Iwajin afin d'entamer la conversation. Ma faux était dans mon dos, mais je doutais avoir besoin d'elle à cet instant.

-Tu reviens en des temps bien troubles, GRIM... Ce n'est pas la meilleure période pour...

Mes paroles moururent entre mes lèvres alors que mon regard se posait sur le chariot derrière le shinobi. Deux corps étaient partiellement dissimulés sous un drap blanc, comme dits précédemment par mon subordonné. Cependant, je reconnus immédiatement le visage et la chevelure de la cheffe du Shishiza, Etsuko-sensei. Mes yeux s'écarquillèrent alors rapidement avant que la tristesse ne dévaste mon coeur et emplisse mon regard. D'un mouvement vif, je me rapprochai de la charrette pour mieux observer les corps en passant à côté de Taishi, mais je savais déjà ce dont il en retournait. J'avais remarqué de là où j'étais la pâleur anormale de leur visage, et l'absence de mouvement soulevant le drap au rythme de leur respiration. L'autre corps n'était autre que Shin, un autre shinobi de la Roche avec lequel j'avais eu l'occasion de faire des missions. Un shinobi talentueux, qui s'était reconverti à l'art des samouraïs après un passé sombre de nécromancien. Je serrai les poings et fermai les yeux, tentant de contenir le chagrin qui m'envahissait. Iwa avait ce jour perdu bien plus que simplement son Kage, et notre perte déjà lourde ne faisait que s'accroître.

Après quelques secondes, je me ressaisis et fis face à nos hommes. J'étais certainement le plus gradé aux alentours, et de ce fait, j'ordonnai aux autres de ranger leurs armes et de nous laisser pénétrer au sein d'Iwa. La moindre des choses étaient d'offrir l'hospitalité à celui qu'on avait autrefois surnommé GRIM au sein de ces murs, celui qui avait en plus de cela -selon certains dires- protégé Iwa contre une Fanatique qui était venu réclamer le sang de nos terres. Je fis alors signe à Taishi de me suivre à l'intérieur du village. Pendant ce temps, je ne pus empêcher la tristesse de se transformer en colère, et mon esprit marchait à plein régime alors que nos pas passaient la porte. Etsuko et Shin avaient été envoyés en mission diplomatique à Kumo, alors que faisaient-ils ici ? Ramenés, morts, par un ancien Tengu. Malgré le sang qui ne semblait pas être le sien, je doutais que ce soit lui l'investigateur de cette tragédie. Malgré le peu de confiance que je lui accordais, tout portait à croire que c'était un ninja avisé. Il n'aurait pas commis ce genre d'erreur. Alors Kumo nous aurait trahi ? Je ne savais pas, mais il était temps de commencer à poser les questions. Je me retournai alors vers l'homme au manteau verdâtre, et d'une voix faussement calme d'où perçait les tumultes du vent, je lui posai donc la question qui me tardait tant de poser.

-Toph devrait être en chemin. Alors dis moi, que s'est-il passé ?

_________________
Let go your earthly tether. Enter the void. Empty, and become wind...
Requiem d'une fleur [Libre] Tenzin10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3535-le-livre-de-tenzin#26739

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Sam 1 Juin 2019 - 21:42
Il était tombé, comme une souche, dépossédé de toute énergie, forcé au repos après avoir requis des explications sur ce qui s’était passé en beuglant comme un ours au milieu du commissariat. Un commissariat en ce moment particulièrement peuplé, qui s’était improvisé centre de gestion de crise et où les allez-venus s’étaient faits particulièrement denses et soutenus. Et ce fut au sein même de ce commissariat que Yanosa avait tourné de l’oeil, non sans avoir par mégarde fait étalage de quelques transformations Doton qui lui avait involontairement coûté le peu de chakra qu’il était parvenu à régénérer depuis sa victoire avec Musashi sur les remparts. Sans qu’il sache vraiment qui, on l’avait alors conduit dans une salle de repos improvisée, elle aussi, où il dormit tout son saoul pendant plusieurs heures. Il n’avait, après tout, qu’une petite égratignure au mollet et une entaille au torse, et ne nécessitait donc aucune attention particulière, ce qu’il reçut ni plus ni moins. Aucune attention.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, il crut avoir vécu l’un de ses rêves, ceux dans lesquels il revivait ses échecs passés, mais il se souvenait cette fois avoir triomphé. Il recomposa alors rapidement les faits pour se situer dans le réel, se souvenant de son combat aux côtés de Musashi, de l’explosion… de la mort du Yondaime. Voilà pourquoi il n’était, finalement, pas si satisfait, voilà pourquoi il avait cet arrière-goût amer dans la bouche. La défaite de Kyoshiro était la sienne, mais elle impactait tout Iwa d’une façon ou d’une autre. Se redressant sur la couchette de fortune d’un bond en saisissant ses genoux, l’Oterashi peina à accepter la réalité, mais se fit violence. Il serra les dents en se remettant debout tout à fait, grimaçant de douleur en sentant à nouveau ses cicatrices le tirailler de toutes parts, et regarda autour de lui. L’effervescence ne semblait pas vraiment s’être calmée, mais les urgences semblaient traitées. Pragmatique, une fois bien revenu à la raison, le pugiliste alla s’enquérir de la situation auprès d’un gradé : il ne serait pas dit, à présent qu’il avait récupéré quelques forces, qu’il n’aurait pas aidé ses concitoyens à gérer cette crise.

Car si les attaquants avaient bien tous été repoussés ou vaincus à l’heure qu’il est, cela ne voulait pas pour autant dire que personne n’avait plus besoin d’aide. Les civils, dans ce genre de situation, étaient pour ainsi dire sans défense. Ils acceptaient cette vie et ses dangers, bien sûr, mais il était également inscrit dans la morale collective que les shinobis d’Iwa leur devait la protection la plus absolue, et seule la sécurité du Pays de la Terre dans son ensemble pouvait primer sur les vies des citoyens du village. Aussi, le guerrier aux cheveux rouges une fois les informations dont il avait besoin récupérées, se hâta de sortir du commissariat pour aller se rendre utile. Près des Crocs Rocheux, semblait-il, plusieurs assaillants étaient parvenus à causer de sérieux dégâts matériels, et des vies pouvaient encore être mises en péril. Ménageant ses forces au minimum, Yanosa sprinta donc vers les limites du centre ville pour atteindre les alentours des Crocs, et se retrouva bien vite devant un dilemme, au détour de deux ruelles étroites.

Sur sa droite, un enfant appelait quelqu’un, sous des décombres poussiéreux, penché vers un trou de souris. Sur sa gauche, une femme criait faiblement, pointant son doigt fébrile vers une fissure qui courait le long du mur juste à côté d’elle. Un rapide coup d’oeil fit comprendre au pugiliste que le mur en question était sur le point de s’effondrer et que la femme d’un certain âge, blessé à la jambe, avait été soignée dans l’urgence et laissée sur place. D’un bond, l’Oterashi se précipita vers elle en faisant passer son bras sur ses épaules et bondit vers l’artère principale : derrière lui, le bruit du craquement s’intensifia, et il eut à peine le temps de tourner la tête pour voir le mur tomber en morceaux, là où se trouvait l’iwajin quelques secondes plus tôt. Fautes de mieux, il la rallongea au sol, à l’abri de tout autre aléa, et courut voir le garçon qui appelait toujours en criant vers l’ouverture. Le bambin de six ans au plus en appelait après son père. Le Genin d’Iwa posa une main rassurante sur son épaule, tout en déployant ses sens, auditifs notamment, pour percevoir toute aura de vie qui aurait pu se trouver sous les décombres sur lesquels criait l’enfant. Mais rien. Absolument rien. Sa main, sans qu’il ne s’en rende compte, s’était resserrée sur l’épaule menu du garçon. Ce dernier savait sans doute déjà, au fond de lui, et tout ce que pouvait faire Yanosa, c’était l’accompagner.

Il l’aida à se redresser, à avancer, à se tenir debout, sans un mot, laissant la poigne de ses mains sur ses épaules et son bras lui communiquer ses condoléances. Et alors qu’ils rejoignaient la plus grande artère, une sorte de cortège impromptu captura l’attention du pugiliste, qui tenait toujours l’enfant devant lui pour l’aider à marcher. Une charrette, tirée par un homme qu’il reconnut aussitôt, et à ses côtés, entre autres shinobis curieux, un autre jeune homme qu’il connaissait encore bien mieux. Tenzin… et Taishi. Patiemment, sans vraiment comprendre ce que cette scène pouvait signifier, il les laissa venir à lui, tout en restant sur le côté de la rue difficilement praticable. Il adressa un regard dubitatif à l’homme aux kunai verts lorsqu’il arriva à sa hauteur, ainsi qu’un hochement de tête à son senpai.

« Tenzin, qu’est-ce qu'il…. »

Dans la charrette, sous des draps blancs souillés, des silhouettes. Et, à y regarder de plus près, des visages. Yanosa voulut masquer instinctivement les yeux encore chargés de larmes du garçon calé contre sa hanche, mais se ravisa. Si il voulait voir, si il devait voir, alors il verrait.

« Etsuko...senpai… »

L’autre faciès ne lui était pas connu, mais les faits étaient assez clairs pour que ces deux corps ravivent en lui un sentiment de rage sans borne et sans frontière. Naari Etsuko, la médecin qui s’était occupée de son traitement, de sa convalescence, de son suivi médical, autant dire, la personne à qui il devait certainement une bonne part de son rétablissement, cette jeune femme, la voilà qui était morte. Le regard de l’Oterashi en dit long sur son incrédulité, alors qu’il braquait à nouveau ses yeux dans ceux du mercenaire, dont la présence ici semblait en tout point étrange.

« Elle… ils n’étaient pas au village, alors… Comment… ? »

Les mots lui manquaient, trop concentré qu’il était sur la gestion de ses émotions volcaniques. Et sans y penser, soutenant toujours le garçon à son côté, il se mit à suivre le cortège, attendant qu’on lui explique, attendant, au fond, que quelqu’un lui donne une cible, sur laquelle il pourrait déverser toute sa colère.


Dernière édition par Oterashi Yanosa le Dim 2 Juin 2019 - 15:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Dim 2 Juin 2019 - 1:07

¤ IWAGAKURE NO SATÔ ¤
Requiem d'une fleur


Requiem d'une fleur [Libre] Iwa12

------------------------------------------------------

L’épéiste se trouvait en compagnie de sa bien-aimée, patrouillant, en effet, dans les rues de la citadelle d’Iwa pour pallier au manque évident d’effectif engendré par la guerre. S’il était certain que nos deux amoureux eussent bien été secoués par les événements récents, auxquels ils cherchaient encore vainement des explications, ils n’en restaient pas moins des shinobis, forcés donc de mettre leurs craintes et doutes de côté pour accomplir leur devoir.

Ainsi, nos deux protagonistes se tenaient l’un à côté de l’autre, guettant la moindre occasion pour venir en aide aux autres. Ils firent face à quelques débris par-ci et là, obstruant la voie publique, et deux-trois « voleurs » qui cherchaient à profiter du chaos pour s’accaparer quelques sachets de denrées alimentaires, en soi rien de bien grave. Bref, la situation était parfaitement sous contrôle, ce qui rassurait grandement les quelques civils du coin, certains pleurant encore leurs morts, tandis que d’autres fussent encore sous le choc. Musashi n’avait pas l’intention de jouer au psy, ce n’était pas son rôle, il se contentait, par conséquent, d’avancer et d’accomplir son devoir, sa mission, une mission temporaire, le temps que les choses reviennent à la « normale ».

Alors qu’ils avançaient, se dirigeant sereinement vers les crocs rocheux du village, lieu ayant malheureusement subi des dégâts plus ou moins importants, le manieur de cristal ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour sa bien-aimée. C’était une inquiétude tout à fait légitime, et ce d’autant plus maintenant qu’ils partageaient le même appartement. Pour autant, le Han ne laissait rien transparaître, jetant un bref coup d’œil de temps à autre à sa partenaire pour s’enquérir de son état, qui, visiblement, s’était quelque peu améliorer par rapport à quand il l’avait retrouvée dans sa maison, en grande partie détruite par les affrontements qui eurent lieu dans les rues commerçantes.

Quoi qu’il en fût, ils poursuivaient toujours leur patrouille, venant en aide à ceux qui en avaient besoin, jusqu’à ce qu’un événement pour le moins curieux attirent leur attention, du moins celle du manieur du cristal. Il s’arrêta net, apercevant quelques têtes qui lui étaient connues, l’une d’entre-elle le surprit au plus haut point, comme pouvait le témoigner ses yeux grandement écarquillés.

Pourtant, depuis ce qui était communément appelé « la résonance », Musashi éprouvait des difficultés à exprimer ses émotions, mais il fallait croire que la présence de cet homme, tirant une drôle de charrette derrière lui, ne pouvait le laisser un indifférent, oh que non. Il s’agissait après tout de son Senseï. Certes, il ne le connut que peu de temps, mais le manipulateur de Shôton se souvenait parfaitement de la plupart des mots proférés par celui qui était autrefois Chûnin d’Iwa, des mots riches en enseignements, faisant encore aujourd’hui, par moment, cogiter le Han. Taishi, c’était bien lui, il n’y avait aucun doute là-dessus. Il était parti comme un voleur, sans laisser le moindre message, sans tenir sa parole, et pourtant Musashi avait tout fait, jusqu’à s’humilier en public pour que celui qu’il considère comme son professeur l’accepte en tant qu’élève. Sans les conséquences de résonance, qui semblait étrangement avoir rendu notre protagoniste plus rationnel, à défaut de pouvoir le réduire en cristal, comme ce fut le cas de certaines personnes, l’épéiste en aurait sûrement voulu à l'Hayai et lui aurait probablement demander immédiatement des explications.

« Tu viens Aimi-chan, il se passe quelque chose là-haut. » Fit-il, en marchant sereinement vers le rassemblement.

