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bravoure (ft. Nagamasa Hisa)

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Lun 10 Juin 2019 - 21:28

Nagamasa
L’aube sonne à peine, délicatement les faisceaux de l’astre solaire montant effleure les portes du dojo Nagamasa, devenu bien silencieux depuis quelques temps. Les récents évènements qui ont bousculé le monde ninja sont encore gravé dans les esprit tous, la mort du Yondaime, la chute de Kumo et ce fameux homme au chapeau, devenu ennemi numéro un de ce monde. Mais toi, ce n’était pas tout cela qui hantait tes pensées, toi, tu te fichais éperdument de cette menace qui planait. A tes yeux, seul la survie du clan avait de l’importance, ton regard se tournait vers les terres du pays du Fer. Racines depuis longtemps perdues, cette terre qui a signé le début de la décadence des tiens, un shogunat perdu, le Sandaime qui a périt sous la lame de l’usurpateur, Taira Fugaku. Un nom depuis longtemps effacer des récit du pays samouraï, ressurgissant tel un spectre issu d’un passé lugubre. En un instant, il a rompu cet équilibre solide que les Nagamasa avaient fondé sur ces terres, une unité brisé par le sang du dernier régent. Du moins, c’est ton point de vue. Gamine idéalisant ce clan qui est le tien, le bushido devenu discipline sacré pour toi, bien que tu sois encore loin de la maîtrise tant souhaiter. Silencieusement, le boken rompt le vide, mouvement fluides qui s’enchaînent, tel une valse délicate. Esprit vagabond, les pensées s’emmêlent, s’égarent puis finissent par s’éteindre, sans un écho, sans une mise en garde. Tu plonges dans ce vide que t’apporte le silence. Naturellement, les yeux se ferment.

Harmonie délicate, équilibre rare que tu crée en ton for intérieur. Le sang bouillonnant qui s’éteint, peu à peu, laissant dans son sillage de délicate braise agonisante, la rage qui s’éteint, juste quelques instants supplémentaire. Tu les balayes tous, peine et colère, presque naturellement. Un naturel factice, soudainement le masque se rompt, première fissure qui apparaît au cœur de cette comédie. Un geste trop hâtive, l’élan qui se brise, équilibre instable, frustration envahissante. Tu te figes instantanément, toujours les yeux fermés, refusant de retourner à la réalité, tentant vainement de récupérer cette harmonie qui t’échappe grain par grain. Posant le boken à tes côtés, tu t’installes en position seiza, les mains poser au bout des cuisses, les doigts effleurant tes genoux. Tu inspires profondément avant d’expirer lentement, opération que tu répètes inutilement avant de finalement murmurer, visiblement résignée. « Ça sert à rien… Tu te tourmente pour rien. Comme d’habitude. » Tu restes malgré tout quelques instants supplémentaires figé dans cette position, les yeux entre-ouvert, méditant sur tes nombreux échecs, tes quelques réussites.

Tu n’as de cesse de désirer te surpasser, tu n’as de cesse de te flageller pour tes faiblesses. Maudissant ce feu intérieur qui n’a de cesse de grandir, craignant qu’il te consume un jour. La colère comme pêché, tu es consciente que celle-ci te mènera à ta perte, n’aura de cesse de te paralyser sur ta voie. Elle était ton démon qui s’opposait aux vertus du bushido, aux principes de ton clan, cette rage était ta plus grande honte. Les poings se serrent tandis que tu fermes une nouvelle fois les yeux, reprenant l’exercice où tu l’avais abandonné. Jusqu’à percevoir une porte qu’on ouvre, immédiatement, ton regard se tourne vers le lieu du bruit, reconnaissant la jeune fille qui vient de pénétrer dans le dojo. Délicat rictus tendre qui se trace sur tes lèvres, tendresse visible envers la cadette qui t’a sans doute surpasser depuis longtemps déjà. « Hisa. C’est un plaisir de te voir revenir entière. »


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Dim 16 Juin 2019 - 23:13
Depuis l’attaque sur le village, j’avais commencé à m’habituer à aller m’entraîner au Soleil sur les hauts plateaux du village, probablement pour compenser la longue période passée sous la pluie d’Ame. Cependant, je ne pouvais pas non plus m’entraîner au même endroit à chaque fois et je n’avais toujours pas eu l’occasion d’aller au dojo Nagamasa depuis mon retour. Je m’éclipsai donc rapidement de la maison avec mon équipement d’entraînement pour m’y rendre. Ce ne fut que quelques instants plus tard que je réalisais que je n’y étais pas retourné depuis mon dernier entraînement avec Koda. Il était toutefois inconcevable pour moi de ne pas me rendre au dojo pour cette raison.

