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prison de fer blanc (ft. Hyûga Tsuyoshi)

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Mar 11 Juin 2019 - 15:42

La fiancée
« Je ne te demanderais qu’une chose en présence des Hyuga, sois respectueuse. C’est pour le bien de notre clan… Quoique, non, sois silencieuse, je ne veux pas t’entendre. »

Orgueil ébranler, fierté blesser face à ses mots, mais tu restes muette. Tu ne t’attendais pas à une telle nouvelle lorsque tu vis l’ancien pénétrer ta demeure, tu ne t’attendais pas à une telle folie. Vendue comme une misérable marchandise, sans demander ton avis on lia ton destin aux Hyuga, fiançailles arrangée, acte révoltant. Malgré le feu qui brûle en toi, tu es incapable de réagir, en état de choc tandis qu’on t’habille, yukata prestigieux uniquement utilisé pour les grande occasion. Tu aimerais hurler toute cette haine qui gronde sous ta carne. Poing serré, tu te sens prisonnière de barreaux d’ivoire à cet instant précis. Tu sais bien que tu ne peux rien faire contre les décisions de tes aînés, tu sais que c’est pour l’avenir de ton clan, cherchant une base solide au sein d’Iwa depuis la mort des différents kage Nagamasa, depuis la perte du shogunat. Acte désespéré en apparence et pourtant parfaitement calculer. Tu faisais partie des aînés de ta génération, celles qui doivent donné l’exemple, celles qu’on offre à d’autre clans. Avant d’être une shinobi, avant d’être une samouraï, tu restais une femme du clan Nagamasa, un pion qu’on sacrifie dans cette quête d’influence, jeux de pouvoirs cruelles. Tu n’as pas le choix que de te soumettre, décision devenu réalité impitoyable dès l’instant où elle fut déclaré officiellement. Désormais, tu devais te confronter à ton futur époux, dans tes plus beaux habits.

Démarche lente jusqu’au domaine Hyuga, tu souhaites retarder encore un peu l’instant fatidique, tu ne veux pas affronter ceux qui possède cette terrifiante pupille qu’est le byakugan. Tu voudrais fuir, mais deux samouraï t’escorte, comme pour éviter toute tentative désespéré, et puis tu te retrouves désarmé, loin de ton katana qui est resté dans ta chambre, tu ne pouvais l’emporter, cette lame qui ne t’a jamais quitter depuis qu’elle t’a été offerte. Cette fois, tu dus y renoncer. C’est donc le cœur chargé, l’esprit brumeux que tu te laisses guider, tête baisser, le regard qui s’accroche a cette terre que tu commences à haïr, adieu tes rêves de liberté, destin désormais lié à celui d’un autre homme. Tu soupires une dernières fois tandis que vous pénétrez le domaine de la famille Hyuga, contraste visible avec celui offert à ton clan, bien plus prestigieux que celui des Nagamasa, tu ne pouvais t’empêcher de ressentir une pointe de jalousie en voyant ces magnifiques décors. L’ancien te présenta au clan, ce n’est que d’une oreille discrète que tu écoutes leur brève conversation, le crâne débordant de question, de doute, visage sombre, toujours rivé sur le plancher, ce n’est que lorsque l’ancien te demande de ton présenter que tu lèves les yeux, apercevant quelques visages rivés sur toi, que des inconnus pour la plupart. Sourire factice qui se trace sur le bord des lèvres, douceur mensongère dans ta voix, juste pour faire bonne impression, car c’est ton devoir.

« Bonjour, je m’appelle Midori, du clan Nagamasa, c’est un véritable plaisir de faire votre connaissance. »

Délicat tissu de mensonge, seule la colère gronde dans ton cœur à cet instant. Malgré tout, l’ancien semble satisfait de ta comédie et te libère au sein de la demeure Hyuga, réglant les derniers détails du futur mariage avec les membres présents. Soupir muet tandis que tu franchis le seuil de la pièce, toujours dans ce yukata devenu particulièrement inconfortable, pesant, comme si celui-ci était les chaînes qui avait scellé ton destin. Ton regard se perd sur l’étendu de ce terrain inconnu, lieu débordant de mystère, tout comme le clan qui le possède. Tu n’imaginais pas achever ta vie sur ces terres, l’optique du mariage, initialement obsolète à tes yeux, était devenu écœurant, tu refusais d’offrir ta vie à un homme, ce n’était pas le destin que tu t’étais tracé auparavant.


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Mer 12 Juin 2019 - 1:59
Le Hyûga avait passé des heures à penser à cette éventualité. Les heures s’étaient changées en jours. A chaque fois qu’il en avait le temps, il y pensait. On allait le marier et il n’avait eu à donner son consentement réel à aucun moment. Était-ce la dure réalité qui le rattrapait ? A bien y regarder, il aurait dû s’attendre à pareille possibilité. Son père et sa mère avaient été mariés de force, ses grands-parents paternels et maternels également. Bon l’on n’appelait pas encore cela mariage forcé. On ne l’appelle toujours pas ainsi au sein des clans qui le pratiquent. Non. Il s’agissait tout simplement de la forme la plus courante du mariage. Pour qui a des parents et des patriarches, il était fort probable que ces derniers, toujours dans considérations de position et dans des jeux de pouvoirs, cherchent une femme ou un mari adéquat à leur enfant. C’est ainsi que les choses s’étaient déroulés depuis la nuit des temps et probablement que pour la plupart des gens, hormis quelques fortes têtes, cette tradition perdurerait.

Tsuyoshi n’avait pas essayé de résister à son père. Avait-il été lâche ? Les mots de ces kunoichis qui avaient osé l’appeler ainsi lui revenaient à l’esprit à cet instant. Très vite il balaya leur image de son esprit. Jamais de sa vie il ne s’était montré lâche, pas même cette dernière fois, lorsque son père était venu lui annoncer la décision qu’il avait prise. Il avait plutôt été sage. Sage d’accepter une décision familiale, prise dans l’intérêt de la famille. Que pouvait-il avoir de plus important que la famille ? Tout homme a un ordre de priorités. Pour Tsuyoshi, sa propre famille, puis son clan venaient avant sa personne. Les décevoir était donc la dernière chose qu’il souhaiterait faire. Il valait mieux faire confiance à ses géniteurs. Ces derniers ne s’étaient jamais trompés quant à la voie qu’il fallait emprunter pour leur fils. A chaque fois qu’ils avaient opéré un choix pour Tsuyoshi, ce choix s’était avéré payant.

Le Chuunin s’était habillé majestueusement. Il avait mis une tenue d’apparat mariant deux couleurs le blanc et le noir. Le blanc était la couleur dominante. Aujourd’hui, les Nagamasa devaient venir saluer les Hyûgas et présenter la future mariée à son futur époux. Il faut dire que le Chuunin éprouva ce jour-là une certaine forme de pression. Une pression qu’il ne comprenait pas et qu’il avait du mal à s’expliquer. Cette pression demeura en lui toute la journée jusqu’à l’arrivée des convives. Il ressentait un creux au ventre. Un creux dont il ne se libéra que lorsqu’il vit la Nagamasa, celle qui lui était promise.

Assis avec ses parents quelques oncles et tantes, ses cousins le Chuunin était lorsque les deux délégations se faisaient face. Il était là lorsque certaines discussions furent entamées. Il vit comment les Nagamasa le regardaient et tentaient de le jauger. Probablement qu’ils devaient se demander s’il était un bon parti pour leur fille. Une question à laquelle lui-même ne saurait répondre convenablement. Pourtant, il espéra. Il espéra que les choses iraient bien et qu’il aurait une épouse qui ne l’emmerderait pas trop. Une épouse qui saurait rester à sa place, une épouse qui ne ferait pas de vagues. Une soumise ayant du caractère, mais une soumise quand même. C’était certainement le prix de la liberté dans le cadre d’un mariage arrangé.

_ Je suis Hyûga Tsuyoshi. C’est également un réel plaisir de faire votre connaissance. Vous êtes ici chez vous et j’espère que vous vous y plairez mademoiselle.

Le Hyûga n’avait pas pu lui coller d’autre titre. Qu’était-elle pour lui à l’instant T ? Ils n’étaient pas encore mariés et leurs fiançailles étaient en train d’être scellées. Pouvait-il devancer l’ordre des choses ? Il n’en savait rien.

Laissant ses parents conclure les derniers arrangements, il se proposa de faire le tour du propriétaire à sa future épouse.

_ Parlez-moi de vous Midori, un peu plus… Je vous avoue que j’ai été un peu pris de court par tout ceci et qu’il ne m’a guère été loisir de poser la moindre question vous concernant.

Son regard se posa sur la kunoichi tandis qu’ils étaient dans la cour marchant à pas lents.

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Dim 16 Juin 2019 - 15:40

La fiancée
Il serait si simple d’en finir, dès maintenant. Un réflexe plus naturel que conscient, tu cherches ce sabre absent, premier abandon de ton compagnon de toujours. Un instant de panique qui se perçoit dans tes yeux, avant le retour à la réalité. Oui, tu étais fiancée, ton honneur venait d’être bafoué par cette union, car elle finira un jour ou l’autre la fin de cette voie que tu as choisi, bien des années auparavant. Bientôt, on ne te laisserait plus brandir fièrement ce sabre, bientôt, ils te priveront de tout ce qui te feront vibrer. Bientôt, ce sont eux qui porteront le coup fatal à ta misérable carcasse. Une braise qui s’éteint peu à peu dans tes pupilles, un rouge qui n’a jamais été aussi éteint qu’aujourd’hui. A cet instant précis, tu voudrais t’arracher de la poitrine ce cœur qui te retient ici, abandonner toute chose, simplement fuir. Mais la lâcheté irait contre ce code, si profondément imprégner en toi, tu ne pouvais que respecter la décision de tes aînés, aussi absurdes soient-ils, la rébellion te condamnerait au déshonneur absolu, un fil sur lequel tu danses depuis bien trop longtemps déjà. Consciente de tes pêchés, tu ne peux t’empêcher de penser qu’ils te punissent pour ce feu qui gronde en toi, qu’ils te mettent une nouvelle fois à l’épreuve. Après tout, comme ton père, à leur yeux tu n’as pas l’étoffe des samouraï du clan, mépris révoltant envers ta lignée, désirant par dessus-tout prouver cette valeur qu’ils refusent d’admettre.

Soupir las tandis que ton nouveau fiancée te fait part de son désir de te connaître. Hyûga, Tsuyochi, c’était avec lui qu’on avait lié ton destin, un inconnu qui s’égare dans cette masse de visages brièvement aperçu, masse shinobi qui vibre au cœur d’Iwa. Tu ne le connais pas, tu n’as pas envie de le connaître. Tes pupilles flamboyantes, inanimés se plante dans ces yeux, bien trop sombre pour un membre de son clan, léger rictus cynique qui se trace aux coins de tes lèvres. « Vous allez réellement me faire croire que ça vous intéresse d’en apprendre plus sur moi ? Vous n’allez quand même pas prétendre que malgré l’origine de la situation, vous êtes ravis de me rencontrer. Épargnez-moi ces mensonges, ou achevez-moi immédiatement. » Des paroles sombres, pleines de rages malgré le calme dominant chaque phrase. Brasier dormant sous ce masque glacial que tu as décidé de lui offrir, mépris qui emporte le reste, bien qu’il se retrouve, sans doute, aussi victime que toi de cette situation, doutant qu’on puisse réellement s’intéresser à la sabreuse que tu es. Tu pestes. « Ils sont tellement désespérés qu’ils tentent le tout pour le tout… Pitoyable. » Tandis que ton regard se détourne de ton nouveau fiancé, pensée écœurante, tu cherches quelques repères, des éléments familiers, ou peut être absurde, une preuve que tout ceci n’est pas réelle. Sans grand succès. « Mais ils restent mes aînés, mes enseignants, je dois me soumettre à la hiérarchie, aux exigences des anciens, pour l’honneur de mon clan. » Un nouveau soupir, lassitude certaine, tu tentes vainement de te convaincre, valeurs défaillantes. « Mais si vous insistez, il n’y a rien à dire sur moi. Je ne suis qu’une sabreuse, du clan Nagamasa, je voues ma vie aux principes de Bushido… Et je ne crois pas que vous en faîtes partie. » Sarcasme qui trace ce fin rictus aux coins des lèvres, légèreté vagabonde qui te manquera tant lorsque vos vies seront à jamais liés.

« Et bien que respectes les décisions des anciens. Ce mariage ne m’intéresse guère, je ne comptes pas y vouer une attention plus que minimum. Je ne cesserais pas la pratiques du katana, et je n’abandonnerais pas mon devoir de shinobi, même mariée. Que ce soit clair, un accord tacite entre nous. Ça te facilitera la vie, je peux te l’assurer. » Second sarcasme, amusement prononcer sur ce brasier qui gronde en toi, ignorant encore tout de toi, de cette rage, colère flamboyante qui gronde en toi. Il ne se doute pas de ce qui l’attend, insouciant, comme toi encore hier, comme toi il y a quelques heures, jusqu’à ce qu’ils t’imposent la réalité, sans possibilité de fuite. Démarche lente au cœur des jardins des domaines, malgré cette touche de sombre douceur, un peu puéril, le cœur reste lourd, ne trouvant aucune beauté au centre d’une cour des plus somptueuse.


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Lun 17 Juin 2019 - 1:39
La Nagamasa était en fureur. Elle ne le montrait qu’en paroles pour l’instant, mais Tsuyoshi percevait clairement ce sentiment. Elle n’appréciait guère le fait que le Hyûga lui dise qu’il était ravi de faire sa connaissance. Avait-elle tort ? A bien y réfléchir non. La réaction de la Nagamasa surprit le Chuunin. Il s’arrêta un instant, interloqué. Il savait bien que sa promise ne serait guère enchantée de ce mariage. Du moins pas dans un premier, comme disaient ses cousins Yatk et Ino. Néanmoins, il se disait que la Nagamasa allait au moins jouer le jeu un peu et cacher ses sentiments réels. Eh non ! Elle avait joué cartes sur tables directement ! Dès qu’ils avaient quitté le groupe et qu’ils s’en étaient écartés un peu, elle avait frappé du poing sur la table comme on dit. Une manière comme une autre de lever le voile et de se montrer sous son vrai jour. A bien des égards, le Chuunin préférait cela, jusqu’à une certaine limite bien entendu.

_ Vous achever ? Vous avez des termes bien guerriers. Non… Il est vrai que si vous le dîtes, il n’est guère besoin de jouer aux faux semblants. Non je ne suis pas ravi. C’était en réalité une manière de vous mettre à l’aise. Non… Je suis tout aussi déçu que vous. Seulement, pour ce qui est d’en savoir plus sur vous, cela m’intéresse réellement. Si véritablement nous sommes promis l’un à l’autre n’avons-nous pas intérêt à savoir à qui nous aurons affaire ?

Tsuyoshi chercha du regard la Nagamasa. Elle ne lui accorderait probablement aucun regard elle, mais lui, en futur pater familias, devait tout mettre en œuvre pour que ce couple fonctionne un minimum. Lui, le Hyûga, ne voulait guère d’une relation houleuse. Qu’y gagneraient les différents protagonistes ?

_ Vous acceptez malgré vous cette union pour… l’honneur ? L’honneur ne vous indique t-il pas que vous devriez tout mettre en œuvre pour mettre en pratique votre parole du mieux possible ? Car tout comme moi, à un moment ou un autre de l’histoire, vous avez probablement validé cette union ne serait-ce que du bout des lèvres. Alors dans les exigences de vos anciens respecter et prendre soin de votre époux n’en fait-il pas partie ?

Il avait marqué une pause, conscient que la réponse allait fuser, cinglante. Avait-on déjà vu une dispute de couple le premier jour de la rencontre dudit couple ? Pourtant, c’est bien ce qu’était en train de vivre le Hyûga. Une dispute de couple.

_ Je connais des Hyûga qui sont adeptes du bushido. Si je dois le pratiquer pour gagner votre respect, je serai prêt à faire cet effort. Je n’ai pas envie d’une union houleuse et j’espère que vous saurais faire vous aussi des concessions…

Le Hyûga venait d’encaisser une nouvelle attaque verbale. Sa promise tenait à lui dire tout le bien qu’elle pensait de lui et de cette union dès le premier jour. Pourquoi agir de la sorte ? Pour Tsuyoshi, tout cela relevait d’un manque de sagesse criard ou du moins d’un manque d’éducation patent.

_ Non je ne vous demanderai jamais de vous renier. Abandonner la voie du Bushido ou shinobi serait pour vous vous renier à n’en pas douter. Je ne vous demanderai jamais d’être vous-même, même si cela me faudra d’encaisser critiques et insultes de votre part.

Etait-ce un moyen de faire preuve de sagesse ? Etait-ce un moyen de mettre fin à l’incendie qui pointait le bout de son nez, à ce feu qui couvait ?

_ Quel âge avez-vous ?

Une nouvelle question tandis qu’ils entraient dans un bâtiment. Ils accédèrent au salon puis à la salle à manger.

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Sam 22 Juin 2019 - 17:51

La fiancée
L’honneur, cruel devoir qui t’incombe, pilier même de l’existence de ton clan qui t’est si cher. Devenu prison aux barreaux de fer blanc, tu ne peux pourtant défier ce fondement même de ton art, toi qui te confronte bien trop souvent aux racines de la voie du bushido. Sabreuse au tempérament flamboyant, aux paroles un peu trop légère bien souvent, tu accumules déjà bien trop d’échec pour te permettre de continuer sur ce chemin. Soupir las, muet, de l’enfant immature que tu es, condamnée à te soumettre a cette diplomatie particulièrement bien maîtriser dans la bouche du Hyûga. La rage au cœur malgré tout, cette sensation impitoyable, qui se faufile sous ta carne, de n’être qu’une marchandise dans un monde qui s’éloigne de cet idéalisme qui t’habite. Vulgaire vie qu’on sacrifie aux jeux politique, face à une influence en décadence, tu es cette poupée de porcelaine qu’on offre pour qu’on porte attention à leur agonie, désir brûlant de reprendre un trône qui n’a jamais été le leur, celui de kage peut être. Ou alors celui de restaurer l’honneur, l’influence légitime au cœur du pays du Fer. Doute persistant dans un coin de ton esprit, le rôle d’Iwa t’échappant dans cette situation, craignant de voir ta nation natal tomber vulgairement sous l’influence d’une nation un peu trop immature. Mais peut être étais-ce déjà le cas depuis longtemps déjà, le sang des shinobi de la roche ayant souillé le grand palais du shogunat, se mêlant à celui des Nagamasa.

Tu te figes un instant, au final, tu ne souhaites rien découvrir de ce prestigieux endroit. La demeure Hyûga ne serait jamais tienne, c’était un fait indéniable, un bref regard vers l’intérieur, des pièces mêlant à la fois le respect et la simplicité, contraste intense avec l’extérieur, te rappelant presque l’atmosphère de Tetsu et le bruits de l’acier dans les forges de ta nation. Des échos particulièrement vif, murmure d’un passé qui n’a de cesse de te hanter, craignant ne jamais revoir les paysages de ta nation. La peur de voir ton clan, si précieux, dépérir jusqu’à disparaître. Tu tournes les talons dans un soupir vague, lointain. « Dix huit ans, donc en âge de me mariée... C’est ainsi qu’ils réfléchissent, après tout. Et sachez que je l’admets, mes réticences viennent de ma fierté. Ainsi qu’entre autre, je n’ai aucunement validé cette union, je l’ai découverte aujourd’hui même. Après tout, je ne suis pas un homme, je n’ai pas le moindre mot, la moindre objection a émettre dans ce genre de décision. C’est ainsi et je dois m’y soumettre, simplement. » Puis un rictus débordant d’ironie, bercer par un délicat ricanement cristallin. « Et ne le prenez pas mal, mais je doutes que manier le sabre vous irait, mon cher. Vous avez bien plus l’air de savoir manier les mots, comme un politicien, que de savoir combattre. Après, ça n'engage que moi. »

Sincérité cinglante, c’était dans ta nature, loin d’apprécier sa manière, parfois détourné de parler, loin d’apprécier cette certaine forme de docilité. Au fond, tout cela t’horripilait principalement, toi qui ne faisait guère dans la délicatesse, toi qui a décidée de vouer ta vie à la voie du sabre, au bushido. Sans doute qu’une partie de ta révulsion pour le Hyûga venait du fait que sa seule existence te condamnait à une vie que tu refuses. Désormais liée à d’autres devoir, pour la plupart plus écœurant les uns que les autres, malgré ses mots tu sais que tu devras un jour au l’autre abandonner ce destin que tu t’étais tracé, oublier le sang qui souille tes mains pour cette fois, donner la vie. Pensée terrifiante, qui te tétanise au plus profond de ta carcasse, profonde hantise pour toi qui marche au côté de la mort depuis si longtemps, comme tout samouraï avant toi.


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Dim 23 Juin 2019 - 4:36
Midori… Tsuyoshi faisait la connaissance de sa promise et déjà, il se doutait bien que les choses seraient bien plus ardues qu’elles n’en avaient l’air. Déjà, Tsuyoshi se doutait qu’il aurait fort à faire. Dès les premières paroles de la kunoichi, ses premières mimiques, ses premiers regards lorsqu’ils furent seuls à seuls, il sut qu’elle allait lui mener la vie dure. Et cela, ce dernier point, Tsuyoshi ne le voulait guère. Il ne pouvait s’imaginer de partager un instant de sa vie avec quelqu’un qui voudrait faire, justement, de chaque instant qu’il lui accorderait volontairement ou non, un enfer. Non… Voilà pourquoi il s’employait à se mettre au-dessus de la mêlée. Au-dessus de cette mêlée qui se dessinait déjà entre elle et lui. Était-ce possible ? Le Hyûga en tous cas tentait de s’en donner les moyens.

Il remarqua rapidement que la jeune femme qui aux premiers abords semblait être une peste incorrigible ayant toujours le dernier mot, commençait déjà à se faire battre par l’argumentaire du Hyûga. Ça, c’était plutôt étonnant. Il s’attendait à une résistance bien plus farouche sur ce plan-là mais non… A la place il avait devant lui quelqu’un qui abdiquait. Quelqu’un qui abdiquait devant sa supposée supériorité en matière de rhétorique. Tsuyoshi avait envie de rire. Il l’aurait fait s’il n’était pas quelque part frustré, voir un peu énervé par le comportement de sa promise. Elle était immature. Aussi immature qu’une femme dont il s’était éprise, cette femme qui ne voulait pas de lui : Sekken Ryoko, la femme anguille. Tsuyoshi ne put s’empêcher de penser à Ryoko alors qu’il était là à échanger avec Midori. Quelque part, il se dit que s’il parvenait à dompter Midori, alors il pourrait trouver le moyen de s’offrir le cœur de Ryoko.

_ Vous soumettre donc ? Et jusqu’où va votre soumission ? Vos parents vous ont-ils dit ce qu’ils attendent de vous dans le cadre de ce futur mariage ? En avez-vous idée Midori ? Avez-vous idée de ce qu'implique un mariage ?

Cette question allait lui permettre d’en savoir plus sur sa fiancée et jusqu’à quel niveau elle avait de la jugeote ou de la suite dans les idées. Ou elle lui apparaîtrait clairement comme une femme capricieuse, ou alors elle lui paraîtrait comme une femme sotte.

Le Hyûga n’avait pas répondu à la provocation consistant à le faire passer pour un politicien plutôt qu’un combattant. Jamais de sa vie on ne lui avait dit qu’il était l’un plutôt que l’autre. Bien au contraire, on l’avait toujours considéré au pire comme un combattant correct, au mieux, à ses heures de gloire, comme un excellent combattant. Dès lors, les propos de la Nagamasa ne pouvaient le toucher. Si elle voulait le vexer, elle devait faire mieux.

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Ven 5 Juil 2019 - 15:16

La fiancée
Soupir las face à la visible fierté de l’homme face à une victoire. Insouciance puéril qui a tendance a t’irriter au plus au point, désir brûlant de lui faire ravaler cet orgueil typiquement masculin. Préférant esquiver la sarcasme, tel un digne beau parleur, vulgairement, par le silence qu’il brise par de nouvelles interrogations. Est-il donc stupide a ce point ? N’a t’il donc aucune conscience du devoir ? Les questions s’accumulent dans un coin de ton esprit sur ses capacités intellectuel, ou peut être une logique défaillante. Un magnifique partie on dirait, un murmure ponctuer de ce rictus débordant d’ironie, à croire qu’elle avait commit tout les pêchés du monde dans une vie passé pour mériter un tel époux dans l’avenir… Elle s’en retrouva une nouvelle fois blesser, par lui, par la décision de ses aînés. Orgueil ébranler face à la situation, délicat brasier qui se transforme en rage glaciale. Hiver éternel qui s’installe dans un coin de ton être, les rêves d’une enfant qui se fige dans le givre amener par une réalité cruelle. Âge glacière qui s’immisce sous les pores de ta peau, figeant l’instant à cette seconde même, imaginant toute les possibilités possible pour le pourfendre, si onimaru était à tes côtés. Un moment de répit au cœur de cette lutte stupide, fantasme sanglant qui t’habite dès lors.

Tu fermes alors les yeux, prenant une profonde inspiration tout en tournant les talons, t’éloignant de deux pas de l’homme qui te guide à travers la demeure de son clan, cherchant brièvement la route vers le salon principal, là où tout à commencer, de mémoire. Avant de finalement lui jeter un dernier regard, empreint d’un intense mépris. « Je suppose donc… Qu’en vu de tes questions. Le concept de devoir et d’honneur t’échappe complètement. Il n’y a pas de doute, le bushido n’est pas une voie pour toi. » Un nouveau soupir, cette délicate lassitude si familière comme si tu portais le pêché des hommes, préférant te taire sur le propos de tes parents, sujet bien trop délicat pour être aborder, souvenir douloureux qui te déchire le cœur, éclat encore vif d’un père parti trop tôt. La délicatesse non plus ne faisait sûrement pas parti de ses vertus, surtout en temps de guerre, tous avaient déjà perdu un être cher. En théorie, un concept qui semblait, aussi, échapper au Hyûga. « Sur ce… A moins que tu ai vraiment quelque chose d’intéressant à me montrer ici, j’aimerais que nous regagnions assez vite le salon principal. Je ne veux pas réellement rester en ces lieux plus que nécessaire. »

Malgré tout, tu ne peux nier cette beauté, presque écœurante, cette prestance qui vibre au cœur du domaine de ce clan. Contraste certain avec ce qui a été accordé à ton clan, sans doute étais-ce cette différences que tes aînés convoite toi, une splendeur synonyme de pouvoir. Concept puéril que tu balayes rapidement d’un revers dans cet océan d’échos qu’est ton esprit à l’heure actuel. Les pensées s’amassent, par centaine, s’entremêlent dans une valse bâcler, s’égare les unes après les autres. Avant de finalement te retourner vers le Hyûga, le sarcasme qui ponctue le tracé de tes lèvres pour lui donner une unique réponse à sa soumission. « Et si tu espère me toucher, intimement. Cela ne se fera qu’à l’instant de la nuit de noce et plus jamais par la suite. A moins que tu veuilles perdre une main. » Rien que le scénario la faisait frémir d’horreur, pureté encore intacte malgré les années, l’offrir de cette manière l’écœurait au plus haut point, surtout à un inconnu, autant être battue à mort par cent bokken à la fois que de vivre cela.


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