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lame fugace (ft. oterashi yanosa)

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Lun 10 Juin 2019 - 14:27

Indisciplinée
Entre tes doigts, elle danse, lame cruelle que tu manie habilement au cœur d’un bal funeste. Art mortel que tu n’as de cesse de perfectionner, les récents évènements devenus preuves de votre faiblesse, à vous les shinobi. Soupir las que tu étouffes entre deux délicates estocs, mouvements manquant de fluidité à tes yeux, un autre échec parmi ceux que tu accumules sans cesse depuis peu, cette sensation qui persiste, celle de stagner, tu es bien éloignée des progrès tant souhaités. Frustration à son comble, tandis que la douceur du zénith vient caresser les portes du dojo urbain. Lieu, certes, trop commun, mais qui s’éloigne du regard des tiens, du jugement de tes aînés, reproches devenues obsolètes à force de répétition, ce brasier incandescent qui bouillonne sous ta carcasse, vice qu’ils n’ont de cesse de condamner. Lentement, tu ranges ta lame dans son fourreau avant de déposer le katana à tes côtés tandis que tu te places en position seiza, les yeux fermés, cherchant cette harmonie qui t’échappe sans cesse. Un respiration lente, tu prends une profonde inspiration avant d’expirer lentement, une opération que tu répètes a plusieurs fois avant de finalement abandonnée. Une méditation qui n’a que comme unique effet d’amplifier ta frustration, bien éloigné des nombreuses vertus qu’on lui offre au sein de ton clan. Les poings serrés, tu soupires longuement, te relève tout en saisissant ton katana que tu ramène jusqu’à ta ceinture.

Tu es bien incapable de trouver cet équilibre essentiel à la voie que tu as choisi. Apaiser l’âme était devenu impossible, surtout avec ce qui venait de se passer à travers le monde ninja, l’équilibre des forces était rompu, de nombreux secrets longtemps voilés ont été découvert. Les ennemis entouraient le village désormais et plus que jamais. Pensée qui fait frémir l’enfant qui persiste en toi. Tu saisis alors les yeux, ta main tremble. Face à l’impuissance, face àa poigne de l’épée, prête à combattre. Sans pour autant trouver l’inspiration pour guider ta lame, tu baisses alors la tête, ferme l la peur qui te paralyse. Comment oserais-tu te prétendre samouraï, ou même shinobi, dans ces conditions ? C’est finalement furieusement que tu dégaines ton sabre, tranchant brutalement les mannequins d’entraînement devant toi. Animé par ce brasier qui gronde dans ton être, sang brûlant qui pulse sous tes veines, unique inspiration qui offre un sens à ton épée. L’unique chant que ta lame connaisse. Celui du courroux.

Mais a cet instant, la lucidité s’efface peu à peu tandis que l’épée tranche le vide. Fluidité presque inhumaine, trace d’une expérience mineure, uniquement guider par l’instinct, rien de plus, rien de moins. Au cœur du silencieux dojo, elle perçoit au loin les échos de quelques pas, les murmures de quelques vagabonds. Une trace de vie qui étouffes l’atmosphère morbide qui à peu à peu commencer à envahir Iwa depuis les récents évènements. Cité devenu presque nécropole au fil des jours qui ont conclu la chute de Kumo, l’apparition de cette divinité étrange. Sans doute que les évènements finiraient par être oublier au fil des semaines, ou peut être des mois, après tout, le monde ninja était en perpétuel changement. Des nations, des villages s’effondraient en un claquement de doigt. Tout comme la mort d’un shinobi, ce destin semblait irrémédiable à tous.


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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Lun 10 Juin 2019 - 23:24
« Décidément, l’art du sabre est une véritable institution dans notre village. »

La voix, rauque et caverneuse, avait jailli du sol en pierre du dojo. Là où aucune aspérité ne demeurait quelques instants auparavant, une forme de tête avait émergé, bientôt suivi d’un cou et d’épaules larges. Et si la forme pouvait évoquer celle d’un début de corps humain, la texture, granuleuse, rocheuse, laissait planer le doute sur ce qui était en train de sortir du sol, dans le dos de la bretteuse en plein exercice. Yanosa, c’était lui, revenait tout juste d’une session d’exploration souterraine, un devoir qu’il s’était imposé pour vérifier l’état des fondations de certains bâtiments suite à la bataille. Les répercussions de certains affrontements n’avaient en effet pas pu clairement être établies, et plutôt que de guérir, l’Oterashi avait préféré prévenir en organisant lui-même ces petites excursions. Le petit inconvénient, étant donnée sa relative méconnaissance de l’ensemble du réseau souterrain d’Iwa, était que lorsqu’il devait refaire surface, il le faisait un peu au jugé, soucieux d’économiser son énergie.

Lorsqu’il avait commencé à jaillir du sol, il avait alors immédiatement porté son regard sur les environs et avait fatalement remarqué la présence et l’activité de la jeune femme qui se trouvait là, et qui s’exerçait avec une férocité mal contenue à taillader plusieurs mannequins prévus à cet effet. Et, coutumier des gestes, des postures et des mouvements, le pugiliste aux cheveux rouges émit très vite l’hypothèse pour lui-même qu’il avait sous ses yeux une adepte du Bushido, mais n’en dit rien pour le moment, trop occupé qu’il était à continuer son éruption lente et inexorable du sol en béton tout en laissant le loisir à la jeune femme de se faire à l’idée qu’elle n’était plus seule dans la salle d’entraînement. Puis, seulement lorsqu’il fut totalement reformé et sorti du sol, sous la forme d’un golem effilé et lisse, il commença à retrouver petit à petit sa véritable forme humaine, ses cheveux et son visage reprenant leur couleur d’origine, son tatouage crânien noir absorbant la lumière qui dardait dans son dos.

« Non pas… que j’en dénigre les qualités. Bien au contraire, en fait… Mais… ce n’est juste pas un art qui me permet, disons… de m’exprimer. Toi en revanche… tu as l’air de t’y retrouver, je me trompe ? Moi c’est Yanosa, désolé d’être arrivé de façon aussi abrupte, je me suis légèrement perdu dans les souterrains.

Tes mouvements… Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer… Ils étaient un peu raides, non… ? Comme si tes émotions, d’une certaine façon, parasitaient tes gestes. Pardon si cela semble un peu présomptueux de ma part, mais j’ai l’habitude d’observer de nombreux bretteurs en action, je commence à remarquer certaines choses. Enfin… dans un contexte pareil je suis bien placé pour comprendre… ce genre de surplus. 
»
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Mar 11 Juin 2019 - 20:19

Indisciplinée
C’est plus par réflexe que tu fais volte-face à la présence parasite. Inconnu surgissant des méandres de la roche, sans doute un exploit dut aux doton. Affinité toujours aussi particulière, surprenante mais aussi guère plaisante, son arrivée troublant ton l’équilibre, juste l’espace d’un instants, vibrations désagréable sous tes pieds, souvenir d’une manipulation artificiel, tu étouffes un soupir en rangeant la lame d’Onimaru dans son fourreau. Quelque peu rassurée, aucun adversaire n’oserait pénétrer les murailles du village, aucun ennemi n’avait les capacités d’attaquer la cité. Le monde, en perpétuel changement venait d’être ébranler, tous étaient en train de soigner leurs plaies, tous se préparaient à la suite, de trop nombreuses menaces persistaient à profiter de leur liberté, qu’elle soit nouvelle ou plus ancienne. Au final, ce n’est pas ici que tu risquais d’être menacer, c’était une certitude. Tu te détends un instant, l’écoutant se présenter, nom vaguement familier, léger écho déjà perçu dans plusieurs conversation, n’étais-ce pas lui qui faisait parti des partenaires de ta jeune cousine ? Le doute qui s’installe légèrement, sans certitude, juste un souvenir lointain, une brève conversation sans réelle importance.

Pourtant, rapidement, l’arrivant vient habilement blesser ta fierté. Le regard qui s’embrase et aussi vive que le vent, tu saisis le sabre par le fourreau et vient lui cogner le crâne pour le bout de la poignée sans aucune finesse. Orgueil blesser, tu prends tes distances, tu t’enflammes en un instant. « Et qui es-tu pour critiquer les techniques sacré de Nagamasa ?! » Regard sombre, presque prête à combattre. Il a mit le feu au poudre, l’égo comme sinistre vice, bercer par ce brasier délicat qui est l’incarnation de ta faiblesse. Poison qui pulse sous ta carne, délicieux venin qui te mène, pas à pas, jusqu’à ta perte. Immédiatement, tu fermes cet éclat de douceur qui aurait put transparaître quelques instants plus tôt, harmonie rompu, tu restes quelques secondes dans cette position de garde, une main tenant fermement ton fourreau, l’autre caressant la garde de ton arme. Pensées vagabondes, encore une fois tu t’enflammes inutilement. Tu soupires, relâche rapidement cette position, ton regard s'éteint. Il s’égare dans la pièce, tu ne prends même pas la peine de le regarder dans les yeux, honteuse, orgueilleuse aussi.

« Désolé. J’ai tendance à m’emballer. Très… Trop vite. » Des excuses difficiles à prononcer. Car à tes yeux, il avait insulté envers les leçons de tes aînés en mettant en avant tes failles, alors qu’il n’avait pas tord pour autant. Fierté glaciale qui transparaît à travers tes mots. « Nagamasa, Midori. C’est mon nom. » Et puis une question, qui te hante, une hésitation rapidement balayer. Quelques mots de plus que tu articules, comme pour rapidement balayer cet incident des mémoires. « Qu’est-ce que tu faisais dans les souterrains ? »


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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Jeu 13 Juin 2019 - 12:55
Si il s’était douté que sa critique, quoique formulée de façon objective et avec la retenue adéquate, n’allait pas forcément être du goût de la kunoichi, Yanosa ne s’était pas attendu à une réaction aussi virulente. En effet, un rictus colérique sur le visage, la bretteuse avait rapidement comblé la distance entre elle et le pugiliste, brandissant son sabre rengainé dans son fourreau pour l’abattre sur son crâne. Surpris, mais néanmoins en pleine possession de ses moyens, Yanosa leva prestement le bras et frappa le fourreau sur le côté avec le plat de la main, déviant l’assaut impromptu en écarquillant les yeux. Cette jeune femme, pensa-t-il, avait un tempérament explosif, qui n’était pas sans lui rappeler celui du Lilas ou, dans certains moments, son propre caractère. Mais ce qui le surprit le plus fut l’expression de la kunoichi, qui révéla sans détour son affiliation au clan Nagamasa, et qui rappela immédiatement à l’Oterashi le calme et la froideur dont pouvait faire preuve Hisa, sa coéquipière.

Ces deux-là, songea-t-il, n’avaient pas été faites dans le même moule, ce qui était intéressant en soit. Comme le lui avait di tGabushi, l’interprétation du Bushido pouvait s’avérer fluctuante selon ses samourais… Mais perdre ainsi son sang froid, Yanosa doutait que cela doit admis quelque part dans le code.

« Oh, on est susceptible je vois. Je ne faisais que te donner le fruit de mon observation, inutile de s’emporter, samourai. D’autant que je suis très familier de ces arcanes, quoi qu’elles puissent avoir de sacré... »

Celle qui se présenta par la suite comme Nagamasa Midori sembla alors se renfermer sur elle-même, contrie et submergée par la culpabilité quant à sa réaction excessive. Le guerrier aux cheveux rouges fit la moue, un peu perplexe face à un revirement aussi rapide de la part de la jeune femme. Il était, en un sens, assez louable de reconnaître ses tords, mais le faire aussi vite témoignait davantage d’un manque de self control que d’un réel pouvoir d’abstraction. Yanosa savait de quoi il parlait, étant lui-même prompt à s’emporter dans les grandes largeurs lorsqu’il se trouvait en proie à la frustration, mais ça ne l’empêchait pas de se montrer critique à l’égard des autres lorsqu’il voyait en eux ses propres défauts.

« Y a pas de mal… mais…tu aurais eu plus de chances de faire mouche en visant mes tibias, vue ta position e départ et ta taille. Enfin. Content de rencontrer une nouvelle Nagamasa. Ça fait toujours du bien de voir ce clan prospérer à Iwa, à défaut de le faire à Tetsu. Vous avez beau avoir été quasiment exilés ici, vous représentez une partie de l’âme du village à présent. Raison de plus… pour toujours tendre vers l’excellence, n’est-ce pas ? Tu sais, il m’a suffit d’un instant pour voir que tu travaillais dur, mais la frustration fait partie du processus. Comme toute émotion, elle véhicule une énergie, et cette énergie, il n’appartient qu’à toi d’en faire quelque chose d’utile. »

Midori, presque inquisitrice, s’intéressa ensuite aux raisons qui avaient pu pousser l’Oterashi à explorer les souterrains. Un questionnement pertinent et légitime, surtout quand on considérait que c’était effectivement son irruption dans le dojo qui avait provoqué une perturbation dans la routine de la Nagamasa. Yanosa lui devait donc au moins un semblant d’explication, mais il ne pouvait pas non plus lui dire toute l’exacte vérité, qui impliquerait qu’il la mette au courant de « ce » problème.

« Simplement, je vérifie l’état des fondations des différents bâtiments à risque dans le village. Après la bataille, on a eu beaucoup à reconstruire, mais on a aussi eu pas mal de soucis invisibles, sous terre, qui ont mené à quelques incidents. J’essaye de prévenir ces incidents, pour être sûr qu’aucune structure ne cède dans quelques jours, semaines ou mois, des suites d’une fragilité. Pour ce boulot, ma capacité à m’assimiler est idéale. »

Il laissa passer un moment, examinant plus attentivement l’intérieur du dojo, ainsi que l’état des mannequins d’entraînement qui avaient eu à pâtir du tempérament de Midori.

« Dis-moi… d’où elle vient, cette colère, hm ? Tu as… perdu quelqu’un pendant la bataille ? Nous avons tous perdu notre Kage, mais il y a parfois des pertes bien plus lourdes à encaisser... »
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Lun 17 Juin 2019 - 19:56

Indisciplinée
Irritation à peine voilée, une attitude trop familière qui a tendance à jouer sur des nerfs trop à vif. Rude mise à l’épreuve pour la flamboyante que tu es, cette affreuse tendance à s’emporter, il joue bien dessus. Peut être inconsciemment, peut être un effet voulu, mais au final, qu’importe, un comportement parfaitement déplaisant. Une prise que tu sers un instant sur la garde de ton sabre avant de finalement la relâcher dans un soupir amplis d’une lassitude certaine. Tu fermes les yeux quelques instants, cherchant l’harmonie entre cette frustration et le calme tant désirer dans ta discipline. Brève méditation sur l’absurdité du désir, quête défaillante qui n’a de cesse de nourrir l’orgueil humain, sur la rage qui fait trop aisément couler le sang, ce même brasier qui guide Onimaru entre tes doigts, qui anime son tranchant maudit. Esprit vagabond à la recherche de l’équilibre, paix intérieur encore inaccessible, sans doute trop immature, en tout cas tels sont les échos de tes aînés. Sans cesse animée par ce brasier qui te consumes de l’intérieur, tu es incapable d’être dans la retenu, murmure auquel tu désires donner tord, objectif fugace qui t’a une nouvelle fois échapper et te laissant emporter par les flammes fugaces de ton impulsivité, par ce sang qui bouillonne sous ta chair, démon qui gronde dans un coin de ta carcasse. Héritage funeste de celui qu’on a par le passé surnommé « le sanglant » au cœur même de ta nation natal, homme qui était à deux doigts de perdre son honneur par fierté, esprit vagabond qui a finalement choisi de trouver refuge à Iwa. Il n’était pas que cet unique monstre au tranchant mortel, toi seule le savait, il faisait aussi partie de ses hommes qui rêvait d’un monde plus vaste.

Un réflexe, tu rabats ton couvre chef, cachant l’éclat sanguin de tes pupilles, l’irritation qui brillent dans celle-ci avant de rouvrir les yeux, achevant une réflexion finalement plus stérile qu’autre chose. Malgré tout, tu n’as de cesse de t’acharner dans cette quête, qualité parmi les rares qu’on peut vanter chez toi. Sans faille, tu es encore loin d’être capable d’abandonner cette lutte qui persiste dans un coin de ton esprit, fierté ébranler qui n’a de cesse de te pousser a vouloir faire tes preuves. Tant de vices à étouffer, tant de mensonges sur les vertus des samouraï, trop souvent animer par les mêmes désir que les tiens, loin de ne faire qu’un avec le vide, tu n’as pas de doute que cet orgueil finira par provoquer votre déchéance. Un écho, pensée bien sombre quand à l’avenir de ton clan, sombre présage persistant dans un coin de ton crâne. Un second soupir, toujours cette même lassitude, avec une pointe d’irritation dans la voix. « Tu es… Bien trop familier à mon goût. La situation du clan Nagamasa ne regarde que le clan Nagamasa, à ma connaissance. Et, c’est la première fois qu’on se rencontre, je n’ai donc pas à te répondre concernant ma technique, qui m’est personnel. Je ne fais que m’entraîner, pour que le village n’est plus à subir une telle défaite ».

Des paroles flou, pourtant Iwa était toujours debout, pas comme Kumo qui s’était finalement soumis à l’envahisseur, nation vengeresse qui ne tarderait pas a se diriger vers le Pays de la Terre désormais. Le prix a payer des erreurs du passé. Mais le prix pour cette maigre victoire fut bien trop conséquent, un autre kage y avait laissé la vie. Comme à Tetsu, ton ancien foyer désormais sous le joug d’un félon. Trop de sacrifices pour si peu, sans doute le résultat de cette faiblesse qui est votre, une faille que tu ne peux accepter, réalité trop cruelle, plus de tout, tu désires devenir plus forte, afin de te libérer de tes chaînes, de te délivrer de cette funeste prison qu’est la peur.


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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Mar 18 Juin 2019 - 12:28
Yanosa la vit passer par une foultitude d’états, intérieurement tiraillée qu’elle semblait être entre la colère et la recherche d’une paix intérieure qui de toute évidence lui glissait entre les doigts. Il l’avait vraisemblablement dérangée plus qu’il ne l’aurait cru, et l’absence totale de réaction de la part de la jeune Midori lorsqu’il lui fournit l’explication qu’elle avait elle-même demandée quant à sa présence dans les souterrains en disait long sur les ricochets que devaient faire ses pensées. En un sens, cela amusait beaucoup l’Oterashi, qui voyait en la Nagamasa un reflet déformé de ce qu’il pouvait être lui-même : il préférait profiter du « spectacle » et assumer ce qu’il était, plutôt que d’éprouver une forme de regret coupable dont il aurait du se débarrasser de toute façon.

Toujours était-il que lorsque Midori parvint à articuler sa réponse, à travers ses dents serrées, comme prêtes à mordre, elle balaya d’un revers de main toute tentative du pugiliste d’établir un contact ou d’en apprendre un peu plus sur elle. Yanosa commença par faire la moue, mais se ravisa en entendant les derniers mots de la samourai en ébullition. Il haussa le sourcils, toujours immobile, croisant les bras sur son torse nu. Voilà qui expliquait, au moins en partie, la véhémence de la kunoichi à son égard. Elle était, en fin de compte, plus lucide qu’elle n’en donnait à paraître, songea le guerrier rouge qui, du moindre écart de langage de ses interlocuteurs, était capable de tirer des conclusions plus poussées qu’il semblait possible.

« Hm. Il y a assez peu de gens, finalement, qui sont prêts à l’admettre. Que nous n’avons pas remporté de victoire, je veux dire. Beaucoup préfèrent se dire qu’à partir du moment où nos adversaires ont été vaincus, tout à été fait et bien fait. Mais c’est faux. La vérité, c’est qu’avoir à se défendre d’une telle offensive… est déjà une défaite en soit. C’est lucide de ta part, de t’en rendre compte. Ce qui l’est moins par contre… dit-il en faisant quelques pas sur le côté pour contourner Midori et la forcer à le suivre du regard, c’est de pensée pouvoir t’améliorer au sabre en martyrisant quelques mannequins.

Tu veux devenir plus forte, ça se voit. Qui ne le voudrait pas. Mais encore faut-il s’en donner les moyens.
 »

Un pas d’appui vif et précis. D’un coup, tout le corps de l’Oterashi s’était tendu et propulsé vers la Nagamasa… et s’était arrêté aussitôt, ses bras ballants sur le côté. Une feinte, plus vraie que nature, et le pugiliste déjà reprenait sa posture neutre et droite.

« Je me bats… aux côtés des Nagamasa. Je saignerai, sans doute, et ferai couler du sang, pour les Nagamasa. Donc ce qui se passe dans la tête d’un Nagamasa… me regarde. Plus que tu le crois. Tu n’es pas la seule… à vouloir régler tes comptes. A vouloir expulser toute cette colère. Montre-moi. »

Ni une ni deux, le pugiliste aux cheveux rouges changea se sbras en pierre et expédia une combinaison de trois coups rapides à destination de Midori, afin de réveiller ses instincts. Sauf contre-attaque de sa part, il se replacerait alors en position neutre, prêt à l’écouter… ou à en découdre.
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Mer 3 Juil 2019 - 19:32

Indisciplinée
Un simple réflexe, tu recules d’un pas, esquivant une confrontation directe, plongée dans l’incompréhension face à son attitude, réaction marquée par un rictus débordant d’ironie. Lui qui se vante de se tenir au côté de son clan, lui qui prétend à la proximité avec ton clan, pugiliste débordant d’orgueil, en plus d’être bien trop familier. Il t’irrite au plus haut point, embrase ce brasier qui gronde dans un coin de ton esprit, rage fugace. D’instinct, tu saisis la garde de ton sabre, mouvement presque hésitant malgré la fermeté de ta poigne, doute demeurant dans un coin de ton esprit. Est-ce que cette cause, cette flamme qui danse dans ton cœur, mérite réellement que tu dégaines Onimaru ? Incertitude dominante dans ton cœur, confronté à ton propre démon, ce vice flamboyant qui t’éloigne peu à peu des principes du bushido, murmure incessant dans un coin de ton esprit. Rage indescriptible qui te consume jour après jour. Soupir muet, mal être que tu étouffes sous ces excès puéril, réalité cruel qui n’a de cesse de te hanter, parfaitement consciente de ces vices qui sont tiens. Regrettant presque cette insouciance passé, éclat d’une enfance trop brève, qui pris fin lorsque tu choisis la voie du samouraï, comme tout tes ancêtres avant toi.

Finalement, tu lâches ton emprise sur ton sabre, abandonnant l’optique d’un affrontement immédiat, malgré le feu hurlant au cœur de ta misérable carcasse. Sans doute par fierté, tu désires par dessus tout faire taire ce vice obscur, ne pas t’abandonner à la rage, pas aussi facilement. Plus jamais, promesse puéril. Tu prends une profonde inspiration, pupilles closes, ponctuant ton action d’un rictus débordant d’ironie aux coins des lèvres, délicat tracé sur lequel vibre ses mots prononcé un peu plus tôt. Tu finis par rouvrir les yeux, croisant les bras et abandonnant l’optique d’un affrontement immédiat. Fierté débordante, peut être un peu trop, empreinte omniprésente dans les mots que tu décides d’articuler.

« Si tu es si proche de mon clan que tu le prétends. Alors tu dois savoir ce qui nous tourmente. Tetsu no Kumi, tant de sang versé pour rien… A quoi bon poser la question alors. » Puis vient la sincérité, cinglante, impitoyable. « Mais. Tu as beau connaître le clan Nagamasa, tu ne me connais pas, moi. Je ne suis pas qu’une sabreuse de ce clan, je ne suis pas qu’une Nagamasa. Si tu penses ainsi, alors ta pensée est erronée. » Une larme, furtive, roule le long de ta joue, la rage, la frustration, cette faiblesse qui s’entremêlent dans une valse funeste. Tu étais plus qu’un nom, plus qu’un membre de ce clan, tu étais aussi un être à part entière, une femme, en plus d’être samouraï. Ce que trop semblent avoir oublier, t’emportant dans cette quête obsessionnel, ce désir de sans cesse devenir plus fort, étant la seule voie possible vers la reconnaissance. « Et ce qui anime ma lame, ce n’est pas le seul nom de mon clan. Ce n’est pas uniquement les principes du Bushido. Ce sont aussi mes propres émotions, personnel et intime. » Tu insiste bien sur ce dernier mot. « Comprends donc bien que cela ne te concerne pas, dans l’immédiat. Vu que nous sommes au final que des inconnus, l’un pour l’autre. » Tu tournes les talons, puis vient un léger gloussement, débordant d’ironie, de sarcasme et d’une certaine dérision. « A moins que tu désires à ce point devenir intime avec mon clan. » La pensée, presque hilarante, aurait put balayé une rencontre aussi maladroite. Gamine puérile après tout, souhaitant, dans un coin de ton être, t’éloigner de ce feu destructeur, profiter d’une liberté interdite. « Je pourrais, je penses, être enclin a cela. Bien que je sois rarement un premier choix, paraît-il. Mais la route est longue. » Tu te retournes vers lui, lui lançant un léger clin d’œil, le testant. Si la curiosité le rongeait à ce point, sur cette rage qui est tienne, ce brasier qui t’anime, ou simplement s’il était joueur, un premier pas vers ces interdits, liberté souveraine, qui te fait tant rêver depuis de nombreuses années. Éclat fugace, aussi vif que le tranchant de cette lame qui est la tienne, opportunité étrange qui ouvre une porte pleine de contradiction, sous les braises se cache un autre brasier qui n’attends qu’une étincelle.


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