Ce n’était pourtant pas sa mort qui m’affecta le plus lorsque j’entrai à l’intérieur. Si la journée venait juste de commencer, le calme qui régnait entre les murs du dojo me marqua immédiatement. Je me rappelais encore l’ambiance qu’on y trouvait, ne serait-ce que l’année précédente où même les nuits y étaient plus mouvementées. Le clan s’effaçait peu à peu et les efforts que je dépêchais pour l’en empêchait ne portaient pas leurs fruits.

Mon esprit s’illumina malgré tout, lorsqu’au détour d’une porte, je tombai sur Midori. Assise au sol, elle m’adressa un sourire en m’apercevant, me saluant aussitôt. Je m’inclinai alors dans sa direction pour la saluer à mon tour.

— Le plaisir est partagé Midori, c’est toujours agréable de revoir un visage familier après tout ce temps. J’ai remarqué que le Dojo était presque vide ce matin, fut un temps, c’était ce que j’espérais trouver en venant ici et maintenant, disons que je réalise la chance que nous avions. Mais tout cela donne encore plus envie de s’entraîner, n’est-ce pas ?

Je connaissais Midori depuis ma jeune enfance. Si nous n’avions pas vraiment eu l’occasion de passer du temps ensemble depuis que j’étais sortie de l’académie, elle restait pour moi un membre proche du clan. Voir qu’elle ne faisait pas partie des Nagamasa ayant déserté les lieux me faisait du bien. L’idée d’échanger quelques coups avec une consœur Nagamasa était séduisante et puisque nous étions toute deux-là, je ne voyais pas d’objection à le lui proposer.

— Intéressée par un entraînement à deux ?

Mes souvenirs des capacités de la jeune femme étaient encore intacts, mais il m’était bien difficile de juger des progrès qu’elle avait pu réaliser depuis la dernière fois que je l’avais vu combattre. Après tout, mon propre niveau n’avait plus rien à voir avec celui que j’avais à l’époque.

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Mer 19 Juin 2019 - 21:44

Nagamasa
Trop rarement radieuse, cet éclat que tu n’accordes qu’à quelques élus, tendresse délicate qui se trace le long de tes lippes. L’enfant, jeune sabreuse aux talents dévoilés, lointaine cousine que tu ne connais que trop peu au final, malgré tout, elle fait partie de ces quelques âmes qui ont effleuré cette douceur presque fantomatique en toi. Membre de ton clan, entre autre, et bien au-delà de ce sang qui vous uni, c’est aussi la douleur que tu lis dans ses yeux qui t’a finalement attendri de cette manière. Et malgré ton désir brûlant de la protéger, depuis les récents évènements où elle s’est illustrée de tant de manière, tu prends conscience que les rôles sont sans doute inversé. Elle est sans aucun doute maître dans ce dojo tandis que tu es l’élève, profitant de cette insouciance qu’on lui a cruellement ôté. Fierté ébrécher qui s’étouffe dans un délicat éclat, acquiesçant de cette sagesse dont elle te fait part. Oui, vous êtes chanceuse, ton regard s’égare à travers le dojo, presque dépourvu de toute vie, tu te souviens de chacun, ceux qui ce sont sacrifiés, ceux qui ont prit les armes afin de protéger leur nouvelle patrie, ceux qui ont abandonné cette nouvelle patrie pour périr là où ils ont vu le jour. Un clan finalement déchiré, l’aube d’une triste déchéance, cruelle vérité qui s’impose à vous deux, héritière d’un savoir qui s’égare dans les méandres de la guerre qui déchire le monde shinobi.

Doux soupir, tu te redresses lentement, libérée de toute ces frustrations, consciente de ton devoir, détermination infaillible de faire perdurer le nom des Nagamasa à travers l’histoire. C’était votre responsabilité, à toute les deux, votre réalité et pour cela, vous devez progressez, encore et toujours. Quête incessante, se surpasser à chaque instant, chaque bataille. Tu serres fermement ton bokken en bois avant de te mettre en garde, rictus tendre qui se dessine au coin des lèvres. « Avec plaisir, ma chère cousine. Mais je crains bien que tu m’as surpassée. Mais ne cris pas victoire pour autant, je suis ton aînée, je me dois donc de te rattraper, pour pouvoir veiller sur toi, ainsi que sur le clan. » Tu lui lance un léger clin d’œil, symbole de ta bienveillance envers ta cadette, ambition brûlante au fin fond de ta carcasse, unique désir qui guide ta lame, le sacrifice de ta liberté pour l’honneur du clan, tel était ton destin. Mais est-ce que cela en valait réellement la peine ? Doute persistant, parasite, dans un coin de ton cœur, délicat poison qui s’immisce lentement sous ta carne. Tu avances d’un pas assuré vers elle, dès qu’elle se plaça en position de garde, levant soudainement ton bokken.

Brève feinte, tu te déplaces immédiatement sur ta droite en redescendant vivement le sabre de bois pour finalement porter un coup de tranche verticale, profitant d’une faille dans une garde haut, efficace pour parer un coup descendant similaire au leurre que tu créer. Après, est-ce que cette unique astuce suffirait à piéger la jeune sabreuse, elle restait une combattante expérimenté, un savoir accumulé au prix de trop nombreux sacrifice. Pensée sombre, murmure triste rompant, l’espace d’un instant, ta concentration, le coup finalement plus faible que prévu. Incapable de tenir convenablement ton sabre sans ce brasier qui gronde en toi, la colère devenue unique force au cœur de ton art. Discipline souillée, exquis poison qui pulse sous ta chair, démon qui te ronge patiemment, qui s’immisce peu à peu sous chaque parcelle de ton être.


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Mar 25 Juin 2019 - 22:20
Voir Midori se relever pour accepter ma proposition me fit particulièrement plaisir. Si je pouvais très bien m’entrainer seule ou discuter avec ma cousine sans faire parler mes sabres, croiser le fer avec elle, ou plutôt le bois en l’occurrence, allait me rappeler l’insouciance que j’avais portée en moi jusqu’à l’obtention de mon bandeau de shinobi. Mon ainée m’annonça alors qu’elle était convaincue que ma puissance était désormais supérieure à la sienne, mais qu’elle n’avait pas l’intention de se laisser aller pour autant. J’ignorais si ses hypothèses étaient correctes, mais je ne pouvais qu’admirer sa motivation.

– Si ton objectif est de redevenir plus forte que moi, je vais devoir y aller d’autant plus sérieusement moi aussi. Je ne voudrais que l’on dise de moi que je me suis laissée aller avec le début de ma renommée.

Je marquais cette plaisanterie d’un ton plus jovial avant de me placer également en position de garde face à elle. Je n’avais guère besoin de motivation, surtout aussi vaniteuse pour donner le meilleur de moi-même. J’en retenais tout de même la volonté de Midori de me protéger. Même si ses raisons n’étaient pas exactement identiques à celles qui me poussaient à vouloir protéger Miyuki, je ne pouvais que la comprendre, et ce, même s’il était fort possible que mon niveau surpassait désormais le sien. Vouloir devenir le plus fort possible pour pouvoir épargner aux autres membres du clan le plus de souffrance possible était une composante récurrente chez les Nagamasa, voire probablement un fardeau que chacun se devait de s’imposer. C’était donc pour ces raisons que je ne pouvais montrer à Midori la moindre faiblesse. Même si cela n’allait pas rendre l’entrainement très convivial ou particulièrement agréable pour la plus faible d’entre nous deux, je ne voyais pas comment l’une comme l’autre pouvions nous restreindre dans cet échange.

Ce fut elle qui ouvrit les hostilités par un mouvement rapide de son bokken. Ce à quoi je répondis naturellement par une parade simple de mon bokken, arquant mon bras pour le position à la perpendiculaire de l’assaut. C’était toutefois sans compter sur la ruse de la jeune femme dont le premier mouvement n’était qu’une feinte destinée à créer une ouverture à travers ma défense. La véritable frappe réussit donc à s’approcher dangereusement de moi, m’obligeant à briser ma posture habituelle en déplaçant approximativement mon deuxième sabre pour venir contrer le sien. Si cette déstabilisation était gênante et affaiblissait grandement ma défense, cette dernière n’en restait pas moins suffisante pour parer sa frappe dont la puissance n’était pas vraiment renforcée.

Ma posture étant mise à défaut dès le début de l’entrainement, je fus contrainte de choisir entre un retrait temporaire ou une frappe originale. Je concentrai donc aussitôt du chakra dans mon bokken avant de réaliser une frappe rapide avec le dos de sa lame d’un mouvement de revers. Si ce genre d’attaque sortait complétement de ce qu’on m’avait enseigné, l’utilisation de chakra et d’une lame en bois rendait ce genre de pratique moins stupide.

– J’ai entendu ton nom de la bouche d’un membre du clan en me baladant dans le domaine hier qui évoquait le clan Hyûga. Je ne voulais pas être indiscrète sur sa conversation sur le moment, mais maintenant cela m’intrigue, tu sais de quoi cela pouvait s’agir ?

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Mer 3 Juil 2019 - 20:39

Nagamasa
Définitivement déstabilisante par cette expérience acquise en si peu de temps, c’est de justesse que tu parvins à reculer, évitant le coup de bokken chargé de chakra. Elle n’est plus l’enfant que tu as tant connu, hésitante avec ce morceau de bois entre les doigts, habile apprenti, mais aussi débordant de cette innocence si précieuse, pureté dérobé sur les récents champs de bataille. Regret persistant dans un coin de ton être, tu aurais dut être à sa place, affrontant ces menaces qui n’ont de cesse de peser sur le monde shinobi, ce n’est pas elle qui aurait du se retrouver confronter à la réalité de ces terres, trop cruelle. Concentration ébranlé l’espace d’un instant, tu détournes les yeux un instant face à la vérité de ce qu’elle est devenue, épéiste accomplit au prix de trop nombreux sacrifices. Et c’est alors que le nom du clan Hyûga parvint jusqu’à tes oreilles, comme une terrible condamnation. Réflexe ardent, une posture anciennement briser qui se stabilise instantanément, la rage qui bouillonne dans tes pupilles tandis que ta poigne écrase peu à peu la garde absente du bokken fragile. Chakra parcourant le misérable morceau de bois avant d’être libéré dans un coup puissant, vif, mais particulièrement imprécis. La lame de chakra par s’abattre dans un mur derrière ta jeune cousine, loin de la menacer, elle n’avait pas a subir cette colère qui bouillonne au plus profond de tes tripes, face à l’égoïsme brutal de ceux que tu appelles tes aînés. Elle n’était pas concerné après tout. Le morceau de bois cède alors sous la frustration devenu reine, intensité de chakra employée bien trop dense pour une simple arme d’entraînement. Tu lâches finalement l’objet avant de tourner le dos à la jeune samouraï.

Tu prends une profonde inspiration, tentant d’apaiser ce brasier qui pulse sous ta carne. Comment aborder la situation calmement ? Tu ne voyais aucune solution, malgré tout, tu essai d’articuler quelques mots, le plus paisiblement possible. « Alors… Les Hyûga… J’ai été… fiancée… à un d’eux. » Rien que cette pensée t’assène une terrible nausée, condamnée désormais à une vie que tu as toujours rejetée, tu maudissais cette quête abjecte qu’avaient tes aînés. Cette recherche incessante d’un pouvoir indigne de leurs origines, politique obsolète à tes yeux, tu ne parvins à les comprendre, à se battre pour intégrer le conseil d’Iwa alors que leur patrie est sous le joug d’un usurpateur. Tant de concept qui te dépasse. « Je suis désolé, Hisa, mais… C’est trop dur, je ne peux pas continuer l’entraînement. » Pensées brouillons qui s’accumule dans ton crâne, invitant une terrible migraine te transperçant la tête. Le cœur en miette, qui se déchire encore maintenant, tu essai d’oublier, mais c’est inutile, cette unique douleur t’obsède jour après jour, nuit après nuit. Dangereux poison qui s’immisce sous ta chair, t’envahit sans cesse, l’esprit qui cède peu à peu.

Puis la fierté qui se brise instantanément, face à cette détresse omniprésente. Alors que tu ne souhaites pas la mêlée à tout ça, que tu souhaites l’épargné de tout ces maux qui déchire les hommes et même l’esprit. Pourtant, les mots sortent, sans que tu puisses rien faire. « Je les déteste… Pour ça, pour tout. Je ne les reconnais plus, je ne reconnais plus notre clan qui s’acharne a se battre pour un pouvoir abject, des enjeux politiques puéril au sein d’un pays qui n’est même pas le sien. Je déteste Iwa pour la manière dont il a transformé notre clan, tout le sang qui a été coulé pour cette nation qui semble peu à peu nous rejeter. Pourquoi ils se battent ici alors que notre patrie est entre les mains d’un usurpateur, c’est injuste, c’est indigne d’un samouraï. » Vérité cruelle que tu ne peux plus voiler, sincérité tranchante qui maudit ce clan qui est le tien, ces anciens corrompu par ces ambitions qui te dépasse et toi qui a choisi la voie de l’épée, tu ne peux qu’obéir. Pourtant, ce rêve persiste, cette liberté que tu souhaites embrassé un jour, tu sais aujourd’hui que ce n’est pas ici, ce n’est pas auprès d’eux que tu la trouveras, elle t’est désormais inaccessible.


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Jeu 11 Juil 2019 - 15:12
Mes mots n'eurent pas l'effet escompté sur ma cousine dont le calme et la concentration furent immédiatement ébranlés. D'un geste sanguin, elle démontra l'état second dans lequel elle semblait avoir plongé, dispersant son chakra à travers son bokken au dépend de l'intégrité du mur qui l'opposait. Elle m'annonça alors la raison derrière sa colère, ses fiançailles avec un Hyûga. Si les affaires de mariage n'étaient pas un sujet que je maîtrisais, je pouvais comprendre l'intensité émotionnelle qui les accompagnaient. Je baissai alors mes sabres en l'entendant annoncer son incapacité de continuer.

Visiblement entraînée par son état, elle poursuivit par une critique acerbe des agissements du clan. Si je la trouvais un peu excessive dans son opinion, son état colérique n'améliorant pas sa persuasion, elle avait raison sur plusieurs points. Le clan n'était plus que l'ombre de lui-même et ses préoccupations semblaient désormais bien éloignées de ses réelles priorités.

Après avoir placé mes sabres dans leurs fourreaux, je m'approchai de Midori qui semblait avoir de plus en plus de mal à garder son calme. Je plaçai alors mes mains sur ses épaules pour lui rappeler que nous n'étions que tous les deux dans cette salle.

— Si les décisions passées peuvent sembler déraisonnables, les remettre en cause ne nous avancera pas. Tel quel, nos liens avec le pays de la Terre sont probablement notre plus grand atout dans la reconquête de nos terres. Tu as raison sur un point cela dit, nos efforts pour améliorer ces liens semblent avoir été vain depuis la mort de Yoshitsune. J'ignore si cette relation est encore la seule méthode à notre disposition, mais je nous vois mal affronter les traîtres par nous-mêmes. Tu penses que ce serait réalisable ? Quant à ce mariage, si cela me peine de voir qu'il ne te convient pas, il est certain qu'il favoriserait les relations avec le clan Hyuga. J'ai du mal à saisir les enjeux et les rouages des manœuvres politiques. Je ne suis donc pas en mesure d'être juge de ces décisions, mais si tu penses que ce n'est pas ainsi que nous deviendront vainqueurs, alors ne le fait pas. Personne ne dirige le clan actuellement, notre seigneur est mort et personne n'a hérité de son pouvoir. L'avis des anciens n'est pas à jeter, mais leur manque de résultats suffit à émettre des doutes à leur encontre.

Je savais bien que les mariages arrangés pouvaient être difficiles à accepter tant leurs implications étaient conséquentes, mais le clan et la patrie primaient sur les volontés personnelles. Midori le savait probablement mieux que moi.

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Sam 13 Juil 2019 - 18:11

Nagamasa
Déraisonnable. Ce terme était sans doute plus approprier à ton attitude que leur décision. En l’absence d’une figure pour diriger le clan, ils étaient le dernier visage de l’autorité au sein des samouraï. Ils étaient absolu, censé représenter une sagesse que vous, les plus jeunes ne possédé pas, du moins, c’est ce qu’ils prétendent pour asseoir leurs épais postérieur sur un trône inexistant. Mais ils étaient souillé par l’orgueil, leurs ambitions personnels, tu n’avais plus de doute dessus, qu’importe les mots de ta cadette. Tu le refusais, tu ne voulais pas de cette union, en aucun cas celle-ci irait dans le sens de vos valeurs, celles que vous avez toujours défendu. Ils se fichent bien de Tetsu no Kumi, de cette patrie si précieuse à tes yeux, tout ce qu’ils veulent, c’est Iwa. Soupir las, discret qui se glisse entre tes lèvres, délicatement, pensées obsolètes qui s’évapore lentement au rythme d’une respiration profonde, lente. La route vers le vide, silence qui s’installe peu à peu au cœur du dojo, il ne reste que cette délicate sensation, les fines mains de ta cadette poser sur tes épaules, délicate chaleur qui ne t’échappe pas. Tu fermes les yeux un instant, te concentrant sur cette unique sensation, presque apaisante.

Et sur le tracé de tes lèvres s’élève l’ironie. Dernier rempart face au démon qui bouillonne en toi, murmure qui s’échappe dans un dernier éclat d’orgueil pour contenir ce brasier qui t’envahit sans cesse. Ironie vide de sens, de toute raison d’être mais qui ponctue ce visage clos, qui se ferme au reste du monde, signe de cette profonde lutte intérieure que tu livres jour après jours. Lèvres entrouverte, éclat tremblant que tu balayes rapidement d’un revers, ne laissant aucune place à un quelconque doute, aucune hésitation dans ta voix. « Les anciens, ils espèrent juste se rapprocher du conseil par ce mariage, c’est tout ce qu’ils désirent. Ces vieux gâteux ont oublié notre patrie, le sang qui a coulé là-bas. » Les poings qui se serrent, un instant, l’esprit qui s’embrume, retrouvant les horizons de ton enfance, une larme roule le long de ta joue tandis que tu rouvres les yeux. « Tout ce que je désires… C’est retrouver ma patrie, mon village, reprendre le rêve de mon père. Ma place… N’est pas à Iwa, mais à Tetsu no Kumi. » Triste vérité, pays de la terre devenu trop grand, trop lointain à cette patrie, encore trop précieuse à tes yeux. Profonde inspiration qui ponctue tes propos, avant de reprendre, sur un ton bien plus glaciale qu’auparavant, comme si toute flamme venait de s’éteindre en toi, comme si un monstre encore plus impitoyable que le précédent s’élevait. « Depuis la mort de Yoshitsune-sama, le clan à été corrompu, par l’ambition. C’est à nous… Ou plutôt devrais-je dire à toi, Hisa, de reprendre les rennes du clan. Ce n’est pas sans raison qu’on murmure que tu es son successeur spirituel. Si tu prenais les armes, notre génération te suivra, sans aucun doute. Nous sommes les seuls a pouvoir assurer l’avenir des Nagamasa, c’est l’ordre naturelle des choses. Les anciens le rejettent, ils sont corrompu, désirant une chose qui s’oppose à notre code, le Bushido. »

Ceci est ta funeste réalité. Au-delà de cette rage qui brûle en toi, frustration de n’être qu’un pion entre leurs doigts, de ta position, tu constates leurs méfaits. Rongés par leurs quêtes de pouvoir, politique abjecte à laquelle ils s’adonnent avec peu d’habilité au final, ils déplacent maladroitement leurs pions, plongeant petit à petit le clan dans une tourmente incessante. Pitoyable déchéance qui hante les samouraï d’Iwa, incapable d’assurer leurs devoirs.


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