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Lis tes ratures. [Rekishi Fûka]

Yamanaka Fanghe
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Ven 14 Juin 2019 - 22:24
Depuis le Printemps dernier, Yamanaka Fanghe s'était mis en tête de s'initier à l'art calligraphique ancestral. Alors que celui-ci commençait à ressentir une certaine aise au pinceau et que les faux-pas se faisaient peu à peu remplacer par un style distinct, la Résonance frappa le Yuukan ou en tout cas Kiri. Cette onde de choc au sens littéral comme figuré, en plus d'avoir impacté physiquement et mentalement l'Homme au Kimono, l'a également impacté artistiquement. Si celui-ci prenait déjà cet art au sérieux c'était à présent devenu un mode de vie.

Dorénavant, tout tournerait autour de sa pratique de l'art du pinceau. Lorsque Fanghe n'avait plus de temps à accorder à sa profession militaire, à l'entraînement et à l'épistémologie du genjutsu; l'ensemble du reste de son temps serait accordé à la calligraphie. Quitte à faire passer ce temps en priorité sur la satisfaction de ses besoins vitaux.

Tel un ascète, cela faisait deux jours que le jeune homme n'avait pas mangé afin de pouvoir conjuguer Missions, Entraînement et Perfectionnement Calligraphique. Et si en ce beau jour d'Été le Yamanaka avait accepté de sortir de chez lui et d'aller se nourrir c'est uniquement face à son assèchement de tous ses matériaux. En effet, il était à court de pierres à encre, ses pinceaux devenaient rêches et ses ramettes de papier de riz s'épuisaient.

En ce sens, il lui fallait bien se réapprovisionner et le voici affublé de tout son accoutrement bien trop ostentatoire pour la plupart des occasions qui meuvent ses déplacements. De son flegme ordinaire, il se rendait vers sa papeterie fétiche se fournir de tout son matériel manquant; feuilles, pierres à encres, nouveaux pinceaux, et quelques ouvrages bonus car un peu de lecture ne fait jamais de mal.

Mais avant cela il lui fallait se nourrir. Et quoi de mieux que des dangos au haricot rouge ainsi qu'un arrêt à la Maison de Thé locale afin de remplir l'équivalent de quatre repas ratés. Soyons honnête, ce n'était pas suffisant. Il lui a donc fallu faire une pause dans un restaurant aux environs et commander un tartare de rorqual. Le ventre plein, il pouvait enfin se rendre en papeterie.

Une fois la porte de la boutique aux odeurs de papier et d'encre franchie, Fanghe prit les matériaux qui lui étaient nécessaires, connaissant déjà suffisamment l'échoppe pour avoir une science de l'emplacement de ses outils fétiches. Il y avait un endroit, cependant, où il se devait de s'attarder sans au préalable savoir quoi trouver et où. Le coin librairie de la papeterie, par définition, changeait toujours le contenu de son étalage et l'Homme au Kimono visitait l'échoppe suffisamment souvent pour pouvoir témoigner de chaque révision de l'agencement de la bibliothèque.

Lorsqu'il perdait son regard au sein des ouvrages, il ne savait pas préalablement ce qu'il recherchait. Cet instant de perdition représentait un moment satisfaisant qui stimulait l'essence même de sa soif de connaissance. Et cette fois-ci, son dévolu se sera jeté sur une typologie non-exhaustive éthologique des espèces animales de l'île d'Ue. Mais alors qu'il s'apprêtait à concrétiser son achat, son sourcil se dressa face au regard insistant d'une fille un peu plus jeune qu'elle, blonde, a l'air espiègle mais pourtant pleine de ressources.

- Vous intrigué-je ?

Il n'en fallu pas plus pour que l'Homme au Kimono se saisisse de son éventail de papier calligraphié et le déplie afin de cacher la partie basse de son visage, l'ensemble de ses achats dans son autre main.
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Jeu 20 Juin 2019 - 1:04

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Pour une manipulatrice de papier, il n’existe pas meilleur endroit que la papeterie. Les tenanciers, habitués à la voir débouler de nulle part pour y rester des heures, avaient pris l’habitude de la saluer rapidement, puis de la tutoyer, pour finalement la laisser s’installer dans un coin. Fûka ne faisait jamais de bruit, elle restait dans son coin, à dessiner. Ses escapades dans cet endroit lui permettaient de se réapprovisionner en divers matériaux pour réaliser ses œuvres, tout en lui donnant une occasion incroyable de tester les nouveaux arrivages de papier. Particulièrement calée en la matière, elle était souvent consultée pour savoir lesquels avaient le plus de chances de plaire, dans quel cas, et s’ils risquaient de s’écouler rapidement. En bref, Fûka agissait comme une sorte de conseillère, quand elle ne restait pas dans son coin à griffonner dans son carnet, ou ailleurs.

Aujourd’hui ne fait pas exception. Assise sur un tabouret, en tailleur, la blonde trace divers traits sur la feuille, qui se noircit petit à petit. Les mouvements s’enchaînent, jusqu’à recouvrir le papier d’une manière qui la satisfait. Quand elle finit, elle relève la tête. Ses prunelles turquoises croisent un nouveau venu. Sa tenue, quoique très traditionnelle, est propre, droite, témoignant d’une propreté indéniable. L’homme est impeccable. Ses cheveux ont l’air doux au toucher, bien entretenus. Il fait attention à son apparence, c’est une certitude. Presque instantanément, ses traits se gravent dans la mémoire de la blonde, qui ne peut s’empêcher de gribouiller une nouvelle fois sur son carnet.

Au fur et à mesure, les traits prennent forme, jusqu’à représenter cet inconnu. Mémoire couchée sur le papier, pas vraiment pour en avoir une trace, mais parce que cette personne l’inspire. Elle lui donne envie de retranscrire le moindre détail qui capte son attention. Sans même s’en rendre compte, Fûka ne l’a pas lâché du regard, les mouvements de son pinceau se faisant seuls. Forcément, quand il l’interpelle, la Genin ne peut s’empêcher de rougir. Gênante, hein ? Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive, mais c’est la première fois qu’on la remarque. Un sourire nerveux étire ses lèvres.

« Hum. Désolée. »

Elle dépose son pinceau un instant, puis lève son carnet en guise d’excuse. Sur la feuille blanche se trouve une réplique à l’identique de l’inconnu. Les ombres ne sont pas réalisées, il manque également quelques touches de couleurs, ou simplement du remplissage. Il n’y a encore que les traits, mais c’est sûrement suffisant, pour le moment.

« J’ai tendance à me laisser un peu trop embarquer quand je suis inspirée. Je ne voulais pas vous déranger. »

Fûka émet un léger rire, les joues toujours rosies par l’embarras. Elle se lève de son perchoir pour se diriger vers son interlocuteur. Sa main se déplace sur le carnet pour le tenir par le haut et le tendre.

« Vous le voulez ? Je peux le reproduire encore et encore, si ça m’enchante, ce ne sera donc pas une perte pour moi. Si vous n’en voulez pas, ceci dit, j’peux le garder. Peu m’importe. »

La Genin hausse doucement les épaules. Les joies de la mémoire absolue … Elle n’en parle jamais assez.

« Fûka. »

Son autre main s’est posée sur le dessus de sa poitrine, juste sous le cou, pour indiquer qu’elle se présente à cet inconnu. Un premier pas, à la fois pour lui indiquer le nom de l’artiste – parce que cette artiste-là est fière, toujours – que pour tenter d’établir un contact. Soit il y répond, soit il le décline. Un jeu de pile ou face, comme d’habitude.

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Jeu 20 Juin 2019 - 19:04
Heureusement pour lui, Fanghe n'était pas tombé sur une trublionne. Cela l'aurait bien dérangé de devoir humilier une insolente en prenant possession de son corps parce que celle-ci l'aurait mal regardé. À vrai dire, l'impudente était même attendrissante. Sa gêne et son innocence arrivait à affaiblir ce petit cœur empli de mépris qui anime l'Homme au Kimono. L'instant fut fugace, cela dit. Rapidement, son esprit malintentionné reprit le dessus analysant comme à son habitude l'intérêt de la personne en face parallèlement à ses propres plans et la jugeait sans avoir la moindre donnée concrète si ce n'est l'interprétation. Mais l'ego du jeune homme était tel que toute information subjective passait pour une donnée objective tant que c'était lui qui l'émettait.

Qu'en était-il alors de cette fillette ? En quoi serait-elle utile ? Si nous la limitons à elle seule; pas grand chose. Mais cela serait réducteur et une sous-estimation du potentiel de l'Humain en société que de réduire son intérêt à sa seule personne. Fanghe a toujours su et fait en sorte que pour acquérir le prestige et les connaissances qu'il désirait, il se devait de bien être vu par la doxa. Et l'opinion publique se construit par l'effort de plein de petites personnes. Et cette blonde se limitait, pour l'instant du moins, à ce plein de petites personnes pour l'homme aux cheveux longs.

La jeune fille semblait gênée puis mue d'un enthousiasme sans limites. Une jeune femme qu'on préférerait qualifier d'enfant. Pour se faire bien voir, il devait donc jouer la carte de la sympathie. La dessinatrice en herbe lui tendit son papier un instant. Sur cette feuille était croqué le visage de Fanghe.

- C'est un portrait bien fidèle que tu as là.

L'Homme au Kimono adoucit le ton de sa voix, repliant son éventail précédemment déployé face à ses lèvres, de quoi se donner un air plus accessible. L'avantage c'est qu'il n'avait pas eu tant à mentir sur sa déclaration. La fillette était talentueuse. La suite des événements ne devrait pas être compliquée à simuler pour Fanghe. Un tel personnage ne peut qu'être ravi de voir autrui se focaliser sur son visage.

Tenant le carnet entre son index et son pouce, le Yamanaka fit tourner l'objet pour le rendre à sa digne propriétaire. Loin de refuser son offre, il lui proposa de terminer son œuvre:

- Si je le veux ? J'adorerai. Mais je t'en prie, termine ton dessin avant. Je serais ravi de pouvoir conserver une version finalisée.

Saisissant un autre tabouret non loin, il s'installa en face de Fukâ pendant que celle-ci se présentait.

- Appelle-moi Fanghe.

Acceptant cette poignée de main, il adoucissait son regard déjà frappé de ce voile pensif qui recouvre toutes les muses observant l'horizon en attendant de se faire croquer sur une toile. Il ne pouvait, cela dit, s'empêcher de fixer les coups de crayon de Fukâ. La flatter sur son art devrait pouvoir la déstabiliser un peu. Il posa délicatement sa paume droite sur la joue qui y correspondait, le coude appuyé.

- Tu dessines vraiment bien, Fukâ. Depuis combien de temps fais-tu ça ?

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Ven 28 Juin 2019 - 1:53

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Une réussite. Rien de bien spectaculaire, Fûka est presque née avec un crayon entre les mains. Quand il acquiesce, la blonde n’est ni surprise, ni fondamentalement bouleversée. Il n’est pas choqué par sa petite transe, c’est tout ce qui importe. Plutôt satisfaite, elle récupère tranquillement son carnet. Il veut qu’elle le dessine, mais il veut quelque chose de complet. Hum. Réaction typique de quelqu’un qui s’aime. Au fond, ceci dit, il a raison. Il est ce type de beauté glacée, inaccessible et repoussante tant elle est belle. Mais Fûka est Fûka. Toutes les beautés sont à portée de ses crayons. Il lui suffit d’un peu d’imagination et de patience, sa mémoire suffit alors à faire le reste.

Il s’assoit sur un tabouret. Fanghe. Un nom peu commun aux oreilles de la demoiselle. Ça colle bien, ceci dit. C’est mystérieux, simple à prononcer. On ne s’attardera pas sur la mémorisation, ce serait dérisoire. Fûka hoche la tête. Elle reprend place sur son propre perchoir, fidèle à son poste. C’est l’endroit le plus confortable de la papeterie, difficile de s’en séparer.

La blonde se remet au travail. Les coups de crayon filent à toute vitesse sur le papier. Le blanc devient peu à peu gris, plus foncé par endroits, alors que les formes naissent sur cette feuille presque vierge. Il désire être dessiné en entier, il faut donc prendre l’intégralité de son profil en compte. Toutes les subtilités sont importantes : il y a la longueur de ses cheveux, la finesse des traits de son visage. Regardé de loin, Fanghe a tout d’une poupée de porcelaine. Une perfection qui ferait sûrement peur à certains êtres, mais qui plairait à de nombreux autres. Fûka laisse le crayon passer et repasser sur le papier. Les lignes se multiplient, de plus en plus présentes sur la feuille, jusqu’à ne plus être des lignes, mais un visage, un corps, des vêtements.

La blonde arque un sourcil quand il la complimente. Encore une fois, il n’y a rien de bien surprenant dans ce qui se joue actuellement. Alors que ses doigts continuent de danser et noircir la feuille, la dessinatrice laisse ses prunelles vagabonder sur Fanghe. Un sourire étire ses lèvres.

« Merci. Et euh. L’enfance, je dirais ? D’aussi loin que j’me souvienne, en tout cas. »

Elle cesse de dessiner pour hausser les épaules – il ne faudrait pas que ce si petit mouvement altère la qualité de son œuvre. Fûka observe longuement le jeune homme, les turquoises absorbées par cette remarquable silhouette. La dessiner est un plaisir, mais lui dire serait trop le complimenter. Peut-être plus tard.

Après un instant passé à vérifier les proportions et à s’assurer que tout soit conforme à ses attentes, la blonde hoche la tête, satisfaite. Le dessin reprend les courbes aussi précisément que possible. Fûka décroise les jambes et se redresse, pour aller à la rencontre de son modèle du jour.

« Voilà. »

Elle tend le carnet.

« Tu devrais te prêter plus souvent à ce genre d’exercices. Ta posture est parfaite, on dirait une vraie image. J’ai juste à recopier. C’est un plaisir ! »

Bah, on ne pourra pas dire qu’elle n’a pas attendu avant de le complimenter, mmh ? Fûka est beaucoup trop honnête pour se laisser aller à des petites cachotteries. Elle n’a pas le temps pour ça.

« Quoi qu’il en soit, j’imagine que tu n’es pas venu ici simplement pour être dessiné, Fanghe ? Et à Kiri, des gens suffisamment sensibles à l’art pour venir dans une papeterie, il n’y en a pas énormément … Alors tu dois être un de ces élus … »

La fameuse brutalité kirijine, celle dont tout le monde parle, mais que personne ne reconnaît vraiment. À double-tranchant, cette réputation a l’avantage d’éloigner les prédateurs, en apportant dans son sillage deux désavantages conséquents : les ninjas de Kiri la Grande ont tendance à se tomber dessus en cas de conflit, donnant naissance à des rixes monstrueuses mais, en plus, ils sont considérés comme de grosses brutes écervelées dans le Yûkan … Alors qu’il existe des gens au-delà de ces stéréotypes, bien plus encore que les étrangers voire les kirijins eux-mêmes n’osent l’imaginer.

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