Outre Taishi, il y avait également l’Oterashi, un autre Genin que Musashi considérait comme son compagnon et aux côtés de qui il avait affronté un adversaire qui lui donna beaucoup de fils à retordre. Fort heureusement, les deux hommes purent venir à bout de leur ennemi, tous les deux défaits au-dessus du rempart, désormais enfermés dans une cellule sous haute surveillance. Leur victoire était en grande partie dû à l’adepte du Taijutsu, car sans son intervention, Musashi n’aurait certainement pas vaincu son adversaire. Rien que pour cela, l’Oterashi méritait d’être promu au rang de Chûnin, car d’une certaine façon c’était lui qui était venu à bout de leurs deux principaux adversaires.

« Taishi…senseï… » Lança l’épéiste, alors que Yanosa venait de formuler une interrogation.

Après deux, trois secondes à fixer le Hayai, le regard du Han se tourna vers l’Oterashi, le saluant très discrètement, puis enfin vers le troisième individu qu’il ne connaissait pas. Il s’inclina légèrement pour le saluer également. Enfin, il remarqua les corps, il en avait fallu du temps, mais il finit immédiatement par comprendre ce qui se passait… Etsuko, la cheffe de la police, bien connue par la plupart des Iwajins était visiblement décédée. Comment était-ce possible ? L’autre individu lui était inconnu, mais à en juger le visage des autres, il restait un shinobi du village, occupant peut-être un rôle important aussi, qui sait.

Quoi qu’il en fût, il y avait une chose que le Han avait du mal à comprendre : pourquoi est-ce que Taishi traînait les corps de ces Iwajins avec cette charrette ? Qu’en était-il de son pouvoir ? D’où venait-il ? Où était-il parti ? Pourquoi était-il revenu ? Seulement pour rapporter les corps ? Que s’était-il passé ? Tant d’interrogations, et pas l’ombre d’une réponse…

« Taishi-senseï, que s’est-il passé ? » S’enquit-il, alors que son visage demeurait neutre, contrairement à ses compères.

Musashi se décala alors légèrement pour laisser éventuellement la possibilité à Aimi d’examiner les corps des Iwajins, si besoin, faisant par ailleurs signe à Taishi de lui remettre la charrette qu’il comptait tirer pour lui alléger son fardeau, si tant était qu’il était réellement affecté par la mort de ces Iwajins et qu’il était fatigué par le long voyage qu’il semblait avoir effectué...




_________________
Requiem d'une fleur [Libre] Musa

« Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5820-han-musashi-une-existence-aux-lourdes-consequences-fini#47387 http://www.ascentofshinobi.com/t6453-han-musashi-carnet-de-route#53995

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Dim 2 Juin 2019 - 11:31


Requiem d’une fleur




Les deux iwajin s’éloignaient petit à petit du cœur commerçant et donc de la défunte boutique de la famille. La rousse s’était contenté de récupérer une photo d’un cadre brisé où se présentaient ses parents et elle, seule chose qu’elle voulait conserver de tout cela. Après s’être un peu reposé aux côtés de son compagnon et avoir repris ses esprits, son chakra médical ne faisait plus des siennes et elle était soulagée de voir qu’elle n’allait pas devenir folle. En fait, c’était surtout grâce à l’arrivée du Han, sans lui, elle ne savait pas ce qu’il serait advenu de sa personne. Enfin, même si les deux amoureux avaient besoin de comprendre ce qu’il se passait, ils n’en oubliaient pas leur devoir.

La chaleur régnait au sein de la cité de la Roche qui avait subi un assaut des plus conséquents, si la jeune femme pensait que la village terminerait dans un état lamentable, les dégâts n’étaient pas si importants en fait, et heureusement. Marchant l’un à côté de l’autre, cherchant à porter secours à n’importe qui, la jeune femme reprenait doucement du poil de la bête, mais tout cet épisode l’avait vraiment touchée et son cœur pleurait toujours intérieurement, aucune trace de son paternel et sa maison était dans un état lamentable. Fort heureusement, Musashi avait là et lui avait proposé de venir chez lui, chose qu’elle avait acceptée sans rechigner, bien trop épuisée pour sauter de joie ou s’empourprer. S’ils vinrent en aide à des personnes blessées, coincées sous les gravats, avaient stoppé des individus mal intentionnés qui profitaient de la pagaille pour voler, rien de bien spécial s’était trouvé à l’horizon. Aimi n’avait pas le cœur à réconforter les personnes sous le choc ou paniquées, elle se contentait de poser une main avisée sur leur épaule et de leur offrir un sourire bien triste.

Les deux protagonistes se dirigeaient à pas tranquilles vers l’entrée du village, l’endroit de l’explosion n’était pas très loin et les dégâts étaient bien plus importants. La Chiwa ne manquait pas d’attraper l’avant-bras du blond lorsqu’elle faillit trébucher, se remettant doucement de tout ce qu’il s’était passé quelques minutes plus tôt, si elle pouvait remarquer ses coups d’œil, bien qu’il semble cacher son inquiétude pour elle, la kunoichi lui offrait des petits sourires pour le rassurer. Même si elle ne voulait rien lui cacher et qu’il était normal de se partager les choses, ce n’était pas le moment pour lui partager son chagrin et sa peine, ils avaient bien plus important à faire.

Alors qu’ils continuaient leur chemin, l’arrêt total du manipulateur de cristal la força à en faire de même alors qu’il fixait un endroit précis. Faisant la même chose, la jeune femme plissa les yeux pour reconnaître le visage de l’Oterashi qui semblait suivre d’autres personnes ainsi qu’un convoi. Si le Han semblait surpris par une silhouette, la Chiwa en fut aussi stupéfaite, reconnaissant entre mille, la personne qui poussait la charrette. Cet homme aux deux bouches incrustées sur les bras, ce brun si mystérieux qui avait tant intrigué la jeune femme. Ce déserteur qu’elle avait pris en main, après s’être retrouvé dans un état pitoyable, s’étant battu aux côtés de Yanosa contre cette fanatique. Hayai Taishi, si elle se souvenait bien. Leur échange avait été surprenant, la rousse connaissait le grand secret de cet homme et n’oubliait pas non plus qu’il aurait pu se faire exploser et elle avec.

Le rubis posa une main instinctivement sur sa sacoche, se souvenant aussi du kunai brisé au halo verdâtre qu’il lui avait laissé avant de disparaître d’un coup, la laissant avec pleins de questions en tête. L’Eisei nin était tout de même contente de voir qu’il était encore en vie, mais que faisait-il ici ? Avec tout cet attroupement ? Les mots de Musashi la firent sortir de ses pensées, n’arrivant tout de même pas à décrocher son regard de l’Hayai, fixant ses deux bras, elle se demandait s’il avait trouvé des réponses à sa quête personnelle. Secouant vivement la tête, elle sourit doucement au Han, qui se demandait sûrement pourquoi elle était si perturbée, bien qu’elle ait vu que lui aussi semblait interpellé par cette foule.

Se rapprochant du groupe, Aimi pouvait apercevoir Tenzin, le jeune homme possédant une chevelure aussi belle qu’un saphir, qu'elle avait rencontré au commissariat, ayant apporté les premiers soins au Hyuga. Ils avaient un air peiné mélangé à de l’incompréhension et de l’injustice. Alors qu’il se rapprochait, leur présence incita tout le monde à s’arrêter, forçant la rousse à lâcher le bras du Han. Sensei ? Dans une autre situation, la kunoichi aurait regardé le blond avec de gros yeux, alors Taishi était son maître ? Trop d’informations arrivaient dans sa tête, qu’est-ce qu’elle ignorait encore ? La genin se contenta de s’incliner légèrement avant de s’attarder sur le brun aux kunais étranges.


« Tai…Taishi-san ? » Glissa-t-elle dans un murmure presque inaudible que les avisés auraient pu entendre.

Tout comme Musashi, la doucereuse porta son attention sur la brouette qui semblait porter deux corps, sans vie. Un regard triste s’emplit sur son petit minois, des morts, encore… Que faisaient-ils ici ? Les noms d'Etsuko et Shin semblaient sortir des murmures des habitants qui traînaient aux alentours, chuchotant des paroles incompréhensives. Si Aimi n’avait jamais rencontre ces deux personnes, la réputation de la Naari la précédait et Iwa venait de perdre deux éléments très importants. Mais comment ? Qu’avait-il bien pu se passer ? La Han se décala pour laisser la médic-nin, hochant de la tête et gardant un visage indifférent alors que ses pupilles écarlate ne cachaient pas la tristesse qu’elle éprouvait, ses larmes ayant séché sur son visage de porcelaine.

La Chiwa se rapprocha des deux corps, s’inclinant respectueusement de nouveau face aux deux shinobis, c’était son rôle de médecin après tout de vérifier l’état des corps, ne sait-on jamais. Soulevant les draps de la tête à la chevelure blanche, discrètement, sans en faire voir plus à la foule, la rousse constata très vite l’entaille mortelle sur sa carotide, cet acte si barbare… Et l’état de son accoutrement qui prouvait qu’il avait mené un combat de taille, plus aucun pouls. Reposant le tissu, elle fit de même sur la magnifique défunte, quelqu’un avait pris soin de nettoyer leur corps, mais on pouvait nettement voir des traces de brûlures et cette incision brouillonne sur son cœur, coup qui était sans aucun doute mortel. Le visage fermé, la douce reposa le drap avant de reculer de la charrette et de porter un regard pleins de sous-entendus à l’Hayai.


« Je ne sais pas quel combat acharné, ils ont menés Taishi, mais il faut que tu nous expliques ce qu’il s’est passé, ces coups mortels sont vraiment barbares. »

Prenant son rôle de médecin très au sérieux, on pouvait voir un tout nouveau visage de l’Eisei Nin, prenant sa responsabilité très au sérieux. La rousse se rapprocha de Musashi, son visage s’adoucissant automatiquement lorsqu’elle posait son regard sur lui. Cela, elle ne pourrait jamais le changer.

« Il faut emmener les corps à l’hôpital, je ne sais pas depuis combien de temps, il les accompagne, mais je constate un début de rigidité… »C’était très délicat de parler en ces termes face à des personnes qui ne devaient pas tout comprendre, mais il fallait emmener les corps à la morgue, avant qu’une odeur de mort prenne le nez de tout le monde. La rousse se tourna vers Yanosa et le shinobi qui les accompagnait. « Profitons de cette marche jusqu’à l’hôpital pour les saluer respectueusement, les accompagner dans ce dernier chemin, tous ensemble. Une fois sur les lieux, je tâcherai d’en prendre le plus grand soin avec nos confrères médecins. Si cela vous convient, nous pouvons continuer la route. »

S’inclinant légèrement face à eux, la rousse se déplaça doucement et se posa aux côtés de Taishi, à l’arrière de la brouette, lui envoyant un regard qui en disait long sur le fait qu’ils auraient des choses à se dire.



_________________
Requiem d'une fleur [Libre] I3wc

Merci Adit pour la signa <3

Spoiler:
 



Dernière édition par Chiwa Aimi le Lun 10 Juin 2019 - 15:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t6031-chiwa-aimi-se-presente http://www.ascentofshinobi.com/t6109-chiwa-aimi-carnet-du-rubis-d-iwa http://www.ascentofshinobi.com/u1037

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Lun 3 Juin 2019 - 21:32
Des cernes trônaient sous ses yeux. La fatigue était présente en ces temps troubles - cela il n'y avait point à en douter. Toph avait passé la nuit a aider à réparer des dégâts sur des échoppes et des infrastructures. Sa maitrise du doton couplée avec ses connaissances approfondie en architecture étaient particulièrement utiles dans cet objectif. Et, très souvent, elle était interrompue par une demande ou une requête.

Après tout, elle était membre du conseil, le seul organe décisionnel d'Iwa. En intérim, elle était investit de pouvoir très vague pour empêcher la barque de prendre trop l'eau. Ou du moins, c'était ce qu'elle s'imaginait et personne n'avait eu le courage de lui dire non. Pour leur défense, la Hyûga commençait à avoir une certaine réputation de guerrière farouche. D'Amazone.

Elle arriva aux portes, son doujutsu déjà activé. Elle avait déjà une bonne idée de la triste nouvelle, mais elle devait s'en assurer. Et savoir pourquoi. Elle s'adressa aux gardes du haut de son mètre cinquante et dit avec toute l'autorité qu'elle put rassembler.

Laissez-le passer !

Les portes s'ouvrirent, et Toph s'avança vers le chariot. Elle hocha la tête en direction de Taishi.

Je peux vérifier ?

Toph s'approcha, ses Byakugan actifs. Elle pris délicatement le coin du drap blanc et le souleva. Extérieurement, elle resta de marbre. Intérieurement, elle fut bouleversée de voir ainsi ce qui restait de la mission diplomatique envoyée à Kumo. Une mission qui était sensée être sans accroc, avec deux shinobis expérimentées. Une Taisho, et un samourai diligent dans son entrainement. Son Byakugan ne trouva ni illusion ni traces de contrefaçons. Un ami et un adversaire politique étaient morts. Après le décès du Tsuchikage, cette nouvelle n'était pas un soulagement, loin de là. Shin avait tout pour devenir jonin plus tard. Et Etsuko aurait fait une candidate au poste de Tsuchikage plus qu'acceptable pour bien des Iwajins.

Oh, Toph aurait détesté l'avoir comme supérieure hiérarchique, mais qu'est-ce que son professionnalisme aurait été appréciée en ces temps troubles.

Elle soupira, puis remis le drap à sa place.

C'est bien eux. Je te remercie d'avoir apporter leurs dépouilles, Grim. Il faudra t'expliquer comment tu en es entré en possession alors que tu étais sensé être à Hi.

Toph ne s'arrêta pas tout de suite néanmoins. Elle tourna la tête vers une genin qui examinait les cadavres et avait déjà fait une première analyse et proposait de les amener à l'Hopital. La Hyûga ne la connaissait pas, mais elle eut le sentiment qu'elle pouvait lui faire confiance pour cette tâche précise, bien que peu ragoûtante.

J'en déduis que tu es une eisenin ? Je te charge de les apporter à la morgue, avec tes collègues. Enquête sur ce que tu peux de leur dépouille, fais-moi un rapport, et rends les présentables pour leurs funérailles. Tenzin-san et moi-même allons nous occuper de notre invité.

C'était un ordre, même si la formulation était généreuse. C'était une question importante pour le village d'avoir une analyse assez rapide, aussi Toph préférerait des actions, plutôt que des discours, puis elle se tourna vers Taishi et lui fit signe d'entrer dans iwa... et de s'expliquer.

_________________
Requiem d'une fleur [Libre] Toph1_1
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646 http://www.ascentofshinobi.com/t5136-hyuga-toph-jishin-master#40301

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Mar 4 Juin 2019 - 18:25
GRIM… Cela faisait un moment qu’il n’avait pas entendu ce nom, qui ramenait toute sortes de souvenirs à la surface. Le regard vert de Taishi défila sur tous ces shinobis qui arrivaient, venaient voir ce qui se passait avant de découvrir la vérité. L’Hayai songea à tous ces moments avec les membres de l’unité Tengu, les fous rires et la camaraderie dans les pires moments, et le travail qu’équipe. L’Éclair Vert réalisa à quel point il se sentait seul, de nos jours. Les mots adressés à sa personne le ramenèrent au moment présent, heureusement peut-être.

Le premier fut Konran Tenzin. Comme la dernière fois, ce type était définitivement rapide. Il semblait avoir changé un peu, comme si son regard trahissait une nouvelle maturité. Rien à avoir avec le gamin zélé de la dernière fois. Il s’était interrompu en réalisant les contenus de la charrette, et l’Hayai s’était écarté, préférant que le type tire ses propres conclusions.

Un moment plus tard, il lui faisait signe de le suivre et Taishi hocha de la tête vaguement, appuyant son poids contre le chariot qui se mit en marche. On aurait pu se demander pourquoi l’Hayai se donnait autant de mal, surtout quelqu’un ayant les capacités qu’il possédait. La réponse était simple : cela faisait parti des rituels funéraires de son clan. On peut honorer la mort par les efforts d’un vivant. Outre cela, Taishi avait sa part de responsabilités dans la mort des deux iwajins. Il ne fuirait jamais son intervention dans le destin.

Tenzin lui posa la question la plus normale du monde, mais Taishi n’eut pas le temps de répondre qu’une autre personne approchait. Reconnaître cet homme fut aisé, l’ayant rencontré il n’y a pas si longtemps. Il semblait en meilleure forme, mais son regard et sa gestuelle en disait long sur l’orage qui bouillait en lui. Taishi sembla réfléchir un instant, puis posa une main sur l’épaule de Yanosa sans pourtant s’arrêter.

« Pas ici. Notre collaborateur commun t’attend aux terrains d’entraînements sur le haut-plateau. À ta place, je ne le ferais pas attendre… »

Sourire contraint puis il dépassait le bouillant shinobi aux cheveux rouges, reportant alors son attention sur le manipulateur de la faux, Tenzin. Mais il n’eut pas le temps de répondre, ou plutôt abandonna l’idée de le faire dans l’immédiat alors que plusieurs autres personnes se joignaient au groupe devenant un convoi. Le mot « senseï » le fit tourner la tête vers un jeune blond et l’Hayai fut légèrement surpris. Musashi ? Ça faisait… Une éternité. Le regard du jeune homme en disait long et Taishi soupira, le détaillant. Le manipulateur de crystal avait manifestement beaucoup grandi et prit en carrure. Ce n’était plus le garçon terrifié d’il y a quelques années. L’Hayai avait certainement quelques regrets de n’avoir jamais pu continué à travailler avec lui. Contrairement à ce que le Han pouvait penser, Taishi en avait tout autant appris de lui, que le contraire.

Le blond aux cheveux longs s’approcha, faisant signe qu’il était prêt à prendre la relève pour pousser le lourd chariot. Au lieu de ça, Taishi lui fit de la place pour qu’il puisse aider, mais ne lâcha pas pour autant son côté du chariot. Cette tâche restait sa responsabilité. Le regard vert de l’Hayai s’attarda encore un instant sur Musashi.

« Il s’est passé bien et encore plus de choses. Retrouve-moi là où je t’ai appris à lire les gens, et je verrai ce que je peux faire, Musashi… »

Il continua à pousser mais un simple murmure le fit relever la tête, le front légèrement en sueur. Cette voix était impossible à oublier. Taishi s’arrêta, faisant signe à Musashi de faire de même.

« Aimi… »

L’énergique infirmière en herbe d’Iwa. Mais au lieu de retrouver ce visage aux traits enfantins et un peu naïfs, l’Hayai fut surpris de la force de son regard et… Quelque chose avait changé chez elle, même s’il n’était pas certain de pouvoir le qualifier avec précision. Comme si on l’avait forcée à apprendre, trop tôt et trop vite. Mais ça ne faisait que la rendre encore plus… Magnifique ?

Elle voulait des réponses, et allait en obtenir par elle-même, allant inspecter les corps. Au même moment, une autre figure connue faisait son apparition. Et cette fois, elle avait l’air presque aussi fatiguée que Taishi malgré ses traits juvéniles. Hyûga Toph. Taishi réprima le soupir qu’il aurait habituellement laissé expiré. La relation entre lui et l’autoritaire lolicon du clan Hyûga avait été plus que chaotique, la kunoichi n’ayant jamais été convaincu de la place de Taishi dans l’échiquier d’Iwa. Etsuko avait été la seule à prendre son côté à ce moment-là. Et maintenant, elle était morte. Malgré cela, Taishi savait que Toph était la meilleure personne pour mener à cet instant précis, surtout qu’une idée sinistre naissait dans l’arrière de son crâne alors que ses yeux fatigués se remémoraient l’immense cratère perçu à l’entrée de la ville…

Aimi voulait ramener les corps à la morgue, ce que Taishi avait également eu l’intention de faire également. Toph sembla satisfaite de ce plan, même si elle préférait que l’Éclair Vert procède avec eux immédiatement sans passer par la morgue lui-même. C’était une demande logique alors que les questions avaient besoin de réponses. Taishi fit signe à Musashi qui prendrait le relais pour pousser le chariot. Son regard vert se posa sur l’eiseinin.

« Toph a raison. Je viendrai compléter tes observations avec ce que je sais, une fois que je serai en liberté de le faire, c’est promis. »

Les yeux posés sur lui subsistaient et ceux de Taishi détaillèrent l’assistance. Ils attendaient tous quelque chose de lui. Un point de départ pour expliquer la mort de deux shinobis expérimentés. Et sa présence pour les récupérer et les ramener ainsi. Tenzin, Yanosa, Musashi, Aimi et Toph. Ils voulaient tous des réponses. Un instant de silence et Taishi posa la main sur l’épaule de Musashi, un remerciement silencieux pour son aide alors qu’il devait certainement et pourtant ressentir une certaine colère à son égard. Il fit quelques pas pour suivre Toph, puis s’arrêta un court instant avant de se retourner vers les autres.

« Le pays du Feu s’est soulevé pour former un empire, le Teikoku. Et cet empire a envahi et conquis Kumo. Vos deux confrères ont été tués par Chôkoku Tomoe, une nukenin aux services de l’Empire, alors qu’ils défendaient la cité. Et Rei, le lieutenant de l’homme au chapeau, est maintenant à la tête de cette nouvelle faction. »

Il avait essayé d’être concis, et ce n’était que la réponse courte au final. Les autres détails filtreraient à travers les responsables plus haut gradés du village. Avec un dernier signe de tête, Taishi se détourna pour continuer son chemin en compagnie de Tenzin et Toph.

« Je reconnais que vous semblez avoir eu vos propres problèmes, mais le temps presse. Vous devez réunir votre conseil, et le Tsuchikage. Nous avons beaucoup de choses à discuter. Je n’ai pas toutes les réponses, mais entre ce qui est arrivé à Kumo et ce qui est arrivé à Iwa, il y a sans doute un plus grand tableau »

Son regard fatigué glissa sur les remparts de la cité. Les roues du destin, tel celles du chariot, tournaient incessamment.

_________________
I'm done apologizing for who I am, Invité.

Taishi's Theme : Flying Green Light.
Requiem d'une fleur [Libre] 56132_s
#GLOUBAFETT (Click)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t363-hayai-taishi-termine

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Mer 5 Juin 2019 - 22:45
Sans prêter attention au reste, sans se soucier de qui que ce soit, ne tenant le petit garçon à son côté que par réflexe organique, comme le vestige d’une action passée qu’il continuait à perpétuer, Yanosa avait le sang qui lui montait à la tête. Pleurer. Voilà qui aurait peut-être pu l’aider à déverser ces sentiments, à les évacuer, de la façon la plus simple qui soit, mais sans doute aussi la moins productive et la moins esthétique. Non, l’Oterashi voulait la conserver, cette énergie, l’emmagasiner, la faire s’entretenir elle-même dans un cycle infini de rage et de colère. C’était là tout ce qu’il lui réservait, tout ce qu’il savait faire de ces moments là, et il ne ferait pas autrement cette fois-ci encore. Que sa raison quitte son corps en cette occasion, tant pis, il était prêt à l’accepter, il aurait tout le temps de mûrir ses plans plus tard, de fomenter, de comploter, d’imaginer ce qu’il pourrait faire subir aux responsables. Mais contrairement à d’autres qui, sans doute, tournaient ce genre d’aspiration dans leur tête dans le seul but d’apporter la justice d’un village, Yanosa lui envisageait tout ça pour sa seule satisfaction personnelle, la seule satiété de ses frustration. Dans on esprit, il était Iwa, et ce qui était infligé au village lui était infligé à lui directement.

Taishi posa l’une de ses mains sur son épaule, tirant le pugiliste de son cycle d’émotions sans fin. Il sembla comprendre, voire même partager ses sentiments, les interceptant au vol pour les empêcher de partir totalement en vrille. Le regard dur, fatigué et cerclé de rouge, le tellurique comprit de qui parlait le mercenaire après une demi-seconde de flottement, fronçant légèrement les sourcils en se demandant pourquoi une nouvelle rencontre avec son dindon pouvait être urgente ou utile. Mais son humeur de lui permit pas de réagir et il continua à la place de suivre le convoi en regardant fixement Taishi, qui lui avait reprit sa procession. Plusieurs autres personnes, que le pugiliste connaissait assez bien pour certaines, se joignirent au rassemblement improvisé, mais leur visage, leurs paroles, tout cela passait assez haut au-dessus de la tête de l’Oterashi en cet instant. Tout ce qu’il voulait, tout ce à quoi son corps aspirait, c’était des explications, un début de quelque chose qui pourrait l’aider à visualiser dans son esprit à qui il allait devoir se frotter pour réparer les tords qui leur avait été faits à tous. Musashi aida Taishi à traîner le chariot, tandis qu’Aimi examinait les corps et que Yanosa continuait à accompagner le jeune garçon, toujours sanglotant. Puis après être passé dans une bulle hors du temps, tout mouvement cessa, dont celui du guerrier rouge, lorsque le chariot et Taishi s’immobilisèrent. Vinrent alors les explications.

L’Oterashi les assimila comme il le put, c’est à dire difficilement. L’émergence d’un Empire… les pions de l’homme le plus recherché du monde aux commandes… la chute d’un village caché. Tout devenait clair, et pourtant tout restait flou malgré tout. Ne pas savoir quoi faire était une chose, mais savoir que votre devoir passait par la résolution du cas le plus complexe et dangereux qui pouvait exister ne vous avançait pas beaucoup. Tout d’un coup, Yanosa se sentit plus petit que son mètre quatre-vingt dix le laissait penser. Il s’arrêta net, poussant légèrement le garçon pour l’inciter à suivre le groupe vers le cœur de la cité.

« Payer…. Ils vont payer... »

Ses poings se serrèrent jusqu’au sang, tandis que du chakra se mettait à affluer dans tout son corps, créant de ci de là des surfaces rocheuses aussi lisses et denses que de l’obsidienne. Ses yeux fixaient le sol devant lui, les gravas, écarquillés, humides de rage. Il lui fallut plusieurs minutes, passée ainsi immobile… avant de reprendre son office. Son devoir. Porter secours aux civils.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Mer 5 Juin 2019 - 22:47
J'avais accouru aux côtés des cadavres afin de constater ce que j'avais déjà remarqué quelques instants plus tôt. L'ex-shinobi de la Roche s'était écarté pour me laisser passer, mais la fatigue se sentait dans ses mouvements. Lorsque je lui intimai de me suivre, il hocha la tête avec l'air d'être dans ses pensées. Il semblait lui aussi affecté par la mort des deux shinobis, et je ne savais pas lequel des deux il portait dans son estime -si ce n'était dans son coeur. Peut-être était-ce les deux d'ailleurs, qu'en savais-je ? Nous avançâmes pour traverser les portes d'Iwagakure no Sato, lorsque les shinobis commencèrent à arriver les uns après les autres. Avant que l'ancien Tengu ne puisse répondre à ma question, nous fûmes rapidement interrompus. Le premier à arriver à notre niveau fut visiblement Yanosa, un assimilateur doton qui était venu me voir pour la découverte de ses nouvelles capacités. Il hocha la tête dans ma direction, et je lui retournai son salut silencieux avec un air sombre. Il commença à parler, mais très vite, reconnaissant les cadavres -ou du moins celui d'Etsuko, Shin étant moins connu dans le village-, il se ravisa rapidement avant de se tourner vers l'autre shinobi. Il semblait connaître Taishi et lui adressa la parole d'une manière un peu familière, ce qui me fit me demander dans quelle condition il le connaissait. Mais ce n'était clairement pas le problème actuel.

Un second shinobi arriva, un blond, et si je ne me trompais pas c'était Han Musashi. Des rumeurs que j'avais entendu, il avait arrêté un prisonnier avec l'aide d'Abuto et de Ryoko. Et il connaissait lui aussi Taishi. Une troisième ninja arriva à son tour, et cette fois je reconnus Chiwa Aimi, une eisenin qui avait apporté les premiers soins à mon coéquipier Tsuyoshi après le désastre d'il y a quelques temps. Et qui semblait elle aussi connaître le déserteur. Ce dernier au final semblait même plus connu que moi-même qui était actuellement dans le village, mais après tout, son palmarès au sein du village le précédait et ce n'était pas si étonnant. Par ailleurs, je m'en moquais royalement de ma réputation. Agir dans l'ombre ne me dérangeait pas le moins du monde. La femme-médecin s'approcha des corps et les examina rapidement avant de déclarer quelques mots. Mais toutes ces paroles, toutes ces actions ne m'importaient que peu. Tant la colère et la tristesse ravageaient mon coeur. La seule réponse qui m'intéressait était celle de Taishi. A savoir ce qu'il s'était passé. Je restai pendant ce temps tout à fait impartial, attendant patiemment la réponse à ma question alors que mes émotions bouillonnaient en moi.

Et enfin, Toph arriva et prit les commandes. Et bien que nous ayons les mêmes grades, elle faisait partie du Conseil d'Iwa -ou du moins de ce qu'il en restait. Ce qui la plaçait un cran au-dessus de moi dans la hiérarchie du village. Elle remercia l'ancien Tengu d'avoir ramené les corps des nôtres, mots auxquels j'acquiesçai pour marquer mon soutien à ces mots. Elle donna ses directives à Aimi, lui demandant de ramener les corps à la morgue pour en apprendre le plus possible, et mon poing se serra...Cependant, je soupirai pour tenter de me détendre un peu avant les grandes révélations qui arrivaient. Et ces dernières n'étaient pas maigres. Pas le moins du monde. Avant qu'on ne se retire avec Toph, Taishi lâcha une bombe dont les échos résonneraient encore dans les esprits des gens après notre départ. Hi...? Teikoku...? Kumo envahi...? C'était quoi cette histoire ?! Mes yeux s'écarquillèrent. Cependant ce ne fut rien comparé au moment où il annonça que c'était Chokoku Tomoe qui avait mis fin à la vie de nos camarades. Et une nouvelle information qui ne payait pas de mine, celui qui dirigeait ce nouvel Empire qui avait attaqué ce qui semblait finalement être comme nos alliés, était Rei. Un Lieutenant de l'Homme au Chapeau.

Cependant, comme l'avait si bien fait remarqué Toph, il n'était pas censé être à Kumo à ce moment là, mais à Hi. Et les informations commençaient rapidement à se mettre en place. Il était en effet allé à Hi, où l'Empire s'était levé et avait envahi Kumo...et certainement avec Taishi dans leur rang. Je revins cependant un instant sur l'information qui m'intéressait particulièrement de ce que Taishi avait dit. Alors que nous commencions à nous éloigner, je crus bon de faire un petit rappel à Toph au sujet de cette dernière. Même si je me doutais que ce n'était tout à fait pas nécessaire. Nous étions bien évidemment déjà à l'écart des oreilles indiscrètes lorsque je pris la parole.

-Chokoku Tomoe, une ancienne chunin de notre village qui a profité de l'exode de Senku pour partir avec eux. Je la croyais à Hayashi no Kuni, mais visiblement elle n'a pas fait que ça...Elle aurait dû en rester là, cependant, ajoutai-je d'une voix sombre qui ne laissait aucun doute à l'allusion que je venais de faire.

Je l'avais croisé à une reprise, lorsque Senku avait tenté de faire rentrer les frères jumeaux à Iwa. A l'époque déjà nous n'avions pas eu un très bon rapport, cependant je n'en avais rien fait car elle était ma supérieure hiérarchique. Cependant ce n'était plus le cas depuis longtemps. C'était tout ce que j'avais à dire sur son compte. Maintenant que je connaissais l'identité de celle qui avait fait ça à notre senseï et à Shin, je savais ce qui me restais à faire. Mon regard s'était fait pendant un instant aussi sombre que les nuits les plus froides dans le désert de Kaze no Kuni. Mais il fallait cependant revenir à un point. Ou deux.

-Taishi, tu saurais si Senku et les siens ont aussi rejoints...Teikoku c'est bien ça ? Si Tomoe les avait rejoint, peut-être que Senku et son frère ainsi que son petit groupe faisaient aussi parti du "Nouvel Empire". Par ailleurs...dis-je d'un air nonchalant -mais dont le Tengu ne serait pas dupe- tout en continuant à marcher. D'après le peu d'information que j'ai saisi en si peu de temps, et bien que je te sois reconnaissant d'avoir ramené Etsuko-sensei et Shin-san, tout semble pointer vers le fait que tu aies été lié à cet Empire du feu, je me trompe ? Venir ici et exiger de réunir le Conseil et le Tsuchikage sous tes directives me semble quelque peu déplacé, bien que logique. Alors je te demande cela. Pourquoi es-tu ici ?

Je ne connaissais pas exactement les termes de ce qui s'était passé entre Toph, Etsuko-sensei avec le Tengu après que je sois parti, mais il semblerait que lors de sa dernière visite, le Yondaime lui avait accordé sa confiance. Et j'avais confiance en celui qui était mon Ombre. Ses intentions envers Iwa semblaient bonnes. Cependant, je ne pouvais laisser passer le fait qu'il s'était acoquiné avec un groupe qui avait un rapport aussi étroit avec l'Homme au Chapeau. Pas maintenant que je savais que c'était certainement lui qui était derrière l'attaque d'Iwa. Et qu'il avait envahi nos alliés de Kumo. Au final...dans quel camp se plaçait donc le shinobi connu sous le nom de GRIM...? Quelles étaient ses motivations ? Ses actions portaient à confusion à présent, et les temps étaient déjà troubles à Iwa pour qu'il vienne rajouter de la confusion. Les informations qu'ils détenaient semblaient être précieuses, à plus d'un titre, mais à quel coût ? C'étaient en parti pour ses raisons que je ne lui avais toujours pas révélé la disparition de notre Ombre et l'absence de Muramasa-sempai.

_________________
Let go your earthly tether. Enter the void. Empty, and become wind...
Requiem d'une fleur [Libre] Tenzin10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3535-le-livre-de-tenzin#26739

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Jeu 6 Juin 2019 - 23:12
La proposition de celui qui était considéré comme un déserteur semblait satisfaire le Han. Ainsi, après lui avoir fit un très léger signe de la tête en guise d’approbation, Musashi se contenta de venir en aide au Hayai, l’aidant ainsi à tirer la charrette transportant les corps inertes d’Etsuko et de Shin.

Alors que tous s’interrogeaient désormais sur les circonstances de la mort des deux Iwajins, le petit comité dû soudainement stopper sa course, puisque c’était Toph en personne qui s’était déplacée pour s’enquérir de la situation. Rapidement, la Hyûga et Tenzin réclamèrent des explications. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’aucune des personnes présentes n’était préparée à entendre les révélations de Taishi.
En effet, il était question d’un empire qui aurait conquis le village caché des nuages, potentielle allié de la citadelle d’Iwagakure. Mais cela allait beaucoup plus loin, puisqu’un certain homme au chapeau serait impliqué et tirerait même les ficelles. Enfin, l’assassin des deux Iwajins, envoyés pourtant en mission diplomatique, ne serait autre qu’une Chôkoku, clan que Musashi commençait à bien connaître désormais, anciennement Iwajine qui plus est. Son nom, Tomoe Chôkoku, était désormais gravé dans l’esprit de chacun. Si certains devaient probablement être animés par une insatiable soif de vengeance, le Han se disait que ce n’était pas une priorité, et d’ailleurs, à moins qu’on lui ordonne un jour, il se voyait mal s’engager dans une quête de vengeance, quand bien même l’assassine se présenterait devant lui.

Quoi qu’il en fût, Musashi demeurait silencieux, un visage presque neutre, malgré toutes ces révélations, tandis que les autres semblaient tout aussi attristé qu’en colère. Le Han pouvait les comprendre, et au fond cela l’affectait aussi d’une certaine manière. En tout cas, il prit note de tout ce qui avait été dit ; il aura certainement tout le temps de réfléchir dessus une fois qu’il rentrera chez lui.
Pour l’heure, il se contenta de suivre les instructions de Taishi, tirant ainsi la charrette en direction dans la morgue, pendant que le Hayai, lui, ainsi que les deux autres supérieurs hiérarchiques prenaient le chemin inverse. Ils avaient beaucoup à se dire, beaucoup de choses à éclaircir, et si Musashi ne pouvait se joindre à eux, il espérait malgré tout être mis dans la confidence, par son senseï.

Enfin, Aimi et Musashi partirent en direction de la morgue. Ils n’avaient pratiquement pas parler durant leur trajet, ce qui était loin d’être surprenant compte tenu des informations qu’ils devaient digérer. Puis, de toute façon, Musashi souhaitait laisser un petit moment de répit à sa bien-aimée, car elle devait très bientôt se lancer dans une tâche pour le moins délicat. En effet, la Chiwa avait expressément été chargée par Toph d’analyser les cadavres des défunts et de lui faire un rapport. Une tâche lourde de responsabilité, mais qui, si elle était bien accomplie, pouvait potentiellement jouer en sa faveur pour une future promotion. En tout cas, c’était ce que lui souhaitait l'épéiste, car, qu’on le veuille ou non, la jeune médecin se tuait constamment à la tâche pour aider son village. Qui sait, très bientôt, elle serait peut-être même indispensable à la cité, si ce n’était bien entendu pas déjà le cas.

Quoi qu’il en fût, une fois arrivée à la morgue, le Han délégua la charrette aux autres médecins, puis motiva et encouragea la Chiwa, avant de s’en aller vers les hauts plateaux…

_________________
Requiem d'une fleur [Libre] Musa

« Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t5820-han-musashi-une-existence-aux-lourdes-consequences-fini#47387 http://www.ascentofshinobi.com/t6453-han-musashi-carnet-de-route#53995

Requiem d'une fleur [Libre] Empty
Ven 7 Juin 2019 - 14:21
Taishi était tout à fait au courant qu’il venait de relâcher une tonne d’information qui aurait probablement dû être filtrée à travers les autorités du village d’Iwa, mais il l’avait fait pour des raisons précises. Qui plus est, s’il n’était plus soumis aux règles de confidentialité, autant en profiter, non ? Pouvoir au peuple, et ce genre de truc. Iwa ni Taishi n’était un havre communiste, mais c’était un point de départ.

Tenzin mentionna un certain Senku et Taishi hocha négativement de la tête en haussant des épaules. Le gars à la faux parlait de ce type comme s’il était une évidence pour tout le monde mais…

« Je ne sais pas qui est Senku. Désolé. »

Le reste de la phrase du type lui arracha un sourire qui camouflait quelque peu son irritation.

« Je suis Hiijin. Évidemment que j’ai été lié au Teikoku. Garde bien en tête, Tenzin, que si demander à parler au conseil en ces circonstances est déplacé de ma part, alors les questions que tu me poses le sont tout autant. Les cadavres de tes confrères ne sont même pas encore en terre et tu m’interroges en pleine rue. »

Il continua son chemin en compagnie.

« Je dis cela avec tout le respect que je te dois, Tenzin. Mais si on y réfléchit bien, je ne t’en dois vraiment aucun. Beaucoup de choses sont arrivées. Si le conseil ne veut pas savoir ce que je sais, il suffit de me le dire, et je serai reparti demain matin. Mais je ne me suis pas tapé la moitié du continent en quelques heures pour me faire dire que je suis « déplacé ». Au moins je suis logique, je suppose. C’est la chose la plus gentille qu’on m’a dit aujourd’hui. »

Déplacé mais logique, peu importe ce que ça voulait dire. Il eut envie de rire. Ça aurait été une bonne phrase à écrire sur sa pierre tombale. Taishi tourna la tête et eut un dernier regard pour Musashi, Yanosa et les autres qui semblaient encore assommés par les informations qu’il avait données. Et avec raison.

La seule chose dont il n’était pas vraiment certain, c’était la culpabilité directe de Tomoe dans la mort des deux iwajins. De son rôle de lieutenant dans l’attaque, Taishi avait su que la nukenin était dans ce secteur-là lors de l’attaque. Une précaution doublement nécessaire en sachant qu’il devait à ce moment-là s’assurer qu’elle reste en vie. Elle n’aurait jamais vaincu les iwajins en deux contre un – elle était puissante mais inexpérimentée – alors elle devait avoir eu de l’assistance de son partenaire assigné. Pour le reste, les marques du champ de bataille prouvaient son implication. Même si la médecin kumojine n’avait pas partagée ses observations, Taishi avait pu en faire quelques-unes et avec un peu de chance, Aimi relèverait les liens manquants.

Ultimement, par contre, savoir avec certitude que Tomoe était la meurtrière avait peu d’importance pour Taishi. Leur arrangement était terminé. De l’avis de Taishi, sa vie ne valait pas celles des deux iwajins morts, alors l’échange était raisonnable par rapport à sa dette envers elle. Qu’elle ne voit pas les choses de la même manière était sans objet pour lui. Le reste de leur échange – l’accès à Iwa contre les enseignements du Chôkoku – n’avait plus lieu d’être à tout point de vue. Les mâchoires sur ses poignets étaient devenues inertes après l’étrange vague de chakra qu’il avait ressenti, et ses jutsus n’étaient plus obstrués non plus. Autrement dit, Taishi n’avait plus aucune raison de vouloir la garder en vie.

Taishi l’avait bel et bien avertie que son temps comme errante inconnue aux yeux des villages tirait à sa fin, non ? Le destin est une rivière qui coule dans toutes les directions, et parfois la sienne. Quelle ironie.

« Toph, cela est peut-être déplacé mais je suggère que Tenzin soit présent lors de cette rencontre. Même s’il a encore du travail à faire sur ses formulations, il pose les bonnes questions. »

Allez qu’on en finisse. Il avait besoin d’un verre.




_________________
I'm done apologizing for who I am, Invité.

Taishi's Theme : Flying Green Light.
Requiem d'une fleur [Libre] 56132_s
#GLOUBAFETT (Click)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t363-hayai-taishi-termine

Requiem d'une fleur [Libre]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Crocs Rocheux
Sauter vers: