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[MLD] Le Repas du Siècle. [Solo]

Saiseiki Kanna
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Lun 17 Juin 2019 - 2:08

Le Repas du Siècle.


« DE LA BOUFFE ?! »

Les iris de l’hybride parcourent une nouvelle fois le titre de la missive : « Le repas du siècle », ça veut dire qu’elle va devoir goûter des plats ? User de son flair et de son palais pour juger des mets d’une incroyable valeur ? Faire attention à sa posture, à ses vêtements, à son langage, pour paraître distinguée, alors qu’elle s’en mettra plein le bide jusqu’à l’explosion ? Est-ce que c’est vraiment ça ? Son cœur manque plusieurs battements, son corps montre toute l’excitation qui l’anime par des tremblements. Une mission pour s’éclater la panse, c’est quand même la meilleure mission qu’on lui ait donnée !

Kanna se calme et se décide à enfin ouvrir entièrement le parchemin et là, c’est le drame. Tous ses rêves disparaissent. Ce n’est pas une question d’être le palais de l’année, non, c’est être la meilleure serveuse. Donc la Saiseiki, cette grosse bouffie, est missionnée pour aller servir des plats à la crème de la crème, qui, en plus, s’avère être une belle bande de riches casse-pieds ? C’est une arnaque. L’arnaque du siècle, même. Il n’y a pas pire comme déception.

Elle froisse le papier en grommelant. Se tenir bien, être propre, belle, sentir bon. Agir comme la parfaite petite soubrette malgré sa réserve en chakra et ses capacités. Éviter l’incident diplomatique à tout prix et rester la jolie petite poupée dont Kumo a besoin. Kanna soupire. Elle qui s’imaginait une ruée vers la nourriture, la voilà cantonnée à cette pauvre mission. Bon. Il ne faut pas s’en plaindre, parce que malgré son aspect dérisoire, il s’agit d’un ordre de la plus haute importance : si ces gens sont insatisfaits, ils risquent de mettre le monde sens dessus-dessous, et ça retomberait sur elle. L’hybride regarde le papier écrasé dans sa main. Oui. Si ça paraît simple pour certains, il s’avère que tout cela est d’une difficulté sans pareille pour la blanche.

Kanna dépose le tout sur la table de son salon et se dirige vers sa chambre pour se préparer. Les dîners mondains requièrent un travail en amont plutôt conséquent : trouver les bons serveurs, trouver la bonne tenue, leur faire un débriefing impeccable, leur apprendre à servir de la bonne manière, puis lancer la machine. Des étapes longues et fastidieuses. Pour la minette, une autre s’ajoute à la partie : surtout, ne pas se laisser dévorer par son appétit colossal. Résister à l’appel de la nourriture succulente jusqu’au bout. Ce sera sûrement ça, la partie la plus difficile de cette mission.

Une fois apprêtée, les cheveux attachés avec un beau ruban bleu et une robe noire et blanche, l’hybride quitte son nid douillet en direction du restaurant. Qui l’aurait cru, tout de même ? Une Chûnin du village, missionnée dans un tel endroit pour aller y servir des bourgeois. Il faut d’ailleurs préciser que, pour Kanna, les « bourgeois » sont une espèce à part, des gens qu’elle n’a jamais pu supporter car ils n’ont rien connu de la vraie vie. Sa sombre histoire et les conséquences qu’elle a apportées sont impossibles à ignorer pour elle et, pourtant, ces gens seraient capables de la rabrouer pour lui dire qu’elle n’a simplement pas de chance et que, eux, si. Que, de toute façon, comme elle est une ninja et un animal, elle n’a pas son mot à dire. La peste soit des bourgeois.

Les portes apparaissent sous ses yeux. Bien entretenues, gardées par des hommes dont la puissance émane même pour le plus inculte des quidams, elles dominent tout ce qui les entoure. Quiconque viendrait dans cette rue n’aurait d’yeux que pour elles. Et pleurerait en voyant les prix affichés sur la carte. Kanna salue les deux hommes avec un joli sourire et leur tend sa missive. Sans rien dire, ils hochent la tête et la laissent entrer.

Si l’extérieur est déjà une exposition à lui seul, l’intérieur fait encore plus de ravages. La décoration est faite de blanc et d’or, des couleurs qui attirent l’œil sans pour autant l’agresser. Il y règne une harmonie satisfaisante, qui donne envie de s’y trouver. Kanna inspire profondément pour s’imprégner de toutes les odeurs qui lui parviennent. Ça sent le propre, le luxe. C’est complètement différent de son cocon ou même du village, qui sent cette rassurante odeur de Kumo. La blanche avance lentement, les yeux alertes, qui scrutent chaque petite parcelle de l’endroit, au cas où elle manquerait un détail crucial. Le stress monte doucement.

Au loin, un homme approche. La pression sur ses épaules frappe Kanna. Il n’en a pas l’air, mais il a cette puante odeur de transpiration qui le suit partout. Camouflée par bien des huiles et des parfums, il plairait à n’importe quelle femme de son âge. Malheureusement, il traumatise presque l’hybride, qui ne met pas sa main sur son nez simplement par respect. Arrivé à sa hauteur, il lui fait un petit signe de la main. Même leur politesse est retenue.

« Bonjour, mademoiselle Saiseiki ! Je vous attendais. Veuillez me suivre, s’il vous plaît. »

Il parle à une cadence presque terrifiante. Les mots s’enchaînent, sans pause, comme si parler lui prenait déjà un temps trop précieux, dont il manque cruellement. Kanna tique légèrement, mais le suit sans rien dire. Elle ne va pas ajouter du stress sur le stress, ce serait méchant – et, surtout, ce serait perdre des points. Il la mène dans un long dédale d’escaliers, jusqu’à une grande porte. Au fur et à mesure, Kanna se rend compte que tout ici est beau, mais terriblement monotone. Il n’y a que deux couleurs, qui font écho l’une à l’autre et ne donnent qu’un effet de richesse, sans pour autant être quelque chose d’honnête. Tout est froid. C’est ce qu’aiment les bourgeois, elle le sait très bien, mais cela lui déplaît au plus haut point. Elle aurait bien ajouté du rose, ou des fleurs, ici et là. L’homme se tourne brusquement vers elle.

« Je suis monsieur Takahashi, je m’occupe de la gestion de l’événement. Je suis désolé de vous imposer une formation aussi courte pour un travail aussi difficile. J’espère que vous vous en sortirez ! »

Kanna hoche la tête et lui offre son plus grand sourire. Elle n’a aucune certitude quant à cette tâche, mais elle se donnera à fond quoi qu’on lui demande. Son rôle est de répondre au mieux aux demandes de son village. Sa maison est ce qui importe le plus, il faut se battre pour elle. Alors s’il faut museler son appétit de gros chat, Kanna le fera volontiers.

L’homme lui tend un tablier, qu’il assortit d’un sourire crispé. Il a bu du café, beaucoup de café. Les effluves s’échappent quand il parle et les traces sont encore sur ses dents. Erreur conséquente du gestionnaire, qui n’a pas été capable de refréner son stress et n’a fait que l’amplifier en se bourrant de caféine. Kanna ne lui dit rien, reste impassible. D’un geste habile, elle enfile le tablier par dessus sa robe. Il s’agit d’une sorte de napperon en coton blanc, avec les bords en dentelle. Rien de bien méchant, juste assez pour signaler qu’elle est serveuse, pas invitée. L’hybride attend patiemment la suite, alors que monsieur Takahashi a l’air d’être à deux doigts de fondre.

« Alors, pour la formation ! Nous allons commencer par les bases : porter plusieurs assiettes en une seule fois, marcher vite en esquivant les autres sans rien faire tomber, porter plusieurs verres. Nous verrons aussi comment se présenter au client, car la première approche est toujours la plus importante. Une fois que nous aurons terminé avec cela, je vous donnerai quelques conseils pour supporter les personnes que vous croiserez aujourd’hui. Tout va bien pour vous ? »

Kanna hoche doucement la tête. Il ne prend pas même le temps de savoir si elle a quelque chose à ajouter et continue sur sa lancée.

« D’abord, pour porter plusieurs assiettes, pensez à les empiler. Si vous en avez une qui n’a pas la même forme que les autres, soit vous la mettez au-dessus, soit vous la calez sur votre avant-bras, pour être certaine de la tenir correctement. Faîtes attention à bien la positionner pour qu’elle ne penche ni d’un côté, ni de l’autre, d’accord ? Voyons comment vous vous y prenez. »

La blanche arque un sourcil : il a planqué ça quelque part ?
Il se déplace rapidement, jusqu’à atteindre une table sur laquelle se trouvent des assiettes de différents gabaries. Il les montre de la main à Kanna, l’invitant ainsi à venir s’en occuper. L’hybride s’approche et prend les assiettes avec une grande attention, retirant les couverts superflus pour le moment, en empilant la vaisselle. Une fois satisfaite, la minette dépose l’argenterie au sommet et coince l’assiette creuse contre son coude, à côté des autres.

« C’est bien, mais c’est trop lent ! Nous allons avoir beaucoup de clients ce soir, il faut être plus rapide ! »

La Chûnin grommelle, mécontente. Elle dépose tout, remet toute la vaisselle comme elle l’a trouvée, puis elle recommence. Le manège a lieu comme ça plusieurs fois, jusqu’à ce que la précision s’allie à la rapidité. Il enchaîne sur tous les autres sujets qu’il a mentionnés plus tôt, bassinant presque totalement l’hybride avec toutes ses histoires. La formation est intéressante et extrêmement importante, mais elle a l’impression qu’il prend trop de temps pour cela quand il en a besoin pour autre chose. Néanmoins, Kanna reste attentive. Elle sait très bien que si elle ne prend pas bonne note de tous ces conseils, les clients de ce soir lui feront payer. Autrement dit : il faut rester aussi sérieuse et professionnelle que possible.

Enfin, tout de même, une mission de serveuse dans un restaurant de luxe donnée à une hybride venue du désert qui mangerait l’intégralité de la carte si elle le pouvait … C’est osé.


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Lun 17 Juin 2019 - 2:41

Le Repas du Siècle.


La période de formation terminée, les autres serveurs et cuisiniers sont présentés à Kanna. Tous très nombreux, la blanche sait pertinemment qu’elle ne retiendra jamais tous leurs noms. Très polie, elle fait néanmoins en sorte de se présenter convenablement pour ne léser personne. De toute façon, monsieur Takahashi n’a fait ça que pour être dans les règles de l’art, parce qu’il s’en contrefiche que ses employés se connaissent ou s’apprécient : il n’a pas le temps de se soucier de ces sornettes. Il faut qu’il prépare tout le monde, le reste, peu importe.

Au fond, ça tombe bien, parce que du coup, quand la vague arrive, tout le monde est prêt.

Les gens déboulent, extrêmement nombreux, tous très bien habillés. Kanna reste un instant immobile, incapable de bouger alors que tout le monde s’attable. Toutes ces odeurs surpuissantes et artificielles lui montent brutalement à la tête. Ça sent mauvais. Ça sent fort. Ça pique les narines. Elle serre les dents et secoue la tête. Il lui faut un petit moment avant que son odorat ne s’habitue. L’attaque des bourgeois, toute une histoire. Elle s’en souviendra toute sa vie. Et ce n’est pas un bon souvenir.

Une fois prête, Kanna s’élance à son tour dans la noire masse de monde. Il y a combien de gens, ici ? Tellement ! Il y en a tellement qu’elle ne parvient plus à sentir l’odeur des lieux, complètement masquée par toutes ces personnes. Difficile, mais pas impossible. Au moins, avec leurs parfums qui saturent son atmosphère, Kanna est certaine que la nourriture ne lui fera pas envie. Manger avec de telles effluves lui paraît impossible.

Armée de son plus beau sourire, elle atteint sa première table.

« Bonsoir, bienvenue au Cumulus Dorrré. Puis-je vous prrroposer quelque chose à boirrre pour commencer ? »

Les convives lèvent la tête comme un seul homme. Certains clignent vivement des yeux, tandis que d’autres ont l’air satisfaits par l’accent de la demoiselle. Rouler les R, ce n’est pas quelque chose de commun à entendre, apparemment. Malheureusement pour elle, les bourgeois ont tendance à sous-estimer les étrangers et à bien jouer avec eux. Ils ne sont que des larbins, le jouet de leurs désirs, qu’ils utilisent et réutilisent comme de vulgaires poupées de chiffon.

La première personne à s’exprimer est une femme, blonde comme les blés, au visage poupon et à l’odeur atroce. Quand elle parle, Kanna remarque que son haleine est mauvaise, comme si elle était malade. Les bourgeois !

« J’aimerais un jus de tomate bien frais, s’il vous plaît. Avec une feuille de basilic, dessus. »

La blanche prend en note sur son petit carnet. Les prunelles céruléennes se détachent de la première convive pour se poser sur la suivante.

« Un jus d’orange, avec pulpe. »

Pas de formules de politesse, juste une demande. Kanna est son chien, ou quelque chose de ce genre. La blanche pince sa lèvre inférieure entre ses dents pour ne pas lui envoyer une petite pique bien sentie. Même rituel, elle note. L’autre femme lui demande un verre d’eau pétillante et les hommes demandent chacun de l’alcool. Parfois sec, parfois dilué. Kanna prend bonne note de tout ce qui lui est dit.

« Puis-je fairrre autrrre chose pour vous, messieurs, dames ? »

Son radieux sourire se hisse une nouvelle fois sur ses lèvres. Elle penche la tête pour accompagner le tout et se donner un air adorable. Fonctionnera, fonctionnera pas, peu importe. Ces gens crachent leur venin les uns sur les autres en permanence, ils n’hésiteront pas à la planter en traître encore et encore. Rien d’étonnant. Ils secouent chacun la tête, puis la laissent partir.

Kanna se rue jusqu’au barman, à qui elle tend la liste. Il s’affaire, suit à la lettre les recommandations et lui tend un plateau avec chacune des commandes. La blanche s’assure que tout soit parfait et colle à ses notes, puis elle repart. Une fois à table, elle dépose les verres face à chacun. Jusque-là, aucune plainte, rien à redire. Kanna sort son petit carnet.

« Avez-vous fait votrrre choix ? »

La blanche regarde tout le monde avec une grande attention, prête à coucher sur le papier le moindre de leurs désirs. Ils y vont bon train, d’ailleurs, personne ne se fait prier.

« J’aimerais une soupe miso ainsi que des pâtés orientaux au poulet s’il vous plaît. »

Les commandes s’enchaînent et n’ont pas l’air trop complexes. Tout a l’air parfait, beaucoup trop parfait pour que ce soit réel. Il y a quelque chose là-dessous et Kanna n’a pas envie de voir quoi. Malheureusement, elle n’aura pas le choix de le savoir, vu qu’elle revient avec les assiettes.

La femme aux pâtés orientaux – plus communément appelés « nems », mais c’est quand même moins joli – réagit directement, après avoir senti l’odeur émanant de son assiette.

« Je peux dire sans me tromper qu’il s’agit de pâtés orientaux au poulet, alors que je vous avais précisément demandé au porc, mademoiselle. Votre travail laisse à désirer. »

Le cœur de Kanna manque un battement. La cruauté bourgeoise à son maximum. Son papier spécifie précisément qu’il s’agissait de pâtés orientaux au poulet, mais … Mais elle n’a pas le choix, finalement. Elle doit ravaler sa fierté et sa colère pour repartir en cuisine chercher des nems au porc. Heureusement, les commandes défilent suffisamment vite, donc la femme n’a pas trop le temps d’attendre avant que l’hybride ne revienne. Satisfaite, elle la regarde avec une grande condescendance. Kanna lui ferait bien avaler ses nems par un endroit qui n’est pas du tout prévu à cet effet, mais elle se contente de lui répondre avec un sourire radieux, noyé sous une hypocrisie qu’elle ne se reconnaît pas.

Pour le moment, tout va bien, tout le monde mange et il n’y a eu aucun problème à signaler. Les convives sont satisfaits de la qualité de la nourriture de manière générale et les assiettes reviennent constamment vides. C’est déjà une bonne chose. Les plats principaux et desserts se déroulent de la même manière : les bourgeois demandent blanc, veulent finalement noir. Ils enlèvent presque tous les ingrédients des desserts, puis se plaignent de ne rien avoir à manger dans leurs assiettes. Kanna bout, à l’instar d’une cocotte-minute prête à exploser. Pourtant, jamais elle ne lâche prise, souriant à l’excès. Elle écrase sa rage sous une montagne de responsabilités pour ne pas jouer des griffes sur les figures fausses et puantes de tous ces gens ingrats.

Une fois la folie terminée, les convives discutent tranquillement avant de partir. Il n’y a pas eu d’incident diplomatique et tout est resté très calme. Kanna a travaillé dur. Ses nerfs ont été mis à rude épreuve, suffisamment pour qu’elle se planque dans les toilettes pour se mouiller la figure et complètement cracher sa rage. Au bout de quelques minutes, quelqu’un frappe à la porte.

« Mademoiselle Saiseiki ? C’est monsieur Takahashi. Venez, nous allons manger à notre tour et vous pourrez repartir chez vous. Vous avez fait du très bon travail. »

Les oreilles de Kanna se dressent brusquement sur sa tête. Ils vont manger ? Manger ? Il a bien dit manger ? Alors, finalement, ce repas du siècle n’était pas que pour les autres ? Il y en aura pour elle aussi ? L’hybride secoue vivement la tête et se met en route à pleine vitesse jusqu’à la salle de réception, prête à se péter le bide comme jamais.

Parce que, si habituellement elle mange par gourmandise ou nécessité, cette fois, la chatte à pieds noirs mangera pour se récompenser. Ajouté à ça le fait qu’il s’agisse de nourriture luxueuse et succulente, Kanna est au paradis sur terre.

Pas si mal, d’être un ninja en mission, parfois. Ingrat, mais très, très bien récompensé.


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