Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez

Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo]


Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo] Empty
Mar 11 Juin 2019 - 23:56
Mes yeux glissent sur les différentes lignes qui noircissent le papier que je tenais entre les mains, un papier signé par les autorités de la Banque. Chaque « ordre » était comme une marque au fer rouge sur ma fierté blessée : j’avais failli à mon rôle, celui de protéger la Banque, celui de maintenir la réputation de ma famille intacte, celui d’inspirer suffisamment de craintes pour qu’on n’ose nous faire du mal.

J’avais été généreuse envers mes alliés : j’étais tour à tour cette épaule sur laquelle ils pouvaient se reposer, cette banque dans laquelle ils pouvaient puiser selon leur besoin, ou encore cette maison où ils pouvaient venir et se déchaîner au rythme d’une musique endiablée. J’avais été sans merci envers mes ennemis : j’avais réduit leur commerce à néant, j’avais causé des tensions ou des failles au sein de leur famille ou j’avais mis à jour leurs secrets les plus honteux.

Cependant, j’avais commis une grave erreur. J’avais ignoré les « autres » : Les Shinobis, et tous les dérivés qui s’y rattachaient – les déserteurs ou les solitaires – avec la maîtrise de ce fameux « chakra ». Toutes ces années, ces bandes de barbares s’étaient contentées de s’entretuer, étant la cause principale de la haute mortalité dans certaines régions. Cependant, qu’importe car toutes ces histoires ne touchaient pas Kaze no Kuni et surtout, le malheur de ces crétins profitait à nous : les plus puissants étaient subitement démunis et toquaient à nos portes pour notre aide, mettant en jeu tout ce qu’ils avaient de précieux, voire même tout ce qu’ils pouvaient obtenir dans le futur.

Tout allait pour le meilleur des mondes, et les rouages de ce mécanisme vicieux étaient bien huilées et tournaient formidablement. Oh ! Nous avions bien quelques petits aléas comme des commerces que nous soutenions qui se retrouvaient soudainement réduits à néant, mais ce n’était qu’un petit gain de poussières qu’on oubliait assez vite avec de nouvelles opportunités. Et puis, il y a eu cet événement : la Banque Sabaku a été infiltrée. Quelqu’un avait réussi la prouesse de pénétrer et traverser le pays désertique, trouver une faille dans le système de sécurité de la Banque, faire une promenade de santé dans la bâtisse de marbre blanc, sortir les mains vides – par pur plaisir, du moins en théorie et selon les premières investigations – et quitter aussi sereinement Kaze no Kuni.

Il n’y avait pas eu de « braquage » mais ce maudit journal avait véhiculé un stupide mensonge. Le mal était fait à notre réputation, un mal que nous avions grand mal à réparer. Nous avions eu à inviter bien des clients pour leur prouver que leurs biens étaient toujours à l’abri, nous avions perdu d’autres. Ma punition avait été simple : trouver le coupable, améliorer le système en s’inspirant des autres pays et réparer le mal fait en participant activement à la « reconstruction » du portefeuille client. Quelques objectifs supplémentaires – et mineurs – étaient également donnés.

L’empire du Feu sera ma première destination. En effet, une nouvelle puissance s’éveillait, ce qui est synonyme de besoins financiers de taille et donc possibilité de boucler une affaire en or. Une première étape, qui sera la dernière si tout allait bien. Car oui, très honnêtement, je déteste me trimballer tantôt sur dos de cheval ou dans cette voiture qui est secouée dans tous les sens sur des routes mal faites. Ajoutons à cela qu’il fait « froid » ailleurs. Kaze no Kuni me manque, honnêtement. Ainsi que ma fastueuse vie.

Je tapote de mon doigt la table à laquelle j’étais assise. Mes yeux glissent sur les différents clients d’un des rares auberges qui a tenu debout suite à la dernière catastrophe qui a touché le pays et qui lui a valu la destruction de plus de la moitié de son centre-ville. Le pays avait clairement besoin d’argents, mais c’était un trou noir sans fond : la criminalité et la corruption aspiraient tout, sans rien donner en échange. Un investissement à perte, en somme. Mais également une destination où il ne fallait pas s’attarder. J’aurais pu passer mon chemin mais j’ai eu subitement souvenir d’un homme qui devait une grande somme à la Banque, et qui ne cessait de fuir avec toutes les richesses amassées d’un point à un autre d’Ame no Kuni. Il était devenu une sorte de légende parmi les collecteurs de dettes de la Banque … une légende qui pourrait potentiellement redorée mon propre blason.

Une entreprise folle que je ne comptais pas accomplir seule. J’avais embauché un mercenaire, un certain Fukuhara N. Mitsuo. Nous aurions une connaissance commune, et cette dernière a établi un rendez-vous dans cette auberge, à dix heures du matin. J’attends, habillée somptueusement comme à mon habitude et coiffée distinctement : un kimono doublé en laine court, un pantalon épais, un justaucorps, des gants en cuirs et fourrés également et une écharpe douce, le tout en noir avec quelques accessoires dorés – des babioles plaquées or. Il serait stupide de mettre ses colliers de pierres précieuses dans un tel lieu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t6632-sabaku-takara-la-precieuse#55343 http://www.ascentofshinobi.com/u84

Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo] Empty
Mer 12 Juin 2019 - 9:05





Collecteur de dettes



Mitsuo marchait, d'un pas lent et calme, vers une destination bien précise. Il avait été contacter par une de ses connaissances fraîchement acquise dans cette ville, afin de rencontrer une femme, femme, qui selon les dires de la personne étant entrée en contact avec lui, avait besoin de louer ses services. Il n'avait pas refusé, après tout, il n'avait aucune raison de le faire. Il était encore relativement tôt, ceci l'arrangeait, vu qu'il devait en premier lieu se remplir l’estomac. Ceci-dit, après réflexion, il pouvait tout aussi bien commander un petit déjeuner à l'auberge servant de point de rencontre. Il baissa alors les yeux, observant sa tenue taché de sang et soupira. Il avait beau n'avoir rien à faire de sa tenu en général, il savait qu'il ne pouvait pas entrer dans une auberge ainsi, sous peine d'effrayer la clientèle, et attirer l'attention. Roulant des yeux, il fit un détour par un point d'eau, se leva, et méditant un peu au passage. Après quoi, il reprit sa route. Ce n'était pas dans ses habitudes de se faire payer pour accomplir une mission, mais bon, que pouvait-il bien faire d'autre ?

Il soupira alors, se disant qu'avec un peu de chance, tout ce qu'il aurait à faire serait d'escorter la jeune femme. Enfin, il verrait bien une fois sur place. C'est après plusieurs dizaines de minutes de marche qu'il arriva finalement à destination, poussant les portes du bâtiment, il entra d'un pas lent et calme, portant sur lui sa tenue habituelle. Un long manteau blanc, avec des épaulettes en or, par-dessus une chemise noire et une cravate elle aussi blanche. Une lanière de cuir passe diagonalement sur son torse, tenant le fourreau de son arme contre sa hanche gauche. Son pantalon, de couleur blanche, est tenu par une ceinture en cuir sombre, tenant en même-temps une sacoche lui permettant de stocker divers petits objets. Il porte de longues bottes montantes en cuir noir, dont le pantalon entre à l’intérieur afin de ne pas gêner ses mouvements. Il n'est pas rare de le voir aussi avec une casquette à trois ponts blanche et noire. C'était une tenue assez originale, mais il l'aimait bien. Enfin bref, le silence s'installa quand il pénétra les lieux, pour ensuite laisser place de nouveau au brouhaha habituel dans une auberge. Il rejoignit par la suite la jeune femme qui correspondait à la description que lui avait fait son contact, s'installant face à elle calmement, après avoir déposé son katana prêt de la fenêtre.

- Sabaku Eirin, c'est bien ça ? Je suis Fukuhara N. Mitsuo... Midori m'as fait vent de votre désir de me rencontrer pour louer mes services, donc... Que puis-je pour vous ?

Il retira calmement son chapeau, le déposant près de lui, pour ensuite plonger son regard d'or sur la jeune femme. Il aurait bien complimenté la femme sur son apparence, mais ce n'était pas le but de sa venue, et il n'aimait pas vraiment tourner autour du pot. Il ignora le regard des personnes présentes posés sur lui, certains le regardant avec curiosité, d'autres avec admiration, et certain même, avec crainte. Il faut croire qu'il dégageait une certaine stature.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo] Empty
Mar 18 Juin 2019 - 23:34
Un homme entra dans l’auberge, accaparant subitement l’attention dont j’avais été l’objet jusqu’à maintenant, ce qui n’était pas pour me déplaire, dans ce trou à rat qu’était Ame no Kuni. Malheureusement, je m’étais réjouie beaucoup trop vite et voilà que l’étrange inconnu se dirige vers moi et m’adresse même la parole. Je n’étais pas dupe, pour croire qu’avec la reprise du brouhaha, nous avions été oubliés : je sentais les regards et j’en croisais même un ou deux.

- Bonjour, Fukuhara Mitsuo. Je suis enchantée de vous rencontrer et je vous remercie de vous être porté volontaire. Vous avez dû faire une longue route, vous devez être assoiffé. Désirez-vous boire une boisson particulière ? Considérez ceci comme un premier remerciement de ma part , introduis-je, avec politesse et courtoisie, quoique emprunte d’une touche de froideur.

Mon grand-père m’avait appris qu’une fermeté et une indifférence exagérée pouvaient briser toute relation de confiance – ou même toute graine future d’une négociation ou entente -, un excès de condescendance et de paternalisme rendaient l’interlocuteur bien trop dépendants de nous et donc inutiles, et qu’une souplesse de caractère sans limite ou des concessions continues rendraient l’esclave maître et vice-versa. En somme, toute relation qu’elle soit amoureuse, professionnelle, familiale ou amicale devait se construire avec attention, et en étant en équilibre avec tous les traits de caractère cités. Et, enfin, la première impression était la plus importante.

Nous allions travailler avec cet homme, et il allait être rémunéré convenablement, que la mission soit une réussite ou un échec. Dès lors, il n’avait guère besoin que je déploie monts et merveilles de mon caractère et que je joue un jeu hypocrite. Non, je payais, il obéissait, et tout allait pour le meilleur des mondes. Une relation simple, dont j’avais l’habitude de piloter au quotidien à la Banque avec les employés, ou chez moi, avec les domestiques.

- Je souhaite retrouver un homme, qui doit une somme considérable à la Banque Sabaku. Malheureusement, nous sommes incapables de saisir ses biens, car il les cache. Nous savons qu’il ne quitte pas Ame, mais qu’il sait s’y cacher formidablement

Chaque homme et chaque femme qui venaient signer un contrat avec nous devait mettre en gage – ou en hypothèque – des biens, voire leurs demeures. Dans ce contrat, en bonne et due forme – et non en petites lettres – était stipulé que ces biens seront la propriété de la Banque, en cas de défaut de paiement et que toute vente ou autre manipulation non autorisée par cette Dernière est caduque. En somme, qu’importe qu’ils tentent de revendre le bien, nous le récupérions sans dépenser un sou, par des voies légales, en montrant que nous sommes les « propriétaires » de toutes ces choses vendues, et que « l’ancien » propriétaire a commis une faute. Malheureusement, l’affaire se corsait considérablement quand la personne endettée et en défaut dissimulait « tout », pire, fuyait avec et disparaissait dans la nature.

- En raison de la confidentialité de nos documents, ou de l’identité de nos clients, je ne pourrais pas vous montrer les informations sans un accord tacite entre nous deux que la confidentialité sera maintenue et si vous la brisez, vous en paierez une amende. Evidemment, il n’y a pas que du mauvais dans l’histoire. Qu’importe l’issu de la mission, vous aurez un salaire fixe journalier. Si nous trouvons l’homme, vous aurez droit à un bonus. La durée maximale de cette quête est une semaine.


Sur ces mots, je tends un papier où était écrit des chiffres : son salaire. Et il faut dire, elle était convenable.

- L’homme n’est pas un shinobi, ou un criminel notoire, si vous vous posez la question. Un simple civil.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t6632-sabaku-takara-la-precieuse#55343 http://www.ascentofshinobi.com/u84

Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo] Empty
Mer 19 Juin 2019 - 8:10





Collecteur de dettes



Mitsuo écouta attentivement les dires de la femme, analysant chaque donnée fournie, sans un son, néanmoins, à l'énumération du salaire, il hocha un sourcil, soupirant un peu. Son employeur était si stupide que ça, ou bien n'avait-il aucune valeur de l'argent ? Il secoua lentement la tête, prenant la parole calmement par la suite.

- Excusez-moi mais... Êtes-vous stupide ? Enfin, pas vous directement, mais en tout cas votre boss. Vous venez de dire que j'aurais droit à un salaire journalier, suivit d'une prime si je retrouve l'homme en plus de collecter la dette, le tout sur une durée maximale d'une semaine, c'est bien ça ? Alors dites-moi ma jolie... Pourquoi diable je ferais en sorte de mettre moins d'une semaine ? J'y gagnerais bien plus en capturant l'homme et collecter les dettes les premiers jours, puis me tourner les pouces le reste du temps, et tout vous livrer d'un coup le septième jour... Vous me payez donc basiquement pour me tourner les pouces six jours sur sept, grossièrement résumé. Non pas que je m'en plaigne, bien au contraire, qui n'aimerait pas être payer à rien faire, je dis ça pour vous personnellement. Après tout, collecter les dettes et retrouver votre homme ne seras l'affaire que d'une journée, deux tout au plus... Après tout mes invocations sont de très bons traqueurs, donc peu importe à quel point votre homme est doué pour se planquer, je n'aurais aucun mal à le retrouver... Maintenant la seconde question que me viens en tête, est une question simple, et qui à pourtant toute son importance... Dois-je le ramener vivant, ou mort, et si vivant, dans quel état. Après tout, il aura plus de mal à prendre la fuite avec une jambe en moins, vous ne croyez pas ?

Il recula un peu sur son siège, croisant les bras en fixant la jeune femme droit dans les yeux, un regard calme, bien trop calme en vu de ce qu'il venait de dire, comme si le fait de tuer cet homme ne lui faisait ni chaud, ni froid. Pendant ce temps, il demanda un simple thé à la serveuse les rejoignant pour prendre la commande, le silence régnant dans la pièce, suite à la déclaration sans gêne du samouraï. Après un regard assassin vers les diverses personnes présentes, celle-ci partirent, pour la plupart, les autres se dépochant de finir leurs verres, sans un mot.

- Je ne doute pas sur vos capacités à me payer, après tout, nous parlons de la fameuse banque Sabaku, même moi qui viens du pays de la muraille, je la connais. Enfin, je remercie la banque de m'avoir envoyé une si belle demoiselle pour négocier, même si je trouve que c’est une erreur stratégique de leurs parts. Après tout, je pourrais très bien vous extorquer des informations, de gré ou de force... Enfin, ça ne m’intéresse pas, donc le problème n'est pas là. Disons que vous avez d ela chance que ce soit moi qui est répondu à l'offre ?




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo] Empty
Dim 23 Juin 2019 - 23:58
L’assurance absolue des personnes qui maniait ce fameux « Chakra » était absolument insupportable. Malheureusement, qui représentions-nous, pauvres civils sans défense, face à ces monstres aux pouvoirs croissants et gargantuesques ? Avions-nous autant d’importance qu’une fourmi, cette créature si petite et pourtant si forte, qui participait à l’effort du monde et de son équilibre ? Certaines vieilles personnes aimaient dire que l’Homme détruisait son environnement. J’aimais surenchérir avec la phrase suivante : les Shinobis aimaient détruire absolument « tout ». Pourtant, malgré la rage qui fulminait en moi, je ne laissais rien transparaître, optant plutôt pour un visage mêlant malice et sérieux : montrer ses véritables émotions était digne d’un faible, or j’étais Sabaku Eirin et je ne suis certainement pas faible.

- Il semblerait que nous doutons mutuellement des compétences de l’autre. Vous me traitez de stupide mais que dois-je dire de vous, quand vous me demandez sérieusement si l’homme doit être retrouvé vivant. Je dois recouvrer une dette, remettre les mains sur ses biens et m’assurer qu’il a tout payer. Si non, le cas échéant, m’assurer qu’il va payer dans un futur très prochain. Donc, il doit être vivant et entier. Si vous êtes amenés à le blesser ... assurez-vous juste de respecter ces deux points. S'il meurt par votre faute ou vos ... invocations, tout naturellement, vous me rembourserez tout le salaire payé et vous vous débrouillez avec les autorités, s'il en existe, de ce pays.

J’étais certaine qu’il allait sortir une autre remarque pleine d’esprit … pour un barbare. Qu’importe. Je n’avais pas du temps à perdre à ce genre de bêtises, je n’avais pas à me justifier avant tout et surtout il était futile de débattre sur la capacité intellectuelle de l’un ou de l’autre. J’étais payée et reconnue pour des résultats et non les moyens. Être intelligent ne suffit pas pour gravir les échelons de ce monde : la stupidité avait son salaire aussi.

- Cependant, je ne suis pas venue ici pour débattre de nos compétences intellectuelles respectives mais davantage d’une mission. Si vous parlez aussi franchement, je suppose que vous serez un homme honnête et consciencieux dans vos démarches. Ajoutons à cela que notre connaissance commune est un homme qui ne m’a jamais failli à ce jour, pour ses recommandations. Si vous désiriez faire part d’une autre vérité sur mon patron, sur mon entreprise ou encore sur moi-même … manifestez-vous maintenant. Ou taisez-vous à jamais.

Je me tais quelques secondes, pour qu’il déverse ses dernières paroles inutiles pendant que je lis une lettre reçue hier, dans le cadre d’un projet plus personnel et loin des tourmentes financières. Durant la mission confiée à la Banque – ou suite à celle-ci, si elle finit aussi vite que l’homme semble promettre –, j’avais à me rendre à une adresse supplémentaire pour récupérer un parchemin datant d’un siècle et retrouvé miraculeusement durant le vide-grenier d’un commerce en faillite. Cette affaire m’embêtait, pourtant. Ame no Kuni avait une trop mauvaise réputation pour que je ne m’attarde plus que de raison, et je ne désirais nullement mêler ce parfait inconnu dans mes recherches privées.

Mon silence semble avoir duré plus de raisons, car l’autre semble attendre. Mon regard azuré se pose à nouveau sur le sien, mais nullement pour longtemps. Mon œil droit me grattait furieusement depuis quelques jours. Je ne savais pas si c’était une allergie passagère, ou alors une infection oculaire contractée durant le voyage. Je me promettais de voir un médecin, dès que je quittais Ame no Kuni : dans ce pays, je risquais de rencontrer davantage des charlatans que de vrais professionnels.

- Avons-nous un accord ? demandais-je, glissant un contrat de confidentialité sur la table.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t6632-sabaku-takara-la-precieuse#55343 http://www.ascentofshinobi.com/u84

Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo] Empty
Hier à 8:42





Collecteur de dettes



Le shinobi haussa les épaules, elle avait raison sur ce point, même si la collecte de dette pouvait se faire sans que l'homme soit en vie. Après tout, l'argent qu'il doit ne peut pas s'être volatilisé comme cela, il l'a probablement utilisé pour acheter des biens ou quelque chose comme ça. Enfin, soit, il ne le tuerait pas. De toute manière ce n'est pas comme s'il avait une soif de sang ou quelque chose dans ce genre. Il hocha la tête calmement et s'étira ensuite calmement, souriant en coin, la fixant droit dans les yeux.

- Et si l'argent ne m’intéresse pas ? Chercheriez-vous un autre mercenaire à employer, ou bien négocieriez-vous les clauses du contrat ? Après tout niveau argent je n'ai pas à me plaindre, je m'en sors plutôt bien même. Retrouver votre homme ne seras qu'une question d'heure à partir du moment où j'aurais son odeur à faire renifler à mes chers compagnons à poil. Quant à son arrestation... Si comme vous le dites il n'est qu'un citoyen lambda, ce ne seras l'affaire qu'une d'une poignée de minutes, tout au plus. Ce qui m’amène au second point... Le capturer est une chose, le faire parler et obtenir des informations sur l'endroit où il dissimule ses biens en est une autre, mais ça, je suppose que vous savez déjà comment vous y prendre, je me trompe ?


Il joignit les mains, les déposant sous son menton en regardant la femme droit dans les yeux, soutenant son regard avec un sourire. Il avait déjà sa petite idée quant à comment découvrir la planque de ses objets de valeur, et il ne doutait pas que si lui en était capable, aucun doute que la femme devait aussi avoir une idée en tête.

- Enfin, je n'ai pas vraiment d'autres questions en tête, donc soit, c'est d'accord. Cependant commencer la traque dès maintenant serais dérangeant, après tout, il sait que vous le cherchez, et si nous commençons à air à peine après notre rencontre, il risque fort de quitter le pays. Nous devons donc attendre quelques jours, faire croire que je suis ici pour une toute autre raisons. Une relation amoureuse secrète, un membre de la famille, peu importe, mais nous devons lui faire baisser sa garde, et faire en sorte qu'il reste ici. S'il quitte le pays, je vous souhaite bien du plaisir à lui remettre le grappin dessus, et encore plus vivant.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le malheur des uns, fait le bonheur du plus véreux [Mitsuo]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Reste du Monde :: Ame no Kuni, Pays de la Pluie :: Murashigure
Sauter vers: