Soutenez le forum !
1234
Partagez

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen)


Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Lun 17 Juin 2019 - 14:42

Les choses déplaisantes

Ville du palais de Mokko

Meikyû Raizen




Ce qu’il venait de se passer, à Hikari, laisserait sans doute des traces indélébiles en chacun d’entre nous, que l’on se veuille fort ou préparés à toutes les éventualités ; rien n’aurait été suffisant pour nous pour nous permettre d’envisager cette situation : la libération d’un dieu et les multiples morts qu’avait engendré l’Homme au chapeau par sa simple présence. Et en parlant de présence… Je ne l’avais souligné lorsque nous fûmes partis des ruines de la cité ancestrale, mais il m’était apparu que parmi les Kumojin s’étant rendus à Hayashi, pour la mission, ou en tant que renforts ; certains éléments manquaient à l’appel.

Loin de les surveiller tous, et aussi loin d’être sûre qu’ils n’avaient pas péri lors des affrontements d’Hikari ou de l’effondrement de son temple ; je ne pouvais m’ôter de l’esprit l’idée que, peut-être, certains avaient profité du chaos pour simplement s’éclipser. La désertion autrement dit, acte avec lequel j’avais beaucoup de « mal », que ce soit parce que je n’arrivais pas à en comprendre les raisons malgré les tentatives d’explications du Meikyû, soit simplement parce que je n’arrivais à le concevoir ; j’avais toujours été éloignée de la « chose militaire » ; mais plus j’y participais et plus mon esprit s’y adaptait, s’en accommodait et s’y plaisait.

En bref, pour m’assurer de tout ceci, il me fallait une confirmation ; et qui de mieux que Raizen pouvait me l’apporter ? Peut-être n’en savait-il rien en réalité, mais après tout… il était de la police du village ; et devait avoir un regard plus précis que le mien quant à ces questions. Ainsi, je devais le trouver afin que nous ayons cette « discussion ». J’avais donc quitté ma tente, laissant Anzu aux soins d’un Hayashijin, l’apothicaire que j’avais rencontré plusieurs semaines auparavant dans la grande cité, une personne de confiance qui semblait montrer sa reconnaissance pour le sauvetage que nous avions effectué auprès de son seigneur.

L’homme aux tatouages ne fut pas vraiment compliqué à retrouver, comme les autres Kumojin, il était resté tranquille ; se reposant, et pour une fois ; pas dans arbre. Je l’avais retrouvé à quelques minutes d’ici, proche du… grand arbre qui formait une sorte de place aux abords de notre campement.

-Bonjour Raizen. Avais-je lancé au Héro de Kaze en approchant. As-tu quelques minutes à m’accorder ? Lui demandais-je sachant pertinemment qu’il les avait…




_________________

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) T7pm
☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Dim 23 Juin 2019 - 3:45

Sortant tout juste d’un violent mal de tête qui avait duré plus longtemps qu’il l’aurait cru, le Meikyû se sentait bien. Après avoir passé plusieurs jours à dormir pour récupérer des récents événements, il devait avouer qu’il avait du pain sur la planche. Pourtant, il comptait prendre son temps pour établir son plan pour la suite des événements à venir.

-Tu sais très bien que j’ai toujours du temps à t’accorder Sazuka.

Lui faisant un léger sourire tandis qu’il avait senti sa présence, le Meikyû l’accueillit tandis qu’il était comme accoutumé, adossé sur le tronc d’un arbre. Songeur comme à son habitude, il remettait tout en question, mesurant à quel moment il allait pouvoir passer à l’étape supérieure.

D’un point de vue diplomatie, Hayashi ne représentait plus ce qu’il avait voulu concevoir initialement. N’ayant pas revu le Daimyo depuis qu’il l’avait sauvé, le Meikyû ne comptait pas le revoir de si tôt. Ayant perdu tout intérêt pour le développement d’une grande relation entre les deux nations, il réalisait que la situation Hayashin était plus compliquée que prévu sachant qu’ils avaient des conflits internes qu’il n’avait pas soupçonnés. Réalisant ainsi qu’il était fort probablement pas le premier chat que le Daimyo avait à fouetter, il préférait garder ses distances jusqu’à nouvel ordre surtout qu’une grande attention allait être attirée vers cette cité une fois que leur mystère serait exposé. Bien qu’il n’y avait eu aucune présence étrangère outre celle des Kumojins et Iwajins, les rumeurs allaient circuler beaucoup trop rapidement et il était clair qu’ils remonteraient aisément jusqu’à Hayashi pour expliquer la résonance.

Avec un peu de chance, avant son départ, il irait le voir pour le remercier de son hospitalité et prendre de ses nouvelles, ni plus ni moins. Avec tous les événements qui s’étaient produits notamment les ravages de la Cité de lumière, il avait fort probablement plus important à faire que songer à nouveau à un lien avec Kumo. Le plus important restait toutefois qu’il s’était fort probablement imprimé une image méliorative dans l’esprit du Daimyo, ce qui était la seule chose qui aurait pu arriver après le rejet salé qu’il avait reçu.

-Qu’est qui te tracasse ?

Ayant l’habitude du persona, il savait pertinemment que Sazuka ne venait pas pour parler de la pluie et du beau temps. Elle avait une idée en tête et celle-ci était assez importante. Il pouvait le voir dans la formalité de son approche, signe pertinent qu’ils devaient échanger sur un sujet précis. Sinon, il était aussi probable qu'elle soit venue pour son rapport. Après tout, tant d'événements s'étaient produits récemment qu'ils n'avaient même pas pu échanger sur ce qu'ils avaient respectivement vécus.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction http://www.ascentofshinobi.com/u578

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Dim 23 Juin 2019 - 4:18




Comme on dit : question con réponse con. Ca m'aura au moins servi de leçon à poser ce genre de question au Meikyû; j'aurais pourtant dû le savoir... Enfin, maintenant que nous étions là, il ne me restait plus qu'à évoquer le sujet qui avait animé notre dernière discussion, enfin, pas encore; mais presque. Avant de déterminer s'il y avait eu de réels désertions, il fallait savoir si tout le monde était revenu, et surtout, s'il n'y avait pas eu de mort.

-Sais-tu s'il y a eu des morts côté Kumojin, à Hikari ? Lui demandais-je, détachée. J'étais pratiquement sûre qu'il n'y en avait pas eu, car j'avais fait un tour des ruines avant de les quitter, et Umeka avait parcouru une certaine distance sans en croiser non sur son chemin. J'ai l'impression que sur l'ensemble des Kumojins présents, il en manque certains à l'appel. Est ce qu'il y a quelqu'un que tu n'as pas vu au campement ? Lui demandais-je directement. Finalement.

En attendant une réponse qui je le savais irait dans mon sens, je fouillai l'espace de quelques secondes dans ma sacoche et en sortis un étui en cuir, assez vieux; lequel renfermait comme de petits tubes d'un fin papier ampli de ce qui ressemblait, de loin, à des miettes brunâtres. Il n'était pas compliqué de comprendre de quoi il s'agissait.

Glissant un doigt le long d'une de ces tiges roulées que je pinçai du pouce et de l'indexe, je l'extirpai une et la portai à mes lèvres, suivie de prés d'une pochette dépouillée où se battaient à l'air libre quelques allumettes. J'en détachai une, la grattai et initiai la combustion. Cela faisait... un an depuis ma dernière tentative pour reprendre le tabac, mais la dernière que j'avais essayé; un mur s'était abattu sur moi.

Aujourd'hui, que pouvait-il bien arriver pour m'en empêcher ? Cet arbre ? Raizen ? Cela ne le concernait pas et cet arbre ne faisait pas le poids. Et ainsi, j’inhalai une toute nouvelle bouffée de fumée qui se répandit rapidement jusque dans mes poumons. Après toute cette agitation, je l'avais vraisemblablement bien mérité, cette cigarette.





_________________

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) T7pm
☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Dim 23 Juin 2019 - 4:47

L’écouter poser ses questions, le Meikyû feignit un léger sourire alors qu’elle venait d’entamer un sujet sur lequel leur avis avait par le passé divergé. Optant pour une approche positive en lui demandant s’il y avait eu des morts, elle cherchait indirectement à avoir un compte rendu des désertions possibles suite aux événements. Après tout, il était anormal d’avoir déployé plusieurs Kumojins et de n’en retrouver qu’une poignée. Avec de tels événements, certains avaient possiblement connus la mort tandis que d’autres avaient possiblement déserté. Les possibilités étaient multiples, mais malheureusement, l’équipe qu’il avait menée en territoire d’Hayashi était justement celle affectée par cette suite d’événements.

Soupirant alors qu’il se demandait vraiment s’il voulait y réfléchir, il observa calmement l’Heidan dégainer sa cigarette pour la porter à ses lèvres. Portant ainsi le cancer à ses lippes, son aura dégageait un certain air de défi, chose que le Meikyû appréciait particulièrement. Chez Sazuka, il y avait une nonchalance si intense qu’elle en devenait bien souvent un symbole de charisme qui l’attirait pour de multiples raisons.

-Je te comprends d’être plus ou moins stressée par les événements, moi aussi ça m’a mis dans un sale état.

Ne lui faisant aucune réprobation sur cette manie qu’il découvrait chez elle, Raizen n’allait pas se comporter en médecin sachant qu’elle était beaucoup mieux placée que lui pour poser ce genre de jugements et diagnostics.

-En résumé, j’ai affronté brièvement une fanatique en compagnie de deux genins. Yoshino Kei et Jun Joo. J’avais vaguement entendu parler de Jun par le passé suite à une mission dans un dojo qui avait mal tourné. Le propriétaire avait rempli une miniplainte qui avait fini dans les dossiers de la police pour suivre l’historique de tout acte digne de surveillance.

Marquant une pause, le diplomate cherchait indirectement à occuper son esprit tandis qu’il entrait dans la phase croustillante de la situation.

-Aux dernières nouvelles, Yoshino Kei aidait les moines à évacuer suite au combat qui s’est soldé en match nul. Quant à Jun Joo, si on veut, on a eu quelques divergences d’opinions. Sachant qu’elle a un peu agi comme un électron libre, il est fort possible qu’elle se soit enfuie d’Hayashi au moment où nous nous parlons et je doute que ce soit pour aller à Kumo, autrement elle nous aurait attendus.

Libérant d’un sceau un sac qu’il scella rapidement après avoir pris ce qui ressemblait relativement à une cigarette, il approcha l’objet de sa bouche avant de la connecter à celle de Sazuka. En profitant pour lui voler une douce étincelle de chaleur suffisante pour allumer la sienne, il leva la tête vers le ciel avant de soupirer longuement.

-Les deux étant relativement proches, j’ai bien peur qu’on ait possiblement affaire à deux déserteurs sachant que Spero n’a pu les détecter sur Hayashi. Sachant que j’ai foi en ses aptitudes de détection, il les aurait trouvés si jamais ils étaient présents. Ensuite, il est possible qu’ils soient morts ou cachés, mais s’ils sont vivants, ils n’ont vraisemblablement pas pour objectif de retourner à Kumo. Ensuite, Kei est un ami de Kaze, donc il est possible qu’ils aient décidés d’aller à Kazejin sans avoir de chunin ou supérieur pour les accompagner, qui sait.

Relâchant la fumée de ses poumons, la cigarette en provenance de Kaze avait une odeur bien différente de celle de Sazuka. En effet, celle-ci avait des propriétés relaxantes qui lui permettaient de se détendre et de réfléchir lorsqu’il était légèrement tendu.

-La seule raison pour laquelle je les ai laissées seules est qu’il y avait une priorité plus élevée . S’ils m’avaient suivi, je les aurais fort probablement mis en danger ce qui aurait été irresponsable de ma part en tant que chef d’équipe. Ainsi, je te pose cette question dans le cas actuel : est-ce vraiment notre priorité en ce moment ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction http://www.ascentofshinobi.com/u578

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Dim 23 Juin 2019 - 16:41




Ainsi le Meikyû dévoila deux noms, deux Kumojin qui avaient apparemment « disparu », dont un qui semblait plus enclin que l’autre à franchir le pas de la désertion. Deux ninjas que je ne connaissais pas, dont les noms ne me disaient absolument rien ; sans doute du fait de notre absence prolongée de Kumo. Et aussi qu’il n’était pas mon de mon ressort de connaître chacun des shinobi du village. Enfin, cela confirmait donc mes suspicions ; sans qu’elles soient pour autant des craintes.

-Comme d’habitude donc. Dis-je en tapotant la roulée incandescente après une profonde inspiration. Cela n’était pas si étonnant qu’une personne comme la décrivait Raizen profite d’un instant tel que celui-ci pour « s’enfuir ». Et cela rejoignait évidemment notre précédente discussion, qu’y avait-il de si difficile à adresser ses regrets à un supérieur et quitter normalement, légalement ; les rangs d’une organisation militaire ? d’une armée ? Qu’est-ce que cela coûtait au final ? Oui, il y a plus important ; mais ils subiront le même traitement que n’importe quel déserteur.

Ce n’était qu’une question de temps, imposée par un contretemps assez mystérieux, qui serait résolu par notre retour à Kaminari dans les quelques jours qui arrivaient, dès lors que la Sendai serait remise sur pied et serait pleinement capable de d’endurer le voyage, ce qui ne dépendait au final que de mon unique jugement, celui du médecin que tout le monde voyait en moi. Mais au moins, nous savions à quoi nous en tenir ; enfin moi, surtout.

-Ce n’est pas de ta faute. Si nous ne pouvons pas faire confiance en nos propres forces… Si des shinobi de notre village profitent du moindre instant pour enfreindre la loi… Nous n’y pouvons pas grand-chose. Pourtant, il ne me semble pas que Kumo soit le pire endroit du monde… Bref. Nous nous en occuperons en temps voulu. Oui, la désertion était quelque chose que je ne comprenais pas, et que je voulais simplement éradiquer, tout comme ceux la pratiquant ; ils n’avaient qu’à être certains de leurs choix, ou procéder de la bonne façon.




_________________

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) T7pm
☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Dim 23 Juin 2019 - 17:37

Était-ce vraiment nécessaire ? Bien que Raizen avait plus de contexte que Sazuka, il se demandait concrètement si les pourchasser avait un sens quelconque. Après tout, ils n’étaient pas des individus représentant le moindre danger sachant qu’ils n’avaient aucune information confidentielle sur le village et qu’ils étaient faibles. Pourtant, d’une manière ou d’une autre, ils représentaient tout de même Kumo. Si quelque chose arrivait, ce serait reporté comme étant des déserteurs de Kumo et non des ninjas indépendants. S’ils venaient à se retourner contre le village Kaminarijin, Kumo serait les premières victimes de leurs actes. Or, s’ils venaient à opter pour un style de vie relaxant et détendu, Kumo ne serait pas à blâmer.

C’était là tout le problème. Il était impossible de prédire ce que les possibles déserteurs comptaient faire à ce jour et les motifs qui les avaient concrètement menés à fuir. Ainsi, ils se devaient de prendre des précautions qui avaient plus ou moins du sens.

-Ensuite, il est très tôt pour conclure quoi que ce soit. Comme dit, pour Kei, je sais qu’il a obéi à mes ordres de protéger les moines avant mon départ. Donc, s’il a déserté c’est sous l’influence de Jun ou pour retourner à Kaze sachant que c’est à côté. C’est plutôt Jun Joo qui représente un point d’interrogation. Elle a complètement remise en question le fait que je la soupçonnais d’avoir de mauvaises intentions envers Kumo et réagit excessivement négativement. Mis à part le fait qu’elle fasse preuve d’insubordination, sachant qu’elle errait par le passé, il est très possible qu’elle ait mal compris les préceptes militaires derrière un village de shinobis, comme quoi qu’on soit en accord ou non, un supérieur aura plus ou moins toujours raison à moins d’y apporter une contradiction qui a du sens et qui est acceptée.

Laissant un léger sourire trahir ses lippes, il savait pertinemment que c’était le genre de règles qui lui ferait aussi grincer des dents. Après tout, il n’avait jamais été d’accord avec la ligne de décision de Reiko et avait bien souvent pensé à quitter. Pourtant, ce n’était jamais arrivé pour la simple et bonne raison qu’il y avait divers moyens d’atteindre son objectif final.

-Mais ça c’est du théorique Sazuka et tu le sais autant que moi. S’il y a eu un écart, c’est dans les valeurs et l’adhérence à l’idéologie de Kumo, ni plus ni moins. S’il y a une trop grande divergence, il peut arriver d’atteindre un point de rupture qui créer un exclu au sein du système.

Laissant la fumée envahir ses poumons, il se sentait beaucoup plus détendu d’un seul coup.

-Ensuite, sans vouloir les défendre, ils étaient dans une situation proche d’un cataclysme et je leur demandais de sauver des moines. Jun a donc préféré mettre sa vie de l’avant et a préféré ne pas croire en ma ligne d’ordre ce qui peut très bien avoir été piloté par la crainte, mais bon, n’empêche qu’elle n’a pas suivi la ligne de conduite qui lui était prescrite. Elle n’a aussi aucunement nié ses intentions envers Kumo, elles a surtout remises en question les doutes que j’avais à son égard bien qu’elle ait proposé à la fanatique d’écouter ce qu’elle avait à dire pour les rejoindre. Supercherie ou réalité, ça aurait très bien pu être les deux, mais dans tous les cas, cette situation était beaucoup trop ambiguë pour mériter une peine capitale à mon départ.

Ayant plus ou moins l’impression qu’il se justifiait, c’était exactement ce qu’il faisait, préférant éviter que dans le coin de l’Heidan subsistent des doutes et une remise en question sur sa décision de ne rien faire.

-Dans tous les cas, seul l’avenir nous le dira. Qui sait, avec un peu de chance, ils reviendront d’ici quelques jours après avoir décidé de faire un voyage un peu téméraire jusqu’à ce que ça se calme ici.

Lui faisant un clin d’œil, Raizen ne pensait pas le moindre mot de la phrase qu’il venait de prononcer. Pourtant, il espérait sincèrement ne pas avoir à se salir les mains s’il devait les croiser. La peur de tuer n’était pas quelque chose qui existait chez lui. Simplement, il comprenait l’écart qui pouvait exister entre ce qui était attendu et ce qui était une réalité. Or, déserter n’était pas toujours la meilleure solution sachant qu’entrer dans un système comme celui de l’armée n’était pas quelque chose à prendre à la légère.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction http://www.ascentofshinobi.com/u578

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Lun 24 Juin 2019 - 14:27




Nous n’avions définitivement pas la même vision de ce qu’était l’armée et le corps militaire. J’avais pu voir, à Tetsu, quelle rigueur était apportée à la formation des Samouraïs ou tout au moins à celle des soldats ; je connaissais aussi le code de cette armée. Si sous bien des aspects je pouvais haïr ces « guerriers », cette autorité ; je ne pouvais nier que les hommes qui en faisaient parties avaient le mérite d’y obéir et d’y être dans la très grande majorité des cas dévolus. Et c’était sans doute cela qu’il manquait à ceux composant les rangs et les forces de Kumo : la dévotion.

-Ne leur cherche pas d’excuses. Tout départ non autorisé ou non connu ; est une désertion. Dis-je d’une voix lasse, le visage stoïque alors que je tapotais la cigarette pour en faire tomber le surplus de cendres. Les Shinobi de Kumo disposent d’un champ d’action assez large si ce n’est libre, mais demeurent des soldats et des militaires aux ordres d’un village, lequel est lui-même aux ordres d’un Seigneur. Ce système me paraissait pourtant très simple à comprendre, ou à appréhender… Cette liberté s’arrête là où commence la loi martiale, et même si ce n’est qu’une escapade ; et bien cela enfreint la loi.

Oui c’était vraiment clair, et c’était pour cette raison aussi que j’aimais ce système que je me plaisais à Kumo. Car il y avait un Ordre, le chaos n’était pas permis ; et ses porteurs étaient éliminés. Et il n’avait rien de compliqué à comprendre, quoi qu’il en soit ; les règles étaient énoncées, le fonctionnement du village aussi ; la position de chacun était définie sans pour autant que cela ferme le dialogue. Et c’était bien ce point que je reprochais à ceux préférant « tourner le dos » au village qui leur a permis d’évoluer. En refusant le dialogue, ils exprimaient leur position : contre le village.

-Mais nous réglerons ça en temps et en heure, je ne m’amuserai pas à les rechercher ; pas maintenant. S’ils expriment leurs regrets et justifient leur acte, alors je recommanderai la clémence à la Raikage. Dis-je en recrachant la fumée, haussant les épaules légèrement avant de lâcher ce qu’il rester de ma cigarette pour l’écraser. A notre retour au village, je veillerai à ce que les ninjas de Kumo comprennent bien ce qu’implique d’être… ninja.

Au-delà de ne pas comprendre ce qu’il était si compliqué à appréhender pour ces personnes dans ce système, ce que je ne comprenais c’était la volonté que certains d’entre eux avaient à vouloir aller à contre-courant, à vouloir trahir, à vouloir se mettre dans des positions complexes qui impliquaient d’être en danger ; alors qu’il suffisait simplement de parler. Mais heureusement, nous avions de notre côté la loi du pays de la foudre, et depuis mon arrivée dans ce village ; je n’avais fait que l’appliquer.




_________________

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) T7pm
☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Lun 24 Juin 2019 - 18:49

Rien qu’à voir la réaction de Sazuka, Raizen savait plus que quiconque qu’elle était littéralement mécontente. Démontrant de nombreux signes mettant en perspective le fait qu’elle n’était pas du tout en accord avec les déserteurs, dans un sens, le Meikyû pouvait comprendre d’où elle venait. Kumo était un endroit si clément par rapport à d’autres qu’il était difficile de croire que certains osaient fuir sans donner signe de vie dans le but de poursuivre d’autres aventures pour divers motifs.

Si on veut, c’était comme tout donner à quelqu’un pour au final, voir tout disparaître du jour au lendemain avec en guise de remerciement, rien du tout. Si ce genre d’ingratitude pouvait en choquer plus d’un, ce n’était pas du tout le cas du Meikyû qui se considérait plus ou moins comme étant entre les deux. En effet, il pouvait comprendre ce désir de vouloir partir à l’aventure. Au rang de genin, tout était si limité que la désertion pouvait frôler l’esprit de plus d’un, comme ça lui était arrivé sous le régime de Reiko. Pourtant, là où Sazuka avait raison était dans l’ordre des choses. La discussion pouvait facilement mener à des dérogations ou des arbitrages favorables ou plutôt des situations où les deux partis étaient pris en considération et ne pas aller le chercher était un signe d’immaturité.

Puis, dans la mesure où quelqu’un rejoignait l’armée d’un village, il était plus que clair que la fidélité devait être au cœur de toutes actions.

-Comme quoi, la crainte ne peut pas mener les gens. Il faut bien plus que cela malheureusement.

Souriant à Sazuka tandis qu’il envoyait un pic direct en direction de Reiko, il vint calmement déposer sa main sur l’épaule de celle-ci en guise de signe de compréhension et de compassion. Si on veut, bien qu’elle ne le montrait pas vraiment, il comprenait sa posture délicate. Il était vrai qu’ils allaient devoir les chasser, Raizen le premier puisqu’il était de la police. Pourtant, c’était toujours désagréable de se rendre compte que la solidité d’une unité reposait sur des individus prêts à être égoïstes à tout moment.

-Le jour où nous aurons un Kage rassembleur, peut-être pourrons nous estimer un comportement différent des subordonnés, mais pour le moment, c’est un régime de peur qui peut facilement être mis de côté sous une décision impulsive, ni plus ni moins Sazuka.

Soupirant, il était tout de même heureux de voir qu’elle n’était pas totalement fermée d’esprit. Pouvant parfois sonner radicale dans ses manières d’être, on pouvait clairement voir qu’elle ne voulait pas les punir pour le plaisir.

-Dans tous les cas, je suis content que tu sois devenue plus douce et clémente Sazuka. On verra bien en temps et lieu ce que nous ferons avec eux, mais par moment, je dois avouer que je me demande s’il n’y a pas de meilleures sentences que la mort. Or, au moment même où un ninja quitte et fuit, quelque chose est brisé et cela ne pourra jamais être réparé de toute manière...

Venant soudainement déposer son menton sur l’épaule de celle-ci, il était songeur, même dans cette taquinerie déguisée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction http://www.ascentofshinobi.com/u578

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Dim 1 Sep 2019 - 3:27




Il avait raison d’une certaine façon, je ne pouvais le nier. Pas que par la peur. J’avais déjà entendu ça par le passé, là où j’avais « grandi ». Un vrai leader était une personne inspirant la crainte et le respect, et qui respectait les autres. Ces mots tirés de la bouche du maître de ce dojo de Tetsu étaient assez ironiques.

Lui-même avait été un leader, et pourtant il ne m’avait jamais inspiré de respect, ni même de crainte à vrai dire. Et avec le temps, il m’avait aussi inspiré le dégoût ; comme tous les autres. Ce qui me fit me rappeler de ce jour à Hi no Kuni, lorsque nous avions donné l’assaut sur le QG de Shoshikidan, et qu’un genjutsu devait nous empêcher de progresser… Oui, cet homme ne m’avait jamais rien inspiré.

Plus douce et clémente ?... Je laissai un instant profiter de sa position avant de faire un pas, en retrait.

-Tu n’y es pas Raizen, c’est parce que je n’ai pas le temps de m’en occuper moi-même actuellement, et que ces personnes ne sont pas prioritaires. Mais si elles sont un jour capturées, ou qu’elles reviennent, elles devront répondre de leurs actes. Le repris-je, sans pour autant me montrer véhémente. Les systèmes étaient des données que je comprenais et assimilais rapidement, et celui d’une armée n’était pas difficile à cerner. Il ne s’agissait pas de simples meuniers ayant quitté leur poste au moulin… mais d’individus disposant d’informations sur un pays, sur un village, son organisation ; des ninjas disposant de faculté que nombre d’ennemis seraient ravis d’étudier… Il y avait trop d’enjeux pour penser aux émotions des uns et des autres.

Néanmoins l’un des points sur lesquels nous étions peut-être d’accords portait sûrement sur la nécessité de la « mort ». Je n’étais une adepte de cette pratique. Ôter une vie pour une erreur de jugement… était une erreur. La désertion si elle restait grave ne la méritait pas, contrairement à la trahison.

-Tuer pour tuer, n’est d’aucune utilité. Peut-être qu’il faudra travailler sur ce point, une fois de retour à Kumo. Haussais-je les épaules. Kumo, en tant que village militaire, est encore très jeune. Les villages ninjas n’ont pas encore trouvé leur place, et leur fonctionnement est aussi… fougueux. Dis-je pensive. Et comme je te l’ai dit, c’est pour ça que je soutiens Reiko et que je préfère l’aider à y voir plus clair, à évoluer. Pour que ce village, notre village ; devienne… une raison suffisante à lui seul pour éviter la désertion. Mais dans une armée, abandonner son poste… mérite une sanction. Et oui, je n’en démordais pas. Même si je n’aimais pas Tetsu, cette rigueur apprise au dojo était restée encrée en moi, que je haïsse les samouraïs, ou pas… Enfin, repris-je rapidement. Je ne dis pas ça parce que Reiko et moi sommes intimes ; je le pense réellement.. Rigolais-je en l’observant un instant.




_________________

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) T7pm
☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐☐
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen) Empty
Mer 11 Sep 2019 - 3:23

Suivant calmement le discours de Sazuka, c’était bel et bien la première fois qu’il l’entendait parler de manière si inspirante. On pouvait clairement voir qu’elle adhérait à cette vision. Au-delà de son affection pour Reiko résidait un certain désir de suivre des consignes de base, les fondements mêmes qui forçaient tout individu à plus ou moins faire preuve d’altruisme pour bâtir et protéger quelque chose de commun. Le tout ramenait plusieurs concepts au Meikyû, comme quoi fallait-il vraiment faire preuve de sacrifice pour être en mesure de bâtir un élément commun et collectif stable ? Si oui, était-ce viable sous tous les types de pilotage du village ? N’en ayant strictement aucune idée, il se contentait de s’interroger en ayant un délicat sourire aux lèvres.

-Tu as peut-être raison dans ce cas. Toutefois, je pense tout de même que notre régime actuel fait régner une certaine force ou crainte alors que Kumo peut être valorisé sur de nombreux angles un tantinet plus mélioratifs. Je pense aussi qu’il serait intéressant d’y ajouter la possibilité de demander un exil quelconque au regard de la démographie que nous avons.

Observant ses tatouages, le Meikyû n’avait jamais oublié son héritage Kazejin, si bien qu’il était resté Kazejin à travers le temps.

-Au regard du fait que plusieurs ont une nationalité double ou gardent un sentiment d’appartenance important envers leur cité natale, bien qu’ils se soient installés à Kumo, plusieurs circonstances peut les mener à bouger ce qui nécessiterait, à mon avis des traités d’exil ratifié qui alloueraient ce genre de déplacement en toute légalité.

Son idée était brève, mais très complexe d’un point de vue politique et il le savait très bien.

-Mais, c’est le genre de projet de longue haleine. Pour le moment, je me contenterais d’apprécier ta présence auprès de Reiko. Je pense que tu peux possiblement avoir un bon impact sur elle sachant que tu es sensiblement plus à l’écoute qu’elle ne l’est. Au moment de sa prise de pouvoir, Kumo avait plus ou moins besoin d’une figure forte et respectable qui ne sera pas nécessaire pour l’éternité. Malheureusement, j’ai bien peur que si elle n’arrive pas à changer à temps ou à comprendre le vent de changement, qu’elle sera destituée par la population.

Terminant sur cette brève phrase, il attendait patiemment la réponse de celle-ci avant d’entamer calmement son départ. Cette conversation aussi intéressante soit elle allait forcément connaître une suite dans le temps...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2252-shambles-l-art-de-la-deconstruction http://www.ascentofshinobi.com/u578

Les choses déplaisantes (Meikyû Raizen)

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Reste du Monde :: Hayashi no Kuni, Pays du Bois
Sauter vers: