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[B/Libre] L'homme qui murmurait à l'oreille des moutons (Ft. Rekishi Fûka)


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Mer 12 Juin 2019 - 16:03
ost : departure

Narrateur a écrit:
La vague de chakra, aussi nommée résonance, a affecté bon nombre de shinobis de diverses manières. Certains sont devenus l'élément qu'ils maîtrisaient, d'autres se sont vus retirer des facultés ou encore sont désormais capables de choses dont ils étaient incapables auparavant. Et si des civils sont maintenant devenus capables de modeler leur chakra, il semblerait qu'il en soit de même pour les animaux... Plusieurs éleveurs de l'île d'Uka nous ont fait remonter un fait étrange : leurs bêtes se sont rebellées, certains enfuies et d'autres qui étaient pacifiques les ont carrément confrontés. Vous êtes envoyés d'urgence sur l'île afin de gérer cela avant que ça ne tourne à la catastrophe.

Il s'agissait de la première mission reçue par Kaguya Sesshū depuis que la Résonance avait tant altéré son organisme. Pour tout dire, malgré l'obtention de son pacte avec la Toison d'or, il ne savait toujours pas s'il était capable de reprendre son quotidien de shinobi comme s'il ne s'était rien passé. L'augure vivait avec le doute d'être devenu faible, ce qui était, il fallait le noter, l'un des pires cauchemars qu'un maître du Shikotsumyaku pût songer. Toutefois, il ne se laissait pas abattre. La lecture de la missive lui avait arraché un sourire ; et c'était déjà une grande victoire pour la santé mentale de l'enfant de l'os.

Grâce aux informations sur sa partenaire de mission, Sesshū put facilement entrer en contact avec elle afin de convenir d'un point de rendez-vous : le port Naragasa. Le binôme devait se rendre sur l'île d'Uka, connue pour ses pluies diluviennes, son absence de population civile, et ses élevages d'animaux divers. Mais encore fallait-il traverser la mer pour arriver jusque-là. Par chance, quelques semaines plus tôt, l'augure avait fait la rencontre d'un capitaine endeuillé ; et avait aidé à lui rassembler un nouvel équipage suite à la perte du sien, en compagnie de Yasei Reikan et d'Aditya. Puisque l'enfant de l'os avait apporté un service au capitaine – même si cela avait été fait sous l'égide de Kiri – le capitaine pouvait bien rembourser sa dette. Ainsi, Sesshū attendit sa partenaire près des quais du port Naragasa, à quelques mètres du navire amarré du capitaine Ecchio. Il ne manquait plus que de solennelles salutations, et l'aventure pouvait commencer.

Et voilà que @Rekishi Fûka s'approchait déjà du point de rendez-vous.

Kaguya Sesshū, se présenta l'homme de vive voix, malgré qu'il avait déjà eu l'occasion de le faire par lettre. Prête à embarquer ? J'ai déjà convenu des détails avec Ecchio.

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Ven 14 Juin 2019 - 18:55

L'Homme qui murmurait à l'oreille des moutons.


Rares sont les ordres de mission qui arrivent dans sa boîte aux lettres. Ninja depuis quelques temps, qui s’est entraînée dans son coin et illustrée pour ses dessins, Fûka n’est pas de ces étoiles qui scintillent et font parler d’elles. Silencieuse, la blonde s’est contentée de suivre le fil des choses : donner un coup de main pour les réparations, encourager les ouvriers en faisant leur portrait, ou en retraçant Kiri la Grande comme ils la connaissaient … Des petites tâches accomplies au quotidien qui n’ont jamais permis de mettre ses compétences en lumière. Quand ses prunelles glacées croisent le papier et qu’elles le lisent, la jeune femme se sent plutôt satisfaite. Certes, ce n’est pas la mission la plus difficile qui existe, ni l’histoire la plus trépidante, mais tout de même : qui peut se targuer d’avoir calmé des bestioles rebelles ? Qui peut, dans tout Kiri, se pavaner en ayant mis une claque à un taureau qui dépasse les limites ?

Amusée, Fûka ferme doucement la porte et se met en route du port Naragasa. Son compagnon de route pour cette mission est un Chûnin, un Kaguya. Ces hommes ont la capacité de manipuler leurs os, c’est assez bizarre mais follement intrigant. Il tarde à la blonde de voir cette compétence pour de vrai et en mémoriser tous les détails. Guillerette, ses pas la mènent rapidement jusqu’au lieu de rendez-vous. Elle s’y plante tranquillement.

Les yeux turquoises dévisagent l’homme plus grand qu’elle, avec sa longue crinière blonde et ses iris scintillants. On pourra dire ce qu’on veut, il inspire un certain respect. Fûka incline la tête, poliment. Kaguya Sesshû. C’est … chou, comme prénom. Ahah. Un sourire trahit la blague qui se joue dans sa tête.

« Enchantée ! Rekishi Fûka ! »

La Genin a beau retenir les conneries qui fusent dans sa petite tête, elle sait pertinemment que ça finira par exploser. Difficile de retenir un clown quand il est lancé.

Elle hoche vivement la tête. Ecchio n’est pas un nom qui lui est familier, mais s’il a tout vu avec lui, alors c’est que c’est bon, non ? Il n’y a qu’à suivre. De toute façon, il est son supérieur hiérarchique, c’est lui qui gère toute la paperasse. Quoi de mieux que d’être Genin, vraiment. Il suffit de poser les pieds sous la table et sortir son carnet. Quelques petits dessins, puis un sourire, pour faire semblant qu’on écoute et un peu de bagarre, puis voilà ! Elle gratifie le blanc d’un gigantesque sourire, puis grimpe sur le bateau. Il n’a aucune idée de celle sur qui il est tombé, pauvre de lui.

« Je connais à peu près le fonctionnement des Kaguya, les os, tout ça. Je n’ai jamais eu l’occasion de combattre avec l’un d’eux, ceci dit, en tant que partenaire ou adversaire. Pour ma part … Je manipule le papier ! Ouais, ça a l’air nul dit comme ça, mais en vrai c’est très fun ! »

Fûka hausse les épaules avec un sourire. Ouais, le papier ça a l’air idiot dit comme ça, mais … Ce n’est pas si simple que tout le monde le dit.

« Quoi qu’il en soit, j’vous suis ! Et si vous avez des questions, n’hésitez pas ! Parce que, pour ma part, j’en ai au moins une. »

Hochement de tête. Où qu’ils aillent, Fûka est parée. Quoi qu’il lui demande, aussi. Mais d’abord :

« Y a-t-il quelque chose de particulier que je dois savoir sur l’île d’Uka ? À part les animaux, j’veux dire. Ça, l’ordre de mission m’l’a dit. »

Et elle ne risque pas de l’oublier, l’ordre de mission. Comme tout ce qu’elle voit ou entend, d’ailleurs.
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Ven 14 Juin 2019 - 19:34
ost : departure

La rencontre des deux agents de la Brume se fit en bonne et due forme. Tandis que la femme s'évertuait à en apprendre plus sur son homologue shinobi, l'augure commença à se diriger d'un pas mesuré vers le navire du capitaine Ecchio, dodelinant de la tête à chaque question. Le Kamiton, alias le contrôle du papier, pouvait être aussi intriguant que le Shikotsumyaku. Ce fut même la première fois que l'enfant de l'os rencontrait une kunoichi experte de cet art pour le moins... singulier. À l'aube de leur périple sur l'île d'Uka, l'homme s'impatientait d'assister aux manœuvres de sa compagne. Une vive pensée illustra d'ailleurs sa curiosité : Rekishi Fûka avait-elle un rouleau entier de parchemins explosifs prêts à l'emploi ? Par chance, Kaguya Sesshū avait les os solides.

Je n'ai pas de question pour l'instant – mais soyez assurée que je vous les poserais en temps et en heure, si vous me permettez de conserver cette proposition.

Malgré la Résonance, l'augure avait gardé ses manières, et le respect d'autrui que lui avait inculqué son feu maître. Et son grade de Chuunin lui demandait plus de rigueur personnelle que l'aspirant ninja qu'il était aurait pu ne jamais démontrer. À l'instar des ancêtres de son clan, il prétendait à devenir un modèle pour quiconque, en commençant par son apprentie Kaguya Chihiro, sans pour autant ignorer les prochaines générations.

Quant à l'île d'Uka, imaginez-vous une pluie incessante, et vous aurez un avant-goût certain de ce que cette terre propose. Le Pays de l'Eau s'en sert de zone de production intensive – qu'elle soit agricole ou animale. Les paysans produisent beaucoup. Assez pour la population entière de l'archipel, et les animaux d'élevage. Son visage accueillit un sourire au coin de ses lèvres. Rassurez-vous, j'ai pensé à demander des capuches pour ne pas abîmer nos chevelures. Et puis, notre discrétion n'en sera qu'améliorée.

Le binôme atteignit enfin le ponton auquel était amarré le navire du capitaine Ecchio. Celui-ci, sur le pont de son bâtiment, promenait son regard sur son équipage parfaitement autonome. L'enfant de l'os reconnut les nombreux visages de ces marins expérimentés ayant dû subir les épreuves de Sesshū et ses compagnons. Montant sur le vaisseau, avec la permission du maître de céans, l'augure fit un signe de la tête à ceux qui le reconnurent malgré sa longue chevelure d'albâtre.

Je me suis rendu sur l'île il y a quelques jours, dit le Chuunin à sa partenaire de mission pour lui offrir davantage de détails à propos du trajet. Cela ne prendra que quelques heures. Installez-vous à votre aise, nous allons bientôt partir. Je suppose que ce n'est pas votre première mission au-delà des fortifications de Kiri ?

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Dernière édition par Kaguya Sesshū le Mar 25 Juin 2019 - 14:53, édité 1 fois
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Jeu 20 Juin 2019 - 0:31

L'Homme qui murmurait à l'oreille des moutons.


La prestance de l’homme n’est pas seulement visuelle, elle se ressent également dans son comportement. Poli, bien élevé, il s’adresse à Fûka avec un profond respect. Elle se sent bien trop importante, sur le coup, mais il faut faire avec. Les missions n’apportent pas le même climat que le reste, il peut s’y dérouler bien des choses étranges. Bon, là, la base est déjà particulière, mais les enjeux confirment cette réalité. La blonde hoche doucement la tête, une approbation quant à sa demande. S’il a des questions, quel que soit le moment, où l’endroit, il est plus qu’autorisé à les poser. Ce serait déroger aux règles de politesse de ne pas l’y autoriser, tout de même.

Les informations sur l’île d’Uka ne tardent pas à arriver et elles ne sont pas tout à fait réjouissantes. Apparemment, sur cette île, la pluie est permanente. Génial, ça ! Franchement, super ! Sortir des terres pour la première fois pour atterrir dans des contrées reculées où il pleut en permanence. Fûka admet être fan et, vraiment, avoir hâte d’y être – pas du tout. Bon, certes, c’est exceptionnel pour l’agriculture, mais, déjà, on lui donne une mission avec des animaux rebelles, et après c’est sur une île où il pleut comme vache qui pisse ? Quelle ironie, quand même ! Elle hausse les épaules. Les capuches ne sont qu’une maigre consolation quand elle voit ce qui l’attend. Et puis, la discrétion, la discrétion … Ne sont-ils pas supposés empêcher des bestioles de foutre le bordel ? Non ? Comment faire ça en étant discrets ? Fûka arque un sourcil. Il est gentil, ce garçon. Poli, aussi. Mais elle ne comprend pas tout.

Ils grimpent sur le navire, croisent un grand nombre de personnes. L’équipage du navire, le capitaine, tout ça. Tous ces gens qui aident les ninjas dans leurs aventures, incroyable ça. La blonde les gratifie d’un gigantesque sourire et d’un signe de la main. La Genin considère que ces gens ont autant de mérite que les ninjas, dans leur monde. Surtout à Kiri. Ils bravent autant de dangers que les autres, alors même qu’ils n’ont pas accès au chakra et qu’ils se débrouillent à la force de leurs mains. La camaraderie les aide à rester soudés, à traverser même les plus difficiles de toutes les épreuves. Ils ont autant de mérite que tous les autres, définitivement.

Son partenaire l’enjoint à s’installer tranquillement le temps du trajet, qui sera de quelques heures. Ça lui fera une occasion de dessiner ! Lui, ou l’équipage. Peut-être les deux. Avec la mer, pour décor. Très, très bonne idée que voilà. Fûka hoche la tête, toujours aussi souriante. Elle tique un peu face à la dernière question, néanmoins.

« Nope ! Première mission hors des terres. C’est pour ça que j’vous ai demandé des infos sur l’île. Tout ce que je sais de l’extérieur, je le tiens des livres. Et des cartes. Pas exceptionnel, me direz-vous. »

Elle hausse les épaules. Ses prunelles turquoises se déposent dans les iris dorés de son interlocuteur.

« Hum, ça ne vous gêne pas si je vous dessine, j’imagine ? Promis, vous n’ressemblerez pas à une petite crotte difforme. Je peux vous donner le travail fini, si vous voulez le conserver, ou peut-être l’offrir aux marins, en guise de remerciement. Comme vous l’sentez. »

Les dessins plaisent toujours, en général. Les gens s’étonnent toujours de voir la qualité du coup de crayon de Fûka, qui se contente de réaliser ses œuvres dans son coin, sans rien demander à personne. Là, elle demande tout de même l’autorisation, histoire de.

« Oh, et, si jamais vous voulez papoter, nous pouvons, évidemment. Dessiner ne m’empêche pas de tenir les conversations ! »

Le même sourire, qui ne semble jamais s’effacer. La blonde brandit son carnet. Il faut en profiter avant que la pluie ne les assaille : elle ne pourra plus du tout dessiner, après ça. Heureusement qu’elle a une très bonne mémoire, reproduire cette île et ses mystères sera un jeu d’enfant. Fûka en est déjà toute chose. Tant pis pour la pluie, vivement la découverte de cet endroit inconnu et de ses bêtes un peu trop sauvages !

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Jeu 20 Juin 2019 - 11:52
ost : departure

Le binôme s'installa sur le navire du capitaine Ecchio. Ayant du temps à tuer avant d'atteindre l'île d'Uka, les deux agents de la Brume s'autorisèrent un brin de causette, l'un dégainant son matériel de dessin pour distraire ses doigts, tandis que l'autre s'était adossé au rebord du pavillon pour admirer le calme horizon, la figure apaisée.

La politique de Kiri est très stricte à ce sujet. Et c'est peut-être un mal pour un bien, vu l'omniprésence dont fait preuve le danger, sur l'archipel. Je vous protègerai donc – si la menace se montre trop importante. Vous essayerez d'agir seule sinon.

Ces sorties guidées représentaient un media crucial pour entrainer les jeunes recrues, qu'importe leur niveau. Ainsi protégées par un Chuunin compétent, il ne pouvait virtuellement rien leur arriver ; mais étaient toutefois confrontées aux affres du monde hostile pour en apprendre de précieuses leçons, et grandir en tant que shinobi.

Lorsque la femme se mit à dessiner – et surtout, à le dessiner –, l'augure agrippa aussitôt le collier pendu à son cou – une dague de cristal que lui avait offert sa moitié. L'enfant de l'os voyait en ce croquis un cadeau potentiel, et sauta ainsi sur l'opportunité tendue.

Mettez-moi en valeur, voulez-vous. J'aimerais l'offrir à une amie proche.

Son fin sourire, innocent, trahissait la nature qui le liait à la propriétaire de la dague.

Vos intentions semblent pures. Vous rayonnez. C'est un plaisir de voir que la nouvelle génération d'aspirant ninja s'avère être aussi prometteuse. Êtes-vous originaire de l'archipel ? Notre histoire n'a épargné personne, alors j'aimerais le savoir, par curiosité.

Tandis que les deux shinobi papotaient dans leur coin, le capitaine du navire, lui, beuglait ses ordres ci et là pour mettre son bâtiment en mouvement. Par chance, le vent était de leur côté ; et il ne soufflait pas de main morte. Les « quelques heures » initiales se transformèrent ainsi en « deux petites », elles-mêmes susceptibles de se raccourcir selon les caprices de Dame Nature. Dès que le pavillon quitta le port Naragasa, les matelots déplièrent les voiles, et accompagnèrent le mouvement du vaisseau grâce à de longues rames latérales, afin de quitter le littoral de Mizu au plus vite, et gagner la grande mer.

Pour ce qui est de la mission, une idée m'est passée par la tête en lisant la missive du Palais de la Brume. J'invoquerai mon compagnon animal une fois sur place ; je ne lui ai jamais demandé, mais avec un peu de chance, un bélier d'or pourrait communiquer avec un porc touché par la Résonance. Peut-être pourront-ils se comprendre. Qui sait...

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Ven 28 Juin 2019 - 1:15

L'Homme qui murmurait à l'oreille des moutons.


La sagesse du Chûnin dépasse de loin la fougue insouciante de la Genin. En réalité, il marque un point. Kiri a beau être très fermée au sujet des départs des petits jeunes dans la nature, quand on voit de quoi leur monde est fait, on ne peut que les comprendre. Ils ont besoin de ces pousses, qui grandissent peu à peu et apprennent à se faire une place dans le monde. Oui, ils en ont besoin, alors ils ne peuvent pas se permettre de les laisser se jeter dans la gueule du loup. Un mal pour un bien, exactement comme le lui indique son mentor du jour. Fûka acquiesce, sans rien ajouter : ce ne serait que du superflu.

Après avoir remarqué que ses crayons s’agitent sur le papier, l’homme décide d’être le modèle de la dessinatrice. Il sourit, la dague en cristal entre les doigts. Un souvenir, sûrement un présent qu’il chérit. La blonde observe, sans trop s’en soucier. Il a sûrement une petite amie, ou une petite sœur, ou quelqu’un, peut-être même un mâle. Peu lui importe : Sesshû a manifesté son désir d’être dessiné, ce n’est pas Fûka qui va le lui refuser. Habile, la jeune femme commence à se laisser porter par les courbes diverses, les traits qui lui font face. Les tracés se multiplient, passant de simples coups de crayons à de véritables formes, qui deviendront le Kaguya.

Elle lève un sourcil, concentrée sur ce qu’il lui dit, ignorant toute la vie qui les entoure. Les marins peuvent bien faire le tintamarre qu’ils veulent, la blonde n’en a rien à faire. Ce n’est pas ça qui va la déconcentrer, au contraire. Les compliments, par contre, touchent directement son ego. Son cœur, aussi, mais c’est un détail. Fûka hoche la tête, tout sourire, de légères rougeurs parvenues à s’installer sur ses joues.

« Merci beaucoup ! Ça fait très plaisir à entendre. » Elle marque une pause. « Je viens effectivement de l’archipel, donc je connais toute l’histoire. C’est d’ailleurs à cause de la guerre civile que je suis ninja. Enfin, à cause, grâce, peu importe, le résultat est là. »

Haussement d’épaules. Fûka pourrait raconter son histoire, ça n’aurait aucun intérêt. Il n’apprendrait rien de plus que ce qu’il ne sait déjà. La blonde est une demoiselle comme les autres, finalement. Sa mémoire est un atout, c’est certain, mais ce n’est pas suffisant pour faire d’elle un génie du combat, ou quoi que ce soit de ce style. Quoi qu’il en soit !

Le crayon continue de danser sur le papier, à mesure que les bruits alentour résonnent, plus nombreux encore. Fûka persévère. À la fin du voyage, le dessin est totalement terminé, représentant Kaguya Sesshû, sur le bateau qui les mène à destination. Ils arrivent au fameux moment de la pluie … Cet instant que la Genin ne sait plus comment appréhender : bonne ou mauvaise chose, elle hésite. Elle verra bien, c’est tout ce qu’elle peut se dire.

Les paroles de Sesshû l’intriguent. Il a un compagnon animal, un bélier d’or. Ça aussi, c’est intéressant. Une autre chose à dessiner, pour sûr. Et puis, son idée est très bonne, à vrai dire ! Fûka opine vivement du chef.

« Pourquoi pas ! J’vous suis. Je ferais de mon mieux si vous avez besoin de mon aide. »

Elle s’en approche. Avant de descendre, la dessinatrice tend son œuvre à l’immaculé.

« Tenez, merci d’avoir été mon modèle. J’espère que ça plaira à votre amie ! »

Un sourire sincère. Les dessins destinés à être des cadeaux sont souvent les plus beaux, ceux pour lesquels Fûka s’applique le plus. Les traits sont fins, plus travaillés que normalement. Elle est satisfaite de sa représentation de Sesshû.

Leur voyage est désormais accompli, les voilà sur la fameuse île d’Uka. L’île de la pluie. Fûka se résout à mettre sa capuche sur sa tête, maussade à cause du temps, mais véritablement excitée à l’idée de partir à l’aventure. Cet homme a beaucoup de choses à lui apprendre, c’est une certitude. Guillerette, elle lève la main en l’air.

« En route ! ♪ », claironne-t-elle.

Une mission potentiellement dangereuse, hein ? Peut-être. Mais surtout une mission avec des animaux pas contents du tout, du tout. Et ça c’est déjà plus marrant !

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Dernière édition par Rekishi Fûka le Mar 16 Juil 2019 - 16:10, édité 1 fois
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Lun 1 Juil 2019 - 19:03
ost : goblin's lair

L'enfant de l'os ne put s'empêcher de sourire bêtement en promenant ses yeux sur les coups de crayon de son accompagnatrice. Il n'avait jamais été la muse d'un artiste, et n'avait pas grand habitude de contempler son reflet, non plus. L'augure ne savait pas vraiment si le dessin sublimait son apparence ou lui rendait justice, mais il était certain, au vu de son visage déformé par une expression de gaieté, qu'il acceptait ce présent.

Et je vous remercie en retour de m'avoir dessiné.

Le temps s'écoula ; le navire s'amarra sur un dock de l'île d'Uka. Le village, rattaché à celui-ci, ne payait vraiment pas de mine. Sesshū y avait posé le pied quelques semaines plus tôt, dans sa quête de la Toison d'or, et pourtant, rien n'avait changé. Peut-être n'y avait-il passé assez d'êtres conscients pour renverser le cours des choses, par ici. Seule la pluie accomplissait sa part des tâches en effaçant les traces de pas en forêt ; et celle-ci n'avait pas attendu l'arrivée des agents de la Brume pour travailler.

L'augure enfila sa capuche, et débarqua dans le port d'un pas assuré. La bonne humeur contagieuse de Rekishi Fûka l'avait atteint en plein cœur, et c'était le torse bombé que l'homme allait affronter l'avenir. S'abritant en-dessous d'un porche proche (oui, c'est très dur à dire), l'enfant de l'os extirpa l'ordre de la mission, et déplia la carte qu'on lui avait légué pour tracer un chemin jusqu'aux fameux animaux à problème. Le binôme devait traverser les terres plein ouest pour atteindre la ferme bovine du couple Oïshi, dont le mari avait signalé les prémices de la révolution animale au Palais de la Brume.

Notre première escale : un troupeau de bœufs incontrôlables depuis l'onde mystique. Nous allons devoir traverser la forêt ; il n'y a pas de routes, seulement des sentiers.

Sesshū baissa les yeux vers ses propres chausses, et s'excusa en avance de l'état dans lequel il allait les mettre, intérieurement. Par chance, l'homme n'était pas matérialiste. Sa tenue pouvait être déchiquetée en des milliers de morceaux qu'il n'en ressentirait aucune peine. Et, au vu du déchainement de la faune locale, il valait mieux penser ainsi.

Allons-y ! lança-t-il d'un entrain partagé.

Parcourant les quelques mètres séparant le porche de l'orée de la forêt, l'enfant de l'os ouvrit la marche à travers les arbres denses et humides, pataugeant dans un sentier parsemé de flaques à la profondeur incertaine. À défaut d'éviter les pièges de ce terrain accidenté, voire miné, le Kaguya revêtit, sans le moindre signe incantatoire, une couche de chakra neutre sous ses semelles, lui permettant ainsi de marcher sur l'eau. Et il invita d'ailleurs la Genin à en faire de même pour ne pas choir dans la boue.


Ainsi, vous connaissez toute l'histoire de l'archipel, dit l'augure d'un ton enjoué pour raccourcir artificiellement le temps du voyage, au lieu de se laisser sombrer sous le martèlement perpétuel de la pluie. Que connaissez-vous de l'histoire de l'île d'Uka ?

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Mar 16 Juil 2019 - 16:31

L'Homme qui murmurait à l'oreille des moutons.


Reconnaissance. Ses modèles sont toujours souriants, ou contents, lorsqu'ils reçoivent leur dessin. Fûka s'applique en permanence à leur offrir la meilleure qualité possible, ses coups de crayons étant sa plus grande fierté. Si cet homme est convaincu, alors son travail ici est rempli. La mission ne compte même plus. Enfin, si, mais un peu moins. Ou un peu plus?

La capuche sur la tête, la Genin observe le Kaguya dégainer l'ordre de mission avec tout son entrain. Au moins, la bonne humeur de Fûka est contagieuse. C'est quand même plus sympa ! Elle sourit. Ses prunelles se déposent sur la carte, sur laquelle est tracé un chemin censé les mener aux animaux rebelles. La blonde s'en imprègne, la grave définitivement dans sa mémoire. Le tracé est clair : leur première destination est plein ouest, dans une ferme bovine.

Fûka observe son mentor en hochant la tête. Traverser la forêt, pourquoi pas. La boue va être un réel délice, pour cette super expédition. Mais l'enthousiasme de Sesshû l'aide à ne pas se laisser abattre. De toute façon, vu la mission qui leur a été confiée, s'ils s'en sortent sans tacher leurs vêtements, c'est qu'ils sont sacrément doués, quand même. Fûka ne pense pas une seule seconde être ce type de héros. Alors tant pis pour les godasses, tant pis pour les fringues. Elle va à la guerre, comme à la guerre ! Avec ses papiers et ses crayons ! Et si le public s'attendait à autre chose, elle est désolée de les décevoir.

Pendant leur marche, Fûka observe le jeune homme concentrer du chakra sous ses pieds pour marcher au-dessus de la boue et ne pas s'en mettre partout. Ingénieuuuux. La Genin le regarde et laisse un "Oh." tomber d'entre ses lèvres. Elle n'aurait pas fait mieux. Être un ninja c'est aussi avoir des réflexes simples, au quotidien. Elle prend bonne note et fait tout pareil.

Ses prunelles turquoises se déposent sur l'immaculé. Ce qu'elle connaît de l'histoire de cette île ... Hum ... Fûka fronce les sourcils.

▬ Eh bien, je pourrais me la jouer zélée et vous dire que je ne connais que peu de choses, ou que j'ai oublié certains détails, mais ce serait mentir. Déjà parce que je ne peux pas oublier les choses, heureusement ou malheureusement, mais aussi parce que, finalement, je ne sais rien sur l'île d'Uka. Ou peut-être quelques vagues histoires de paysages, mais ça ne nous intéresse pas dans le cas présent.

La blonde finit par hausser les épaules. Autant être honnête jusqu'au bout, hein. Ce sera moins ridicule que d'inventer un bobard et ne pas être capable de le tenir. L'avantage, c'est que si Sesshû la connaît et la lui raconte, leur voyage paraîtra encore moins long. Vraiment, cette mission est sa première, et elle ne lui donne que de beaux espoirs pour la suite.

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Mar 30 Juil 2019 - 16:25
ost : departure

Une bénédiction. Une malédiction. Où pouvait-on placer la barre en parlant de mémoire absolue ? Si pour le commun des mortels, les fantômes du passé ont tendance à hanter leur hôte pendant des milliers de lunes, est-ce qu’une personne douée d’un tel don unique peut se rappeler d’eux comme de leurs affres de la veille ? Face à ce constat doux-amer, Sesshū préféra ne rien dire, mais accompagna sa partenaire en rajoutant le poids de ses souvenirs flous sur la balance de leur discussion.

Vous ne manquez rien. Lors de l’ère de la sauvagerie à laquelle se livraient les peuples et clans de Mizu, cette île servait de repère à des pirates opportunistes n’ayant guère d’autre choix pour survivre. Ce climat atypique dissuadait quiconque de venir s’y installer, ou jeter un œil. Pire ; certains d’entre eux, l’élite de leur meute assoiffée d’or et de blé, intensifiaient leur maîtrise du Suiton pour défendre leurs côtes d’ennemis tout aussi mystiques. Difficile de dire que l’île d’Uka dispose d’une quelconque culture ou histoire, après cela. Les pluies diluviennes de l’archipel a toujours eu le don d’effacer les traces...

Tandis que les deux agents de la Brume se frayaient un chemin sur le sentier de terre à moitié submergé par les eaux, l’orée d’une ferme se dévoila enfin à l’horizon. Une pancarte se profila très vite sur leur route : « Exploitation Oïshi ».

Et nous voici arrivés à notre première escale !

Une fois les derniers arbres dépassés, une clairière artificielle se présenta aux prunelles de l’enfant de l’os. À défaut d’une végétation sauvage, visiblement défrichée par la main rugueuse de l’homme, trois enclos emplis de bœufs étaient installés ci et là, les animaux se marchant presque dessus à cause d’un manque flagrant de place. Et pour cause, un quatrième espace clôturé, presque vide, avait été libéré d’une majorité de son bétail pour isoler une unique bête, assoupie en son sein.

Très vite, une silhouette héla d’une main tendue les autorités de Kiri envoyés sur place, et se dirigea vers eux d’un pas anormalement soutenu – au vu de l’enchaînement maladroit qu’exerçaient ses jambes pour courir, il était évident que le fermier n’avait pas eu l’occasion de courir depuis longtemps.

— Messires ! Dites-moi qu’z’êtes ceux qu’ont des pouvoirs !

Son impatience en disait long sur son quotidien depuis la Résonance. Abrité derrière un large couvre-chef le protégeant de la pluie, celle-ci ruisselant sur son ample manteau, l’augure réussit toutefois à discerner les traits de son faciès abîmé par la fatigue.

Salutations. Je me nomme Kaguya Sesshū – Chûnin de la Brume. Et voici ma partenaire pour cette mission, Rekishi Fûka. Pouvez-vous nous en dire davantage sur le sort de votre bête ? dit-il en jetant un regard vers l'enclos sous quarantaine.
— Je… Pour sûr ! C’tait après l’drôle de lumière dans l’ciel, y’a quelqu’jours ! Mes fils ‘taient tous paniqués, ‘savez. Mais Jeannot, lui, ‘faisait des trucs bizarres. Y’avait comme des éclairs dans ses yeux ! Alors, j’suis entré dans l’enclos, ‘savez, pour voir c’qui s’passait. Et puis, patatrac. L’coup d’jus ! Jeannot chiquait tout c’qui bougeait ! J’ai perdu quat’ bêtes avant d’pouvoir faire quoi qu’ce soit. C’tait trop tard. Avec ma femme, on a ouvert l’enclos, et laissé Jeannot dans son trou, mais…

Plus l’éleveur déroulait les affres de l’incident, plus sa voix devenait fragile. L’enfant de l’os craignit qu’au bout d’un moment, après la virgule de trop, ne craque et ne fonde en larmes. Un bien triste sort qui, espérait-il, pouvait très vite arriver.

— Parfois, j’me dis qu’la foudre va nous tomber sur la tête…
Je vois. Je vous remercie pour ce rapport, monsieur… ?
— ‘Pouvez m’appeler Titô.
Entendu, Titô. Pouvez-vous rentrer chez vous pendant que nous inspectons votre bête ? Il se pourrait que son potentiel soit trop instable pour être mis sous joug. À moins que tu n’aies d’autres questions à poser à ce brave homme, Fûka ?

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Mar 13 Aoû 2019 - 15:00

L'Homme qui murmurait à l'oreille des moutons.


L’exploitation Oïshi. Une ferme qui ne paye pas de mine, où apparemment les bestioles ont fini par disjoncter et s’attaquer à tout, et surtout tout le monde. Leur petite conversation sur l’île d’Uka terminée, ils peuvent se concentrer sur le but premier de leur venue ici : mettre un terme à ces étranges histoires. Fûka aura appris beaucoup de choses, aujourd’hui : un peu de culture mizujine et quelques récits bizarres à répéter quand le moment sera venu. Et leur mission n’a pas encore commencé.

L’homme déboule vers eux à pleine vitesse, sa course rendue maladroite par l’absence d’exercice. La blonde l’observe, le sourcil arqué. Il va peut-être tomber comme une masse en arrivant à leur hauteur, ou avant. Par chance, il semble que son corps rouillé parvienne à le porter jusqu’aux deux ninjas sans trop d’encombres. Il a l’air désemparé, littéralement au bout de son rouleau. « Ceux qu’ont des pouvoirs », comme il dit, sont là pour l’aider, probablement considérés comme les derniers espoirs pour sa ferme. Cette situation est si grave ? Fûka croise les bras sur sa poitrine.

Sesshû prend les devants, pose les questions qui leur permettront de savoir où aller par la suite. Apparemment, tout a eu lieu après le déluge de lumière. Jeannot, la bestiole en question, a commencé à vriller après ça. D’accord, bon. Donc un éclair lumineux, une bête qui part en cacahuète. Elle a attaqué toutes les autres, jusqu’à en tuer quatre. Fûka inspire profondément. Ce pauvre animal se trouve en quarantaine pour une raison qu’il ne comprend pas. Est-ce de la haine ? Peut-on parler d’un tel sentiment ? Intriguée, elle observe un peu plus le bétail. Jeannot dort paisiblement, éloigné de tout. Si elle s’approche, que se passe-t-il ?

Titô a informé les deux héros du jour de la meilleure des manières, avec toutes les informations auxquelles il a accès. Ce n’est pas aussi précis qu’une étude menée par un ninja, mais il fait de son mieux. Pauvre vieux. Le voilà avec des bêtes décédées sur les bras, tuées par son propre animal. Il n’a pas tout à fait tort de craindre que la foudre ne lui tombe sur la tête. Peut-être est-ce la prochaine étape.

Quand la conversation revient sur elle, Fûka secoue la tête. Un sourire compatissant étire ses lèvres.

« Nope. Z’en faîtes pas m’sieur. On va faire de notre mieux. »

Elle ne sait pas ce que ça vaut, mais c’est déjà plus que ce qu’il avait jusque-là, à savoir ses doutes et ses animaux décédés. On pourrait alors faire des blagues ! Parce que les bœufs, y a beaucoup à dire sur eux ! Histoire d’égayer tout ça, ce serait super ! Mais Fûka a comme l’impression que lui faire des jeux de mots ne ferait que s’engouffrer dans la brèche : il craquerait. S’occuper de quelqu’un qui pleure est déjà compliqué, mais s’occuper d’un fermier qui pleure ses bœufs, ça c’est encore plus cocasse. Elle passe donc sur les vannes, un peu déçue.

Ses pas la mènent un peu plus près de Jeannot. Quel nom en carton pour un bœuf, vraiment. Il aurait pu lui donner quelque chose de plus piquant … Steak ? Flanc ? Entrecôte. Ragoût. Des tas de trucs beaucoup plus drôles ! Brochette ?! Ouais, allez, brochette c’est bien. Fûka reste à proximité de l’enclos, suffisamment loin pour ne pas se prendre de coup malvenu, mais assez près pour le voir convenablement. Actuellement, l’animal semble dormir du plus paisible des sommeils. Mais s’il s’éveille, que fait-il ? Va-t-il lui foncer dessus pour tenter de l’embrocher ? Ouh, ça, ce serait pas drôle. Fûka recule d’un pas, machinalement.

« Bon, Jeannot, Jeannot … »

L’inspection de Yakitori se fait avec minutie. Elle se tourne pour avoir toutes les bêtes en visuel. Les trois bœufs presque superposés ont l’air bien plus calmes. La blonde penche la tête et observe, attentive.

« Hey, Sesshû … Trouvez pas que le gros bœuf, là-bas, est vraiment gros ? Je sais, ça a l’air idiot, mais regardez bien la taille de toutes les bêtes. Jeannot a l’air de faire deux fois leur taille. Je pense pas que ce soit normal. Du coup, il doit avoir énormément de force … »

Fûka recule un peu plus. À vrai dire, si le bœuf OGM l’attaque, elle ne risque pas grand chose, mais tout de même. Il faut être prudente. La blonde arque un sourcil.

« Est-ce que vous pouvez sonder les alentours ? Voir si vous trouvez une autre source de chakra que la vôtre et la mienne ? S’il y en a une de plus, on sait à quoi on a affaire. Et si c’est vraiment ça, je n’ai aucune idée de la façon de procéder. »

Nope, absolument aucune. Comment on fait, quand une brochette bœuf au fromage manifeste des pouvoirs presque surnaturels ? On la pique ? Parce qu’on ne peut plus tenter de la manger … On ne sait jamais, après tout !

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Jeu 22 Aoû 2019 - 14:29
ost : departure

Ayant accompli son juste devoir de témoignage, le fermier fut convié à rentrer chez lui pour ne pas interférer avec le plan d'action de la Brume. Mais encore fallait-il que les deux shinobi en aient un. Car, au vu de l'affaire, Sesshū progressait en terrain inconnu.

L'augure emboita le pas de sa partenaire, et ils rejoignirent ainsi l'enclos du sujet mis en quarantaine – près des parcelles réservées aux bœufs victimes de cette soudaine poussée d'adrénaline. Comme le fit remarquer Rekishi Fûka, la bête de foire avait bel et bien doublé de taille, sans doute à cause de la Résonance survenue plus tôt sur l'archipel de Mizu, mais le Kaguya se demanda si cette poussée d'hormones était la seule conséquence qu'avait subi leur cobaye. Devait-il craindre une soudaine gerbe de Raiton en guise d'instinct de survie ? Pour cela, il n'y avait pas trente-six manières de le savoir.

Il n'y a aucune autre signature chakratique dans les environs. Seulement celle du bœuf, et la nôtre. Je te propose de mettre en place ma première ébauche d'idée. Peut-être mon animal-lige est capable de communiquer avec celui-ci. Et sinon...

... ils arriveraient certainement à un plan de secours pour contourner le problème.

Sans le moindre signe incantatoire, l'enfant de l'os déforma l'os de ses phalanges pour s'entailler la paume de son propre gré ; et posa aussitôt sa main sur le sol afin d'invoquer son compagnon mystique : Chrysomallos, la Toison d'or. Surgissant du sceau d'appel tracé directement devant l'enclos, ce robuste bélier vêtu d'une résistante robe dorée, et d'imposantes cornes faites du même métal précieux, vint dominer par deux fois la taille du bœuf emprisonné. Et sa première réaction fut de se retourner vers son maître.

— Enfin, nous arpentons le sentier de la guerre !
Je crains que ta présence ne serve un plus calme dessein.
— ... Je quitte donc un champ de lavandes pour un autre. Quel est ton souhait, Gardien ?
Aide-moi à communiquer avec cette créature. Depuis la vague de chakra, elle semble avoir développé des pouvoirs mystiques... et des envies fratricides.
— Qu'est-ce qu'il y a de mal à cela ?
La vie d'un homme en dépend.

Incrédule, la Toison d'or se retourna vers l'enclos de l'étrange bétail. Hélas, sa réaction ne fut pas celle que son maître espérait. Malgré ses traits bestiaux, on pouvait discerner l'étincelle d'une émotion bien humaine dans son regard fixe. Celle du dépit.

— Qu'espérais-tu de moi, précisément ? C'est un bœuf. Et je te rappelle que je suis un bélier – si ta vue est déjà viciée. Le seul point commun est que nous avons quatre pattes, et deux cornes. Comptes-tu me dénigrer encore plus longtemps ?
Je... pensais que... pourquoi pas ?
— Tu connais déjà le langage universel, Gardien. Celui des coups de sabot. Va !

Et aussi vite que Chrysomallos apparut, sa silhouette n'était plus qu'un drôle de souvenir.

L'enfant de l'os jeta un coup d’œil à sa partenaire, le visage muet.

Eh bien, visiblement, cela n'a pas fonctionné.

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